i can still hear you sayin' you would never break the chain → noah

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 i can still hear you sayin' you would never break the chain → noah

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member / settler of astoria
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MessageSujet: i can still hear you sayin' you would never break the chain → noah   Mar 7 Fév - 0:03

Après cette nuit magique – comme dirait Catherine Lara -, Vesper était rentrée chez elle. Elle avait prétexté que ses colocataires, ne la voyant pas rentrer, se seraient fait du souci. Ce qui n’était absolument pas le cas. C’est à peine s’ils avaient remarqué son absence, en vérité. Et c’était tant mieux car il n’était pas question qu’on la surveille. D’accord, Astoria faisait partie des petites villes où tout le monde savait tout sur tout le monde, c’était peut-être même encore pire puisque les distractions comme la télé et ce genre de trucs se faisaient rares mais elle tenait néanmoins à son intimité. Et pourtant, Vesper avait vécu presque toute sa vie sur une petite île, autant dire que là aussi, tout le monde y allait de ses petits commérages. Tout ça pour dire qu’elle était rentrée, était montée dans sa chambre, étant donné que personne ne l’attendait nulle part, et avait fait le vide de son esprit. Jusqu’à ce qu’il soit l’heure de dîner. Elle avait aussi fait de son mieux pour éviter l’irish vivant sous le même toit qu’elle mais pour cette raison précise, ça s’avéra compliqué. Alors il n’y avait plus qu’à éviter les conflits puisqu’elle savait où ça avait tendance à les mener, tous les deux. Ce fut ardu, mais pas impossible, du moins pas le premier soir.

S’ensuivit deux longues semaines sans qu’elle ait de nouvelles de Noah. Et l’on peut dire que c’était un peu de sa faute puisqu’elle n’avait pas cherché le contact. C’était d’ailleurs plus inconscient qu’autre chose ; il lui fallait du temps pour réfléchir à tout ce qui s’était passé depuis leurs retrouvailles. Au calme, si ce n’était pas trop demander. Et il s’était donc écoulé deux semaines alors que si on lui posait la question, elle aurait répondu seulement deux jours, trois tout au plus. Mais au moins avait-elle eu le temps de bien tout prendre en compte, de peser le pour et le contre et ainsi de suite. Oui, sauf qu’elle trouvait tout de même ça un peu bizarre qu’il ne se soit pas manifesté. Et s’il avait changé entre-temps ? C’était possible après, il avait peut-être enfin réalisé quelle sorte de sacrifice c’était. Il l’aurait, elle, mais devrait renoncer aux autres. Est-ce qu’il était bien sûr que ça lui convenait ? Était-ce même seulement équitable ? Si les rôles étaient inversés, elle-même n’était pas sûre qu’elle serait prête à faire ce sacrifice, c’est dire… Dans tous les cas, une chose était claire et nette : elle ne voulait pas mettre leur amitié en péril ; mieux valait l’avoir dans sa vie en tant qu’ami que ne pas l’avoir du tout.

Se rendant enfin compte que deux semaines avaient passé, la blondinette stoppa sa séance de yoga pour partir à la recherche de Noah sur un coup de tête. Elle avait beau se poser toutes les questions qu’elle voulait, c’était lui qui avait les réponses et elle ne l’avait fait que trop attendre. Du moins, tel était son état d’esprit lorsqu’elle quitta la maison, la porte d’entrée claquant derrière elle. Vu l’heure, il devait être au travail. Super, mais en fait, elle ne savait pas du tout où les gens de la surveillance était censés bosser et elle erra donc dans la rue, son cerveau tournant une fois de plus à plein régime. Peut-être qu’elle faisait une erreur, qu’elle devait attendre qu’il fasse le premier pas s’il avait réellement envie de le faire… ce qui ne semblait pas être le cas, puisque lui aussi avait attendu deux semaines… La jeune femme s’apprêtait à faire demi-tour et à rentrer lorsqu’elle le vit. Il descendait la rue dans laquelle elle se trouvait et Vesper décida d’y voir un signe. C’était ça qu’il lui fallait en fait : un signe du destin. Sans le moindre doute, elle se mit alors à marcher droit sur lui. Il la vit et la salua tandis qu’elle notait qu’il n’avait pas vraiment meilleure mine qu’auparavant. Un détail.

    « Hé… Je me doute que c’est pas vraiment le moment mais il faudrait qu’on discute. T’as cinq minutes ? Si non, je peux repasser plus tard chez toi ou toi chez moi, peu importe mais je crois qu’il est temps. »


Pas sûr que ce qu’elle ait à dire ne prenne que cinq minutes, pour être honnête. C’est alors qu’elle songea que sa manière de l’aborder était un peu brute de décoffrage et que ça ne lui ressemblait pas, aussi posa-t-elle délicatement ses mains sur ses hanches et se hissa-t-elle sur la pointe des pieds pour l’embrasser sur la joue. Non, ce n’était pas maladroit mais ils se trouvaient au beau milieu de la rue.

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MessageSujet: Re: i can still hear you sayin' you would never break the chain → noah   Mar 7 Fév - 16:12



Two weeks later...


- I can save lives. That's reason enough to risk mine. -



Deux semaines. Deux longues semaines. Deux extrêmement longues semaines. Cela faisait deux putains de semaines que Noah n'avait pas de nouvelle de Vesper. Il ne s’inquiétait pas de savoir si elle était morte, étant le chef de la sécurité, il l'aurait su. Et puis, il avait voulu la laisser digérer tout ça. Son meilleur ami qui vous dit Je t'aime puis vous fait grimper au rideau toute la nuit et même le matin, ça fait réfléchir. Il n'empêche qu'elle lui manquait. Il n'avait cessé de penser à Ves, son amie, son amante, son âme-sœur. Il se disait qu'elle abusait de le faire poireauter si longtemps. Oui, Noah estimait que c'était au tour de Ves de venir vers lui. Il lui avait bien prouvé pour le moment que son affection pour elle était sincère. Il l'aimait comme un fou, comme un soldat, comme une star de cinéma.

Ce jour-là, il s'était levé à 7h00, chose qui n'était pas arrivée depuis des années. Il se levait toujours entre 4h00 et 5h30. Il se rendit directement au poste. Il était seul, Misia n'arrivait que plus tard. Il n'arrivait pas à concentrer. Comme tous les jours qui s'éloignaient de cette nuit folle. Il était désormais certains qu'entre lui et Vesper, il ne s'agissait pas uniquement d'une idylle mais bien du début d'une histoire d'amour comme on voyait dans les films. Elle représentait tellement pour lui. Son passé, son présent désormais et, il l'espérait, son futur. Cupidon l'avait atteint avec une de ses flèches et le chef de la sécurité ne pensait pas que ce serait possible. Il ne pensait pas pouvoir un jour aimer comme il aimait Vesper. Il en avait eu des crush comme toute personne ayant un cœur mais le vrai grand amour, il n'y avait jamais cru, jusqu'aux jours de ses retrouvailles.

Bizarrement, les heures étaient passées plus vite. Il était bientôt 10h00 et il fallait qu'il se rende au poste de surveillance au sud. L'une de ses recrues l'attendait pour son rapport hebdomadaire. Il quitta son bureau qu'il laissa ouvert au cas où Misia arrive entre temps. Il quitta le poste et se dirigeait vers la rue principale. Loin dans ses pensées, dirigées vers Vesper bien évidemment, Noah avançait, balançant quelque bonjour çà et là. Puis, soudainement, relevant la tête vers l'horizon, il l'aperçut. Venait-elle vers lui ou était-ce une rencontre due au hasard ? Il s'en moquait quelque part et se dirigeait dans sa direction tout comme elle. Elle était magnifique. Malgré des yeux fatigués et une mine grise, Noah fit bon profil et la salua.

- Bonjour toi...

- Hé… Je me doute que c’est pas vraiment le moment mais il faudrait qu’on discute. T’as cinq minutes ? Si non, je peux repasser plus tard chez toi ou toi chez moi, peu importe mais je crois qu’il est temps.

