The mercy of the living || w/Ari

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 The mercy of the living || w/Ari

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member / settler of astoria
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FACECLAIM : Tom Payne || Miss B (avatar) - a bunch of gif hunt (gifs) - Beylin (code signature)
MULTILINKS : Yancy || Rose || Randall || Morgan
POINTS : 456

STATUT CIVIL : Son cœur appartient au Seigneur. Il appartient aussi à une femme mais seule la concernée le sait.
ANCIEN MÉTIER : Il était aumônier militaire. Prêtre et militaire donc.
PLACE DANS LE CAMP : Pasteur. La place lui était toute attribuée et ce dès son arrivée au camp. Il aurait pu mettre ses autres capacités au service du camp mais même si on lui avait proposé, il aurait très probablement dit non. Aujourd'hui, l'arrivée d'Echo l'a obligé à accepter de faire autre chose en plus et il a finalement été désigné comme "homme à tout faire".
ARME DE PRÉDILECTION : Sa foi, mais quand elle ne suffit pas, son Sig Sauer P226 fait l'affaire.
ÂGE : 36 années passées sur cette planète mais physiquement, il est difficile de deviner son âge : il fait à la fois plus vieux et plus jeune, un véritable paradoxe à lui tout seul.


MessageSujet: The mercy of the living || w/Ari   Jeu 16 Mar - 20:47




Mon regard balaye l'intérieur de la chapelle, les bancs trop vides et je soupire. La chapelle est de moins en moins fréquentée depuis l'arrivée d'Echo et de ses hommes. Le couvre feu n'aidant pas, les gens sont occupés à vaquer à leurs activités la journée et ceux qui venaient le soir ou même la nuit ne viennent plus. Certains continuent de venir prier mais la chapelle n'a plus été totalement remplie depuis un petit moment. La limitation du nombre de personnes par endroit n'aide pas non plus. La chapelle a beau être un lieu sacré, un lieu neutre (et je tiens à ce que cela reste le cas), je n'ai pas l'autorisation d'accueillir plus de cinq personnes à la fois et les Astoriens se tiennent à cette règle parce que les règles, nous les connaissons tous et les conséquences, nous les connaissons tous également. Certains d'entre nous les connaissent d'ailleurs plus que d'autres. Octavia a été tuée, Soledad aussi, d'autres encore ont perdu la vie, d'autres ont été mis en prison pour ce qu'Echo considère comme des délits et moi, j'ai perdu mon oreille gauche. Ma main glisse doucement sur le pansement qui évite à la blessure pas encore tout à fait guérie de s'infecter. La douleur est moindre à présent mais encore présente. Il va falloir du temps pour que cela cicatrise pleinement. Dans mon malheur j'ai eu beaucoup de chance : la coupure a été nette et précise. Je n'ai pas eu à faire face à un boucher ou à une personne incapable d'utiliser un couteau. En quelques instants c'était fait et mon oreille était coupée, pour avoir blessé par balle un des siens. J'ai conscience que ça aurait pu être pire et c'est à cela que je m'accroche : au fait que j'aurais pu perdre la vie. Quant à la punition en elle-même... Elle n'était pas nécessaire pour me faire comprendre que j'ai fait quelque chose de mal, je me punis assez moi-même à cause de ça mais elle voulait montrer qu'elle ne plaisante pas. De chaque victime elle fait un exemple. Et pourtant, malgré cela, j'accepte. J'accepte parce que je veux croire en une paix possible, je veux croire que tout ça n'arrive pas en vain, qu'une lumière apparaîtra à un moment donné au bout du tunnel et que nous en sortirons plus forts, plus soudés.

Ou morts.

J'ignore la petite voix dans ma tête qui tente de me faire croire à cela. Je contourne l'autel et descend de l'estrade avant d'aller m'asseoir sur le premier banc et observer le Christ un moment en silence avant de prendre place sur l'agenouilloir, de joindre mes mains et de fermer les yeux avant de prier, là encore en silence. Mes lèvres bougent mais les mots restent muets, ce sont davantage mes pensées qui s'envolent vers Lui. Lorsque je prie, je m'enferme dans mon propre monde, je ne perçois plus les bruits alentours, les mouvements alentours et cette fois n'échappe pas à la règle. Alors, quand je me signe en rouvrant les yeux et que je me redresse et me retourne, je sursaute. Je sursaute car je vois une silhouette assise sur un banc dans le fond de la chapelle et la surprise passée, je reconnais la personne : Ari. Je ne connais d'elle que son prénom. Qui elle est vraiment et ce pour quoi elle est là, je n'en ai pas la moindre idée. Ce n'est pas la première fois que je la vois ici et pourtant, elle n'a jamais fait de signe de croix, n'a jamais touché à l'eau bénite, ne s'est jamais agenouillée, n'est jamais venue me parler. Tous sont les bienvenus, quelle que soit la religion et même ceux qui ne croient pas, je ne ferme les portes à personne mais tous ont toujours au moins eu un mot pour moi : pas elle. Moi, je l'ai saluée à plusieurs reprises mais jamais rien de plus car je n'aime pas m'imposer. Je laisse les gens venir à moi, j'ai toujours agi de la sorte. Cependant, depuis quelques temps, quelque chose me dérange et je ne saurais dire quoi. Son regard à elle qui me semble parfois insistant, curieux... Et ça n'a pas toujours été comme ça. C'est peu de temps avant l'arrivée d'Echo que le comportement d'Ari a légèrement changé. C'est presque imperceptible mais c'est bien là. Pourtant, je n'ai rien dit. Encore en cet instant, je choisis de lui sourire, de la saluer d'un signe de la tête avant de m'en retourner jusqu'à l'autel. Je reporte mon regard sur elle et hésite : une prière maintenant ? Juste pour elle ? Je ne sais même pas si elle est de la moindre confession. Je ne sais rien. Je ne sais pas ce qu'elle attend de moi, de cet endroit. Je cherche son regard et quand je le capte enfin, je me décide à parler.

