point of no-return (alf) (flashback 1997)

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 point of no-return (alf) (flashback 1997)

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member / settler of astoria
Misia Sacramoni
INSCRIPTION : 16/12/2016
MESSAGES : 619
IDENTITÉ : Arté, Agathe
FACECLAIM : morena baccarin, alfons-bb <3 (code sign©neon demon / gif©peterparker / bann bidon©arté)
MULTILINKS : la reine du squat, naine rouquine bigleuse (Queenie) + la psychopathe au crochet (Imogen)
POINTS : 1599

STATUT CIVIL : elle a besoin de lui, de ses bras, de leur langage germano-italo-américain, d'eux, pour tenir (#power couple zero chill)
ANCIEN MÉTIER : opératrice radio de l'armée américaine qui était présente à Sherwood avec son unité et a entendu en même temps que son supérieur l'ordre d'abandonner les civils. obviously, elle est restée.
PLACE DANS LE CAMP : DEPUIS LA PRISE DE POSSESSION DU CAMP PAR ECHO : Misia a été balancée au gardiennage d'enfants, le lieu le plus loin des armes à feu possible, et le plus loin de tout en fait. Elle enrage, ronge son frein, vomit régulièrement et essaie de paraître normale auprès des mioches qui lui ont été collé dans les mains. Niveau fiabilité : 10/20. (AVANT : a commencé dans la brigade de surveillance extérieure, devenue par une suite logique d'événements bras droit du chef de la sécurité depuis avril 2016 / supervise en particulier la brigade de surveillance externe, en tant qu'ancienne)
HABITATION : Higgins Hill, #11 (w/ alf, javi, thomas, swan et maxou)
ARME DE PRÉDILECTION : Plus d'arme, plus rien que ses poings et ses pieds. Autant dire qu'elle est pas très heureuse de tout ça. (AVANT : un micro-uzi, mais cette merde s'enraye de temps en temps ; sinon une pelle qu'elle a améliorée joyeusement pour en faire une arme de choix, si si.)
ÂGE : trente-huit ans (depuis le 17 février, youpi, les gens d'Echo lui ont vraiment fait un beau cadeau d'anniversaire en retard)


MessageSujet: point of no-return (alf) (flashback 1997)   Mar 20 Déc - 18:13

- Porco Dio !
Le juron lui échappe d’entre les lèvres alors qu’elle ouvre la lettre qu’on lui a adressée et qui est arrivée ce matin à la première heure. Un sourire immense étire ses lèvres de part et d’autre de son visage et elle court à l’intérieur de la maison pour annoncer à ses parents la bonne nouvelle. Des insultes s’ensuivent, des appels à la bonté divine et des exclamations de joie, et on va appeler tel ou tel parent en Italie pour transmettre l’information.

C’est toujours le sourire aux lèvres qu’elle va retrouver sa bande d’amis, et surtout Alfons, son copain -son premier vrai copain, son premier tout court aussi. Les cheveux noirs bouclés noués en une queue de cheval à la va-vite, combo sweat à capuche + jean + baskets, elle a enfourché son vélo et a foncé sur l’asphalte pour arriver au parc où ils ont l’habitude de se retrouver depuis plusieurs jours dans la matinée. Pour l’heure, y a pas encore grand monde, à part Alfons, assis sur un banc. Elle arrive par derrière, pose son vélo sur un buisson un peu épais, apparemment pas assez bien parce que le vélo s’effondre avec fracas après qu’elle a fait deux pas vers son amoureux. Volte-face vers la bécane : ça tombera pas plus bas, et c’est pas tombé du côté de la chaîne, donc ça peut rester par terre. Raté pour l’arrivée discrète, par contre. Elle revient sur sa cible, qui n’a pas tourné le dos. Il doit être perdu dans ses pensées, probablement. C’est bizarre qu’il soit là aussi tôt, sans être passé lui proposer d’y aller avec elle. Mais pour l’heure, Misia ne s’en rend pas compte, de la situation singulière qui s’annonce, et c’est tout à sa joie qu’elle arrive derrière lui, et lui met les mains sur les yeux en lui susurrant à l’oreille, dans un allemand so sexy :
- Devine qui est la plus formidable des nanas et où elle va l’année qui vient ?
C’est pas très dur à deviner. Dans la poche de son sweat à capuche, la lettre d’admission de Juilliard School pliée en deux. Elle va accomplir son rêve, faire de la musique sa vie, aller à New York City et vivre des aventures formidables, pour sûr. Et surtout, elle va faire tout ça avec lui, parce qu’elle n’a aucun doute sur le fait qu’il ait aussi son vœu dans la Big Apple. Cette année a été pleine de surprises, le simple fait qu’ils finissent ensemble cette soirée d’Halloween était imprévue. Ça a tenu, très bien, même. Des petites piques par-ci par-là, des ajustements, une première fois pas aussi idyllique que racontent les médias féminisants, des doutes et un peu de jalousie clairsemée… Mais ça a bien tenu : y a aucune raison pour que ça casse maintenant.
- Je suis tellement heureuse, ça va être parfait cette année., elle soupire d’aise, toujours cramponnée à lui par derrière, un sourire rêveur sur les lippes.

