when the sun goes down on us (w/eva)

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 when the sun goes down on us (w/eva)

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member / settler of astoria
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INSCRIPTION : 26/10/2016
MESSAGES : 140
IDENTITÉ : sleepyhead; amélie
FACECLAIM : ryan gosling (savage); exordium (dragonfly in amber)
MULTILINKS : paxton, le petit con - beck, le branleur - wolf, l'enculé.
POINTS : 81

STATUT CIVIL : il n'est qu'une ombre dans la vie de celle qu'il a épousé il y a dix ans.
ANCIEN MÉTIER : pantin de cirque, vedette d'un soir, il volait les étoiles du haut de sa corde.
PLACE DANS LE CAMP : membre froid mais présent de la première équipe de ravitaillement.
ARME DE PRÉDILECTION : un weihrauch arminius hw 9 qui appartenait à son frère et une machette qu'il garde même sous l'oreiller.
ÂGE : sur son visage les traits se sont plissés, les rides froncent ses sourcils et les trente-quatre ans qu'il affiche lui en paraissent déjà cinquante.


MessageSujet: when the sun goes down on us (w/eva)   Mar 21 Fév - 19:06




when the sun goes down on us.
clive & eva ☽ Wonder this time where she's gone. Wonder if she's gone to stay. Ain't no sunshine when she's gone, and this house just ain't no home, anytime she goes away.


Le pantin de cirque aux membres désarticulés s'éveille lentement, les lumières du matin traçant des formes contre sa joue. A ses côtés le lit est toujours aussi froid, toujours aussi désert. Clive se redresse, appuyant ses mains contre le matelas, enfonçant ses ongles dans le rembourrage. Dans les ombres orangées il ne trouve pas de réconfort, celui que l'on avait pris de retrouver quand il était entré dans le camp pour la première fois. C'était ça maintenant la vie, se réjouir de n'être que vivant. L'homme enfile ses vêtements, se contente de passer la tête dans la chambre voisine pour vérifier qu'Isaac s'y trouve toujours, qu'il trouve le repos après tant de mois passés à déambuler. C'est pas la chaire de sa chaire et pourtant le Savarro pourrait détruire des armées et construire des empires afin de garder le petit garçon à l'abris des cauchemars. Les vêtements viennent recouvrir les tatouages qui dansent contre sa peau, et même ces derniers sont froids contre son corps. Il n'y a plus rien de chaud dans la vie de l'homme, que des morceaux de passés glaçants qu'il tente de pousser sous le tapis. Clive a l'habitude de cette solitude, il l'a apprivoisée depuis des semaines, se glisse dans les ombres et ne trouve plus le moyen d'en sortir.

Isaac à l'école, le camp qui s'amine et lui qui marche comme un con dans la grande rue en attendant que le ciel lui tombe sur la gueule. Il pourrait aller voir Toni et mettre un terme à toutes ces conneries qui polluent son univers. Mais il faudrait tuer le frère, faire entendre cette voix qui reste bloquée dans le fond de sa gorge. Et à quoi ça servirai, au fond ? L'ombre de sa femme deviendra plus grande encore et Clive perdra le peu qu'il lui reste. Enfantin, les yeux fixés sur ses pieds et les mains qui s'agitent dans les poches à la recherche d'un peu de chaleur, l'homme aperçoit la silhouette familière de sa belle qui s'échappe à travers la grande porte. Eva a appris à se débrouiller, parce qu'il le fallait, parce que cette vie nécessite de la force et des tripes. Pourtant l'ancien acrobate ne peut s'empêcher de la suivre, restant persuadé qu'elle aura toujours besoin de lui, au fond.

La forêt silencieuse ça fait remonter les souvenirs d'Alvin, de son corps qu'ils ont allongés contre un arbre pour qu'il profite de la vue et de la brise. C'était pas le plus malin, Alvin, mais il était de ceux qui font naître les sourires sur les trognes et l'espoir dans les yeux. Clive s'enfonce, pas de loups qu'il a maîtrisé durant sa vie de funambule, ne faisant craquer aucune feuilles sur son passage. Il a juste prétexté devoir sortir pour le boulot, n'a pas ouvert plus la gueule pour ne pas attiré les soupçons alors que ses pas suivaient ceux de sa femme. Il ne se tient qu'à quelques mètres, le temps s'arrête alors et plonge les amants torturés dans un espace figé qui pourrait n'appartenir qu'à eux, qui est presque beau après tout ce temps. Clive fait glisser sa paume contre un arbre, craquer une branche sous son pieds avant de se racler la gorge, impatient de savoir ce que sa femme fait seule dans un monde comme celui-ci.
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MessageSujet: Re: when the sun goes down on us (w/eva)   Lun 27 Fév - 16:21

