arthur ▬ i will be the shoulder you need

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 arthur ▬ i will be the shoulder you need

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MessageSujet: arthur ▬ i will be the shoulder you need    Lun 16 Jan - 9:36

i will be the shoulder you need arthur&charlotte;
A great hero teaches an entire city that dancing is the greatest thing there is.

I am not some starry-eyed waif here to succumb to your... your pelvic sorcery.

Emmitouflée dans ma parka et mon écharpe, je traverse les quartiers d’Astoria d’un pas vif. Si l’après-midi n’est guère très avancée, le temps sombre et les nuages persistants donnent l’impression que le jour ne s’est jamais vraiment levé aujourd’hui. Ajouté à cela un froid mordant accentué par des bourrasques de vents régulières, et on tombe rapidement dans le cliché du jour morose et déprimant.
Or, la déprime peut être fatale, déjà normalement, mais encore plus avec la folie qui s’empare du monde. C’est pour ça qu’à mon échelle, simple petite blonde souriante, j’essaie d’apporter un peu de soleil dans la vie des connaissances et des gens d’Astoria. Cela me permet aussi de fuir encore un peu mes propres démons.

C’est ainsi que mes pas rapides et légers me mènent vers le cimetière du camp. J’ai décidé, sur un coup de tête, et sans raison particulière, de rendre visite à Arthur. Fossoyeur solitaire arrivé au camp peu de temps après Rory et moi. Dans mon sac à dos, un thermos de café bien chaud. Ou en tout cas ce qui ressemble de loin à du café, soluble, un peu fade surtout lorsqu’on a été habitué à un bon arabica. Mais le breuvage chaud ne peut faire que du bien par une telle journée. Tout comme un peu de compagnie vivante ne peut être qu’agréable au détour des tombes et du cimetière à entretenir. Le job est plutôt ingrat, mais il n’y a jamais eu de sous-métiers mes yeux. Au contraire, les gens qui acceptent ces postes, difficiles, éprouvants, ces postes dont personne ne veut, ont beaucoup plus de mérite que les autres.

En arrivant en amont du cimetière, il ne faut guère que quelques secondes à mes iris clairs pour repérer l’Irlandais et un sourire éclaire mon visage à sa vue. Sans savoir pourquoi, j’apprécie énormément la compagnie de cet homme, bien que notre rencontre n’ai pas été des plus… Distinguées. Cela faisait un bon mois que j’étais arrivée à Astoria, épuisée et à bout de nerfs d’avoir poussé dans une brouette le presque cadavre de mon époux, sur des kilomètres, pendant des jours. Après la quarantaine, après avoir rencontré ma charmante baby-sitter, après avoir obtenue ma place et mon logement, j’avais eu envie de décompresser. De danser, dans mon salon, comme si c’était la chose la plus normale du monde. Et même si la survie en territoire hostile maintiens la forme, ma souplesse n’étais guère celle d’autrefois et au bout de quelques instants, manquant d’échauffement, je m’étais fait mal à la cheville. Rien de bien méchant, peut-être une foulure, m’étais-je dis en haussant les épaules. Cela n’aurait pas été la première fois. Mais la douleur avait persisté quelques jours et voilà qu’un matin en sortant pour je ne sais quelle raison, je m’étais étalée. Littéralement. Ma cheville avait cédé sans crier gare au beau milieu d’une rue et paf, Charlotte la crêpe face contre le sol. Je n’étais pas fière, et m’apprêtais à m’insulter moi-même quand une main s’était tendue. Une simple main reliée à un homme à l’air un tantinet inquiet ne cachant pas la lueur d’amusement dans son regard clair. C’est vrai que j’étais ridicule à cet instant, et j’avais éclaté de rire en attrapant cette main tendue pour me redresser. Cette situation, aussi incongrue que grotesque, avait pourtant fait du bien à mes nerfs et de fil en aiguille, je saluais Arthur régulièrement avec qui nous faisions doucement connaissance. Si tant est qu’une amitié puisse se forger en quelques semaines, l’Irlandais pouvait aisément être qualifié d’ami. Mais dans ce monde où les gens vont et viennent comme les saisons, il est peut-être préférable de ne pas trop s’attacher. Sans oublier pour autant l’humanité au fond de nous. L’équilibre est difficile à trouver.

