requiem (beck)

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 requiem (beck)

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member / settler of astoria
Misia Sacramoni
INSCRIPTION : 16/12/2016
MESSAGES : 619
IDENTITÉ : Arté, Agathe
FACECLAIM : morena baccarin, alfons-bb <3 (code sign©neon demon / gif©peterparker / bann bidon©arté)
MULTILINKS : la reine du squat, naine rouquine bigleuse (Queenie) + la psychopathe au crochet (Imogen)
POINTS : 1599
requiem (beck) 190903-This-Is-War
STATUT CIVIL : elle a besoin de lui, de ses bras, de leur langage germano-italo-américain, d'eux, pour tenir (#power couple zero chill)
ANCIEN MÉTIER : opératrice radio de l'armée américaine qui était présente à Sherwood avec son unité et a entendu en même temps que son supérieur l'ordre d'abandonner les civils. obviously, elle est restée.
PLACE DANS LE CAMP : DEPUIS LA PRISE DE POSSESSION DU CAMP PAR ECHO : Misia a été balancée au gardiennage d'enfants, le lieu le plus loin des armes à feu possible, et le plus loin de tout en fait. Elle enrage, ronge son frein, vomit régulièrement et essaie de paraître normale auprès des mioches qui lui ont été collé dans les mains. Niveau fiabilité : 10/20. (AVANT : a commencé dans la brigade de surveillance extérieure, devenue par une suite logique d'événements bras droit du chef de la sécurité depuis avril 2016 / supervise en particulier la brigade de surveillance externe, en tant qu'ancienne)
HABITATION : Higgins Hill, #11 (w/ alf, javi, thomas, swan et maxou)
ARME DE PRÉDILECTION : Plus d'arme, plus rien que ses poings et ses pieds. Autant dire qu'elle est pas très heureuse de tout ça. (AVANT : un micro-uzi, mais cette merde s'enraye de temps en temps ; sinon une pelle qu'elle a améliorée joyeusement pour en faire une arme de choix, si si.)
ÂGE : trente-huit ans (depuis le 17 février, youpi, les gens d'Echo lui ont vraiment fait un beau cadeau d'anniversaire en retard)


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MessageSujet: requiem (beck)   requiem (beck) EmptyDim 12 Mar - 0:33

requiem
/ beck & misia /

Des exécutés, il ne reste plus de trace. La terre rougie de leur sang a été foulée par les pieds des Astoriens comme des occupants. Leurs corps ont été brûlés et leurs cendres dispersées aux quatre vents. Il n’y a plus rien d’eux, sinon un souvenir.
Un souvenir, et la rage de n’avoir pu rien faire, pour certains.

C’est dans le cimetière que Misia se tient debout, parmi les tombes. Le rituel n’a jamais vraiment cessé, pour les tombés au combat, les tombés face aux rôdeurs, les suicidés, les malades, les âgés, les autres encore. Le goût amer de la défaite lui rend l’action simple de se nourrir difficile, la bile remonte encore souvent, les larmes aussi piquent les yeux. La visite de l’ancien bras droit de la sécurité -et quelle sécurité ! mitée par des infiltrés, renversée par une stratégie de renforcement de ses rangs, l’ironie du sort en somme. La brune inspire longuement, un carnet dans la main, elle relève les noms de tous ceux qui ont été un jour enterrés dans cet endroit, et coche d’une croix ceux qui faisaient partie de la sécurité. Et puis elle joue de mémoire, rajoute des noms pour des corps qui n’ont jamais eu de sépulture… Et la mine se casse quand elle en vient aux derniers tués, les exécutés comme des chiens parce qu’ils se sont soulevés contre l’oppresseur, ont refusé d’obtempérer, ont résisté d’une quelconque manière que ce soit, pour protéger les leurs, ou l’idéal auquel ils croyaient. La mine casse, et elle-même perd son calme feint, parce qu’elle bout intérieurement et qu’elle étouffe, oppressée par cette ambiance d’occupation, terrassée par une responsabilité qu’elle ne peut occulter.