when the sun goes down on us / ❀

La poupée a le regard dans le vide, le vague à l’âme. Sous ses yeux distraits, la poignée de bambin qu’elle a en charge dessinent, les doigts sales et les idées plein la tête. La gamine les observe le coeur lourd, se berçant dans leur candeur et dans leurs sourires. Eva trouvait un certain réconfort en présence des enfants, une innocence trop rare dans ce monde de chaos. A chaque sourire, son coeur se réchauffait, lueur d’espoir qui brulait encore encore dans sa poitrine. Qui persistait, faible flammèche, non sans menacer de s’éteindre à chaque rôdeur dessiné maladroitement sur le papier blancs de ses élèves. C’était pas un monde pour eux. C’était un monde pour personne. On toque à la porte, ça la sort de ses rêveries. Un sourire mécanique se dessine sur son visage brisé, sur ses traits tirés par la peur et la fatigue qui ne guériront jamais. C’est sa collègue, venue la libérer l’histoire d’une ou deux heures, pour le déjeuner. Un à un les enfants s’échappent, et le silence tombe. Assise sur son bureau face à la classe vide, la Savarro hésite. Elle pourrait retrouver Clive, mais avec ou sans l’ombre de son mari, la belle serait seule. Il y avait Toni aussi, mais c’était hors de question. Non, ce n’était pas de compagnie dont avait besoin la poupée ; c’était d’oxygen. D’un peu d’air, loin de la muraille d’Astoria qui la faisait prisonnière. Elle ne sortait pas beaucoup du camp, la princesse, trop craintive à l’idée de laisser son fils derrière et de ne jamais revenir. Mais de temps à autre, quand elle avait l’impression d’étouffer, Eva s’échappait le temps d’un instant.

Son sourire est triste, machinal, simple réflexe d’une vie d’avant. La ballerine remercie celle qui lui rend son arme fétiche -un colt python datant de sa vie d’avant-, avant de s’évader par la porte principale. Dans son dos, le bois lourd de la murailles se referme et elle avance de quelques pas. Plongée dans la nature, bercée par la forêt, la belle prend une grande inspiration avant de se mettre en marche. Il y avait cette clairière, un peu plus loin, où elle s’entraînait souvent pour ne pas perdre la main. Ça, et pour se défouler, aussi. Pour laisser sortir toute cette rage, toute cette frustration. Pour ne pas imploser, et tomber en morceaux. Eva est sur ses gardes. Son coeur bat fort dans sa poitrine, ses mains tremblent. La gamine aimerait être de ceux qui revivent hors des murs, pourtant, ça lui rappelle trop de mauvais souvenir pour qu’elle soit réellement à l’aise. C’était un prix qu’elle était prête à payer pourtant, pour un peu de paix dans son esprit chaotique. Son coeur s’arrête pourtant, quand soudain un bruit la fait sauter. Une branche craque dans son dos, et la gamine fait volte-face. Entre ses doigts fin, tremblants, elle resserre son emprise tremblante autour de son colt python qu’elle brandit en direction de la source du bruit. Mais le regard affolé d’Eva reconnait immédiatement la silhouette familière, devenue pourtant inconnue depuis quelques mois. « Putain, Cliv- ! Merde ! » siffle-t-elle, secouée par la peur et la surprise. La poupée abaisse vivement son arme dans un excès de colère. « Qu’est-ce que tu fous là ? »
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STATUT CIVIL : il n'est qu'une ombre dans la vie de celle qu'il a épousé il y a dix ans.
ANCIEN MÉTIER : pantin de cirque, vedette d'un soir, il volait les étoiles du haut de sa corde.
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MessageSujet: Re: when the sun goes down on us (w/eva)   Mar 7 Mar - 23:06




when the sun goes down on us.
clive & eva ☽ Wonder this time where she's gone. Wonder if she's gone to stay. Ain't no sunshine when she's gone, and this house just ain't no home, anytime she goes away.