« Bonjour Arthur, » lance-je en m’approchant de mon aîné et en lui offrant un sourire amical. « Belle journée n’est-ce pas ? » L’ironie perce dans ma voix exagérément enjouée, mais cela m’amuse. D’un geste, je fais basculer mon sac sur ma hanche et l’ouvre dans le glissement d’une fermeture pour montrer le thermos. « Je t’ai apporté du "café", » j’annonce fièrement en mimant avec mes doigts les guillemets autour du mot « café ». « Je me suis dit que ça te ferais du bien ! » Difficile de dire si le café fera plus de bien à Arthur, que sa compagnie ne me soulagera moi-même, mais qu’importe. Ma bonne intention est là, et je compte bien rester un peu avec lui s’il l’humeur lui en dit.

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MessageSujet: Re: arthur ▬ i will be the shoulder you need    Lun 16 Jan - 22:15

I WILL BE THE SHOULDER YOU NEED
/ Arthur & Charlotte /
Arthur jeta un coup d’oeil vers ce qui semblait être le soleil. Encore au moins deux bonnes heures, se disa-t-il; avant le déjeuner. Mais il avait déjà faim et il avait beaucoup à faire entre temps. Il leva les bras au ciel et s’étira en poussant un bâillement. Le soleil avait disparu depuis la veille et il faisait gris à présent, des nuages sombres traversaient le ciel en tournoyant. S’il se mettait à neiger, la journée risquait de tomber à l’eau. Il aperçut les immeubles au loin engoncés dans les nuages bas et lourds et ne put s’empêcher de penser aux beaux jours ensoleillés. Il se rappela les journées au parc avec Lettie et … et… Il secoua la tête. Arthur sentit son cœur faire des bonds dans sa poitrine et savait qu’il lui fallait se ressaisir. Prendre du recul, mettre les détails à distance et laisser le reste de la journée filer.
Il boutonna les derniers boutons de sa veste en sentant un courant d’air glacial venir à sa rencontre. Affrontant le petit vent, il reprit sa pelle et recommença à creuser.
C’est alors qu’il l’entendit. Cette douce voix, chaude et revigorante, qu’il avait rencontré quelques jours plus tôt. Arthur se frotta les mains puis se racla la gorge.

« Tu tombes toujours au bon moment. » ria-t-il.

Il jeta un coup d’oeil au thermos. Bonne idée. La boisson lui réchauffera le ventre. La journée allait être froide et les nuages n’annonçaient que de la neige. Il n’y avait personne qui amenait de l’eau goût café. A moins d’être Charlotte Wyatt. Elle avait les cheveux clairs, les yeux cristallin, pétillants même dans la pénombre. Mais ce qui frappait le plus Arthur chez cette femme, c’était son visage qui irradiait la confiance. De ce qu’il savait d’elle c’est qu’elle venait d’une bonne famille contrairement à lui. Un peu comme Leto, elle lui rappelait tellement son ex-femme. Charlotte était douce et très attentionnée. En témoignait le thermos qu’elle avait emmené à son attention. Cela faisait quelques semaines qu’ils se connaissaient et ils commençaient à être bons amis. Arthur voulut refuser sa proposition mais il se retint. Tout en la regardant, l’Irlandais souffla :

« C’est vraiment très gentil. »

Arthur posa sa pelle par terre, prit son sac et s’assit sur le petit muret. C’était froid et peu confortable mais bizarrement ça lui semblait beaucoup plus agréable que son propre lit. Arthur réprima un sourire.

« T’es vraiment adorable. »

Fouillant dans son sac il sortit une petite boîte.