Le crayon à papier vole dans le cimetière et sous la lumière blanche de l’astre en cette belle après-midi de mars, Misia envoie aussi valdinguer le carnet au loin, cogner contre une stèle mortuaire et tomber sur l’herbe jaunie par l’hiver, et cogne le tronc d’arbre au milieu du cimetière d’une main déterminée et d’un poing serré.

Bien entendu, l’arbre est indemne et le dos de la main éraflé, arrachant un juron à la femme qui soupire et part récupérer les deux objets qu’elle a éparpillés dans le cimetière, coller un coup de pied à une motte d’herbe plus haute que les autres et essayer de se calmer avant de se mettre à hurler. Ç’aurait été mieux si elle n’avait pas eu de public, en fait. Sauf qu’en avançant vers son carnet à spirales et couverture rouge, elle repère une silhouette à laquelle elle n’avait pas vraiment fait attention avec son relevé de noms et dont elle ne saurait dire quand elle est venue se poser sur le banc. Ramassant le carnet, elle époussette la terre qui a souillé les pages et le referme en s’asseyant, après avoir noté un dernier nom avec le crayon récupéré un peu plus tôt.
« Beck. », elle salue le soldat, le compère, le collègue, un des membres fondateurs d’Astoria encore en vie pour en voir les vestiges piétinés. « Toi aussi, tu viens rendre hommage aux morts ? »

Le dernier nom sur le carnet est celui de Max Baldwin, le sourd appareillé qui était entré dans la brigade de surveillance extérieure en même temps que Beck, Misia, et d’autres qui étaient malheureusement morts depuis. Un des derniers membres originels de la brigade externe, en d’autres termes. Misia avait appris sa mort en sortant de la prison, et ça n’avait rien arrangé à son moral déjà bien bas. Coup d’œil à son voisin, léger coup de coude, et elle interroge doucement : « Tu tiens le coup ? Toujours Parkinson ? » Il comprendra, référence à leur entretien qui avait débouché sur le changement de poste de Beck -peut-être que ça aurait évité cette merde, s’il était resté, elle se dit… ou peut-être qu’il serait mort, lui aussi… Elle lui demande pour le moral, et la forme physique. Elle a besoin de savoir qu'il va mieux qu'elle, dans un sens, c'est con, hein ?

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Beck Halfman
INSCRIPTION : 20/12/2016
MESSAGES : 88
IDENTITÉ : sleepyhead; amélie
FACECLAIM : jamie bell (shiya); which witch (tumblr); blackbear (sometimes i want 2 die)
MULTILINKS : paxton le petit con - clive le rêveur - wolf l'enculé
POINTS : 266
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STATUT CIVIL : marié à la photocopieuse de son ancien boulot, mais avec l'apocalypse il sait pas ce qu'elle est devenue alors il traîne son petit cœur partout.
ANCIEN MÉTIER : esclave dans une boite de fourniture de bureau.
PLACE DANS LE CAMP : relégué de la brigade de surveillance externe après un soucis de main qui tremble Beck occupe maintenant une place dans la surveillance des frontières.
ARME DE PRÉDILECTION : c'est la hache à la main qu'il traverse la folie du monde. il a aussi un magnum 357 qui dort dans l'armurerie.
ÂGE : trente ans, trop jeune pour mourir, trop vieux pour en avoir quelque chose à foutre.


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MessageSujet: Re: requiem (beck)   requiem (beck) EmptyMar 14 Mar - 11:36



requiem
Blackbird singing in the dead of night, take these sunken eyes and learn to see. All your life you were only waiting for this moment to be free.~ blackbird, the beatles.


