the mess i made (w/ari) -flashback-

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 the mess i made (w/ari) -flashback-

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member / settler of astoria
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INSCRIPTION : 20/12/2016
MESSAGES : 88
IDENTITÉ : sleepyhead; amélie
FACECLAIM : jamie bell (shiya); which witch (tumblr); blackbear (sometimes i want 2 die)
MULTILINKS : paxton le petit con - clive le rêveur - wolf l'enculé
POINTS : 266

STATUT CIVIL : marié à la photocopieuse de son ancien boulot, mais avec l'apocalypse il sait pas ce qu'elle est devenue alors il traîne son petit cœur partout.
ANCIEN MÉTIER : esclave dans une boite de fourniture de bureau.
PLACE DANS LE CAMP : relégué de la brigade de surveillance externe après un soucis de main qui tremble Beck occupe maintenant une place dans la surveillance des frontières.
ARME DE PRÉDILECTION : c'est la hache à la main qu'il traverse la folie du monde. il a aussi un magnum 357 qui dort dans l'armurerie.
ÂGE : trente ans, trop jeune pour mourir, trop vieux pour en avoir quelque chose à foutre.


MessageSujet: the mess i made (w/ari) -flashback-   Mar 7 Mar - 22:28



the mess i made
You're a mystery. I have travelled the world and there's no other girl like you, no one, what's your history? Do you have a tendency to lead some people on? 'Cause I heard you do. ~ dive, ed sheeran.


Elle était belle tout le temps.
Elle était belle tout le temps mais encore plus quand elle était dans son lit.

Beck à le regard figé sur cette photo qui lui brûle les doigts et lui écorche le cœur. Là-dessus il a une tête de con. La même gueule qu'il affichait tous les jours au boulot mais que personne ne remarquait. Mais cette photo sur laquelle il est fixé depuis quelques minutes c'est tout ce qui lui reste de sa vie d'avant, ça et des rêves brisés plein les poches. Sur le devant, en première ligne, il y a ce patron arrogant et vicieux qui tient un verre de champagne. Et puis y'a tous les autres aussi, les petits merdeux qui vous prenaient de haut parce qu'ils avaient des cravates aussi chères que dégueulasses. Beck il est derrière, sur la photo, en retrait, comme dans sa vie. Il tire une gueule de six pieds de long, les mains dans les poches, le regard vide. Mais il l'aime quand même parce c'est la seule photo qu'il a d'Ari. C'est pas un sentimental, le Halfman, il s'attache pas aux choses et encore moins aux gens, mais cette putain d'image il pourrait la regarder des heures sans être lassé.

Ils rigoleraient moins, les enfoirés du boulot, si ils voyaient ce qu'il est devenu maintenant, ce qu'il fait. Beck il compte, dans le camp, dans la vie des autres, du moins c'est ce qu'il aime penser. Ses doigts se referment sur le papier à mesure qu'il le plie pour que ça ne soit plus qu'un petit carré discret qu'il peut glisser dans sa poche. La cigarette au bout de ses lèvres viens mourir contre le bois du porche sous lequel il se tient. La pluie a élue domicile dans le camp, y'a des flaques partout et des gens qui courent pour rejoindre les postes sans se faire tremper par les lourdes gouttes. Des fourmis qui se hâtent vers des boulots sans intérêt pour le "plus grand bien". Beck se lève, enfonce les mains dans ses poches car il peut déjà sentir le tremblement qui reviens pour foutre sa vie en l'air.

C'est con, de se dire qu'il vécu jusqu'ici sans aucun soucis - si ce n'est cette addiction à la poudre - pour se retrouver avec les réflexes d'un vieux en fin de vie. L'air qu'il expire dans un soupir las se transforme en buée devant ses yeux. Pas de boulot pour lui aujourd'hui, les équipes de surveillance sont ce qu'elles sont, et même si Beck n'apprécie que la moitié des gens avec qui il bosse il ne peut pas dire que les horaires soit inadaptés. Alors il traîne sa carcasse dehors, sous la pluie comme un chient errant, laisse l'eau troubler ses yeux et aplatir ses cheveux contre son crâne. Un temps de merde pour un monde en ruines. Quand il dépasse la mairie son regard est attiré par une silhouette qui lui semble familière, quelque chose bloque son cerveau et son corps se stop sous les trombes d'eau. C'est l'instinct qui le saisi, qui le pousse à augmenter la cadence de ses pas pour suivre l'ombre qui se dessine au loin, comme un prédateur en traque.  

Il reconnaîtra ses cheveux, son dos, ses hanches, même dans le noir le plus complet.

Elle était belle, tout le temps.
Encore plus quand elle était en vie, ici.

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a coward and a fool ✻  i was a fiend for the coke, sniffin' dreams up my nose, but I'm off that now. i was a liar and a thief, had opinions and beliefs, but I'm off that now.
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MessageSujet: Re: the mess i made (w/ari) -flashback-   Mar 7 Mar - 23:08



the mess i made
ari&beck
Revenir, perdre sa maison. Voir sa vie chambouler. Encore. Non, elle ne sait pas à quoi elle s’attendait, ce qu’elle espérait de son retour. Oui, elle a pris le pli et elle n’a pas vraiment le choix. Elle n’apprécie pas ce bordel. Elle sort d’une quarantaine étouffante pendant laquelle on lui a posé quelques questions déplaisantes. Qui elle était avant ? En quoi est-ce que ça compte vraiment. Ce n’est plus elle, elle est une autre personne. Disparue l’idiote, apparue la survivante. Est-ce qu’elle a tant changé que ça ? Absolument pas. Elle reste la même, sur bien des points. Elle n’y peut pas grand-chose pourtant, elle a vraiment fait de son mieux pour que ça aille. Est-ce qu’on peut vraiment devenir quelqu’un d’autre ? Elle en est parfaitement incapable. Cœur qui bat, toujours. On ne change pas parce que la vie peut nous être enlevé d’un claquement de doigts. Ou plutôt si, on change. On s’endurcit, on essaie de moins souffrir. Mais Ari, c’est un bonhomme. Elle a toujours été forte. Elle a juste appris à se battre, à survivre. A manger des trucs pitoyables mais qui calent l’estomac.

