We'll run for our lives - w/Leto

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 We'll run for our lives - w/Leto

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member / settler of astoria
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IDENTITÉ : Magnèto
FACECLAIM : Michael Fassbender
MULTILINKS : Edrick Burnett
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STATUT CIVIL : Divorcé.
ANCIEN MÉTIER : Commissaire-priseur au chômage.
PLACE DANS LE CAMP : Fossoyeur
ARME DE PRÉDILECTION : Ses poings et son couteau.
ÂGE : 39 ans


MessageSujet: We'll run for our lives - w/Leto   Jeu 29 Déc - 22:58

WE'LL RUN FOR OUR LIVES
/  Arthur & Leto /
Astoria
10 heures.


Un grand buisson touffus lui fournissait un abri adéquat tandis qu’il observait la jeune brune courir. Derrière lui s’étendait le parc, des herbes humides lui trempant les genoux et des buissons qui lui seraient utiles pour rester caché quand le moment serait venu de la suivre. Ce n’était pas un pervers, un fou, ni rien de tout ce dont on pouvait le traiter. S’il était fou, il sauterait sur la brune et trancherait la gorge de tous les hommes qui s’approcheraient d’elle et tout serait réglé. Mais il savait ce qu’il faisait et pourquoi. Il connaissait la différence entre le bien et le mal. Arthur gardait les yeux rivés sur le chemin qu’elle prenait tous les matins. C’était sa petite habitude. Il plissa les yeux. Où est-elle ?
Tous les matins au cours de ces trois mois, avec une régularité d’horloger, Leto allait courir. Il sortit la tête du buisson pour jeter un oeil quand soudain elle arriva face à lui. Arthur entrouvrit les lèvres complètement fasciné par sa beauté. Elle n’avait pas changé quoiqu’elle lui semblait plus belle chaque jour. Il aurait aimé que sa course ne s’arrête jamais. Le jeune homme aimait tout chez elle, son allure, les sensations qu’elle lui avait procuré, son odeur, le son de sa voix. Leto, son ex-femme, était l’amour de sa vie. Il ne pouvait se résoudre à la quitter ou à juste tourner la page. Depuis leur rencontre il en était fou même après la mort de leur fils, il ne pouvait pas la laisser. Il esquissa un petit sourire en pensant à leur début. Son coeur se serra et les larmes lui montèrent aux yeux.
Une brise fraîche lui effleura les bras. Il se baissa dans le buisson, espérant qu’elle ne l’ait pas vu. Voilà des semaines qu’il la suivait. Ses cernes et son teint pâle, donnait au fossoyeur les airs d’un cadavre. Il ne dormait presque plus, notamment après ce qui était arrivé au camp. La douleur des coups, la peur de perdre son amour… Il n’avait pas fermé l’oeil de la nuit. Son coeur tambourinait au rythme des pas de Lettie. Il le sentait dans tout son corps mais son esprit était ankylosé, incapable de comprendre son environnement.
Quand elle passa devant le buisson où il se trouvait il se mit à respirer fort dans un accès de manque de courage et fixa toute son attention sur ses chevilles. Il se mit à la suivre, non sans mal. Il était une coquille vide qui essayait de trouver son âme-soeur. Continuant son aventure, il se trébucha en plein milieu du chemin. Il tomba lourdement au sol dans “ouf”. Grimaçant, il passa ses doigts sur ses côtes.

« Merde » souffla-t-il.

Ouvrant les yeux il observa les arbres et leurs branches. L’Irlandais soupira. Il n’avait jamais été très doué pour le jogging de toute façon.


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MessageSujet: Re: We'll run for our lives - w/Leto   Jeu 5 Jan - 3:46

we'll run for our lives
I believe there's a time when the cord of life should be cut, my friends. I believe there's a time when the cord can be cut, and this vision ends ♫
J’avais quitté le lit de Josh en plein milieu de la nuit. Sournoisement, alors qu’il dormait, comme un acte de vengeance que je refusais de m’avouer alors que je m’étais tournée et retournée, seule dans mon lit, sans pouvoir trouver le sommeil. Résolue, j’avais guetté l’éclaircissement de l’horizon qui n’arrivait jamais assez vite. J’avais enfilé mes vêtements de la veille, quitté la maison sans même passer par la case salle de bain et, enfin, j’avais commencé à courir, sans échauffement malgré la raideur de ma cheville qui me rappelait parfois encore l’entorse dont je sortais à peine. Un majeur fièrement dressé à la face des lois de la nature, les narguant de me balancer leurs rétributions dans la gueule. Gueule que je savais hagarde, avachie par le manque de sommeil qui me transformait immanquablement en panda en manque de bambou. Sous la morsure du vent glacé qui me frappait le visage, je sentais la tension de ma peau à la fois sèche et grasse de sébum, à l’instar de mes cheveux attachés à la va-vite en une petite queue de cheval ébouriffée. Ma tenue de course, qui déjà quand je l’avais lors d’un raid trouvée pliée dans un placard jamais ouvert depuis des années hurlait qu’elle avait connu de meilleurs jours, était sombre, poussiéreuse et tâchée, n’ayant pas vu la couleur d’un lavage depuis une bonne semaine ; à quoi bon perdre de l’eau et du savon lorsqu’on sait qu’elle sera cradée chaque jour, tous les matins à la même heure. Et puis, qui me restait-il à impressionner ? Les passants matinaux dont j’évitais habilement le chemin afin de ne pas avoir à interrompre ma course pour me perdre dans de banals échanges de civilité ? Josh, qui m’avait déjà vue dans des états encore moins attrayants ? Je retroussai la lèvre inférieure et soufflai un ricanement désabusé en ignorant le soubresaut de mon estomac. Sûrement pas.