« Est-ce que vous souhaitez que l'on prie ensemble ? »


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MessageSujet: Re: The mercy of the living || w/Ari   Sam 18 Mar - 9:58

» The mercy of the living
Ses pas la dirigent vers l’église. En réalité, elle est incapable de savoir pourquoi. Et en réalité, elle n’en a même pas envie. Toutes les choses de sa vie sont un peu perturbantes, et elle ne parvient pas toujours à faire le point. Elle n’en a pas envie. Il y a trop de monde, trop de bruits. Partout, autour d’elle, même lorsqu’elle désire un peu de tranquillité. Alors elle a cherché une solution et tout ceci a fini par lui tomber sur le coin de la gueule. L’église. Est-ce qu’il y a encore des croyants alors que le monde s’est à ce point détérioré ? Les morts se relèvent et on va prétendre que le « seigneur » peut arranger ça ? Elle grimace à cette idée, elle grimace quand elle les voit prier. Ils sont de moins en moins, c’est vrai. Et elle, elle profite d’une église qui se fait de plus en plus vide. Elle profite parce qu’elle a ça sous le coude. Un soupir s’échappe de ses lèvres alors qu’elle est assise dans le fond. Mais ce n’est pas la seule chose qui lui pose un problème. En réalité, ici se tient un secret qui lui broie le cœur et lui brûle l’âme.

Ici, il y a un homme qui semble prendre plaisir à se faire du mal. Mason se flagelle, se frappe, se fouette à sang. Elle ne sait pas pourquoi et en réalité, il lui semble qu’il ne l’a pas vu. Il ne sait pas qu’elle sait et elle, en réalité, elle ne voit pas franchement ce qu’elle pourrait dire. Que c’est mal ? Que ça n’a pas de sens ? Est-elle supposée en dire quelque chose ou juger ? Disons que ça n’aurait pas de sens ou pas d’intérêt non plus. Elle ne comprend pas et en même temps, elle se permet de croire que ça ne la concerne pas. Tout ceci est trop compliqué. Elle est restée là, ainsi, à l’observer, incapable de s’approcher ou même de fuir. Et elle a fini par partir parce qu’elle n’osait pas lui parler et qu’elle n’en éprouvait pas le réel besoin, parce qu’elle ne voyait pas non plus ce qu’elle aurait pu lui dire.

Assise dans le fond, l’homme est assis non loin, sur le premier banc de la salle. Elle a besoin de souffler, de profiter et elle n’a aucune raison de se prendre la tête parce que son existence est parfaite comme ça. N’est-ce pas ? Enfin bon, pas vraiment nécessaire de se prendre la tête parce que de toute manière, il fait bien ce qu’il veut. Mais dans un monde qui veut votre peau, pourquoi s’en prendre soi-même à sa chair ? Disons que de son point de vu, ça n’a pas le moindre intérêt. « Est-ce que vous souhaitez que l’on prie ensemble ? ». Elle l’observe un instant, perplexe. Il est vrai que les gens font ça, au creux de cette église. Mais elle n’en fait rien, et par instant, elle se permet de le regretter. Elle s’installe dans un lieu dit « sacré » pour profiter du calme. Disons que pour de nombreuses personnes, ça n’a pas vraiment de sens. Mais la réalité, c’est qu’elle ne risque pas d’en parler pour les autres. « Je ne viens pas prier. Je viens profiter du calme ». Son but, de toute manière, ce n’est pas de changer sa façon d’être et ce monde ne l’a pas rendue plus sensible à tout ça. « Comment faites-vous encore pour croire à tout ça ? ». Comment garde-t-on espoir dans un monde comme celui-ci ?