Elle vint l'embrasser et en fit de même en retour, déposant un doux baiser sur sa joue. En effet, il était temps de parler, il était temps de comprendre ce qui leur arrivait. Et surtout, Noah espérait que ses sentiments soient réciproques au point qu'ils puissent construire quelque chose. L'heure n'était plus au flirt mais elle n'était pas encore au mariage non plus. Ils avaient le temps de parler de tout ça. Là, il était question d'éclaircir la situation. Étaient-ils amis ? Étaient-ils en couple ? Pouvaient-ils l'être ? Sont-ils sur la même longueur d'onde ? Attendent-ils la même chose de l'autre ? Tant de questions auxquelles ils allaient répondre, maintenant. Noah avait décidé que Robin pouvait attendre un peu.

- J'ai tout mon temps, je fais juste un tour de routine, ça peut attendre. En effet, il faut qu'on discute.

Il marqua une pause. Il ne voulait clairement pas laisser passer sa chance. Il lui prit alors les mains et reprit.

- Tu sais bien que dans les livres, les amoureux terminent ensemble à la fin de l’histoire.

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MessageSujet: Re: i can still hear you sayin' you would never break the chain → noah   Mer 8 Fév - 22:59

Il ne semblait pas en colère et ça la rassura – il pouvait parfois se montrer un rien effrayant quand il se mettait en colère… ou intimidant, plutôt. Mieux encore, ça la confortait dans ce qu’elle avait prévu de dire. Entre le moment où elle avait songé à faire demi-tour et celui où elle s’était dressée devant lui, les pieds bien ancrés au sol, Vesper avait songé à ce qu’elle dirait. Vite fait. Très vite fait, même. C’était en fait tellement brouillon qu’elle avait un peu espéré que Noah lui dirait qu’il n’avait pas le temps tout de suite, qu’ils se verraient plus tard. Mais c’était reculer pour mieux sauter, elle s’en rendait bien compte, ça ne servait à rien. Fuyant son regard, elle hocha imperceptiblement la tête tandis qu’il lui répondait qu’il avait tout son temps. Ben oui, bien sûr, il était le chef de la sécurité, après tout, il devait forcément déléguer un peu de temps à autre. Puis ses yeux tombèrent sur ses mains qu’il prit dans les siennes puis il lui balança une réplique tout droit sortie d’un film, ce qui la fit sourire, tellement c’était cliché. Parce que bon, la vie telle qu’ils la connaissaient aujourd’hui, ce n’était pas une comédie romantique, c’était un putain de film d’horreur.

La jeune femme joua distraitement avec un caillou du bout de sa bottine tout en inspirant et expirant profondément trois ou quatre fois. C’était une épreuve pour elle, il fallait se mettre à sa place : elle gardait ça secret depuis des années. Ce n’était pas une révélation qu’elle avait eu du jour au lendemain, comme Noah, du moins si elle en croyait ses dires et elle n’avait pas vraiment de raison d’en douter. Non, elle, elle le savait depuis le premier soir, celui où il l’avait fort galamment raccompagnée jusqu’à la porte d’entrée de son hôtel. Sans compter qu’elle s’était efforcée de ranger dans un recoin tout au fond de son esprit pour s’empêcher d’y penser trop souvent histoire que ça ne fasse pas trop mal. Alors oui, c’était difficile. Puis il n’y avait pas d’alcool pour aider, cette fois-ci. Jamais là quand on en a besoin ! Soit, la blondinette inspira à fond une fois de plus et se lança.

    « Alors voilà : je suis amoureuse de toi depuis le premier jour. Seulement j’ai rien dit parce qu’on n’avait pas du tout le même avis sur la question. Mais tu le sais, ça… bref, je veux bien croire que t’aies eu une illumination subite après qu’on se soit retrouvés. Je te jure qu’au départ, c’était tellement dingue que je pouvais juste pas y croire mais j’ai eu quelque chose comme deux semaines… deux semaines ? » elle fronça les sourcils, toujours pas sûre de ne pas s’être trompée dans ses calculs. « Deux semaines pour réfléchir à ce qui s’était passé ensuite et donc je veux bien le croire. Mais le problème est toujours le même… enfin, peut-être que je me trompe. Ça signifie que t’as l’intention de laisser tomber les autres ? Parce que je préfère te le dire tout net : si on tente sérieusement quelque chose, j’ai aucune envie de te partager. Avec qui que ce soit. Je sais que ça peut paraître égoïste, mais tu peux pas dire que j’avais pas annoncé la couleur dès le départ. Et si t’y arrives pas, hein ? Je tiens pas à ce qu’on en arrive à se détester ou à se faire du mal… je tiens beaucoup trop à toi, Noah. »


C’est à ce moment-là que Vesper s’aperçut qu’à mesure qu’elle parlait, sa poigne se resserrait sur les mains de Noah et elle relâcha aussitôt la pression. Elle ne pouvait pas lui faire grand-mal, mais c’était quand même dérangeant. Pendant tout le temps de cet incroyablement long monologue, elle avait gardé les yeux rivés sur leurs mains qu’elle avait fait se balancer de droite à gauche pour ne pas rester sans rien faire. Puis une idée perturbante lui passa par l’esprit ; faire ce genre d’aveux au beau milieu de la rue… vous conviendrez que ce n’est pas franchement l’endroit idéal. Mais un rapide coup d’œil aux alentours lui apprit que personne n’en avait rien à cogner de ce qu’ils pouvaient bien se raconter et passaient à côté d’eux sans même leur prêter attention. Parfait. Bon, elle avait regardé leurs mains, les gens dans la rue, quand allait-elle enfin se risquer à relever les yeux vers Noah ? Peut-être plus tard. Dans tous les cas, elle pouvait être fière d’elle, tout ce qu’elle avait à dire était sorti. Elle en avait peut-être même dit un peu trop.

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MessageSujet: Re: i can still hear you sayin' you would never break the chain → noah   Jeu 9 Fév - 1:31



You're the only One - Part 1


- I can save lives. That's reason enough to risk mine. -



Vesper ne le regardait pas mais Noah ne dit aucun mot, la laissant dans ses pensées. Elle semblait avoir quelque chose à dire. Après tout, c'était elle qui était venue à lui. Les mains dans les siennes, il regardait son visage baissé. Elle jouait avec un caillou alors qu'ils étaient là, tous deux plantés en plein milieu de la rue, les habitants passants comme si de rien n'était. Pas de Bonjour, Noah ! ou de Salut, Marshall. Le chef de la sécurité était connu mais les gens voyaient bien qu'il était occupé. Ah, si, Noah remarquait quelques signes de tête ou des saluts de la main, plus amicaux les uns que les autres.

La jeune femme inspira et expira plusieurs fois. Noah souriait. Il s'attendait à tout. À vrai dire, leur lien était si fort qu'il se doutait très certainement de ce qu'elle allait lui dire. Il la laissa donc parler sans l'interrompre.

- Alors voilà : je suis amoureuse de toi depuis le premier jour. Seulement j’ai rien dit parce qu’on n’avait pas du tout le même avis sur la question. Mais tu le sais, ça… bref, je veux bien croire que t’aies eu une illumination subite après qu’on se soit retrouvés. Je te jure qu’au départ, c’était tellement dingue que je pouvais juste pas y croire mais j’ai eu quelque chose comme deux semaines… deux semaines ?

Et oui, Ves, deux semaines. Cela faisait deux semaines que Noah poireautait chez lui, poireautait dans son bureau sans avoir de ses nouvelles. Cela avait été tellement long pour lui. Alors qu'elle ne le regardait toujours pas, Noah songea à ce qu'elle avait dit avant. Elle était amoureuse de lui. il n'avait pas l'air étonné. Pour cause, il le savait. Il s'en était douté plus d'une fois. Quant à l'illumination, cela le fit sourire. Il ne pouvait nier qu'en effet, depuis leurs retrouvailles, Noah semblait comme éclairé sur sa relation réelle avec Ves. Il avait déjà ressenti cela la première fois qu'il l'avait vu à Los Angeles ou bien lors de leurs vacances à Rome quelques années après ou encore lors du séjour en Grèce il y a quelques années. Ses yeux brillaient, il sentait son cœur battre à la chamade. Tous ses sens étaient en émoi.

- Deux semaines pour réfléchir à ce qui s’était passé ensuite et donc je veux bien le croire. Mais le problème est toujours le même… enfin, peut-être que je me trompe. Ça signifie que t’as l’intention de laisser tomber les autres ? Parce que je préfère te le dire tout net : si on tente sérieusement quelque chose, j’ai aucune envie de te partager. Avec qui que ce soit. Je sais que ça peut paraître égoïste, mais tu peux pas dire que j’avais pas annoncé la couleur dès le départ. Et si t’y arrives pas, hein ? Je tiens pas à ce qu’on en arrive à se détester ou à se faire du mal… je tiens beaucoup trop à toi, Noah.