« Je n’ai que des graines à te proposer. »

Arthur ne mangeait pas beaucoup comme la plupart des gens à Astoria mais il ne mangeait pas plus quand il avait une boîte de conserve ou plus. Il n’avait plus vraiment le goût de vivre. Le problème était en lui. Il avait foiré sa vie de famille en réuissant à briser l’amour de sa vie et sur les cendres d’un homme bien était né un monstre dont la seule préoccupation était désormais de se laisser mourir. Charlotte était la toute petite étincelle, celle qui le faisait sourire et sortir de sa douleur quelques minutes ici et là.
Arthur agita la boîte puis l'ouvrit avant de la lui tendre.

« Tu n’as pas peur d’attraper froid ? »

Relevant la tête il remarqua que le vent était retombé.


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MessageSujet: Re: arthur ▬ i will be the shoulder you need    Mer 18 Jan - 18:08

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Visiblement Arthur semble contente de me voir et sa remarque comme quoi je tombe au bon moment me tire un rire qui se joint au sien. C’est toujours le bon moment pour une pause café ! J’estime que l’Irlandais a beaucoup de mérite pour occuper ce poste difficile et j’hausse une première fois les épaules lorsqu’il me gratifie sur ma gentillesse. « C’est normal voyons, et personne ne voudrait que notre beau fossoyeur attrape une pneumonie par ce temps ! » Je ris, doucement, le taquinant un peu alors qu’il s’assied sur le petit muret de pierres.

Alors que je l’imite en posant mon sac sur mes genoux, la voix d’Arthur s’adresse à nouveau à moi. Adorable, vraiment ? Malgré moi, mes joues rougissent un peu à ses mots qui semblent aussi sincères qu’avisés, et je fais mine de lever les yeux au ciel en souriant. « Tss… C’est normal je te dis. Tu es mon ami après tout. » Et nous voilà, comme deux petits enfants à la récréation qui s’apprêtent à goûter en parlant d’amitié. Car même si au final, nous nous connaissons que peu, la compagnie de l’Irlandais est l’une des plus agréables qu’il me soit donné d’avoir et il est rassurant de lui attribuer le qualificatif d’ami. Oui, c’est rassurant et ça réchauffe mon cœur bien plus que le meilleur des cafés.

Face à la boite de graines qu’il secoue, je laisse échapper un petit rire en hochant la tête. « Ce sera parfait, je n’ai jamais eu grand appétit de toute façon. » Semi-mensonge, mais ce n’est peut-être pas le moment d’évoquer mes années d’anorexie et mine de rien, je suis heureuse que l’hiver soit là. Les étés chauds, j’ai tendance à porter des tee-shirt bien trop courts et si mes proches se sont habitués aux cicatrices de scarification sur mon ventre, je n’ai guère envie de subir le regard des inconnus et connaissances d’Astoria. Ni leurs questions. Mais bon, peut-être qu’à la fin de l’hiver, nous serons tous morts après tout.

« Hm ? Froid ? » La question d’Arthur me fait sortir de mes brèves pensées et je secoue la tête négativement avant de sortir le thermos et deux gobelets de mon sac qui atterri entre mes chevilles. « Non, non, ne t’en fais pas, j’ai du sang finnois, on va dire que ça me rend plus résistante ! » Je remplis nos gobelets du faux café fumant et tends le siens à Arthur en lui souriant. « A la tienne, camarade ! » Si le goût du café n’est pas des plus excellent, sa chaleur lorsqu’il glisse dans ma gorge me fait quand même pousser un petit soupir d’aise. C’est vrai qu’il fait froid, et je serre mes doigts fins autour du verre en plastique avant de glisser un regard à mon compagnon. « Comment ça va en ce moment ? Ce n’est pas trop dur de travailler dehors par ces conditions ? » Oui, je m’inquiète un peu pour lui, et j’espère que ma sollicitude saura le toucher et étirer un sourire sur son visage auquel la fatigue n’ôte cependant aucun charme. « Tu pourrais venir manger à la maison un soir, si tu veux. Enfin, manger, voilà… Mais je suis certaine que tes graines iraient merveilleusement bien avec une salade !  » On dirait que je parle pour ne rien dire, après tout c’est un peu le cas. J’ai seulement envie de profiter un peu de ce moment, même si le froid nous entoure, et de la compagnie de l’Irlandais à qui j’adresse encore un sourire. En un sens, il m’apaise, car je sais qu’il fait partie des rares personnes qui ne jugent pas les autres. Alors avec lui, je n’ai pas à faire semblant d’être parfaite, ou en tout cas moins qu’avec les autres. Et tristement, moins qu’avec mon propre époux depuis quelques temps.

