brief encounters :: w/billy

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 brief encounters :: w/billy

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IDENTITÉ : sandrider :: marie
FACECLAIM : iwan rheon (sandrider)
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shut up, heart. let me think.
STATUT CIVIL : marié, à la femme qu'il aime depuis bientôt six ans, et qu'il a eut la chance de pouvoir garder à ses côtés.
ANCIEN MÉTIER : agent spécial au FBI mais si vous lui demandez, il répondra qu'il était inspecteur dans la police
PLACE DANS LE CAMP : de la brigade de surveillance externe, il est passé à la résistance externe
HABITATION : into the wild
ARME DE PRÉDILECTION : un glock 22, le même modèle que son ancienne arme de service, mais même les mains vides, il est capable de faire des dégâts
ÂGE : 31 ans.


MessageSujet: brief encounters :: w/billy   Lun 19 Déc - 16:55

brief encounters
A certain cul-de-sac, a certain outcome, a certain piece of me. We are brief encounters, we all lose our keys. We all choose our partners, we all choose our keys. Car keys; choose your keys
Un bruit immonde de gargouillement guttural déchira le calme nocturne et je levai instinctivement les yeux vers une chouette qui, dans un hululement mécontent, s’envolait de sa branche qui grinça sinistrement pour ponctuer cette lugubre scène. Ce n’était heureusement pas un rôdeur qui était responsable de ce raffut morbide, mais mon collègue de patrouille qui, penché contre le tronc de l’arbre que venait de déserter le rapace, déversait allègrement et bruyamment le contenu de son estomac à ses pieds.
« Tu devrais rentrer, je te dis. »
Je l’avais bien vu qu’il était trop pâle sur ses jambes en coton, le gamin. C’était pas une bonne idée, cette garde de nuit. Croyez-moi, je sais reconnaître un homme qui n’est pas en état de remplir son devoir, Mais il n’avait rien voulu entendre, le fougueux post-pubère. Il avait les tripes bien accrochées, disait-il ; mais maintenant que je les voyais ainsi régurgitées sur les racines moussues, je devais me mordre la langue pour ne pas lui glisser un je te l’avais bien dit.

Las, je secouai la tête et lui tapotai gentiment le dos alors qu’il tentait bruyamment de reprendre son souffle entre deux quintes de toux.
« Écoute, c’est trop con, » soupirai-je. « Rentre au camp. Passe à l’infirmerie, et va te mettre au chaud. T’en fais pas, je peux gérer tout seul. »
En espérant que mon genou ne décidât pas de me faire une mauvaise blague mais ça, je n’allais pas le lui préciser, histoire de ne pas lui mettre le poids d’une éventuelle culpabilité sur les épaules. D’autant plus que…
« Non, non non ! » insista-t-il. « C’est rien du tout, une fois que je serai vidé, ça ira… » Nouvelle régurgitation. « Ça ira… » Encore une. « Ça ira m… » Rebelote.

« Mieux ? » hasardai-je, à peine railleur, en arquant un sourcil. « Je crois pas, junior. »

« M’appelle pas junior ! » me postillonna-t-il à la figure d’une haleine chargée de bile en se redressant vivement pour aussitôt replonger dans une nouvelle nausée qui vint éclabousser mes chaussures.
Je fermai un instant les yeux en esquissant une moue dans laquelle je masquai tout juste mon dégoût, puis les rouvris pour les planter dans les siens. Ce fut cette fois avec une ferme autorité que je lui répondis :
« Je vais te dire un truc, William. Non seulement t’es dans le négatif de tes capacités mais, en plus, si tu restes ici, tu vas nous attirer des rôdeurs au cul avec ton concert en glouglou majeur. Alors t’es gentil, et tu rentres. C’est un ordre. »
William releva vers moi un visage aussi pâle que la lune qui se reflétait dans ses yeux de chiot battu et je m’adoucis, bienveillant, en ajoutant :
« C’est pour ton bien. »



