perfect timing {ft. nash}

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 perfect timing {ft. nash}

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MessageSujet: perfect timing {ft. nash}   Ven 13 Jan - 22:42

perfect timing
Nash & Clay

Nouveau boulot depuis l'invasion du camp Echo... Bosser dans la ferme, cela ne te paraissait pas si compliqué que cela. Mais durant les premières semaines, tu t'étais blessé avec un des espèces d'outils dont tu ne te rappelais jamais le nom à l'épaule. Rien de bien grave pour toi même si ton chef avait tenu à ce que tu ailles faire un tour à l'infirmerie du camp et l'infirmière qui t'avait reçu la première fois t'avait bien dit de faire attention pendant la cicatrisation, ce que tu avais essayé de faire au mieux... Enfin façon de parler, parce que tu ne savais pas ce que tu étais censé faire réellement et tu t'étais dit que de toute façon, ça allait bien finir par passer à un moment ou un autre. Quand tu vivais avec ta mère et que tu te faisais mal, elle te disait toujours que ça finirait par passer seul alors tu t'en étais persuadé. Et ce jour-là, ton chef n'avait rien trouvé de mieux que de te donner une frappe à l'épaule pour te féliciter du boulot que tu faisais. Déjà, tu ne supportais pas d'être touché en temps normal mais là, la douleur que tu ressentis prit le dessus et tu t'étais éloigné pour observer l'état de ce qui était une légère blessure au départ... et qui aurait dû rester telle quelle si tu l'avais soigné correctement. Ce n'était vraiment pas beau à voir, au point où tu avais failli lâcher un juron en te rendant compte de l'état de la blessure. Cette fois-ci, tu savais que tu n'avais pas d'autres choix que de retourner à l'infirmerie même si tu n'en avais aucune envie. Mais tu t'empressas tout de même d'y aller en te disant que si tu te dépêchais, tu sortirais plus vite et puis... ce n'était qu'un mauvais moment à passer. Une fois là-bas, on te fit attendre dans la salle d'attente et tu aperçus uniquement une femme (peut-être une des infirmières, tu n'en savais rien) qui te demanda de lui montrer la blessure, ce que tu fis avec une certaine appréhension. Celle-ci se mit à grimacer sans aucune gêne sous tes yeux et, avec un sentiment de honte, tu t'empressas de remettre ton haut correctement pour cacher les dégâts alors qu'elle t'annonça qu'on allait te recevoir plus tôt que prévu car une personne avait pu se libérer. Enfin, elle t'amena dans la seule salle de libre d'après ses dires où quelqu'un allait arriver le plus vite possible pour s'occuper de toi. La tête baissée, légèrement recroquevillé sur toi-même, tu la relevas uniquement lorsque tu entendis des bruits de pas venir dans ta direction et quelle ne fût pas ta surprise quand tu te retrouvas face à... Nash. « Bonjour. » Tu marmonnas ce simple mot par politesse, sans grand enthousiasme. Pas que tu n’appréciais pas le garçon, mais... Tu avais l'impression qu'il n'avait pas l'air de comprendre que tu n'aimais pas être approché d'un peu trop près, par qui que ce soit. Alors quand il était dans les alentours, tu l'évitais au maximum même si tu n'aimais pas vraiment faire cela. Mais sur ce coup-là, ça allait être plutôt compliqué pour toi de l'ignorer. Alors tu t'empressas d'enlever ta veste et de tirer le haut de ton tee-shirt au maximum, préférant le déformer que de te mettre torse-nu, histoire de lui donner un aperçu de la blessure et de délimiter l'unique endroit que Nash avait le droit de toucher et soigner.

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MessageSujet: Re: perfect timing {ft. nash}   Dim 15 Jan - 14:08