Le camp a cette odeur de cendres. C'est tout ce que l'on arrive à sentir maintenant, les cendres et la mort. Même les rôdeurs dehors savent que le camp n'est qu'une pomme pourrie, parce qu'ils s'éloignent de plus en plus. C'est des vivants qu'il faut se méfier. Beck viens glisser le bout des doigts sous le matelas, une bouée dans sa mer tourmentée. Il a des envies de rébellion, de chaises qui volent et de balles que l'on viendrai glisser entre les deux yeux de ceux qui ont pris les libertés des autres parce qu'ils le voulaient. L'homme se mords la lèvre au sang, s'essuie contre le tissu de l'oreiller. Des révolutions et des balles.

Il se glisse hors des draps, se libère d'une nuit agitée et si courte que ses yeux ne sont que deux perles luisantes dans le noir. Beck il n'a presque plus rien d'humain. C'est juste des os, de la peau et des idées noires. Dans les premiers il était resté à Astoria par lâcheté, par peur d'être seul dehors et de ne pas réussir à survivre. Le Halfman voulait pas s'attacher, ni à l'endroit ni aux gens. Et maintenant il pleurait la mort de ceux qu'on avait tenus en laisse avant de les abattre comme des chiens. La ville est encore endormie, profitant des derniers instants de paix avant de retrouver la haine et la peur qui règne maintenant sur le camp. Beck n'arrive pas à glisser hors de son esprit l'image d'Octavia, de sa vie arrachée puis rendue à la mort, que l'on ne peut s'empêcher de regarder comme un totem. Ça le dégoûte, lui brûle l'estomac, joue avec ses nerfs. L'homme n'est plus qu'un bateau à la dérive qui ne peut même pas se noyer dans l'alcool. Elle lui manque, la poudre, la sensation d'être si loin que rien ne peut l'atteindre. Maintenant il lui reste des rêves brisés et des sacs sous les yeux.

Le camp s'anime, la vie reprends comme elle le peut ce quotidien que l'on voudrait fuir. Ils sont là, stoïques, dressant des sourires narquois sur leurs visages en observant du coin de l’œil les gens qui feront de belles tombes. Le cimetière s'est agrandi, prend maintenant une place bien trop grande dans le camp. C'est là que Beck se rends, les mains dans les poches pour cacher les tremblements que l'on pourrait prendre pour une maladie. Le banc qui erre dans le charnier est salvateur, parce que Beck n'en peut plus de supporter son propre poids. Et quand il s'assoie enfin c'est le sel qui monte à ses paupières et lui fait courber le dos. Des idées de révolutions à la con, et des larmes qui n'en finissent plus de couler. De toutes les tombes il n'a la force de regarder que celle de Max. Max, qui avait jamais rien fait de mal. Max, qui souriait comme un con à tout le monde, sans exceptions.

Halfman ne se réveil que lorsqu'un objet entre dans son champ de vision. Il se redresse, essuie d'in revers de la main toutes les traces de sa fragilité, laissant ses yeux rougis par la tristesse. « Beck. » L'homme adresse un sourire en demi-teinte à Misia, la même Misia qui c'était battu pour lui comme personne ne l'avait jamais fait, et qui maintenant semblait porter le poids du monde sur ses épaules. «  Toi aussi, tu viens rendre hommage aux morts ? » Beck enfonce son cou dans ses épaules, appuyant son dos contre le bois froid du banc. « Je sais pas. Je crois que je suis surtout venu pour trouver des réponses. » Il ne cherche même plus à donner du sens à ses paroles, alors il abandonne et viens enfoncer sa tête dans ses mains tremblantes d'une rage sans nom.