Alors elle est rentrée, parce qu’il n’y avait plus rien à manger, parce qu’elle devenait folle dans une solitude déconcertante. Elle est rentrée parce qu’elle voulait avoir l’impression de vivre dans un endroit qu’elle connaît. C’est un peu ça ici, n’est-ce pas ? Sa ville, son existence entière, si ce n’est quelques épisodes. Elle ne s’attendait pas à retrouver un visage connu, en revenant. La mort lui colle le cul. Deux années sans voir personne, pourquoi ça changerait ? Du moins… Personne de connu, des barges, elle en a vu. Des crétins, des impitoyables. Ou des gens avec trop d’espoirs ridicules. Pour eux aussi, il ne savait pas comment s’y prendre. Et il n’avait pas non plus envie d’y réfléchir. En rentrant, elle pensait au moins retrouver son chat, sa maison. Mais il n’en fut rien. Son chat ? Disparu. Sa maison ? Donner à quelqu’un d’autre. Comment ne pas considérer tout ça comme une idée de merde ? Comment croire un seul instant que tout lui serait rendu hein ? L’espoir. Sentiment étrange auquel on se rattache, malgré ce monde qui bouffe tout ce qui apparaît. Elle ne sait plus quoi en penser.  

Lorsque son regard se pose sur le visage de Beck, elle ne bouge pas. Perdue, tiraillée. Perplexe à l’idée qu’il ait survécu et pas les autres. Pourquoi lui, cet être insignifiant ? Les walkers l’ont ignoré, eux aussi ? Et en même temps… Il serait mentir que de penser que c’est la seule chose qui lui traverse l’esprit. Elle ne se fait pas d’illusion, la douce Ari. Douce hein… ? Parce que le voir, finalement, ça lui fait du bien. Un visage connu dans l’obscurité. C’est presque timide, qu’elle avance vers lui. Timide… Elle ne l’a jamais été. Et il est là, à l’observer, lui aussi. Putain, elle sait même pas quoi lui dire. « Tu gardes mal les maisons des gens ». L’humour ? Pathétique. Tout ça sonne presque comme une accusation. Dans le fond, n’en est-ce pas une, en même temps ? Elle a tout perdu. Et il avait tout ça entre ses mains. Mais son intention n’est pas de lui sauter à la gueule, juste comme ça. La vérité, c’est qu’elle n’a pas pu s’en empêcher. Trop impulsive. Trop stupide. Ne pouvait-elle pas lui dire que ça lui fait du bien de le voir ?

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MessageSujet: Re: the mess i made (w/ari) -flashback-   Dim 12 Mar - 13:26



the mess i made
You're a mystery. I have travelled the world and there's no other girl like you, no one, what's your history? Do you have a tendency to lead some people on? 'Cause I heard you do. ~ dive, ed sheeran.


C'était les seuls instants où il se sentait vraiment en vie. Avec elle, allongés dans un lit encore chaud de leurs ébats, à souffrir en silence de n'être qu'une présence de plus dans la vie d'Ari. Il n'était rien pour elle, qu'une distraction que l'on s'offre avec une semaine chargée, un petit plaisir que l'on cache à la vue de tous, mais pour Beck c'était les seuls instants qui valaient la peine. Tout sauf de l'amour, voilà ce que c'était. Rien de plus que deux corps qui s'abandonnent à une réalité trop stupide pour être vécue. Beck, la risée du boulot qui en prenait plein la gueule, il s'envoyait en l'air avec la femme la plus froide de la boîte, celle qui faisait froid dans le dos. Ari elle était libre parce qu'elle le pouvait, parce que c'est ce qu'elle faisait de mieux, partir. Beck il s'en souviens, du lit froid qu'elle à laissé, sans un mot pour lui dire où est-ce qu'elle partait. Alors il s'occupait du chat, des fleurs, de rendre la maison vivante en l'absence de la brune. Mais c'était Ari qui rendait les choses vivants, qui le rendait lui, vivant.

La photo pliée dans sa poche lui écorche le bout des doigts, elle est tellement usée que le grain commence à disparaître, emportant avec lui des bouts de visages souriants. Beck sera le premier à partir avec la photo, lui est sa gueule de con qu'on a envie de frapper, juste comme ça. Les trombes d'eau épaississent son regard, son pas se fait plus lourd alors qu'il s'efforce de rejoindre l'autre côté du camp pour essayer de trouver un peu de réconfort en présence d'une âme amicale. La vision de l'homme se floute, se perds même quand il croit reconnaître les longs cheveux bruns qui s'évaporent devant lui. Et c'est pas impossible, mais tellement absurde, qu'elle soit de retour après tout ce temps.

