we live through scars w/ ash

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 we live through scars w/ ash

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MessageSujet: we live through scars w/ ash   Ven 6 Jan - 8:38

We live through scars
You're setting off,
It's time to go, the engine's running
My mind is lost,
We always knew this day was coming
And now it's more frightening than it's ever gonna be

Difficile de goûter au bonheur, quand au quotidien on côtoie le malheur, enfin c'était juste ma vision des choses.Ma vie depuis le kidnapping? Une immense plaine chaotique dont je me croyais seule responsable. Il me fallait beaucoup de courage pour garder mon calme alors que tout était en train de me filer entre les doigts. IL... il était en train de me filer entre les doigts. Il...Ash.... Mon mari... enfin peut-être bien qu'il demanderait un faux divorce, peut-être bien qu'il ne me parlera plus jamais. Je le connaissais tellement par coeur que je savais que les " choses" n'allaient pas se dissiper comme par magie. Ça ne marchait pas comme ça chez les Villalobos et encore moins dans la cervelle d'Ashley. Il me détestait. Je n'avais pas besoin d'en connaître la raison, je le savais et c'est tout. Je ne pouvais lui en vouloir d'être aussi rancunier. Je ne pouvais pas non plus le détester en retour mais ...

Quand je constatais que je dormais seule, qu'il ne m'accordait plus un seul mot, quand le silence régnait entre nous et quand il le rompait en présence de sa mère. Ça me tuait, à petit feu. J'aurais voulu lui dire que j'étais désolée à chaque seconde mais je l'avais fait tellement de fois que j'avais peur que ça ne compte plus. Il semblait ignorer mes sentiments, ignorer que j'étais un être humain. Alors j'avais fermé les yeux, et j'ai compté les jours. Et puis le jour de Noël, je me disais qu'il était temps d'enterrer la hache de guerre. C'était son anniversaire. C'était Noël. Je me disais qu'il serait plus enclin à m'écouter, à comprendre ce qui m'avait poussé à l'endormir et à me tirer pour aider Astoria à retrouver les nôtres.

Alors le matin, je m'étais levée , radieuse comme jamais. Mes plaies cicatrisaient, autant celles qui se trouvaient à l'intérieur qu'à l'extérieur. Il était temps de laisser tout ça derrière nous. Il fallait aller de l'avant. J'avais besoin de lui.  Alors je sautai de mon lit et je préparai le petit déjeuner. Xo était déjà partie je ne sais où et honnêtement, je n'en avais rien à foutre. J'avais juste hâte qu'Ashley découvre quelle surprise je lui avais faite. Quand je le vis arriver, l'air un peu grognon, je ne me laissai pas abattre « Coucou corazòn, tu as bien dormi? Joyeux anniversaire. Installes-toi c'est ta journée » C'était pas Noël le 25 décembre depuis que je l'avais rencontré. C'était dabord son anniversaire, et après c'était Noël. Pas l'inverse. Ça a toujours été ainsi. ET C'ÉTAIT PARFAIT.

Je n'étais pas du genre à jouer les parfaites femmes. Disons simplement que je n'étais pas du genre ménagère et grande cuisinière. Mais en ce jour, je pouvais bien faire une petite exception. Parce que c'était lui et parce que je l'aimais. Et aussi parce que je ne pouvais supporter une seule journée à sentir sa colère traverser cette putain de pièce. C'était tellement lourd. Sombre.

Ça suffit.
Il fallait mettre un terme à tout ça.
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staff / ruler of astoria
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INSCRIPTION : 23/09/2016
MESSAGES : 2609
IDENTITÉ : sandrider :: marie
FACECLAIM : james mcavoy :: sandrider (ava, sig, colos) + tumblr (gif)
MULTILINKS : hailey lyndon :: rory wyatt :: swan jacobs
POINTS : 5094