«  Tu tiens le coup ? Toujours Parkinson ? » Beck se redresse, esquisse un sourire avant d'émettre un rire jaune qui lui arrache la gorge.  « Est-ce que quelqu'un tiens vraiment le coup maintenant ? » C'est la première fois qu'il glisse son regard dans celui de Misia. Il n'y voit que la peine, cette même peine qui le tient éveillé toute la nuit et qui est devenu le moteur de sa rage. Beck il voudrait voir dans les yeux de la femme qu'elle serait prête à tout pour la vengeance, pour donner un sens à tous ces morts qui les entourent.  « Mais ouais, toujours Parkinson. » Il lève une main tremblante devant lui, quelques secondes pour prouver qu'il est toujours le même, que rien ne changera jamais.  « Je sais pas si on l'a enterré avec ses appareils, est-ce que c'est ce qu'il aurait voulu tu crois ? » Halfman, son regard qui disparaît sur la tombe de Max, et qui - dans un coin éloigné de son esprit - ne rêve que des révolutions et de balles.

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a coward and a fool ✻  i was a fiend for the coke, sniffin' dreams up my nose, but I'm off that now. i was a liar and a thief, had opinions and beliefs, but I'm off that now.
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Misia Sacramoni
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PLACE DANS LE CAMP : DEPUIS LA PRISE DE POSSESSION DU CAMP PAR ECHO : Misia a été balancée au gardiennage d'enfants, le lieu le plus loin des armes à feu possible, et le plus loin de tout en fait. Elle enrage, ronge son frein, vomit régulièrement et essaie de paraître normale auprès des mioches qui lui ont été collé dans les mains. Niveau fiabilité : 10/20. (AVANT : a commencé dans la brigade de surveillance extérieure, devenue par une suite logique d'événements bras droit du chef de la sécurité depuis avril 2016 / supervise en particulier la brigade de surveillance externe, en tant qu'ancienne)
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MessageSujet: Re: requiem (beck)   requiem (beck) EmptyMer 15 Mar - 22:53

requiem
/ beck & misia /

Des réponses. Voilà ce qu’il vient chercher. Une moue étire un coin des lèvres de la brune qui arqueboute son dos en avant, les coudes sur les cuisses, penchée vers le sol. Elle est pas sûre qu’il y ait beaucoup de réponses dans cette affaire qu’on puisse trouver dans le cimetière. Cela dit, dans un sens, elle en a eu, des réponses, en se baladant entre les tombes, à noter les noms des morts dans son petit registre macabre, histoire de faire sa liste des pertes récentes au sein de la sécurité du camp. Elle s’enquiert de son état, à son Halfman qui a autant de mérite que n’imorte qui dans ce putain de camp. « Est-ce que quelqu'un tiens vraiment le coup maintenant ? »  À elle d’éructer un rire jaune, bref, sec. Elle hoche la tête, de façon affirmative, en marmonnant un « Ouais… » sans vraiment chercher à le rassurer. Elle aurait pas dû venir ici, ça lui bouffe le moral. Ils se regardent, reconnaissent dans les yeux de l’autre la même peine qui les meurtrit et s’est éveillée au moment où d’autres ont fermé les yeux à tout jamais.
Et en même temps, songe-t-elle en revenant au sol à leurs pieds, ce deuil, mine de rien, ça alimente sa rage qui gronde, sourde et furieuse, voulant venger tous les siens déjà tombés, et attaquer à la jugulaire ceux qui ont cru qu’ils pouvaient disposer des vies des autres sans gêne. « Mais ouais, toujours Parkinson. » Son regard quitte la terre meuble devant eux pour s’accrocher à la main tremblante qu’il a levée. Elle reste, là, à fixer le membre fébrile sans ciller, y étant habituée au final. Songeuse de nouveau. « Je sais pas si on l'a enterré avec ses appareils, est-ce que c'est ce qu'il aurait voulu tu crois ? » Elle reporte son regard sur la tombe. Si elle croit ce que lui a dit brièvement Arthur, le fossoyeur du camp, il n’y a pas de corps dans les tombes creusées peu profondes, pas de corps parce qu’ils ont été brûlés, tous les exécutés de cette prise de pouvoir. Elle secoue la tête, négativement : « Ils ont brûlé son corps avec, je crois. » Elle renifle en disant ces mots, l’œil noir, plus noir que d’habitude, si c’est possible. « Je sais pas ce qu’il aurait voulu. Je suis même pas sûre que les appareils ont bien fondu. »