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MessageSujet: Re: arthur ▬ i will be the shoulder you need    Mer 18 Jan - 22:56

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/ Arthur & Charlotte /
Charlotte était l’une des seules à le faire sourire naturellement. Il ne se forçait pas, simplement content de la retrouver, de discuter. Quand la jeune femme plongeait ses prunelles dans les siennes, il avait l’impression étrange de ne plus rien entendre autour d’eux, comme s’il était dans du coton. Rien ne pouvait le toucher quand il parlait avec elle. Il était tout simplement bien.
Ils se retrouvaient donc devant un café - il était un peu tôt pour la vodka ou le whisky. Arthur soupira d’aise en sentant le breuvage dans sa gorge. Le liquide chaud était le seul remède dont il avait besoin. Soupirant il étira un sourire appréciateur.

« Ça ne m’étonne même pas que tu soies Finnoise. » rigola-t-il avant d’afficher un petit sourire en coin sur son visage pâle.

Il éclata de rire. c’était la première fois depuis son arrivée à Astoria. Miracle ! Sachant qu’il essayait de se montrer heureux mais il ne dupait personne. A cet instant précis, Charlotte était la seule raison pour laquelle il ne s’enfuyait pas en courant. Lui faire confiance, rire avec elle, c’était son seul mode de communication qu’il savait pratiquer avec elle. C’était son amie, sa petite sœur, peut-être. Il n’avait pas encore vraiment mis de mot dessus. En tout cas elle, elle le voyait comme quelqu’un d’important et peut-être même de bien… Si seulement elle savait. Si seulement elle pouvait le voir comme il était vraiment, elle saurait alors qu’il n’était pas si important dans sa vie. Leto pourrait le lui expliquer. Un meurtrier… Voilà ce qu’il était. Déglutissant, son sourire se figea et disparu à cette pensée.
Arthur releva la tête à sa question. Oui c’était dur. Leto, les morts, la vie… Travailler dans le froid était vraiment le cadet de ses soucis surtout si une gentille fille venait lui amener de l’eau chaude goût… goût indescriptible. Il haussa les épaules tout en regardant fixement face à lui.

« Il faut bien le faire et puis… ça m’évite de tourner en rond chez moi. » Il tourna la tête vers elle et lui retourna la question. « Et toi ? Ta cheville ? ».

Charlotte était si douce et si attachante. Comment pouvait-on rester aussi tendre après avoir connu autant d’horreur ? Il ne savait pas grand chose sur elle mais il savait bien que l’épidémie n’avait épargné personne.

« Moi ? Chez toi avec ton mari pour manger une salade ? Je ne vais pas vous faire cette horreur. ». ronchonna-t-il pour éviter de lui sourire.

Prenant une petite gorgée il soupira. Une cigarette. Il en avait tellement envie. Et d’un verre aussi. Elle lui proposait une soirée alors qu’il était très mal à l’aise avec le genre humain et il ne connaissait absolument pas son homme. Arthur l’avait croisé quelques fois sans jamais vraiment lui adresser un mot. Un homme bien apparemment. Pendant de longues minutes, ils ne se disaient rien. Et aucun des deux n’essaya de briser le silence - ce qui n’était même pas gênant. C’était comme ça entre eux. Pas de malaise ou du moins pas exprimé.
Arthur tourna la tête vers elle. Il étira un sourire sincère tout en penchant la tête.

