the world's been hard on us (pv)

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 the world's been hard on us (pv)

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MessageSujet: the world's been hard on us (pv)   Sam 24 Déc - 15:46

Une semaine et le silence.
Max faisait les cent pas au milieu de la place. Les bras croisés sur sa poitrine, il avait posé un sceau rempli d’eau clair à quelques mètres de là, près de la fontaine vide. Il avait bien essayé de s’assoir plus de deux minutes sur la margelle mais l’impatience agitait trop ses jambes qui battaient le sol à rythme régulier. Les secousses de ses pieds l’avaient propulsé de l’avant et il préférait à présent continuer ses petits ronds de garde. De temps à autre, il sentait le regard idiot d’un habitant posé sur lui. Les murmures pour la plupart camouflés derrière l’ombre d’une main ou d’une fenêtre. Un autre jour, sans doute y aurait-il porté attention. Mais dans le fracas des évènements des dernières heures, toute envie avait commencé à déserter ses volontés, même les plus farouches. A la tempe gauche, il portait encore la trace du passage des étrangers dans le village. Son flanc violacé dissimulé derrière sa chemise aurait sans doute fait pour publicité plus alléchante, mais la pudeur, la peur, l’empêchait de trouver le chemin de l’infirmerie. Il s’estimait chanceux.

Une semaine et le silence. Ils étaient arrivés tels des ombres, une armée de spectre aux tintement métalliques, aux armes fumantes pendues à leur ceinture de cuir. La moitié des combattants avaient déserté Astoria pour secourir la veuve et l’orphelin et ils s’étaient fait baiser par derrière. Au petit matin, Max avait observé d’un œil inquiet tout ce beau monde se préparer à la descente du siècle ; le soir on avait enfoncé une botte dans ses côtes pour délit de sale gueule. Dès que la cloque avait résonné, le premier réflexe de Max avait été de cacher les deux appareils accrochés à ses oreilles, par peur du vol, peur d’être immédiatement matraqué. Son deuxième réflexe avait été de chercher Yancy du regard. A cette pensée, son regard habituellement si pétillant s’était renfermé. Il avait pris sa gueule la plus innocente, retrouvé un peu de cette naïveté flagrante, et serré les dents. Une semaine et le silence. Une semaine que Yancy avait disparu quelque part, loin, et qu’elle n’avait pas réapparu. Uniquement cette femme, épuisée, affamée, qui avait fini par amener son pick-up en bordure de camp pour les prévenir du massacre. A quoi bon. Deux jours plus tard, ils étaient arrivés et tout s’était écroulé.

Max tapotait sa tempe encore gonflée lorsqu’un grincement métallique et deux cris attirèrent son attention. Il se retourne brutalement et attrapa son sceau. « YANCY ! » Il gueula plus fort que jamais. « YANCY ! » A sa droite, un autre cri s’éleva : ta gueule toi balança un grand homme au menton retroussé en levant son arme vers la tête blonde. La menace passa inaperçue, Max se mit soudain à courir jusqu’aux portes du camp. Au moment de les franchir, il s’arrêta net. Il leva les yeux vers les vigiles, les hautes tours qui le dépassaient à quelques mètres de là, puis aux alentours tranquilles. Le petit groupe au loin avançait d’un pas lent, désespérément lent ; Max ne tenait plus mais la peur l’empêcha de faire un pas de plus vers l’extérieur. Il resta là à battre du pied, trépigner sur place, avec son seau et l’eau qui faisait des bonds sur ses pompes déjà sales. Il les vit passer un à un d’un œil discret, les torturés, les amochés, ceux à qui il manquait un bras, voire deux. Mais le déni est absolu, et Max avait un but, une idée précise, un visage qu’il cherchait sans cesse à travers la petite foule réunie pour accueillir les disparus.

Et là, au milieu de deux gros gaillards au teint blanc, il la vit. « HEY ! » Il déboula comme un beau diable à deux mètres de l’entrée, lâchant son sceau et vint attraper la jeune femme dans ses bras. Elle qui habituellement ne pesait déjà rien lui sembla plus légère que jamais. Il la porta très légèrement, à quelques centimètres du sol, dans un silence étrange. Son visage concerné fixait celui éteint de la gamine. Soudain la décision lui sembla évidente. Yancy sous un bras, le sceau dans l’autre, Max courut jusqu’à la place du village, dépassant les premiers groupes de sa démarche saccadée. Il l’emmena jusqu’à la terrasse de la maison qu’il partageait avec ses colocs et la posa sur la chaise à balance en bois, juste à côté de l’entrée. « T’as froid ? T’as faim ? » Demanda-t-il brusquement. « J’ai fait des pommes de terre. T’en veux ? » Il s’agenouilla près d’elle en reprenant son souffle. Du sceau, il tira un peu d’eau avec lequel il mouilla un morceau de t-shirt noué aux barreaux de la terrasse. L’humidifiant, il vint le passer sur le visage de la gosse qui vira au marron terre instantanément. « Tu pues, Yancy. » Lança-t-il simplement en fixant son chiffon improvisé. Ce n’était pas une blague, pas une moquerie. Une évidence annoncée là, dans un bonheur largement contenu de la retrouver enfin.