STATUT CIVIL : récemment veuf, une certaine démone rousse ayant mis fin à la vie de sa femme d’une balle en plein crâne, « pour l’exemple » :: ça lui apprendra à descendre un gars d’Echo sans demander la permission, à coucher avec une traîtresse, et à ne pas avoir les couilles de déclarer sa flamme à son premier véritable amour avant qu’il ne soit trop tard
ANCIEN MÉTIER : patron d'un club de strip-tease à las vegas qui servait aussi de couverture pour blanchir l'argent de la branche locale d'un cartel de drogue dont il était responsable :: ce qu'il a traduit à son arrivée à astoria par « businessman dans l'import/export de pharmaceutiques, et gérant philanthrope d'un centre d’accueil et réhabilitation pour les femmes de petite vertu »
PLACE DANS LE CAMP : officiellement distributeur de rations, rétrogradé par la démone rousse histoire d’enfoncer le clou :: officieusement leader de la résistance interne :: let’s fuck those bitches up
HABITATION : sunset square, 36 w/ xiomara villalobos, sa mère, qui habitait déjà sous ce toit avant l'épidémie
ARME DE PRÉDILECTION : ses poings, à défaut de pouvoir porter une arme sur lui au sein du camp, mais il doit bien s'avouer que la sensation d'avoir une arme à feu entre les mains lui procure un plaisir immodéré
ÂGE : 37 ans


MessageSujet: Re: we live through scars w/ ash   Dim 8 Jan - 4:30

we live through scars
I swapped my innocence for pride, crushed the end within my stride, said I'm strong now I know that I'm a leaver. I love the sound of you walking away. And I am cold, yes I'm cold, but not as cold as you are
À peine officiellement membre de la brigade de surveillance externe, mon nom a été apposé en tête de la liste des volontaires pour cette patrouille de nuit. Le coup était prévu : je ne voulais pas être à la maison au moment où sonnerait minuit. J’ai quitté mon toit alors que ma mère et ma femme dormaient du sommeil des plus ou moins justes. Je me suis équipé, j’ai tout juste ouvert la bouche pour saluer mon collègue, et nous avons passé les portes d’Astoria pour faire notre ronde autour du camp. En silence. Jusqu’à ce qu’il ne se tourne vers moi, un grand sourire aux lèvres pour me souhaiter un joyeux Noël, montre brandie à l’appui et que j’ai toisée d’un œil torve avant de, dans un grognement à peine articulé, lui rappeler qu’on n’était pas là pour faire la fête, mais pour bosser. Dès les premières secondes de ma trente-huitième année, le ton était donné.
 


Il faisait encore nuit noire quand je me suis glissé dans les draps du lit que j’ai fait mien il y a déjà plus d’un mois. Seul. Je me disais qu’une nuit de travail me donnerait une bonne excuse pour dormir une bonne partie de la journée. Pourtant, je devine l’aube poindre à travers les rideaux, et je n’ai pas encore réussi à fermer l’œil. Je m’obstine, me mettant sur le dos, sur la tranche, retournant mon oreiller pour retrouver un peu de fraîcheur contre ma joue. J’entends une porte s’ouvrir, reconnais les pas de ma mère qui va occuper la salle de bain quelques minutes avant de descendre. L’odeur du café s’insinue dans ma chambre, me titille les narines. Je grogne, tire le drap jusque sur mon front. La porte d’entrée s’ouvre, se referme, et les pas de ma mère s’estompent au bout de la rue, de même que les senteurs de son petit déjeuner. Mes yeux se font immobiles derrière mes paupières closes, et mes muscles se détendent. Le temps flotte, et moi aussi.

Je me vois rater une marche et un soubresaut me tire de la trop légère torpeur dans laquelle j’ai réussi à me glisser. Sortant mon nez de sous le drap, je fronce les sourcils en reniflant comme un chien, une nouvelle odeur de cuisine réveillant mon odorat et aguichant mon estomac qui gargouille avidement en réponse. J’ai une pensée pour ma mère, qui serait bien du genre à avoir été chercher quelque chose de spécial pour fêter cette journée, et mes traits se décrispent d’eux-mêmes alors que, dans un soupir, je capitule et repousse les draps pour me lever, passer mon jean et t-shirt de la veille, et descendre.