Dans sa poche il se coupe contre le papier de la photo alors que jambes lourdes le poussent à suivre la silhouette qui se dérobe et s'enfuit. Le pas de la femme est fort, puissant, confiant, et Beck est soudainement replongé dans sa vie passé où ses mêmes pas faisaient trembler tout le monde dans les couloirs. Elle s'arrête devant lui et c'est tout son monde qui s'écroule. Il n'y a plus rien du Halfman alors qu'il se décompose, se perds avec l'eau qui tombe. « Tu gardes mal les maisons des gens » Un rire s'échappe d'entre les lèvres de l'homme alors qu'il essuie son visage d'un revers de la main. Beck se perds dans un rire un peu fou qui s'éternise alors qu'il viens glisser ses doigts contre le bras d'Ari, froid comme la glace. « T'as raison. » C'est la première fois depuis longtemps, il n'avait pas entendu son propre rire depuis qu'elle était partie.

C'est elle qui le faisait rire.
C'est elle qui le faisait vivre.

« T'étais où Ari putain ? » Beck s'emporte, laisse retomber la main qu'il a posé sur le bras de la jeune femme, effaçant en même temps se rire ingrat et stupide.

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MessageSujet: Re: the mess i made (w/ari) -flashback-   Mar 14 Mar - 10:38



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ari&beck
Il est bizarre de poser son regard sur un visage connu, ainsi. Ce n’est pas dans ses habitudes et en réalité, elle ne sait pas vraiment où donner de la tête. Ari ne pensait pas le revoir ou du moins, elle s’était habituée à ne pas revoir un visage connu depuis pas mal de temps. En parallèle à cela, elle réalise que d’une manière ou d’une autre, elle est contente de le voir, qu’il lui a manqué. Le point compliqué demeure dans l’idée que ça vienne soit du fait qu’il soit un visage connu et qu’il soit le premier depuis pas mal de temps ou juste parce que c’est lui et sa tête d’ahuri. Et dans ce cas, elle n’est pas très à l’aise avec ça. Elle, qui s’est continuellement servie de lui, voilà qu’aujourd’hui, elle se met à prétendre qu’elle s’était attachée à sa sale tête ? Disons que ça n’aurait pas vraiment de sens. Et qu’en même temps… ça expliquerait pourquoi elle lui donnait de l’importance au point de lui laisser la garde de sa maison aussi souvent. Il avait une vie minable aussi, alors au milieu de tout ceci, elle se permettait de lui donner un peu de galon, si on peut le dire comme ça. « T'as raison. ». Bien sûr qu’elle a raison, est-ce qu’il est déjà arrive que ce ne soit pas le cas ? Un fin sourire sur les lèvres, elle réalise que d’un seul coup, la maison possède bien moins d’importance qu’elle n’en avait par le passé. En réalité, c’est vrai, oui. Il lui a manqué et il lui rappelle maintenant son passé, cette vie qui lui plaisait tant et qu’elle a été contrainte de laisser derrière elle. Dire qu’elle pensait être partie pour se détendre un peu, pour souffler à l’écart et qu’elle aura alors tout perdu. Ce monde apocalyptique ne risque pas de leurs permettre de reprendre des vies normales. Il n’y a plus que survies et tentatives vaines de voir ce monde devenir un peu plus facile… Mais ça n’arrivera sans doute jamais.

L’entendre rire lui a fait du bien. Tel un doux son auquel on ne pense plus, qui surprend les oreilles lorsque ça arrive parce qu’aucune situation ne s’y prête. Elle ne rit pas, pourtant, ne s’accorde pas à lui et ne le rejoint pas. Elle sourit, pourtant, parce que le voir ainsi lui fait du bien, elle ne prétendra pas le contraire. A-t-il gardé ce semblant d’innocence, cette naïveté qui lui collait à la peau ? N’a-t-il donc pas changé ? Et si c’est ça, comment est-ce qu’il s’y est pris ? Comment fait-on pour ne pas changer dans un monde où il devient impossible de croire à une réalité ? Mais cette légèreté temporaire, malgré tout, elle fait énormément de bien. Et sa main sur son épaule, bizarrement, elle lui fait du bien.

« T'étais où Ari putain ? ». Le contrecoup. Tout change. Son ton se fait colère et elle, elle a un peu de mal à comprendre ce qu’elle est supposée dire. Elle est en train de se faire sermonner ? Vraiment ? Elle n’a pas vraiment envie de lui laisser entendre qu’il peut maintenant se faire plus fort qu’elle pour une raison ou pour une autre. Elle le fixe, légèrement perplexe face à une situation qui lui échappe quelque peu. « Parce que tu vas m’engueuler là, vraiment ? ». Elle le fixe un instant, se demande si c’est vraiment ce qui est en train de se passer. Pas très à l’aise avec cette assurance qu’il dégage et dont il manquait cruellement avant. « J’étais sur la côte quand tout est parti en vrille. Après, j’ai juste fait de mon mieux pour rentrer ». Une aventure catastrophique et franchement maladroite avec quelques anecdotes stupides et des vies ôtées. Mais elle n’a pas envie d’en parler. « Et toi, pourquoi t’as jamais bougé ? ».

