Music was my refuge + Misia

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 Music was my refuge + Misia

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MessageSujet: Music was my refuge + Misia   Jeu 22 Déc - 11:30

Music was my refuge
/ Misia & Isaac /
Tu étais étalé sur ton petit lit dans la petite maison que tu partage avec quelques autres personnes. Qu'est-ce que tu pouvais bien faire maintenant ? Il y avait toujours quelque chose à faire dans ce camp. Même quand les gens n'avaient rien à faire, ils trouvaient quelque chose. Leur envie de survivre t'émerveillait. Toi qui te contente de vivre au jour le jour à essayer de ne pas penser aux malheurs que les autres ont vécu. Comment ont-ils put avancer ainsi ? Tu les envies. Tu te sens effroyablement seul. Tu t'assis sur ton lit et tu regardes le violon et l'archer que tu avais ramené du dernier Raid. C'est pas un violoncelle, mais c'est une musicienne alors tu espère que ça lui plaira. Tu souris en imaginant ce qu'elle doit penser de toi. Tu as marché vers elle sans crier gare et maintenant tu veux qu'elle joue. La musique illumine ta vie, elle illumine tes jours et ton cœur. Tu penses que ça manque énormément à Astoria, la musique. Son absence rend les choses vides, si l'homme a créé la musique, c'est qu'il devait y avoir une raison. Une raison vitale.

Ni une, ni deux, tu t'habilles avec les haillons que tu as pris l'habitude de porter et attrapes l'instrument. Avant de passer le pas de la porte de ta chambre, tu accroches à ton visage un sourire radieux comme on enfile un nouveau t-shirt. Ça allait être une bonne matinée, du moins tu espérais sincèrement. Tu arrives dans la petite pièce qui vous sert de salle à manger et de cuisine que tu côtoies depuis maintenant environ six mois. Le jour n’est pas encore arrivé, le soleil n’a pas montré le bout de son nez. Pourtant tu ne vois aucun nuage à travers la petite fenêtre, tu ne pensais pas t’être réveillé si tôt. Quoi que vous étiez en hiver, la nuit était plus longue. Tu prépares ta ration de nourriture, elle est tellement réglementé que parfois tu as l’impression que tu avais plus quand tu vivais seul au milieu de ce monde désert. Puis tu as surtout l’impression qu’avec l’équipe vous en ramenez bien plus, mais tu te convaincs rapidement que c’est l’effort du moment qui donne cette impression et tu es bien contant d’avoir au moins quelque chose à manger. Tu t’installes sur une chaise bancale et tu joues avec son équilibre en attendant la levé du jour. De toute manière il n’y a que rarement des Raid de nuit. Tu attends Misia, ta colocataire, le violon et l’archer posé sur la table.

Tu t’es redressé aussitôt quand des bruits de pas se firent entendre. Pourtant aucune porte ne s’est encore ouverte, l’épidémie rend l’ouïe fine dit-on. Mais le sons de la porte qui s’ouvre par la suite ne trompe pas. Tu vois une jeune femme arriver dans la pièce, ta violoncelliste. Tu as toujours ce sourire de bon matin, tu la laisses faire son rituel matinal, celui qu’on a tous. Tu lâches tout de même un « Bonjour » de politesse, mais pas trop fort presque chuchoté pour ne pas trop agacer ses tympans. Après que tu sentes que le rituel matinal est fini ou presque, tu te racles légèrement la gorge comme tu le faisais avant des conférences de presse. « Comment allez-vous ? » tu utilises naturellement le vouvoiement,  pourtant pas forcement nécessaire. Vestige d’une politesse cireuse de bottes qui vous est bien propre à vous, les politiciens. Tu laisses le temps à la jeune femme de répondre, puis pressé de lui donner, tu enchaînes « L’autre jour dans un raid j’ai trouvé ceci. » tu désignes du regard l’instrument de bois et de corde que tu avais pris le soin de nettoyer la veille. « Je sais que ce n’est pas un violoncelle et que c’est bien différent… » mais tu voulais entendre de la vraie musique à nouveau, celle joué en live et Misia était un espoir pour cela. Tu ne sais pas vraiment où trouver une raison de vivre alors tu te dis que c’est peut-être caché quelque part dans la musique.  
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member / settler of astoria
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INSCRIPTION : 16/12/2016
MESSAGES : 619
IDENTITÉ : Arté, Agathe
FACECLAIM : morena baccarin, alfons-bb <3 (code sign©neon demon / gif©peterparker / bann bidon©arté)
MULTILINKS : la reine du squat, naine rouquine bigleuse (Queenie) + la psychopathe au crochet (Imogen)
POINTS : 1599