Dernière édition par Max Baldwin le Dim 8 Jan - 20:40, édité 1 fois
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ANCIEN MÉTIER : Techniquement, elle était sans emploi. Bon, elle travaillait à l'atelier d'électricité de la prison mais c'était pas vraiment un boulot hein donc... Mais avant ça elle était braqueuse de banques et ça payait franchement bien.
PLACE DANS LE CAMP : Elle fait partie de la troisième équipe de ravitaillement parce que rester tout le temps au camp, même pas en rêve. Et officieusement, elle fait partie de la bande qui alimente le marché noir. Et doublement officieusement, elle fait partie de la résistance interne. #fuckEcho
ARME DE PRÉDILECTION : Elle aime tout ce qui tire des balles mais bon, son bébé est un Colt Python 357 Magnum.
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MessageSujet: Re: the world's been hard on us (pv)   Mar 3 Jan - 17:49



Revoir les grilles, ça fait un drôle d’effet. J’ai beau faire style, j’ai quand même cru y rester là-bas. Vraiment. Et j’ai bien failli. On a tous failli. C’est vraiment pas passé loin. Et finalement, on a été libérés, sauvés, in extremis par les nôtres. Ils ne nous ont pas abandonnés et ça, c’est franchement cool. Je savais que c’était des gens biens mais là, quand même, chapeau bas. Ils ont pas hésité, quand ils ont su où on était, à venir tout faire pour nous sortir de là. Ils ont pris des risques, pour nous et je l’oublierai pas. Chacun d’entre eux… Tous autant qu’ils sont. J’oublierai pas qu’ils ont risqué leurs vies pour moi, pour nous. Je sais que je suis pas toujours un cadeau et que je peux être une peste si on me cherche trop mais je sais aussi être reconnaissante et je le serai avec eux. Je le serai vraiment. On arrive donc au niveau des grilles et mon cœur bat fort. J’ai mal au bras, toujours en écharpe, j’ai mal à la lèvre qui ne saigne plus du tout mais qui est encore un peu enflée mais je suis en un seul morceau, c’est déjà ça et c’est donc en un seul morceau que je franchis les grilles. Soulagée ? Rien qu’un peu… C’est… Inimaginable en fait. Je m’avance en compagnie des autres, certains vont plus vite, certains plus lentement. J’ai un regard en arrière pour Phoenix qu’ils portent pour aller essayer de le sauver. Je jette un regard en coin à Dacre alors qu’il s’avance lui aussi et puis il y a quelques cris. Ils sont pas pour moi les cris mais en même temps, pourquoi y’aurait des cris pour moi ? Je dis pas que personne m’attend, je dis pas que je manque à personne mais de là à cr… Ah si. Un cri pour moi. Une voix que je reconnais bien et une silhouette que je reconnais tout aussi bien quand cette dite silhouette fonce jusqu’à moi. C’est Max. Il m’attend. Il est là. A m’attendre.

Ouah.

Mes lèvres blessées s’étirent en un sourire qui me fait mal mais tant pis : je suis franchement heureuse qu’il soit là, qu’il soit venu m’accueillir. Vraiment, vraiment heureuse. Quand il arrive à ma hauteur, il me prend dans ses bras et me soulève carrément du sol. Le mouvement me fait mal à mon bras en écharpe mais je ne dis rien, je n’esquisse même pas l’ombre d’une grimace. Je suis trop heureuse qu’il me serre contre lui, trop heureuse de le revoir. Juste trop heureuse alors tant pis pour la douleur. Son regard planté dans le mien, je me contente de sourire. Je profite de l’instant. Il me repose finalement par terre et ni une, ni deux, m’entraîne avec lui. Ah ? Ah bon d’accord, pas de problème. Je m’accroche à lui de mon bras valide alors qu’il m’entraîne dans les rues d’Astoria. Je jette des regards autour de moi. C’est sans doute idiot mais j’ai l’impression de découvrir les maisons pour la première fois. Pourtant, je suis là depuis très longtemps mais mon absence m’a semblée durer si longtemps… Bientôt, je me retrouve assise sur une chaise en bois devant la maison de Max et lui qui s’active devant moi. Il me demande si j’ai froid, si j’ai faim. Il m’annonce qu’il a fait des pommes de terre, me demande si j’en veux. Il va un petit peu vite pour moi. D’ordinaire non mais là si. Vraiment trop vite. Le voilà qui s’agenouille finalement près de moi et j’observe chacun de ses gestes en silence. Il mouille un morceau de t-shirt qu’il vient passer sur ma joue et je ferme les yeux un bref instant, savourant vraiment le contact de l’eau sur ma peau. Je pensais pas autant l’apprécier. Faut dire que je me suis pas lavée depuis… Depuis que nous sommes partis en fait. J’ai vécu à l’extérieur avant Astoria mais je trouvais toujours un moyen de me laver. Là, ça a vraiment été différent. Je rouvre les yeux quand Max me dit que je pue.