« Je sais que c’est complètement hors contexte mais… T’es vraiment une fille merveilleuse, Charlotte. Ton mari doit être fier de t’avoir comme épouse parce que moi je suis fier de t’avoir comme amie. Je sais que je te l'ai pas dit mais... Si tu as besoin de quoique ce soit, n'hésites pas. Je suis là pour toi à n'importe quelle heure et n'importe quel jour. »


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MessageSujet: Re: arthur ▬ i will be the shoulder you need    Mer 18 Jan - 23:53

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I am not some starry-eyed waif here to succumb to your... your pelvic sorcery.

Nous sommes là, tout simplement assis sur un petit muret de pierres, et pendant quelques instants, j’oublie tout. J’oublie que nous sommes face à un cimetière. J’oublie que de l’autre côté des barrières, des créatures autrefois humaines et désormais cadavres ambulants veulent notre mort jour après jour. J’oublie le chaos, j’oublie les horreurs. J’oublie la douleur lancinante et me permet de sourire franchement en répliquant à mon ami : « Américaine avant tout ! Difficile de faire autrement quand on est fille de gouverneur. »

Et alors s’élève son rire, éclat de vie et de joie spontanée qui réchauffe instantanément mon cœur, encore plus que le gobelet entre mes doigts réchauffe mes mains. Sans un mot, sans un bruit, je lève les yeux vers le ciel qui semble soudainement plus clair malgré les nuages d’hiver. Je savoure simplement l’éclat de rire de cet homme qui, en cet instant, semble le son le plus merveilleux du monde. Merveille sonore pourtant éphémère, sans doute ce qui ajoute encore plus à sa beauté, car l’éclat de rire se terni sur un silence. Alors que je rebaisse les yeux vers l’Irlandais, il me semble voir les soucis sur son visage et cela m’attriste. Plus que je ne le pensais. Mais il hausse les épaules en fixant le vide face à nous, et je cache mon air peiné en buvant une gorgée de café.

« Ma cheville ?  » Tu hausses un sourcil en tendant la jambe pour faire tourner la cheville en question. « Elle va très bien, ce n’est pas la première fois qu’elle est mise à rude épreuve ! Et j’arrive encore à bien tenir mes pointes malgré le manque de pratique. » C’est vrai que l’une des choses qui me manquait le plus dans cette vie, c’était la danse. Je dansais depuis toujours, presque avant même de savoir marcher correctement. J’ai passé plus de temps dans des salles de danse que dans mon propre domicile. Et mine de rien, c’était mon rêve, de devenir reconnue par ma passion, de me produire sur les plus belles scènes et pour les plus grands réalisateurs. Même alors que je devenais simple professeur pour enfants, ce rêve rose poudré ne m’avais pas vraiment quitté. Avant, les ballets faisaient rêver les gens, mettaient des étoiles dans leurs yeux. Aujourd’hui, la danse était inutile. Superflue.

A la remarque d’Arthur sur ma proposition de diner, je ne peux que difficilement retenir un petit ricanement. Triste. Que je peine à étouffer dans mon écharpe. Parce qu’avec Arthur, j’arrive à être spontanée, naturelle, mais cela peut aussi m’attirer des ennuis. Alors je fais mine d’hausser les épaules d’un air vague en, cette fois, détournant les yeux. « Oh, tu sais… Rory est pas mal… occupé ces derniers temps. On ne serait que toi, moi, et la salade. » Pour faire bien, j’accompagne mes mots d’un petit rire qui se veut amusé. Qui résonne comme un écho macabre à mes oreilles alors que le silence retombe. J’apprécie les silences en compagnie d’Arthur, car ils ne sont pas source et encore moins signe de malaise. Il n’y a pas forcément besoin de parler pour s’entendre avec quelqu’un.