STATUT CIVIL : elle a besoin de lui, de ses bras, de leur langage germano-italo-américain, d'eux, pour tenir (#power couple zero chill)
ANCIEN MÉTIER : opératrice radio de l'armée américaine qui était présente à Sherwood avec son unité et a entendu en même temps que son supérieur l'ordre d'abandonner les civils. obviously, elle est restée.
PLACE DANS LE CAMP : DEPUIS LA PRISE DE POSSESSION DU CAMP PAR ECHO : Misia a été balancée au gardiennage d'enfants, le lieu le plus loin des armes à feu possible, et le plus loin de tout en fait. Elle enrage, ronge son frein, vomit régulièrement et essaie de paraître normale auprès des mioches qui lui ont été collé dans les mains. Niveau fiabilité : 10/20. (AVANT : a commencé dans la brigade de surveillance extérieure, devenue par une suite logique d'événements bras droit du chef de la sécurité depuis avril 2016 / supervise en particulier la brigade de surveillance externe, en tant qu'ancienne)
HABITATION : Higgins Hill, #11 (w/ alf, javi, thomas, swan et maxou)
ARME DE PRÉDILECTION : Plus d'arme, plus rien que ses poings et ses pieds. Autant dire qu'elle est pas très heureuse de tout ça. (AVANT : un micro-uzi, mais cette merde s'enraye de temps en temps ; sinon une pelle qu'elle a améliorée joyeusement pour en faire une arme de choix, si si.)
ÂGE : trente-huit ans (depuis le 17 février, youpi, les gens d'Echo lui ont vraiment fait un beau cadeau d'anniversaire en retard)


MessageSujet: Re: Music was my refuge + Misia   Lun 26 Déc - 16:24

Music was my refuge
/ Misia & Isaac /
Le soleil n’est même pas levé au dehors tandis que l’organisme s’éveille lentement. Sommeil léger entrecoupé de période d’insomnies, parfois dues aux mouvements d’Alfons dans le lit, parfois simplement lié à des cauchemars violents qui la ramènent en Irak, ou en Libye. L’ancienne militaire sort de la chambre au radar, yeux à peine ouverts, crottés par la nuit, cheveux ébouriffés. Un pull à zip sur les épaules, qui recouvre un t-shirt pas très propre et mis à l’envers -elle s’est habillée dans le noir pour ne pas réveiller son compagnon, et un jean taché de sang et de boue au niveau des chevilles, elle déambule pieds nus sur le lino : ses rangers ont été posées dans un coin de l’entrée, pour sécher pendant la nuit, les chaussettes trouées par dessus. Il va falloir qu’elle remette un petit cran à l’arrière de son treillis, elle doit le remonter un peu trop régulièrement en ce moment, signe qu’elle perd du poids encore. Le rationnement c’est bien, mais les Astoriens ne mangent pas vraiment à leur faim en ce moment, et peut-être encore moins après cette sale affaire avec ces connards d’Echo. Sale affaire, chaos total, cauchemardesque épisode. Elle renifle alors qu’elle pénètre dans la salle commune et y distingue une silhouette qu’elle ne dévisage pas encore.

