flashback - memories as heavy as a stone {ft. irène}

AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
bienvenue sur not tomorrow yet I love you
les infos pour comprendre le lancer de dés et les jokers sur le forum sont par ici
retrouvez le guide de nty pour répondre à toutes vos questions

Partagez | 
 

 flashback - memories as heavy as a stone {ft. irène}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité

MessageSujet: flashback - memories as heavy as a stone {ft. irène}   Dim 5 Fév - 18:10




memories as heavy as a stone


Le camp Astoria. Ah, Darren en avait pas mal entendu parler pendant sa captivité du camp Echo, s'étant retrouvé avec d'autres prisonniers qui appartenaient à ce fameux camp où il débarquait tout juste aujourd'hui. Il n'avait aucune idée de comment il avait réussi à s'en sortir vivant... peut-être qu'il avait une bonne étoile ou une connerie du genre. Le truc, c'était qu'il était blessé et que cela nécessitait l'intervention d'un professionnel. Du moins, c'était ce que lui avait dit un des gars qui l'avait ramené ici et Darren, lui, n'était pas du tout d'accord. Ce n'était qu'une petite blessure, rien de bien grave, c'était ce qu'il ne cessait de dire mais plus personne ne l'écoutait et fatigué comme il était, il s'était docilement laissé traîner jusqu'au cabinet médical du camp. Lui qui espérait une visite guidée... Ses plans étaient vite tombés à l'eau. C'était une infirmière qui l'avait pris en charge et l'avait amené dans une salle qui ne lui inspirait pas du tout confiance. Elle lui parlait, lui disait de ne pas s'inquiéter et que la chirurgienne n'allait pas tarder à arriver... La quoi ? La chirurgienne ? Il secoua alors la tête de gauche à droite et commença à vouloir se lever du lit mais l'infirmière appuya sur son épaule pour le forcer à se recoucher. « Je vous ai déjà dit que... » commença-t-il mais cette dernière lui coupa immédiatement la parole. « Nous savons ce que nous faisons ici. ». Darren ne pût s'empêcher de lever les yeux au ciel, conscient que ce n'était pas la meilleure tactique à aborder de jouer le chieur dés son arrivée ici mais il n'avait aucune envie de se faire charcuter par la première venue. Même dans sa vie passée, il fallait qu'il se trouve presque à l'article de la mort pour accepter de voir un docteur. Mais il fallait coopérer, n'est-ce pas ? Histoire de ne pas se faire des ennemis dés le départ, ce serait déjà un grand pas pour lui. Après quelques minutes d'attente, l'infirmière lui indiqua qu'elle devait voir un autre patient et que sa collègue arriverait d'une seconde à l'autre. « N'essayez pas de vous échapper entre temps. » ajouta-t-elle avec une mine sévère sur le visage et Darren aurait voulu lui demander comment il aurait pu, à part en sautant par la fenêtre mais pour une fois, il se contenta de se taire et d'attendre. Son regard était d'ailleurs tourné vers la fenêtre, les bras croisés, il se hâtait de sortir d'ici. La porte s'ouvrit de nouveau et cette fois-ci, il se décida à poser ses yeux sur la nouvelle arrivante ou plutôt l'élue qui allait le charcuter. L'infirmière ne lui avait donné aucun médicament plus tôt et pourtant, il avait l'étrange sensation qu'il était en train d'halluciner. Peut-être était-ce à cause de la douleur de sa blessure qu'il essayait de faire passer tant bien que mal en pensant à autre chose, il n'en savait rien mais pour lui, c'était tout simplement impossible de se trouver face à Irène à cet instant précis. Un visage du passé, c'était ce qu'elle était pour lui. Il s'était persuadé qu'elle était morte, qu'elle n'avait pas survécu à l'épidémie. Cela avait été son moyen à lui de continuer à marcher dehors plutôt sans but plutôt que de chercher à la retrouver après la mort de sa sœur. « Irène, quelle surprise. » Il avait presque murmuré cette simple phrase et la pièce n'était pas silencieuse, sûrement qu'elle n'aurait pas pu l'entendre. « J'espérais te retrouver dans de meilleures circonstances. » ajouta-t-il avec une pointe de sarcasme. En temps normal, sûrement qu'il aurait trouvé autre chose à dire parce qu'il y avait beaucoup trop de non-dits entre eux, trop de questions restés sans réponse.  Mais il n'avait pas dormi correctement depuis des jours, le camp Echo ne l'avait pas non plus épargné et clairement... il avait l'impression de perdre pied même s'il tentait de jouer au plus fort depuis sa sortie de l'entrepôt. Et la vision d'Irène face à lui n'arrangeait en rien les choses, bien au contraire.