Mais ce n’est pas ma mère qui m’attend dans la cuisine, et je me fige, suivant d’un œil aussi las que sombre sous un front plissé la silhouette de Soledad qui papillonne joyeusement devant moi. La mâchoire crispée et sur laquelle je sens s’agiter un nerf, je déglutis lentement un paquet de salive épaisse dans une grimace qui me fronce le nez. Mais trop tard : la bile en moi est bouillante et l’épuisement qui m’engourdit les membres et l’esprit me décourage de la retenir plus longtemps.
« T’es pas censée bosser ? » Je la toise, un coin de ma lèvre supérieure retroussé. « À moins que t’aies pris congé pour aller te faire sauter. »
Soufflant dédaigneusement par le nez, je détache mon regard d’elle et contourne la table du côté opposé pour aller saisir la tasse de café fumant qui y trône, m’attendant. Je vais pour la porter à mes lèvres quand je me ravise, et j’arque un sourcil en relevant les yeux vers Soledad.
« Dis-moi, » articule-je d’un ton exagérément pensif, « tu l’as préparé comme tu sais si bien le faire, ce café ? Parce que là, tu vois, j’aurais bien besoin d’une bonne petite sieste. »

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MessageSujet: Re: we live through scars w/ ash   Lun 9 Jan - 21:43

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Je poussai un sifflement exaspéré en croisant les bras.« C'est Noël pour tout le monde. J'bosse pas le jour de Noël » sifflais-je d'une voix de crotale le menton légèrement relevé. Si un grand sourire animait mon si parfait visage, il s'éteint aussitôt que j'entendis ces mots, ce poison oserais-je même dire, de sa gueule de loup. « Comme si aller sauter un autre te dérangeait, franchement, qu'est-ce qui te prend? Oh mais c'est vrai, j'oubliais, il n'y qu'Ashley Villalobos qui en a le droit. » L'oiseau blessé retrouva son sourire d'ange, je battis  même des cils pour retrouver mon courage. Rien ne pouvait gâcher cette journée pas même cette réplique lancée avec une telle hargne qu'il était évident que les choses finiraient par escalader. Pour l'heure, je gardai mon calme en lui préparant des crêpes , oui oui des crêpes! Ne disait-on pas qu'on pouvait tout pardonner en offrant des crêpes joliment préparées ? Et je savais qu'il les aimait, enfin il les aimait avant...

Je le suivis bien évidemment des yeux, recherchant, sondant même une quelconque émotion mais il était tout bonnement impassible. Mais cet homme, mon mari, je le connaissais bien. Trop bien même. Parfois plus que moi-même. Quand je le vis prendre sa tasse de café, je ne sais pas pourquoi d'ailleurs, mais je poussai un soupir de soulagement. Était-ce parce qu'il n'avait pas refusé quelque chose qui venait de moi? Ou le fait qu'il ose enfin me parler? Je ne sais trop. Mais ces mots, non que dis-je, ce vicieux venin explosa d'entre ses lèvres je faillis m'étouffer avec la gorgée que je venais tout juste d'essayer d'avaler.  Garder mon calme, ce n'était pas vraiment dans mes cordes. J'étais plutôt du genre impulsive et il le savait.

Je me retournai alors le visage vers lui, le regard d'un noir de jais. Le même noir qui tapissait la forêt qui entourait le camp d'Astoria la nuit. « J'préférais encore quand tu fermais ta grande gueule » crachais-je alors, un rictus sur les lèvres, profondément dégoûtée. Je relevai doucement le menton, l'affrontant de ma petitesse. Il n'y avait pas que de la fragilité dans ce petit bout de femme après tout. Il y avait de la grandeur, du courage, de la force, de la rage même parfois. Il avait su très bien à qui il avait affaire à ce moment clé. Il l'avait toujours su. C'était peut-être même pour cela qu'il m'avait choisi moi plutôt qu'une autre pour jouer la fausse femme devant sa maman chérie. Pour ma fougue, pardi! Pour mes répliques salées tambien... Peut-être même pour le sexe, qui sait ? Et probablement même parce que j'ai toujours eu l'impression d'avoir été créé uniquement dans le but de le compléter, mais ça il ne le savait pas encore. Même mon illustre personne ne le comprenait pas encore totalement!

Dire que j'étais restée même s'il n'avait jamais pu remplir sa part du contrat. Dire que je le laissais me briser le coeur chaque fois qu'il quittait la maison en sauter une autre. Dire qu'il n'y avait que le mot sacrifice qui me venait en tête quand j'prononçais son nom tout bas. Il n'avait AUCUN droit de m'en vouloir. Aucun droit de me tenir rancune si longtemps. J'avais fait ce qui était juste à mes yeux. Je l'avais protégé par tous les moyens, et j'avais réussi. J'avais réussi bordel.. c'était ainsi qu'il me remerciait. De son silence et de sa froideur? On ne couchait même plus ensemble? J'pouvais même plus sentir son odeur, me serrer chaudement contre lui!