Misia a conscience de son environnement avant vraiment de faire le point et d’émerger totalement. Toujours au radar, elle s’approche du robinet et fait couler un mince filet d’eau -froide- pour se rincer les mains et se rafraichir le visage. Sa nuit agitée lui a laissé un arrière-goût amer dans la bouche, un relent de bile dont elle voudrait bien se débarrasser, ce qu’elle fait en crachant une glaire, avant de se rappeler qu’elle n’est pas seul.  Un « Bonjour » presque chuchoté lui parvient et elle se retourne en s’essuyant le visage avec l’intérieur de la manche de son pull. - Ciao., répond-elle machinalement. Elle scrute son interlocuteur en se posant à table, en face de lui, sur un tabouret à trois pieds, stable. « Comment allez-vous ? », lui demande le ravitailleur, arrivé un peu après sa nomination au poste de bras droit de Noah. Elle renifle, ne tique pas face au vouvoiement, habituée désormais à ce qu’elle considère comme une sorte d’excentricité pour un homme qui partage son quotidien depuis un bon bout de temps. - Réveil un peu dur, mais ça ira. Vous ?, elle a un peu la bouche pâteuse, mais elle ne bouge pas pour se servir un verre d’eau ou de thé. Il est étrange, Davenport. Un peu à l’écart des autres, avec cet air vaguement nostalgique de la civilisation.
Qu’est-ce qu’il était heureux, une des premières fois où il est venu lui parler, avec des étoiles dans les yeux. Il la connaissait, mais elle ne le connaissait pas, lui avait-il dit. Et il lui avait parlé de Juilliard, des concerts, du violoncelle, de son solo. Il lui avait rendu des souvenirs qu’elle croyait enfoui et l’avait touchée, oui, c’est con à dire, mais il l’avait touchée plus qu’il n’aurait pu le savoir.

Ça sent un peu le traquenard, elle se dit : il lui donne l’impression de l’avoir attendue, à croire qu’il ne s’est pas couché pour être sûr de ne pas la rater -mais non, improbable, elle était la dernière rentrée à la baraque, cette nuit, après s’être assurée du bon retour de la brigade et de leur bon état. Ça avait été mouvementé, ces derniers temps, c’était bien de pouvoir s’assurer que les choses revenaient à la normale, un peu.
Davenport montre un objet posé sur la table, objet sur lequel elle était passée sans vraiment s’apesantir dessus, probablement dans un mouvement de déni quelconque. « L’autre jour dans un raid j’ai trouvé ceci. », il lui dit. Et ajoute : « Je sais que ce n’est pas un violoncelle et que c’est bien différent… »

Faut le temps que ça monte. Le temps que Misia comprenne qu’il s’agit très clairement d’un cadeau. Pour elle. De la part de Davenport qui s’est chargé d’un objet qui serait sinon inutile pour la communauté. L’attention de l’italo-américaine revient sur le bois malmené par les années, et l’archet dont le crin tire la gueule. Elle cille deux fois, revient vers Isaac, et déglutit tout en le remerciant d’un hochement de tête, avant de le rassurer : - C’est quand même pas pratique à trimballer un violoncelle, hein. Ça… , elle désigne le violon, hésite un instant, pas sûre d’être capable de tenir une promesse pareille : - Je peux essayer.

C’est qu’elle en avait besoin, elle aussi, de la musique. Et qu’importe si on ne lui donne qu’un violon. On aurait pu lui donner une flûte à bec qu’elle aurait tenté. La main droite, posée jusqu’à présent sur son giron, s’élève dans les airs et vient prendre le manche de l’instrument, délicatement. L’archet, lui, reste sur la table pour l’heure. La musicienne ausculte l’instrument à cordes : toutes les cordes sont encore là, les chevilles aussi, le corps a l’air en bon état, les éclisses ne sont pas fendues et la mentonnière bouge un peu, mais pour le reste, tout va bien : c’est clairement un miracle que le violon n’ait pas servi à taper sur un rôdeur, vu les temps qui courent.
Posant le bouton du violon sur ses cuisses, elle commence à retendre les cordes et à pincer pour voir si le son est correct, si les cordes sont encore en bon état et pas abîmées par la poussière, l’humidité, l’abandon… Elle relève la tête tout en commençant à l’accorder, capable de faire deux choses en même temps, constatant qu’elle est toujours aussi sensible à la moindre musique. Le son est infime, bien sûr, mais ils l’entendent tous les deux. Alors qu’elle le fixe, elle finit par demander : - Vous l’avez trouvé où ?

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MessageSujet: Re: Music was my refuge + Misia   Mer 4 Jan - 14:18