Elle ne peut pas lire dans son esprit, à Beck. Et pourtant, elle a une intuition. Une intuition assez évidente, pour qui connaît l’animal -lui ? elle ? peut-être les deux : il sent la rébellion, tout du moins est-ce ainsi que l’ancien bras droit de la surveillance comprend les intonations de son ancien collègue. « Toujours à la surveillance des frontières ? », elle demande, à moitié le sondant.  « C’est vrai ce qu’il se murmure ? Que c’est Raven Jacobs qui a poussé Dembélé du haut de la tour de surveillance ? » Elle l’a un peu mauvaise, cette information. Surtout que, mine de rien, elle a quand même causé avec ledit Corbeau pendant son séjour préventif en prison et qu’elle n’en savait rien à ce moment-là.

Pourquoi l’interroge-t-elle ? Probablement parce qu’elle lui fait confiance, et qu’elle n’en a plus beaucoup, autour d’elle, à qui elle fait confiance. Elle compte sur ses doigts, « Avec Hänsel, Iris, Soledad et Max, en a quand même pas mal perdu dans la sécurité. Je suis surprise qu’il n’y en ait pas eu plus qui soient morts. » Elle repense aux noms qu’elle a écrit, elle a un doute d’un coup. Elle rouvre son carnet, suit du doigt la colonne des noms de famille, pour arriver à un nom qui lui disait bien quelque chose. Westfall, Westfall…  « Les fils de pute, bordel… », qu’elle grogne entre ses dents serrées. Duncan Westfall et Olivia Bloomberg, abattus d’une balle dans la tête comme d’autres… « T’as un contact privilégié avec les filles Westfall ? » Maddie, elle était dans la surveillance externe, sous sa supervision directe ; Lizzie dans un poste aux frontières, mais Misia arrive plus à se souvenir duquel. L’ancienne de la brigade externe commence à sentir l’ire irradier dans tout son système mais seuls ses yeux laissent voir la rage qui l’envahit face à cette prise de conscience de tant de victimes directes & collatérales laissées dans le sillage des Echos.

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MessageSujet: Re: requiem (beck)   requiem (beck) EmptyDim 19 Mar - 20:30



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Cette folie a t-elle un nom ? Et comment font les hommes pour se laisser emprisonner dans une vie faites de maux et de colère ? Beck il voulait des réponses, il ne trouvait que des questions, et cette odeur de corps brûlés qui ne le lâchait plus. Il fallait enterrer les humains, brûler les morts. C'était l'une des règles, il fallait le faire, sans quoi on devenait rien de moins qu'une ordure. Et les ordures avaient pris possession du camp, comme ça, comme on claque des doigts pour rappeler un enfant à l'ordre. Ils se pavanaient, les rois au pays des aveugles, enfonçant les portes et les crânes pour se faire entendre. Tout le camp puait la mort et les cendres. Les rôdeurs dehors ne pouvaient rien changer, mais ils continuaient de taper sans relâche contre les parois, et ça foutait un mal de crâne à s'en faire exploser les temps. Beck était au venu au cimetière pour trouver des réponses, pour reposer ses yeux qui souffraient trop, et la présence de Misia à ses côtés avait quelque chose d'apaisant. C'était presque normal, de les voir assis là alors que le monde tombait en ruines contre leur pieds.