Le myocarde entaillé, je frisais l'hémorragie.
Mais je tenais encore bon.
Parce qu'après tout, il était ma plus belle et majestueuse faiblesse...

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ANCIEN MÉTIER : patron d'un club de strip-tease à las vegas qui servait aussi de couverture pour blanchir l'argent de la branche locale d'un cartel de drogue dont il était responsable :: ce qu'il a traduit à son arrivée à astoria par « businessman dans l'import/export de pharmaceutiques, et gérant philanthrope d'un centre d’accueil et réhabilitation pour les femmes de petite vertu »
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MessageSujet: Re: we live through scars w/ ash   Mar 10 Jan - 4:52

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Why don't you walk away? No buildings will fall down, no quake will split the ground. The sun won't swallow the sky, statues will not cry. Why don't you walk away?
Je pourrais lui relancer une pique sur les coucheries mais pas besoin : il y a suffisamment de mauvaise foi dans celle qu’elle me lance pour savoir que le point me revient et je préfère garder le silence pour appuyer ma victoire. Je ne l’ai jamais empêchée d’aller voir ailleurs ; elle, en revanche, elle m’en a pondues, des pendules à treize coups sur le sujet. Pour un peu, je lui en rirais à la figure, mais il est trop tôt pour ça, alors je cueille mon café bien mérité. Néanmoins, je ne peux m’empêcher d’utiliser ce prétexte pour mordre encore un coup dans l’orgueil dont, d’un sourire, elle s’est habilement rhabillée en lui rappelant la sournoiserie dont elle a fait preuve, la dernière fois qu’elle m’a préparé cette boisson. Cette fois, je fais mouche, je le vois dans la noirceur du regard qu’elle tourne sèchement vers moi, et je me délecte déjà. Nonchalamment appuyé d’une main sur le dossier d’une chaise, une jambe croisée contre l’autre, je la toise d’un regard fier et défiant par-dessus ma tasse de café dont j’aspire bruyamment une gorgée entre mes lèvres pincées. Deux points pour le cabrón, zéro pour la puta. Et voilà qu’elle crache et feule mais au lieu de la panthère dont elle se donne l’air, j’ai plutôt le sentiment de me trouver face à un chaton mouillé qui pigne d’une colère aveugle à laquelle je l’estime ne pas avoir droit. Moi, au contraire, je sais pertinemment ce que je lui reproche et ça tient en un mot, un seul petit mot que je n’aurais jamais cru devoir un jour apposer sur son visage lorsqu’il me vient à l’esprit. Trahison.

Je roule des yeux, laissant échapper un ricanement dans un souffle cruellement dédaigneux. Puis, plantant durement mon regard dans le sien, je repose lentement la tasse sur la table et, me penchant en avant, le dos courbé comme un fauve sur le sentier de la guerre, je m’appuie des deux mains sur le dossier de la chaise, mes jointures blanches sur le bois vermoulu.
« Alors, » lui réponds-je enfin d’une voix exagérément patiente comme lorsque l’on explique quelque chose à un enfant, « pourquoi t’as fait la belle, avec ton petit déj’, tes sourires et ton cul qui frétille comme une mère au foyer en mode salope de la Saint Valentin, si c’était pas pour que j’ouvre ma grande gueule ? Hm ? »
Haussant les sourcils, et mes lèvres se retroussant vers l’intérieur pour s’étirer en un sourire froidement moqueur, je penche la tête de côté, la défiant de toute la superbe de ma logique.
« Hein, Soledad ? » insiste-je. « T’attendais que ça, que je me l’ouvre enfin. Et maintenant, t’as ce que tu voulais. »
Lentement, et sans détacher mon regard du sien, je secoue la tête de droite à gauche en faisant cliqueter ma langue. Et soudain, je m’immobilise, mon regard se faisant perçant et glacial, de même que le sifflement qui tombe de mes lèvres tel un couperet :
« Assume. »

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MessageSujet: Re: we live through scars w/ ash   Mar 10 Jan - 7:07