Pourtant, l’Irlandais tourne la tête vers moi en souriant, et brise ce doux silence entre nous. Au fur et à mesure qu’il parle, mon sourire s’élargit en même temps que mes joues reprennent cette teinte rosée de la gêne et du plaisir à la fois. « Et après c’est moi qui suis adorable ? »  Oui, car pour le coup, c’était plutôt Arthur que le devenait avec cette petite déclaration amicale qui me chamboulait le cœur. Car les amis se font rares dans ce monde où la méfiance règne et où la confiance s’accorde difficilement. C’est alors tout naturellement que je me penche vers Arthur pour déposer un bref baiser sur sa joue mal rasée. Parce qu’il m’émeut, l’Irlandais taciturne et solitaire. Et qu’il me fait du bien avec ses mots, alors je tente de lui rendre la pareille en souriant : « Merci beaucoup, Arthur. Ça me touche vraiment. Et tu dois savoir que c’est absolument réciproque. Si tu veux parler, ou même ne rien dire et que tu as juste besoin de quelqu’un avec qui les silences sont moins lourds, tu peux venir me trouver quand tu veux. » La sincérité fait un peu trembler ma voix et j’en profite pour reprendre une gorgée de café en baissant les yeux vers le sol. C’est drôle, presque comme si j’avais oublié ce que c’était que d’avoir quelqu’un à qui je pouvais tout dire. Ironique, pour une femme mariée et amoureuse comme au premier jour. Mon gobelet vide, je l’enfourne dans mon sac et rapproche mes mains pour les frotter doucement entre elles.  « Pourquoi vous avez divorcés, avec ta femme ? » Les mots sont sortis sans que je ne puisse les empêcher, trop occupée à faire tourner nerveusement mon alliance autour de mon doigt, et j’ajoute précipitamment en rougissant un peu : « Enfin, tu n’es pas obligé de répondre hein ! C’était par… Non, pas par curiosité en fait. Mais… » Je me mords la lèvre en détournant les yeux, retenant un soupir. « Je me demande qu’est-ce qui peut nuire à une relation à ce point… » Il n’est pas difficile de savoir que je m’inquiète pour mon propre mariage avec mon attitude mais c’est un peu trop tard pour faire marche arrière, et j’ai confiance en Arthur. Encore plus avec les mots que nous venons d’échanger.


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MessageSujet: Re: arthur ▬ i will be the shoulder you need    Jeu 19 Jan - 0:58

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/ Arthur & Charlotte /
Il faisait froid mais auprès de Charlotte, Arthur avait chaud au cœur. Son cœur qui avait arrêté de battre pour le genre humain, qui n’avait plus envie de continuer qui souhaitait tout lâcher et s’abandonner à la terre. Il aurait préféré être enterré mais s’il n’était pas là, qui ferait ce travail ingrat ? Alors il devrait reposer dans une fosse ou alors on le brûlerait sans ménagement et sans aucune émotion. Il se devait de rester en vie… au moins pour les morts. Elle était Américaine et fille de gouverneur. Il secoua la main en l’air tout en souriant.

« Je te rassure c’était pas mieux de mon côté. J’étais un petit irlandais dans une caravane avant de déménager. »

A sa question pour sa cheville elle ajouta qu’elle allait mieux et qu’elle avait pu faire quelques pas de danses depuis le temps. Arthur avait toujours apprécié la danse, lui qui était souple qu’une planche en bois. Les formes, les courbes et les muscles qui se tendaient c’était ça son truc. Tout était lignes et mouvements. Un geste gracieux poursuivit par des petit bond de biche sur le parquet. Voilà ce qu’il retenait des danseurs. L’irlandais hocha la tête en dévoilant ses canines.

« J’aimerai bien voir ça mais pas te ramasser en bas des escaliers si c’est possible. » ricana-t-il.