La main de l'homme tremble toujours, plus qu'avant. C'est cette rage grandissante qu'il garde au creux de lui qui le fait avancer, un peu plus tous les jours. Il peut la sentir dans les yeux de la brune, cette flamme que personne ne pourra éteindre et qui n'en finit plus de grandir. Les Echos ont pris leur monde, sans se douter que ça réveillerait ce que Beck pensait mort au fond de lui, la force de tenir tête. Il en a marre, d'être le toutou, le petit clébard que l'on calme d'une tape sur la tête en lui promettant la récompense. Beck a des envies d'évolution, de révolution, qui lui tiennent chaud au corps. « Ils ont brûlé son corps avec, je crois. » La phrase de Misia lui prend les tripes, il en vomirait de colère. Les yeux de l'homme se fixe sur les monticules de terre retournés qui n'auront jamais rien d'autres à fixer que les regards vides de ceux venus pleurer des morts absents. Des tombes vides sous les yeux en guise de réconfort. « C'est les rôdeurs qu'on brûle, pas les humains. » Le poing de Beck se sert dans sa paume tremblante. « Je sais pas ce qu’il aurait voulu. Je suis même pas sûre que les appareils ont bien fondu. » Alors il ne voit que ça. Deux petits appareils qui surgissent de la terre, le dernier doigt tendu de Max à ce monde, un totem que l'on viendra honorer. Beck a ce sourire qu'on les gens usés par la vie, dépouillés de tout.

« Toujours à la surveillance des frontières ? » L'homme relève la tête, accorde à son ancienne supérieure et amie un mouvement d'affirmation qu'il viens faire mourir en passant une main sur son visage sali. « C’est vrai ce qu’il se murmure ? Que c’est Raven Jacobs qui a poussé Dembélé du haut de la tour de surveillance ? » L'homme sert les dents, à s'en faire péter la mâchoire. Personne n'a vu la scène, et pourtant - la nuit - il peut entendre le gamin qui hurle avant de s’effondrer. « Ouais, c'est ce que les bruits de couloirs racontent. Et pour être honnête j'suis pas vraiment étonné. » Beck fait passer une main moite contre le tissu crade de son jean, vestige du passé, trop court maintenant. « Il pue la vermine, Jacobs. » Sans connaître l'homme Beck porte un jugement alimenté par la rage qui gronde dans le fond de sa gorge et qu'il voudrait vomir aux yeux de tous.  

« Avec Hänsel, Iris, Soledad et Max, en a quand même pas mal perdu dans la sécurité. Je suis surprise qu’il n’y en ait pas eu plus qui soient morts. » Les noms que Misia évoque lui laisse un goût amer dans la bouche alors qu'il se mords la lèvre pour ne pas crier. Tous des connaissances, des amis, des gens qui auraient risqués leur vies pour aider les autres. Des gens biens que l'on descend sans scrupules. « Il faut qu'on honore des tombes vides, des gens respectables. Mais moi aussi, je pensais qu'ils en auraient pris plus que ça. » Lui, par exemple. Halfman, sans saveur, sans intérêt, qu'on laisse à la vie pour qu'il regarde les autres mourir à sa place. « Les fils de pute, bordel… » Beck arque un sourcil, accorde un demi sourire à Misia. « Cheers to that .» Il utilise cette fausse arrogance comme un bouclier, alors qu'au fond il n'y a qu'un petit garçon horrifié de savoir que d'autres lui prennent tous ses amis.

« T’as un contact privilégié avec les filles Westfall ? » Il peut sentir la flamme de Misia qui brûle, qui ne demande qu'à sortir. Beck reconnaît les traits de cette femme qui affiche une envie de rébellion, de vengeance qu'il prépare secrètement. Attiré par les dires de la femme comme une abeille par le miel, Beck lance un regard derrière eux, s'assure que personne ne puisse les entendre avant de se pencher en avant. « Non, mais je peux m'en faire un si c'est ce que tu veux. » Les jumelles, dont les parents se sont faire abattre comme des chiens devant leur yeux.

C'est la cloche qui sonne dans le cœur de Beck, et qui déroule un tapis d'idées, de révolution.

