he smiled, and his face was like the sun. (jayden)

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 he smiled, and his face was like the sun. (jayden)

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member / settler of astoria
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INSCRIPTION : 05/12/2016
MESSAGES : 114
IDENTITÉ : FERN
FACECLAIM : matthias schoenaerts, alas.
MULTILINKS : lilith la démone & winnie the beuh
POINTS : 328

STATUT CIVIL : le coeur porte le fardeau d'un amour qui ne s'est jamais éteint, et les blessures d'un harakiri.
ANCIEN MÉTIER : ambulancier ; c'est qu'il tentait de sauver les âmes, perdant pourtant un bout de la sienne un peu plus à chaque fois.
PLACE DANS LE CAMP : ravitailleur dans la deuxième équipe.
HABITATION : dans la maison #11, avec des gens qui pansent son coeur et calme un peu ses tourments.
ARME DE PRÉDILECTION : trouvaille d'y il a quelques mois, un coup de poing américain taser dont il ne se sert que très rarement.
ÂGE : trente-six années.


MessageSujet: he smiled, and his face was like the sun. (jayden)   Sam 24 Déc - 16:28

Il ne s'est pas posé de questions ; le coeur était trop enflé d'un comble certain pour qu'il puisse réellement être capable de le faire.
Alfons s'est glissé, là, dans la tanière du presque sacrifière. Il a salué, petit sourire au coin des lèvres, les locataires déjà présents, espérant qu'il n'en fasse pas parti
Il n'avait pas envie, non, de pleurer sa vie là, tout de suite.
C'est que l'emotion était forte et fautive, dans ses trippes, après la semaine écoulée.
C'est que le coeur avait des blessures étranges et qu'il ne savait pas trop comment il allait réagir, en le croisant pour la première fois, après cette promesse, cette merde, ce service un peu con.
Alfons baisse les yeux, un peu con, là, au milieu de la maison. Il dévisage les objets mais au final, rien de leur appartient vraiment ; un peu intrus qu'il est, au milieu du salon, trop perdu pour savoir réellement quoi faire.
Un murmure de pardon, lorsque quelqu'un passe à ses côtés, et la tête qui rentre un peu plus, entre ses épaules.
Peut-être aurait-il du attendre un peu plus longtemps, avant de venir le voir ? Le soleil est à peine un point de lumière à l'horizon, Jayden doit avoir ce besoin de reprendre des forces, aussi.
Des forces, oui. L'allemand inspire d'un souffle un peu brisé et déferle vers la cuisine, un peu incertain, guettant une réprimande d'un regard.
Un instant, long, et il ose ; les doigts ouvrent tiroirs et portes, prennent ingrédients et toutes choses qu'il juge utile, avant de se mettre au travail.
L'esprit s'occupe, le coeur panique encore un peu, dans la poitrine. Il ne s'est pas calmé encore, pas depuis une semaine, pas avant de le voir enfin, de savoir qu'il va bien. Une part de lui avait envie de demander à Dacre, lorsqu'il est rentré, mais il n'a pas osé. Par sa mine, par son air, par son aura.
Le coeur ne s'est que crispé encore plus fort que la colère étrange s'est frayée un chemin dans ses trippes, comme au cours des derniers jours, envers les autres, lui-même.
Mais l'homme n'y pense plus ; les doigts s'exécutent, l'odeur s'élève dans la maisonnée et il ne pense pas, non, à ces conneries qui lui tourmentent l'esprit depuis trop de jours, déjà.
Il essaie, du moins, du mieux qu'il peut.
Il essaie du moins, pour le temps qu'il peut.
Il entend ; le parquet qui craque, venant de la maison. Le silence rêgle, depuis plusieurs minutes déjà. La tête se lève et il voit. Il voit l'ami, l'ancien ennemi, le personnage étrange de sa vie. Le dévisage un peu, ne sachant pas trop comment respirer pendant un instant, avant de pincer ses lèvres, fortement.
Peut-être pour retenir ses larmes ; il se sent con, tellement. Il se sent bête, horriblement, et les lèvres tremblotent, par l'élan d'émotion.
Mais sourire, au final, sur ses lèvres fines. Alfons lui adresse un hochement de tête et baisse les yeux, sur les bols divers contenant diverses préparations. Il se sent con, un peu, d'avoir vider une partie de leur réserve pour ses conneries.
Il ne le dit pas, pourtant.
- ... t'es là. Il ne trouve rien d'autres à dire. Peut-être car il a trop de paroles coincées dans sa gorge. Les lèvres se tordent encore dans une étrange moue, avant qu'il ne soupire, appuyant ses mains sur le comptoir.
- J'voulais préparer un truc et t'le monter dans ta chambre, pour pas qu'tu t'lève; il grogne un peu, surtout en colère contre lui même pour ne pas avoir été assez vite, et pour d'autres choses, aussi.
Il ose à peine poser son regard sur lui, mais il le fait, Alfons, car il le doit. Le regard est aiguisé, dévisage les parcelles de peau qu'il peut voir, cherche des blessures à guérir.
- Assis toi - les paroles sortent, vives et un peu folles, comme les battements de son coeur - enlève ton chandail, j'vais regarder tes blessures. t'en as ? un médecin t'a inspecté, hier ? mal de tête, de ventre ? crampes, vertiges ?
Il a quitté le comptoir pour s'approcher de lui, l'observe avec l'oeil de l'ambulancier, un peu con, car quelqu'un s'est certainement déjà occupé de tout ça.

