idfc (li/ly)

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 idfc (li/ly)

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FACECLAIM : willy cartier. ( ladyfame )
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STATUT CIVIL : c'est dans la méprise qu'il aborde les autres, un rictus au bord des lèvres, l'insolence dans la voix. on ne l'aime jamais plus qu'un soir. (genderfluid plz, il/elle)
ANCIEN MÉTIER : douce et tendre lilith, l'angélique au coeur ténèbre ; c'est qu'elle charmait les hommes dans la noirceur d'un cabaret, la douce dragqueen.
PLACE DANS LE CAMP : couturier pour tout et rien ; il crée ce qu'on lui demande, à l'aide de ses doigts de fée. depuis qu'il a perdu son poste à l'école, il s'occupe de la crinière de la nouvelle reine, pour garder son boule en sécurité.
ARME DE PRÉDILECTION : une machette de boucher dont il se sert tel une épée, tel roméo contre tybalt ( acte III scène I )
ÂGE : vingt-six ans.


MessageSujet: idfc (li/ly)   Lun 13 Mar - 21:12

La chevelure dans le vent, le boule dans la vague ; elle avance, la grande diva, dans les rues d'Astoria, un jean serré contre ses fines cuisses et des talons dans les pieds, car elle le peut. Son regard croise celui d'un inconnu - surement un nouveau, un vilain garnement d'Écho, encore - et elle lui envoie un clin d'oeil, simplement, même si quelque chose se serre, dans ses tripes. Une petite angoisse que Lionel ignore, car il n'a pas le temps pour cela, présentement. Avoir peur ne lui sert à rien, et l'inquiétude crée des froncements, sur ses traits, qui créent des rides ensuite, avec les années. Alors non, il n'a pas de temps, pour cela. Il balaye plutôt sa crinière de licorne par dessus son épaule, ajuste un peu son foulard soyeux autour de son cou et sort un baume à lèvres de ses poches, pour ses lippes, pour qu'elles restent aussi lisses. Contre son corps, la brise du froid l'agresse un peu, et les mains retournent se cacher au creux des énormes poches d'un veston de laine appartenant autrefois à sa chère et tendre mère. Le vieux redevient à la mode, après tout.
Petit reniflement, alors qu'il tourne au coin de la rue ; il voit la maison au loin, comme plusieurs autres, et accélère un peu le pas. Les talons lui font mal ; il a beau avoir passé une bonne partie de la journée assis pour coudre, il n'en reste pas moins que les escarpins sont quelque peu haut. Mais qu'importe ; les muscles des jambes tendus, il possède un cul de béton, avec ces merveilles à ses pieds, et il en a parfaitement conscience, son déhanchement de reine le prouvant.
Grande et digne, la diva observe un peu les alentours, par curiosité. Les pupilles cherchent les nouveaux spécimens qui sont arrivés au cours des derniers jours, curieux de savoir si certains valent ou non son attention. Le bras-droit de la nouvelle Lady des lieux a déjà un peu capté son regard, mais sa mauvaise langue, triste réalité, gâche un peu la beauté de ses traits d'ange. Les vilains garçons aux gros bas, très peu pour Lionel. Il suffit de quelques phrases pour faire le tour de leur champ lexical ; déception.
Moue sur les lèvres, il capte des bouclettes, au final, dans l'allée d'une demeure. Une lueur curieuse apparaît dans l'oeil sombre et l'escarpin claque contre le bitume, avant qu'il ne s'approche sans la moindre gêne, aucune, comme s'il possédait les lieux.
- Tu peux me dire pourquoi je ne te connais pas déjà, boucle d'or ? La voix est taquine et mesquine, séductrice. Il n'a vu que le profil de son visage délicat, et décide de s'approcher pour mieux le voir.
À quelques pas de lui, Lionel avance encore, le zieute des pieds à la tête, avant de revenir à son boule. Un sourcil s'hausse, le coeur ressent un truc - non, du tout - et une grimace arrogante se glisse sur les lèvres boudeuses.
Elle avance d'un pas, la diva, sans demander, sans prendre en considération l'autre, toujours reine de tout. Un instant, il se presse contre boucles d'or, contre son dos, se penchant un peu pour atteindre son oreille, et murmure ;
- Je reconnais ce popotin ; au travers d'un rire. La seconde suivante, il s'éloigne, les escarpins claquant contre le bitume, et le contourne pour lui faire face. Mouvement de main ; il envoie sa crinière derrière lui, encore, et sourit tout en posant une main contre sa hanche. Le regard scintille, comme sa personne entière ; comme toujours.
- Bonjour, mon chéri ; le ton est mielleux, comme il y a presque dix ans.