Nash passe d’un patient à l’autre sans prendre le temps de se poser. On lui a bien proposé d’aller faire un tour, histoire de souffler, faire une sieste ou emmerder deux-trois potes pour se soulager, mais il n’en voit pas l’utilité. Depuis l’invasion du camp Echo, il n’a jamais autant travaillé de sa vie. Même quand il exerçait en tant qu’infirmier dans l’hôpital de la Nouvelle-Orléans, il n’était pas aussi submergé par le boulot. Aujourd’hui, alors même qu’il n’exerce pas la même fonction et qu’il n’est plus qu’un faire-valoir, il se retrouve avec une liste de tâches aussi longue que son bras. Nash, ça lui plait bien. C’est pas son genre, lui qui a passé la majorité de son temps à éviter le moindre effort et pourtant, il en demanderait presque encore. Aider les autres a toujours été une vocation pour lui, il le réalise un peu plus chaque jour depuis le début de l’épidémie. Le sentiment de gratitude est si grand qu’il peut bien se permettre quelques heures supplémentaires – pas trop quand même, faut pas trop lui en demander non plus. Après avoir apposé le nouveau bandage à une femme qui lui raconte ses aventures de l’avant-guerre qui semble venir d’une autre vie, on lui fait savoir qu’un nouveau patient l’attend dans la salle d’à côté. Il écoute les quelques informations en se préparant à l’ausculter. Une histoire de blessure qui s’est infectée, un truc pas très beau à voir, pas assez grave pour s’en inquiéter, mais assez pour devoir s’en occuper avant que ça le devienne. Nash acquiesce, et s’empresse de rejoindre la pièce avec un sourire bienveillant et un « bonjooooour » chaleureux pour se montrer sous son meilleur jour. C’est rassurant un médecin qui sourit, ça illustre bien la situation, rien n’est grave, tout ira bien. Inconsciemment, ses lèvres s’étirent un peu plus lorsqu’il réalise que le malheureux n’est autre que Clay. « Clayyyyyyy, » lance-t-il d’une voix absolument radieuse qui dévoile tout de son enthousiasme. Après avoir passé la journée entourée d’inconnus, ça a du bon de tomber sur une tête connue. Evidemment, il aurait préféré le voir dans d’autres circonstances mais c’est la vie. Nash ne peut s’empêcher de rire face aux salutations très formelles que lui offre son pote mais ça ne l’étonne pas beaucoup de sa part. « Sois pas aussi content de me voir, j’vais rougir, » plaisante-t-il sans s’en formaliser plus. Il a mis Clay dans la catégorie des gens timides, des gars qui restent dans leur coin et qui n’aiment pas se faire bousculer alors le voir bougon, c’est devenu normal pour Nash. A la limite, s’il lui avait sauté au cou pour le saluer, là, il se serait clairement posé des questions sur son état mental. Il s’avance face au gamin qui tire sur son tee-shirt pour lui montrer sa blessure de guerre. Nash jette un coup d’œil, et il ne peut qu’acquiescer les paroles de sa collègue, ça n’a pas l’air très beau à voir. Il ne bronche pas, ne laisse rien entre-apercevoir, ça ne l’effraie pas, il a vu bien pire durant ces derniers mois. Il s’approche un peu plus pour observer ça de plus près, non sans guetter la réaction de Clay, l’habitude sans doute de le voir fuir au moindre de ses gestes. « C’est pas une morsure, hein ? » Il sait bien que non, on ne lui aurait jamais laissé s’en occuper si c’était le cas - Clay serait très certainement enfermé en quarantaine en attendant qu’ils prennent une décision sur son futur – mais il fait mine de s’en inquiéter. Il mime une moue, l’air concerné, l’air un peu gêné. Il en fait des tonnes et s’en amuse. « En tout cas, c’est bien sale, j’sais pas si c’est rattrapable… on va devoir opérer. » Et il parait désolé au premier abord, secoue de la tête avec tout le poids du monde sur ses épaules. Un peu plus et c’est l’award assuré. Il s’installe sur une chaise, les traits graves. Il ne l’aurait pas fait si ce n’était pas l’un de ses potes, et puisqu’en plus c’est Clay, il prend un malin plaisir à le tourmenter. Il retombe dans le silence, laisse son mutisme parler à sa place,et c'est long, ça semble durer une éternité, avant de décider qu’il est enfin temps d’achever ses souffrances. « J’suis convainquant, hein ? » Ses yeux sont plongés dans les siens, analysent chacune de ses réactions, chacun de ses traits, avant de laisser tomber le masque et de sourire comme un idiot bienheureux. « J’te fais marcher, c’est rien. Tu verrais ta tête, putain ! » Et il rit stupidement, ravi de sa blague qui n'amuse probablement que lui. « C’est un peu infecté mais grâce à moi, tu vas pas mourir. On dit merci qui? » Sauf s’il laisse ça pourrir, m’enfin bon, pas besoin de lui donner les détails et de l’alarmer. Il le dit d’une manière exagérément fière, extrapolant volontairement ses compétences.
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MessageSujet: Re: perfect timing {ft. nash}   Mer 18 Jan - 21:53