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Et c'était partie pour une ultime bataille, encore une fois! Vous savez ce qui était le plus inusité dans toute cette putain d'histoire à la con? On avait fini par s'habituer à revêtir ses habits de torrero, on avait même fini par les porter fièrement. Puis pour défier l'autre,on agitait le drapeau d'un rouge criard , attendant impatiemment celui qui chargerait le premier, qui foncerait tête baissée dans la gueule du loup. Plus souvent qu'autrement hélas, j'étais celle qui se retrouvait piégée par ma propre colère fulminante. Il était habile, le pseudo alpha Villalobos, très habile même. Il n'avait pas besoin de dire grand chose pour me faire sortir les griffes. Il était calculateur, trop. Il était.. un malade, cruellement il s'en amusait.Ça ne m'avait pas empêché pourtant de tomber amoureuse du gangster. Bien au contraire, ce sont ses traits précisément qui me donnaient envie de rester. Que voulez-vous que j'vous dise, j'aimais les emmerdes. J'y suis née, et j'y crèverai probablement, dans ces emmerdes aussi bien que ce soit avec lui plutôt que seule, non?

C'était ce que je m'étais dit silencieusement devant l'autel. C'était même pas supposé être  un mariage sur le long terme.Juste quelques paillettes, quelques actes et puis j'allais me tirer et devenir une grande vedette, reconnue pour mes talents de la danse et du chant, tout simplement. Regardez moi maintenant, ça me donnait envie de gerber. Me voir dans le reflet d'une glace me donne envie de gerber. J'suis devenue cette chose toute faible, toute molle. Pour ses putains de beaux yeux. Je crèverais pour eux , pour lui.Je le sais. Je le sais. Ces mots m'affectent mais je ne laisse rien transparaître bien qu'il sait qu'il a déjà gagné, ce bâtard! Le silence est d'or. Je n'ajoute rien. Je ne veux pas lui dire tout ce que je pense.

Bien évidemment, il avait eu raison. Sur toute la ligne,  il a eu raison. Je croisai cependant les bras, et finit par les décroiser pour agiter les bras, fendant l'air avec une attitude tellement typique de mes origines que c'était digne d'une telenovela! « Oh! Bien sûr que j'aurais voulu que tu parles sombres idiot! J'attend que ça depuis des semaines! » Cette fois, je n'entendais pas à rire ou du moins à camoufler ma rage derrière un sourire, derrière un faux-semblant. Lèvres pincées , attitude complètement renfrognée, mon corps lui envoyait des signaux.  Et mon Ash qui m'envoyait un de ses regards à glacer le sang, je faillis en sursauter même. « Tu veux que j'assume quoi hein Ash? Que j'ai essayé de te protéger? DIOS MIO! J'assume totalement! J'assume tout et je le ferai jusqu'à ma mort, Cabròn!!!! » J'avais relâché ma poêle et j'étais venue plus près, mais suffisamment éloignée pour contrôler l'envie de le frapper. J'envoie valser ma spatule violemment dans l'évier. « Maintenant, soit tu te la fermes et tu avales ces crêpes, soit t'iras toi même en sauter une ou deux pour passer tes nerfs, je m'en fiche. » MENSONGE MENSONGE.  Oh Soledad, ne sais-tu donc pas qu'il est vilain de mentir ? MAIS JE M'EN FICHE! JE M'EN FICHE DE MENTIR. JE PRÉFÈRE ÇA QUE D'ASSUMER JUSTEMENT. Il était évident que ce n'avais pas envie de le jeter dans les bras d'une autre.

Je regardai dehors, fascinée par l'éclat d'un soleil aveuglant  par la fenêtre, juste un instant. C'était mon refuge, l'escale de mon esprit, un endroit où je me sentais bien pendant quelques courts instants.Je regardais le camp pour chasser tout ce qui allait au plus mal en ce moment.  Je serrai les poings. Il était hors de question que je passe pour une fautive, une pécheresse. Pas après tout ce que j'avais vécu quand il n'était pas là pour me protéger.