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MessageSujet: Re: he smiled, and his face was like the sun. (jayden)   Sam 24 Déc - 17:29

He smiles and his face was like the sun
/ Alfons & Jayden /
Ils s’en étaient sorti. Soledad était parvenue à rejoindre le camp, à rassembler une équipe. Ils n’avaient pas été oubliés. Jayden et son optimisme légendaire l’avait fait laissé tomber, au bout de quelques jours. Il n’avait plus eu d’espoir. Il s’était dit qu’ils n’enverraient personne, qu’ils étaient condamnés à rester sur place, à crever comme ça, comme des rats. Il ne le voulait pas, bien évidemment mais il fallait se rendre à l’évidence. Les jours étaient passés, il n’y avait rien d’autre à faire que de penser, tout le temps. Il s’était fait des tas de scénarios dans sa tête, avait pensé à tous ceux qui lui étaient proches. Il se perdait dans ses souvenirs pour oublier, pour s’évader. Parfois ça fonctionnait, parfois pas. Quoi qu’il en soit, ils étaient venus, les avaient sauvés, et tous étaient rentrés sur le camp. Même ces inconnus qui avaient partagés l’entrepôt avec eux… mais Jayden n’aurait jamais imaginé retrouver le camp de cette façon-là. Des blessés, des morts… trop de victimes. Leur kidnapping n’avait été qu’une distraction, une diversion pour mieux pouvoir s’emparer d’Astoria. Ils étaient venus, avaient vaincus et s’en étaient allés. Jayden les détestaient, ces monstres. Il ne pouvait pas se rendre compte de l’étendue des dégâts. Pas encore, du moins.

A son arrivée, ils avaient été pris en charge, checkés de loin et de près. Jayden n’avait aucune envie de rester en observation. Il avait mal, oui. Son corps était recouvert de bleus, il n’en avait rien à faire. Il devait s’assurer que sa famille était en sécurité. Il prit des anti douleurs et s’en était allé. Il y avait beaucoup plus grave que son cas. Son cœur s’était resserré à l’idée que sur l’un de ses lits puisse être étendue l’une de ses sœurs. Heureusement, elles n’y étaient pas. Il avait retrouvé Reese, Blake, Olivia. Elles étaient toutes en vie. Il avait eu l’impression d’avoir pu se remettre à respirer tant le soulagement était énorme. Il n’avait d’ailleurs pas fait long feu, ce jour là. Il s’était écroulé dans son lit – lui qui pourtant souffrait d’insomnies.