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MessageSujet: Re: idfc (li/ly)   Mar 14 Mar - 4:44

idfc
it's time i had some time alone.
La relève est là. Je descends de mon perchoir, la clôture sur laquelle je suis resté planté tout l’après-midi sous les giboulées de mars, et prends rapidement plusieurs pas d’avance mais sans grand succès : déjà, mon collègue et sa langue bien pendue me rattrapent.
« Parce que tu vois, » continue l’Astorien sur sa lancée, loin d’être perturbé par la rotation, « je trouve que, franchement, à mon humble avis, vous au moins, vous avez pas peur, vous savez prendre des décisions, et puis vous faites bouger les choses. »
Sur ma face, qui se hoche telle celle d’un pantin à intervalles quasi mesurées, un grand sourire alors que je ponctue ses courtes respirations de « Ah oui ! », « Hmm je vois ! » et autres « Ooooh vraiment ? » mais dans ma tête, ça fait : ta gueule putain, ta gueule. Ou change de disque, fais quelque chose. J’ai saisi le concept : tu veux retourner ta veste mais je m’en bats les couilles alors ferme ta gueule. T’as parlé toute la journée. Je suis trempé, j’ai la tête comme un chou-fleur, je suis en surchauffe, j’en peux plus. Je veux juste me retrouver seul, seul avec le silence alors putain : Ferme. Bien. Ta. Gueule. Cordialement.

Mais nous voilà arrivés à Higgins Hills et il palabre toujours, à tel point que je finis par me demander comment il fait pour ne pas tomber à cours de salive. Ce qui me sauve, enfin, c’est que sa baraque se trouve tout au début de la rue et qu’il bifurque déjà vers sa porte mais voilà qu’il s’arrête, se tourne vers moi et continue à me tenir la jambe. Je ne sais pas comment mon sourire tient encore mais j’ai la nette sensation de commencer à avoir une crampe aux zygomatiques. Tiens bon, Hailey, ce sera bientôt fini. Il ne va quand même pas…
« Et sinon, tu veux rentrer boire un café ? »
Je sens les commissures de mes lèvres se tordre vers le bas et dois faire appel à tout mon bon sens pour ne pas laisser mon sourire s’effondrer et laisser échapper un « Et merde » que je me contente de penser avec le plus bel apitoiement. Néanmoins, j’entrouvre la bouche et reste un instant suspendu sur une syllabe orpheline avant de larguer, sans réfléchir, la première excuse qui me passe finalement par la tête :
« Désolé mais là ça fait au moins une heure que je me retiens et il faut que j’aille euh… faire ce que j’ai à faire… aux toilettes, là, tu vois ? La grosse commission. Voilà. Alors, une autre fois peut-être. Mais merci. Et bonne soirée ! »
Sourire Colgate, et je tourne les talons, me hâtant vers le haut de la rue. Ce n’est que quelques mètres plus loin que, sentant les cheveux dans ma nuque se dresser, je réalise la honte que je viens de me taper ; d’autant plus lorsque, avec à peine une minute de retard, un sobre « Désolé, mais j’ai un rendez-vous professionnel, personnel ou galant au choix alors une autre fois peut-être mais merci » s’impose enfin à mon esprit. Je grimace et me claque le front du plat de la main. Pourquoi, pourquoi je fonctionne toujours au ralenti comme ça ? Je me console en me disant qu’au moins, feindre d’aller poser une pêche sera moins flagrant que de simuler un rendez-vous, où je devrais me montrer en train de sortir, au cas où il serait dehors, ne me verrait pas, et devinerait que j’ai menti alors qu’avec l’excuse des toilettes, à moins qu’il ne vienne coller son nez à la fenêtre de la salle de bain… Remarque j’aurais toujours pu dire que le rendez-vous a été annulé. Et que j’en ai été prévenu par pigeon voyageur. Hm oui, très crédible, Hailey. Non, décidément, la pêche, c’était plus facile à gérer… Mais la honte putain, la honte, quoi !

Je rumine encore, tête rentrée dans les épaules, quand j’arrive devant la porte de la maison qui m’a été attribuée. Je fouille dans la poche de ma veste, à la recherche des clés. Ne les trouve pas. Stress. Tu vas voir que je les ai paumées en, je sais pas, prenant mon paquet de clopes ou en me cachant les mains ou en faisant je sais pas quoi comme connerie mais je les ai paumées, bordel, je les ai paum— ah non, elles étaient dans l’autre poche. Dans un instant de flottement, j’observe le trousseau qui scintille entre mes doigts. C’est laquelle, déjà ? Putain.

Une voix, lointaine, comme provenant du fin fond d’un épais brouillard, me fait tendre une oreille mais je ne tourne pas la tête, sous l’impression qu’elle ne s’adresse pas à moi ; pourtant, quand je constate qu’un claquement de talons rythmé se rapproche de plus en plus et converge indubitablement dans ma direction, je me raidis et relève les yeux pour les fixer sur la porte. Non, non non non, ne viens pas vers moi, qui que tu sois, par pitié, ne viens pas vers moi. J’ai un flingue, j’ai un flingue et j’ai le droit de tirer et je vais tirer parce que je suis à bout là, putain. Je pourrais tirer et comme ça j’aurais la paix et je pourrais rentrer chez moi, m’enfermer dans ma chambre, me foutre sous la couette et contempler les couleurs qui chantent sur mes paupières. Je peux tirer. Mais je veux pas tirer. Alors barre-toi, juste… Pitié !