Mes pas, robotisés par l’habitude, m’avaient menée au parc et je le traversai en me tenant à distance des allées et des potagers pour préserver ma solitude. Je longeai un bosquet, frissonnant alors que l’air se faisait plus frais encore sous les ombres de petits pins. Ce fut alors que j’amorçais un court virage pour me remettre au soleil que, soudain, mon oreille se tendit vers un bruit dans mon dos, un bruit qui, mon expérience de survie me l’avait appris, ne devait rien à l’agitation naturelle de mon environnement. Mon instinct ne me permit ni de me laisser continuer en m’octroyant le bénéfice du doute, ni de me rassurer en me disant que je n’avais techniquement rien à craindre entre les murs du camp et que je n’étais pas la seule à avoir le droit de me balader de bon matin : je pilai et fis aussitôt demi-tour, les mains légèrement relevées à hauteur de ma taille, les traits tendus et les sens à l’affût bien que ma respiration, perturbée par ce brusque changement de rythme, n’étouffât quelque peu les sons qui m’environnaient. Ce qui ne m’empêcha pas d’entendre clairement le « merde » qui s’éleva des buissons à seulement quelques petits mètres de moi et qui me fit prendre un pas en arrière tandis que tous mes muscles se raidissaient.
« Qui est là ? » lançai-je autoritairement, les yeux rivés dans la direction d’où était venue la voix. « Si c’est une blague, je vous préviens : j’ai pas envie de rire ! » Je retins un halètement et, agacée, soufflai plus pour moi-même : « Il est trop tôt pour ses conneries… »


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MessageSujet: Re: We'll run for our lives - w/Leto   Jeu 5 Jan - 20:44

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/  Arthur & Leto /
Arthur était calme. Après des années de stress et de faux pas, guettant le grain de sable ou redoutant l’absence de sentiment, il avait soudain l’air serein. Il était assis dans l’herbe, caché dans un buisson. Les mains crispés sur ses genoux, ses yeux allaient et venaient de droite à gauche. Lettie n’avait jamais été dupe. Elle était constamment en alerte et aujourd’hui ne ferait pas exception. Le regard dans le vide il déglutit. Comment pouvait-il être aussi idiot ? Ce n’était pas la première fois qu’il la suivait dans le camp mais il avait toujours su esquiver son attention. Il fallait déguerpir, immédiatement, prendre son courage à deux mains et se mettre à courir, filer jusqu’à sa chambre et s’y enfermer. L’ombre de la crise de nerf planait déjà au dessus de sa tête, elle le caressait doucement. Dégager vite. Arthur commença à rassembler ses esprits. Comment s’y prendre ? Comment expliquer qu’il était là, caché dans un buisson ? Ça tournait à toute vitesse dans la tête d’O’Bradain, prendre le large, quitter son nid sans faire de détour, sans parvenir à voir comment tout ça allait se passer. Arthur se mit à réfléchir trente secondes, peut-être moins. Il se leva, sortant des buissons faisant virevolter quelques feuilles. C’est parti.
Il souffla comme après une course, les mains serrées écartées de ses cuisses. Cherchant l’air et les yeux dans le vague et parfois sur Lettie. Ils avaient vécu des tas de choses et traversé nombre de feux mais là c’était différent. Elle allait lui faire sa fête. Entre eux ça avait duré quelques temps et un matin, elle était partie. Il l’avait regardé comme un mirage en train de se réduire, sans parvenir à comprendre ce qui se déroulait, que son ex-femme avait décidé de le laisser continuer seul et de survivre sans lui. Arthur se mit à trembler. Ayant tenté de la retenir, lui avait juré qu’un jour il allait changer mais cela n’avait rien changé. Le temps était passé, il avait survécu comme il avait pu, il n’avait pas couché avec d’autres femmes, il avait bu, peut-être un peu trop et rigolé aussi un peu. Aujourd’hui, Arthur pensait que le temps passait pour rien.

« Salut. » marmonna-t-il comme un enfant prit en flagrant délit sans oser la regarder.

Lettie était belle, brune et quelque chose d’un peu masculin sur le visage. Il lui trouvait un charme fou. Ses cheveux courts, elle avait toujours l’air naturelle. Ils s’étaient rencontrés jeunes et pour lui, ce fut le coup de foudre. Toujours fou amoureux d’elle même après des années de mariage puis un divorce, il était encore dingue d’elle.

« Je… Je voulais pas te couper dans ton jogging. » marmonna-t-il encore.

Arthur ne tenait pas en place, il se balançait sur ses pieds. Tournant les yeux vers elle il se laissa brûler dans la fureur d’une femme en colère.


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MessageSujet: Re: We'll run for our lives - w/Leto   Dim 8 Jan - 4:35

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Peut-être me faisais-je des idées. Peut-être n’y avait-il en réalité rien à entendre, rien à voir. Peut-être encore ne s’agissait-il que d’un animal : j’avais vu quelques chiens et même des chats se promener dans l’enceinte du camp. Mais j’avais beau essayer de me raisonner, je restai tendue : j’avais passé trop de temps à survivre à l’extérieur, redoutant toujours ce qui se tramait autour de moi, pour pouvoir me sentir en sécurité, où que je fus. De plus, il semblait que depuis mon arrivée à Astoria, j’avais la fâcheuse tendance à tomber sur des types louches, entrevues dont j’étais certes ressortie indemne, mais qui avaient néanmoins laissé leur petite impression. Josh m’avait appris à me tenir prête à toute éventualité. Ainsi, je me préparai mentalement à faire face à ce qui allait sortir de ces buissons. Et je m’attendais à tout, de l’enfant facétieux au zombie égaré, en passant par un nouvel infiltré du camp Echo. Je m’attendais à tout, oui.