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MessageSujet: Re: the mess i made (w/ari) -flashback-   Mer 15 Mar - 11:45



the mess i made
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Pendant des semaines il avait cru à une mauvaise blague. C'était quelqu'un du boulot avec qui elle avait un pari, ça ne pouvait pas être autrement. Et puis les semaines étaient devenues des mois, des mois durant lesquels Ari avait fait de lui un objet, que l'on jette, que l'on abîme sans penser aux conséquences. C'est ce qu'il était Beck, un petit pantin dans les mains froides et habiles de la jeune femme. Et lui pensait que c'était de l'amour, qu'il pourrait se perdre dans les yeux de la brune, qu'il pourrait tout lui donner. C'était pathétique, comme il l'avait toujours été. Ari partait toujours, se refusant à des gestes qui étaient - pour le Halfman - de ces choses que l'on fait quand on apprécie quelqu'un. Elle avait des instants de douceur qu'il aurait voulu garder pour toujours, puis se changeait en âme meurtrie et colérique qui le poussait vers la sortie. La conversation n'avait jamais été le point fort de leur relation, et jamais Beck n'avait osé poser sa main sur la peau de son dos, plonger ses doigts sans sa chevelure. Ari, déesse courroucée de sa vie, sans qui il ne se sentait pas entier, pas vraiment lui.

Alors il le savait, que la silhouette qu'il avait vu quelques mètres devant lui était la sienne. C'était son cœur qui parlait, qui le poussait à rattraper l'ombre fuyante afin de mettre un terme à des nuits d'angoisse de la penser morte ou esclave. Beck il rit, parce que les premiers mots qu'elle lui offre reflète cette relation stupide et enfantine qu'ils peuvent avoir. Des semaines, des mois peut-être, que l'homme n'avait pas dressé sur son visage un sourire aussi immense, aussi beau.

Ari était en vie, plus belle que jamais.
Plus belle que quand elle était dans son lit.

Comme on passe du rire aux larmes, Beck se ferme à se rire qui lui a fait monter les larmes aux yeux et se dresse. Il est plus petit qu'elle, de quelques centimètres qui ont toujours joués un rôle important dans cette liaison. Ari sera toujours plus grande que lui, en taille, en âme, en décision. C'est la frustration qui parle lorsqu'il lui demande où diable elle était passée. Beck, il sent la peur qui reprends le dessus sur son corps. « Parce que tu vas m’engueuler là, vraiment ? » Beck croise les bras sur sa poitrine, son regard glisse et viens s'ancrer dans celui de la jeune femme. Il a cette arrogance qu'il n'avait pas avant, celle qu'il a acquis ici au contact des autres. Le Halfman c'est plus le petit con de la photocopieuse, c'est l'homme qui défend le camp maintenant, qui s'est fait une place auprès des grands. « J’étais sur la côte quand tout est parti en vrille. Après, j’ai juste fait de mon mieux pour rentrer. » Il ne peut que s'imaginer toutes les choses qu'elle à du voir, faire - sans doute - pour revenir jusqu'ici. Et l'arrogance laisse place à la tristesse, que l'on peut lire dans ses yeux. « Est-ce que.. - les mots se bloquent dans gorge - est-ce que ça a été, le chemin pour rentrer ? » Est-ce que tu as tué Ari ? Est-ce que tu as rencontrés des hommes dont les valeurs se sont envolées et qui ont voulus glisser leur doigts dans ta chevelure ? « Et toi, pourquoi t’as jamais bougé ? » Beck laisse retomber ses bras contre son corps, son regard fuyant celui de la belle. « J'en sais rien, tu ... Tu m'avais laissé ta maison et tout le bordel alors... Je les aient gardés en attendant. » En attendant que tu reviennes, Ariane.

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MessageSujet: Re: the mess i made (w/ari) -flashback-   Ven 17 Mar - 22:53

» the mess i made
Ce monde ne tourne plus rond et alors qu’on avance à petit pas, la jeune femme se permet de croire qu’il faut se rattacher à tout ce qu’on peut. Face à Beck, cependant, elle reste perplexe et perdue. Elle ne sait pas quoi dire, elle ne sait pas quoi dire et de toute manière, elle n’a pas envie de réfléchir. Tout ceci ne rime à rien et ça risque de sincèrement dégénérer. Elle se souvient, de cette vie passée, avec lui à ses côtés. Et franchement ? ça ne fait absolument pas plaisir. Tout ceci la dévore là, au creux de l’estomac. Une vive douleur qui s’installe au creux de sa poitrine alors qu’elle se rappelle qu’elle était la maîtresse des lieux dans son entreprise et que son statut a considérablement chuté depuis. Il n’est pas toujours facile de penser à sa vie d’avant, surtout lorsqu’on avait tout d’acquis et qu’il suffisait de claquer des doigts pour obtenir un peu plus. Le simple fait de le regarder, ça lui fait remarquer qu’elle peut difficilement revenir à cette vie. Quand il lui donnait l’impression d’être importante, lorsque du bout des doigts, il essayait de l’atteindre et qu’elle le repoussait. A-t-il été ainsi pour quelqu’un d’autre depuis ? Elle détourne le regard un instant alors qu’un voile s’y glisse. Mais un voile de quoi ? De jalousie ? Ce serait ridicule. Il n’était qu’un pantin, une habitude. Une manière d’assouvir un besoin quand elle en éprouvait la nécessité. Il était là, tout simplement. Il est là, arrogant, changé. Il n’est plus celui qu’il était et il l’intrigue comme ça. Il paraît… Plus fort. Et en réalité, elle est épuisée de tout vivre seule. Elle a besoin de souffler et principalement, elle a besoin de se sentir protégée. Malgré son arrivée dans un campement qui semble sécuritaire, elle est incapable de prétendre être véritablement heureuse. Bien. Est-ce qu’elle peut se permettre de vivre, maintenant ? Tout n’a été que survie, que touché du bout des doigts. Elle n’a jamais été épaisse, elle l’est encore moins aujourd’hui. Quelques cicatrices, de-ci de-là, et cette fatigue qui ne quitte pas ses traits parce qu’elle a pris l’habitude de ne pas dormir pour rester en vie. Ici encore, elle dort mal, parce qu’ici encore, elle a peur de fermer les yeux. En réalité, parfois, Ari a juste peur de devenir folle. Ici ou ailleurs.