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Alfons Böhm
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IDENTITÉ : FERN
FACECLAIM : matthias schoenaerts, alas.
MULTILINKS : lilith la démone & winnie the beuh
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STATUT CIVIL : le coeur porte le fardeau d'un amour qui ne s'est jamais éteint, et les blessures d'un harakiri.
ANCIEN MÉTIER : ambulancier ; c'est qu'il tentait de sauver les âmes, perdant pourtant un bout de la sienne un peu plus à chaque fois.
PLACE DANS LE CAMP : ravitailleur dans la deuxième équipe.
HABITATION : dans la maison #11, avec des gens qui pansent son coeur et calme un peu ses tourments.
ARME DE PRÉDILECTION : trouvaille d'y il a quelques mois, un coup de poing américain taser dont il ne se sert que très rarement.
ÂGE : trente-six années.


MessageSujet: Re: point of no-return (alf) (flashback 1997)   Mar 20 Déc - 23:38

Le banc est froid, sous ses jeans. Et contre son visage, aussi. Il n'a pas de mis de foulard ; sa mère a insisté pourtant, mais Alfons a détourné le visage, presque un peu sauvage, et la femme a ricané, simplement. Elle l'a observé avec des étoiles dans les yeux, comme elle observe toujours le gamin trop naïf, si fière de lui.
Ils ont reçu la lettre, la veille.
Celle disant qu'il a été pris, mais pas là-bas, plutôt ici.
Elle l'a pris dans ses bras et elle lui a dit, le coeur grand d'amour, que son père aurait été fier de lui. Alfons a serré la chemise de sa mère entre ses doigts, et il a retenu le sanglot qu'il avait, au travers de la gorge.
Il ne lui a pas montré l'autre, dans sa chambre ; le refus de Colombia, sur son bureau.
Il n'a pas voulu ; elle aurait insisté, si fort, pour qu'il s'éloigne.
Mais il ne peut pas. Alfons ne peut pas, non, abandonner sa mère ; il est l'homme de la maison, maintenant. Il doit resté pour elle, alors que le père est loin, trop loin.
Et il attend, maintenant. Les lèvres scellées, le coeur amer. Il se déteste avant qu'elle ne le fasse ; les mots sont déjà dans sa mémoire, trop bien gravés. Il les a répété toute la nuit, pour savoir quoi lui dire, comment lui dire, comment réagir.
Mais le regard reste humide, malgré tout cela ; le regard reste le reflet de ce qu'il ressent, tout au fond. Il ne s'est pas permis de pleurer, encore; il n'ose pas, un peu honteux de ses émotions.
Trop con aussi, peut-être.
Alfons l'entend avant même qu'elle ne s'arrête, mais il n'a pas la force de se tourner vers elle. Les paupières se ferment si forts qu'il revient mal une larme, alors qu'elle glisse ses bras tout autour de lui, pour le tenir si fort, si tendrement.
- Devine qui est la plus formidable des nanas et où elle va l’année qui vient ?
Il l'aime, bordel. Il l'aime tellement qu'il a envie d'hurler, fort, pour qu'elle le lâche. La douleur est déjà trop grande, en lui ; il n'a pas besoin de douleurs supplémentaires.
- Je suis tellement heureuse, ça va être parfait cette année.
Oh non, loin de là. Alfons serre les dents, ferme les yeux une seconde, avant d'éloigner ses mains. Il profite de leur douceur malgré lui, le court d'un instant, avant de secouer la tête, simplement.
- Artemisia, arrête, tu veux ? La voix est dure et ferme, presque étrangère. Elle jure avec le visage juvénile de l'adolescent, tandis qu'il se tourne, vers elle. L'oeil est sombre ; il est voilé de quelque chose.
Les mains s'enfouissent dans ses poches, tandis qu'il se lève pour lui faire face. Un pas, il recule. Pour lui, pour se tenir à l'écart. Et dans sa tête, il répète les mots en boucle, tremble mais ouvre la bouche.
- Écoute j'sais pas comment d'te dire ça mais j'irais pas par quatre chemins. C'fini.
Il baisse les yeux, lâche. Il est si con, faible. Mais c'est pour elle qu'il fait cela. Car il sait.
Il sait qu'elle serait prête à rester ici avec lui.