Sauf à ça.

J’avais l’impression que le sol s’était ouvert sous mon corps et que je tombai, tout droit, vers le centre de la Terre. Pourtant, comme j’en pris conscience lorsque ma tête cessa de tourner, j’avais toujours, malgré le choc, les deux pieds bien arrimés sur la pelouse dont l’humidité s’infiltrait désagréablement dans la toile de mes chaussures. Une main plaquée sur la bouche, bien que je ne me souvinsse pas l’y avoir posée, je fixai Arthur, les yeux écarquillés d’une stupeur telle que je m’en trouvai incapable de ciller pour les protéger de la morsure glaciale du vent qui commençait à les irriter, ce qui expliquait certainement pourquoi, je voulais m’en persuader, des larmes se rassemblaient à leurs coins, sans encore en glisser.

Enfin, il parla ; ou plutôt, il parla à nouveau, mais ce fut de l’entendre prononcer une phrase complète et tellement incongrue dans la situation où nous nous trouvions qui me sortit de la stupéfaction qui m’avait pétrifiée sur place. Je secouai légèrement la tête, les yeux toujours énormes et rivés sur lui, et sentis mon diaphragme se contracter comme sous la montée imminente d’une nausée. Mais ce n’en était pas une. C’était un rire, un rire aussi nerveux qu’incrédule et désespéré et que, malgré ma main qui s’était crispée de toutes mes forces pour écraser mes lèvres entre mes doigts, je ne pus réprimer, pas plus que les deux ou trois larmes que je sentis tracer des sillons brûlants sur mes joues glacées. Je me plaquai la main libre sur l’estomac et enfonçai mes doigts dans ma chair, essayant en vain de me calmer et à travers les sons confus et étranglés dans ma gorge de ce rire sauvage et indomptable, j’avais l’impression d’avoir oublié tout usage du langage articulé.

Pourtant, après un moment dont je n’aurais su déterminé la durée, je lâchai mes lèvres, mes doigts allant nerveusement agripper mes cheveux à l’arrière de ma nuque, et je pris une inspiration entre deux hoquets où soubresautaient encore quelques navrants rebuts de rire, avant de lâcher dans un souffle haletant :
« Arthur ? »
Je peinai à y croire mais, évidemment, c’était lui, l’homme qui avait partagé ma vie durant toutes ces années, le seul homme, même, que j’avais connu. Jusqu’à rencontrer Josh. Je sentis mes traits se crisper douloureusement, se déformant en une grimace furieuse, et je bondis presque vers lui tout en agitant des bras tremblants d’une fureur qui tonitrua dans ma voix alors que je lui hurlai dessus :
« Qu’est-ce que tu fous ?! Qu’est-ce que tu fous-là ?! C’est pas vrai ! C’est une blague !! Je rêve, c’est ça ?! »
Ça ne pouvait être que ça. Je l’avais quitté une fois, et une seconde fois et ç’eût dû être la dernière. La douleur que j’avais alors ressentie et qui ne m’avait jamais vraiment laissée, je n’étais pas prête à me la reprendre de plein fouet, surtout quand toute logique m’avait confortée dans l’idée que plus jamais, plus jamais je ne le reverrais.


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MessageSujet: Re: We'll run for our lives - w/Leto   Dim 8 Jan - 11:48

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/  Arthur & Leto /
Arthur se retrouva avec l’amour de sa vie, seul, pour la première fois depuis des mois. Astoria aurait été bien sinistre sans elle et pourtant elle ne semblait pas d’accord de le revoir. Depuis le moment où elle l’avait quitté, abandonné, seul dans les bois, il avait su que son cœur allait la ramener à elle. Elle symbolisait son changement, tout l’amour qu’il pouvait contenir sur cette Terre. Il était si heureux de la retrouver, de pouvoir lui parler. Elle devait sûrement partager les mêmes émotions. Malheureusement les yeux brillants qu’elle avait prouvait indubitablement le contraire. En voyant son air, il sentit son coeur se serrer. Arthur eut, lui aussi, les larmes aux yeux.
Il fit un pas vers elle, tendant sa main en guise d’apaisement. Sans la quitter des yeux, le jeune homme cherchait avec frénésie le moyen de la calmer, de la rassurer. La peur et la tristesse lui bloquait le passage vers une quelconque solution.
« Je suis désolé, Lettie. » souffla-t-il d’une voix étranglée.
Il avait pensé que tout serait facile. Après le mal qu’il avait fait il n’imaginait pas éprouver une si forte culpabilité encore plus énorme forte. Seulement un immense soulagement de la retrouver. A ce jour il était torturé par le remords. Il ne supportait plus être séparé de l’amour de sa vie. Le souffle court, pétrifié, Arthur arqua les sourcils à ses mots.

« Je… Tu me manques. » Il versa une larme. « Je t’en prie. Pardonne moi. »

Elle lui brisait le cœur. Ce n’était pas la première fois mais ce ne serait pas non plus la dernière. Arthur était prêt à tout subir pour elle. Il l’aimait. Plus que tout.

« Je suis désolé, désolé, désol... » sa voix se brisa.

Arthur n’avait donné à Leto aucune raison de l’aimer encore, mais tant de raisons de le haïr. Il n’avait jamais été un père digne de ce nom.
Il prit une profonde inspiration tremblante, humant l’odeur de la terre et des feuilles mortes. Il fit un pas vers elle, tendant ses doigts vers les siens.

« Lettie... »

Le cœur battant, le souffle court il fit encore un pas. Ils s’étaient aimé si fort pendant de longues années, avait fait le plus merveilleux des… puis il avait tout gâché… Tout !