Une heure plus tard, je m’octroyai une pause dans ma ronde solitaire, m’adossant au mur de bois humide et croulant de la grange pour souffler dans mes mains et les frotter l’une contre l’autre avant de boire une gorgée d’eau. Ce fut à cet instant qu’une goutte décida de s’écraser sur mon nez et, avalant de travers, je relevai la tête vers le ciel, juste à temps pour m’en prendre une deuxième en plein dans l’œil, et une autre sur ma joue, mon front, mon cou et en quelques secondes à peine, les lourds nuages venus cacher la lune déversaient leurs trombes sur moi.
« Oh. Come. On ! » rageai-je dans ma barbe.
Je rebouchai vite ma gourde et la rangeai dans ma poche, puis tirai ma capuche jusque sur mon front en soupirant. Tenant mon arme contre moi, je contournai alors la grange avec la ferme intention de me mettre au sec mais, quand j’arrivai au niveau de la porte d’entrée, je calai, ne me souvenant clairement pas l’avoir vue entrouverte lors de mon dernier passage.

Mon corps s’était déjà mis en position. Plaqué contre le cadre de la porte, je la repoussai lentement du bout du pied et grimaçai alors que les gonds rouillés se mettaient à grincer bien que, par chance, le bruit fût relativement atténué par celui de la pluie. Me penchant sur le côté, je jetai un rapide coup d’œil à l’intérieur : il y faisait noir comme dans le cul d’une taupe. De ma main libre, je sortis ma lampe torche. Je dressai l’oreille, et je retins aussitôt mon souffle alors que me parvenait le son à peine étouffé d’un objet métallique chutant sur le sol. Le doute n’était plus possible : il y avait un vivant dans le bâtiment car, aux dernières nouvelles, je n’avais encore jamais vu de rôdeur sachant ouvrir une porte. Qui était-ce ? Un vagabond ? Un collègue envoyé en remplacement de William ? Ou encore un cerbère d’Echo ? Je n’allais pas rester là encore longtemps à me poser la question. Je me glissai à pas de loup à l’intérieur et m’adossai aussitôt contre le mur, inspirant et expirant le plus doucement et le plus calmement possible par le nez. Les yeux écarquillés, j’attendais que mes pupilles se fissent à l’obscurité ; je commençai bientôt à discerner les masses imposantes des véhicules de chantiers entreposés là. Et soudain, je dressai mon arme ainsi que ma lampe torche que j’allumai du même geste pour les braquer dans la direction où je venais sans le moindre doute d’apercevoir du mouvement. Ce fut néanmoins d’une voix calme et posée que j’énonçai ma requête :
« Ne bougez plus. Déposez votre arme à terre, et mettez les mains sur la tête. Essayons d’éviter de causer un accident, voulez-vous ? »
L’immobilité et le silence, en dehors de la pluie qui tombait de plus en plus drument, me répondirent. Je fronçai les sourcils.
« Je sais que vous êtes là. »
Prudemment, j’avançai de quelques pas calculés dans mon environnement dont les ombres dansaient dans le faisceau de ma lampe torche. La pluie tonitruait à l’extérieur, contre les murs, sur le toit qui en plus commençait à fuir, déversant des filets d’eau qui venaient mourir sur le sol de ciment en un clapotis aigu. Je tendais l’oreille du mieux que je le pouvais, mais je savais que j’avais une chance sur deux de rater l’indice auditif qui, selon les intentions de l’intrus, pouvait me sauver la vie.
« Faites ce que je vous demande, et tout se passera bien ! » retentai-je, haussant le ton pour laisser entendre plus de fermeté.

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STATUT CIVIL : amoureuse de la vitesse, une amante qui a disparu en même temps que la civilisation
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MessageSujet: Re: brief encounters :: w/billy   Lun 26 Déc - 1:17