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MessageSujet: Re: point of no-return (alf) (flashback 1997)   Mer 21 Déc - 10:06

- Artemisia, arrête, tu veux ?
Un vinyle rayé, des bris de verre, une voiture qui freine brutalement, les pneus qui crissent. Il se détache de ses bras, et lui face face, un banc en pierre entre eux. Les humeurs se confrontent et c’est la stupéfaction qui se peint sur les traits de la jeune femme, qui ne comprend pas une telle dureté de ton.
- Qu’est-ce qu’il y a ?, qu’elle demande, tout en craignant que ça ne soit pas une blague, cet air d’enterrement. Elle reste plantée là, de l’autre côté du banc où ils ont échangé tant de baisers et sont restés à regarder le coucher de soleil. Aujourd’hui le ciel estival est d’un bleu azur, squatté parfois de nuages gris qui passent sans mot dire. Il fait trop beau pour que ça soit une mauvaise journée, hein ?
Elle détaille de son regard ourlé les gestes d’Alfons et fronce les sourcils tandis qu’il fourre ses mains sans ses poches. Les bras ballants, elle se ressaisit et arrime ses poings à ses hanches, l’air d’attendre, l’air d’être prête à tout encaisser. C’est une blague, de toute façon, ce qu’il lui fait, là, l’attitude, l’œil sombre, tout ça.
- Écoute j'sais pas comment d'te dire ça mais j'irais pas par quatre chemins. C'fini.
Elle avait l’air sérieux, prête à tout entendre, et elle a désormais la mâchoire décrochée. Elle a l’impression de s’être pris un coup dans le plexus et d’en avoir le souffle coupé. Elle papillonne des cils, une fois, deux fois, trois fois. Elle ne comprend pas. Elle ne veut pas comprendre. Elle secoue la tête, de gauche à droite, la queue de cheval lâche qui suit le mouvement.
- Tu t’fous d’moi.
Elle enjambe le banc, en s’appuyant avec une main dessus et se retrouve face à lui. Elle essuie sur son jean la main qui lui a servi d’appui puis les pose toutes deux sur les joues d’Alfons, pour le forcer à la regarder. Elle a toujours été plus petite que lui -sauf quand ils avaient 5 ans et qu’il avait pas encore fait sa poussée de croissance. C’est pas en baissant les yeux qu’il lui échappera. Les billes s’ancrent, bleu contre noir, brillant dans tous les cas.
- C’est pas drôle comme blague., elle lui dit ça en allemand, en détachant les syllabes, avec précision. Ça racle comme si on la trainait contre sa volonté, sa langue. - Arrête ça. S’te plaît.
Le déni. Tant qu’elle nie qu’il est sérieux, ça ira bien. D’accord, son ventre est en train de se nouer et son cœur bat beaucoup trop fort pour qu’il reste en place dans sa cage thoracique, mais c’est pas vrai, hein ? Ses émotions font les montagnes russes et elle le fixe, figée dans une attitude limite implorante, avec ses sourcils fins froncés et ses billes noires qui le fusillent du regard plutôt que de pleurer. Elle pourrait lui dire qu’il a pas le droit de lui niquer sa journée, pas comme ça. Ou que les autres vont arriver, et que c’est pas le moment de… De rompre.
Et ça se secoue dans sa caboche, alors que ça fait même pas vingt secondes qu’elle lui tient le visage fermement entre les deux paumes, et elle demande, alors qu’elle veut pas connaître la réponse :
- Tu m’aimes plus ?, la voix qui se casse sur le dernier mot, et l’inquisitrice qui s’est transformée en éplorée.