Les doigts tremblants, j’attrape enfin la bonne clé et m’apprête à la fourrer dans la serrure lorsqu’une masse se colle dans mon dos, un corps, dont la chaleur me crame presque malgré la couche de vêtements humides que j’ai sur la peau. Et je bondis, émettant un couinement aigu tout en effectuant un cent quatre-vingt degré pour me trouver face à l’envahisseur d’espace personnel vers lequel je dresse mon flingue en lançant un presque plaintif :
« Pas toucher !!! »
Et là je reste con. Je reste con, car tout dans la situation me hurle que je connais ce type. Ses paroles, évidemment, mais pas que : le ton de sa voix, les traits de son visage, la façon qu’il a de se tenir, tout transpire la familiarité et, pourtant, je n’arrive pas à mettre le doigt dessus. J’ai néanmoins baissé mon arme, mes bras ballant le long de mon corps alors que je le dévisage, complètement interdit. Je ne tarde pas à deviner que je dois avoir l’air soit très bête, soit très impoli, voire les deux à la fois (option que je déclare la plus crédible) et je sais que je n’ai que quelques fractions de secondes pour prendre une décision : jouer l’honnêteté et avouer mon ignorance, ou tenter la carte de la politesse en feignant une reconnaissance et en espérant qu’il ne tarde pas à dévoiler son identité pour me permettre de passer ni vu ni connu à travers les mailles du filet. Vite, Hailey, réfléchis vite : qu’est-ce que ce type attend de toi ?

Enfin, je bats des paupières et, étirant un sourire que je ne peux néanmoins empêcher d’être un poil crispé, je lève lentement une main, et agite le bout des doigts dans un timide salut.
« Heyyyyyyyy ! » le gratifie-je dans ce que j’ai conscience être un pathétique miaulement qui me vaut un facepalm mental. « Comment ça va ? Ça fait longtemps. »
Voilà. On reste classique. On peut jamais se tromper avec cette formule… Pas vrai ?

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MessageSujet: Re: idfc (li/ly)   Mar 14 Mar - 19:27

Le coeur rate un battement ; les pupilles se dilatent, l'oeil se pose sur l'arme braquée devant lui. Le corps entier se tend et elle serre les poings, les muscles aussi, la diva, par réflexe. Le corps se souvient des méthodes de combats, malgré les années à ne pas les avoir utiliser envers une autre personne ; il s’entraîne toujours dans l'ombre de sa chambre, lorsque les nuits sont vides de rêves et que les doigts ne désirent pas peindre ou jouer. La langue glisse contre ses lèvres et quelques mèches de cheveux battent, contre son visage. Il dévisage, silencieux ; on ne voit pas, pas pour le moment du moins, qu'il est prêt, si quelque chose arrive. L'esprit écarte la marrée de questions et le coeur se serre, un peu.
Presque dix ans, assez pour changer un monde. Assez pour changer les gens. Il n'y a pas de surprise à avoir, si c'est réellement le cas. Sa vie passe avant les autres, alors il fera ce qu'il faut faire.
Mais l'arme s'abaisse, lentement, et le regard forêt de l'autre brille d'un quelque chose d'étrange. Lili se détend un peu, se permet un sourire malin, le temps d'une seconde. Et puis, la moindre miette de vérité disparaît de ses traits, brusque.
Un rire quitte ses lippes et il penche sa tête sur le côté, de nouveau diva, de nouveau léger et tâche, dans ce monde étrange. Une lueur trop vive dans un monde un peu sombre.
La tête se penche un peu plus sur le côté et la diva pose de nouveau une main contre sa hanche, un rire au bord des lèvres lorsque les doigts s'agitent dans une salutation digne d'un enfant de la maternelle. La lueur brille un peu plus fort, dans l'oeil de la diva, et elle avance d'un pas tandis qu'il parle, penche sa tête vers lui, l'étudie de proche, détaille son visage, ses mimiques étranges et son sourire tendu, soudainement curieuse.
Pendant un instant, Lionel se demande s'il ne sait pas trompé de personnes. Il se souvient - un peu flou par les années, par l'oubli aussi - d'un garçon aux gestes extravertis et aux paroles obscènes. Mais la chevelure est aussi bouclée, le regard tout autant émeraude et le boule.
Le boule reste la preuve la plus concrète.
Les questions restent en suspend ; le sérieux quitte le faciès parfait - il s'y est glissé le temps d'un instant, sans même qu'il ne s'en rende compte - et un sourire angélique, un peu charmeur aussi, se glisse sur les lippes boudeuses.
- Tro-o-p longtemps, oui ! Comment ça va ? Il ignore l'arme qu'il tient encore entre les doigts et pose un baiser sur chaque joue, l'observe du coin de l'oeil en le faisant. Et elle n'attend pas de réponses, Lili, continue de parler d'un ton prétentieux. On dirait que oui. Ce boday n'a pas changé depuis la dernière fois.
Geste de la main, il le désigne de haut en bas, avant de lui adresser un clin d'oeil appuyé.
- Et ce booty.
Il porte son index à ses lèvres, y appuie sa langue, avant de - sans manières, aucune - poser son doigt sur le fessier d'Hailey. De sa bouche, il mime le bruit d'une brûlure.
- Hot damn.
Elle le dévisage une seconde, une moue boudeuse sur les lèvres, un éclat dans l'oeil, avant de rejeter sa crinière à l'arrière de ses épaules des deux mains d'un geste gracieux. L'oeil se pose sur l'arme, toujours entre ses doigts. Lili le pointe, la moue encore pendue aux lippes.
- Tu sais bien à quel point j'aime voir ton gros engin, mais tu peux le ranger s'il te plait, hm, mon chéri ?