brief encounters
Yeah the radio is on, but the signal is weak. We both know this song, way down deep. It doesn't matter if we talk, 'cause talk is cheap. There's so much the eyes say, that we don't speak.
Allongée sur une carcasse de voiture, Billy fixait le ciel étoilé à travers les brèches dans le toit calciné de la grange. C'était aussi proche de sa vie d'avant qu'elle pouvait l'être. Elle en avait passé des nuits assise sur le capot de sa chevelle ss, emmitouflée dans une couverture, à regarder les constellations dont elle ignorait le nom. Seulement là, elle n'avait pas de chevelle, ni de couverture, ni de grands espaces. Elle avait seulement une grange, et une vieille voiture qui n'était pas prête de reprendre la route. Elle s'en contentait, c'était toujours mieux que de faire semblant de dormir dans un vrai lit. Astoria ne lui correspondait pas, elle le savait très bien. Alors pourquoi se forçait-elle? Elle se persuadait que c'était pour pouvoir passer l'hiver tranquillement, même si elle se savait capable de survivre dans le froid. En réalité, ça lui faisait du bien de voir des gens, de voir du monde qui avait encore plus ou moins de l'espoir. Elle avait besoin de recharger ses batteries sociales, au final. Paradoxal, quand on se revendiquait comme un être solitaire et sans attaches.

Le bruit de la porte qui grinçait la sortit de ses contemplation dans un sursaut. Elle envoya valser une clé à molette sans le faire exprès, qui heurta le sol avec grand fracas. « Merde. » murmura-t-elle. Elle sauta à terre, et ramassa l'outil, qu'elle agrippa fermement, prête à bondir sur la personne ou la chose qui venait d'entrer dans la grange. C'était soit un patrouilleur, soit un membre d'Echo, soit un vagabond, soit un rôdeur. Dans un cas sur deux, elle aurait sans doute à se défendre. Que ce soit un de ces connards d'Echo ou une saloperie de mort-vivant, elle n'hésiterait pas à exploser de la cervelle. Il y eut un faisceau de lumière, et au dernières nouvelles, les mordeurs ne savaient pas se servir d'une lampe torche. C'était donc un humain. Elle s'empressa de se déplacer avec une grande discrétion, faisant bien attention de ne pas laisser entendre des bruits de pas. Une fois bien cachée, elle se concentra sur les informations dont elle disposait. Il s'agissait d'un homme, et aux intonations de sa voix, il semblait que ce soit un ancien flic. Cela ne voulait pas pour autant dire qu'il venait d'Astoria, ni qu'il ne représentait aucune menace. Elle devait voir de qui il s'agissait, elle voulait avoir un avantage avant de se montrer. Elle contourna quelques machines afin de ne plus se trouver en face de l'homme et donc aveuglée par la lumière. A la lueur blanchâtre du faisceau, elle réalisa qu'elle le connaissait, mais elle cligna des yeux plusieurs fois afin de s'assurer qu'elle ne rêvait pas. Quand elle se rendit compte que c'était bien la réalité, elle se mit à rire, de plus en plus fort, elle ne savait pas si elle se foutait de sa gueule ou si c'était juste nerveux. C'était juste trop à assimiler d'un coup. Son rire raisonnait dans le silence de la grange. Non vraiment, c'était ridicule, de tous les flics de la terre, il avait fallu qu'elle tombe sur celui-ci. Toujours prise dans son hilarité, elle se redressa et s'avança dans le faisceau, les mains en l'air avec sa clé dans la droite. Elle cessa de rire lorsqu'elle trouva son regard derrière la lumière aveuglante, mais il était visible qu'elle peinait à se retenir tandis qu'elle se mordait la lèvre inférieure. Elle avait encore du mal à le croire, mais elle trouvait tout cela terriblement amusant. « Mais qu'avons-nous là? Agent Wyatt! Il faut croire que la fin du monde ne t'a pas enlevé l'envie de me courir après. Ou peut-être que notre dernière entrevue a été trop courte à ton goût? » Elle pouffa une dernière fois. Elle aurait aimé qu'il fasse jour, afin qu'elle puisse mieux voir son expression lorsqu'il la reconnaîtrait. Elle aurait aussi aimé pouvoir voir comment il avait changé depuis la dernière fois qu'ils s'étaient vus. Ca faisait quoi, presque deux ans? D'un autre côté, elle l'avait toujours trouvé plus attirant dans l'obscurité, parce que la nuit lui donnait quelque chose en plus. Elle faisait ressortir ses imperfections, et c'était ça qu'elle cherchait à prouver, qu'il était loin d'être parfait comme il aimait tant le prétendre, dans une fausse modestie terriblement agaçante. Billy, elle au moins, avait conscience qu'elle était pourrie, mais elle savait faire avec, et même l'assumer.