love.disaster
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

MessageSujet: Re: flashback - memories as heavy as a stone {ft. irène}   Dim 5 Fév - 23:17

Tu as déserté. Tu as tiré sur tes racines.
Ça saigne. Mais tu ne panses rien.

Elle s'était autorisée un temps de pause avant qu'on ne la prévienne de l'arrivée d'un nouveau blessé. Irène avait donc abandonné son livre sur son bureau avant d'enfiler sa blouse pour se diriger une énième fois vers cette salle qui en avait déjà vu, de l'agonie à tour de bras. Si les murs avaient des oreilles, certainement qu'ils pleureraient encore de souffrance, imbibés par la violence du monde. Avant d'ouvrir la porte, comme un rituel, son regard se pose sur la minuscule glace plaquée au mur. Irène fixe un instant son reflet tout en prenant une longue inspiration. Dans sa tête, la jeune femme se persuade qu'elle est capable de tout, qu'elle sera à la hauteur comme elle l'a toujours été dans ce domaine. Ce n'est pas parce que le monde est devenu une grande boucherie que tout est fichu d'avance. Non, elle a vu a plusieurs reprises que la vie reprendrait toujours le dessus sur tout. Que les hommes se battraient jusqu'à ce que le ciel explose et que la terre se meure. Sa main se pose délicatement contre sa nuque pour se donner du courage tandis qu'elle se décide à pénétrer dans la pièce de ses inquiétudes. Ses yeux se posent sur la silhouette qui lui fait face et son coeur prend soudainement de la cadence. Elle peut le sentir, s'agiter sous sa cage thoracique. Irène est si surprise qu'elle peine à respirer un instant, jusqu'à ce que Darren brise le silence le premier. Son corps tremble déjà mais la chirurgienne se force à garder la tête haute, à ne pas se laisser submerger par les souvenirs qui remontent à la surface. C'est un peu comme si Darren venait de jeter une pierre dans une eau vaseuse et qu'elle devenait trouble. Trouble, comme la vue d'Irène lorsqu'elle évite son regard pour fixer un point invisible. Elle supporterait pas de faire face au regard de son ami, pas maintenant, pas tout de suite. Dis-toi qu'il y a pire, au moins tu es capable de te tenir debout. Irène lui répond sur un mauvais ton, toujours sur la défensive. Elle sait, la brune, qu'elle est fautive sur toute la ligne. Qu'elle ne peut plus le blâmer de rien alors, sa seule défense reste ce bouclier de mots acides. Ils lui laissent une sensation étrange au bout des lèvres, comme s'ils ne lui appartenaient pas, comme si une force malsaine s'était emparée d'elle.