Il m'arrivait encore de me réveiller la nuit en sueur, tétanisée à l'idée de revoir mes agresseurs. J'aurais bien voulu trouver un refuge dans les bras dans celui que je devais appeler mari aux yeux de tous. En vérité, j'aurais voulu trouver refuge dans les bras de mon allié, mon meilleur ami, mon confident, ma maison. Mais j'étais indigne de lui à ses yeux, indigne de son amour.Ou indigne d'amour tout court. J'étais rien qu'une pute à ses yeux et lui rien qu'un idiot qui ne comprenait rien.
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MessageSujet: Re: we live through scars w/ ash   Mer 11 Jan - 22:33

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Je vois dans les yeux et les gestes de ma femme que, encore une fois, j’ai marqué un point. Pourtant, au lieu de rétorsion, c’est une capitulation qu’elle m’offre, avouant avec une colère qui ne retire rien à son échec l’évidence je viens de lui étaler sous le nez. Cette fois, satisfait et en même temps blasé de cette victoire trop facile, je ne retiens plus mon envie de ricaner et détourne d’elle un regard désintéressé pour reprendre ma tasse de café. Mais mon geste se fige à mi-chemin alors que Soledad se lance dans une tirade furieuse, et ma main se crispe sur le dossier de la chaise, mes ongles raclant le vernis tandis que mes pupilles, têtes d’épingles de fureur, se plantent dans les siennes.

Elle assume, dit-elle. Mais elle est complètement à côté de la plaque quant à ce que je lui reproche et dont elle n’a même pas l’air de se sentir un tant soit peu accablée. Et c’est bien ce qui m’enrage encore plus : elle devrait savoir. Je meurs d’envie de le lui cracher à la figure, de déverser toute la bile que je cultive en silence depuis si longtemps, de hurler jusqu’à m’en briser les cordes vocales et lui percer les tympans pour que la vérité la frappe enfin avec toute la violence de la colère et la déception qu’elle a implantées en moi. Mais…

Inspirant profondément par le nez, je redresse la nuque et me passe la langue sur les gencives, bouche fermée dans une légère grimace tandis que je ravale ma salive. Non, ce serait trop facile pour elle et honteux pour moi de céder ainsi. Si elle a déjà perdu en grade dans mon estime de par sa trahison, elle dégringole encore plus bas en me prouvant qu’elle n’a même pas conscience de cette dernière. Hors de question que je m’abaisse pour lui livrer mon ressenti sur plateau d’argent. Elle ne le mérite pas. Elle ne le mérite plus. C’est ça la réalité, celle qu’elle ne peut ou ne veut pas voir. Et alors que je rumine ces pensées, retrouvant peu à peu un calme toujours furieux mais glacial, conforté que je suis dans la droiture de mon raisonnement, elle me présente dans une pique une porte grande ouverte sur une nouvelle victoire.

Alors, je la fixe droit dans les yeux pendant quelques lourdes secondes, avant d’étirer un sourire acide. Et, d’un ton des plus détachés comme si j’évoquais nonchalamment la météo, je déclare :
« J’ai pas faim. »
J’étire mon sourire, dévoilant mes canines, et me redresse de toute ma superbe pour tourner les talons et quitter la cuisine. Je trace vers le hall, attrape ma veste sur le porte-manteau et l’enfile sur mes épaules avant de prendre un instant pour me checker dans le miroir, me coiffant rapidement en passant mes doigts dans mes cheveux encore hirsutes de sommeil. J’ai peut-être pas la gueule la plus fraîche qui soit aujourd’hui, mais j’en connais une ou deux qui n’y regarderont pas à deux fois.

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MessageSujet: Re: we live through scars w/ ash   Mar 24 Jan - 9:02

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Malgré le fait que j'essayais de me défendre, je l'observai d'un oeil avisé. Quand je le vis crisper cette main sur cette chaise lorsque je mentionnais le fait que j'assumais entièrement mon geste, je compris que je l'avais touché. Peut-être pas de la façon dont j'aurais souhaité et tout ceci n'avait certainement pas le dénouement final désiré, mais je l'avais touché, c'était là tout ce qui importait. Il ne m'avait pas comprise , mais il m'avait entendu. Sauf que chaque pas qui menaient à une glorieuse victoire, donnaient un peu plus d'opportunité à Ash de m'enterrer des mètres sous terre. L'atmosphère chargée, électrique, parlait d'elle-même. Ashley Villalobos n'avait pas besoin de parler, de gueuler comme il le faisait habituellement. Non. Son silence était évocateur. Il me faisait mal. Il puait son silence. Je détestais son mutisme, détestais cette journée.