Les autres. Les. Les ? Il y en avait pas non plus des masses. Ces derniers temps, il n'y avait personne d'ailleurs, à part Vesper. Noah avait la réputation d'être un butineur de fleurs, un coureur de jupons, une image plus axée sur la séduction que sur la romance. Il comprenait totalement les questions de Ves et surtout le fait qu'elle ne voulait pas le partager. Il ne voulait pas la partager non plus. Il en était hors de question. Malgré qu'il sache plus ou moins, les confessions de Vesper lui allaient droit au cœur. Il l'aimait. Elle l'aimait.

Il sentit qu'elle desserrait les mains des siennes. Il n'avait même pas senti qu'elle les avait resserrées sur les siennes. Elle ne lui décrochait toujours aucun regard. Il s'approcha d'elle, quitta ses mains pour aller mettre les siennes sur ses hanches. Il lui déposa un doux baiser sur son front. Il resta quelques secondes silencieux avant de se lancer lui aussi dans un petit monologue en réponse au sien.

- Je sais, Vesper. Je le sais tout ça. Ton regard, je le connais. Pour ma part, ce n'est pas une simple illumination due à nos retrouvailles. C'est plus une prise de conscience et l'acceptation de mes réels sentiments pour toi.

Noah marqua une pause. Mais qu'est-ce qu'il débite ? Si on lui avait dit ce qu'il dirait il y a quelques temps, il aurait ri aux éclats. Quoiqu'il en soit, il s'apprêtait, et cette fois sans alcool, à renouveler ses confessions de l'autre soir.

- La première fois que j'ai posé les yeux sur toi, j'ai su que c'était toi. Que tu serais celle que je finirai par aimer comme aucune autre. Nos chemins se sont éloignés puis recroisés puis éloignés à nouveau pour nous réunir maintenant. J'ai refoulé mes sentiments, maintenant je m'en rends compte. Pourquoi me demanderais-tu ? Eh bien parce que j'ai toujours su ce que tu voulais, Ves. Et cela ne pouvait être moi. On le sait tous les deux, je suis volatile. J'en ai eu des femmes dans ma vie, enfin dans mon lit...

Il rougit autant qu'il souriait jusqu'aux oreilles. C'est alors qu'il prit son menton et releva son visage afin d'apercevoir ses yeux. Maintenant, Vesper n'avait pu le choix. Noah maintenait son menton afin que leurs regards ne puissent se quitter. Il reprit après une seconde petite pause, inspirant une nouvelle fois, remplissant ses poumons d'air afin de tenir encore un peu son monologue.

- Je comprends tes doutes. Je suis d'accord avec toi. Si on tente quelque chose, je ne dois plus être le Noah que tout le monde connaît. Sache que malgré ma réputation, je ne suis pas opposé au changement. Depuis notre nuit passée ensemble, je n'ai vu personne d'autres. Pas même Lana. Enfin si, je l'ai vu, mais pour mettre fin à notre relation.

Là, était venu le moment des choses sérieuses. Inspire. Expire. Lance-toi !

- Je tiens beaucoup à toi, Ves. Tu es ma meilleure amie, mon âme sœur, mon tout. Je ne veux que toi. Je ne désire que toi. Je ne pense qu'à toi. J'ai mis du temps à comprendre que je pouvais espérer te mériter, que je pouvais espérer être aimé pour ce que je suis malgré mes défauts, malgré mes actes passés.

Lâchant son menton pour passer sa main sur sa jouer, il se rapprocha d'elle. Son autre main se glissa dans son dos et son visage se rapprocha encore plus près. Et ce, jusqu'à ce que ses lèvres viennent rencontrer les siennes. Il l'embrassa comme il avait désormais l'habitude de l'embrasser. Cela était différent de la première fois, de Rome, d'Athènes et de toutes les autres fois. Ce moment sembla durer une éternité mais ne dura que quelques secondes. Ils étaient dans la rue, pour rappel. Il n'était nullement question que le film d'horreur ne se transforme en film d'épouvante érotique... Il l'enlaça plus fermement, la câlinant tendrement. Et comme pour achever son monologue, il lui glissa une nouvelle fois ces mots que l'on ne dit que trop peu.

- Je t'aime.

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MessageSujet: Re: i can still hear you sayin' you would never break the chain → noah   Mar 14 Fév - 22:31

Vesper avait la sensation que les secondes étaient des minutes et les minutes des heures tellement le temps lui sembla long avant que Noah ne prenne la parole à son tour. Elle en avait beaucoup trop dit, il allait forcément lui rire au nez et lui annoncer que c’était un poisson d’avril mais pas en avril, sinon ce n’est pas une surprise. Mais elle se trompait une fois de plus puisqu’au lieu de ça, il posa ses mains sur ses hanches et l’embrassa sur le front. Ce qui n’était pas bien compliqué étant donné qu’elle continuait de fixer le sol avec obstination comme s’il s’y trouvait quelque chose de particulièrement intéressant. Mais il fallait se mettre à sa place, un peu, elle était à la fois embarrassée et sous le choc. Parce que bien sûr que non, elle n’avait pas menti quand elle lui avait dit qu’elle s’était faite à l’idée après y avoir réfléchi durant deux semaines, mais elle avait tout de même encore un peu de mal à y croire. Et puis il brisa enfin le silence. Pour lui dire qu’il savait. Ah bon ? Elle qui croyait être parvenue à dissimuler ce qu’elle ressentait tout au long de ces années, eh bien apparemment non… comment quoi. Il poursuivit ensuite en lui faisant comprendre que de son côté c’était pareil mais que, pour d’autres raisons que les siennes, lui aussi s’était efforcé d’enterrer ça très profondément.

La jeune femme s’était remise à jouer avec son caillou tout en fronçant les sourcils, perplexe. Les raisons pour lesquelles il avait enfoui ça si profond, c’était parce qu’il savait ce qu’elle voulait et savait aussi que ce n’était pas lui… eh ben, quelle perte de temps. Plus elle y pensait et plus elle se disait que ses nombreuses fuites devant l’autel étaient le résultat de ne pas avoir Noah à ses côtés en tant qu’époux, donc c’était une perte de temps et une perte d’argent. Mais mieux vaut tard que jamais, comme on dit. Enfin bref, Vesper préféra ne pas relever le fait qu’il était volage. Oui, elle avait compris, tout le monde avait compris, soit dit en passant et, si c’était possible, elle n’avait pas vraiment envie d’y penser plus que ça. Et c’est à ce moment-là que Noah l’obligea à le regarder dans les yeux. Elle cessa aussitôt son petit jeu et ancra son regard au sien. C’était bizarre, un peu comme dans un rêve. Il n’était pas opposé au changement. C’était tant mieux parce qu’elle oui, pour le coup, mais il ne se trouverait personne pour lui en tenir rigueur. Et… stop ! Lana ? D’accord, on ne pouvait pas vraiment dire que c’était un prénom original mais est-ce qu’il était en train de parler de la Lana à laquelle elle pensait ? Celle qui avait un jour eu le culot de venir jusque chez elle pour lui dire qu’il était grand temps qu’elle fasse sa réapparition dans le showbiz parce qu’elle ne resterait pas éternellement jeune ? Oui bon, ça lui avait fait plaisir de retrouver un visage familier parmi tous ces gens lorsqu’elle était arrivée à Astoria et elle avait désespérément essayé de s’y accrocher, mais maintenant qu’elle savait qu’il s’était passé un truc entre elle et Noah, ça serait un peu différent, tout de même. Mais bon, passons, Noah ne semblait pas en avoir fini et elle n’avait pas l’intention de l’interrompre.

Aussi l’écouta-t-elle jusqu’au bout. Ce qu’il était bête, quand même, elle n’avait pas attendu de le retrouver pour l’aimer malgré ses défauts. Tout le monde en a des défauts, de toute façon et parfois, c’est ce qui fait qu’on s’attache à quelqu’un. Si les gens étaient tous lisses et parfaits, on s’en lasserait vite, voilà ce qu’elle pensait. Enfin bref, elle n’eut pas le temps de répondre car il se rapprocha au point que leurs lèvres se rencontrent à nouveau et encore une fois, Vesper en fut toute retournée. C’est clair qu’elle n’était pas sortie de l’auberge si ça lui faisait cet effet à chaque fois mais elle ne pourrait plus s’en passer de toute façon, alors à quoi bon se poser la question. Puis bien sûr, Noah ponctua ce moment magique d’un autre « je t’aime ». Trois petits mots de rien du tout qui avaient pourtant un pouvoir immense. Le visage de la blondinette s’illumina soudain et elle répondit :

    « Idem. »


Voilà qui était fait, et maintenant quoi ? Pour sa part, elle serait bien restée là à le contempler sans dire un mot de plus, profitant de l’instant, mais… non, quelque chose lui disait que cette réaction ne serait pas suffisante.

    « Alors, t’es sûr de toi ? Tu veux vraiment qu’on tente quelque chose ? »


Il avait pourtant été clair à ce sujet, mais au moins, on ne pourrait pas dire qu’elle lui avait forcé la main.

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MessageSujet: Re: i can still hear you sayin' you would never break the chain → noah   Mer 15 Fév - 17:15



You're the only One - Part 2


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- Je t'aime.

Trois mots. Juste ces trois petits mots. Dans la bouche de Noah, il prenait tout leur sens. Il ne l'avait jamais dit. Pas comme ça. Pas à une femme. Pas à Vesper. Deux fois. Il le lui avait dit deux fois durant ces dernières semaines. Était-ce trop ? Lui en demandai-il trop ? Dire « je t'aime » à quelqu'un était une étape. Ce n'était que trois mots après tout mais il y avait tout une signification derrière. Alors, certes, aujourd'hui, dire « je t'aime » c'est comme dire « bonjour », c'est une banalité. Mais pour certains, pour de rares personnes, « je t'aime » reste un engagement comme des fiançailles. Mais Noah et Vesper n'en étaient pas encore là. Il y avait beaucoup à faire. Certes, leur amour l'un pour l'autre était sans faille mais Noah était Noah. Il voulait et était prêt à changer. Mais, le pouvait-il ?

Son visage sembla s'illuminer. Il souriait. Ses yeux étaient d'un bleu intense, ses cheveux blonds dorés, son visage doux et adorable. Elle lui lâcha simplement un mot.

- Idem.

OH COME ON !!! Bien que Noah se refaisait la scène de Ghost dans sa tête, il n'attendait qu'une chose, qu'elle lui dise la même chose. Oui, il faut l'avouer, même si Noah butinait plusieurs fleurs, il était, au fond de lui, un brin romantique... Il aurait quand espérer une autre référence venant de Ves. Enfin, il y avait tellement de référence possible en matière de déclaration. Il sourit et murmura un faible :

- Je sais.

- Alors, t’es sûr de toi ? Tu veux vraiment qu’on tente quelque chose ?

Sûr ? Vraiment ? En doutait-elle encore ? Pourtant après avoir longtemps hésité entre une histoire d'amour ou d'amitié, Noah avait décidé de ne plus refouler ses sentiments. Il s'était ouvert à Vesper. Il l'aimait. Il en était sûr. Il était sûr ce dans quoi il s'engageait avec elle. Après, elle voulait sans doute ne pas lui forcer la main. Forcer la main ? À Noah ? Rien que l'idée lui faisait rire. Il prend ensuite la main de Ves et ils avancèrent dans la rue. Ils n'étaient pas obligés de rester planter là pour parler après tout. Encore silencieux, Noah tenait délicatement la main dans la sienne, leurs doigts entrelacés. Puis, se disant qu'il était inutile de rester silencieux à ce moment, reprit la parole afin de lui répondre, et de lui confirmer qu'il voulait vraiment quelque chose.

- Je vais pas te refaire mon couplet. Bien sûr que je veux vraiment qu'on tente quelque chose. Je crois qu'on a attendu trop longtemps. Ce n'était pas si évident que ça dès notre première rencontre..? Je suis l'idiot dans l'histoire, d'avoir pensé que je ne te méritais pas, que tu méritais mieux. On se connaît par cœur. On a eu nos moments sans penser à plus ou sans se l'avouer. Je t'aime, tu m'aimes. Que veux-tu de plus ?

Il finit sa phrase avec ce petit sourire en coin dont il avait le secret. Il en avait charmé plus d'une avec. Mais ce temps-là était révolu. Il ne voyait que par Vesper maintenant. Il se voyait bien fonder une famille. Alors, oui, le contexte apocalyptique n'est pas forcément propice pour faire des enfants mais bon, quand est-ce que ce bordel s'améliorera ? Personne ne le sait alors bon, si cela se trouve il n'y aura jamais de bons moments pour faire des bébés.

- Alors, oui, Vesper Vane, je veux quelque chose avec toi, quelque chose due nous attendons tous les deux depuis trop longtemps.

Après quoi, il s'arrêta, l'attira près de lui pour une nouvelle fois l'enlacer avec tout l'amour qu'il lui portait. Rompant l'étreinte après quelques secondes, il restait là, silencieux, son regard dans le sien, lui souriant.

- T'as d'beaux yeux, tu sais.*

Merci Jacques Prévert.

(*) Paroles dîtes en français.

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MessageSujet: Re: i can still hear you sayin' you would never break the chain → noah   Sam 18 Fév - 22:59


Là où Vesper était totalement d’accord avec ce que disait Noah, c’est quand il disait qu’ils avaient déjà attendu trop longtemps. Effectivement, on peut dire que seize ans, ça fait long. Mais c’était le temps qu’il lui avait fallu pour se rendre compte des sentiments qu’il éprouvait à son égard. Et dans le fond, c’était surtout elle qui avait attendu pendant seize ans. Tout bien considéré, Noah n’avait attendu que… deux semaines. Enfin, un peu plus. Après cette réflexion, la blondinette se serait trouvée bien bête si, durant son attente, il n’y avait pas eu Michael, Jason, Roman et Ben. Ils avaient largement contribué à rendre cette attente moins interminable, c’est sûr. Mais soit, hors de question d’en faire toute une histoire. Qui sait ? Si cette apocalypse zombie n’avait pas eu lieu, il aurait pu mettre encore plus de temps alors autant voir les choses du bon côté, et si on lui un jour dit qu’elle trouverait un bon côté à une apocalypse zombie, elle n’y aurait jamais cru. Bref, désormais côte à côte, remontant la rue main de la main, ces pensées furent bien vite balayées par une vague d’adoration la submergeant ; il fallait qu’elle garde en mémoire qu’il s’était cru indigne d’elle durant toutes ces années et ce n’était pas idiot, c’était plutôt touchant puisque ça prouvait bien qu’il l’avait mise sur un piédestal depuis le début.

Puis il l’acheva avec ce petit sourire en coin qui lui faisait toujours avoir des palpitations et, si elle avait eu quelque chose à redire à ça, ça se perdit vite dans le flot de pensées, toutes plus niaises romantiques les unes que les autres, se bousculant dans son esprit à ce moment-là, alors elle ne dit rien. De toute façon, ce qui était clair et net, c’est que Vesper ne voulait rien de plus, elle ne voulait que lui. Le rouge lui monta aux joues tandis que Noah formulait on ne peut plus clairement ses envies et c’est sans protestation aucune qu’elle se laissa attirer à lui, battant des cils tandis qu’elle relevait les yeux dans sa direction et répondait à l’étreinte avant que celle-ci ne s’interrompe. Puis il paraphrasa ensuite Jean Gabin dans Le Quai des Brumes. Eh oui, non seulement la jeune femme est cinéphile mais en plus de ça, elle parle bien français. Tous les Yankees parlent bien français, ça fait partie de leur héritage culturel. Comment ne pas chavirer ? Je vous le demande ! D’autant que ça collait parfaitement étant donné qu’elle avait effectivement de beaux yeux. Mais soit, Vesper savait ce qu’il fallait répondre à cela et elle le fit sans se faire prier.


    « Embrasse-moi.* »


Sauf qu’elle n’attendit pas qu’il le fasse et s’en chargea elle-même. Les temps changent et c’est tout aussi bien. Dans tous les cas, c’était surréaliste. Pas de l’embrasser, ils l’avaient plein de fois ces derniers temps et le feraient encore souvent, mais de se dire qu’il était enfin à elle. Car oui, dans ce cas précis, il était bel et bien question d’un soupçon de possessivité. Mais un soupçon, seulement, elle n’allait pas non plus l’enfermer dans une toute petite pièce, l’empêcher de voir ou ne serait-ce que de regarder d’autres femmes qu’elle et n’avait clairement pas l’intention de lui marquer les fesses de son nom au fer rouge, non, quand elle songeait qu’il était à elle, c’était bien entendu plus symbolique qu’autre chose, elle était juste ravie de ne plus avoir à le partager avec tout individu de sexe féminin ou presque.
Vesper reprit la main de Noah pour passer son bras autour de ses épaules et se remit à marcher, savourant l’instant.


    « Tu sais, l’autre soir t’as dit qu’Emma nous voyait bien ensemble, mais ce que tu ne sais peut-être pas, c’est que mon père t’approuvait aussi. Lui qui n’approuvait même pas Roman… »


Inutile d’entrer dans les détails ; Noah devait sûrement se souvenir de comment était l’ex-fiancé numéro deux avec elle, elle aurait pu le piétiner qu’il en aurait redemandé et pourtant, ça n’avait pas plu à son père. Alors que Noah, ah c’était tout de suite autre chose et c’était aussi pour ça que Vesper préférait aller chez lui plutôt que l’inverse, parce que quand il venait sur son île, c’était à peine si elle avait le temps de lui parler plus de cinq minutes. Toujours est-il qu’à l’issue de son troisième mariage-échec, son père, qui en avait probablement marre de payer des mariages qui n’aboutissaient jamais, lui avait demandé pourquoi elle ne tentait rien avec Noah puisqu’ils semblaient si bien s’entendre et elle se revoyait parfaitement répondre par un haussement d’épaules. Quand c’était trop compliqué, Vesper répondait toujours par un haussement d’épaules. Tout ça pour dire qu’ils devaient tous être contents s’ils voyaient ça.

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MessageSujet: Re: i can still hear you sayin' you would never break the chain → noah   Dim 19 Fév - 0:52



The Father's Consent


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- Embrasse-moi.*

Une cinéphile et un cinéphile sont dans une ville en plein ère apocalyptique. C'était Noah et Vesper. La scène du film était entre Jean Gabin et Michèle Morgan. Normalement, Noah devait l'embrasser mais Ves anticipa et se rua sur les lèvres de son amour*. C'était merveilleux de se sentir aimer, adorer. Ves respirait l'amour comme Noah l'imaginait. Elle lui prit ensuite la main et ils reprirent leur route tandis qu'il sentit qu'elle dirigeai son bras au tour d'elle. Une belle accolade. Les deux amoureux continuèrent à remonter la rue. Vesper fut la première a relancé la discussion après ce petit intermède romantique.

- Tu sais, l’autre soir t’as dit qu’Emma nous voyait bien ensemble, mais ce que tu ne sais peut-être pas, c’est que mon père t’approuvait aussi. Lui qui n’approuvait même pas Roman…

En deux phrases, il fallait retenir plusieurs choses. Noah se souvenait très bien du père de Vesper. Ils s'appréciaient mutuellement et bien évidemment, qu'il savait que son père l'approuvait. Il ne l'avait jamais dit à Vesper mais à la suite du troisième mariage de sa fille, M. Vane était venu trouver Noah. Leur discussion dura tout de même une bonne demi-heure. Le jeune trentenaire se souvenait qu'il était à la fois gêné et amusé qu'un père vienne parler de sa fille et ses mariages ratés le jour d'un de ses mariages. Noah sourit en entendant également Ves mentionné Roman. Roman ? C'était l'un de ses prétendants. Un malheureux parmi les seuls chanceux qui avaient pu amener Ves jusqu'au mariage, du moins jusqu'à la cérémonie. Et encore, Noah se souvenait qu'une fois, Ves n'arrivait pas. Étant son témoin, il avait été la voir. Elle était magnifique dans sa robe. Elle était en pleurs, ne savait plus où elle en était. Ainsi, Noah prit les choses en main. Il lui dit de l'attendre derrière l'Église, près de sa voiture. Il retourna à l'intérieur et annonça que le mariage était fini. L'époux était alors venu voir Noah, silencieux, et le ton avait quelque peu monté entre l'homme abandonné et la famille. Et ce, jusqu'à ce que Noah lui mette une belle droite, sans un mot, sans une insulte, sans une nonce d'énervement.

- Je crois que je te l'ai jamais dit mais si je le savais. Ton père était venu me voir après ton troisième échec de mariage.

Il marqua une courte pause et ne le regarda pas pour ne pas sentir ce regard qu'elle pourrait avoir. Ils continuèrent de marcher le long de la rue. Noah, après quelques secondes de réflexion, continua.

- Je me souviens, c'était à la fois gênant et amusant. Tu avais encore échoué un mariage et ton père, tu le connais, était très peu content... Alors il m'a simplement dit, limite supplié de te demander en mariage car il savait que je serai un bon mari pour toi. Si je me souviens bien, j'ai du juste hausser les épaules et après je suis parti aider ta mère à ranger.

Noah aimait bien les parents de Ves et aimait les siens. C'est vrai qu'ils auraient fait une belle famille tous les six. D'ailleurs, le père et la mère de Noah avaient toujours à leur fils que Vesper était géniale et qu'elle serait parfaite pour lui. Seulement, Noah avait une toute autre idée de la question. Il la pensait trop bien pour lui. Il ne pensais pas pouvoir la mériter. Rien que cette pensée aurait du lui faire comprendre qu'il l'avait aimé depuis le début. Il avait donc fallu qu'ils se retrouvent dans un Resident Evil sans Mila Jovovich pour les sauver.

- Franchement, quand je repense à ta brochette d'ex...

Il n'en dit pas plus et se mit à rire. Il avait toujours son bras autour d'elle. Il lui déposa alors un doux baiser sur le haut de la temps tout en souriant de sa réflexion.

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MessageSujet: Re: i can still hear you sayin' you would never break the chain → noah   Lun 20 Fév - 17:43

Son père avait osé faire quoi ?? D’accord, d’accord, son père avait des raisons à l’époque de ne pas être content. Après tout, elle avait un peu abusé avec ses trois mariages ratés, elle l’admettait volontiers. D’abord parce que ça avait coûté beaucoup d’argent et que son père n’était jamais qu’un petit – pas si petit, en fait, dans aucun sens du terme – pêcheur de homards mais surtout parce qu’elle avait profondément blessé trois hommes qui avaient pourtant tous été adorables avec elle, mais de là à aller supplier le meilleur ami de sa fille de l’épouser, tout de même… Enfin, elle n’allait quand même pas lui en vouloir maintenant qu’il était mort, ça serait ridicule, d’autant qu’elle savait très bien qu’il ne voulait que le meilleur pour elle et que lui-même devait savoir que Noah était sans doute le meilleur. Mais il n’empêche qu’elle était outrée. Non mais pourquoi pas vendre sa fille comme ça se faisait au Moyen-Orient, pendant qu’on y était ? D’ailleurs ça se voyait sûrement à son visage qui s’était légèrement froncé mais Noah, qui devait bien se douter que ça ne lui plairait pas – et sûrement que c’était aussi la raison pour laquelle il ne le lui avait jamais dit -, ne la regardait pas et c’était tant mieux.

Cela dit, Vesper n’eut pas de mal à se calmer. C’était le passé tout ça et puis surtout, la réaction de son meilleur ami à l’époque la fit sourire. Elle qui avait toujours pensé qu’ils se complétaient plus qu’ils ne se ressemblaient, la voilà une fois de plus détrompée. Quoi qu’il en soit, elle se contenta de secouer la tête et préféra ne pas relever. C’est alors que Noah changea de sujet pour en revenir à ses ex. Une brochette, oui, si elle avait une brochette d’ex alors lui en avait suffisamment pour nourrir toute une équipe de foot, aussi étrange cette comparaison puisse-t-elle être. Mais là encore, la jeune femme préféra ne pas relever, à quoi bon, c’étaient des faits établis depuis bien longtemps. Puis il ne connaissait que ceux qu’elle avait bien voulu lui présenter, autrement dit tous ceux qui avaient été à deux doigts de l’épouser mais il y en avait eu d’autres et notamment Michael dont elle n’avait jamais osé lui parler. Et quoi de plus normal ? Michael était un criminel et Noah policier, ça n’aurait clairement pas collé. Vesper elle-même s’était souvent demandé ce qui lui était passé par la tête, c’était sûrement sa phase rebelle, et bien évidemment, il avait fallu que ça soit celui-là qui arrive à la mettre enceinte. Mais bon, ça aussi, ça remontait à loin.

Avec un petit sourire, elle lui mit un gentil coup de coude dans les côtes.

    « C’est pas bien de se moquer. Je me demande bien comment j’aurais réagi à leur place. »


Mais c’était faux, elle s’était souvent mise à leur place, rien que pour pouvoir imaginer ce que ça leur avait fait et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’avait pas apprécié cette sensation. A leur place, elle aurait déprimé à n’en plus finir, se serait sentie rabaissée au point de ne plus vouloir mettre un pied dehors et tout ce qui va avec. Mais peut-être qu’elle dramatisait, bien qu’elle sache pourtant que deux d’entre eux l’avaient effectivement très mal pris, le premier s’était énervé et le deuxième s’était effondré. Quant au troisième, ça allait mais il avait eu tout le loisir de comprendre que le problème venait d’elle en fin de compte. Enfin bref, Vesper était quand même curieuse de savoir ce que Noah pouvait bien avoir à dire à leur sujet, alors elle ajouta :

    « Mais continue. Puisque tu l’as commencée, il faut finir ta phrase, maintenant. »


Ça lui faisait penser qu’elle n’avait jamais vraiment su ce qu’il pensait de tout ça, en ce qui le concernait. Enfin si, il avait essayé bien des fois de lui remonter le moral en lui disant que ce n’était pas grave à chaque fois qu’elle rajoutait un mariage raté à sa liste, en pleurs, mais le pensait-il toujours maintenant qu’il était le prochain ? Enfin, le prochain à prétendre au titre, pas le prochain à voir son mariage ruiné par la mariée fugitive récidiviste, évidemment.

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MessageSujet: Re: i can still hear you sayin' you would never break the chain → noah   Lun 20 Fév - 22:30



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Elle lui mit un coup de coude dans les côtes tout en rigolant. Il fit un pas sur le côté et revint, la serrant tout contre lui, riant avec elle.

- C’est pas bien de se moquer. Je me demande bien comment j’aurais réagi à leur place.

Noah n'avait pas connu tous les ex de Vesper. Il se doutait bien qu'il ne connaissait pas l'existence de certains. Il avait au minimum connu ses trois maris, enfin hommes qu'elle avait voulu épouser mais qu'elle abandonna au dernier moment. Ils continuaient d'avancer et Ves, le sourire aux lèvres, posa alors la question qu'il redoutait...

- Mais continue. Puisque tu l’as commencée, il faut finir ta phrase, maintenant.

Voilà, il fallait qu'il continue sa phrase. Il les aurait bien traité de cons mais par respect pour Ves, il se retient. Il réfléchit tout de même avant de continuer sa phrase, voir comme il pourrait tourner cela. Mais il ne put y réfléchir plus longtemps, ils arrivèrent en bas de la rue. C'est alors que Noah songea qu'il devait aller au sud. Oh et puis tant pis. Il reprit la main de Ves, et ensemble, remontèrent la rue qu'ils venaient de descendre. Pratique hein. Tant pis, de toute façon, Noah n'était pas obligé d'aller au poste de surveillance aujourd'hui. Le poste de surveillance pouvait bien attendre. Vesper, non. Désormais, il ne la ferai plus attendre, plus jamais.

- Je me dis, en repensant à eux, qu'aucun d'eux ne t'ont aimé autant que je peux t'aimer.

Et c'était vrai. Quand il se remémorait chaque visage, il se rappela ce sentiment qu'il avait en le voyant dans les bras de Ves. Il ne refoulait pas tant que ça finalement. À l'époque, il ressentait une certaine jalousie. Aujourd'hui, c'était un sentiment de fierté. D'avoir réussi à s'ouvrir à elle et surtout que ça soit réciproque. Désormais, ils pouvaient commencer cette nouvelle histoire ensemble. Ils se connaissent tellement tous les deux que cela devrait être assez facile pour eux de s'entendre. Et puis, en ces temps compliqués, il ne fallait pas non plus être difficile.

- Bon... j'ai pas grand chose à faire aujourd'hui. Je verrai le poste sud demain. Misia est en charge aujourd'hui. Tu bosses aujourd'hui ? Je serai bien resté avec encore un peu à parler de nous.

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MessageSujet: Re: i can still hear you sayin' you would never break the chain → noah   Jeu 23 Fév - 2:00

Tout en parlant, ils étaient arrivés au bas de la rue et plutôt que de tourner à gauche ou à droite pour poursuivre la balade, Noah préféra refaire le chemin en sens inverse. C’était aussi pour ça qu’elle l’adorait, pour sa façon unique de penser et… oui bon, il fallait vraiment qu’elle arrête de s’extasier sur tout ce qu’il faisait ou disait parce que ça devenait ridicule. Et en parlant de ça – en fait non mais nous ferons comme si -, il n’avait toujours pas terminé sa phrase. Jusqu’à ce qu’il le fasse, évidemment et, le moins que l’on puisse dire, c’est que Vesper ne s’attendait pas à ça. C’était tout ce qu’elle avait toujours rêvé d’entendre un jour. Oh bien sûr, au début, l’homme qui lui disait ce genre de phrases ne ressemblait pas à Noah mais il avait fini par prendre ses traits avec le temps. Si elle n’en avait fait qu’à sa tête, la blondinette l’aurait arrêté une fois de plus pour lui sauter au cou et l’embrasser passionnément mais elle se retint. D’abord et avant tout parce que, bien que personne ne semble leur accorder plus d’attention que cela, ils se trouvaient toujours au beau milieu de la rue et que, toute hippie qu’elle puisse être, Vesper était un brin pudique, mine de rien.

Au lieu de tout ça, la jeune femme se contenta de serrer sa main très fort dans la sienne et se haussa une fois de plus sur la pointe des pieds pour lui déposer un baiser sur la joue. Si c’était vrai, alors ça signifiait qu’il devait vraiment l’aimer beaucoup. Ce dont elle ne pouvait douter étant donné qu’il était d’accord de renoncer à son ancienne vie rien que pour elle. Sans compter que la réciproque ne pouvait qu’être vraie ; elle l’aimait bien plus que toutes ces filles qui n’avaient fait que passer dans son lit puisque, contrairement à elles, elle le connaissait par cœur. Vesper se sentait toute légère – pas qu’elle soit bien lourde cela dit -, elle avait envie de danser, de chanter – ce qu’elle ne ferait pas, par égard pour les pauvres oreilles des passants -, de sauter, de crier au monde sa joie et tout ce qui s’ensuit, mais ils continuèrent à marcher simplement, main dans la main. Ce qu’elle aurait tout à fait pu faire tout en silence puisque tout lui semblait merveilleux, jusqu’aux pépiements des petits oiseaux qui vivaient leur vie non loin de là, mais Noah rompit le silence pour lui demander si elle ne travaillait pas aujourd’hui. La blondinette secoua alors la tête, faisant voler ses mèches blondes.

    « Non. Mes côtes vont mieux mais je ne peux toujours pas porter de lourdes charges, donc j’ai tout mon temps. »


C’est que plus le temps passe et plus les os ont du mal à se ressouder, voyez-vous, alors forcément, sa guérison prenait du temps, mais le truc cool, c’est qu’elle pouvait à nouveau bouger normalement. Enfin, presque normalement mais c’était mieux que rien. Bref, avant cette question, Noah avait parlé de plein de choses qui lui étaient pas mal inconnues. Le poste sud, elle pouvait plus ou moins s’imaginer ce que c’était, elle qui savait quand même que des équipes surveillaient à chaque frontière d’Astoria, mais Misia ? C’est quoi, ça ? Mis à part une chanteuse de Jpop dont Vesper ne devrait pas connaître l’existence et pourtant, elle la connaissait. Soit, ça devait donc être une personne.

    « C’est qui, Misia ? T’avais l’air déterminé à faire un truc quand je t’ai interpellé alors on peut remettre ça à plus tard s’il le faut, hein. »


Ce qui était sûr, c’est que Vesper n’était pas contraire, qu’elle se rendait bien compte que Noah était quelqu’un d’important à Astoria, qu’il n’en donnait pas que l’impression et, puisqu’il bossait à la surveillance, elle pouvait également comprendre qu’il ait des choses plus urgentes à faire que de passer du temps avec elle, ce dont elle ne lui tiendrait pas rigueur. Déjà parce que ce serait un comble, elle qui avait l’outrecuidance de le faire poireauter deux semaines… Mais si Misia était en charge et qu’il avait le temps, alors elle avait déjà une petite idée de comment ils pourraient l’occuper.

    « Mais si t’as rien de mieux à faire, ça te dirait qu’on aille pique-niquer dans le parc ? »


D’accord, ce n’était sans doute pas le temps idéal pour ça mais c’était tout naturel qu’elle propose ce genre d’activité et bonne hippie qui se respecte, la communion avec la nature, tout ça, méga important.

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MessageSujet: Re: i can still hear you sayin' you would never break the chain → noah   Jeu 23 Fév - 14:51



A picnic in Astoria ? - Part 1


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- Non. Mes côtes vont mieux mais je ne peux toujours pas porter de lourdes charges, donc j’ai tout mon temps.

Noah s'inquiétait, cela faisait déjà un moment que la jeune femme avait ses douleurs aux côtes. Mais bon, elle semblait tout de même se remettre, même si ça met plus de temps que ça ne devrait. Il lui donna un doux baiser sur le front et ils continuèrent à marcher alors que Vesper semblait s'interroger sur ce qu'avait dit Noah.

- C’est qui, Misia ? T’avais l’air déterminé à faire un truc quand je t’ai interpellé alors on peut remettre ça à plus tard s’il le faut, hein.

Il est vrai que Noah était peu évasif sur son travail et puis, la jolie blonde avait attendu deux semaines pour lui reparler donc il n'avait pas encore eu l'occasion de parler de ce qu'il faisait ici et avec qui il bossait.

- Oh, Misia, c'est mon bras-droit. Il y a Nick aussi et Radha. Aujourd'hui, Misia s'occupe du poste et elle peut s'en charger seule. Et puis, j'ai envie de passer du temps avec toi, deux semaines c'est long.

Noah baissa le regard et continuait d'avancer. Ces deux semaines avaient été très longues. Tous les jours, il avait voulu la voir, seulement, il ne voulait pas la force. Il ne voulait pas l'importuner, la laisser réfléchir. Il resserra ses doigts entre les siens, ramena sa main jusqu'à ses lèvres pour y déposer un baiser.

- Mais si t’as rien de mieux à faire, ça te dirait qu’on aille pique-niquer dans le parc ?

Un pique-nique ? À Astoria ? En pleine apocalypse ? En pleine invasion de rôdeurs ? Durant ce temps peu convenable pour un pique-nique ? Noah ne disait pas non. Après tout, il n'y avait pas d'urgence en ce moment. Le mois de janvier avait plus ou moins été calme. La nouvelle année commençait plutôt - aussi bizarre que cela puisse paraître - bien.

- Pourquoi pas, oui ? Qu'est-ce que je pourrai avoir de mieux à faire que d'être avec toi, Ves ?

C'est vrai ça, il l'avait tellement dans la peau, qu'il pourrait remettre son poste de chef à quelque'un d'autre. Car, même si cela ne se voyait pas, le poste lui prenait du temps. Il ne l'avait pas forcément dit à Ves mais des dossiers étaient encore en cours. Des dossiers plus ou moins importants. Seulement, avoir retrouvé Ves voulait dire ne pas perdre un seul instant. Il voulait être avec elle, sentir son odeur, toucher ses cheveux, embrasser ses lèvres, tenir ses mains.

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MessageSujet: Re: i can still hear you sayin' you would never break the chain → noah   Mar 28 Fév - 4:03

Non seulement Misia était une personne mais c’était aussi, et surtout, une femme. Oh, Vesper aurait totalement pu en arriver à cette conclusion toute seule étant donné que la seule autre personne portant ce prénom qu’elle connaissait en était aussi une mais soit. Elle se demanda, une fraction de seconde, si le bras-droit de Noah faisait également partie de ses nombreuses conquêtes avant de repousser l’idée en bloc, jugeant préférable de ne pas savoir, finalement. Sinon, elle allait inévitablement se poser la question de toute personne de sexe féminin croisant son chemin à Astoria, et la dernière chose qu’elle souhaitait, c’était en arriver là. Puis il y avait apparemment d’autres personnes à la tête de la sécurité, qu’elle ne connaissait pas non plus, soit dit en passant. Comme quoi, ça faisait à présent plusieurs mois qu’elle était là et elle connaissait très peu de personne. Pourtant, ce n’était pas faute de vouloir s’intégrer, elle essayait sincèrement mais ses nouvelles relations restaient en surface sans prendre de profondeur, une façon de s’auto-préserver, sans doute. Et puis franchement, maintenant qu’elle avait Noah, quel besoin avait-elle de connaître les autres ? Oui, c’était sûrement un peu radical comme idée mais c’était bel et bien ce qu’elle pensait sur le moment ; personne d’autre ne comptait.

Et tout ce qui comptait à l’instant, c’était qu’il avait envie de passer du temps avec elle, parce que c’était long, deux semaines. La blondinette aurait peut-être dû en ressentir une pointe de culpabilité puisque c’était sa faute si deux semaines lui avaient paru être un long moment, mais la vérité c’était que ça lui faisait bizarre d’entendre ça de la bouche de Noah. Il fallait qu’elle s’y fasse, voilà tout. Il est vrai qu’avant tout ça et malgré la distance les séparant, ils n’étaient que très rarement restés deux semaines sans se parler du tout, ce qui fait que ça ne devrait pas lui faire si bizarre, en fin de compte, mais les choses étaient différentes désormais. Toujours est-il qu’elle en ressentit surtout en élan d’affection et qu’elle se fit la réflexion qu’elle n’était pas sortie de l’auberge si elle craquait à ce point à chaque fois qu’il ouvrait la bouche. Ce qui, en soi, n’était pas plus étonnant que ça puisqu’il en avait toujours été ainsi sauf qu’avant, elle essayait plus ou moins de se contenir, ce qu’elle n’avait plus de raison de faire dorénavant.

Le rouge aux joues, Vesper laissait Noah la guider sans vraiment prêter attention à la destination. La destination qui serait le parc puisque, d’après ses dires, il n’avait rien de mieux à faire que passer du temps avec elle et c’était tant mieux. La jeune femme rougit un peu plus en réponse à sa question et haussa vaguement les épaules avec un petit sourire. Ce n’était en aucun cas une façon de se déprécier mais il pourrait avoir des tas de choses mieux à faire et elle appréciait d’autant plus le fait d’être une priorité à ses yeux. C’est donc ainsi qu’ils mirent le cap vers le parc. Comme ça ne faisait pas longtemps qu’elle était là, rares étaient les fois où Vesper s’y était rendue mais elle savait néanmoins qu’il y avait des bancs et que c’était là que se trouvait le potager ainsi que les arbres fruitiers d’Astoria. En cette période de l’année, pas grand-chose ne devait pousser mais ça l’intéressait tout de même de jeter un œil aux diverses plantations. En revanche, ce à quoi elle n’avait pas pensé, c’est que si rien ne poussait ou presque, ils n’allaient pas pouvoir piquer une pomme, un abricot ou quoi que ce soit pour se sustenter vu qu’elle n’avait pas pris la peine de prendre quoi que ce soit en quittant la maison, c’est qu’elle n’avait pas prévu que les choses tourneraient ainsi, voyez-vous. A elle, ça ne lui posait pas plus de problèmes que ça, elle ne mourait pas de faim et le pique-nique était plus un prétexte pour passer du temps en compagnie de Noah mais elle le connaissait suffisamment pour savoir qu’il en allait sans doute différemment pour lui.

    « Tu préfères qu’on passe chercher un truc à grignoter chez toi ou chez moi avant ? Sans quoi le pique-nique se transformera en balade toute simple mais ça nous fera prendre l’air. »


Ils étaient pratiquement arrivés et de lourds et menaçants nuages s’amoncelaient au-dessus de leurs têtes. Puis en temps normal, elle aurait songé ne pas avoir besoin de prendre l’air, elle qui prenait même carrément l’air marin du matin au soir d’habitude, mais puisque ça allait faire trois semaines qu’elle était en convalescence et qu’elle n’avait quitté la maison que pour se rendre chez Noah, c’était presque d’une importance cruciale, à ce stade.

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MessageSujet: Re: i can still hear you sayin' you would never break the chain → noah   Mar 28 Fév - 18:34



A picnic in Astoria ? - Part 2


- I can save lives. That's reason enough to risk mine. -



Ils étaient si mignons, main dans la main. Un vrai petit couple amoureux. Des amants qui se bécotent sur les bancs publics. On pourrait limite chanter la ballade des gens heureux mais on va s'épargner ça, surtout que les gros nuages gris que Noah remarque, semblent se rapprocher. Le pique-nique risquait de passer à la trappe. Ils marchèrent, continuèrent d'avancer sans se soucier des personnes autour, sans se soucier de leur poste, sans se soucier de rien et à uniquement de l'autre. Ils s'aimaient, s'étaient retrouvés et c'était bien, c'était tout ce qu'ils leur suffisaient. Arrivés près du parc, Ves se tourna vers lui et dit.

- Tu préfères qu’on passe chercher un truc à grignoter chez toi ou chez moi avant ? Sans quoi le pique-nique se transformera en balade toute simple mais ça nous fera prendre l’air.

Ils étaient presque arrivés et elle demandait si Noah préférait retourner chez l'un ou l'autre pour rapporter de quoi manger. Oh non... Noah serra Ves contre lui, l'embrassa puis répondit.

- Allons nous balader alors. Rien ne nous empêchera de manger quelque chose une fois rentrer.

Main dans la main, ils s'avancèrent vers le parc. ils prenaient leur temps, discutant de leurs journées, de leurs connaissances, de leur travail, etc. Ils avaient même pris le temps de parler d'eux, des souvenirs qui remontaient à la surface. De tendres souvenirs. De beaux souvenirs. D'agréables souvenirs. Les nuages se rapprochaient mais ils s'en foutaient. Ils étaient ensemble et c'était tout ce qui comptait.

Ils s'assirent sur un banc, s'embrassèrent, s'enlacèrent. Et n'allons pas plus loin, c'était déjà bien. Ils profitaient d'être ensemble, d'être dans les bras chauds de l'un et de l'autre, de sentir la peau de l'autre, de goûter la bouche de l'autre. Plongé dans le regard de Vesper, il avait totalement oublié le reste, la sécurité, les postes de surveillance, la brigade, Lana, la réunion du lendemain, Kaï, sa colocataire, son jour des corvées, tout. Il était ailleurs. Il était bien. Il pouvait enfin dire qu'il se sentait bien, qu'il était... heureux.

Mais l'instant de joie et de tendresse fut de courte durée. Tandis qu'ils avaient repris la marche dans le parc, les nuages gris voire noirs étaient sur eux. La pluie tombait déjà et l'orage se faisait sentir. Ils se regardèrent puis Noah la prit par la main et coururent en direction de la maison. Noah arrivait à courir avec la prothèse mais on sentait que c'était difficile. L'orage se fit alors entendre et grondait dans les cieux gris. La pluie était un torrent qui s'abattait sur eux. Arrivés chez Noah, ils étaient trempés jusqu'aux os. Il salua Kaï qui lisait un libre sur la canapé et monta dans la chambre avec Ves. Il retira alors ses affaires, se changea puis s'allongea sur son lit tout en souriant.

- Bon, bah la balade fut... humidement sympathique.

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MessageSujet: Re: i can still hear you sayin' you would never break the chain → noah   Lun 6 Mar - 22:34

Ce devait être la première fois que Vesper prenait le temps de se balader dans le parc. Depuis son arrivée, la jeune femme s’était surtout focalisée sur son travail et sur les alentours de la ville, là où poussaient certaines plantes dont la plupart des gens se fichaient royalement mais qui entraient pourtant dans la composition de bien des produits que tout le monde trouvaient pourtant très utile. C’était également pour cette raison qu’elle n’avait pas croisé Noah avant un moment, dans doute. Et force était de constater que, comme ce n’était pas vraiment la saison idéale, le parc ne donnait pas plus envie que ça de s’y balader. Les lourds nuages noirs flottant juste au-dessus de leur tête y étaient sans doute pour beaucoup, mais ça n’avait pas d’importance, il lui suffisait de contempler Noah pour que tout autour disparaisse. Et puis ça ne les empêcha pas de se poser sur un banc pour faire de mignons câlins et échanger quelques baisers sans que personne ne vienne les déranger. Il faut dire qu’à dise du temps, les gens se hâtaient de terminer ce qu’ils avaient à faire pour rentrer au plus vite chez eux se mettre à l’abri avant que l’orage n’éclate. Il ne restait qu’eux, imperturbables, discutant de tout et de rien entre deux baisers.

Puis ils se remirent en marche en même temps que la pluie se mit à tomber. D’abord doucement puis à verse, si bien qu’ils n’eurent pas d’autres choix que de se mettre à courir pour regagner la maison de Noah. Vesper, qui avait toujours été une rapide et c’était probablement ce qui lui avait sauvé jusque-là, ralentit l’allure en voyant qu’il peinait un peu. C’est qu’il se débrouillait si bien qu’elle avait tendance à oublier, voyez-vous, il ne boitait qu’un peu après tout, comme quelqu’un qui se serait fait un claquage. Quoi qu’il en soit, le temps qu’ils traversent le parc dans l’autre sens et courent jusqu’à la maison de Noah, ils étaient trempés jusqu’aux os. Bravo Vesper, quelle bonne idée de vouloir se promener quand l’orage menace… Mais au moins, elle avait pris l’air. Et l’eau aussi.
Plutôt que de passer dans le salon, où une jeune femme était en train de lire, probablement sa colocataire, il se contenta de la saluer et monta aussi sec à l’étage. La blondinette l’imita tout en faisant attention de ne pas glisser dans les escaliers, vu qu’ils étaient en train de mettre de l’eau partout.

Tandis que Noah se changeait dans la chambre, la jeune femme fit un arrêt rapide par la salle de bains pour récupérer une serviette, quant à elle. Puis elle alla s’asseoir à moitié sur le rebord de la fenêtre, regardant l’orage au loin tout en s’essorant les cheveux. Il arrive souvent que les gens aient peur de l’orage, Vesper non. Que du contraire, elle aimait l’atmosphère électrique qui les précédait et la beauté des éclairs zébrant un ciel sombre. Ceux qu’elle avait connus sur son île étaient particulièrement violents mais ça ne l’avait jamais empêchée de s’endormir en écoutant le bruit de la pluie frappant fort contre ses fenêtres. La voix de Noah lui fit alors tourner la tête et elle lui sourit avec malice.

    « Ne te plains pas, on sera pas obligés de prendre notre douche ce soir, ça fera des économies d’eau. »


Tout le monde était devenu un peu écolo, ces derniers temps, ainsi ils se comporteraient comme des citoyens modèles. Puis maintenant qu’ils étaient officiellement ensemble, ils allaient de toute évidence prendre souvent leurs douches à deux, c’était tout bénéf. D’ailleurs, quand elle y pensait, ça aussi ça faisait un peu bizarre ; c’était loin d’être la première fois qu’ils se retrouvaient dans la chambre l’un de l’autre, c’était même arrivé plein de fois, ne serait-ce que pour discuter au calme quand il y avait un pépin et que l’un des deux traversait tout le pays pour voir l’autre, mais c’était la première fois qu’ils s’y retrouvaient en tant que couple. Oui, Vesper était romantique au point de vouloir graver chacune de leurs premières fois en tant que couple dans sa mémoire. Bref, la blondinette haussa les épaules par réflexe puis demanda :

    « Je peux t’emprunter un sweatshirt ? Ça serait bête que je tombe malade pile au moment où je me remets. Heureusement que c’est plus comme avant, ça, sinon j’aurais déjà été virée. » s’exclama-t-elle en riant tout en fouillant dans le placard de Noah qui n’avait du coup pas d’autre choix que d’être d’accord.


Puis une fois qu’elle eut trouvé ce qu’elle cherchait et se fut changée, elle le rejoint sur le lit, enfouissant son visage dans le creux de son cou.

    « Tu sens bon. Tu dois sûrement être le seul gars à des kilomètres à la ronde qui sent toujours aussi bon. »


Non, elle ne racontait pas n’importe quoi, ça lui donnait envie de le couvrir de baisers, mais elle n’avait pas l’intention de précipiter quoi que ce soit, elle voulait profiter de ces instants au maximum.

_________________


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