Son âme est semblable à un miaulement de chaton sortant d'un bunker. Irène s'est peut-être détachée de sa vie passée mais tout cela n'est qu'une carapace. Elle est restée la même après tout ce temps ; une femme mise à terre par les remords. Si elle avait réellement du cran, la chirurgienne lui aurait offert sourire, heureuse de le savoir en vie mais ses sentiments sont coincés en elle d'un seul bloc. Sa gorge est nouée et son cœur fuit la fatalité.  C'est qu'elle en a perdu des gens, Irène, sans avoir besoin de la mort. Son frère s'est volatilisé tandis qu'elle s'efforçait de détruire le souvenir de Darren. Et maintenant qu'il est là, juste en face d'elle, alors qu'une part d'elle avait fait le deuil de leur amitié, Irène se sent plus fragile que jamais. Avec le temps, son seuil de tolérance à la perte est devenu plus bas que zéro. Enlève ton t shirt et allonge-toi sur ce fauteuil. Irène redresse enfin les yeux pour examiner les traits de son visage. C'est là qu'elle se rend compte de son état. S'il te plaît. Qu'elle lui supplie, à voix basse. Ce genre de timbre qui signifie 'ne rends pas les choses plus difficiles' alors que Darren n'avait fait qu'alléger sa peine jusqu'à ce qu'elle parte. Aujourd'hui, la chirurgienne s'est arrachée le droit d'être trop familière avec Lui. Parce qu'elle avait disparu pour ne plus avoir à lui faire face. Pour ne plus supporter ce regard qui en sait tellement sur elle. C'est en train de la déstabiliser même si elle ne se l'avoue pas. Tandis qu'elle désinfecte ses doigts fins, la jeune femme cherche la bonne façon de réagir, ce qu'il faudrait lui dire, là, maintenant mais ne trouve rien. Mais au fond, comment mettre des mots ce qu'elle avait fait ? Quel miracle pourrait la pardonner quand, comme Irène, on a tiré sur la corde de l'absence sans jamais lui donner un peu de mou ?

Lorsqu'elle ose enfin se rapprocher de lui, des tas de questions la hantent. Son cœur bat si fort qu'elle jurerait le sentir jusque dans sa tête. A voir ses blessures, la jeune femme sait déjà que son ami en a bien plus bavé qu'elle. Elle, Irène, la froussarde incapable de s'échapper d'Astoria. La gamine aux crises d'angoisse multiples et au courage inexistant. Il donne l'impression d'avoir traversé tellement de choses qu'elle se sent ridicule. Et par dessus tout, la chirurgienne voudrait lui demander s'il lui en veut encore, si ses erreurs passées comptent toujours pour quelque chose où s'il les a enterrées, comme tout le reste. Tu devrais arrêter de faire le malin et te laisser faire, ce serait bête qu'un grand colosse comme toi y passe pour une septicémie. Parce que l'infirmière l'a prévenue que le patient ne serait pas facile. Et maintenant qu'elle fait face à Darren, Irène n'est plus surprise. Pourtant, même si elle fait une tête de moins que lui, la chirurgienne ne se débine pas. Par le passé, Irène avait ressenti de la colère, de la tendresse, de la rage parfois même de la déception à son égard mais jamais de la peur. Jamais. Et c'est à ça qu'elle avait compris que Darren était de loin la meilleure chose qu'il lui soit arrivée dans sa vie. Cette même chose qu'elle avait abandonné sans se poser de question.
Elle n'ose même pas prononcer son prénom, plongée au plus profond de son déni.
Darren ne peut pas être là.
C'est impossible.
Il est mort quelque part dans sa tête.
Le retrouver serait accepté de le perdre une seconde fois.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

MessageSujet: Re: flashback - memories as heavy as a stone {ft. irène}   Lun 6 Fév - 20:10