« Est-ce que... Elle est là, à le fixer, attendant qu’il finisse cette question qui lui arrache la gueule. Pourtant, elle sait de quoi il est question. Elle sait que de toute manière, elle n’en parlera pas. Parce que la réalité, c’est qu’il ne veut pas vraiment savoir tout le détail, n’est-ce pas ? Le détail est moche. Douloureux, détestable. est-ce que ça a été, le chemin pour rentrer ? ». Non. Elle baisse les yeux, avant de se passer une main dans les cheveux. Ces mains, qui étaient couvertes de sang, il n’y a même pas si longtemps que ça. Non, il n’a même pas envie de savoir ce qu’on a voulu lui faire, ce qu’elle a réussi à empêcher. Ce qu’elle a dû faire. Surtout, ce qu’elle a dû faire. « Parce que certaines personnes ont répondu oui à cette question ? ». Elle soupire lourdement. « Il y a eu de bonnes choses… Et dans d’autres cas, il a… Fallu faire en sorte que ça aille ». Elle serre les dents, elle n’a pas envie de parler plus et pourtant, elle joue avec ses doigts, ses mains sont moites et elle ne se sent pas très bien. Mais elle ne dit rien de plus parce qu’elle estime que ce n’est pas nécessaire. Que parler plus n’attirerait qu’une curiosité morbide, finalement.

Pourquoi il n’a pas bougé ? La question lui glisse des lèvres. Qu’aurait-elle fait, elle, si c’était arrivé alors qu’elle était là ? Aurait-elle pris la décision de s’en aller ? Elle ne saurait pas dire, elle n’en sait vraiment rien. Et la réalité, c’est qu’elle n’a absolument pas envie de savoir. Ou même d’y penser, finalement. Et en réalité, elle le sait, elle n’aurait sans doute pas bougé. « J'en sais rien, tu ... Tu m'avais laissé ta maison et tout le bordel alors... Je les aient gardés en attendant. ». Pourtant, sa réponse la laisse perplexe. Elle est là, à le regarder, incapable de savoir quoi lui dire. « Et tu les as perdu de vu à un moment ? ». Elle tente un sourire, elle tente de plaisanter. Elle pose une main sur son épaule, une main réconfortante. « Pas grave va… La tapisserie était dégueulasse ». Elle ne sait même pas pourquoi elle tente de le réconforter. « Le chat n’a pas survécu ? ». Qu’y aurait-il de vraiment étonnant hein ? Ils sont tous partis.


notes » avec Beck
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PLACE DANS LE CAMP : relégué de la brigade de surveillance externe après un soucis de main qui tremble Beck occupe maintenant une place dans la surveillance des frontières.
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MessageSujet: Re: the mess i made (w/ari) -flashback-   Dim 26 Mar - 16:17



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Ari.
Il en connaissait tous les recoins, toutes les courbes pour les avoir effleurer du bout des doigts des vingtaines de fois.

Ari lui a brisé le cœur et le brisera sûrement encore. Mais il n'en avait plus rien à faire depuis que son regard s'était arrêté sur son dos avant de reconnaître son visage. Et tous les détails lui été revenus comme au premier jour. Il y avait autant de douleur dans le regard de la brune que de joie dans celui du gamin qui se tenait devant elle. Ils n'étaient plus les mêmes, ni Beck, ni Ari. Lui avait pris cette assurance qui le poussait maintenant à faire des choses stupides, mais aussi à s'inquiéter plus pour les autres. En partant Ari lui avait laissé un goût d'inachevé dans la bouche, comme si cette pathétique histoire sans sentiments aurait pu évoluer si l'apocalypse ne leur était pas tombée sur la tête. Mais Ari aurait continuer à briser le cœur de Beck sans relâche et lui n'aurait eu d'yeux que pour elle sans jamais avoir le courage de lui dire.

Ils étaient beaux, pathétiquement beaux. Beck voulait glisser ses doigts contre la peau perlée de la brune, coller son front contre le sien et sentir sa respiration sur le bout de son nez. Mais il était trop tôt, ou sans doute trop tard. Ari, la seule mélodie que Beck connait par cœur.

Mais le Halfman s'inquiète, se mets à bouillir quand il pense aux horreurs du monde. A t-elle du faire face à des gens qui ne voyaient en elle qu'une femme que l'on se doit de posséder simplement parce qu'on le peut ? Le cœur de l'homme semble rater un battement alors qu'il ose enfin poser la question d'une voix tremblante.  « Parce que certaines personnes ont répondu oui à cette question ? » L'homme fixe le sol, fatigué d'être aussi stupide et de poser des questions qui n'ont pas de réponses. « Il y a eu de bonnes choses… Et dans d’autres cas, il a… Fallu faire en sorte que ça aille ». Beck avale lourdement sa salive avant de plonger de nouveau son regard dans celui de la brune. Et il déteste les hommes qui ont forcés la belle à se battre.