perfect timing
Nash & Clay

Devant autant d'enthousiasme de la part de Nash, tu ne pus t'empêcher de hausser un sourcil alors que tu en étais pourtant habitué. Mais c'était toujours déroutant de voir une personne aussi... expressive dans un endroit pareil. Oh, cela ne te dérangeait pas, loin de là. Enfin, tant qu'il restait à une distance raisonnable de toi même si pour le coup, l'aide-infirmier n'avait pas d'autre choix que de t'approcher. « Sois pas aussi content de me voir, j’vais rougir. » Tes sourcils se froncèrent quand tu l'entendis prononcer ces quelques mots, avec l'envie de lui dire qu'au contraire, tu n'étais pas dés plus heureux de le voir. Mais jamais tu ne dirais une chose pareille. Le second degré, l'ironie ou encore le sarcasme, tu avais du mal à l'assimiler et c'était une chose sur laquelle ton meilleur ami t'aidait à travailler histoire d'être un peu plus drôle. Parce qu'il fallait l'avouer, tu ne comprenais pas du tout l'humour ; tu n'en faisais presque jamais et les brèves tentatives où tu avais tenté de faire une blague étaient vite tombées à l'eau parce que non, ce n'était pas drôle du tout ni même crédible. Alors dans des moments comme celui-là où tu étais incertain quant à ce que voulait vraiment dire l'autre personne, tu préférais rester silencieux et sourire comme si de rien n'était. Voilà. Sourire, ce n'était pas bien compliqué contrairement à l'humour. Nash s'approcha alors de toi et tu ne retins tant bien que mal de ne pas faire un mouvement de recul mais machinalement, tu tournas ta tête sur le côté comme pour ne pas le regarder. Ca aussi, c'était une chose sur laquelle tu devais travailler. Puis c'était stupide, tu savais que Nash n'allait rien te faire, oui tu le savais au fond de toi mais tu avais toujours une sorte d'alerte dans ton cerveau juste au cas où. « Si c'était une morsure, je serai allé dehors pour me laisser mourir. » Tu répondis à sa question d'un ton calme et sincère, comme à ton habitude. Peut-être aussi que tu étais un peu trop honnête aussi. Cela pouvait être déroutant parfois mais ce n'était pas la première fois que tu discutais avec Nash alors sûrement qu'il l'avait déjà remarqué. Là encore, tu ne voyais pas que l'autre garçon se jouait de lui et tu tombas directement dans le panneau quand ce dernier continua sa comédie. Opérer ? Tu allais devoir te faire opérer ? C'était hors de question pour toi. Tu avais vu dans un livre que tu avais emprunté, au camp, comment se déroulait les opérations et tu ne n'avais aucune envie qu'on ouvre quoi que ce soit chez toi. Tu lèves alors tes yeux vers lui afin de l'observer, d'un air interloqué. « Je... » Tu commmenças, le ton hésitant, avant de te taire sans trop savoir quoi dire. Tu voulais refuser mais est-ce que tu avais seulement le droit ? Non, bien sûr que non. Nash savait ce qu'il disait, c'était lui qui s'y connaissait en médecine alors tu ne pouvais qu'approuver ce qu'il disait même si tu n'étais pas d'accord. Alors dans un geste purement nerveux, tu fis jouer tes doigts entre eux tout en attendant la suite... jusqu'à ce que Nash t'avoua qu'il te faisait marcher depuis le début. Ah. C'était donc une blague. « C'était drôle, Nash. » Tu souris doucement, mais ton regard montrait que tu étais plutôt confus par rapport à sa blague. Mais tu avais un minimum d'instinct de survie et comme il devait te soigner, tu n'avais pas envie de lui dire de vive voix que tu n'étais pas trop réceptif à ce genre de chose même s'il devait déjà l'avoir compris tout seul. Au final, même si tu avais eu du mal avec Nash à certains moments, tu te disais que lui aussi pouvait t'apprendre l'humour... à sa façon. « Ne m'en veux pas, mais je préfère te remercier quand je serai certain que tu ne comptes pas me tuer. » dis-tu, toujours avec cette mine sérieuse sur ton visage alors que sur ce coup-là, tu voulais vraiment paraître amusé histoire de dédramatiser la situation (car oui, tu flippais totalement). "Un peu infecté", qu'est-ce que cela signifiait vraiment dans le langage de Nash ? Bonne question. « Qu'est-ce que tu vas me faire ? » Tu lui demandas alors. Tu ne voulais pas de détails sordides mais tu voulais quand même t'assurer que ce n'était pas si grave que ça car même si tu avais eu un petit aperçu du jeu de comédien de Nash, tu n'étais toujours pas vraiment serein.