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MessageSujet: Re: requiem (beck)   requiem (beck) EmptyMar 4 Avr - 18:19

requiem
/ beck & misia /
« Il pue la vermine, Jacobs. », ça gronde du côté de Beck. Elle ne commente pas plus, hochant la tête sans mot dire. Il pue la vermine, mais il a peut-être encore un bon fond, alors elle ne le condamne pas immédiatement, même si le sort de Dembélé n’était pas le sort souhaité pour un môme d’à peine vingt ans. Beck confirme ce qu’elle ressent, en mettant des mots sur les pensées qu’elle tait : « Il faut qu'on honore des tombes vides, des gens respectables. Mais moi aussi, je pensais qu'ils en auraient pris plus que ça. » Elle acquiesce et repense à Duncan Westfall, tandis qu’elle poursuit sa liste des morts de la sécurité et arrive au cas des jumelles Westfall, ce qui lui arrache jurons et soupirs. Le regard qu’ils échangent est lourd de sens et de non-dits. Beck fait-il déjà partie intégrante de la résistance qui s’organise dans l’ombre de certaines maisons du camp ? Peut-être, peut-être pas. Elle suppose que non, mais ce qu’elle voit au fond des prunelles de son ancien collègue confirme ce qu’elle espérait. Il veut du sang. Il veut une vengeance. Il veut la justice. Un instant, il se rappelle qu’ils pourraient être épiés, et lui intime finalement après un coup d’œil par dessus son épaule : « Non, mais je peux m'en faire un si c'est ce que tu veux. »

Un sourire satisfait orne les lèvres de l’ancien numéro deux de la surveillance, qui hoche la tête, l’œil qui pétille de bombes et d’explosions. « Maddie, je peux gérer. On a eu quelques courtes discussions. » Un temps, tandis qu’elle réfléchit à l’autre sœur Westfall, et se demande s’il est judicieux qu’elle s’en charge aussi, ou s’il peut le faire. D’un côté, ça serait suspect qu’elle se rapproche des deux Westfall endeuillées, alors qu’elle ne les côtoyait pas tant que ça, et qu’elle n’a pas vraiment l’occasion, au vu de ses obligations nouvelles, de parler avec les deux. Mais Beck… Beck, il ne paie pas de mine, il faut bien le reconnaître. Il ne leur fait pas peur, à ces salauds aux ordres d’Echo, pour sûr. Peut-être est-elle vraiment la seule à connaître sa véritable valeur, la seule à ne l’avoir jamais sous-estimé.

Et dans un sens, ça lui sert bien, qu’il ne les effraie nullement et qu’ils l’aient laissé à son poste. Elle cille et pose une main sur celles trop souvent tremblantes de Halfman, dans une attitude à la fois protectrice, entendue, amicale : « Oui, Maddie, je vais m’en occuper. Mais Lizzie, elle est aux frontières, si ça n’a pas changé. Comme toi. » Rébellion, chante son cœur, et avec lui, toute son âme. Elle reste là, un moment, à l’observer, dans leur peine commune, leur affliction partagée, leur deuil à porter, et leur désir de revanche sur la vie chaotique qui est la leur. « Te fais pas repérer par ces enfoirés, Beck, je compte sur toi. », qu’elle articule rapidement, de peur qu’on cherche à lire sur ses lèvres de loin. Elle poursuit, en lui donnant des instructions vitales pour eux, comme pour les leurs : « Je suis toujours dans la baraque 11, si tu me cherches, un jour. Là, ou à l’école, avec les mômes. Si besoin, tu peux te fier à Alf. Tu vois qui c’est ? » Alf, il a toujours ce don similaire à celui de Beck : se faire oublier, se faire discret, ne pas se faire repérer, ne pas attirer le regard. Un atout, dans le cas de la résistance ; elle espère simplement que Beck l’a déjà vu avec elle, ou a compris qui il était depuis le temps.

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Fight, gentlemen of England! fight, bold yeomen! Draw, archers, draw your arrows to the head! Spur your proud horses hard, and ride in blood. Amaze the welkin with your broken staves! — Shakespeare.

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