memories as heavy as a stone


Darren ne pouvait pas se mentir à lui-même. Il l'avait déjà fait de nombreuses fois, surtout quand il s'était retrouvé à faire de la route seul au milieu des rôdeurs, mais face à Irène, c'était comme si tout le passé lui revenait brutalement en pleine gueule. Et ce n'était pas quelque chose d'agréable, loin de là. Après le départ précipité de son amie de chez lui, il avait cherché à la retrouver. Il aurait pu faire jouer ses relations comme il l'avait fait pour couvrir ses arrières quand elle avait tué son mari mais cette fois-ci, il s'était abstenu par respect pour elle. Si elle avait fui, c'était qu'elle avait sûrement une bonne raison. C'était ce qu'il s'était répété de nombreuses fois pour ne pas péter un plomb. Mais là, face à elle, il ne pouvait qu'être troublé. Ses pensées s'emmêlaient alors qu'il venait à peine de prononcer quelques mots, des mots qui lui semblaient sans importance. Des paroles banales qu'il regrettait déjà... car il avait plus important à lui dire. Et la réponse de la jeune femme ne tarda pas à venir. Piquante. Brutale. « Je suis heureux de te voir aussi. » répliqua-t-il d'un ton fatigué. A quoi s'attendait-il de toute façon ? A ce qu'elle lui saute dans les bras et lui hurle au visage qu'elle était contente de le retrouver enfin après tout ce temps ? Non, il ne fallait pas exagérer. Mais Darren ne s'était jamais imaginé cette situation après l'épidémie parce qu'il s'était mis dans le crâne qu'elle était morte. Et dans sa tête, c'était impossible de retrouver qui que ce soit ayant eu de l'importance dans sa vie passée, au camp. Au final, il s'était trompé sur toute la ligne. Ce n'était pas son genre de s'imaginer ce qui pouvait se passer dans un futur plus ou moins proche mais Irène n'était pas n'importe qui. Elle n'était pas une femme de passage dans sa vie, loin de là, elle avait compté pour lui. Et il ne supporterait pas de devoir passer à côté d'elle en l'ignorant, à faire semblant de ne pas la connaître après tout ce qu'ils avaient connu ensembles. Quand elle lui demanda d'enlever son haut et de s'allonger sur ce maudit fauteuil, Darren décida d'obéir. En silence cette fois-ci même si son envie de répliquer une nouvelle fois était forte. Il faisait confiance à Irène, peu importe ce qui s'était passé quelques années en arrière alors il ne montrerait pas trop de résistance cette fois-ci. C'était aussi une manière de lui faire comprendre qu'il ne cherchait pas les hostilités ; pas tout de suite en tout cas. « Je ne connais personne ici alors ne me demande pas de me laisser me faire charcuter par le premier inconnu qui passe. » répondit-il à la jeune femme lorsqu'elle décida enfin de s'approcher de lui. Il ne donnait pas facilement sa confiance à quelqu'un, Darren. Il avait appris au fil des années qu'il valait mieux faire marche seul ou s'entourer uniquement de peu de personnes. Et encore... Il ne s'était pas imaginé une seule fois qu'Irène pouvait le fuir. Pourtant, elle l'avait fait. C'était pour lui bel et bien la preuve que même en pensant connaître une personne, elle pouvait décider de tout briser à un moment ou un autre. « En l’occurrence, ça doit être mon jour de chance pour être tombé sur toi. » ajouta-t-il sans détourner son regard de celui de la chirurgienne. Un bref sourire vint prendre place sur son visage, mais ce sourire ne respirait en rien la joie de vivre. Seulement de la lassitude. Il ne cherchait pas à la complimenter ; lui-même était perdu par ses propres mots. Un jour chance, vraiment ? Vue leur premier échange, Darren se dit que les choses pouvaient tout autant s'envenimer que se calmer. Et étrangement, il optait plus pour la première solution. Il s'installa alors un peu mieux sur le fauteuil pour que son amie puisse admirer sa magnifique blessure (qui n'était vraiment pas belle à voir) et il tentait tant bien que mal de se détendre un minimum en se disant que ce n'était qu'un mauvais moment à passer. « Je pensais que tu étais morte. » lança-t-il alors subitement en observant un point invisible au plafond. Il ne pouvait décidément pas faire comme si de rien n'était, c'était bien trop lui demander. Il voulait la voir réagir, peu importe de quelle manière. Un jeu plutôt dangereux en sachant qu'à cet instant-même, il était en position de faiblesse et devrait plutôt se la fermer une bonne fois pour toute pour laisser Irène faire son boulot. Mais il avait passé trop d'années dans le flou total et il se fichait totalement de la situation actuelle. Il avait besoin de l'entendre parler, peu importe ce qu'elle avait à lui dire, peu importe si cela n'allait pas lui plaire. De toute façon, il ne s'attendait pas à de belles paroles.

love.disaster
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

MessageSujet: Re: flashback - memories as heavy as a stone {ft. irène}   Mer 8 Fév - 0:05