« Je t’en supplie. Ne m’abandonne pas encore. Je t'aime plus que tout. »

Ils s'étaient aimés... avant qu'il ne soit un meurtrier.


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MessageSujet: Re: We'll run for our lives - w/Leto   Mar 10 Jan - 5:20

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Je reculai instinctivement d’un pas alors qu’Arthur en faisait un vers moi et je secouai vivement la tête, mes yeux immenses et brillants toujours rivés sur lui, incapable de m’en détacher. J’ouvrai la bouche, cherchai de l’air pour lui répondre, mais les mots restaient étranglés dans ma gorge dont ne sortit qu’un hoquet douloureux, signe d’un sanglot à venir et que je réprimai en plaquant avec force une main sur mes lèvres. Arthur avançait toujours, et moi je reculai, mes pas se faisant plus hasardeux alors qu’un tremblement de plus en plus violent m’agitait tout le corps. À nouveau, je secouai la tête dans une imploration silencieuse. Je voulais lui demander, lui ordonner, le supplier de se taire mais plus il parlait, et moins je m’en trouvais capable, chaque mot un coup de poing dans l’estomac qui me faisait un peu plus plier jusqu’à ce que ma capitulation ne se fisse que trop concrète dans mon esprit. Il fallait qu’il arrête, il fallait qu’il se taise, il fallait qu’il disparaisse car je pouvais presque toucher du doigt la corde de mes forces qui s’amenuisait, s’effritait et quand elle allait claquer, je ne savais que trop bien ce qui allait arriver et je ne le voulais pas. Je ne pouvais pas céder.

À force de reculer, je sentis bientôt mon dos heurter le tronc d’un arbre et je lâchai mes lèvres, un hoquet s’en échappant dans un souffle tremblant, pour tendre la main en arrière et m’appuyer contre l’écorce. Je la raclai de mes ongles, sentant quelques s’échardes s’enfoncer dessous et la douleur me permis un instant de remonter à la surface pour reprendre mon souffle. Je toisai Arthur d’un regard aussi assassin qu’éploré, encore entre deux eaux : je brûlais autant d’envie de le frapper que de me jeter dans ses bras.

Ce furent ses derniers mots qui s’avérèrent décisifs, telle une claque prise de plein fouet. Je ne me sentis même pas partir : tout mon corps venait de m’échapper alors que je me jetais sur lui en poussant un hurlement qui rauqua d’hystérie, me vrillant les cordes vocales qui me brûlaient de plus en plus douloureusement alors que, le rouant de coups de poing sur le torse, je m’époumonai sur lui, les larmes coulant sur mes joues sans même que je ne m’en rendisse compte :
« TAIS-TOI !!! TAIIIS-TOIII !!! Je t’interdis, tu m’entends ?! Je t’INTERDIS de me… de me dire ça !!! Va-t’en, laisse-moi !!! Je veux rien entendre !!! Je veux plus te voir !!! Je veux pas, je PEUX pas !!! LAISSE-MOI !!! »
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MessageSujet: Re: We'll run for our lives - w/Leto   Mar 10 Jan - 23:13

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Debout, face à son ex-femme, Arthur tendait les doigts vers elle. Il écrasa les paupières. Malgré son embarras évident et bien compréhensible, il soupira. Leto n’avait pas envie de parler tant la distance qui les séparait se faisait de plus en plus grande à mesure qu’il ouvrait la bouche. Elle avait envie de le fuir. Il hésita avant de subir sa colère, les bras tendus le long du corps. Avant même de réaliser qu’elle s’était précipitée sur lui, Leto le frappait, une nouvelle fois, en plein cœur. Son visage pâle et ses yeux grands yeux étaient ronds et exorbités. Visiblement, elle n’avait toujours pas tourné la page. Elle ne le pourrait certainement jamais. La perte d’un enfant, le traumatisme de l’accident et tout ce qui en suivit ; Arthur ne pourrait y changer.
Il fit une faible tentative pour se protéger de ses coups mais il ne parvint pas à tous les parer. Arthur baissa les bras, fermant les yeux sous ses poings. Les larmes lui montèrent de nouveau, serrant les dents pour ne pas hurler de souffrance.
Il se tenait là, sans bouger. Il attendait.
Sa jambe faillit se dérober lorsqu’il fit un pas en arrière mais il ne parvint qu’à se retenir contre un tronc d’arbre pour ne pas perdre l’équilibre . Ce n’était pas le moment de s'effondrer. Il devait rester là et subir. Les images de sa famille, de son fils, lui vinrent à l’esprit. Concentre toi…

« Je suis désolé, je suis désolé... »

L’odeur même de la mort lui retourna l’estomac ; les cris, le chaos… Il ne fallait pas qu’il s’évanouisse maintenant. Concentre toi… Son corps tout entier fut pris de frissons. Il avait envie d’hurler mais cela ne changerait rien. Que se passerait-il alors ? Arthur pouvait sentir son abdomen peser contre sa peau. La peut menaçait de le submerger totalement, il savait qu’il n’avait pas la moindre chance de l’esquiver.
Ni une ni deux il lui attrapa les poignets en ouvrant les yeux.

« ARRÊTE ! Arrête !!! »

Il ferma les yeux, inspira puis expira lentement. Il n’avait jamais vraiment hurlé sur elle. Même énervé, elle avait le don pour le garder calme mais à présent tout était différent. La nausée s’estompa. La première chose à faire était de garder son calme. Il tremblait.

« Arrête… Je t’en prie. Je t’aime... je t’en supplie, Lettie… Pardonne moi. »

Il desserra légèrement ses doigts pour plonger ses yeux dans les siens.