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MessageSujet: Re: perfect timing {ft. nash}   Lun 23 Jan - 1:09

Nash roule des yeux mais son sourire reste accroché à ses lèvres. Clay est décidément un drôle de personnage. A chaque fois qu’il discute avec lui, il ne sait pas s’il se fout complètement de sa gueule, ou s’il est simplement trop sincère. Pourtant, il lui semble apercevoir rien d’autre qu’une profonde honnêteté sur le visage de son pote alors à moins que celui-ci lui cache volontairement ses talents d’acteur, Nash n’est pas certain que la volonté de se laisser mourir à l’abri des regards soit une véritable plaisanterie. Ca y ressemble et ça aurait été son genre de balancer un truc pareil, mais venant de Clay, c'est difficile à dire. Y’a de quoi jeter un froid… il commence à en avoir l’habitude, Nash, ce n’est pas la première fois que Clay lui pète tout son délire avec sa répartie désarmante. A force, ça a fini par l’amuser, c’est comme s’il le défiait continuellement, comme s’il cherchait à lui rabattre son clapet. Ca ne risque pas d’arriver. « T’aurais manqué l’occasion de me rendre visite ? Tu me fends le cœur. » Il pose une main sur son palpitant, feint la tristesse, et continue à jouer les idiots avec sa blague à deux balles, qui cloue littéralement le bec à Clay. Nash lui lance un sourire bienveillant, lui intimant de terminer sa phrase, mais il reste tristement silencieux. Il joue avec ses doigts, perd toute volonté de lutter contre le destin, ce qui convainc définitivement l’aide-infirmier de tout lui avouer. Ca le fait rire, tellement qu’il ne réalise pas immédiatement que son patient est loin de partager son avis. C’était drôle, et c’est tout ? Pourtant, c’était à mourir de rire, preuve en est, Nash ne s’en est pas encore remis. Franchement, plus drôle que lui, c’est compliqué. Il fait son difficile. La déception. « T’aurais pu faire semblant de rire. » Un gloussement aurait suffi. Ca aurait été la moindre des choses, non ? Nash, il aurait ri, parce que c’est à ça que servent les amis, à les accompagner dans leurs délires pour ne pas qu’ils se ridiculisent seuls ? A la place, Ellis remet en question ses compétences en médecine avec une mine si sérieuse qu’il se demanderait presque s’il pense vraiment qu’on l’a laissé au premier venu pour s’occuper de sa blessure. Bravo la confiance, ça fait plaisir. « J’peux rien te garantir, c’est ma première fois, » rétorque-t-il en haussant des épaules. « Mais promis, j’vais essayer. » Il le taquine, évidemment, s’efforçant de garder une atmosphère légère pour rendre les choses plus simples. Clay n’est pas facilement approchable, il semble craintif, alors Nash se dit que se la jouer cool est une bonne idée. Ca ne fait qu’illustrer un peu plus que c’est pas grave, tellement qu’ils peuvent se permettre d’ironiser la situation. « J’vais nettoyer ta plaie, la désinfecter, et te mettre un nouveau bandage, rien de très impressionnant. Si tu meurs, ce sera d’ennui. » Il lui lance un sourire avenant dans le but de le rassurer et d'effacer tous les doutes qui assaillent son esprit. Il le quitte des yeux, se retourne pour attraper ce qu’il lui faut, de quoi s’occuper de sa blessure. « Si tu pouvais enlever ton tee-shirt s’t’eu plait, ça nous aiderait. » Ca éviterait à Clay de tirer dessus comme un dératé et ça permettrait à Nash de faire correctement son travail. Ce serait dommage de le laisser partir avec un potentiel risque. Il quitte sa chaise pour s’approcher à nouveau du gamin, qui n'a pas l'air hyper à l'aise dans cette situation. « Tu crois que ça ira ? » Qu’il lui demande, sérieusement cette fois. Si Nash s’amuse beaucoup à l’emmerder, il sait aussi se montrer bienveillant à son égard. Le mettre mal à l’aise n’est pas dans son intérêt.
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MessageSujet: Re: perfect timing {ft. nash}   Dim 5 Fév - 14:21