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MessageSujet: Re: point of no-return (alf) (flashback 1997)   Ven 23 Déc - 22:15

Un instant, et le monde s'écroule.
Un éphémère moment, et les bonheurs succombent.
Les lèvres se pincent, le regard déferle, les muscles se tendent. Mais c'est le coeur, plus fort de tous, qui souffre le plus.
Il bat si fort mais pas assez pour survivre à tant de mal.
- Tu t’fous d’moi.
Alors ne l'observe pas ; une grande part de lui s'en sent incapable. Il aimerait pouvoir partir sans rien dire et ne plus lui parler pour les derniers jours de l'année, mais son corps est incapable de tout mouvement. Il reste là, statut de plomb, soldat de pacotie. Faiblesse incarnée.
Il tremble, et il ne fait pas froide, aujourd'hui.
Il tremble, et le corps est sur le point de se fracasser.
Le souffle s'étend, les joues se font prendre en otage ; l'allemand ferme les yeux et tente de détourner la tête, mais le mouvement est si minime qu'elle ne doit même pas le sentir, entre ses doigts.
Lâche. Il est si lâche.
Les yeux s'ouvrent et il croise le sien, juste là. Il aimerait lui dire que tout est faux mais il ne le fait pas. Les mots sont pris à sa gorge, le pire est déjà fait. Il se répête les mots en boucle pour se convaincre ; il n'y croit pas.
- C’est pas drôle comme blague. Arrête ça. S’te plaît.
Il ne cesse pas ; jamais il ne le fera. Car il l'aime. Trop, peut-être. Si fort qu'il se brise lui-même, seulement pour lui permettre de garder ses ailes. La cage n'est pas faite pour ceux que l'on aime, et ce, même s'ils osent eux-même se mettre sur le perchoir.
Et il sait qu'elle le fera, pour lui.
- Tu m’aimes plus ?
Alfons baisse les yeux, incapable. Incapable de dire quoique ce soit.
Alors...
Alors, il se contente de prendre ses mains, les poser sur les siennes. Elles sont si chaudes, comparées aux siennes, trop froides. Artemisia ne pourra plus jamais les lui réchauffer.
Qu'importe ; il se mettra des mouffles, même en été.
Il aimerait effacer les larmes contre ses joues ; il ne le fait pas.
L'adolescent se tue lui-même, par un pareil geste, mais l'accepte. Vaut mieux lui, qu'elle.
- C'est exactement ça...
Le regard se détache du sien et il dévisage le lointain, force les mains délicates de l'amoureuse à quitter ses joues. Le geste possède une certaine force mais l'élan d'une douceur, aussi. Une dernière douceur, avant la fin.
Il s'éloigne encore, prend son sac posé sur le banc et fait quelques pas ; vaut mieux aller à l'école à pieds, qu'importe le temps que cela prendra. Mais pour le moment, il se contente de l'observer, un peu, pas totalement, trop d'émotions à l'intérieur de lui-même pour réellement savoir quoi lui dire.
- J'suis désolé, j'pensais pas faire ça comme ça. On -
Les mots sont si douloureux qu'il peine à les dire.
Les yeux se ferment,il inspire et les lâche, d'une voix brisée, si laidement déguisée.
- On peut toujours rester potes.

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MessageSujet: Re: point of no-return (alf) (flashback 1997)   Mer 4 Jan - 18:02

Il ne l’aime plus.
Il a cessé de l’aimer. Elle.
Il n’y a plus de « eux » possible.
Alors qu'elle l'aime toujours. De tout son cœur. De toutes les fibres de son corps. De toute son âme.

Il n’ose même plus soutenir son regard et elle lui en est grée, dans un sens, puisqu’elle aussi souffre de garder ses prunelles dans celles d’Alfons. Ils n’ont plus aucun point de contact, et pour Misia, c’est comme si un océan s’était étendu entre eux, laissant deux rives éloignées qui ne peuvent plus jamais se rapprocher.
- J'suis désolé, j'pensais pas faire ça comme ça. On -
Elle secoue la tête et se détourne elle aussi. Ça ne vaut pas la peine qu’il commence à lui raconter des conneries. Il pensait pas faire ça comme ça. Il pensait faire ça comment alors ? Il est con ! Elle allait pas prendre ça bien, non plus !