Mais à quoi donc avais-je penser?
Bin à lui. Je n'avais pensé qu'à lui, quitte à oublier. Oublier qu'il ne pouvait réagir comme ce à quoi je m'attendais. Pas après une pure trahison.

Mais alors quand il me répondit qu'il n'avait pas faim, qu'il tournait les talons d'un air amusé. Je lui en voulus atrocement. Je lui en voulais de ne faire qu'à sa tête alors que c'était moi qui avait tout donné. J'avais délaissé mes rêves pour le suivre lui. Je m'étais laissé entraînée dans ce faux mariage, croyant que c'était avant tout pour le fric et pour la promesse d'un avenir bien plus radieux.

« Et tu vas me prendre au pied de la lettre et en sauter une ... » sifflais-je tel un reptile leregard sombre, froid et fort probablement hostile. « Très mature de ta part. » Je me tape dans les mains dans le plus grands des sarcasmes. Quelques secondes plus tard je vins rejoindre mon mari qui se regardait au travers une glace, replaçant ses cheveux. Lorsque je le vis relever les yeux, je tressaillis. Je n'aimais pas ça. Je n'aimais pas la guerre. Je n'aimais pas me sentir coupable, coupable d'un crime pourtant louable et légitime.« Tu sais quoi ? fais ce que tu veux.... après tout, toi et moi, on est ensemble que pour le business hein! Donc rien à foutre, va en sauter une, ou un c'est selon tes envies et ta bite mon minet... » Je ne le pensais pas du tout. En fait, rien que de le savoir dans les bras d'un autre me brisait le coeur en de multiples endroits.

Sauf que... J'avais pas le culot de le lui dire. Par contre, j'avais le culot de le regarder à travers ce reflet et lui balancer quelque chose avec des prunelles très intenses. Lèvres retroussés , j'ai un air franchement mauvais sur ma bouille d'ange.« Je ne peux plus supporter ça. Alors quand tu reviendras, je serai partie. » Un rire agacé s'échappa de mes lèvres. « Dire que j'ai voulu te faire plaisir. C'est peut-être ça, mon problème,je veux trop. Trop être ta parfaite femme, ta parfaite amante parfois même ta meilleure amie... Mais c'est juste une pièce de théâtre notre truc, tu sais. C'est une mascarada. » Je chassai ces paroles d'un geste furtif de la main « Qu'importe on s'en fou. Tu pars, j'me casse. Fin de l'histoire.  » Je croisai les bras et puis je retournai à ma place initiale dans la cuisine, le laissant seul et maître de ses décisions. J'étais sûr qu'il partirait. Je ne croyais pas en lui. Il ne m'aimait pas, il ne m'avait jamais aimé. J'étais sa maison, sa pute, son amie, mais je n'étais pas la femme qu'il aimait.

En revanche il était tout ça, et plus encore à mes yeux.
Vous savez comme ça fait mal que d'aimer à sens unique?
Vous savez comme ça creuse un trou, un trou béant ?
Et bien maintenant vous pouvez comprendre.
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staff / ruler of astoria
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INSCRIPTION : 23/09/2016
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IDENTITÉ : sandrider :: marie
FACECLAIM : james mcavoy :: sandrider (ava, sig, colos) + tumblr (gif)
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POINTS : 5094

STATUT CIVIL : récemment veuf, une certaine démone rousse ayant mis fin à la vie de sa femme d’une balle en plein crâne, « pour l’exemple » :: ça lui apprendra à descendre un gars d’Echo sans demander la permission, à coucher avec une traîtresse, et à ne pas avoir les couilles de déclarer sa flamme à son premier véritable amour avant qu’il ne soit trop tard
ANCIEN MÉTIER : patron d'un club de strip-tease à las vegas qui servait aussi de couverture pour blanchir l'argent de la branche locale d'un cartel de drogue dont il était responsable :: ce qu'il a traduit à son arrivée à astoria par « businessman dans l'import/export de pharmaceutiques, et gérant philanthrope d'un centre d’accueil et réhabilitation pour les femmes de petite vertu »
PLACE DANS LE CAMP : officiellement distributeur de rations, rétrogradé par la démone rousse histoire d’enfoncer le clou :: officieusement leader de la résistance interne :: let’s fuck those bitches up
HABITATION : sunset square, 36 w/ xiomara villalobos, sa mère, qui habitait déjà sous ce toit avant l'épidémie
ARME DE PRÉDILECTION : ses poings, à défaut de pouvoir porter une arme sur lui au sein du camp, mais il doit bien s'avouer que la sensation d'avoir une arme à feu entre les mains lui procure un plaisir immodéré
ÂGE : 37 ans