perfect timing
Nash & Clay

Tu essayais de te détendre comme tu pouvais pour éviter de penser à ce qui allait arriver. Cela n'allait pas faire du bien, ça tu le devinais parfaitement. Tu ne savais pas si Nash était sérieux quand il te disait que c'était la première fois qu'il allait faire ça mais tu te disais que non, histoire de te rassurer un minimum. Tu étais pourtant du genre à donner ta confiance à n'importe quelle personne se montrant sympathique avec toi (et arrivant à rester à une distance raisonnable de toi aussi) mais quand Nash énuméra ce qu'il allait te faire, tu ne savais pas comment tu allais pouvoir rester en place. Au fond, tu n'avais rien contre lui. Tu ne le détestais pas, il ne te donnait pas envie de partir en courant quand tu le voyais même si tu l'évitais quelques fois parce que tu n'étais jamais certain de comment réagir face à lui ; ses réactions étaient totalement imprévisibles. Mais il était différent. Différent des autres personnes que tu avais rencontré dans ce camp. Rire était une chose qui avait l'air de se perdre depuis l'apocalypse, mais pas pour lui visiblement. Et même si tu ne comprenais pas son humour, tu te disais qu'il faudrait y avoir plus de personnes capables de sourire encore. Quand Nash te fit remarquer que ce serait mieux si tu enlevais ton tee-shirt, tu te braquas presque immédiatement. Tu n'aimais pas montrer ton corps car il ne ressemblait en rien à ce que tu avais déjà pu voir dans le passé, quand tu avais l'autorisation d'aller jusqu'à l'église de la petite ville où tu vivais. Il y avait des affiches parfois, avec des corps parfaitement lisses et sans marque. Tout le contraire du tien. Parfois, tu avais même essayé de compter les différentes cicatrices et marques s'y trouvant pour voir si certaines disparaissaient. C'était stupide, totalement stupide mais après chaque blessure de ta mère, tu ne pouvais t'empêcher d'avoir ce foutu automatisme qui ne t'aidait en rien à apprécier ce que tu étais. Au fond de toi, tu savais que tu ne pouvais pas continuer de tirer sur ton haut, que tu allais finir par le lâcher si tu avais mal et que ça ne faciliterait pas les choses pour Nash. Tu devais l'écouter, c'était lui le professionnel après tout et tu ne pouvais pas jouer au gamin têtu faisant son petit caprice parce qu'il n'a eu droit à un jouet. Alors, après un long silence, de réflexion pour toi, tu te décidas enfin à répondre à sa question, en baissant instinctivement le ton de ta voix alors qu'il n'y avait que vous deux dans la pièce. « Oui, si tu ne dis rien. ». Parce que tu n'étais pas normal, tu le savais. Ta mère te le répétait souvent et puis pourquoi ton corps était aussi bafoué si tu l'étais ? Ce fût sur cette pensée que tu te décidas enfin à enlever ton tee-shirt sans jeter le moindre regard à Nash. Il allait te juger, tu en étais persuadé. Comme tous les autres. Tu ne comptais même plus le nombre de personne qui te traitait comme quelqu'un d'étrange. Nash ne l'avait jamais fait jusqu'à présent ; du moins, il ne t'en avait pas donné l'impression mais tu ne pouvais pas t'empêcher d'appréhender sa réaction. Tu espérais qu'il ne dise rien ou du moins, qu'il ne te fasse pas remarquer à quel point c'était répugnant toutes ces marques. Tu te décidas alors de nouveau à parler en vitesse, comme pour l'empêcher de réagir, alors qu'il ne pouvait pas t'éviter. Et toi non plus. « Tu peux y aller. » Cette fois-ci, tu n'avais pas le droit de fuir. Et dans ta tête, tu te promis de faire attention la prochaine pour que ce genre de situation ne se reproduise plus.