« Je sais… » je souffle tout bas.

Un bref haussement des épaules accompagné d’un sourire teinté de résignation, et la douleur de mon bras me rappelle à l’ordre. Je baisse le regard, observe mon bras en écharpe, puis mon regard se pose sur le bout de tissu que Max vient d’utiliser. La couleur du tissu me fait froncer les sourcils. Tout à coup, le tissu et Max m’apparaissent plus troubles, plus voilés, et il me faut quelques secondes pour réaliser que je suis en train de pleurer. Je relève mon regard noyé de larmes vers Max et lève ma main valide vers son visage. Mes doigts sales effleurent brièvement sa joue et je rabaisse le visage au même moment que ma main vient se poser sur mes genoux tremblants : heureusement qu’il a eu la bonne idée de m’asseoir. Impossible d’arrêter les larmes. Tout simplement impossible. Je suis secouée de sanglots silencieux et si je suis dans cet état, c’est parce que je viens de me rendre compte que je suis vivante et que j’ai bien failli ne plus l’être. Je vis au jour le jour, j’évite de me poser des questions et là-bas, j’ai fait pareil ou, plus exactement, j’ai cru avoir fait pareil. C’était qu’une façade parce qu’en réalité…

En réalité…

« J’ai eu tellement la trouille de jamais sortir de cet endroit… » j’avoue à Max la voix tremblante.

Allez, à lui, je peux bien lui avouer. A lui, je peux bien lui montrer cette facette de moi, non ? De toute façon, même si j’aimerais lui cacher, c’est impossible.

Trop tard et impossible.



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MessageSujet: Re: the world's been hard on us (pv)   Dim 8 Jan - 20:40

Yancy a une sale gueule. Une lèvre fêlée, un bras en écharpe, un visage plus blanc que les draps de la voisine et autant de saleté sur la peau qui font que Max frotte et que rien ne part. Bientôt le t-shirt est tacheté de merde. Il a beau le plonger sans ménagement dans l’eau froide, à faire des sursauts de flotte qui tombe sur ses pompes et imbibe son pantalon, y’a jamais assez de liquide pour que la peau de Yancy sèche, pour qu’on puisse effacer, en catimini, les vestiges des dernières semaines. Il aimerait tant, pourtant, pouvoir la secouer comme une ardoise magique, que ça se tire tout ça, que ça s’efface, qu’on lui échange Yancy-qui-va-pleurer pour Yancy-qui-court-partout, pour celle qui peut suivre le rythme et pas cette âme en peine qui opère sans grande résistance, à des coups bras malhabiles sur lesquels elle lui aurait retourner bien quelques claques. Max n’est pas très doux, mais Yancy n’est pas très en colère non plus. Il l’ausculte et ça le hante. Où est ce qu’elle était, ce qu’il s’était passé. On aura beau en faire des récits au coin du feu pour les semaines à venir, y’a rien qui ne le rend plus impuissant que de regarder son amie dire adieu à son habituelle sauvagerie pour revêtir un blanc nauséabonde, un cœur lourd et des larmes qui finissent par couler le long de ses joues.

Yancy chiale. Max va ouvrir la bouche pour le lui dire, mais il a l’impression qu’elle le sait déjà. Des fois ça coule comme par magie, sans qu’on ait rien demandé ; mais cette fois-ci, c’est très voulu et c’est très réel. Il ne veut pas insister, lui demander ce qu’il s’est passé, où elle était, pourquoi elle pleure. Elle caresse sa joue, lentement, d’une main qui tremble à peine et lui aussi se sent l’envie de chialer. L’impuissance le prend plus rapidement qu’il ne s’était attendu et il se lève brutalement. « Mais t’es là. » Il dit, gueule presque, de sa petite voix suraiguë qu’il gardait pour les moments de crise. « T’es là maintenant. T’es rentrée. T’es sortie. » Il n’aime pas la voir pleurer, non, ça ne lui plait pas du tout. D’un mouvement brusque qu’elle lui pardonnera sans doute un jour, il vient s’assoir près d’elle sur le cheval en bascule, l’écrasant presque d’abord, puis passant en-dessous, la serre très fort contre lui comme il avait serré fort la chienne de Old Billy quand le tracteur lui avait bousillé le flanc gauche. Sauf que Yancy va pas mourir d’arrêt cardiaque, qu’elle sent aussi fort que le clebs mais que sa peau était encore chaude, son pouls est encore là et Max peut la sentir respirer vivement dans son cou. « Je peux faire quelque chose ? » Il demande, en sachant que ça ne sert pas à grand-chose. Sa main dans la nuque chaude de Yancy enserre doucement un paquet de mèche. Elle sent mauvais mais il ne pourra jamais s’empêcher de bien l’aimer, cette fille. De s’inquiéter pour elle, pour ce bras en écharpe qu’elle serre contre lui. Max n’est pas doux, mais il comprend. Il sait qu’il doit faire attention, à ses gestes, à ses mots. Il ne veut pas la blesser plus qu’elle ne l’est déjà.