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MessageSujet: Re: brief encounters :: w/billy   Jeu 5 Jan - 3:48

brief encounters
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Je pourrais me targuer de n’avoir jamais été très impressionnable ; esprit radicalement rationnel, j’en avais même été amené, au grand dam de mes parents, à remettre en question l’éducation religieuse qu’ils m’avaient prodiguée, d’une dose pourtant raisonnable au contraire de beaucoup de nos voisins en ce petit patelin de l’Amérique profonde qu’était à l’époque Elsah, ce qui avait d’ailleurs suffi à ces derniers pour longtemps nous toiser de leurs yeux traditionnalistes tournés en coin. Et, quand beaucoup hurlaient au châtiment divin, voire à la malédiction amérindienne ou plus farfelu encore, au complot reptilien, j’avais toujours avancé l’hypothèse scientifique d’une expérience ayant mal tourné pour expliquer que les morts, désormais, revenaient à la vie. Pourtant, lorsque ce rire retentit, ricochant sous le toit martelé, contre les murs grinçant, et se faufilant entre les gouttes de pluie clapotantes à tel point que sa provenance autant pu être partout à la fois y compris dans ma propre tête, je me figeai, un frisson glacé me remontant le long de la colonne vertébrale. Serrant les dents et pestant intérieurement contre moi-même, je crispai les doigts sur mon arme et ma lampe, stabilisant le faisceau lumineux qui avait honteusement vacillé l’espace d’une ou deux secondes et dans lequel apparut bientôt un mouvement qui me fit instantanément dresser la nuque.

Je vis d’abord la clé à molette ; sans exclure la possibilité d’une arme à feu dissimulée, je m’octroyai une once de confort dans l’idée que j’avais potentiellement le dessus à distance et, pour l’appuyer, je secouai légèrement mon Glock pour faire signe à l’intrus de s’avancer plus franchement dans la traînée de lumière.
« Allez, » repris-je, ferme mais patient. « Je n’ai aucune intention de tirer tant que v… »
Ce furent mes tripes qui dans un soubresaut presque nauséeux m’imposèrent le silence et dans le faisceau qui à nouveau tressaillait je vis — ou peut-être l’imaginai-je dans un élan de mémoire sensorielle — briller des paillettes dorées dans les prunelles qui venaient de me mettre le cerveau en shut down à tel point que j’aurais été incapable, sur le coup, de raccorder le nom et le visage que j’avais tant poursuivis. Je crois même que je n’étais plus en mesure de nommer quoi que ce soit, y compris ma personne, car quand elle prononça mon nom, je sentis et retins tout juste l’esquisse de mouvement que fit instinctivement ma nuque pour se tourner, comme si je m’étais attendu à trouver derrière moi la personne à qui elle s’adressait.
« Toi… »
Ce fut le seul son que je fus capable d’articuler, et il était court, blanc, sifflant, hésitant entre la hargne et la délivrance. Je ne réalisai qu’au mouvement de son ombre qui alla danser sur le mur dans son dos que j’avais traîné un pas vers elle tandis que mes mains s’étaient baissées de quelques centimètres et je me tétanisai, les muscles tendus dans l’appréhension, comme un enfant voulant approcher un animal sauvage et craignant le geste de trop qui le ferait fuir.

Non. Pas cette fois.

Je relevai vivement les mains pour la braquer et la toisai, mes traits crispés au point d’en être douloureux.
« Qu’est-ce que tu fous là ? » crachai-je avec un dédain que moi-même je n’aurais su dire faux ou sincère.