« Ne retourne pas avec ce type… Reste avec moi. »


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MessageSujet: Re: We'll run for our lives - w/Leto   Mer 11 Jan - 23:07

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Je n’avais même pas remarqué qu’il reculait et que j’avançais automatiquement, tout en continuant à lui hurler dessus et à le rouer de coups jusqu’à ce qu’il se retrouvât acculé contre un arbre. Et il essayait encore et toujours de me parler, d’implorer mon pardon mais je n’écoutais pas un mot. Je n’avais conscience que du son de sa voix qui me retournait l’estomac et le cœur dans une fièvre qui me mettait hors de moi et me rendait aussi incontrôlable qu’imprévisible car malgré ma rage, je n’en restais pas pour le moins faible, risquant à chaque seconde de laisser la corde claquer et de rendre les armes aux pieds d’Arthur. Et c’était de sa faute. Je le haïssais pour ça. Et mes coups en redoublaient de force. Jusqu’à cette halte, brutale, que m’imposa Arthur en me saisissant les poignets et en me hurlant à son tour dessus. J’en restai coite et pétrifiée, les yeux larmoyants et écarquillés, les lèvres sèches, entrouvertes sur mon souffle court et tremblant. Jamais, il n’avait jamais élevé la voix sur moi, et tout en moi voulait lui cracher la rancœur en conséquence à la figure mais j’en étais incapable tant son geste m’avait mortifiée. Je ne pus que prononcer son prénom dans un faible souffle, implorante, mes mains tremblant dans les siennes autant de douleur physique qu’émotionnelle. Et quand il reprit la parole, sa voix me semblant alors encore plus fragile maintenant qu’il avait baissé le ton, je frissonnai, et tremblai plus violemment, me sentant à deux doigts de m’effondrer.

Et je crois que c’est ce que j’aurais fait, à bout de forces, s’il n’avait pas prononcé ces dernières paroles qui me firent prendre un pas en arrière alors qu’un voile sombre passait devant mes yeux, écarquillés d’incrédulité tandis que les pièces d’un puzzle dont je n’avais pas encore pris conscience jusqu’alors s’emboîtaient les unes aux autres. Je serrai les poings et, d’un geste sec, les arrachai de sa prise en reculant d’un autre pas.
« Quoi ? » sifflai-je, le fusillant du regard. « Tu dis quoi, là, Arthur ?! »
Alors, il savait. Il savait pour Josh. Et cela ne pouvait vouloir dire qu’une chose. D’un index tremblant, je le pointai, la colère brûlant dans ma voix alors que je me remettais à l’incendier :
« Depuis combien de temps tu me suis, Arthur ?! Hein ?! Depuis combien de temps tu m’espionnes ?! Je croyais que… Mais quelle CONNE ! Depuis le début, tu sais que je suis là, et t’as rien trouvé de mieux à faire que de me stalker, en attendant le moment où je me retrouverais seule pour pouvoir mieux me piéger, encore une fois ?! »
D’un bond, je revins vers lui et, lui agrippant les pans de sa veste, le secouai comme un prunier.
« DEPUIS COMBIEN DE TEMPS, ARTHUR ?! »
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MessageSujet: Re: We'll run for our lives - w/Leto   Mer 11 Jan - 23:48

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/  Arthur & Leto /

Il était complètement obsédé par elle. La seule chose à laquelle il pensait en cet instant c’était à elle et comment la prendre dans ses bras sans qu’elle ne lui casse la main, aux sensations qu’elles lui procuraient quand elle l'embrassait avant. Il se souvint brusquement de Josh et ses dents se serrèrent.
Il ne savait pas s’il devait rire ou pleurer. Quelle ironie de se retrouver face à son ex-femme qu’il avait tant blessé et lui jeter la pierre.

« Je t’en prie. Calme toi. »

Des larmes coulèrent le long de ses joues. Et c’était vraiment pathétique de se sentir autant au fond du trou. Son coeur s’était arrêté de battre lorsqu’elle lui hurla dessus. Il lut la colère sur son visage décomposé. Arthur se sentait si vide, si désemparé qu’il avait l’impression que le sol allait se dérober sous lui. Les pensées se précipitaient dans son esprit. Il s’apprêtait à protester mais elle ne lui en laissa pas le temps. Leto avait compris. Elle avait toujours été une femme intelligente et vive. Arthur réfléchit, le regard perdu au loin vers les buissons. Il commençait à comprendre toutes les erreurs qu’il avait commise. Quel idiot il faisait ! Arthur aurait voulu nier, mais c’était trop tard.
Effectivement il l’avait observé et en plus il avait cru qu’elle allait se remettre avec lui, que ce n’était qu’une question de temps. Le jeune homme sentit le souffle lui manquer au contact de ses doigts sur sa veste. Il profita qu’elle lui prenne la veste pour poser sa main sur son avant-bras. Un frisson lui parcourut la peau, une sensation qui le bouleversa. Il trébucha et dut se rattraper pour ne pas tomber. Son regard glissa le long de sa mâchoire ferme, vers ses lèvres, pleines et si attirantes qui pourtant lui hurlaient dessus. Que lui arrivait-il ? Ce n’était pas possible ! Leto ne lui laissait pas le temps de se concentrer. Elle le connaissait mieux que personne et sous pression il était en mode automatique, incapable de réfléchir correctement.
Il songea alors à un poème que sa grand mère avait accroché sur sa table de chevet, autrefois et qui disait “Aimer c’est laisser partir”. Il avait toujours pensé que ce n’était que des bêtises.