Fallait le voir au début de tout ça, le cœur encore rempli de cet espoir et de cette légèreté qu'il avait toujours abordé. Clive c'était un gamin de la vie, un amoureux des jours entiers qui ne trouvait du plaisir qu'en imaginant demain meilleur qu'aujourd'hui. Avec les lions il avait été patient, doux, subtil. Il s'était fait une place parmi les étoiles en chevauchant des fils tendus au dessus de la foule, le tout avec le sourire. Le Savarro était devenu de ces ombres qui se faufilent le long des murs pour se faire oublier dans l'obscurité, et les gens qui l'avait connu avant ne pouvait qu'assister à cette descente aux enfers qu'il foutait sur le dos d'une vie devenue trop dure à supporter. On pouvait penser qu'avec ce qu'il lui restait de famille le pantin de cirque avait encore du réconfort, des choses auxquelles se raccrocher dans les moments de doutes, de peines. Mais il ne supportait plus le regard de ce frère qui le transperçait, qui révélait en lui tout ce mal et ces pensées lugubres qui ne collaient pas à sa peau de rêveur. Eva restait, impassible, à ses côtés mais le lit était froid depuis des semaines. Et ça le tuait, Clive, de ne plus être le funambule du cœur de sa femme, de n'apporter dans les yeux de la blonde que des larmes et des silences.

Il avançait sans grand but, comme il le faisait toujours, à la recherche d'un bout d'étoile sur lequel accrocher ce cœur devenu trop lourd à force de porter toutes ces choses qu'il ne pouvait pas dire. Mais il faisait ça tous les jours et ne trouvait jamais le moindre espoir, la moindre chose qui vaille la peine de se remettre à rêver. Mais lorsque son regard se posa sur la silhouette si familière de sa femme, une main invisible s'empara de ses entrailles et le poussa à la suivre dans le plus grand silence. Clive lui laissa quelques mètres d'avance, saluant de la tête les gardiens des remparts qui ne posèrent aucunes questions en lui restituant son arme et ses munitions.

La forêt avait cette odeur qui couvrait même la mort tout autours de lui. Le pantin retrouva vite ses repères, son agilité, ses réflexes, et suivait des yeux sa poupée de cire froide à travers les arbres. Le Savarro déroba quelques instants de calme pour observer sa belle, le corps tendu, l'esprit affûté, qui tenait contre ses paumes le métal froid de son arme. Il aurai voulu qu'elle n'ait jamais à apprendre à se servir d'une arme, mais la vie avait dressé sur le chemin des ronces et des orties qui n'en finissaient plus de pousser entre les deux âmes, éloignées mais liées à jamais. Clive fît craquer une branche sous son pieds, raclant sa gorge pour se faire enfin remarquer. Eva se retourne, pointe le canon de Colt directement sur sa poitrine qui se soulève lentement. L'homme lève les bras, s'avance un peu. « Putain, Cliv- ! Merde ! » Il peut sentir la colère qui s'empare d'elle quand elle baisse son arme pour la pointer sur le sol. Il s'en veux, en joue, dresse un sourire sur sa trogne tatouée. « Qu’est-ce que tu fous là ?  » Toujours les bras en l'air il s'avance, lentement, comme on le ferait pour apprivoiser un animal sauvage. « J'pourrai te poser la même question. » Clive fini par baisser les bras, la garde, et dépose son épaule contre l'écorce fraîche d'un arbre. « Si c'est les morts que tu cherches ou la vie que tu fuis, tu devrais au moins prévenir quelqu'un. » De sa poche il tire un paquet de cigarette corné, usé par le temps, et viens placer une cibiche entre ses lèvres sans l'allumer. « Tu fais quoi Eva ?  » La question s'échappe d'entre ses lèvres brûlantes alors qu'il accorde à sa femme un sourire un demi teinte.
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MessageSujet: Re: when the sun goes down on us (w/eva)   Lun 20 Mar - 19:33

when the sun goes down on us / ❀

Autour d’elle, le monde semble préservé. Perdue dans la forêt, les arbres s’entremêlent et la nature a tout les droits, scène rassurante, familière. Alors que les villes alentours ne sont plus que les fantômes de celles qu’elles étaient avant,  les bois ne bougent pas. La ballerine inspire, se noie dans les chants du vent entre les branches, ferme les yeux un instant et se plonge dans un passé qui lui parait si proche. Ici, aucune trace du chaos, rien qui n’annonce la fin du monde. La Savarro sortirait des bois, marcherait jusqu’à la voiture et retrouverait ce monde qu’elle a toujours connu. Rien ne trahit l’horreur d’ailleurs, il y a cette innocence dans l’air, cette pureté, qui se fait trop rare hors de ses bois. Eva voudrait s’y perdre, oublier le reste et profiter de cette forêt intacte. Mais comme un rappel à la réalité, l’odeur quelques mètres plus loin lui soulève le coeur, alors qu’Eva aperçoit la carcasse sans vie du rôdeur abandonné, en train de pourrir au soleil. Son visage se transforme en dégout, puis en déception. Cette chienne de vie ne lui laissait aucun moment de répit, lui arrachant la moindre pensée optimiste.