« Je suis content que tu sois là. » Dit-il après quelques minutes. La chaise à bascule se balance doucement dans le vide, en rythme doux avec les sanglots de Yancy. Parfois, Max y file une petite impulsion pour que ça repart. « Ils sont venus aussi ici, tu sais. J’ai entendu la cloche d’alarme et j’ai caché les appareils. J’ai encore du terreau dans les oreilles mais ça valait le coup. » Il rit doucement, comme si c’était drôle. Comme s’il n’avait pas eu la trouille de sa vie, lui aussi. « Regarde. » Il soulève un pan de son t-shirt et il lui montre l’hématome dont personne n’est au courant. Ça s’est étendu pendant la nuit et c’est encore douloureux, mais la couleur s’est légèrement atténué et un mauve-violet lui marque la peau. Il se dit que ça équilibrera leurs situations. « Ça fait pas mal. » Il ajoute. « Et toi ? T’as mal ? » Et peut-être que s’il parle de son expérience, elle lui dira ce qui lui est arrivé.
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MessageSujet: Re: the world's been hard on us (pv)   Mar 10 Jan - 20:14



Je me sens tellement conne de m'effondrer de cette façon devant lui. Vraiment très, très conne. Tout va bien. Je suis là. Je suis en vie. J'ai aucune raison de pleurer, pas vrai ? En fait... Si. J'ai toutes les raisons de pleurer parce que justement, j'ai bien failli ne plus être là, ne plus être en vie. J'ai failli crever là-bas dans ma propre crasse... J'ai failli ne plus jamais poser les yeux sur les habitants d'Astoria, sur mes amis, sur Max... Max qui d'ailleurs fait écho à mes propres pensées pour me dire que je suis là d'une voix forte. Je sais bien qu'il a raison, je sais, et je suis reconnaissante d'être là mais j'ai juste eu très peur, c'est tout. J'ai failli mourir, c'est vraiment pas passé loin. Je hoche quand même la tête quand il me répète que je suis rentrée, que je suis sortie de ce trou infernal. Je dois m'accrocher à ça, à sa voix, à ses mots, mais j'ai juste vachement de mal à le faire. C'est sûr que dit comme ça, ça paraît simple, facile, et évident : j'étais en danger, je ne le suis plus. J'étais captive, je ne le suis plus. Tout va bien. Yolo. Bah non, pas yolo, pas si facilement en tout cas. Je m'essuie un peu maladroitement le nez et c'est à ce moment-là que Max s'active, encore une fois trop vite pour que je puisse suivre dans mon état. En moins de temps qu'il ne faut pour dire Quidditch (#HarryPotterpourtoujoursmêmesilemondeaprisfinbordeldemerde), il se trouve assis tout contre moi et moi tout contre lui. Vraiment tout contre lui. Il me serre avec force dans ses bras, de façon bourrue, comme lui-même l'est très souvent mais c'est tellement adorable et ça tombe surtout tellement bien que je ne peux que me blottir contre lui et glisser mon visage puant dans son cou. Je chiale encore toutes les larmes de mon corps mais là, je suis bien. J'ai mal au bras mais je m'en fous. Je m'en fous parce que je suis dans ses bras et que je voudrais franchement être nulle part ailleurs.

Je crois pas avoir ressenti un truc pareil depuis bien longtemps.
C'est con.

Il me demande s'il peut faire quelque chose alors que sa main glisse sur ma nuque, alors qu'il serre une grosse mèche de mes cheveux crades et j'esquisse un sourire. Là, dans le creux de son cou, je me contente alors de lui répondre dans un murmure quelques petits mots.

« C'que tu fais là c'est très bien. »

C'est dit à la vite, c'est dit dans un souffle, peut-être même qu'il n'entend pas tous les mots, pas grave. Il ne pourrait pas faire davantage que ce qu'il est en train de faire : il me soutient, il me console, il me protège. Pourtant, je suis pas du genre à avoir besoin d'être protégée, oh que non mais là, pour le coup, je me sens plus vulnérable que je ne l'ai jamais été. Et le temps se suspend un instant. Des secondes ? Des minutes ? Je n'en sais foutrement rien. Je suis juste là, tout contre lui, et je parviens à me calmer doucement. J'ai eu peur, si j'étais déjà certaine de vouloir profiter de la vie j'en suis encore plus certaine maintenant, je ne veux pas mourir. Parvenir à me calmer un peu me permet de davantage me raccrocher aux mots que Max a prononcés : « T'es là maintenant. » Oui, je suis là, je suis là, je suis là. J'arrête pas de le répéter : je vais me le répéter jusqu'à ce que ça rentre dans ma tête. Je suis plongée dans ce processus pas si simple quand Max brise le silence pour me dire qu'il est content que je sois là. Nouveau sourire, alors que mes sanglots s'apaisent. Les larmes coulent toujours mais j'ai conscience que je suis moins tendue maintenant.