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Dernière édition par Lionel Paradis le Dim 19 Mar - 20:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: idfc (li/ly)   Ven 17 Mar - 5:58

idfc
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Comme à chaque fois que j’ouvre la bouche, j’ai le temps de me passer tout le film du pourquoi et du comment j’ai bien pu merder. Sauf que là, en plus, j’ai vraiment beaucoup le temps, et face au silence et à la moue de mon interlocuteur, je ne tarde pas à me rendre à l’évidence : ça sent le caca pour ma gueule. Et puis soudain, un sourire, sauf qu’au lieu de me rassurer, ça ne m’enfonce que plus dans mes bottines avec l’impression d’être un plat de gibier sur la table d’un chasseur et c’est à peine une image car à la façon dont il me reluque, je pourrais presque douter de devenir sous peu une victime du cannibalisme. Quand finalement le non-inconnu fond sur moi, j’ai le réflexe de me pencher en arrière mais trop tard : déjà ses lèvres claquent sur mes joues et je me raidis comme une bûche, tous les poils du corps au garde à vous, et mes doigts crispés à en trembler sur mon arme. Cette manie de se lécher la pomme pour se dire bonjour, nom de Dieu… Je suis encore sous le choc et ai du mal à assimiler ce que mon interlocuteur me déblatère ; j’essaye néanmoins de me concentrer, espérant choper son prénom au passage mais jusqu’ici, pas de chance. Je note néanmoins la mention d’une « dernière fois », confirmant une rencontre passée mais j’ai beau me retourner le cerveau, je n’arrive toujours pas à associer cette familiarité, pourtant de plus en plus grandissante à mesure qu’il parle, avec un souvenir.

Et ce booty… Quoi, ce booty ? Par réflexe, je baisse un peu la tête sur le côté, arquant un sourcil en zieutant dans la direction de mon postérieur ; c’est ainsi distrait que je ne vois pas venir le geste qui me grille la peau à travers mon jeans et qui m’arrache un léger sursaut. Replantant mon regard sur mon interlocuteur, je déglutis, puis me décide pour un sourire crispé, bien que se voulant amusé.
« Ah ah ah ! C’est euh… merci ? »
Je m’éclaircis la gorge, roulant nerveusement des yeux de droite à gauche. Pour le coup, j’ai plutôt l’impression qu’au lieu du cul, j’ai le cerveau grillé. La preuve : mister « je te connais mais d’où » se repeint de sa moue boudeuse et je dois faire appel à tout le peu de contenance qu’il me reste pour ne pas m’effondrer en demandant pardon d’être aussi con. Si seulement je pouvais me liquéfier et disparaître dans une bouche d’égout, là, maintenant… Et enfin, je comprends, quand il désigne mon… mon arme, oui, il parle bien de mon arme. Rien d’autre. N’est-ce pas ? Je baisse les yeux en me brossant rapidement la braguette du bout des doigts pour vérifier qu’elle n’est pas ouverte, juste au cas où, avant de ranger mon pistolet dans la poche arrière de mon jeans en marmonnant un :
« Ouais, désolé. »
Les deux mains désormais libres, je replis légèrement les bras contre moi, me tordant les poignets, agitant les auriculaires contre mes annulaires en faisant craquer mes jointures pour me débarrasser de la désagréable et trop fréquente sensation de démangeaison à l’intérieur de mes doigts. Et puis je me rends compte que j’ai l’air idiot alors je me force à arrêter en fourrant les mains dans mes poches mais je n’ai pas sitôt fait que la droite bondit déjà jusqu’à ma tête pour s’enfouir dans mes boucles et me gratter le cuir chevelu. Tout ceci se déroule en seulement deux ou trois secondes, le temps qu’il me faut pour me décider à me retrancher finalement dans la solution de l’honnêteté : 
« Hmm oui, alors, voilà, en fait, je suis désolé mais… Je ne me souviens plus vraiment de comment tu t’appelles. » J’étire un sourire embarrassé. « Moi et les noms ça fait deux. J’ai vraiment une passoire à la place du cerveau. Une passoire avec des trous en forme de noms. Et de plein d’autres choses aussi, d’ailleurs. »
Tu parles trop, Hailey. Un dernier grattement nerveux — cette fois sur la tranche du nez — et je fais disparaître ma main dans ma poche une bonne fois pour toute.
« C’est pas juste toi, hein ! » me sens-je obligé de préciser. « Ça me le ferait avec un peu n’importe qui, je crois. »
Sauf…
« Et ça veut pas non plus dire que je suis pas content de te voir, en vie et en bonne santé, avec tout ça... Tu sais bien, quoi. »
Oh mais ta gueule, Hailey, t’en fais vraiment trop. Pourquoi pas lui faire un exposé sur le fait que t’aies rien contre le fait qu’un mec porte des talons parce que t’es pas misogyne ?