Le sommeil léger, il s’était réveillé en entendant du bruit dans la cuisine. Il descendit, en espérant y retrouver Reese. Mais ce n’était pas elle. Au milieu de la pièce, Alfons. Le ravitailleur arqua un sourcil de surprise, mais son air froid naturel se changea en une expression plus neutre. Il lui rendit son hochement de tête. Il était content de voir qu’il n’avait pas été blessé. Alfons semblait ému, qui finit par ouvrir la bouche. « Ben j’habite là. » Lui faisait remarqué Jayden, sans méchanceté, à dire vrai, la maladresse de son collègue lui arrachait un sourire.  Son regard se posa sur les divers bols, tandis qu’Alfons lui expliquait avoir voulu lui apporter le déjeuner dans sa chambre. « Désolé, mais j’apprécie l’geste, t’inquiètes, hein… t'es un romantique, mec.  » Lui soufflait Jay, en le voyant un peu au bout de sa vie. Ça le mettrait presque mal à l’aise, mais voilà qu’il commençait à lui ordonner de s’asseoir, pour l’occulter. Il fronça les sourcils, en voyant la mère juive s’approcher de lui. « Hé! Chill, t'inquiètes, ouais, ouais, c’juste des bleus, panique pas maman, on m’a filé des anti douleurs, un somnifère et j’étais parti, ça m'a fait du bien. » Il se marrait, ce qui le fit grimacer en même temps, de douleur. Ça lui apprendra, à se foutre de sa gueule, ouais. Mais c’était plus fort que lui, Jay n’était pas du genre à se regarder le nombril, il y avait toujours plus grave. Ça passera, même si ça piquait sévère. « Qu’est ce que tu m’as fait de bon ? T’étais pas obligé, tsais... et toi alors, ça va...? » Lui demandait-il en reposant son regard sur son collègue. Il espérait qu'il n'avait perdu personne. Certaines douleurs n'ont pas besoin d'être physique pour être terribles.

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ANCIEN MÉTIER : ambulancier ; c'est qu'il tentait de sauver les âmes, perdant pourtant un bout de la sienne un peu plus à chaque fois.
PLACE DANS LE CAMP : ravitailleur dans la deuxième équipe.
HABITATION : dans la maison #11, avec des gens qui pansent son coeur et calme un peu ses tourments.
ARME DE PRÉDILECTION : trouvaille d'y il a quelques mois, un coup de poing américain taser dont il ne se sert que très rarement.
ÂGE : trente-six années.


MessageSujet: Re: he smiled, and his face was like the sun. (jayden)   Lun 9 Jan - 0:59

Un rire.
Juste un rire, et la tempête se calme, brusquement. Le vent n'est plus, comme les gestes. L'homme inspire enfin, et un poids disparaît. La chose est légère, presque insignifiante, mais lui apporte beaucoup.
Alfons n'entend pas les mots. Il n'en a pas besoin, des mots. Il observe, simplement, et laisse le t-shirt retomber à sa place, sans faire de drame pour si peu.
Si peu, oui. L'allemand porte sa main à sa crinière indomptable, soupire et sourit, au final.
Il écoute, attentif, le rire encore présent, aux lèvres de Jayden, comme pour se rassurer. Comme pour se rassurer qu'il est véritable et non mensonges, et que l'homme va véritablement bien. Car les mots ne sont que des mots, et nombreux sont ceux porteurs de mensonges, surtout ces derniers temps.
Les ' je vais bien ' sont au sommet du top 10, depuis quelques jours.
- Qu’est ce que tu m’as fait de bon ? T’étais pas obligé, tsais... et toi alors, ça va...?
Il cligne des yeux, un instant. A oublié, un moment, ce qu'il faisait, avant qu'il ne descende les escaliers. Alfons doit jeter un regard derrière lui pour apercevoir les divers plats farineux.
Un rictus, léger ; il se moque de lui-même, et ça le détend, un peu.
La main retourne dans la crinière, chasse les mèches folles, recommencera dans quelques secondes, par réflexe. Alfons dévisage encore Jayden, à peine une seconde, le regard finit par glisser car le plancher.
Cette fois-ci, le rire vient de lui, même s'il est léger, fantomatique. Il secoue la tête, légèrement, avant de lui tendre les doigts pour lui presser le biceps, un peu, sans forcer.
- ça va, oui.
Paroles simples, beaucoup trop peut-être. Mais Alfons n'a jamais été de ceux à trop en dire pour si peu. Il dit les choses comme elles sont, simplement.
Le regard se perd sur son torse, les yeux se plissent. Il cherche, sans voir, avant de retourner au comptoir. Mieux vaut ne pas l'agresser plus qu'il ne l'a déjà fait ; certaines blessures sont invisibles à l'oeil nu, de toute manière.
Les mains, de nouveau, plongent dans la farine.
- Des boules crues.
Les doigts s'enfoncent dans le plat puis en sortent, créent boules multiples.
- Il y a plusieurs saveurs, mais elles sont en général protéinées.
L'oeil se lève, revient vers son ami. Alfons ne peut s'empêcher de chercher une blessure, de nouveau. Il ne trouve pas, et pétrie avec plus de fermetés la boule qu'il tient, entre ses doigts.
Il aimerait être capable de faire plus que cela.
Les gestes restent brusques, vifs. Il se sent impuissant, mais ne l'admet pas.