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MessageSujet: Re: perfect timing {ft. nash}   Sam 11 Fév - 23:22

Clay semble hésitant à l’idée d’ôter son tee-shirt. Nash n’est pas très étonné, ça lui est très souvent arriver de tomber sur des patients refusant d’enlever leur haut pour mille et une raisons qui les regardent. Très souvent, c’est simplement parce qu’ils ne sont pas très à l’aise avec leur corps, et Nash le comprend très bien, lui-même n’étant pas très fier de son corps de lâche. Alors quand ça arrive, il balance une connerie qui lui passe par la tête, ou répond simplement que c’est pas son boulot de juger les gens. Franchement, il serait quand même mal placé pour le faire. Lui, il s’arrange pour les soigner et le reste lui passe bien au-dessus de la tête. Clay manque d’assurance, et comme avec les autres, il se doute bien de ce qui le rend aussi embarrassé, alors il acquiesce sans un mot à sa demande. D’accord, il peut bien se la boucler quelques instants si ça peut faire plaisir à son pote – pas trop longtemps quand même parce que c’est Nash et qu’il aura forcément quelque chose à en redire. Clay finit par retirer son haut, et pendant un instant, l’aide-infirmier reste figé par l’image du corps abîmé du garçon. Ses yeux parcourent chacune des marques et des cicatrices qui marquent sa peau, sans qu’il ne trouve un seul mot pour décrire ce qu’il pense à ce moment-là. Des images s’affichent dans sa tête, et il n’y a plus aucun doute sur ce qu’a pu vivre son pote durant de longues années. Ca fait bien quelques semaines que ces deux-là se côtoient et il le sait, Clay n’est certainement pas le genre de gars à chercher la confrontation à la moindre contrariété. Non, lui, c’est plutôt le gosse qui préfère s’écraser que de devoir affronter un mec en pleine crise d’hystérie. Alors Nash, il a l’impression de comprendre ce qui lui échappait depuis le début de leur relation. Il a l’impression de découvrir une nouvelle facette de son pote, celle du gamin écorché, qui en a déjà bien trop vu pour son âge. Clay enchaine bien vite, bien avant qu’il ne puisse lui-même lancer un seul mot. Le signal pour lui de se la fermer et de faire son job. Il s’approche, s’affaire à nettoyer sa plaie sur sa blessure sans avoir dit un seul mot. Aucune plaisanterie ne lui vient à l’esprit. Il n’a jamais vécu une telle situation, et n’a aucune idée de ce à quoi Clay pourrait bien penser à cet instant. Pourtant, y’a des tas de choses qu’il voudrait dire. Y’a tellement de questions qui se bousculent dans sa tête. Comment peut-on s’en prendre à quelqu’un d’aussi sympathique que Clay ? Qu’on veuille lui casser sa propre gueule, il veut bien le comprendre – lui-même a parfois envie de se donner quelques claques – mais Clay ? Nash réalise qu’il n’a plus rien dit depuis plusieurs minutes. Y’a plus que le silence. Un silence hyper gênant qui pousse finalement l’aide-infirmier à briser la glace. « C’est pas grave, tu sais. » C’est la première chose qui lui est passé par la tête. C’est pas grave ? Mais quel con de lui balancer un truc pareil. « Enfin quand j’dis ‘c’est pas grave’, bien sûr que si mais j’voulais surtout dire que c’est pas de ta faute, t’y es pour rien. » Okay, peut-être bien qu’il est en train de s’enfoncer bien profond. Qu’est-ce qu’il en sait, de toute façon ? Il n’était pas présent. Il n’aurait pas dû en parler et peut-être bien que Clay risque de se braquer mais Nash n’a pas pu s’en empêcher. Il fallait qu’il balance une remarque. N’importe laquelle, sinon ça l’aurait dévoré. Il est comme ça, à mettre les deux pieds dans le plat à chaque fois qu’il faut pas. « Tu devrais pas en avoir honte, ça te donne un côté badass. Les filles adorent ça. Les mecs aussi, » qu’il lance, en réalisant qu’il vaudrait peut-être mieux pour lui d’arrêter le massacre. Ferme-là. Fais ton boulot et ferme-là.

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