« Et tu les as perdu de vu à un moment ? » Le gamin réponds par un sourire, un haussement d'épaules. « J'ai essayé de la garder mais quand ils ont redistribués les maisons j'ai pas eu le choix. »  Beck enfonce ses mains dans ses poches pour ne pas céder à la tentation de toucher Ari. « Mais j'ai stocké tous tes trucs, pour que personne les prennent. Les photos de tes parents, des trucs perso. » Stocké dans une petite pièce de l'ancien poste de police dont il occupait les locaux lorsqu'il était en poste à la surveillance externe. « Le chat n’a pas survécu ? » Le sourire de Beck s'éteints alors qu'il cherche les bons mots.  « C'est pas tout à fait ça non. Disons qu'il... il a changé de maison. Mais il est vivant, il est juste...plus chez toi. » L'homme s'essaye à un sourcil arqué comme pour se faire pardonner de la belle.

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MessageSujet: Re: the mess i made (w/ari) -flashback-   Ven 31 Mar - 23:23

» the mess i made
Beck. Illusion du passé. Ari ne sait définitivement pas quoi penser ni comment faire en sorte que les choses se passent différemment. En réalité, elle ne sait pas vraiment quoi en penser, et encore moins ce qu’elle peut bien être supposée en dire. Elle est là, à lui faire face, sans vraiment savoir ce qu’elle est supposée dire. Peut-elle lui avouer qu’il lui manque, qu’il représente un passé auquel elle apprécie de se rattacher ? Sauf que ce n’est pas comme ça que ça fonctionne et qu’elle le sait. Ari n’est plus aussi fière qu’avant, mais elle se permet de prétendre qu’elle l’est encore un peu. Et elle n’ose pas. Il a ce petit quelque chose. Dans le regard, dans le corps. Elle ne sait pas quoi en dire et elle n’a pas envie d’y penser. Elle est contente parce qu’il est là, qu’il est vivant et que malgré tout ce qu’elle pourrait en dire, il est tout ce qui lui reste. Pire que tout, elle avait envie de se serrer contre lui et qu’il la protège, lui, le nul des bureaux. Mais il dégage ce petit quelque chose sur lequel elle est incapable de mettre le doigt. Ce truc qui fait qu’elle a l’impression qu’il pourrait la protéger. Malgré le fait qu’il était un peu un boulet avant, qu’il était trop naïf et qu’il soit toujours plus petit qu’elle. Elle ne sait plus. Mais lui, elle le connaît, et ce simple fait, il lui laisse croire que ça change tout. Et elle, oui, ça lui fait du bien. Beck quoi. Qui l’aurait cru ?

Le sujet glisse sur des points qu’elle connaît et auxquels elle se raccrochait sur sa route pour revenir ici. Sa maison. Son chat. Pourtant, tout est différent. Elle n’a pas croisé la boule de poils et sa maison ne lui appartient désormais plus. Pourtant, elle espère qu’on va la laisser y entrer. Récupérer quelques souvenirs, reprendre certains détails de sa vie. « J'ai essayé de la garder mais quand ils ont redistribués les maisons j'ai pas eu le choix. ». Forcément. Et qu’est-ce qu’il aurait pu faire hein ? Crier pour qu’on lui laisse cette maison ? Et pourquoi ? Ne l’a-t-il pas pensée morte ? Elle-même, elle ne s’était pas fait beaucoup d’idées à son égard. « Et tu as dû te dire que j’étais morte, non ? ». La question glisse. Elle se veut légère mais c’est une question plus lourde pourtant. La mort n’a jamais été un sujet délicat, c’est sûr. Elle ne lui en voudrait pourtant pas. N’est-ce pas normal, dans un monde comme celui-ci, de se dire qu’on a perdu tout le monde ? C’est s’il ne le fait pas que ça devient étrange. Ari n’imagine pas un seul instant que l’espoir ait encore une place dans ce monde. « Mais j'ai stocké tous tes trucs, pour que personne les prennent. Les photos de tes parents, des trucs perso. ». Ari marque un temps d’arrêt, le fixe alors. Il a conservé ses affaires. Là, quelque part. Il a gardé sa vie dans un semblant de boîte et il a protégé son existence à elle. Alors qu’elle était disparue. Alors qu’elle pouvait être déclarée comme morte. Alors sur un coup de tête, touchée par l’attention qu’il a pu lui porter, elle se glisse dans ses bras, se presse contre lui. Touchée par tout ça, elle n’aurait jamais été capable d’imaginer qu’il puisse faire ça pour elle. Malgré la relation qu’ils avaient, malgré l’attachement qu’il semblait lui porter et qu’elle faisait semblant de ne pas voir. L’enlacer, comme ça, oui, ça lui fait du bien.

Quand elle s’écarte et qu’ils parlent du chat, elle a peur de le découvrir mort. Alors que ça n’aurait pas la moindre surprise, finalement. « C'est pas tout à fait ça non. Disons qu'il... il a changé de maison. Mais il est vivant, il est juste...plus chez toi. ». Plus chez elle. Penchant la tête sur le côté, elle ne voit pas vraiment ce que ça peut vouloir dire. Soulagée à l’idée qu’il soit vivant, ça fait du bien, c’est vrai. Mais il serait où ? « Euh.. Ok. Et il est dans quelle maison, dans ce cas ? ». La curiosité la touche. Et dans le fond… Puisqu’il lui appartient, elle ira juste le chercher.


notes » avec Beck
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STATUT CIVIL : marié à la photocopieuse de son ancien boulot, mais avec l'apocalypse il sait pas ce qu'elle est devenue alors il traîne son petit cœur partout.
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PLACE DANS LE CAMP : relégué de la brigade de surveillance externe après un soucis de main qui tremble Beck occupe maintenant une place dans la surveillance des frontières.
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ÂGE : trente ans, trop jeune pour mourir, trop vieux pour en avoir quelque chose à foutre.