Music was my refuge
/ Misia & Isaac /
Alors que tes mains nonchalantes dessinaient des ronds imaginaires sur la vieille table usée par le temps, tu regardais la jeune femme comme un enfant. Tu avais gardé l’esprit sur le violon tout de même, et après avoir demander poliment comment elle se portait, elle te répondit avec toute sa grâce matinale « Réveil un peu dur, mais ça ira. Vous ? ». Tu ne put t’empêcher d’esquisser un sourire en pensant que bon nombre de personnes ici, et ce depuis l’arrivée de l’épidémie, avaient le réveil un peu dur. Toi compris dans le lot, tu dormais très mal et de moins en moins longtemps. Mais comme tout le monde, tu fais avec le sommeil que tu trouves et tu ne te plains pas. Se plaindre n’a jamais rien arrangé et ça tu l’as compris à la mort de ta femme. « Du pareil au même. » les sentiments partagés, c’est ce qui aide à se repérer et à se sentir toujours humain. Du moins tu le pensais. Mais tu n’as pas attendu qu’un silence s’installe, tu as tout de suite attaqué avec ton petit cadeau. Ce violon en état potable, un miracle de l’avoir trouvé ainsi. Un autre jour peut-être que tu trouveras un Violoncelle. Tu ne caches pas que c’est un cadeau pour elle. C’est bientôt noël non ? Tu aimes faire plaisir aux gens, par cadeau ou par blague. Tu aimes quand la vie, pour un instant, s’enflamme de ces étincelles brillantes de joie. La lumière de ce feu te ravit. « C’est quand même pas pratique à trimballer un violoncelle, hein. Ça… Je peux essayer. » et sur le moment rien ne pouvait te rendre plus heureux. C’est vrai qu’un Violoncelle c’est bien plus lourd, tes compagnons t’ont laissés l’excentricité de ramener le violon parce qu’il n’est pas dur à ramener et que tu le prenais en bonus du poids normal que tu portes. Un violoncelle, si tu en trouves, tu ne sais pas s’ils accepteront. Toi tu ne pourrais pas en porter un en plus des vivres et du matériel. « Merci. » c’était un petit chuchotement qui allait chatouiller rapidement l’oreille de la violoncelliste. Tu lui étais reconnaissant d’accepter le cadeau et de ne pas faire comme certains autres. Quand certains prétendent qu’ils n’ont pas le temps, ça te refroidit le squelette et fait piquer l’arrière de ta nuque. Ils sont tellement dans l’optique de survivre qu’ils n’essayent même plus de vivre. Au final, peut-être que c’est toi qui est bizarre avec ta manie de vouloir ramener la vie comme on la connaissait en un milieu aussi apocalyptique. Alors que tu es triste comme un bonnet de nuit dans un monde où tout le monde accompli des tâches sans plaisirs.

Tu regardes Misia prendre le violon avec la délicatesse d’une fée. Tu l’observes, docteur d’instrument, elle test les parties fragiles ou non, les cordes tendus en bâtons n’ont pas bougés mais sans doute ont besoin d’être accordés. Elle les pinces déclenchant une légère vibration donnant une vie à l’instrument. Le son des cordes te fait revivre alors qu’elle ne fait que les accorder. « Vous l’avez trouvé où ? » tu commences ta réponse par un sourire amical, « Dans le centre commercial il y avait un magasin de musique, je n’aurais jamais cru y trouver un violon en pareil état mais j’y étais allé par curiosité. » bonne surprise quand tu as vu la house fermée dans une prison de verre qui n’a pas été éclatée avant que tu n’y arrives. Toi, tu ne t’es pas privé et avec l’arrière de ton AK-47 tu as brisé le verre. Après, forcément tu l’as chouchouté ton instrument, tu as passé délicatement la poussière dessus avec un reste de vêtement. « J’espère qu’il fera l’affaire du moins. » une petite hésitation, avec la curiosité qui te ronge et ta manière d’être tu t’es senti obligé de poser tout de même une question, « Dites, Misia, pourquoi avez vous arrêtez la musique ? En dehors du fais que nous sommes devenu des casse-croûtes ? ».  
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MessageSujet: Re: Music was my refuge + Misia   Ven 6 Jan - 0:23