Tu as déserté. Tu as tiré sur tes racines.
Ça saigne. Mais tu ne panses rien.
Elle s'en veut d'être si froide et conventionnelle avec lui. Ses organes se contractent tellement sous sa cage thoracique qu'Irène peine à reprendre sa respiration. Si elle réagit de cette façon, c'est pour l'empêcher de creuser plus loin, de poser les questions qu'il ne faudrait pas, de mettre sur le tapis tout ce qui l'avait séparé de Darren. Parce qu'aujourd'hui encore, dans ses cauchemars, elle revoit le cadavre de son mari accompagné de celui de son ami. Dans le pire de tous, Irène le tue à Lui, et pas à son bourreau. Comme si son esprit tentait d'assassiner l'attachement qu'elle peut encore porter à Darren malgré tout. Irène est plongée si profond dans ses remords et ses peurs que son corps est au bord de la rupture. Jusqu'ici, elle a intériorisé en elle tout ce qui aurait pu la trahir mais la jeune femme sait bien que face à Darren, ses efforts seront vains. Rien qu'à le voir, là, juste en face d'elle suffit à faire surgir ce qu'elle espérait avoir anesthésié à coup de silence. Je suis heureux de te revoir. Qu'il ose lui souffler, lui, alors que la chirurgienne n'avait fait que le fuir pendant tout ce temps. Elle s'était volatilisée dans la nature sans se soucier une seule seconde de lui. Elle ne se souvient même pas si cela lui avait traversé l'esprit. Tout ce qu'Irène sait, c'est qu'aujourd'hui, le savoir vivant panse son âme. Son regard se concentre sur les instruments stériles pour aider son esprit à ne pas perdre pied.

Irène prend une longue inspiration pour calmer ses nerfs avant de plonger son regard sur la blessure de son ami. Une grimace se dessine instinctivement sur son visage. Elle a pour habitude de cacher ses sentiments, même dans les moments les plus désespérés mais aujourd'hui, Irène ne se sent pas la force de tout dissimuler. Lorsque Darren lui annonce qu'il la pensait morte, un léger sourire se dessine sur ses lèvres même si tout cela ne porte pas à rire. C'est donc à ça que se résume le monde maintenant : à la survie. Il n'y a plus de juste milieu, de bonheurs éphémères, de nuits passées dans le calme. Chaque jour est une bénédiction et chaque lendemain peut si facilement devenir un enfer qu'Irène en est arrivée à ne plus savoir apprécier le présent.  L'inquiétude est devenue son moteur principal ; c'est à cause de cela qu'elle est si fade aujourd'hui. Je sais. Qu'elle chuchote à voix basse tout en désinfectant la plaie de Darren. Moi aussi je t'ai cru mort. Elle a même encore du mal à réaliser. Alors, ses gestes sont tendres, plus minutieux que la normale. Sentir son corps si proche du sien l'aide à reprendre ses marques avec la réalité. Darren est là. Mais j'ai aucun mérite. Elle soupire, s'en veut terriblement. J'ai jamais mis un pied hors du camp. Tu te rends compte ? Sa voix se brise à sa question. C'est qu'elle se sent pathétique, Irène, à ne pas pouvoir quitter les grands murs pour aller faire face à la réalité. Une lâche, c'est ce qu'elle a toujours été, dés l'instant où Irène a tué son propre mari. Pendant que des personnes comme toi affrontent le monde, moi, je me défile. Si la chirurgienne en était encore capable, certainement que des larmes couleraient sur ses joues mais elle a tout usé. Son stock de sanglots s'est asséché sous le poids des remords. Irène est devenue si froide qu'il lui arrive de ne plus se reconnaître.