« Je… suis là depuis… un mois ou deux. »

Arthur sentit son cœur fondre. La douleur se dissipait tandis qu’il prenait conscience de la souffrance qu’il infligeait à son ex-femme. Il était là à fixer le vide avant de baisser les yeux, brillants.

« Je t’en prie… Pardonne moi. »

L’essentiel c’était qu’elle n’était pas partie qu’elle lui laissait au moins le temps de s’expliquer même si de raison il n’en avait pas.

« Je… Je ne peux pas… Je ne peux pas te ARRÊTE DE ME CRIER DESSUS ! »

Il écrasa les paupières, les mains tremblantes.
Jamais il n’aurait cru souffrir autant.


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MessageSujet: Re: We'll run for our lives - w/Leto   Jeu 12 Jan - 6:39

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Je cessai de le secouer pour le presser de me répondre, mes yeux encore brillants de larmes sévèrement rivés dans les siens et mes dents tant serrées que je pouvais entendre leur grincement résonner dans ma boîte crânienne. Il n’osait même plus soutenir son regard et je ne sais si pour cela je lui en voulais, ou si j’en remerciais le ciel. Enfin, il me répondit, et je sentis la colère me consumer à nouveau de l’intérieur.
« Un ou deux mois… UN OU DEUX MOIS ?! »
Je réalisai soudain que ce n’était même pas seulement moi qu’il espionnait, mais Josh et moi. Qu’avait-il vu ? Quand ? Comment ? Avais-je jamais réellement eu un moment d’intimité depuis mon arrivée à Astoria, ou bien devais-je désormais me remémorer chaque instant en y ajoutant la présence silencieuse et malsaine de mon ex ? Un hoquet de dégoût s’étrangla dans ma gorge. J’aimerais pouvoir dire que je voulais me contenir et je me comporter en adulte raisonnable mais… Non, à vrai dire, je n’essayai même pas de retenir ma rage et me remettais à le secouer en l’incendiant, mes paroles se mêlant aux siennes dans une cacophonie à peine intelligible :
« Depuis tout ce temps tu sais que je suis là, et tu te planques et tu m’espionnes, comme un lâche ?! Mais c’est pas vrai, Arthur !! T’es complètement malade !!! Espèce de taré, j’veux plus te voir ! T’approche plus jamais de moi ni de Josh, ou j’te jure que… »
Son hurlement me coupa net et ce fut comme un réflexe : je lui décochai une formidable claque mais aussitôt, les yeux agrandis d’horreur, je me plaquai les deux mains sur la bouche et reculai d’un ou deux pas, les jambes flageolantes. Arthur n’avait jamais levé la voix sur moi, ni moi la main sur lui. Et aujourd’hui, en l’espace de seulement quelques minutes, nous avions tous deux brisés ces tabous implicitement établis entre nous. Face à cette terrible réalisation, je sentis la colère s’évanouir pour laisser place à la détresse. Oui, je l’avais quitté, une première fois dans les larmes, et une seconde fois dans la colère. Mais il n’en restait pas moins le premier homme que j’eus jamais aimé, celui qui avait partagé ma vie et ses épreuves pendant de longues années. Celui avec lequel j’avais eu un enfant. Et si aujourd’hui, cet homme au visage, au corps et à l’âme décrépis par la souffrance et ternis par ses sournoiseries me semblait ne plus rien avoir avec celui du passé, moi, Leto, je ne pouvais pas non plus me targuer d’être celle qu’il avait épousée. En un geste, je venais de cracher sur ce que nous avions été et ça, la Leto d’avant ne s’y serait jamais abaissée.

Aveuglée par des larmes brûlantes, je secouai la tête et, d’une voix étranglée, articulai entre mes doigts crispés sur mes lèvres :
« Arthur… Arthur, je suis désolée ! »
Ma main droite sembla se détacher d’elle-même de mon visage pour se tendre lentement vers lui, tremblante et implorante.
« Je suis désolée… » répétai-je dans un sanglot.
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MessageSujet: Re: We'll run for our lives - w/Leto   Jeu 12 Jan - 23:56

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/  Arthur & Leto /
Il détourna le visage et serra les dents, attendant le choc inévitable. Qui ne vint pas. Au moment où il rouvrit les yeux, Lettie avait les larmes aux yeux. Les larmes d’Arthur coulèrent le long de son visage, ruisselant sur son menton. Secoué par des sanglots, il se rendit compte que les coups n’allaient pas pleuvoir. Il regarda de droite à gauche, désemparé. Son échine se glaça. Il s’attendait au pire mais rien ne vint. Arthur hoqueta. Il aspira une grande bouffée d’air, ignorant le sifflement du vent. Arthur savait bien qu’il était pitoyable mais il n’arrivait pas à se maîtriser.

« Ce… n’est rien » osa-t-il souffler.

Prenant une grande inspiration, il la contempla pendant une éternité. Il avait une boule dans la gorge. Ses yeux se remplissaient à nouveau de larmes. Cela faisait longtemps qu’il ne s'était pas autorisé à pleurer. Il était un homme fort, toujours capable de gérer… Mais pas devant Lettie. Arthur avait toujours été un nounours avec elle. Ces pensées le hantaient… Elles l’étouffaient presque, l’empêchant de penser à autre chose, ne serait-ce qu’une seconde.

« Ce n’est rien. »

Il glissa lentement sa main dans la sienne, sans un mot, entremêlant ses doigts aux siens. Toute pensée cohérente désertèrent alors son cerveau, laissant place à l’instinct. Son pour lui caressant le dos de sa main. Tout semblait logique. Chaque mouvement semblait naturel. C’était ainsi que ça devait être. C’était comme si il était né pour aimer cette femme, tout oublier juste pour ses yeux.  Quoi qu’il en soit il n’allait pas faire marche arrière. Sa tête était pleine de raisons que sa voix intérieure hurlait… Mais sa conscience ne jugeait pas ces objections suffisantes pour être énoncées. Après avoir hésité quelques secondes, il finit par serrer doucement sa main sans détacher son regard du sien. Ils étaient comme deux aimants, toujours attiré l’un par l’autre. Il ferait tout pour la récupérer et c’était peut-être son moment à lui.
Il serra encore doucement sa main. Il sentait l’espoir tapi au fond de son cœur : celui d’une vie passée à ses côtés. Il eut le temps en quelques instants d’envisager tous les choix possibles et leur contraires. Il frotta légèrement le bout de son nez du sien, sans un mot. Avait-il le droit de s’approcher autant d’elle ? Faisait-il le bon choix ? Il pesa mille et une fois le pour et le contre. Mais sa décision était prise et c’était sans appel.


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MessageSujet: Re: We'll run for our lives - w/Leto   Jeu 19 Jan - 23:24

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J’étais mortifiée, j’avais l’impression que tout mon être s’était effondré à l’intérieur de moi-même, et la vision de mon ex-mari dont le choc me sautait à la figure dans le moindre de ses traits baignés de larmes, son corps tremblant sous les sanglots, me faisait d’autant plus plier sous le désarroi qui m’accablait. Je pouvais presque la palper, cette détresse, émanant de moi, alourdissant et empuantissant l’air que je soufflais de façon saccadée entre mes doigts toujours crispés sur mes lèvres. Et quand enfin Arthur parla, voulant me rassurer dans un souffle dont je pus percevoir la douleur dans tout mon être, je secouai vivement la tête, refusant ses paroles : non, ce n’était pas rien. Il le répéta, et je réitérai mon geste, les larmes se faisant telles qu’elles m’aveuglaient. Un sanglot m’échappa dans un hoquet. Je fermai les yeux, mes paupières brûlantes s’écrasant l’un contre l’autre et, quand je sentis ses doigts se glisser entre les miens, je courbai la nuque, mes épaules se soulevant dans un nouveau sanglot et mon autre main retombant lourdement contre mon flanc, comme une capitulation. Instinctivement, je resserrai mes doigts contre ceux d’Arthur, et sa paume contre la mienne semblait émaner une douce chaleur qui calma quelque peu les tremblements de mon bras. Je gardais néanmoins les yeux fermés, et je ne pris conscience de sa proximité qu’en sentant une odeur familière, la sienne, reconnaissable entre mille malgré les affects de la vie à le dure que l’épidémie nous forçait à mener.

Je crois que je savais déjà ce qui allait arriver mais soit cela restait au fond de moi, soit je me refusais à y faire face. Quoiqu’il en fût, je ne fis pas un geste, même quand je sentis son nez se frotter doucement au mien, et la caresse de son souffle qui s’entremêlait au mien sur mes lèvres. Dans cette immobilité, je ne savais ce que j’essayais de dire : refusais-je son contact, ou bien l’invitais-je ? J’avais bataillé à corps et à cri pour rester forte, ne pas craquer face à lui. Encore une fois. Étais-je en train de rendre les armes ? À cette pensée, j’entrouvris les yeux, ses traits m’apparaissant flous à travers les larmes.
« N… non… » protestai-je faiblement.
Mais je restais contre lui, et alors que je secouais la tête, mon front frottait doucement contre le sien, presque dans une caresse.
« Je peux pas… » soufflai-je, articulant à peine ces quelques mots dans un faible sanglot. « Je peux p… »
Je ne continuai pas. Car, et je ne sais toujours pas si cela vint de lui ou de moi, nos lèvres se rencontrèrent, doucement, presque naturellement, dans un baiser qui étouffa aussi bien mes craintes que mes larmes. Pendant ces quelques secondes, j’oubliai où je me trouvais, ce que j’y faisais, qui j’étais devenue. Pendant ces quelques secondes, j’étais redevenue sa Lettie.
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MessageSujet: Re: We'll run for our lives - w/Leto   Ven 20 Jan - 23:11

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Ils s’étaient rapprochés lentement, insidieusement, au fur et à mesure de la conversation. Leurs corps tendus et frémissants se touchaient presque. Il sentit son souffle chaud caresser son visage alors qu’elle lui jetait ses mots. Ouvrant ses yeux, il les noya dans les siens.
Ses lèvres qui frôlèrent les siennes lui donnèrent des frissons qui le traversèrent de part en part. Arthur en avait assez entendu. Sans hésiter leurs lèvres se touchèrent encore un dernier pas avant de s’effondrer l’un contre l’autre. Il soupira puis entrouvrit la bouche pour accueillir sa langue chaude. Il passa lentement son bras autour d’elle, l’étreignant lentement de ses bras. Une vague de bien-être l’envahissa et il réalisa tout ce dont il avait besoin se trouvait ici : en elle. Ses mains remontèrent sur ses joues puis jusqu'à sa nuque avec une délicatesse infinie. Ce fut un baiser plein de tendresse et de dévotion. Ils s’embrassèrent pendant une éternité, en paix, serrés l’un contre l’autre retranchés dans une bienfaisante bulle de silence. Il ignora, alors si il était plus surpris par ce baiser ou par sa sensualité et sa profondeur.

Cet échange et le silence qui dura. C’était à la fois gênant, troublant - et impossible à briser.

Collant son front au sien, la respiration courte, il apprécia chaque seconde. Elle pouvait, d’une seconde à l’autre, d’une main, le pousser pour le faire reculer et partir en courant. Lettie pourrait aussi faire comme si rien de tout ça n’était arrivé mais ils avaient toujours le goût de leurs lèvres et les coeurs battant bien trop vite. Il n’avait pas envie de cette vie là, une vie sans elle, passée à attendre, à ressasser, à souffrir en silence, à pleurer dans sa chambre quand personne ne l’entendait. Mais il avait l’impression de prendre le chemin de ces hommes qui vivaient seuls et mourraient seuls parce qu’ils avaient trop peur d’affronter les conséquences de leurs actes, d’un simple baiser.
Arthur glissa ses doigts dans ses cheveux noir, inspira chaque bouffée de son parfum. Un frisson lui parcourut la nuque. Il avait les mains de plus en plus chaudes, la gorge sèche et les jambes tremblantes. Il était capable d'assommer un type qui s’en prenait à lui mais il se sentait complètement démuni, ses lèvres contre les siennes. Il esquissa un sourire qu’il s’efforça de masquer aussitôt.

« Je t’aime. » souffla-t-il avant de reprendre le baiser là où il l'avait laissé.


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Dernière édition par Arthur O'Bradain le Dim 12 Mar - 15:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: We'll run for our lives - w/Leto   Ven 24 Fév - 8:09

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J’avais arrêté de penser, que ce fût pour réfléchir ou écouter mes émotions. Ne me restaient que mes sens qui me perdaient dans le tourbillon du présent et du passé, l’emprunte qu’Arthur avait laissée en moi et que ce baiser ravivait plus ardemment que jamais. Tout, dans ces caresses que nous échangions, avait ce naturel qui sied aux âmes sœurs. Nos lèvres, nos mains retrouvaient instinctivement les sillons qu’elles avaient tracés l’un sur l’autre au cours de ces années de félicité vécues ensemble, allant de la maladresse adolescente, à la douceur du quotidien, en passant par la passion des premières fois. Plus de colère, plus de rancœur, plus de souffrance ; juste cette union de deux âmes que la vie avait un jour décidé de suriner.

Mais nos plaies pouvaient-elles être pansées ?

Cette question me vint alors que, le baiser un instant suspendu, le regard d’Arthur perdu dans le mien et qui me fit comprendre sans un mot ce qu’il formula ensuite, me ramenait dans le présent et sa terrible vérité.

Déjà, il fondait sur moi pour s’emparer à nouveau de mes lèvres mais je me crispai et, libérant ma main de la sienne, lui agrippai un pan de veste pour le repousser, une plainte aussi douloureuse que furieuse grinçant dans ma gorge.
« Non ! »
Fébrile, le souffle court, je reculai, les mains levées en une silencieuse supplique. Une condamnée sur le chemin de l’échafaud, la corde déjà autour du cou, mais voulant encore croire à un dernier recours en grâce. Même si pour cela elle devait passer un pacte avec le diable, et commettre une dernière atrocité :
« Je t’aime aussi, Arthur… » confessai-je dans un murmure trémulant. « Mais… » Je secouai la tête, reculant encore. « Je ne veux plus t’aimer ! »
Je serrai les poings et plantai mon regard dans le sien, tremblante, mais déterminée. Si quelques larmes coulaient encore sur mes joues, elles étaient tièdes, impalpables. La nuque droite, je me tenais prête à affronter les conséquences de ma cruauté, si c’était le prix à payer pour ma liberté.
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MessageSujet: Re: We'll run for our lives - w/Leto   Dim 12 Mar - 14:52

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Un court instant il fit flancher ses résolutions mais très vite elle sembla se souvenir de tout, de la perte et des cris et du sang. Le baiser fut long et intense. Dans l’euphorie de la situation, il avait glissé ses doigts entre les siens. Arthur avait tant désiré cet instant qu’il se laissa diriger béatement dans l’extase d’un fantasme qui se concrétisait. Debout, l’un contre l’autre, leurs corps formaient deux ombres silencieuses sous les arbres, au beau milieu du chemin. C’est lui qui brisa le silence en premier en soufflant un “je t’aime” avant d’essayer de reprendre le baiser là où ils l’avaient laissé. Le silence fut de nouveau brisé par Leto cette fois-ci.

Non” fut le premier mot qu’elle prononça pour clore le sujet. Il y en avait eu assez entre eux pour que la famille O’Bradain se ternisse de plus en plus dans l’esprit de Leto. Elle marqua une pause avant de souffler douloureusement ses sentiments, s’éloignant progressivement de lui. Le crépitement des cailloux sous ses pieds lui semblait être son coeur qui se fissurait en un milliard de morceaux. Arthur se figea l’espace de quelques secondes. Sa main se glissa automatiquement sur son bras, arquant les sourcils en soufflant un léger gémissement plaintif. Le temps se suspendit un instant et entre deux battements de coeur, Arthur eut enfin la réponse à l’unique question qu’il se posait depuis leur séparation. Son intime conviction vola en éclats et cette intimité retrouvée prit une nouvelle tournure.

« Leto, je t’en prie. »

Le silence était assourdissant. Seule la condensation créer par leur respiration venait déranger cet instant. Les yeux d’Arthur se firent de plus en plus brillants. Il posa sa main sur sa joue et lui essuya les quelques larmes qui coulaient le long du visage de Leto. Un silence, quelques respirations puis l’accent irlandais d’Arthur, tremblant.  Elle le fixait désemparée, sa mâchoire crispées, son regard avait pris une étrange teinte grisâtre, son étincelle avait disparu. Il l’a dégoûté. Non c’était pire, encore. Il n’y avait pas de mot pour décrire ce qu’il lisait dans ses yeux. Ça lui faisait tellement mal ! Arthur souffla, comme un ultime supplice.

« Leto, je meurs sans toi. »



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