Attend… Un mec qui porte des talons ?

J’écarquille les yeux, mon regard se perdant un moment dans le vide alors que je peux presque sentir mes neurones entrer en connexion. Reportant finalement mon attention sur mon interlocuteur, j’entrouvre les lèvres, laissant mon souffle un instant suspendu, avant de murmurer :
« Lionel ? »

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MessageSujet: Re: idfc (li/ly)   Dim 19 Mar - 20:49

Quelle bête étrange qui se trouve là sous ses yeux ; il découvre quelque chose qu'il connait déjà, un être familier et pourtant, il ne voit que des nouveautés qui s'offrent à lui. Lionel ne peut que pencher sa tête sur le côté, un peu, tandis que ses yeux luisent d'une curiosité qui ne cessent de croître, sans cesse. Certes, le temps change beaucoup de choses, mais certaines restent intactes malgré les années, comme des points de repère dans les étrangetés que sont les humains. Et si ce n'est du physique d'Hailey - et qui pourtant, a changé avec le temps - le reste lui semble parfaitement inconnu. Peut-être sa mémoire lui fait défaut, après tout ce temps. Il n'est pas des plus romantiques ; Hailey n'a pas été le seul à exercer un certain effet sur son coeur, d'autres ont suivis. Mais il en garde certains souvenirs, et dans ceux-ci, le garçon ne semble pas être le même. C'est les gestes, surtout. Les expressions qui traversent son regard et son visage ; les mouvements nerveux de ses doigts, de ses mains. Lili dévisage, étonnamment attentive, soudainement presque silencieuse, car elle ne sait pas réellement ; elle essaie de comprendre, quelque part, ce qui s'est passé. Dans le silence, elle cherche les réponses qui n'apparaissent pas, et essaie de comprendre presque dix années d'absence en quelques secondes. Mais les gens sont des intrigues, et c'est bien pour cela qu'ils sont intéressants. Alors les réponses n'apparaissent pas, et face à lui, face à elle, à eux, il n'y a qu'une ancienne connaissance pourtant inconnue, avec des tremblements, des gestes et des regards qui lui sont étrangers. Et Lionel, captif, intéressé, ne peut détourner les yeux.
Et soudain, l'autre parle. Le Hailey qui n'est réellement Hailey, qui lui mais un autre aussi, peut-être. On dit qu'en quelques années, les cellules du corps entier ont changé ; peut-être ne sont-ils les mêmes personnes qu'à leur rencontre, alors. Peut-être est-ce pour cela que le bouclé ne le reconnait pas, et qu'il l'observe avec ce regard désolé, des mots maladroits s'excusant au bord des lèvres, un peu coupable.
Mais si c'était réellement le cas, Lionel n'aurait ce poids, au coeur. Ce poids qu'il ne comprend pas réellement, au final. Car la diva ne se prend pas d'affection pour les gens facilement, et les oublie plutôt rapidement. Quelques minutes plus tôt, Hailey était dans les abysses de ses pensées, oublié depuis des années, déjà. Et pourtant le voilà. Le voilà à cet instant, incapable de se rappeler d'elle, et Lili ne peut que froncer des sourcils. Elle fronce des sourcils non pas face aux excuses, mais plutôt face aux sentiments étranges qu'elle ressent, dans ses tripes. Elle aimerait en rire, en avoir rien à foutre, mais l'émotion la laisse perplexe, et elle se contente de battre des cils, un peu confuse, un peu perdue, ne suivant plus trop le débit de ses mots.
Mais Lili, elle n'est qu'une actrice, qu'une femme de théâtre. Lionel s'est effacé un peu, Lilith aussi, et il ne reste que Lili, au final. Un mélange étrange des deux, mais surtout un masque sur les traits du genderfluid. Un masque face au monde, face à lui-même. Un masque comme barrière autour d'un coeur un peu amer, incapable de s'ouvrir à ceux qui l'entourent.