Le cœur est lourd, le goût amer, les yeux qui piquent et pleurent déjà, les larmes qui roulent le long des joues et elle qui se contient pour réfréner l’éventuel tressaillement d’un sanglot. Elle ne pleurera pas. Non, elle ne pleurera pas. Déjà parce que c’est pas le bon endroit pour faire ça. Ensuite parce qu’elle va avoir les yeux rouges et qu’on verra qu’elle a pleuré. Enfin parce qu’il ne mérite pas ses larmes, qu’il ne mérite d’ailleurs plus rien d’elle. Oh, mine de rien, elle pleure déjà, elle ne sanglote simplement pas. Elle s’essuie les joues d’un revers de manche de sweat, histoire de rester digne, renifle, se reprend et essaie de se décider à reprendre son vélo et à mettre les voiles maintenant, incertaine de sa direction future -l’école, la maison, elle verra quand elle sera en selle. Et pourtant, ils n’arrivent pas à se dire adieu.
- On peut toujours rester potes.
Du chagrin stupéfié à la colère furieuse, l’italo-américaine laisse le sang parler et fait volte-face soudainement à l’éclat d’une voix qui lui balance une horreur pareille, rugissant telle une lionne :
- Potes ?!
Le cœur saigne, la voix vrille, les yeux dardent des balles éclairs, et elle est de nouveau face à lui, à quelques centimètres de lui, assez proche pour embrasser, pour se pendre à son cou, pour l’enlacer, assez proche pour gifler, pour frapper, pour pousser, pour protester.
- Potes, putain ?! Mais… T’es sérieux ?!
Elle n’a pas les mots. Pas les mots pour lui dire qu’il est en train de lui briser des rêves secrets qu’elle taisait de peur qu’ils ne se cassent avant même d’avoir été esquissés. Elle veut lui faire du mal, elle veut le taper, le griffer, faire couler son sang, ne serait-ce que pour équilibrer les comptes. Elle veut aussi pleurer contre son torse, et reste pétrifiée là, bras ballants, lèvre inférieure tremblante, la lettre de Juilliard toujours dans la poche, ce Graal qu’elle avait tant attendu. Non, elle ne se doute pas que c’est justement pour lui permettre de réaliser ce rêve là qu’elle n’avait pas tu, qu’il se sacrifie et leur brise le cœur volontairement. Si elle savait, la douleur serait peut-être moins forte, ou moins entière. Mais rien à faire, rien ne peut se lire sur le visage du jeune homme à qui elle a tout donné sans retenue. Rien sinon une détermination à faire pleurer les statues de pierre disséminées dans le parc. Souffle court, yeux brillants, mine dévastée, la voilà qui porte ses doigts agiles à sa propre nuque et défait le fermoir d’un pendentif qu’il lui avait offert pour son anniversaire. Les doigts tremblent, s’accrochent dans des nœuds dans ses cheveux, mais elle parvient enfin à faire ça et à jeter le bijou à Alfons, comme s’il la brûlait.
- Reprends ta merde, et va te faire foutre, Alf ! Tu fais vraiment chier, stronzo, t’as choisi ton jour, putain !
C’est fulminante que la lionne se protège et tente de dissimuler le chagrin profond dans lequel elle a sombré. Elle jure, elle l’insulte, le traite d’enfoiré et dénigre le cadeau qu’elle portait pourtant tous les jours depuis sa réception. C’est qu’elle a le palpitant brisé, le mécanisme qui a sauté de son rouage et ne veut plus se remettre comme il faut.