Cette rencontre était encore claire dans son esprit. Il s’était tellement inquiété mais avait aussi beaucoup ri. Ça aurait pu lui arriver et elle aurait été surement là à l’aider. A la mention de son mari il sentit comme un léger flottement. Elle avait détourné les yeux et ça le jeune homme l’avait remarqué. Portant le gobelet à ses lèvres il préféra se taire plutôt que de surenchérir sur une conversation qui la mettrait mal à l’aise. Arthur lui déclara ce qu’il avait sur le cœur. Les déclarations d’amour n’étaient pas trop son truc et notamment envers une amie. Mais avec elle il avait besoin qu’elle se sente bien, qu’elle sache qu’elle pouvait compter sur lui à tout instant. Charlotte était vraiment importante pour Arthur.

« Voilà je suis démasqué... mais garde mon identité secrète pour toi, s’il te plaît. C’est pour ta sécurité que je dis ça. ».

Ricanant, Arthur n’avait pas vu venir le baiser sur sa joue. Ce n’était qu’amical, bien sûr mais il se figea tout en frissonnant. Il ne s’y était pas attendu. Les lèvres d’Arthur s'agitaient sans pouvoir sortir un mot. Ses joues s'empourprèrent. Jamais une femme ne l’avait embrassé comme ça même sans relation amoureuse. Vesper c’était autre chose. Elle ne compte pas, pensa-t-il.
Autant touché qu’affecté, Arthur ne su quoi dire et préféra fixer ses mains sur le gobelet plutôt que de montrer son malaise. A ses mots, Arthur sortit légèrement du brouillard. Oui il pouvait compter sur elle mais se confier c’était encore un peu tôt entre eux. Le coeur lourd, l’Irlandais ne s’attendait non plus à la suite des événements. Son visage devint blanc. Lettie. Pourquoi parler d’elle ? Pourquoi maintenant ?
Ses mains tremblaient alors que les larmes lui montèrent aux yeux. Charlotte continua de parler, alourdissant le coeur et les émotions d’Arthur. Le café de la blonde, il ne le méritait pas. En sentant le gobelet entre ses doigts il réalisa qu’il préféra être muet ou sourd. Que de vivre était un calvaire. Quand son amie était dans les parages, il avait de l’énergie à revendre, pourtant mais là… Il était complètement figé de peur et de tristesse. Il n’avait plus la force de rien. Mais pourquoi la repousser ? Pourquoi ne pas avouer, une bonne fois pour toute ?
Arthur détourna le regard et essuya rapidement les larmes de ses joues. Il se sentait mort, enterré sous les problèmes, sous sa culpabilité. Des mots. Pour lui la précision sur sa séparation était encore plus cruelle que l’incompréhension. Cette fois il était assommé, terrassé par la sentence qui fût froide et définitive. Mort. Tout simplement mort à l’intérieur. Et si je n’ai plus de cœur, alors qu’est ce qui me fait si mal à l’intérieur ? Je vais encore tout gâcher.
Dans la minute qui suivit, Arthur prit une grande inspiration tremblante. Il attendit mais aucune réponse ne lui apparut comme la meilleure. La vérité. Simplement la vérité.

« J’ai... ».

Il ne fallait pas qu’il craque, non pas maintenant. Déglutissant il renifla. Il aurait préféré raconter autant de bêtises qu’il pouvait pour éviter d’avoir à parler des vrais sujets. Ceux qui fâchent.

« J’ai… fait la pire chose au monde. ».

Les larmes coulaient. L’incertitude bégaya. Les possibilités s’éloignaient. Sa vue se brouilla. Son regard se concentra sur ses mains sur le gobelet tout aussi inerte et sans vie que lui. Il se concentra sur la larme qui tomba dans le récipient, incapable de regarder le jolie visage de son amie. Il n’en pouvait plus. Le barbu ne supportait plus son reflet, de la peur qui s’insinuait dans tout son corps, l’inconnu qui s’immiscait dans son inconscient et le froid qui s'infiltrait sournoisement dans son corps.

« J’ai… tué notre fils. ». Sa voix se brisa.

Il la suppliait presque, implorant avec le reste de vie qu’il avait en lui de cesser cette conversation sur le champ.


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