Les pensées s'évadent, alors, comme elles le font toujours. Lionel les chasse d'un mouvement de main et les ignore, les laisse plonger dans les abysses de sa mémoire et garde sa prestance, son masque, son jeu si finement tissé. Il écoute les paroles de cette personne qu'il connaissait autrefois, et agite sa main, pour lui faire comprendre qu'il n'y a aucun problème, même si c'est plutôt le contraire. Il s'apprête à faire un pas pour s'éloigner, aller agacer quelqu'un d'autre et oublier cette étrange scène, cet étrange ressenti de son coeur, lorsque le prénom retentit.
Il l'entend souvent, depuis le début de la fin. Lionel, toujours et encore. Car ici, il a toujours été Lionel, le garçon de Mina, la folle du village, l'enfant grognon devenu étrangement extraverti, soudain. Il est le divertissement d'autrefois, celui qui attirait le regard des parents outrés, les insultes des idiots, dans les couloirs de l'école. Lionel, et pourtant.
Pourtant, il ne peut que grimacer, les sourcils froncés et la voix qui crache, sans qu'il ne contrôle ;
- Lili ; qu'il exige dans un espèce de murmure, de supplice. Lili, pas Lionel.
Ce n'est qu'un nom ; il en possède des centaines, au travers des insultes et des mots tendres, et pourtant, il exige cette fois-ci, venant de lui du moins. Même s'il ne sait plus, même s'il ne le connait plus. Car Lili c'était, autrefois. Car Lili ça a été pour la première fois, lorsqu'il était là. Peut-être n'est-il le même, c'est ce que ses yeux ne cessent de lui répéter tandis qu'il le dévisage, mais ça ne fait réellement de différence. Après tout, n'a-t-il pas changé lui-même ? Il a perdu l'androgynie de ses traits, de son corps. Il s'est trouvé, alors qu'autrefois il ne faisait que se chercher. Même, aujourd'hui, il se cache derrière une scène qui n'existe plus, éternelle diva aux milles et unes manière.
Mais pour l'heure, il a oublié son texte, et le regard du public, face à lui, le tétanise un brin. Alors, la diva glisse ses doigts dans sa crinière, geste un peu maladroit, et ses sourcils restent froncés, étrangement. Elle dévisage le garçon - non, l'homme - qui lui fait face, et enfouit ses mains dans ses poches, rapidement. Le bout de son escarpin droit s'enfonce dans l'herbe humide, le regard y reste accroché une seconde, captivé, avant qu'il ne l'observe de nouveau. Lili ouvre la bouche, une fois, puis la ferme, avant de se racler la gorge.
- C'est bien. Il hoche de la tête avant de se rendre compte, un peu con, que ses mots ne veulent pas dire grand chose. La machoire se braque et les traits se font un peu plus durs ; l'éclat de ses sentiments véritables. J'veux dire, que tu sois en vie ; c'est bien.
Les mots sont grognés dans un élan précipité, et il détourne le regard pour observer la rue, avant de revenir vers lui. Car il veut l'observer, de nouveau. Les souvenirs sont flous, et les traits de son visage ont ternis avec les années. Il avait oublié, quelque part, le vert certain de ses yeux. Il avait oublié comment ils parvenaient à lui couper le souffle, le temps d'un instant, surtout lorsqu'il s'y attendait le moins. La machoire reste braquée et il se gratte la barbe, un instant.
- Tu sais quoi ? J'sais même pas pourquoi j'suis venu t'parler. Je sais pas, en fait. Je t'ai vu, et voilà. J'sais pas quoi dire, maintenant. J'sais pas, j'sais juste pas.
Car les scénarios n'existent pas dans la vraie vie, et que les dialogues ne sont pas déjà écrits. Il pourrait lui sortir des phrases déjà dites milles fois au cours des dernières semaines, lui balancer des compliments indécents comme il ne cesse de le faire, lui caresser le bras et lui adresser des regards insolents. Mais une part de lui se refuse à jouer, mentir. Pour aujourd'hui, du moins. Surement à cause du choc. La nostalgie.
Alors, un rire le quitte, un peu pathétique, tandis qu'il observe le ciel, calme.
- P'tain, tu m'fous les nerfs. Et il l'observe, encore, et au détour d'un sourire presque doux, mais crispé sur les lèvres, il ajoute ; me regarde pas avec ces yeux là, cutie.
Non, pas ces yeux là, surtout pas.