MessageSujet: Re: the mess i made (w/ari) -flashback-   Mar 11 Avr - 21:30



the mess i made
You're a mystery. I have travelled the world and there's no other girl like you, no one, what's your history? Do you have a tendency to lead some people on? 'Cause I heard you do. ~ dive, ed sheeran.


Bousculé, entre deux eaux intrépides qui lui font courber le dos. Il a l'impression de se noyer, de tout faire à l'envers. Beck, le regard d'un chien battu qui a pissé sur la moquette et qui attends le retour de ses maîtres pour prendre une raclée. Beck qui ne vivait que pour les moments partagés avec la brune. Ari, qui trouvait sans doute ça drôle d'être la marionnettiste d'un moins que rien. Et pourtant l'homme se retrouve dans les yeux de la belle. Il replonge dans ce passé qu'il n'a apprécié que pour elle. Beck a tout fait, aurait tout fait, pour une seconde de plus passée dans les draps d'Ariane Delmont.

C'est con, de se dire qu'elle le rendait vivant dans une existence qu'il a tant de fois voulu terminer au couteau. Ari, l'adrénaline de sa vie, qui se tient devant ses yeux. Beck il avait essayé, de garder la maison, rien que pour s'allonger dans le lit de la brune en espérant qu'elle reviennes. Parce qu'il avait jamais perdu espoir, parce que tous les objets qu'il a gardés c'était pour lui redonner quand elle franchirait les portes. Et ça l'a tué, de savoir que d'autres ont dormis dans le lit d'Ari. Ce même lit où elle lui appartenais pour quelques heures, jamais jusqu'au matin. Beck c'était l'homme qu'on aime un instant, et puis qui repars dans la nuit. « Et tu as dû te dire que j’étais morte, non ? » Le regard de l'homme s'éteints un peu, il baisse les yeux alors que le sel monte sous ses paupières. D'une main il balaie ses cheveux, trempés par la pluie et qui lui s'attachent contre sa peau. « Non. » La réponse est sincère, teintée de cette innocence que l'on ne pourra jamais lui enlever, malgré les muscles et l'assurance nouvelle. « Je savais que tu reviendrai. Personne n'arrête Ariane Delmont quand elle veut quelque chose. » Il étire un sourire sur sa trogne de chien galeux.

Beck s'empresse de lui dire, comme un enfant qui aurait gardé un secret trop longtemps, que toutes ses affaires il en a pris soin. Il aurait pas pu le supporter, de voir d'autres gens agripper les cadres et les photos, s’emmitoufler dans les gilets laissés par la mère Delmont à sa fille. Il était pas bien brave, avant, et maintenant il se jetterai dans la fosse aux lions rien que pour un sourire de la brune. Elle fait mieux, imprévisible comme toujours. Et quand ses bras entourent le corps fiévreux du Halfman, il ne peut s'empêcher de sursauter sous ce contact. Dieu qu'elle lui a manqué. Beck inspire l'odeur de sa peau, de ses cheveux mouillés qui glissent sur son visage, de cette vulnérabilité nouvelle qu'elle lui offre. L'homme passe ses mains autours de la jeune femme, serrant avec douceur, prêt à tout abandonner aux pieds de la belle.

Il quitte les bras de la belle, déjà impatient d'y retrouver une place, pour se voir confronter à la question du chat. « Euh.. Ok. Et il est dans quelle maison, dans ce cas ? » L'animal qui réside maintenant chez Thomas et qui n'est pas prêt d'en partir. Nerveusement Beck passe une main contre l'arrière de son crâne, cherchant les bons mots à mettre sur la questions brûlante. « Ok, voilà. » Joignant ses mains, inspirant l'air frais, Beck relâche la pression en fixant son regard dans celui d'Ari. « Il s'est échappé, un jour, et j'ai passé un temps fou à essayer de lui mettre la main dessus. Au final je me suis rendu compte qu'il avait trouvé une nouvelle maison, et un nouveau maître. » La bouche de l'homme se serre alors qu'il cache ses tremblements en enfonçant ses mains dans ses poches. « Il est avec Thomas, un ami. Et il s'en occupe très bien, j'crois même qu'il est plus heureux que quand il était avec moi. Le soucis c'est que Thomas il a besoin du chat, c'est devenu un confort affectif pour lui et, crois moi, il a vécu des trucs pas cool. » Nerveux, tendu, Beck se prépare à recevoir ce qu'il mérite.

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MessageSujet: Re: the mess i made (w/ari) -flashback-   Mar 18 Avr - 18:45