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MessageSujet: Re: point of no-return (alf) (flashback 1997)   Jeu 19 Jan - 23:28

Le coeur chavire et tombe par dessus bord. Il tombe et échoue dans les profondeurs de l'océan déchainé, emporté par le courant. Alfons ferme les yeux, pour ne pas sentir la déchirure à l'intérieur de son être. Il laisse l'organe prendre le large et s'éloigner de lui, le blessant plus qu'autre chose, pour la libérer, elle.
Elle pleure des larmes de tristesse, incapable de voir ce qu'il est réellement en train de faire.
Pour elle.
Pour son bonheur.
Peut-être pas celui d'aujourd'hui, encore moins celui de demain, mais pour celui qu'elle vivra en étant libre de son art.
Les lèvres se pincent ; le coeur a beau être parti ailleurs par le mouvement des vagues, la douleur est toujours présente. Elle hurle, derrière.
Elle est là, maintenant. Face à lui, et il comprend.
Elle est l'océan, et le déluge a lieu sur ses traits. Alfons l'observe, vide. Vide d'expression, le regard terne. Il a toujours eu ce don ; celui d'être si fermé, si vide, de visage, alors que tant de choses se déroulent, à l'intérieur.
Les fragments de son être s'échouent contre le sol tandis qu'il détourne le regard, soupirant, les mains dans les poches. L'adolescent observe les arbres au loin, ne voit que cela, des arbres. Ils sont trop nombreux, dans les montagnes du vermont.
Les lèvres se pincent, l'oreille écoute les paroles qu'elle lui balance, et le coeur souffre. Mais il ne pipe mot, incapable de s'ouvrir totalement.
Prenant tout le blame de sa décision.
Il souhaite simplement qu'elle le déteste le plus vite possible, pour qu'il se débarasse de ce poids, contre sa poitrine. Idiot.
Le regard sort du vide ; un objet le percute et Alfons cligne des yeux. Il lui fait une seconde pour le voir, au sol. Un simple collier qu'il lui a offert, il y a un moment deja.
Le coeur hurle, au loin, et la douleur de son cri percute Alfons de plein fouet. Il pince les lippes une seconde, amorce un maigre mouvement pour se pencher, pour le ramasser, mais se stoppe.
Non, il ne vaut mieux pas. Ëtre désintéressé, ne pas lui montrer que le geste lui accorde un amas de douleur, dans les entrailles.
Le regard orageux rencontre celui chocolaté de la beauté. C'est qu'elle est belle, même au travers des larmes. Même dans la douleur, elle est irréelle.
Alfons baisse les yeux, une seconde. Assez pour se donner la force, assez pour se trouver un peu de courage. C'est que la chose est bien difficile, pour un lâche.
Il l'observe, de nouveau. Il ose même une grimace, l'éclat d'un rictus moqueur au bord de ses lèvres.
- Tu peux le garder ; il vaut pas grand chose.
Mensonge, lourd et douloureux. Le pendentif vient de la grand mère maternel décédée au cours de l'année, celle qui l'a presque élevé.
Mais Alfons ment, si fort, pour elle.
Le visage est froid. Il jette un regard à sa montre, grimace et remonte la bretelle de son sac, sur son épaule.
- Bon, je dois te laisser. J'avais dit que ça prendrait pas d'trop d'temps et du coup, j'suis déjà en retard.
Il s'attarde sur le visage de la belle, le regard. Un peu trop peut-être, mais les larmes, elles lui permettent de le faire. Misia ne voit pas grand chose, au travers du torrent.
Un soupir quitte ses lèvres ; il passe ses doigts dans ses cheveux, Alfons, hésite un énième instant, avant de se retourner.
Et d'avancer, sans elle.

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member / settler of astoria
Misia Sacramoni
INSCRIPTION : 16/12/2016
MESSAGES : 619
IDENTITÉ : Arté, Agathe
FACECLAIM : morena baccarin, alfons-bb <3 (code sign©neon demon / gif©peterparker / bann bidon©arté)
MULTILINKS : la reine du squat, naine rouquine bigleuse (Queenie) + la psychopathe au crochet (Imogen)
POINTS : 1599