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MessageSujet: Re: idfc (li/ly)   Dim 16 Avr - 20:20

idfc
it's time i had some time alone.
Sa réponse, je me la prends comme une claque dans la gueule et, écrasant les paupières et tirant les lèvres dans une grimace, pas loin de celle que l’on fait lorsqu’on vient de se brûler en se mettant les doigts sous un robinet trop chaud, je me confonds d’une petite voix :
« Oui, Lili, oui oui, Lili, pardon… »
Voilà, je pensais avoir bon, et je me plante encore. Un soupir, et je ne peux pas empêcher mes doigts de revenir se perdre, tremblants, dans mes boucles qu’ils entortillent et maltraitent sans pitié. Évidemment, que c’est Lili. Lili, pas Lionel… Jamais je n’ai moi-même prononcé son prénom complet, ne l’ayant entendu qu’une fois, rapidement, de la bouche du patron du cabaret où nous nous sommes rencontrés. Ce fut Lionel, brièvement, le temps de la demi-minute qui s’est écoulée avant que je n’aille lui parler ; puis ce fut Lilith, quand nous avons partagé un verre, puis deux, puis trois et, enfin, ce fut Lili, quand après sa loge j’ai eu l’accès VIP à ses draps. Lili, et Lily. On en jouait, on en riait, on s’en asticotait. Plus qu’un fait, c’était presque un idiome. Alors pourquoi, aujourd’hui, c’est ce foutu Lionel qui m’est sorti ? Question qui restera sans réponse, mais pas sans conséquences, celles que j’essaye tant bien que mal de déchiffrer bien plus pour le pire que pour le meilleur dans l’attitude subitement changée de mon interlocuteur. Alors, me laissant accablé de l’entièreté du blâme, je baisse les yeux ; pas longtemps cependant, car les paroles de Lili m’imposent de lui prouver que je l’écoute par crainte d’empirer la série de faux pas dans laquelle je me donne en spectacle depuis le début de notre échange. C’est bien que je sois en vie ? Je hausse les épaules, incertain, mais me fends d’un sobre « Merci ».

Pas facile de maintenir le contact visuel alors qu’il continue dans une confusion qui ne fait qu’empirer la mienne ; s’il ne sait pas, alors j’en sais encore moins. Le corps instable, les mains ne tenant pas une seconde en place, tantôt posées sur mes hanches, croisées contre mon torse, glissant sur mon épaule, sur ma joue, grattant mon nez, mes cheveux ; j’écoute, heurtant de temps à autre son regard du mien entre deux craquements de nuque fuyarde jusqu’à ce l’écho de la voix de Coach ne me force à me fixer : tu dois regarder les gens dans les yeux, Hailey. Alors je fais ce que j’ai à faire. Mes prunelles dans les siennes, cillant à peine, je mets toutes mes forces à lui prouver mon écoute, profitant de ce moment pour essayer de le sonder, essayer de savoir. En vain. Encore une fois, je ne tarde pas à comprendre que je me suis gouré. Je détourne alors vivement le regard, sentant mes joues piquer sous une montée de fard, et marmonne un :
« Désolé. » Penaud, je déglutis, la gorge sèche. « Désolé, » répète-je, « je voulais pas te foutre les nerfs. Je… »
Ouvrant et refermant bêtement la bouche comme une truite hors de l’eau, je jette un coup d’œil vers la porte de ma maison dont le bois, affichant une mince fente en son milieu, me semble presque béer pour m’appeler entre ses murs.
« Tu veux, euh… Venir boire quelque chose, pour discuter ? » Mes paumes se dressent aussitôt face à lui alors que je me reprends : « Sauf si tu veux pas discuter, hein, je comprendrais. »
Et moi, qu’est-ce que je veux ? Pour le coup, je ne sais pas, je ne sais pas non plus. J’ai toujours envie — besoin — d’aller me réfugier dans le silence, mais je ne peux ignorer cet élan de nostalgie et de soulagement qui m’étreint avidement le cœur ; cette petite voix, émue, qui me dit que nos chemins ne devaient jamais se recroiser et que peu importe les circonstances, c’est une chance incommensurable, un don du destin, que cela arrive, ici et maintenant, et que je n’ai pas le droit de lui cracher à la figure, de l’ignorer, comme un ingrat.
« J’ai rien d’autre à faire, de toute façon. »

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PLACE DANS LE CAMP : couturier pour tout et rien ; il crée ce qu'on lui demande, à l'aide de ses doigts de fée. depuis qu'il a perdu son poste à l'école, il s'occupe de la crinière de la nouvelle reine, pour garder son boule en sécurité.
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MessageSujet: Re: idfc (li/ly)   Jeu 20 Avr - 23:04