Ses mains recouvertes d'un gant de latex l'aide à rester dans sa bulle. Parce que si sa peau venait à entrer en contact avec celle de son ami, certainement qu'elle se sentirait misérable. Le retrouver corps et âme la ferait réellement souffrir. Rien que là, elle aimerait pouvoir lui dire ce qui pourrit au plus profond de son coeur mais son courage lui fait une nouvelle fois défaut. Merde Darren, dans quel merdier tu t'es foutu encore. Celle là, Irène ne peut s'empêcher de la sortir. Cette blessure, elle est tellement dégueulasse qu'elle doit être un nid à microbes. Et s'il venait à attraper une saloperie ? Irène ne se le pardonnerait jamais, même si elle n'y est pour rien. Se sentir responsable, c'est le sentiment le plus pur qu'Irène parvient encore à avoir, alors, le voilà qui naît en elle pour un oui et pour un non. Je vais te faire une anesthésie locale. Qu'elle lui dit, d'une voix plus basse, tout en préparant l'aiguille. Irène sait très bien que les anesthésies sont du luxe mais elle s'imagine mal recoudre son ami sans cela. Elle a déjà bien assez peur pour lui pour le faire souffrir. On va recoudre cette horreur et te mettre sous antibiotiques pour éviter l'infection. Irène continue de décrire ses actions même si ses mots sont impersonnels. Et tandis qu'elle vient de lui administrer l'anesthésiant, la chirurgienne ne tarde pas à se concentrer sur les points. La brune a la gorge nouée lorsqu'elle ose relever les yeux pour les plonger dans ceux de Darren. Tu comptes rester ici ? Qu'elle ose lui demander même si la réponse l'effraie. Peut-être n'est-il que de passage. Peut-être que ses plans ne sont pas ici, à Astoria. A cet instant, la jeune femme se rend compte qu'elle ne sait plus rien de lui comme avant. Irène sait bien que ses pensées sont décousues, qu'elle passe par toutes les émotions d'une seconde à l'autre mais parler, c'est la seule chose qu'elle parvient à faire pour ne pas se détester d'avoir abandonné la personne qui comptait le plus à ses yeux. La seule qui ne l'avait jamais laissé tomber malgré ses choix.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

MessageSujet: Re: flashback - memories as heavy as a stone {ft. irène}   Lun 13 Fév - 20:12




memories as heavy as a stone


Pour Darren, c'était un sentiment étrange de ne pas savoir comment réagir face à une personne qu'il pensait connaître par cœur, de ne pas être sûr de ses paroles, des réactions que pouvaient avoir celle qu'il considérait comme sa plus proche amie lors de sa vie passée. A chacun de ses mots, chacune des syllabes qu'il prononçait, il appréhendait la réaction qu'Irène pouvait avoir. Lui qui donnait pourtant l'impression d'être toujours sûr de lui, même dans les pires moments, n'était pas certain de pouvoir faire semblant à cet instant précis. Elle lui avait manqué, ce n'était pas un secret. Mais les bons sentiments ne pouvaient pas constamment prendre le dessus. Encore moins pour une personne comme Darren qui n'hésitait pas à jeter les gens de sa vie à la moindre erreur, à la moindre contrariété. Pourtant, il ne pouvait pas le faire avec Irène. Il pouvait essayer, mais il savait d'avance que cela ne mènerait à rien car il voulait lui parler. Et il avait besoin d'elle dans sa vie, peu importe ce qui avait pu se passer quelques années en arrière. Quand elle lui répond qu'elle sait, que elle aussi le croyait mort, il se contenta de rester silencieux pour la laisser parler. Entendre sa voix lui faisait réaliser qu'elle était bel et bien là, à ses côtés, que ce n'était pas une hallucination. Le camp Echo avait réussi à l'atteindre physiquement, mais pas mentalement et c'était déjà une bonne chose. « Dans un monde comme celui-ci, le plus important c'est d'être en sécurité Irène. » dit-il en la regardant quand elle lui annonça qu'elle n'avait jamais quitté le camp. Lui avait agis stupidement. Il savait pourtant qu'il y avait un camp pas loin, et il avait toujours refusé d'y aller. Il pensait ne pas être à sa place ici alors il avait préféré continuer de marcher, faire son propre chemin seul. Pour finir dans un entrepôt appartenant à un autre camp, un camp qui n'aimait visiblement pas les intrus chez eux. « Et tu sauves des vie ici. Pas besoin d'être dehors à jouer au con avec les rôdeurs pour avoir du mérite. ». Darren n'était pas le genre de gars réconfortant, qui cherchait à mentir pour que la personne se sente mieux ensuite. S'il disait quelque chose, c'était qu'il le pensait sincèrement et il n'avait rien à cacher à Irène de toute façon. Sûrement qu'elle était même en train de sauver la sienne, de vie. Car s'il avait été lâché dehors par le camp Echo avec cette blessure qui pourrie et sans ses affaires, il n'aurait pas survécu très longtemps.  Alors quand la jeune femme lui demanda dans quel merdier il s'était encore mis, il ne pût que hausser les épaules avec un sourire qui n'exprimait pas grand chose. De toute façon, elle le savait, il se mettait constamment dans les emmerdes. Même si pour une fois, il n'avait rien demandé. Mais c'était sûrement le karma qui lui était retombé sur la tronche après tout ce qu'il avait fait aux autres avant l'épidémie. « J'comprends rien à ce que tu me racontes, tu t'en rends compte au moins ? » lui lança Darren quand elle énuméra ce qu'elle allait lui faire. Bon, il mentait un peu en disant cela, c'était surtout qu'il voulait faire semblant de ne pas comprendre. Il avait beau avoir tué des rôdeurs, avoir vu les pires horreurs possibles... il ne supportait pas quand cela le touchait lui personnellement. Mais il se voyait mal tenter de s'échapper maintenant, surtout avec sa blessure anesthésiée. Quand Irène lui demanda s'il comptait rester, il eût quelques secondes d'hésitation avant de se décider à prendre de nouveau la parole. « Oui. ». Il guettait la réaction de la jeune femme quand il prononça ce simple mot. Est-ce qu'elle voulait le voir partir ? La seule manière de le savoir, c'était de lui demander mais il n'était pas certain d'apprécier la réponse. « Je ne peux pas partir tout de suite en tout cas. Dehors, seul, le camp Echo peut me retrouver et j'ai été dépouillé alors... Je dois attendre encore un peu. » annonça-t-il d'un ton calme alors qu'au fond de lui, il réfléchissait à chacun de ses mots, devinant que cela pouvait avoir un impact sur ses retrouvailles avec Irène. « Pourquoi ? »  demanda-t-il sans lâcher des yeux son ancienne amie. « Est-ce que tu veux que je parte ? ». Cette question lui brûlait les lèvres et il n'avait pas pu s'empêcher de la poser. Sa voix n'avait pas flanché une seule fois alors qu'il avait l'impression que sa tête allait exploser. Même si elle répondait que oui, qu'elle voulait le voir partir, il ne pouvait pas se contenter de gentiment lui obéir. Elle pouvait toujours l'éviter si elle le voulait mais dans un camp comme Astoria, c'était bien trop facile de se croiser. Et il était capable de s'inventer des blessures imaginaires simplement pour la voir, pour pouvoir lui parler. Maintenant qu'il l'avait retrouvé, il était hors de question pour lui de la laisser s'échapper une nouvelle fois.