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MessageSujet: Re: brief encounters :: w/billy   Mar 10 Jan - 20:47

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Billy ne perdait pas une seule miette du spectacle qui se déroulait sous ses yeux. L'incrédulité sur le visage de l'ancien fed était délicieuse, et la jeune femme la savourait déjà comme une petite victoire. La satisfaction pouvait se déceler dans son son sourire légèrement en biais. C'était terriblement grisant de savoir qu'il n'avait plus aucun pouvoir sûr elle, les lois n'existaient plus, sauf celle du plus fort. Il n'avait pas d'endroit où l'enfermer, et même s'il avait voulu l'interroger, à quoi cela lui aurait-il servi, à présent? Les tremblements dans la voix de Rory lorsqu'il prononça ce simple pronom auraient pu la toucher, lui faire peur, si elle avait eu un coeur et une âme, mais ils lui donnaient juste envie de rire très fort. « Qui d'autre, darling? Je suis sûre que ça te fait plaisir de me retrouver. » Cela se voyait comme le nez au milieu de la figure qu'elle était fière de son effet. Billy adorait se sentir en contrôle de la situation, elle se délectait de l'emprise qu'elle pouvait avoir. Elle ne ressentait pas la peur. Elle savait qu'il ne tirerait pas, il n'en avait pas le tripes. Et s'il les avait, eh bien, qu'il tire. A qui manquerait-elle, de toutes façons? Darren, au grand maximum, mais il s'en remettrait. On avait tendance à l'oublier, la Bishop, au bout d'un moment, parce qu'elle n'était jamais restée au même endroit assez longtemps pour qu'on se souvienne d'elle de manière précise. Quelque part, elle s'accrochait malgré elle au fait que Rory n'oubliait pas, lui. Ca lui donnait l'importance qu'elle n'avait jamais vu dans le regard de qui que ce soit auparavant.

Elle le regarda s'avancer, et profita que le faisceau se baisse pour mieux distinguer ses traits. Elle n'eut pas ce loisir pour très longtemps, parce qu'il se braqua à nouveau et elle se prit une fois de plus la lumière dans la figure. Elle plissa les yeux et grimaça. Il y avait plus agréable comme sensation. Il lui demanda ce qu'elle faisait là. Elle pouffa une fois de plus. « Tu me connais, dormir dans un lit, c'est pas mon truc. J'habite à Astoria avec ma tante, mais elle ronfle comme pas permis, alors je suis venue là pour trouver un peu de calme. Mais qu'est-ce que toi, tu fous là? » demanda-t-elle en retour. Il n'y avait pas que lui qui avait le droit de poser des questions. Elle ne se rappelait pas l'avoir vu dans l'enceinte du camps, mais vu qu'elle ne faisait pas vraiment attention aux habitants, c'était fort probable qu'elle l'ait loupé. Elle le fixa un instant, puis pencha doucement la tête sur le côté, une expression faussement amicale sur le visage. « Tu peux te détendre, tu sais. J'ai une clé à molette, t'as un flingue, le calcul est vite fait. » Elle fit un pas prudent dans sa direction, les mains toujours dans les airs, à la hauteur de sa tête. Il n'y avait plus que deux ou trois pas pour les séparer. Avec un peu de chance, elle réussirait à le désarmer à l'aide de son arme de fortune. Elle avait toujours été quelqu'un de rapide, et ça lui avait déjà pas mal sauvé la vie. Pour l'instant, elle essayait de le distraire, d'attirer son attention sur autre chose. « Ca fait longtemps, n'empêche. » continua-t-elle. « Pour être honnête, je suis surprise de te revoir. Je pensais que tu étais déjà mort depuis longtemps, sans doute en ayant voulu jouer les héros. » Parce que c'était ce qu'il faisait, n'est-ce pas? Toujours en train de protéger son prochain, mais pendant l'apocalypse, le syndrome du héros ne servait qu'à se faire tuer pour permettre aux autres de continuer pendant que vous vous faisiez arracher les tripes en hurlant de douleur. Billy voyait l'égoïsme comme la meilleure technique de survie. Et jusqu'ici, rien ne lui avait prouvé qu'elle avait tort. Alors oui, elle avait du faire des choses dégueulasses pour s'en sortir, mais elle était toujours vivante, et ça, c'était le principal. Dans ce nouveau monde, c'était tuer ou être tué, et ça, la jeune femme l'avait bien compris.

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MessageSujet: Re: brief encounters :: w/billy   Jeu 12 Jan - 3:37

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Mes yeux s’écarquillèrent d’incrédulité à la mention d’Astoria et je dus encore une fois resserrer ma prise sur mon arme pour empêcher mes bras de flancher. Pendant un instant, je me demandai si j’avais bien entendu mais je ne pouvais fuir l’évidence : d’une manière ou d’une autre et contre les lois de la probabilité, nous avions atterri au même endroit et, qui plus est, sans jamais nous y croiser jusqu’à aujourd’hui et hors même des limites du camp, pour rajouter des points dans la colonne de l’invraisemblance. Je devais rêver. Cela aurait expliqué mon incapacité à former une phrase proprement articulée, comme lorsqu’on cauchemarde qu’une voiture nous fonce dessus et qu’on se retrouve les pieds magnétisés au bitume, incapable d’y échapper :
« Je fous… que je… bosse. »
Y’avait pas à dire : je m’étais connu plus loquace. Si j’avais pu imaginer cet instant, j’aurais dû me douter que, même après tout ce temps, elle aurait encore été capable de faire perdre ainsi mes moyens. De qui me moquais-je ? Évidemment que je l’avais imaginé ; j’en avais même rêvé sauf que mes rêves se terminaient plus souvent en des scènes qui me forçaient à réveiller Charlotte pour lui faire l’amour dans le noir qu’en une où je me retrouvai à la limite de l’impuissance verbale et à deux doigts de m’effondrer en PLS dans mes fluides corporels. Et maintenant que j’y pensais, même de ça, en réalité, j’en avais déjà cauchemardé. Pathétique, elle me rendait pathétique et désormais, elle avait ressurgi dans ma vie, et j’allais devoir redoubler d’efforts pour préserver le peu d’honneur qu’elle m’avait laissé en m’abandonnant dans cette foutue ruelle.

Je reculai d’un pas et serrai les dents alors qu’elle en faisant un vers moi.
« Bouge pas ! » la prévins-je dans un feulement en alignant mon œil de tir aux organes de visée de mon flingue. « Lâche ton arme ! »
Pathétique, disais-je : si elle était effectivement d’Astoria, rien ne me dictait que je devais la maintenir en joue. Elle aurait même pu détaler dès mon arme détournée, chance était qu’elle aurait directement filé vers le camp où j’allais pouvoir l’y suivre et la retrouver… mais pour quoi faire ? Ma quête obsessionnelle qui me gardait les bras dressés pour la soumettre à mon autorité n’avait plus de sens mais ça, je n’étais manifestement pas prêt à l’admettre. Elle, en revanche, semblait mettre un malin plaisir à bien appuyer le doigt dessus. Je sentis les muscles de mon cou se durcir tandis que mes lèvres disparaissaient entre mes dents. Depuis quand la distance s’était ainsi amoindrie entre nous ? Ne lui avais-je pas sommé de s’immobiliser ? Les jointures blanches sur mon Glock, je l’agitai, menaçant, en direction de sa main qui tenait la clé à molette.
« J’ai dit : bouge pas !! » tonnai-je, la frustration se faisant véhémente dans ma voix.
Allais-je tirer ? Qu’allais-je bien pouvoir expliquer à mes supérieurs si je tirais ? Elle avait les mains en l’air, était en infériorité matérielle, et elle ne représentait aucun danger pour la communauté. Quant au danger qu’elle représentait pour moi…

Mon index, qui était jusqu’alors resté en position de sécurité, se glissa sur la queue de détente.
« Je veux pas te tirer dessus, Billy, » articulai-je dans un murmure presque implorant. « Alors tu vas lâcher ton arme, et me suivre jusqu’à Astoria sans faire d’histoire. Ne me force pas à tirer. »
Là pour le coup, elle avait tort : je jouais tout, sauf les héros. Les héros ne s’obstinaient pas quand ils se savaient dans l’erreur. Les héros n’espéraient pas remporter la bataille quand il n’y avait au détriment du reste qu’un gain personnel à la clé.
« Lâche ton arme, » répétai-je, sentant venir le marché témoin de ma faiblesse mais incapable de m’empêcher de poursuivre : « et je rangerai la mienne. » J'inspirai, le souffle tremblant. « Lâche ton arme… s’il-te-plaît. »
Les héros n’espéraient pas non plus secrètement perdre, juste pour avoir une bonne raison de céder à leurs péchés.