La forêt. Une forêt, plutôt. Grande, immense. Si grande que la noirceur s'y perd elle-même, certains jours, certaines nuits. Et Lionel ne fait pas autrement ; il s'y perd, dans son regard. Il se perd dans les nuances de vert et dans les fragments plus clairs. Ceux qu'il parvient à peine à voir, peut-être à cause de la distance, peut-être aussi à cause d'une chose inconnue qui l'empêche de le faire. Ils lui rappellent les souvenirs flous, brisés, un peu oubliés dans ses pensées. Ils lui rappellent tout ce qu'il a été et ce qu'il a cessé d'être, aussi. L'époque où il s'est trouvé, et surtout le fait que, depuis quelque temps, il commence à se perdre de nouveau, Intentionnellement, pour de bonnes raisons, ou du moins, c'est ce qu'il aime croire, le soir, lorsque le masque quitte ses traits.
Sa gorge se serre et Lili détourne les yeux, imitant son opposant.
Étrangement la gorge se serre encore plus et les pensées ne deviennent que plus floues. Il pince ses lèvres et cherche, cherche sans trouver, tandis que les mots timides atteignent ses oreilles.
Et encore, la gorge se serre. Encore plus fort; Lionel se demande comment il fait, à cet instant, pour respirer normalement.
Il sait que les mots resteront pris dans sa gorge, alors il lève la main pour le faire taire, lui faire comprendre que ce n'est rien, qu'il n'y a aucun problème, que tout va bien. Il ment dans ses gestes car il se trouve incapable de mentir à l'aide ses mots. La diva n'a pas confiance en sa propre voix.
Et puis, la voix, encore. Sa voix ; c'est étrange ce qu'elle lui fait, sa voix. C'est comme une chaleur qui le traverse et qui le brûle de l'intérieur, mais sans le blesser, pourtant. Ou alors, peut-être le fait-elle. Il ne sait pas réellement. Mais Lionel la sent, cette chaleur. Elle est lourde au creux de ses veines, de son ventre, et elle floue ses pensées avec tant de doigté qu'il sait précisément, à cet instant, que son masque ne reviendra pas prendre place, sur ses traits.
Pas aujourd'hui, du moins.
Car il s'est perdu et face à lui se trouve l'homme qui, autrefois, l'a aidé à se trouver.
Alors, il se cherche.
Lionel se cherche, sans savoir réellement qu'il le fait.
Il se contente d'avoir les sourcils froncés, plutôt, et une moue certaine boudeuse sur ses lèvres, mais ne perdant pas sa beauté. Le regard sombre se pose de nouveau sur le garçon, face à lui. Lionel le dévisage sans un mot, l'observe entièrement, complètement, avant de fermer les yeux une seconde - et quelque chose se brise, non s'ouvre, sur son visage, à cet instant - tandis qu'il inspire simplement.
Cherchant quelque chose, encore. Quelque chose qu'il ne connait pas réellement.
Puis, il ouvre les yeux, et une seconde plus tard, un fin sourire se glisse au bord de ses lèvres. Il n'a rien de faux, ou de prétentieux. Il est simplement fin, minime, presque transparent. Un peu serré, aussi. Presque furieux, même, mais tout de même vrai.
- D'accord, j'accepte ; les mots sont durs, la voix plus grave qu'il y a quelques minutes. Plus rauque, aussi. Les nuances et les douceurs ont disparues, comme les robes qu'elle portait, personnage exemplaire depuis des mois, déjà. Il lui est étrange de l'entendre si fort, et surtout, pour une autre personne que lui-même.
Mais le masque est tombé. Le masque est tombé et le personnage s'est retiré, et il ne reste que l'acteur, que Lili.
Le regard se fait plus solide, une seconde - comme si la chose était possible - avant qu'il ne s'approche et que, peut-être avec une certaine onze de douceur, il s'empare de la mâchoire d'Hailey entre ses doigts, son visage proche du sien, pour chercher ce quelque chose, encore. Sa moue se fait encore plus boudeuse, furieuse, le coin de ses lèvres redressée en un rictus certain.
- Hm... tu commences à avoir des rides, au coin des yeux, qu'il dit, malgré le fait que son oeil est plus arrivé par le vert de ses yeux qu'autre chose. Et les mots, ils sont un peu moqueurs, mais d'un ton différent, d'un ton qui lui appartient entièrement. Moqueurs, un peu insolents, aussi. Furieux, peut-être ; furieux car il ne trouve pas de réponses à ce qu'il ressent dans ses tripes à sa simple vue - l'écho d'autrefois, peut-être- et qu'elle n'apprécie pas forcément la chose, Lili.
Un soupir quitte ses lèvres et il claque sa langue au creux de son palais, avant de le lâcher, simplement. La moue reste sur ses lippes, quant à elle. Le menton reste haut, hautain. Après tout, il l'a toujours été, hautain.
- Alors, tu ouvres cette porte, Hailey ? J'espère que tu as au moins du thé, hm ?
Une seconde et l'autre ne bouge pas - il lui est étrange de le voir comme ça, un peu perdu, sans ses excentricités, sans ses cris et ses mains baladeuses, ses baisers inappropriés, ses regards trop fous, flamboyants.
Il lui est étrange de les chercher - car il sait, quelque part, qu'il cherche une part du passé, de leur passé - alors il se détourne. Il se détourne, comme brûlé, les sourcils froncés et la mâchoire serrée, la langue ayant de nouveau claquée dans son palais. Il se tourne et se dirige vers la porte de lui-même, l'ouvre et pénètre la demeure, sans demander.

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idfc (li/ly)
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