STATUT CIVIL : elle a besoin de lui, de ses bras, de leur langage germano-italo-américain, d'eux, pour tenir (#power couple zero chill)
ANCIEN MÉTIER : opératrice radio de l'armée américaine qui était présente à Sherwood avec son unité et a entendu en même temps que son supérieur l'ordre d'abandonner les civils. obviously, elle est restée.
PLACE DANS LE CAMP : DEPUIS LA PRISE DE POSSESSION DU CAMP PAR ECHO : Misia a été balancée au gardiennage d'enfants, le lieu le plus loin des armes à feu possible, et le plus loin de tout en fait. Elle enrage, ronge son frein, vomit régulièrement et essaie de paraître normale auprès des mioches qui lui ont été collé dans les mains. Niveau fiabilité : 10/20. (AVANT : a commencé dans la brigade de surveillance extérieure, devenue par une suite logique d'événements bras droit du chef de la sécurité depuis avril 2016 / supervise en particulier la brigade de surveillance externe, en tant qu'ancienne)
HABITATION : Higgins Hill, #11 (w/ alf, javi, thomas, swan et maxou)
ARME DE PRÉDILECTION : Plus d'arme, plus rien que ses poings et ses pieds. Autant dire qu'elle est pas très heureuse de tout ça. (AVANT : un micro-uzi, mais cette merde s'enraye de temps en temps ; sinon une pelle qu'elle a améliorée joyeusement pour en faire une arme de choix, si si.)
ÂGE : trente-huit ans (depuis le 17 février, youpi, les gens d'Echo lui ont vraiment fait un beau cadeau d'anniversaire en retard)


MessageSujet: Re: point of no-return (alf) (flashback 1997)   Mar 24 Jan - 17:06

Si sa vie était un jukebox, le moment où Alfons se détourne d’elle lancerait SOS, par Portishead. Il y a quelque chose dans les battements du cœur de Misia d’arythmique à cet instant, comme si le cœur devait naviguer à contre-courant, surpasser la marée, dépasser le chagrin qui le compressait tandis qu’il voulait encore continuer de tambouriner. Where are those happy days, they seem so hard to find. Les yeux brillants et larmoyants de la brune sont tournés vers le sol, aux pieds d’Alfons, derrière ses talons. Dans l’herbe, en contrebas, les mailles fines de la chaîne brillent au soleil. I tried to reach for you, but you have closed your mind Il fait trop beau pour que la journée soit horrible. Trop beau pour qu’ils rompent aujourd’hui. Et pourtant c’est exactement ce qui est en train de se passer. Elle redresse la tête, essuie ses yeux et ses joues d’un revers de manche, le regard qui gravit le dos du jeune homme détourné.
Whatever happened to our love?
I wish I understood
It used to be so nice, it used to be so good
Elle n’a rien à dire, rien à hurler, plus rien à protester.
Dans sa poche, toujours, la lettre de Juillard. Cette issue de secours.
So when you're near me, darling can't you hear me S.O.S
The love you gave me, nothing else can save me, S.O.S
Le rouer de coups est une mauvaise idée, il reste plus grand qu’elle et elle suppose -quelque part, malgré l’indifférence qu’il affiche- qu’il n’est pas heureux de faire ça. Peut-être même pas heureux que ça se passe comme ça.
Mais quoi, il espérait qu’elle laisse pisser ? Qu’elle passe l’éponge, avec un haussement d’épaules et l’air de n’en avoir rien à cirer ?
C’est tellement mal la connaître.

Oh, elle ne sait pas.
Elle ne saura probablement pas avant un long moment la finalité de cette rupture.
When you're gone
How can I even try to go on?
Elle se ressaisit. Elle laisse le pendentif dans l’herbe.
Elle ne peut pas le reprendre, il lui brûlerait les mains et l’âme, l’étoufferait.
Si elle le prenait, c’est simple, elle le mettrait dans une boîte, au fond d’un tiroir, et ferait tout pour l’oublier. Tout pour nier ce présent. Tout pour nier cet ancien « nous » qui vient de partir en fumée.
When you're gone
Though I try how can I carry on?
Elle s’arrache à la contemplation d’un vestige du passé. Contourne le banc en pierre, et va récupérer son vélo, qu’elle enfourche en reniflant une dernière fois. Coup d’œil en arrière, peut-être qu’il la regarde ? Peut-être pas ?
Pied sur la pédale droite, et elle part en vitesse, pour ne pas s’attarder sur le champ de bataille. Direction la maison. Son lit. Son oreiller. Les bras de sa mère. Tout, mais un endroit où elle ne le verra pas.

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Fight, gentlemen of England! fight, bold yeomen! Draw, archers, draw your arrows to the head! Spur your proud horses hard, and ride in blood. Amaze the welkin with your broken staves! — Shakespeare.

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MessageSujet: Re: point of no-return (alf) (flashback 1997)   

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point of no-return (alf) (flashback 1997)
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