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MessageSujet: Re: he smiled, and his face was like the sun. (jayden)   Lun 9 Jan - 2:01

He smiles and his face was like the sun
/ Alfons & Jayden /
Face au soudain silence du jeune homme, Jayden finit par relancer, lui demandant comme il allait. C’était tout de même étrange qu’il se soit pointé là, faisant sa vie tranquillou dans sa cuisine – mais Jayden ne se posait pas un million de questions. Sans doute était-il encore un peu dans le coltard, et puis son geste partait d’une bonne intention. Il avait l’air moins inquiet, d’un seul coup. Jayden s’amusait de le voir agir comme une mère juive. Il ne pensait pas que se serait son genre. Cherchant également à savoir ce qu’il avait fabriqué dans la cuisine, le ravitailleur l’interrogeait à ce sujet. Son interlocuteur, semblait surpris, comme si lui-même avait oublié ce détail. Il arqua donc un sourcil, suivant le regard du jeune homme vers l’arrière. La réponse peine à arriver, ce qui ne fait qu’accroitre. Il lui dit aller bien, ce qui fit hocher la tête du blond.

« Ravi de l’entendre, alors. » Oui, ça lui faisait plaisir. Il ne souhaitait pas voir ses collègues et amis blessés. Un peu perplexe, le jeune homme se dirigea finalement vers la machine à café, désireux de se réveiller, alors que son ami lui expliquait lui avoir préparer des boules crues. N’ayant aucune idée de quoi il parlait, il jeta un coup d’œil à ce qu’il tenait dans ses mains.

« J’veux bien te croire mais c’est quoi ? » Dit-il au sujet de ses fameuses boules crues. Il malmène d’ailleurs la chose entre ses doigts. Jayden n’a aucun souvenir d’avoir déjà eu l’occasion de mettre un truc pareil dans sa bouche. Faut dire qu’il n’a jamais été un bon cuisinier, il avait plus tendance à se faire des pâtes, de commander des sushis et autres conneries. Une chance que sa petite sœur soit un peu plus débrouillarde que lui. Autrement, il ne sait pas comment il aurait fait pour ne pas crever de faim.
Trouvant toujours la scène un peu surréaliste, le ravitailleur passe finalement une main derrière sa nuque, un peu nerveusement. « Ecoute, si t’es là parce que tu t’sens coupable, y  a pas d’quoi, t’inquiètes. » Franchement, sans vraiment prendre de détour, le ravitailleur reposa ses iris claires sur celui d’Alfons.  Autant aller droit au but, non ? Il ne lui en voulait pas, comment pourrait-il ? Il ne pouvait pas prévoir ce qu’il se passerait – et même si c’était le cas… ce n’était plus très important à présent, c’est passé.


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ANCIEN MÉTIER : ambulancier ; c'est qu'il tentait de sauver les âmes, perdant pourtant un bout de la sienne un peu plus à chaque fois.
PLACE DANS LE CAMP : ravitailleur dans la deuxième équipe.
HABITATION : dans la maison #11, avec des gens qui pansent son coeur et calme un peu ses tourments.
ARME DE PRÉDILECTION : trouvaille d'y il a quelques mois, un coup de poing américain taser dont il ne se sert que très rarement.
ÂGE : trente-six années.