love.disaster
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

MessageSujet: Re: flashback - memories as heavy as a stone {ft. irène}   Mer 22 Fév - 16:27

Tu as déserté. Tu as tiré sur tes racines.
Ça saigne. Mais tu ne panses rien.

Irène n'a pas le droit de se laisser submerger par ses sentiments, pas maintenant, pas tout de suite. Pas alors qu'elle est en train de le recoudre et qu'il portera cette cicatrice jusqu'à la fin de ses jours. Elle s'applique, concentre toute son attention sur ce qu'elle fait. L'idée de déconner une nouvelle fois la terrorise mais ça, la brune n'en dit rien, garde tout pour elle. Pourtant, elle aurait des choses à dire et déballer. Son cœur n'est plus qu'une liste de non-dits qui lui lassèrent l'âme lorsqu'elle s'y attend le moins. Surtout la nuit, alors que son esprit tente tant que bien mal de lâcher prise sur le monde et ses hostilités. Irène voudrait pouvoir mettre des mots sur ce qu'elle ressent mais une protection l'empêche de le faire. Parce qu'avec le temps, c'est une carapace invisible qu'elle s'est forgée pour ne pas être blessée une nouvelle fois. Darren l'avait vu au plus profond de toute sa tristesse et l'idée de le revoir maintenant l'effraie autant que cela lui fait du bien. Il avait été son ami des années durant mais il l'avait aussi ramassé à la petite cuillère. C'est pour cette même raison qu'elle s'était échappée sans un mot ; on ne peut pas vivre auprès de quelqu'un qui connaît nos fissures. Et maintenant, Irène aimerait pouvoir lui dire qu'elle est assez forte pour faire face à la situation seule mais la vérité, c'est qu'elle n'en sait rien. La chirurgienne se plaît à se dire qu'elle était simplement là au bon moment. Sans ce camp, elle serait morte depuis longtemps. Elle n'a pas l'étoffe d'une guerrière. Elle n'a même l'étoffe de rien. Paul lui avait tout pris en mourant ce soir là. Aujourd'hui, Irène sait qu'elle doit tout reconstruire mais cela lui semble tellement infranchissable qu'elle préfère s'effacer que retrouver son courage.