MessageSujet: Re: we live through scars w/ ash   Mer 8 Mar - 16:05

we live through scars
I cannot stand to see those eyes as apologies may rise. I must be strong, stay an unbeliever and love the sound of you walking away. Mascara bleeds into my eye and I'm not cold, I am old at least as old as you are
Le sarcasme de son applaudissement résonne dans le couloir jusqu’à mes oreilles ; je roule des yeux, exhalant un soupir condescendant, puis croise mon propre regard dans le miroir. Mes doigts se figent dans mes cheveux, mes dents se serrent. Bientôt, la silhouette de Sol apparaisse en arrière-plan. Malgré moi, mes yeux viennent trouver le reflet des siens. Lentement, je baisse la main, la posant sur le buffet devant moi et sur le bord duquel mes doigts se crispent, quand ma femme se remet à cracher son inconsistant venin. Ça me sauve : je roule à nouveau des yeux et reporte mon attention sur ma présentation. J’écoute à peine ce que me déblatère Soledad, ses tentatives de pique entrant par une oreille pour ressortir par l’autre. Nonchalamment, je termine d’arranger ma coiffure, me brosse la barbe avec les doigts pour en dompter les épis de sommeil puis me redresse, et, me fige, à nouveau capté par ce regard vairon qui m’ancre ainsi juste assez pour que je puisse y lire une note de douleur derrière la colère. Pourtant, si mes poings se serrent, ce n’est pas le cas de mon cœur, et un rictus désobligeant étire mes lèvres alors que je brise le contact visuel pour attraper un pull sur le porte-manteau à côté. Et elle continue, Soledad, à me débiter sa rancœur qui ne fait que me glisser dessus et à laquelle je n’ai ni l’envie, ni le besoin de répondre. Je me considère seul dans ce corridor ; elle n’est qu’un bruit de fond désagréable, une interférence statique qui bourdonne aux oreilles. Ma veste enfilée par-dessus mon pull, je me vérifie une dernière fois rapidement dans le miroir puis tourne les talons, avançant vers la porte. Ma main est sur la poignée et le verrou a déjà stridulé une première note lorsque, malgré moi, les derniers mots de Soledad me transpercent et cette fois, au lieu de s’envoler, restent. Tu pars, j'me casse.

Je ne l’entends même pas repartir dans la cuisine. Je ne sais même pas combien de temps je reste ainsi, d’apparence prêt à passer le pas de la porte mais incapable de bouger. Incapable de partir… Je me sens devenir blanc de rage, mon estomac se noue et mes doigts se resserrent à tel point sur la poignée que je ne serais même pas étonné si elle me fondait sur la peau. Je m’arrache de la porte, fait volte-face et commence à remonter le corridor quand, à nouveau, mon regard dans le miroir m’arrête. Chancelant, je m’en approche et, courbant le dos, m’appuie des deux mains sur le buffet. Ce que me renvoient mes yeux, je ne veux pas le voir et pourtant, je n’arrive pas à m’en décrocher. Des tremblements m’assaillent, si violents que les bibelots sur le buffet se mettent à tinter. Et soudain, poussant un hurlement de rage, j’envoie mon poing dans la glace qui se brise, le fracas se mêlant à mon rugissement dans une terrible cacophonie. Insensible à la douleur tant la colère me fait bouillir, j’attrape dans ma paume sanglante un bibelot et le lance sur le mur où il s’éclate en mille morceaux. Encore, et encore. Quand je me retrouve à court de bibelots, j’agrippe le buffet et le renverse sur le sol. La rage rauque dans ma gorge, j’attrape le miroir, l’arrache du mur et l’envoie à travers le couloir que je remonte alors à grands pas tonitruants pour finalement surgir dans la cuisine. Je fonds aussitôt sur Soledad et la plaque brutalement contre le mur
« J’aurais jamais dû te choisir… » siffle-je. « Jamais ! » De mes doigts ensanglantés, je lui agrippe fermement les cheveux à l’arrière de la nuque. « JAMAAAAAAIS !!! »

_________________


Cada día yo grito

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