MessageSujet: Re: he smiled, and his face was like the sun. (jayden)   Ven 20 Jan - 0:07

Une phrase.
Une simple et unique phrase.
Alfons stoppe son geste, une boule entre les mains. Le souffle lui manque pendant une seconde, sans qu'il ne sache réellement pourtant, avant qu'il n'amorce un mouvement.
Lent, il pose la nourriture sur le comptoir et soupire, doucement.
Soupire, longuement.
Ses épaules s'affaissent un peu, les mains posées sur le comptoir, comme pour retenir son corps, lourd, trop lourd.
Évidemment, qu'il se sent responsable.
Pour Jay.
Pour Dacre.
Et tous les autres, bien qu'il ne connaisse pas leur nom à chacun.
Il est de ceux là, l'Allemand. Il est de ceux à s'accaparer de tout les fardeaux du monde, si on ne le secoue pas un peu. Il est de ceux à prendre tout les blames, sans broncher, car il le mérite, au final.
Même en abandonnant son poste d'ambulancier, même en abandonnant la médecide, il se sent encore capable des pires maux, des pires blessures.
Les lèvres se pincent et l'oeil se lève enfin, pour affronter le regard de Jayden. Une part de lui a envie d'observer ses blessures, de nouveau, mais l'autre l'en empêche. Peut-être n'est-il pas aussi auto-destructeur, au final.
Peut-être, oui.
- Évidemment que je suis coupable, Jayden.
La voix tonne, forte et sans failles. Le visage d'Alfons est fermé, froid. Envers lui-même, et non envers son ami.
Le regard reste posé sur lui quelques secondes, encore, avant qu'il ne secoue la tête. Avant de retourner à ses boules de merde.
- Peu importe que tu dise que je ne le suis pas, ou encore que tu le pense sincérement. Tu as pris ma place, cette journée-là.
Il s'arrête, une seconde. Les paroles quittent rapidement ses lèvres et le souffle lui manque, tant il les dit avec puissance. Alors, il inspire, se calme un brin, avant de continuer.
- Tu as pris ma place, et mes blessures. Mes tortures, ou qu'importe ce qui est arrivé, là-bas. Tu ne méritais pas ça.
Une dernière boule, et il a fini. Il les pose dans le plat puis le glisse vers Jayden, de l'autre côté du comptoir. Un regard, au fond de ses yeux.
- Alors mange, et rétablis toi.
Pas un ordre, non.
Il implore.

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MessageSujet: Re: he smiled, and his face was like the sun. (jayden)   Ven 20 Jan - 20:03

He smiles and his face was like the sun
/ Alfons & Jayden /
Jayden n’est pas complètement con, il se doute bien que derrière cette visite se cachait peut être un sentiment de culpabilité. Il sait qu’il ne devait pas être parmi cette équipe de ravitailleurs. Ce n’était pas son jour, mais ce qui est fait, est fait. Il n’a pas à s’auto-flageller pour ça. Jayden ne lui en voulait pas, à aucun moment, il aurait souhaité que son ami soit là à sa place. Il ne voyait pas les choses de cette manière-là. Alors, il pouvait essayer de se « rattraper », en lui cuisinant des choses improbables qui semblaient bonnes, mais ça ne changerait pas ce qui s’est passé, et ça ne changerait non plus pas son opinion sur la question : il n’a rien à se faire pardonner. C’est ainsi, ça aurait pu arriver un autre jour, à n’importe qui d’autre. Ils ne l’avaient pas vus venir, et il n’était clairement pas la seule victime dans cette histoire. Sur le camp, ils avaient tout autant souffert.

« Personne ne mérite ce qu’on a enduré là-bas. » Continue-il par argumenter, les sourcils froncés. « Alors oui, j’y étais, et pas toi, mais ça sert à rien de t’en vouloir. » Poursuivit-il, en soupirant. Il n’a pas besoin de ça, ça ne changeait rien, c’était arrivé. Alors, il comprenait bien sûr, pouvait imaginer ce que le jeune homme traversait en ce moment. A sa place, il aurait réagi de la même façon probablement. C’est humain, de vouloir prendre la douleur des autres, surtout en sachant qu’il aurait dû y être.

« Personne ne voulait être là-bas, ni sur le camp, chacun a eu sa dose d’horreur. » Il prit le plat qu’Alfons lui tendait, y jeta un coup d’œil tandis qu’il lui priait de manger et de se rétablir. Le blond hocha la tête, en prenant une des boules pour y gouter. Il lui adressa un sourire, après coup, et lui balança : « ça va aller, Alfons. » Il le fallait, en tout cas.



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