Alors la ballerine continue, s’enfonçant plus profondément dans les bois pour ne pas attirer l’attention du camp lorsqu’elle s’entrainerait au tir. Elle se sent un peu coupable, de laisser Isaac. Ca la terrifie, de sortir sans lui. Elle s’imagine bouffée par les marcheurs, monstre parmi les autres, abandonnant son fils orphelin. Le visage du garçon alors qu’elle ne rentre pas, les larmes qui s’écrase contre les vêtements de son père d’adoption. La Savarro sait que Clive s’en occupera comme du sien, mais elle ne pouvait s’empêcher de se sentir coupable chaque fois qu’elle le laissait derrière les murs. Et c’est à lui que la gamine pense lorsque le bruit la fait sauter ; prête à tirer, elle reconnait de justesse celui qui l’a dérangeait. Elle sent la colère dans ses veines, mêlée à la peur qui la bouffait hors de la sécurité d’Astoria. Ca la met hors d’elle que le Savarro ait pu la surprendre de la sorte, elle regrette presque de ne pas avoir tiré, amère. Mais à la place, elle se contente de jurer en abaissant son arme. « J'pourrai te poser la même question. » souffle-t-il, les bras toujours en l’air et ce sourire malin qui énervait autant Eva qu’il la faisait fondre. La gamine se retient de l’insulter à nouveau. « Si c'est les morts que tu cherches ou la vie que tu fuis, tu devrais au moins prévenir quelqu'un. » Elle roule les yeux au ciel, les lèvres pincées et l’air agacé. Elle avait toujours aimé le dramatique de son époux, pourtant elle ne pouvait pas s’empêcher d’être irrité par cette trogne maligne et son air désinvolte. L’acrobate tire un paquet de cigarette de sa poche. Ca l’énerve, la Savarro, trop apeurée à l’idée des représailles d’Astoria si on découvrait l’illégalité de son mari. Mais ça lui donne envie, aussi. Alors sans rien demander, elle s’approche et elle vole la clope entre les lèvres de Clive. « J’suis une grande fille, Savarro. J’ai pas besoin de ton autorisation pour aller prendre l’air. », elle siffle entre ses dents tout en tendant une main ouverte en attente d’une briquet. « Tu fais quoi Eva ? » C’était une question à laquelle elle n’avait pas réellement de réponse. La ballerine n’avait aucune raison d’être, autre qu’une envie viscérale de s’échapper. De l’échapper, lui. Mais elle ne pouvait pas réellement lui avouer ça. « J’ai l’impression d’étouffer entre les murs. J’voulais juste sortir, le temps de ma pause déjeuner. Pas perdre la main. » Elle désigne son Colt, avant de plonger son regard dans celui du blond. « Et toi, tu fais quoi ? T’as rien de mieux à faire que d’me suivre ? J'ai pas besoin d'un garde du corps. »
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STATUT CIVIL : il n'est qu'une ombre dans la vie de celle qu'il a épousé il y a dix ans.
ANCIEN MÉTIER : pantin de cirque, vedette d'un soir, il volait les étoiles du haut de sa corde.
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ÂGE : sur son visage les traits se sont plissés, les rides froncent ses sourcils et les trente-quatre ans qu'il affiche lui en paraissent déjà cinquante.


MessageSujet: Re: when the sun goes down on us (w/eva)   Jeu 30 Mar - 12:22




when the sun goes down on us.
clive & eva ☽ Wonder this time where she's gone. Wonder if she's gone to stay. Ain't no sunshine when she's gone, and this house just ain't no home, anytime she goes away.