Music was my refuge
/ Misia & Isaac /

« Dans le centre commercial il y avait un magasin de musique, je n’aurais jamais cru y trouver un violon en pareil état mais j’y étais allé par curiosité.» Elle l’observe sans vraiment y croire. Ce type fonde tout sur des espoirs infimes qu’elle ne se permet même plus d’avoir : il parie, et il gagne. Elle est épatée par la foi de son colocataire, attendrie par la curiosité et la tentation d’essayer qu’il a eu. Elle hoche la tête à son récit, un sourire amusé qui étire ses lèvres. Elle l’imagine très bien, en plus, avec l’air un peu ahuri, un peu rêveur qu’il affiche à l’instant, découvrir le violon intact. Parce qu’il est intact. « J’espère qu’il fera l’affaire du moins.  - Ah ça, pour sûr qu’il fait l’affaire, c’est… C’est inestimable, vous savez. » Le cadeau, le don qu’il vient de lui faire. Il lui rend la musique, hein. Elle continue de l’accorder, fait tinter deux cordes ensemble, l’accord est faussé, elle fronce les sourcils, reprend l’accordage, avec précision. Les doigts ont perdu l’habitude d’être sur un manche d’instrument, pour sûr, mais elle veut quand même essayer. L’archet, pour l’heure, est toujours posé sur la table. Elle n’y touchera pas encore, pas tout de suite, elle doit d’abord apprendre à apprivoiser le violon qu’on lui a trouvé.

Elle continue d’accorder le violon, par touches de son, çà et là, pas trop fort, pour ne pas réveiller le reste de la maisonnée. Un ange passe, rapidement, en skate limite vu l’instant éphémère de silence percé par la seule musique d’accordage. Et puis la question d’Isaac, hésitante, incertaine de pouvoir être posée : « Dites, Misia, pourquoi avez vous arrêté la musique ? En dehors du fait que nous sommes devenu des casse-croûtes ? » Les doigts restent en suspens au dessus de la corde du sol, qu’elle allait accorder avec la clé gauche inférieure. Elle relève la tête et dévisage son interlocuteur, bouche légèrement entrouverte, laissant passer un mince filet d’air. Elle repense à l’interview qu’elle a donné en 2010, juste avant de se rendre compte qu’elle était enceinte et de divorcer de Teddy. Les mots qu’elle a dit à l’époque, elle les pense encore, alors elle se recoiffe vaguement, tout en tenant toujours le violon d’une main, et répond, en délaissant pour un court instant l’ajustement des cordes de l’instrument.
- J’ai arrêté, il y a longtemps, vous savez. J’ai fait mes adieux à la toute fin de 2001, je pensais qu’il fallait que je change de carrière que je serve mon pays mieux qu’avec un archet. Qu’une arme à feu était une meilleure défense qu’un violoncelle. Un petit soupir, elle n’est plus vraiment sûre de cela maintenant, vu l’effet qu’avoir un violon dans les mains lui fait. Mais elle y croit, encore : ça a été un bon choix, que celui qu’elle a fait en cette fin d’année entachée par l’attentat des Tours Jumelles, du Pentagone, et d’ailleurs. En tant que fraîchement new-yorkaise, elle s’était sentie touchée durement. - J’ai mis plusieurs mois à me décider. Déjà à sortir de la stupeur et de l’horreur des Twins Towers. La musique m’a beaucoup aidée à ce moment-là, mais je n’arrivais plus vraiment à la produire, c’est comme si je pouvais l’écouter, la ressentir, mais plus la jouer… Ça lui a fait un pincement au cœur, au moment où elle a compris qu’elle se forçait désormais pour pousser le crin de l’archet sur les cordes qui vibraient.
- Ça marchait plus, comme un ressort cassé dans un automate. Ces choses la fascinaient quand elle était gamine, surtout celles qui faisaient de la musique et soufflaient dans des flûtes (fausses). - C’est pour ça, notamment, que j’ai rejoint l’armée. Et en rejoignant l’armée, j’ai réellement tiré une croix sur la musique. Oh, j’ai joué de temps en temps, en rentrant chez mes parents : ils avaient gardé mon petit violoncelle d’apprentissage (un violoncelle nain, vraiment) et mon violoncelle d’adulte… Mais bon, ça a jamais été pareil.

Elle reste songeuse. Elle a continué d’écouter de la musique, à part ça, dans les casernes, et elle a chanté avec ses collègues, les chansons paillardes, l’hymne américain, ce genre de choses. Mais plus de musique pour de vrai, comme elle rêvait de faire quand elle était petite. Et ça lui a manqué, elle le reconnaît alors que son regard qui s’était perdu dans le vague et les souvenirs revient sur le bois terni du violon. - Bon, le temps que je finisse, pensez à un air qui vous plaît bien et que vous connaissez bien, que je voie si j’ai bien accordé la bête. L’archet attend patiemment son tour, tandis qu’elle tend, détend, ajuste la corde du sol avec la clé en bois en haut du manche, soigneuse et concentrée.

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