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MessageSujet: Re: brief encounters :: w/billy   Ven 10 Fév - 14:10

brief encounters
Yeah the radio is on, but the signal is weak. We both know this song, way down deep. It doesn't matter if we talk, 'cause talk is cheap. There's so much the eyes say, that we don't speak.
Tout ça lui avait terriblement manqué. Les sensations qu'elle ressentait lorsqu'elle était proche de lui, elle ne les connaissait nul part ailleurs. Ce n'était pas pour autant qu'elle allait le lui dire ou même lui montrer quoi que ce soit. La joie de retrouver son jouet favori, par contre, elle avait du mal à la cacher. Tout dans l'attitude de l'agent montrait qu'il était déstabilisé par ces retrouvailles. Il lui dit qu'il bossait. Un nouveau sourire étira ses lèvres. Quelle éloquance. « Surveillance extérieure, hein? Ca ne m'étonne pas. Mais dis-moi, vous ne patrouillez pas par paire, d'habitude? » L’inquiétude illumina le visage du Wyatt tandis qu'elle faisait un pas en avant. Il voulait qu'elle jette son arme, mais elle fit mine de ne pas avoir entendu. Elle continuait à parler, espérant faire distraction sur le fait qu'elle se rapproche doucement mais sûrement. Elle parlait de tout et de rien, faisant mine de s'intéresser à lui, alors que vraiment, elle n'en avait rien à faire. Sa vie ne l'intéressait pas, mais depuis quand montrait-elle de la curiosité pour les autres? Egoïste et détestable, voilà ce qu'elle était, mais elle l'assumait, elle en jouait même. Le plus drôle était de voir la panique s'emparer sournoisement de l'homme au fur et à mesure qu'elle progressait. Il savait qu'il n'avait aucun pouvoir sur elle, plus maintenant. Les lois n'existaient plus, emportant avec elles le peu d'autorité qu'il avait pu un jour avoir sur elle. Les menaces de Rory ressemblaient plus à des supplications qu'à autre chose, à présent. Il lui demanda de rentrer avec elle à Astoria. Elle secoua la tête avec un petit rire incrédule. « Qu'est-ce qui m'oblige à te suivre? Ton flingue? Oh, par pitié, on sait tous les deux que tu ne vas pas me tirer dessus. Tu l'as dit toi-même. » Elle y était presque, il ne manquait que quelques centimètres et elle pourrait le désarmer.

Puis Rory proposa qu'ils posent tous les deux leurs armes. C'était tellement naïf comme demande, Billy avait du mal à croire que ça sorte de la bouche d'un ancien fed. Elle décida qu'il était temps de passer à l'action. Elle répondit pour dévier son attention. Le but était d'agir rapidement pour qu'il n'ait pas le temps de se rendre compte de ce qui lui arrivait. « Et après? On va courir dans les champs en se tenant la main, peut-être? Je pensais vraiment... » Elle envoya un coup de clé dans le canon du flingue. Surprise, surprise. « que... » Elle attrapa la veste de Rory et l'attira vers elle. Elle se hissa sur la pointe des pieds pour venir lui chuchoter à l'oreille. « tu avais plus de couilles que ça, Rory. » Cela faisait une éternité qu'elle ne l'avait pas eu contre elle, et elle sentit des décharges électriques parcourir son corps. Elle se recula de quelques centimètres, un sourire machiavélique sur les lèvres tandis qu'elle plongea son regard dans le sien. Leurs visages étaient si proches qu'elle pouvait presque sentir son souffle sur son nez. Elle tapota sur sa veste. « Mais peut-être que tu les as perdues en chemin? » Elle afficha une mine faussement attristée. Tout n'était que provocation, elle voulait faire ressortir ce côté primaire qu'elle avait connu dans la ruelle. Elle voulait le faire perdre le contrôle, et elle voyait très bien qu'il s'obstinait à s'accrocher au peu qu'il possédait encore.


Spoiler:
 

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If there's a shadow in me The dark is a tidal wave inside of you Taking shots at communion Getting drunk on your antidote. I'll save you a seat next to me down below. The end, the end Everyone will go away, In the end, the end, Everything will go. So take it in, don't hold your breath The bottom's all I found. We can't get higher than we get On the long way down.
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