Toni avait toujours été le plus fort des deux. Comme Caïn et Abel, les deux frères sont les martyr d'une vie qu'ils ont passés dans les étoiles. Un jour l'aîné prendra son rôle et se débarrassera de ce frère qui l'empêche de vivre ce qu'il a toujours cru désiré. Clive, les épaules voûtées par le poids du secret qu'il partage, sans le vouloir, avec son frère et sa femme, s'engouffre en dehors des murs réconfortant. Il pourrait tout dire à Eva, lui faire savoir que ses yeux se sont penchés sur elle lorsqu'elle effleurait les lèvres de son aîné. Et il pourrait lui en vouloir, aussi. Mais l'acrobate ne pense qu'aux conséquences, il ne voit dans son esprit que la tristesse de son épouse qui prendra la fuite devant les aveux, qu'il pourrait perdre pour toujours. D'ombres en ombres le pantin se faufile parmi les arbres qu'il effleure de la main. Il aime la forêt, il aime surtout le calme que l'on y trouve. Alors Clive comprend, quelque part, qu'Eva ne cherche pas lui échapper mais qu'elle veut échapper au monde qui ne fait que la bousculer de plus en plus. Le Savarro donnerait tout, de sa chaire à son sang, pour que ses yeux se plongent de nouveau dans le sourire de sa femme. Isaac comme seul rempart entre les deux âmes qui s'éloignent toujours plus. Il est encore trop jeune pour comprendre, et Clive veut être celui qui lui dira que la vie ne vaut la peine que lorsqu'on aime.

Il reste là, quelques instants, à observer la silhouette fine et douce ce celle qu'il a toujours aimé. Clive il sait, que le destin les a réunis sous la même étoile pour quelque chose, qu'ils ne sont pas condamnés à vivre comme des ombres, du froid dans les draps. Alors le funambule se perds dans la chevelure blonde, les traits fins et la force de la poupée. Il se dit qu'il apprendra à Isaac, un jour, que sa mère est le plus beau cadeau que la terre ait portée. Même lorsque le bras de belle se lève pour lui, le canon de l'arme pointé sur sa poitrine, Clive ne peut s'empêcher de sourire. Ce sourire qu'il adressait autrefois aux étoiles, au public venu l'applaudir, et qui n'est maintenant destiné qu'à Eva, qu'elle le déteste ou qu'elle l'aime. Quand elle roule des yeux vers lui Clive affiche un nouveau sourire, abîmant les coins de ses lèvres. De sa beauté, sa grâce, sa force, son intelligence et toutes les qualités que possèdent la blonde, Clive trouvera toujours du réconfort dans l'énervement de sa femme.

Le pantin fait glisser entre ses lèvres une cibiche froide, un peu tordue, et la laisse pendre son sa bouche alors qu'Eva s'approche de lui. Elle lui arrache, laissant sur les lèvres de Clive une brûlure vive et discrète qui lui arrache un frisson.  « J’suis une grande fille, Savarro. J’ai pas besoin de ton autorisation pour aller prendre l’air. » Devant la main tendue de sa femme il souris, comme un idiot, un rêveur qui ne reconnaît pas l'agacement de la belle. Clive tire un briquet de sa poche, fait lécher la flamme sur le bout de cigarette, approchant son visage de la blonde.  « Je ne t'ai jamais enchaînée Eva. » L'acrobate se retire, laissant planer quelques secondes de tension, avant de parcourir l'endroit en glissant une nouvelle cigarette entre ses lèvres. « J’ai l’impression d’étouffer entre les murs. J’voulais juste sortir, le temps de ma pause déjeuner. Pas perdre la main. » Clive se retourne vers la poupée, étirant un nouveau sourire sur ses lèvres car le pantin ne sait faire que ça devant sa belle. Il peut comprendre, l'enfermement le pèse aussi, lui qui avait toujours eu l'habitude d'être libre. « D'accord. » Comme ça, comme rien. Clive s'approche d'un arbre à l'écorce marquée par le temps, tire son couteau de sa ceinture et le plonge dans le bois pour y tracer une croix. « Et toi, tu fais quoi ? T’as rien de mieux à faire que d’me suivre ? J'ai pas besoin d'un garde du corps. » Le funambule hausse les épaules, soufflant la fumée de sa cigarette toujours accrochée à ses lèvres. « "Voulez-vous l’aimer, la chérir, l’honorer, et la garder, dans la maladie et dans la santé.." » Comme on réciterai un poème, l'esprit perdu et le cœur décimé par les doutes, Clive s'approche d'Eva en faisant tourner autours de son doigt l'anneau qu'elle a glissé des années en arrières. « J'honore les promesses que j'ai faites. » Il enroule ses doigts autours d'une mèche blonde, caresse quelques instants la joue rougie par la colère, et se dit que le monde ne pourra pas leur enlever ce moment.

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HE WAS AFRAID TO LOOSE THEM
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