» the mess i made
Ce qu’elle espérait trouver en revenant ? Un peu de liberté, un peu de pacifisme et une impression un peu bancale que tout aurait pu bien se passer. La réalité, c’est qu’on ne fait pas toujours ce qu’on veut. La réalité c’est que ce monde ne tourne plus rond et qu’il n’y a rien à faire pour l’arranger. En revenant, elle ne s’attendait pas à tomber sur Beck. Une surprise plaisante. Un visage connu, un passé attentionné. Elle ne l’était pas, mais il l’était pour deux. Il était la personne qui était là quand elle avait besoin. Elle ? Elle n’était jamais là. Jamais là pour l’atteindre, le toucher, le consoler. Elle prenait, et ne donnait rien. Rien du tout. Jamais. Et aujourd’hui, elle réalise qu’elle a encore besoin de lui. Et qu’elle ne sait même pas comment on est supposé donner. Qu’elle ne sait même pas comment il faut faire pour être une personne normale, attentionnée et attentive. Et en réalité, elle est incapable de savoir si elle en aurait le courage. Pour tout ça, il faut encore avoir foi en l’humanité n’est-ce pas ? Elle n’est pas sûre d’en avoir le courage. Alors oui, elle lui demande s’il l’a pensée morte, elle lui demande et en même temps, elle est persuadée que c’est ce qu’il a pensé. Comment est-ce que les choses auraient pu être différentes ? Comment aurait-il pu croire autre chose ? Elle n’était pas là. Elle a disparu, comme elle l’a fait si souvent de fois en lui demandant de tout protéger sans même lui dire où elle allait ni quand elle reviendrait. Elle est partie et elle a fermé sa gueule parce qu’à l’époque, elle jugeait banalement qu’il n’avait absolument pas besoin de savoir. Aujourd’hui, elle aurait aimé lui avoir dit, elle aurait aimé imaginer qu’il serait venu la chercher. Alors qu’il n’en aurait sans doute rien été. Elle est revenue. Et elle ne sait pas à quoi elle doit s’attendre. Elle ne sait pas ce qu’elle doit chercher. « Non. ». Elle le fixe, un instant. Il ne l’aurait pas pensée morte ? Qu’est-ce qu’il a pensé alors ? Peut-être qu’il est poli, peut-être qu’il lui laisse entendre que tout va bien. Sauf que ce n’est pas aussi simple que ça, et que ça ne risque pas de changer. « Je savais que tu reviendrai. Personne n'arrête Ariane Delmont quand elle veut quelque chose. ». Elle sourit, se retient de rire. Presque. Parce qu’on ne rit quasiment plus dans cet univers qu’on ne contrôle pas. Il est vrai que par le passé, elle était incapable de se laisser faire, incapable de laisser le monde la dévorer. Parce que ça n’a jamais été comme ça, et c’est mieux comme ça. Tout ceci est faux bien sûr. Et elle n’aurait rien pu faire contre un monde sans pitié. Elle n’en a jamais été capable. Les épaules ? Pour faire la maligne, pour prétendre qu’elle est forte. Oui, ça oui. Mais le reste ? Ca n’a jamais fonctionné comme ça. « Ouais, il me faut plus que des morts qui se remettent à marcher pour me buter ». Et ça a failli arriver. Elle a failli crever. Plus d’une fois. Et pas uniquement par morsures. Aussi parce qu’elle a juste dit non. Parce qu’elle a eu le courage de dire non…

Le contact avec lui, quand elle le prend dans ses bras, l’électrise. Pendant un instant, elle ne sait pas si elle a envie de continuer, ou si elle ne sera pas déchirée par l’idée de quitter ce contact. Pourtant, elle sait qu’elle ne peut pas rester dans ses bras, elle sait qu’il lui est parfaitement impossible de rester là, à le presser contre lui. Mais ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Et elle ne peut pas reprendre les choses là où elles en étaient. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Et qu’elle le veuille ou non, elle doit faire avec. C’est tout. Là dans ses bras, elle a même fermé les yeux, pour profiter de cet instant. Clairement. Il quitte ses bras et elle se remet tant bien que mal. Elle est presque triste que ça n’ait pas duré plus longtemps. Mais il faut qu’elle reprenne les choses en main, il faut que tout redevienne comme avant. Parce que c’est la seule chose qui ait de l’importance. Oui, à n’en pas douter.

C’est alors qu’ils abordent le sujet du chat. Cet animal censé être mort ou qu’elle a imaginé mort. Quoique, il aurait pu se débrouiller pour disparaître aussi. Mais comment le savoir hein ? En revenant, pas un seul instant, elle ne s’est imaginée qu’il pourrait disparaître. « Ok, voilà. ». Il n’est pas mort en réalité. L’animal se porte bien mais il n’est plus chez elle. Ce n’est pas facilement compréhensible, mais dans le fond, ça n’a pas grand-chose d’étonnant ou de surprenant. L’animal lui-même a dû se faufiler pour se faire un petit nid quelque part. Pour être à l’abri parce qu’il sentait qu’il ne l’était plus. « Il s'est échappé, un jour, et j'ai passé un temps fou à essayer de lui mettre la main dessus. Au final je me suis rendu compte qu'il avait trouvé une nouvelle maison, et un nouveau maître. ». Exactement comme elle a pu le penser. A l’heure actuelle, bien que retrouver l’animal lui ferait énormément de bien, Ari ne cache pas qu’elle n’est pas certaine de pouvoir gérer quelqu’un d’autre. « Il est avec Thomas, un ami. Et il s'en occupe très bien, j'crois même qu'il est plus heureux que quand il était avec moi. Le souci c'est que Thomas il a besoin du chat, c'est devenu un confort affectif pour lui et, crois moi, il a vécu des trucs pas cool. ». Elle aussi. Un sourire en coin se glisse sur ses traits alors qu’un voile se glisse sur ses traits. « J’ai vécu de sales trucs, moi aussi. ». Elle hausse les épaules. Peut-être qu’elle est juste plus forte. « Mais je comprends. Et avec tout ça, je ne suis pas certaine de pouvoir m’occuper de lui ». Qu’il n’essaie pas de l’empêcher de le voir, par contre. « Il ne se souvient sans doute même pas de qui je suis ». Et en baissant le regard, elle réalise que ça, elle le pense.


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