Et pourtant, à entendre les paroles de Darren, la chirurgienne a la sensation de ne plus être si fade et translucide. Elle pourrait être agressive, le rejeter une énième fois mais cela ne mènerait à rien, pas alors que le monde se déchire tout autour d'eux. Ils ne vont pas s'y mettre et se détruire à leur tour. La jeune femme laisse un blanc se passer lorsque le blessé tente de lui faire passer un message. Tu n'es pas inutile. C'est ce que les mots de Darren veulent dire. Cette pensée, Irène la prend pour l'enfouir quelque part dans sa tête, dans une case où elle tentera de ne pas l'oublier cette fois. Malgré l'émotion et les souvenirs qui remontent violemment à la surface, la chirurgienne ne peut s'empêcher de sourire à la remarque de son ami. Pour faire simple, je vais te charcuter et te donner quelques médocs pour que tu ne sentes pas la douleur. Je pourrais très bien t'empoisonner mais je pense que ce serait une trop grosse perte pour le camp. Elle s'essaie à l'humour pour tenter de détendre l'atmosphère et terminer les derniers points. Délicatement, la jeune femme passe un coton pour nettoyer la plaie et regarder le résultat.

Irène sent très bien son coeur rater un battement à la question de Darren. Est-ce qu'elle voudrait le voir partir ? Non, bien sûr que non, le monde est devenu trop dangereux pour accepter de laisser partir les gens à qui on tient. Est-ce que cela la rendait heureuse de devoir partager une partie de son quotidien avec lui ? Non plus.  Trop de choses s'étaient passées avant son départ pour qu'elle puisse accepter aussi facilement que cet homme soit à nouveau à ses côtés. Le regarder suffit à déclencher un étrange sentiment de peur chez elle. Comme si son mari serait capable de sortir de ses pupilles pour venir lui faire la peau. Mais non, Irène, c'est terminé tout ça. Ne dis pas de bêtises, tu veux. Elle lui répond un peu brusquement, fronçant les sourcils pour mettre en évidence sa contrariété. Je me suis fait un sang d'encre pour toi. Je préfère te savoir avec nous que dehors, à la merci de je ne sais quel taré. Et tandis qu'elle parle, Irène met en place un pansement sur la plaie avant de s'attaquer au visage de Darren, sale et recouvert d'éclats de sang. Elle le nettoie et désinfecte les plaies superficielles. C'est juste que ... Cette fois, Irène se recule de quelques pas pour ne pas avoir à le regarder de trop près. Faire face à la réalité, oui, mais derrière une barrière invisible qu'elle croit capable de la préserver. Lorsque j'ai décidé de partir avant l'épidémie, je me suis fait la promesse de ne plus te revoir. J'ai eu envie de t'appeler parfois pour prendre de tes nouvelles. Elle l'avoue timidement, encore un peu sur la réserve. On pouvait pas continuer à se voir après ce qu'il est arrivé. Irène enlève ses gants et les balance dans la poubelle. Tout ça pour dire que c'est difficile pour moi de te revoir ici. Je suis soulagée de te savoir en vie mais je sais pas si ... Le plus douloureux arrive, elle le sent. J'ai encore envie de t'avoir dans ma vie. Cette fois, elle ne le regarde même plus, pas encore prête pour cela.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: flashback - memories as heavy as a stone {ft. irène}   

Revenir en haut Aller en bas
 
flashback - memories as heavy as a stone {ft. irène}
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Flashback !!!!
» Emma Stone - 200*320
» House of M(emories) ★ MARVEL ★ lose of memories, under control (ouverture le 9/04/2016)
» Kuroshitsuji ♛ If I were you, I would have gone far away
» les 10 boss finaux les plus durs au monde

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
NOT TOMORROW YET :: enjoy the little things :: les rps inachevés-
Sauter vers: