- war of hearts. (joel)

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 - war of hearts. (joel)

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MessageSujet: - war of hearts. (joel)   Dim 18 Sep - 5:31

war of hearts
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Il n’était pas mort. Ça lui avait fait l’effet d’une gifle en plein visage – une stupéfaction énorme mélangée à un profond soulagement. Elle avait fixé la personne en face d’elle le temps d’avaler la nouvelle, de l’assimiler et la comprendre, puis s’était élancée avec autant de vitesse que ses jambes le lui avait permise. Il n’était pas mort – et il était à Astoria.

Évidemment les retrouvailles n’avaient pas été idéales – malgré son enthousiasme, Liv avait trouvé Joel étendu sur un petit lit, couvert de bandages et respirant avec difficulté, se remettant d’une récente chirurgie. Les mots de la médecin résonnaient encore dans sa tête, des jours après – il devrait être mort. Mais Liv lui avait répondu, non pas sans un petit sourire, qu’elle n’avait pas eu affaire à n’importe qui. Joel était fort, bien plus fort que la plupart des gens. Il s’en sortirait. Liv n’en avait jamais douté une seule seconde. Sa foi envers son cousin était inébranlable, et ce depuis toujours. La distance et les disputes n’avaient jamais rien changé à ce simple fait – elle croyait fermement en son cousin. Lui qui avait déjà tellement enduré, c’était atroce de le voir souffrir de cette manière, et d’être incapable de lui parler alors qu’il luttait dans la douleur, voguant entre conscience et inconscience. Elle lui avait simplement tenu la main, insistant pour rester avec lui autant qu’elle le pouvait. Mais les règles de la quarantaine étaient claires – et Joel devait se reposer. Liv n’avait pas voulu être désagréable, et avait suivi les instructions. Mais des jours étaient passés maintenant, et on lui avait dit qu’il était en train de se remettre – suffisamment, du moins, pour qu’elle puisse aller lui parler. Alors Liv avait pris le chemin de Higgins Hill en ce samedi ensoleillé, frissonnant doucement dans la fraîcheur matinale.

Les quartiers de quarantaine lui étaient relativement étrangers, étant donné qu’elle n’y avait passé que le temps nécessaire à son arrivée, sans jamais y retourner – mais elle s’y retrouva relativement bien, se souvenant de la chambre où avait été installé son cousin. Son coeur battait la chamade. Elle ignorait pourquoi elle était aussi nerveuse, mais elle était incapable de s’arrêter de jouer avec ses propres mains, et de glisser ses cheveux blonds derrière ses oreilles. Sans doute était-ce parce que ça faisait si longtemps qu’ils ne s’étaient pas parlés – véritablement parlés. Et le souvenir de leur dernière discussion était encore brûlant dans l’esprit de Liv – une dispute qu’elle était loin d’avoir oubliée. Elle se souvenait parfaitement du moment où elle s’était brutalement terminée, et que Joel avait fait demi-tour avant de disparaître de l’autre côté d’un mur à présent infranchissable. Elle comprenait pourquoi il était parti, pourquoi il avait refusé de rester – mais l’accepter, c’était toute autre chose. Liv avait tenté de rester en colère contre lui, mais inévitablement sa déception s’était transformée en inquiétude. Est-ce que ça avait été la dernière fois qu’elle l’avait aperçu ? Est-ce que ces mots auraient été les derniers qu’ils se seraient dit ? Quand elle en parlait aux autres ils avaient cette expression sur le visage, qui semblait lui dire – la pauvre, elle ne sait pas qu’il ne peut qu’être mort. Et alors Liv avait commencé à se le dire aussi, que sans doute Joel était mort. Et pourtant elle n’avait jamais réussi à y croire véritablement. Et voilà qu’il réaparaissait, six mois plus tard – à peine en vie, mais en vie.

Elle monta les escaliers vers la chambre en question, mitigée entre sa nervosité et son bonheur. Et entrant dans la pièce, elle posa finalement les yeux sur lui. Sa familiarité la remplit toute entière, et elle ne put empêcher un sourire radieux de courber ses lèvres alors qu’elle détailla la chevelure blonde, les épaules carrés et cette tête qu’elle connaissait si bien. Il paraissait bien mieux que la dernière fois – au moins, il était conscient, et même debout sur ses pieds. Liv hésita l’espace d’un instant mais ne put résister – elle l’approcha doucement et l’entoura de ses bras pour le serrer contre elle. Une douce étreinte, qui n’avait rien d’insistant. Elle le relâcha après quelques instants, glissant son regard dans le sien. « T’as bonne mine » dit-elle, sa voix claire, toute trace de nervosité disparue. « Enfin, meilleure. Comment tu te sens ? » C’était peut-être une question stupide, vu son état, mais elle ne pouvait pas y résister. Elle lui laissa ensuite un peu d’espace, ne cessant cependant pas de lui sourire. « On m’a dit que tu... que tu guérissais bien. »  Une autre question lui vint naturellement en tête – qu'est-ce qui t'es arrivé, Joel ? – mais Liv resta muette. Lui laisser du temps. Le laisser respirer un peu. Elle ne voulait pas le brusquer, pas après tout ce temps, pas après ce qu’il avait vécu. Liv savait mieux que quiconque que Joel méritait bien un peu de paix.
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MessageSujet: Re: - war of hearts. (joel)   Dim 18 Sep - 6:28


war of hearts
liv et joel / Come to me In the night hours, I will wait for you. And I can’t sleep, Cause thoughts devour, Thoughts of you consume. I can't help but love you. – RUELLE.

Il avait réussi. Il était debout.

Sa main se crispe sur la monture au bout du lit, alors qu’il force son autre bras à rester le long de son corps, et à ne pas venir s’enrouler autour de cet abdomen si fragile, et encore si douloureux. Il avait patiemment attendu une heure où personne n’était censé passer — ou personne ne viendrait pour lui dire que c’était trop tôt, ou pour lui demander s’il avait besoin d’aide. Il n’avait pas envie que qui que ce soit ne se mêle de ça, ou ne veuille le faire récupérer physiquement à un rythme qu’on lui aurait imposé pour son bon rétablissement. Depuis qu’il avait été opéré, il recevait des visites régulières des médecins, pour quelques antibiotiques et une surveillance régulière de l’état de ses plaies. Chaque fois, il mimait la fatigue et la faiblesse, faisait en sorte qu’on le laisse en paix. Et lorsqu’il s’agissait d’une toute autre visite que de celle d’un médecin, il s’efforçait de paraître dormir, afin qu’on n’ose pas le déranger. Ça ne marchait pas toujours, et ça ne lui réussirait sûrement plus très longtemps. Mais pour le moment, il s’en fichait. Pour le moment, tout ce qu’il voulait, c’était réussir à se mettre sur pied et à avancer, clopin-clopant, vers la fenêtre. Voir le dehors, l’ouvrir et respirer. Être capable de se déplacer sans avoir besoin d’une ou deux foutues personnes pour le porter. Sentir ses jambes, bien que faibles, le porter. Et enfin, sentir que ses forces revenaient, maigres mais assurées.

Lentement, il desserre ses doigts de l’armature métallique du lit. Ses orteils se familiarisent avec le contact du parquet, et ses pieds le guident doucement vers la fenêtre aux stores à demi baissés. D’un geste machinal, il écarte deux lattes de plastique pour regarder à l’extérieur. Il ne fait ni beau ni mauvais. Pas vraiment de soleil, mais pas non plus la moindre goutte de pluie. Une journée aussi banale que toutes les autres, dans ce camp où il se sent déjà trop à l’étroit pour y être vraiment à l’aise. Il voudrait s’éloigner de ces stores tirés, ouvrir la porte, sortir dans le couloir. Descendre les escaliers, et traverser la maison jusqu’à pouvoir sortir. Sortir, et enfin respirer.

Une brève pointe de douleur fait instinctivement monter sa main vers son flanc, au niveau de la blessure à peine cicatrisée. Ses lèvres laissent un léger grognement de douleur filtrer, suivi d’un long soupir. Il ne serait pas encore capable de se rendre jusqu’à l’extérieur, et il le sait. S’il le fallait, il le ferait ; mais en l’occurrence, il n’y avait rien de nécessaire à cela. Et si les médecins le voyaient n’en faire qu’à sa tête, il aurait le droit à des remontrances qu’il n’avait pas la moindre envie d’avoir à essuyer. Alors pour le moment, mieux valait rester ici. Prendre encore son mal en patience, comme si de rien n’était, et continuer à repousser l’échéance de l’examen psychologique, même s’il se savait arriver à l’extrême limite de la patience des responsables d’Astoria à mesure que les jours passaient.

Ses oreilles captent les pas dans l’escalier bien avant qu’il n’entende la porte se tourner dans ses gonds. Et une part de lui voudrait retourner se mettre dans ce lit, et faire semblant de dormir pour éviter que le nouveau venu n’ait l’idée de le déranger. Pourtant, il reste planté là — sans un son, sans souffle. Ce qu’il redoutait arriva, et la porte s’ouvrit doucement. Instinctivement, ses yeux se posèrent sur l’arrivante. Et alors, ses épaules s’affaissèrent très légèrement, tandis que ses prunelles balayaient le visage si familier de la seule personne de ce foutu camp face à qui il ne faisait pas semblant d’être encore mourant. Et elle ne met pas longtemps avant de franchir la distance qui les sépare, la blondinette. Ses bras se referment autour de l’homme, qui se tend sans pouvoir s’en empêcher ; la douleur le fait se crisper, et il ferme quelques instants les paupières, posant sa main dans le dos de la jeune femme, essayant de se focaliser sur autre chose que la vague de souffrance qu’elle a déclenchée avec cette étreinte spontanée. Lorsqu’elle se décolle enfin, il lâche un léger soupir, lèvres scellées, sa main rejoignant doucement son abdomen. Il s’efforce de faire comme si de rien n’était, l’ombre d’une moue apaisée passant sur ses traits. Bonne mine. C’était pas les mots qu’il aurait utilisés, mais eh — après tout, à quand remontait la dernière fois qu’il s’était vu dans un miroir. « Ça va. J’tiens le coup. » Il haussa doucement les épaules à ses derniers mots, s’efforçant d’oublier les derniers échos de la douleur qu’elle avait ravivée. « J’suis debout, en tout cas. » Doucement, il la dévisage. « J’pensais que tu passais tes journées avec les enfants. » Mais t’es là. « Ils t’ont pas virée, au moins ? » Elle est belle, rayonnante — comme d’ordinaire. Et il ne sait pas comment elle fait, il n’a jamais su. Mais en cet instant précis, il s’en fichait. Tout ce qui lui importait, c’était qu’elle soit là, et qu’elle recommence à briller pour lui, dernière étoile qu’elle était.

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MessageSujet: Re: - war of hearts. (joel)   Dim 18 Sep - 20:13

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Elle l’avait senti se tendre contre lui, alors que ses bras avaient entourés son corps blessé – par douleur, certainement, mais elle n’avait pas pu se résoudre à le lâcher. Pas tout de suite. Elle s’autorisa à lui faire mal, juste l’espace d’un soupir, pour pouvoir le serrer contre elle, et vraiment sentir sa présence. Ces bras, elle les connaissait par coeur – ils avaient toujours fait partie de sa vie, de son enfance à aujourd’hui. Elle se rappelait des nuits où un orage violent déchirait le ciel, et que, haute comme trois pommes, elle allait se réfugier dans les bras de son cousin. Aujourd’hui tout était différent et rien ne l’était. Ils étaient plus grands, et le monde avait changé – mais pour Liv, Joel était toujours Joel, et tous les rôdeurs et le chaos n’y changerait rien. Une simple étreinte, c’était suffisant pour lui donner un peu de courage. Un peu de souffle. Et pour le toucher et comprendre qu’il était vraiment là, qu’il était en vie – blessé, mais en vie. Et maintenant ils étaient ensemble. Elle ne le laisserait pas repartir. Ça, c’était bien certain. C’était ensemble qu’ils étaient forts. Il haussa les épaules, disant qu’il tenait le coup. Liv acquiesça doucement à ses paroles, ses mains revenant s’entrechoquer alors qu’elle l’observait. Il tentait bien de le cacher mais elle voyait la douleur dans ses traits et dans sa posture – on lui avait expliqué les blessures qu’il avait, et elle était impressionnée de le voir déjà debout. Car il l’était, oui, au moins il l’était – elle lui donna un petit sourire, acquiesçant vivement à ses quelques mots.

« J’pensais que tu passais tes journées avec les enfants. » Elle releva les yeux vers Joel, un peu surprise qu’il soit au courant. Il avait déjà parlé à quelques personnes, visiblement. « Ils t’ont pas virée, au moins ? » La remarque lui arracha un petit sourire, et elle secoua la tête, amusée. « Mais non, t'es bête. J’ai pris la matinée, j’y retourne cet après-midi. » C’était tellement étrange de le savoir ici, à Astoria. Pendant l’espace de quelques secondes elle se crut ailleurs, propulsée dans le passé, bien loin de cette communauté et des rôdeurs à l’extérieur. Et pourtant elle se devait d’associer les deux, Astoria à Joel, Joel à Astoria. Lui qui avait tout bonnement refusé de même y entrer voilà six mois, il était à présent dans son enceinte. Comment voyait-il tout cela ? En était-il satisfait, ou allait-il repartir une fois ses blessures guéries ? Avait-il simplement envie de la revoir ? Elle ne voulait pas le laisser repartir et pourtant elle se sentait incapable de lui demander de rester. Et tout bonnement, les mots tombèrent, sincères, incapable d’être retenus dans sa gorge. « Je suis contente que tu sois là. » Elle glissa quelques mèches rebelles derrière ses oreilles, souriant un peu nerveusement. « J’avais commencé à croire que… enfin, je sais pas, les gens disaient…  Je veux dire, je suis juste contente de te voir. » Un petit rire s’échappa de ses lèvres, maladroit. Elle avait encore envie de le serrer dans ses bras, très fort, pour ne plus jamais le relâcher – mais elle se contenta de lui sourire, doucement, tentant encore de déterminer quelle approche prendre. Car elle était secouée, sans l’être vraiment – toute cette situation était aussi rassurante que déboussolante. Et soudainement elle se rappela de la petite boîte qu’elle tenait entre ses mains. « Oh ! J’allais oublier. Je t’ai emmené des biscuits. Si jamais tu as faim. » Elle les déposa doucement sur la petite table de chevet. « C’est rien de bien extraordinaire, tu sais, y’a pas de brisures de chocolat, mais ils sont pas mal. Enfin, je crois. » Elle sourit, reposant les yeux sur son cousin, incapable de formuler la question qui lui tenait les tripes depuis qu’on lui avait annoncé qu’il était à Astoria. Peut-être voulait-elle repousser l’inévitable discussion, les soupirs et les mauvais souvenirs, juste l’espace de quelques secondes. Et de sourire un peu, de parler biscuits, avant que l’orage n’arrive. Elle voulait lui montrer, lui rappeler peut-être, qu'avant tout elle était là pour lui. Qu'elle le serait toujours.
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MessageSujet: Re: - war of hearts. (joel)   Lun 19 Sep - 6:18


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T’es bête. Venant de n’importe qui d’autre, la banale petite phrase aurait pu lui hérisser le poil sur la nuque et déclencher un rictus plus carnassier que tolérant. Mais là, ça venait de Liv. Ça venait de Liv, et il ne pouvait pas le prendre sérieusement. Il avait l’impression d’entendre un enfant qui, face à un adulte, se serait indigné de la manière la plus naïve et innocente qu’il soit. De la bouche d’un grand, c’était d’ordinaire dit avec un mépris et un dédain à peine palpables ; mais là, c’était de Liv qu’on parlait. Et Liv, jamais elle n’aurait dit quoi que ce soit pour le blesser. Pas comme ça, en tout cas — et pas s’il ne l’avait pas cherché. Alors, automatiquement, ces trois petits mots tracent un sourire sur ses lèvres, gercées à force de rester immobiles et pincées. Le rictus est léger, presque invisible. Mais il est là, et lui-même s’étonne de le sentir s’imprimer lentement sur le reste de ses traits. Ce n’était après tout pas comme s’il avait été vraiment capable de sourire à qui que ce soit, ces derniers mois. « Je vois. » J’suis sûr que tu vas leur avoir manqué, même si c’est le temps d’une matinée.

Le temps s’étiole un instant, prenant racine dans le silence. Il sait que la situation est quelque peu gênante — sent qu’il va avoir à répondre à toutes les questions qu’il l’empêche en grommelant de poser depuis qu’il est arrivé. Il ne pourra pas lui échapper éternellement, et il en a conscience. Et à dire vrai, il n’a rien à lui cacher ; pas vraiment. Il pourrait se contenter de lui retracer l’histoire qui avait failli lui coûter la vie en quelques mots tout à fait banaux, et faire en sorte de trouver à autre chose. Mais ça faisait six mois qu’ils ne s’étaient pas vus ; six mois qu’elle allait vouloir rattraper, et que le simple constat de l’accident qui l’avait mis dans cet état ne pourrait pas combler. Il voudrait encore l’éviter, pouvoir lui faire comprendre que parler n’était pas important — que ça ne l’avait jamais été. Mais elle n’était pas comme ça, et il le savait. Elle avait besoin de s’exprimer, presque autant que lui avait besoin de se taire et de rester régulièrement en solitaire. Alors il respectait ; et il la laissa exprimer sa joie douce de l’avoir retrouvé, se perdre dans ses réflexions sur ce que les autres avaient pu dire ou penser. Instinctivement, il ne put s’empêcher de laisser quelques mots s’échapper, à voix basse, alors qu’elle se perdait à n’oser dire ce que les gens, eux, pouvaient bien raconter. « … Que j’suis mort ? » Et son sourire en coin persiste alors qu’il la dévisage et qu’il se tait, la laissant continuer. Une petite seconde passant, volontairement dépensée, alors qu’il observe ses traits toujours aussi doux, et ses iris toujours aussi brillants de vie. « Moi aussi, j’suis content. » Et même si les mots sont bas, même s’ils sont à moitié dans un ton grommelant, ils n’en sont pas moins sincères. Lorsqu’il s’agit de Liv, aucune phrase ne l’est jamais trop. Pas pour lui, tout du moins.

Et soudainement, comme si elle voulait à tout prix échapper aux propos qui fâchent encore quelques secondes, elle se souvient de la petite boîte de biscuits fermement tenue entre ses mains. Elle va la poser sur la table de chevet, dans un coin. Ses yeux à lui la suivent, et ses oreilles l’écoutent, tandis que ses pas le reconduisent lentement vers le lit. Il n’a pas besoin d’aide, et il n’en demande pas. Sa main doucement calée contre son flanc, il se contente d’avancer jusqu’au matelas et de s’y laisser doucement tomber, s’asseyant avec un minuscule soupir de soulagement. « J’suis sûr qu’ils seront parfaits quand même. » Parce qu’après tout, c’est elle qui les a faits. Et si elle n’y avait mis ne serait-ce qu’un milligramme de tendresse, ils seraient probablement meilleurs que tous ceux qu’il avait pu jusqu’à lors goûter — pépites de chocolat ou pas. « T’étais pas obligée, tu sais. » Il lui a laissé de la place, qu’elle puisse s’asseoir à côté de lui si elle en avait envie. Il sait qu’elle ne repartira pas tout de suite — il le comprend, il l’accepte. Pour n’importe qui d’autre, sûrement que ça le dérangerait. Mais pour Liv, jamais.

Lentement, son regard retourne vers la fenêtre aux stores baissés. Il laisse un petit silence passer, plisse des yeux. Et finalement, alors que ses prunelles retournent se fixer sur ses mains, et que ses doigts se mettent à machinalement se frotter les uns les autres, il lâche quelques mots, dans un soupir de culpabilité. « J’suis désolé de t’avoir laissée tomber. » Parce que quoi qu’elle en pense, et quelles qu’aient été les excuses d’alors, il n’y avait que cela qui lui restait. Il l’avait laissée tombée. Il lui avait tourné le dos, s’était en allé dans son coin, et l’avait forcée à se retrouver entourée d’inconnus uniquement. Il était persuadé qu’elle s’en était très bien sortie — et à la voir aujourd’hui, tout avait l’air de bien aller. Mais restait qu’il l’avait abandonnée. Et ça, pas une foutue seconde il ne se l’était pardonné. « J’suis pas resté bien loin, tu sais. » Et heureusement. Sinon, ils m’auraient pas trouvé. Doucement, une de ses mains vient gratter sa nuque. Il n’arrive pas à tourner la tête vers elle, n’arrive pas à la regarder. Y a comme cette pointe de culpabilité, trop forte pour qu’il puisse simplement la balayer, la foutre de côté et faire comme si de rien n’était. Mais ça passera, et il le sait. Liv fera tout pour ça — elle l’a toujours fait.

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MessageSujet: Re: - war of hearts. (joel)   Mar 20 Sep - 17:02

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Elle n’avait même pas eu besoin de le dire, il avait tout deviné – oui, les gens lui avaient dit qu’il était sans doute mort, et que c’était inutile qu’elle se fasse des idées. Mais Liv avait refusé d’y croire – profondément à l’intérieur d’elle-même elle sentait que ce n’était pas le cas. Elle partageait avec son cousin la sorte de lien qu’on ne voyait que dans les films, une genre de connexion qui faisait en sorte qu’elle savait lorsqu’il lui était arrivé quelque chose. Ça se ressentait dans les tripes. Elle savait reconnaître le sentiment, après l’avoir vécu quelque fois – la pire, c’était quand elle était arrivée aux États-Unis, et que Joel était toujours en Australie. L’accident qui avait tué ses parents, et qui l’avait presque tué lui – elle l’avait ressenti. Elle se souvenait, elle était chez elle à faire ses devoirs, et soudainement elle s’était redressée, le coeur débattant, toutes ses pensées tournées vers son cousin. Elle n’avait pas compris tout de suite – juste quand le téléphone avait sonné quelques heures plus tard. Bien sûr, elle s’était inquiétée pendant ses six mois de séparation, et à quelques reprises cette inquiétude avait été si intense qu’elle avait bien cru que c’était la fin – mais non, pas tout à fait. Alors rien ni personne, et certainement pas elle-même, n’avait réussi à faire taire l’espoir au fond de son coeur. L’espoir était toujours là, éclatant – et tant qu’il y était, elle avait continuer d’espérer. Et voilà qu’il était de retour à ses côtés, amoché certes, mais il était là. Ça faisait du bien d’entendre sa voix à nouveau, dans toutes ses nuances. Lui aussi était content – le sourire de Liv reprit de la vigueur alors qu’elle entendit les mots, même s’ils n’étaient qu’à demi-grommelés. C’était plus que suffisant pour elle. Elle connaissait Joel, et elle savait qu’il ne le disait pas à la légère.

Elle l’observa doucement s’avancer vers le lit, partagée dans son envie de venir lui donner un coup de main, mais il ne semblait pas en vouloir – alors elle le laissa tranquille, se contentant d’observer le côté qu’il tenait. Sous son t-shirt de coton il lui semblait apercevoir l’indice d’un épais bandage – elle ne se doutait pas que l’équipe médicale avait bien pris soin de lui, bien qu’elle avait bien envie de regarder elle-même. « J’suis sûr qu’ils seront parfaits quand même » dit Joel. « T’étais pas obligée, tu sais. » Liv haussa doucement les épaules, incapable de cesser de sourire malgré tout, sentant doucement la nervosité quitter son système pour faire place à une chaleur familière. Car malgré ses sourires constants et sa conversation facile, il n’y avait personne au monde avec laquelle était plus à l’aise qu’avec Joel. Personne qu’elle ne connaissait mieux, et surtout personne qui ne la connaissait mieux. « J’avais envie de le faire » dit-elle doucement, observant la place qu’il lui avait laissé sur le lit. Et doucement elle s’approcha, s’assoyant à ses côtés, le voyant soudainement sous ce nouvel angle. Ses cheveux étaient en bataille, comme toujours, et quelques coupures lui barrait le visage – mais c’était ce même profil qu’elle connaissait depuis sa tendre enfance. C’était horriblement rassurant dans un monde où tout ne l’était plus vraiment. Elle laisse le silence passer, laissant à Joel le temps qu’il lui fallait. Ils avaient beaucoup de choses à se dire, l’un et l’autre en était conscient – mais ils prendraient au moins leur temps, tant qu’ils en avaient.

Puis après un moment les mots tombèrent. « J’suis désolé de t’avoir laissée tomber. » Liv avait les yeux fixés sur les mains de Joel, qu’il frottait mécaniquement. Sa gorge est serrée, sa poitrine est lourde – elle a presque envie de pleurer, mais ses yeux sont secs. « J’suis pas resté bien loin, tu sais. » Ses paroles lui coupent légèrement le souffle, et submergée par une vague d’émotions à laquelle elle n’est pas certaine d’être prête à faire face, Liv saisit la main gauche de son cousin pour la serrer contre la sienne. Un geste instinctif, auquel elle ne réfléchit pas – elle avait juste besoin de la tenir, de la savoir tout près.. Elle serre ses mains contre la sienne. « Arrête. L’important c’est que tu sois là » dit-elle à mi-voix, son sourire plus discret, plus triste, mais toujours là. Elle ne veut pas le perdre – pour lui. Il ne la regarde pas – elle le respecte, peu importe. Mais elle est incapable de détacher ses yeux de son visage, de sa mine basse, de ses yeux fuyants. « J’croyais pas que j’allais te revoir » admets-t’elle finalement. Parce que même si elle avait cru Joel encore en vie – même si elle avait su Joel encore en vie – ça ne changeait rien au fait qu’elle avait cru ne jamais le revoir.  Elle l'observe, le coeur tremblant. « T’es resté tout ce temps tout seul ? » Sa question est douce, mais pleine de déchirement. Elle pense à son cousin, seul dans ce vaste monde, et ça lui fait presque mal à la poitrine. « Qu’est-ce qui t’es arrivé, Joel ? » Pourquoi est-ce que t’es là ?  
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MessageSujet: Re: - war of hearts. (joel)   Mer 21 Sep - 16:48


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liv et joel / Come to me In the night hours, I will wait for you. And I can’t sleep, Cause thoughts devour, Thoughts of you consume. I can't help but love you. – RUELLE.

Elle était belle. Elle rayonnait dans cette pièce obscure et renfermée, éclairait tout ce qui pouvait l’être de ses sourires doux et apaisant. Lui le premier. Pourtant, il n’osait pas vraiment la regarder. Assis sur ce lit, comme prenant peur d’être ébloui au moment où il lui faudrait avouer ses fautes — avouer qu’il l’avait laissée tomber, sans même penser à se retourner. Être resté dans les parages d’Astoria ne comptait pas. Ça n’avait réussi qu’à manquer de le faire tuer, et il ne s’en était sorti que de peu. Presque par miracle, disaient les médecins et infirmières ; par miracle, disaient les autres. On l’avait dit mort lorsqu’il était absent, on l’avait dit condamné à passer l’arme à gauche lorsqu’il était arrivé. Et s’il se fichait bien de ce que les gens pensaient, l’idée qu’on ait pu tenter d’inculquer cette idée à Liv le répugnait. Il aurait eu envie d’aller les secouer, un par un, et de leur coller son poing sur le nez pour leur apprendre à tenter de détruire les quelques rayons de soleil qu’elle représentait. Dieu savait que c’était pas de trop, dans des temps aussi troublés ; et Dieu savait qu’il valait mieux les préserver et les aimer, ces sourires éclatants et ces yeux brillants, plutôt que de tenter de les assombrir pour les détruire. C’était pas parce que le monde ne valait pas la peine d’être sauvé et révélait enfin tous ses mauvais côtés que les bons devaient nécessairement être mis sur le banc de touche. Y avait toujours eu besoin de lumière pour contrebalancer l’ombre. Et ils en étaient la preuve vivante depuis suffisamment longtemps pour que la simple idée de voir cet équilibre attenté ne lui donne des envies de meurtre incontrôlées.

La main douce de Liv se glisse dans la sienne. Et instinctivement, ses doigts calleux serrent ceux qu’elle lui présente. Son pouce caresse le sien, tendrement, comme il a toujours eu l’habitude de faire pour la rassurer, lorsqu’elle s’inquiétait ainsi, par ce simple petit geste, de ce qui pouvait bien lui traverser l’esprit. Ses yeux se lèvent vers son visage doux, et il la dévisage quelques secondes, sourcils courbés en une moue désolée. Les mots qu’elle laisse couler vers lui sont aussi doux qu’à l’habitude. Elle ne veut pas entendre parler de cet abandon, ne veut pas reconnaître que c’est de sa faute à lui. Pourtant, ça l’est. Il a choisi de tourner le dos et de s’en aller, a choisi de rebrousser chemin plutôt que de l’accompagner dans son intégration à ce camp. Il savait qu’elle s’en sortirait, et savait que lui ne se ferait jamais la place qu’elle aurait rêvé le voir se faire. Ç’avait été un choix qui l’avait par la suite fait souffrir, sans pourtant jamais réussir à le regretter. Il la regardait, assise là, en bonne santé, et aussi souriante que toujours. Astoria lui avait redonné l’espoir que la mort de deux membres de leur groupe lui avait enlevé. Quelque part, tomber sur le camp l’avait sauvée. Et en cela, il ne regrettait pas de l’y avoir laissée.

« Ok. » Il force un minuscule rictus, demi sourire, à passer sur ses traits pour appuyer ce banal petit mot. Ses yeux tombent sur leurs mains jointes, tandis qu’il l’écoute poursuivre. Et son cœur se serre, alors qu’elle formule à nouveau la peur qu’elle a pu avoir pendant tout ce temps — la peur de ne jamais le revoir. Il n’arrive pas à lui répondre. Ses dents mordillent ses lèvres, ses sourcils se froncent alors que son regard est passé vers le sol de la chambre. Son cœur se serre encore un peu plus, tandis qu’elle se met à lui parler de la solitude qui a pu l’étreindre pendant tous ses mois. Il voudrait lui mentir, la rassurer en lui disant qu’il avait croisé des gens avec qui il était resté quelque temps. Qu’il avait vagabondé d’un petit camp de survivant à l’autre, et qu’il avait fait quelques rencontres inoubliables. Que finalement, l’une d’elles s’était retourné contre lui et l’avait attaqué, le laissant dans l’état où on l’avait trouvé de justesse. Il aurait voulu lui enjoliver l’histoire, la rassurer à sa manière, et lui faire croire que ces six mois n’avaient pas été si pénibles que ça. Mais s’il y avait bien une personne sur cette terre à laquelle il était bien incapable de dire autre chose que la vérité, quand bien même la volonté de le faire l’étreignait, c’était Liv. Il haussa brièvement les épaules, comme un gamin pris sur le fait, et forcé d’admettre sa bêtise. « C’était mieux comme ça. » De toute façon, j’me suis toujours mieux débrouillé seul. Il déglutit doucement, alors qu’elle lui demande ce qui s’est passé. Pas capable de relever les yeux sur elle pour la regarder, pas capable d’affronter ces prunelles qui lui étaient si chères quand il admettrait la foutue vérité. Il aurait préféré pouvoir inventer un parcours héroïque, un combat à mort duquel il n’était réchappé que par miracle. Mais ça n’avait rien à voir avec la vérité. Et elle, elle méritait de savoir ce qui était vraiment arrivé. « C’était un accident. » souffla-t-il à mi-voix. Il laissa une petite pause s’insinuer dans son discours, alors qu’il cherchait les mots pour tenter d’expliquer ce qui s’était passé. « Y a eu… » Un soupir, bref. Il secoue la tête. « Il avait plu. J’étais sorti vérifier des collets. Y a eu un glissement de terrain. » Elle lui dirait sûrement que s’il n’avait pas été seul, les choses auraient été plus simples. Il aurait pu avoir de l’aide, être emmené plus facilement à Astoria, ou soigné avec les moyens du bord. Mais il avait choisi la solitude. Il avait préféré n’avoir personne d’autre à gérer, et il en avait payé le prix. La solitude l’étreignait depuis tout petit, et jamais elle ne lui avait failli. Jusqu’à ce que, finalement, elle ne manque de devenir son tombeau.

(c) blue walrus
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MessageSujet: Re: - war of hearts. (joel)   Mer 28 Sep - 16:27

war of hearts
stay with me a little longer
i will wait for you
C’est un petit « ok » qui s’échappe des lèvres de Joel. Mais ce qu’elle voit c’est surtout ce petit sourire sur ses lèvres, qui apparait et disparait aussitôt. Ce minuscule rictus qu’elle connaît tellement bien, et qui lui a tellement manqué – elle sent son coeur se serrer dans sa poitrine, et son emprise sur les mains de son cousin se fait plus fort. Il est là, qu’elle se répète, encore et encore. Il est là maintenant. Ça lui fait un bien fou de l’avoir à ses côtés à nouveau, comme si tout ce temps il lui avait manqué une partie d’elle-même. La pièce du puzzle manquante à sa personne, revenue se placer doucement pour compléter le tableau. Et Liv se disait soudainement qu’elle pourrait vraiment être heureuse à présent – vraiment heureuse malgré les circonstances. Certes, le monde dans lequel elle avait grandi n’existait plus, et il y avait un nombre de choses qu’elle ne pourrait plus jamais faire. Plus de randonnées dans la montagne, plus de sorties dans les bars avec les filles le vendredi soir, plus de pizza le mercredi devant un épisode de sa série favorite. Mais au moins elle était en vie, elle avait quelque chose pour lequel se battre, elle avait un chez soi, elle avait un boulot, elle avait des amis – et maintenant, elle avait Joel. Depuis un an et demi, jamais Liv ne s’était sentie aussi bien. Aussi confiante envers l’avenir. Rien n’aurait pu la troubler en cet instant, malgré tout ce qui n’était toujours pas dit entre eux, malgré le souvenir de la séparation et des cris échangés. Malgré tout ça, Joel était là. Et elle le croyait – c’était bien ça, l’important.

« C’était mieux comme ça. » Ça réponds à sa question – oui, il a été tout ce temps tout seul. Six mois, dans la nature, dans ce monde cruel. Le coeur de Liv se serre à nouveau, elle regarde son cousin de ses grands yeux. Elle l’admire autant qu’elle a envie de pleurer. Elle l’imagine, arpentant les ruines des villes, les forêts menaçantes, avec aucune autre compagnie que lui-même. Sans elle, ni personne. Juste lui et le reste du monde, hostile et sombre. Ça lui donne envie de le taper, de lui dire qu’il est stupide de s’être infligé ça – pourquoi il n’est pas revenu ? Elle serait repartie avec lui si elle avait su. Si elle avait su. Et voilà qu’il s’était blessé, gravement même. Elle déteste savoir qu’il a été seul pendant aussi longtemps. Non, ce n’était pas mieux comme ça. Elle connaissait bien son cousin, elle savait qu’il le croyait vraiment – toute sa vie elle avait essayé de lui faire comprendre qu’il méritait mieux que ça. Qu’il était bien plus que ce qu’il croyait. Mais c’était un aspect de Joel qu’elle n’avait jamais réussi à réparer. Broken beyond repair. Elle attends la suite, le souffle retenu, comme si elle avait plongé la tête sous l’eau. « C’était un accident » dit-il. « Y a eu… » Il hésite. Elle l’observe, lui laissant le temps d’articuler les mots qu’il choisira. « Il avait plu. J’étais sorti vérifier des collets. Y a eu un glissement de terrain. » Liv pince des lèvres. Elle imagine la scène, bien malgré elle. Joel, seul, blessé, sans personne pour l’aider. Ça avait été un hasard énorme qu’on le trouve avant qu’il ne soit trop tard. Un miracle. Elle caresse doucement le dos de sa main, ses yeux toujours posés sur lui.

« J’suis désolée. » Elle sait que ce n’est pas de sa faute, mais elle l’est tout de même. Sa voix bloque dans sa gorge, soudainement submergée par l’émotion. « J’aurais dû savoir… T’aurais pas dû être tout seul. » À quoi avait-elle pensé ? Que Joel repartirait sur la route, se grefferait à un groupe, et se trouverait une place ? Ça lui avait tout pris pour qu’ils acceptent de voyager avec les Hopper. Si elle n’avait pas été là jamais ils n’auraient même discuté. Elle aurait du savoir qu’il allait rester tout seul. Et que ça viendrait avec tous les risques. Et soudainement elle relève la tête, sa voix un peu plus claire, un peu plus ferme. « Je veux pas que tu repartes » dit-elle, énonçant à voix haute ce qui lui tiraille l’esprit depuis qu’elle a posé les yeux sur lui. « J’men fiche de ce que tu penses. Je te laisserai pas repartir, pas cette fois. » Elle ne pourrait pas supporter d’être à nouveau séparée de lui, et encore moins après tout ça. On survivait à ce genre d’accident une fois, pas deux. S’il repartait c’était la fin. Et elle n’allait certainement pas accepter ça. Alors elle l’observe, yeux grands ouverts, mains serrées contre les siennes. Reste. S’il-te-plaît, reste. « Et si tu veux vraiment partir alors je pars avec toi, que tu le veuilles ou non. J’te laisserai plus tout seul, plus jamais. »

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