Enfin, je le suis moins jusqu'à ce que Max ne me jette une bombe en pleine figure et c'est rien de le dire.

Quand il m'annonce qu'ils sont venus, mon sourire s'efface aussi vite qu'il est apparu et je me crispe. Je pense un « quoi ? » que je suis incapable de prononcer. Ma main valide s'accroche à Max alors qu'il continue de nous bercer sur la chaise à bascule. Je l'entends m'expliquer qu'il a planqué ses appareils et sa petite remarque sur le terreau dans les oreilles le fait rire mais pas moi. Pas moi... Je retire mon visage de son cou pour le regarder. Les larmes continuent de couler silencieusement en traçant des sillons clairs sur mes joues crasseuses. « Regarde. » qu'il me dit, « Regarde. ». Je m'exécute, je regarde. J'abaisse donc mes yeux vers sa peau qu'il découvre en soulevant son t-shirt et l'hématome, je le vois nettement à travers mes larmes. Il est énorme... Il a dû prendre un sacré coup pour que ce soit comme ça. Mon regard se fixe sur la marque et au-delà de l'horreur que cela implique, au-delà de la réalisation qu'en fait, même ici, à Astoria, nous ne sommes définitivement plus en sécurité, j'ai la haine. J'ai vraiment la haine contre ces enfoirés. Il m'assure que ça ne lui fait pas mal mais je n'y crois pas : c'est sûr que ça lui fait mal.

« Et toi ? T'as mal ? »

Je relève mon regard vers le sien de regard. Les larmes qui coulent à présent sur mes joues sont davantage des larmes de rage que des larmes de peur ou de soulagement.

« Ouais... » je lui avoue dans un souffle. « Ils ont cassé mon poignet... »

La lèvre, je n'en parle pas. Ce n'est pas grand chose. Au pire, j'aurai une cicatrice, c'est pas grave. Mais le poignet, ça va être long à guérir. Et lui... Mon regard se détourne du sien pour venir se reposer sur l'hématome et ma main valide vient effleurer la marque avant d'appuyer un peu dessus : c'est moche de faire ça mais j'aime pas qu'il me mente.

« T'as pas mal hein ? » je lui demande et finalement, je pose doucement ma main sur l'hématome. Je n'appuie plus dessus. Elle est juste posée là, avec douceur en fait. « J'vais les tuer... » Et les larmes de redoubler. « Je te jure... Je vais guérir et quand je serai capable, je vais les trouver et je vais les tuer. » Sur quoi je plante mon regard dans celui de Max. « Ils t'ont frappé... »

C'est un fait mais pour moi, c'est genre... Comme un blasphème. Ah je ne suis pas croyante ni rien mais ils ont osé touché à Max quoi, à Max.

Les enflures...



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MessageSujet: Re: the world's been hard on us (pv)   Dim 22 Jan - 3:34

Il ne faut pas longtemps pour qu’elle enroule en boule contre lui et marmonne des trucs qu’il ne peut pas entendre. « HEIN ? » Dit Max un peu trop fort, s’en rendant vite compte. Ce n’est pas que ça importe, ce n’est pas qu’il attend vraiment à ce qu’elle le lui répète. Il a appris à faire avec une sélection de mots, de fins ou de débuts de phrase, à essayer d’en deviner les parties manquantes comme dans ces grilles de jeux, dans les journaux abandonnés qui trainent autour du camp. Sourd comme un pot en trois lettres commençant par un M et finissant par un X. Yancy le savait. Elle l’avait l’habitude. Depuis tout ce temps, quand même. Il aimait parfois la précaution qu’elle mettait à épeler chaque mot haut et fort en lui présentant ses lèvres et en s’accrochant à son poignet comme pour réclamer toute son attention. Son attention, avec des lèvres pareilles… Elle avait de belles lèvres, Yancy. Toutes roses et toutes lisses et toutes brillantes. Et des grands yeux moqueurs qui vous fixaient avec attention. D’ici il ne voit pas grand-chose, seulement le haut de son crâne, avec ses cheveux gras en bataille. Il espère que ce n’est pas trop tard. Il espère que son regard recommencera bientôt à briller de malice, malgré l’horreur, malgré la situation, et ce poignet cassé sur lequel il pose doucement sa main chaude. On ne génocide pas Yancy comme ça, y’a qu’à voir comment ça sort encore de sa bouche, tous ces beaux mots qui s’entrechoquent. C’est ce que l’Amérique a fait de plus tenace, du moins, il tâche de se rassurer de cette façon. Il ne l’a jamais vu comme ça, tremblante, affamée, blanche comme un linge. Ça l’énerve presque.

Elle aussi a l’air assez remontée. Du moins c’est ce qu’il comprend lorsqu’il sent sa poigne s’accrocher au tissu de sa chemise, et lorsqu’il énonce l’apocalypse de la dernière semaine, elle s’érige d’un coup comme un diable sortant de sa boîte. Oh. Il se demande brièvement s’il aurait du attendre, lui mentir pour faire passer la pilule plus tard. Il n’y a pas pensé et il écarte rapidement la possibilité de la liste de ses idées. Mentir à Yancy, c’est dur. Surtout quand on vous fixe avec de grands yeux bleus qui font peur. Les mots patinent dans sa bouche alors qu’il la voit recommencer à pleurer, et il y a quelque part, dans le fond de son crâne, un sur-moi qui s’assène une gigantesque claque. Elle lui montre son poignet en précisant qu’il est cassé, et Max a retiré sa main et fixe le membre comme s’il avait la galle. « Ah. On va mettre de la glace, t’inquiètes. » Il n’est pas certain où il va dégoter ça, mais il se souvient de Old Billy qui avait l’habitude de se fouler les pieds en revenant de la forêt et de ces paquets de petits pois qu’il utilisait pour faire passer la douleur. Ça ferait bien l’affaire.

La douleur, il la ressent très bien lorsqu’elle lui presse le flanc un peu brutalement, sans qu’il s’y attende. « Mais aie ! » Gueule Max en se délogeant un peu du siège. Elle est pas bête, Yancy. Elle a déjà deviné. « Ca pique un peu. » Marmonne-t-il malgré lui, pris dans son mensonge. La vérité c’est qu’il avait vu pire : des bides ouverts laissant couler viscères et estomacs, un enfant au nez arraché et des femmes aux corps bleutées dont il ne voulait pas connaître les séquelles réelles... Il ne pouvait pas se plaindre. Il ne pouvait juste pas. « C’est qu’un coup de botte. Ça l’énervait que je réponde pas. » Précise-t-il, pensif. Il peut sentir la lourdeur des appareils contre ses oreilles et il se rassure un moment en les tripotant du bout des doigts. Une chose dans sa vie qu’il ne pouvait pas se permettre de perdre. Pas plus qu’il ne se permettrait de perdre Yancy. Yancy qui part rapidement en croisade, d’un coup de sang que Max accueille d’un regard triste, déçu. « Ok mais pas aujourd’hui. » Il lui dit doucement, sans forcer plus. Il la connaissait. Aurait-il osé lui dire non qu’elle aurait déjà appelé aux armes en hurlant un chant de guerre, à moitié nue dans la gadoue. « Pas demain non plus, parce que demain tu dois te reposer. » Ajoute Max. Il peut toujours essayer de gagner du temps. Sa patience aura sans doute un jour raison de sa capacité à l’insurrection, même s’il en doute furieusement. Rien ne l’arrête cette fille. Ni la fatigue, ni le vent, ni Max Baldwin. Surtout pas Maxwell Baldwin.

Longuement il la fixe, néanmoins, l’envie sur le bout des lèvres. Celle de faire une différence. De lui dire qu’il n’a pas envie, d’être vengé, de faire payer qui que ce soit pour un monde dans lequel ils avaient perdu toutes leurs références. Ça ne vaut pas la peine. Ça n’apportera que des drames, et plus de vengeance, et un deuxième poignet cassé peut-être, si ce n’est pire. Max a tout à portée de bouche, mais soudain brutalement il se lève, s’arrache au fauteuil à bascule, à Yancy qui pue, à la main froide qu’elle a posé sur son flanc en signe d’apaisement. Il peut pas. Il passe la porte de la baraque et se faufile jusqu’à la cuisine. Il en revient avec une casserole en métal qu’il lui tend. « Tiens. Mets ça sur ton poignet. » C’est froid, et ça risque de le devenir encore plus avec l’air du soir. Il pose son cul sur l’accoudoir près d’elle, et en la regardant s’activer pour soulager la douleur de l’articulation. Dans une heure, il se dit qu’il lui fera une attèle. Quand le choc sera passé. De la poche de son jean, il sort du papier à cigarette, et de l’autre, un morceau de tabac qu’il a dérobé par mégarde à l’une des sentinelles de la ville. En roulant le tout entre ses mains qui tremblent légèrement, il lui lance : « Tu veux fumer ? »


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INSCRIPTION : 08/10/2016
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IDENTITÉ : Miss B.
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STATUT CIVIL : Coeur en miettes, c'est chiant.
ANCIEN MÉTIER : Techniquement, elle était sans emploi. Bon, elle travaillait à l'atelier d'électricité de la prison mais c'était pas vraiment un boulot hein donc... Mais avant ça elle était braqueuse de banques et ça payait franchement bien.
PLACE DANS LE CAMP : Elle fait partie de la troisième équipe de ravitaillement parce que rester tout le temps au camp, même pas en rêve. Et officieusement, elle fait partie de la bande qui alimente le marché noir. Et doublement officieusement, elle fait partie de la résistance interne. #fuckEcho
ARME DE PRÉDILECTION : Elle aime tout ce qui tire des balles mais bon, son bébé est un Colt Python 357 Magnum.
ÂGE : 25 piges


MessageSujet: Re: the world's been hard on us (pv)   Mer 25 Jan - 20:32




Je ne supporte pas l'idée qu'ils aient pu lui faire du mal. Je ne dis pas que l'idée qu'ils aient fait du mal à d'autres est plus supportable, ce n'est pas ce que je dis. Je pense à ceux qui comptent pour moi, ceux dont j'ignore le sort... Et il y a lui, à quoi je dois beaucoup, qui nous a évité le pire à moi et à mon mec à l'époque où nous étions en cavale, qui a été d'une aide précieuse, auquel je me suis accrochée bien malgré moi le peu de temps que nous sommes restés là-bas parce qu'il a été super, voilà tout, et auquel je me suis davantage accrochée quand je l'ai retrouvé ici. C'était tellement improbable et pourtant... Alors oui, imaginer non, savoir qu'ils lui ont fait du mal ça me fout vraiment en rogne. Vraiment très, très en rogne et quand j'ai la rage au ventre comme ça, il est impossible de la faire disparaître d'un coup de baguette magique. La seule chose qui pourra m'aider à me calmer ce sera de le venger, comme je lui dis que j'ai l'intention de faire car non, ce n'est pas qu'un coup de botte comme il me l'explique. Ce n'est pas rien. Ce qu'ils ont fait, ce n'est pas rien. Cependant, au-delà de la rage que je ressens, l'ombre d'un sourire naît sur mes lèvres quand je l'entends m'expliquer que s'il a pris ce coup de botte, c'est parce qu'ils étaient énervés qu'il ne leur réponde pas. C'est peut-être totalement con mais je suis juste fière de lui, fière qu'il leur ait tenu tête même si c'était dangereux. Il ne s'est pas écrasé et j'adore ça : aussi borné et fier que moi en fait. Ou c'est moi qui suis aussi bornée et fière que lui, le résultat est le même en tout cas. C'est parce que je le sais borné que quand il me dit que je ne partirai pas mener ma vengeance aujourd'hui, je hoche doucement la tête, calmant intérieurement la haine qui anime mes entrailles. Quand il ajoute que je n'irai pas non plus demain, je le gratifie d'un nouvel hochement de tête : de toute façon, vu mon état, je ne pourrais pas faire grand chose. Je vais me reposer demain oui, et les autres jours aussi. Je vais reprendre du poil de la bête et quand je serai remise, à ce moment-là, je pourrai fomenter un plan pour faire payer à ces enfoirés tout ce qu'il ont pu faire.

En attendant...
En attendant, il va falloir que je prenne soin de moi, c'est sûr.

« Ok. » je lui dis finalement pour lui donner définitivement raison, pour le moment en tout cas.

Il me fixe en silence un moment et se redresse soudainement du fauteuil à bascule et s'en va. Juste... Il disparaît, me laissant là toute seule, ma main qui était posée sur son flanc encore en l'air tellement je ne m'attendais pas à ça. Je cligne des yeux, ne comprenant pas ce que j'ai bien pu faire pour le faire fuir comme ça. Et, peut-être parce que je suis fatiguée et à fleur de peau, les larmes me remontent aux yeux. J'étais bien là près de lui et lui il... Bon. Je vais rentrer. Je lui demanderai plus tard ce que j'ai fait car là, je n'ai pas le courage. Vraiment pas le courage. Pas le temps d'esquisse le moindre geste pour bouger de là cependant car Max réapparaît. Je relève mon regard vers lui et soupire de soulagement quand je vois qu'il tient une casserole. Même si je ne sais pas pourquoi il se pointe avec une casserole, je suis juste rassurée qu'il soit là, qu'il ne soit pas fâché. Je saisis rapidement le pourquoi de la casserole et la récupère quand il me la tend. Le contact froid sur mon poignet est d'abord surprenant mais fait finalement beaucoup de bien et je laisse échapper un soupir. Du coin de l'oeil je vois Max sortir de quoi se rouler une cigarette et l'odeur du tabac chatouille très agréablement mes narines. La vache, ça fait un bail que je n'ai pas fumé. Du coup, le voir rouler la cigarette entre ses mains tremblantes me donne envie. Et quand il me propose de fumer je n'ai qu'une seule envie : dire oui. Je fumerais même bien de l'herbe, il m'en reste un peu dans le fond d'un de mes tiroirs. Oui, j'ai foutrement envie de fumer et je regarde la cigarette roulée avec envie en esquissant un sourire mais le dit sourire se fane doucement.

« En fait... »

Je relève mon regard vers Max.

« J'ai vraiment envie de fumer mais je préférerais prendre une bonne douche avant. »

Certains diraient qu'attendre cinq minutes de plus ce n'est pas grave mais moi, ces cinq minutes de plus, elles seraient les cinq minutes de trop. Peut-être que Max ne comprendra cependant pas alors, je ressens le besoin de me justifier. Je ne voudrais pas qu'il se vexe...

« C'est juste que je voudrais nettoyer toute cette crasse. Je voudrais... Faire disparaître tout ça... »

Et c'est un regard lourd de sens que je lui adresse. Ce « ça » que je veux faire disparaître englobe les mauvais souvenirs de ma captivité. Je vais garder les images longtemps dans ma tête, peut-être toute ma vie, mais me laver de la tête aux pieds ce sera déjà un bon pas en avant pour passer à autre chose et laisser toute cette horreur derrière moi.

« Après, j'aimerais bien fumer une cigarette mais là... » Je grimace, ayant vraiment peur que Max ne le prenne mal. « Tu dois en avoir marre de mon odeur en plus non ? Moi j'ai fini par m'habituer, c'est pas pareil... »

Un moyen comme un autre d'essayer de rendre ma demande moins égoïste et moins blessante, dans le cas où elle le serait...



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MessageSujet: Re: the world's been hard on us (pv)   Sam 18 Fév - 21:33

Elle lui dit ok, mais Max n’est pas dupe. Il y a des combats perdus d’avance, et convaincre Yancy Gordon d’abandonner ses croisades en faisant parti, en bonne place derrière Trump et le réchauffement climatique ou le dramatique troisième épisode de la deuxième trilogie Star Wars. Il y avait des choses qui ne voulaient juste pas s’admettre dépasser par les faits. Alors il accueille sa moue d’un regard plus dur, un peu inquisiteur, qui cherche la vérité derrière le mensonge ; mais même si la pensée lui fait monter la moutarde au nez, Max ne dit rien. Un autre jour, pensa-t-il. Aujourd’hui Yancy avait besoin d’une victoire, même d’une victoire contre elle-même.

L’odeur de tabac lui montre au nez, et détendent ses mains tremblotantes. Il ne sait pas depuis quand ses nerfs ont décidé de faire du yoyo, mais quelque chose à l’intérieur n’a pas supporté d’être malmené. L’angoisse sans doute. Max fait s’élever les nuages au-dessus de sa tête et le machin se consume à grande vitesse lorsqu’elle lui annonce son attention de prendre une douche. Il y a un tel abattement dans sa voix que ça lui surprend. Il baisse les yeux vers elle. La lèvre est toujours enflée, son visage a repris des teintes roses mais c’est vrai que toute la poussière accumulée s’entasse en morceaux sur son crâne. Yancy, qui est d’ordinaire aussi blonde que lui, a le crâne bien gris. Max étale une main gentille sur le haut du machin pour chasser les gros morceaux de terre, de suie et d’autres résidus dont il ne veut pas connaître la contenance. « Ouai, bonne idée. » Lance-t-il. Il n’a pas compris la référence au « ça », ni le regard lourd de sens qu’elle lui adresse et qui, au mieux, lui fit rentrer un peu plus la tête dans les épaules. Maxwell Baldwin n’était pas abonné aux sous-entendus et autres délicates communications du genre humain. Il se gratta la tête sans trop comprendre pourquoi l’annonce d’une douche semblait être lié à autant de mystère. « Je vais te donner de quoi. » Dit-il en se levant. Il l’invita à le suivre dans la baraque silencieuse. En passant par la cuisine, il reposa la casserole dans l’évier et fit couler l’eau froide avant de s’éloigner en trottinant. Le métal aurait bien le temps de descendre en température lorsqu’elle aurait terminé. Il la fit monter à l’étage, et près de la porte accolant sa chambre, alluma la lumière, dévoilant la salle de bain. Le carrelage avait vieilli mais les canalisations avaient été réparés depuis peu. « Chaud. » Dit-il en indiquant le premier bouton. « Froid. Shampooing. » Dans un sac sandwiche refermé, le produit faisait des bulles. « Prends ce dont t’as besoin. » Il sembla réfléchir pendant dix secondes interminables avant d’esquisser un petit “ah” de surprise. Disparaissant dans sa chambre, il revint les bras chargés d’une serviette, d’une chemise et d’un jean délavé. « C’est grand mais c’est propre. » Avant de repartir, il s’arrêta sur le pas de la porte. Yancy crade face à la baignoire, à ces fringues trop larges pour elle… Yancy dans la merde jusqu’au cou. Yancy qui rame, Yancy qui pleure. Une situation qu’ils avaient déjà vécue, de nombreuses années auparavant. « Yancy… » Dit Max, doucement. Il aime son nom et les souvenirs qu’elle trimballe avec elle. Lorsqu’elle se retourna, il ajouta : « Appelle-moi si tu as besoin d’aide. » Il referma la porte derrière lui et dégringola les escaliers dans l’autre sens.

Dans la cuisine, il essaya de trouver de quoi faire une attèle. Elle allait sacrément en avoir besoin, même pour ce soir, lorsque le choc retomberait et que la douleur sera forte. Les deux pieds en équilibre sur le comptoir, il dénicha de vieilles bandes de gazes. Encore rien pour soutenir le bras cassé, mais il casserait une chaise s’il le fallait. A l’étage, l’eau de la douche continuait à couler. Max remit la clope entre ses lèvres et s’affaira à briser un morceau d’étagères à grands coups de pieds fébriles.
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