notes » w/ Mason, dans l'église
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ANCIEN MÉTIER : Il était aumônier militaire. Prêtre et militaire donc.
PLACE DANS LE CAMP : Pasteur. La place lui était toute attribuée et ce dès son arrivée au camp. Il aurait pu mettre ses autres capacités au service du camp mais même si on lui avait proposé, il aurait très probablement dit non. Aujourd'hui, l'arrivée d'Echo l'a obligé à accepter de faire autre chose en plus et il a finalement été désigné comme "homme à tout faire".
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MessageSujet: Re: The mercy of the living || w/Ari   Ven 7 Avr - 15:37



Une question simple mais pourtant directe posée au milieu de cette chapelle alors que nous seuls, Ari et moi. Lui proposer de prier ensemble me semble naturel, parce que pour moi prier est naturel et si elle recherche la moindre aide venant du Seigneur ou venant de moi-même, je souhaite pouvoir la lui apporter. J’ignore cependant si c’est bien de l’aide qu’elle cherche, ou des réponses à des interrogations pour l’instant silencieuses, ou si elle vient se réfugier ici simplement pour la quiétude qu’apporte cet endroit. Je l’observe en silence, percevant la perplexité qui brille un instant tant dans son regard que dans son attitude après ma question. Puis, vient le moment de la réponse, le moment de la vérité et la vérité, c’est qu’elle ne vient ni prier, ni chercher la moindre réponse : elle vient simplement « profiter du calme ». Je réponds à cela par un sourire. Je ne vais aucunement la mettre dehors parce qu’elle n’est pas là pour prier. La chapelle est à tout le monde comme elle n’est à personne. Elle est là, elle est bâtie pour recevoir ceux qui le souhaitent. Je ne souhaite y appliquer aucune règle spécifique car Dieu ne le voudrait pas. Dieu est amour et qu’on ait la foi ou non, on doit pouvoir pénétrer à l’intérieur d’une église si on le souhaite, même si c’est, comme pour Ari, simplement pour profiter du calme qu’offre la bâtisse. Qu’elle ne soit pas croyante mais que la chapelle soit capable malgré tout de lui apporter une forme de paix est magnifique en soi. Vient finalement une autre question. Ainsi, elle a des interrogations ou, en tout cas, elle en a au moins une. Comment je fais pour encore croire à tout cela ? Mon sourire alors que je décide de m’approcher d’elle.

« J’ai toujours cru, toujours. » je termine par lui répondre en m’approchant. « Ce qu’il se passe ne change rien à ma foi, ça ne remet pas Son existence en cause, au contraire. » j’ajoute en m’arrêtant à sa hauteur.

Je croise mes mains devant moi avant de plonger mon regard résolu dans celui d’Ari : nul doute que ma foi transparaît en cet instant, peut-être même davantage qu’au quotidien.

« Je ne sais pas comment vous l’expliquer. C’est en moi. » Je pose mes mains contre mon cœur avant de les abaisser dans un bref haussement d’épaules. « Si Son existence avait été remise en cause à chaque cataclysme, notre lien avec Lui n’existerait plus à ce jour.  Je peux ? » je lui demande en désignant le banc et j’attends qu’elle m’ait donné son accord pour m’asseoir à côté d’elle.

Une fois installé, j’observe la croix qui se trouve plus loin et c’est toujours dans le même calme et avec le même sérénité que je reprends.

« On peut se poser la question, c’est légitime : pourquoi, si Dieu existe vraiment, permet-Il que tout ça arrive ? Et de tout temps ça a été comme ça, de tout temps on s’est posé cette question. Pourquoi tant de souffrance s’Il existe vraiment ? »

Je me retourne vers Ari.

« Il ne peut y avoir de compassion s’il n’y a pas de souffrance. » je lui dis finalement. « C’est la souffrance qui nous permet de ressentir la compassion et ce sont les malheurs qui entraînent la souffrance. »

Je marque un silence, réalisant que cela ne lui parle peut-être pas. Je reprends.

« Quand on souffre, ça nous permet d’apprécier davantage la vie. Et quand on fait face à la souffrance des autres, là aussi ça nous permet d’apprécier davantage la vie. »

Petit sourire.



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MessageSujet: Re: The mercy of the living || w/Ari   Mar 18 Avr - 17:21

» The mercy of the living
Ari se demande ce qu’il peut bien penser de sa situation et de ses choix. La jeune brune n’est pas croyante et elle se permet de traîner dans une église alors qu’elle n’y croit même pas. Ce n’est pas forcément le genre de trucs qu’il doit aimer voir. Il ne peut pas non plus la forcer à croire. Et elle se permet de penser qu’il faut forcément garder un peu de compréhension, pour tout ça. Mais comment vraiment savoir. Enfin bon, elle n’a pas particulièrement envie de chercher plus que ça. Parce que pour le coup, malgré le fait qu’elle n’ait pas particulièrement envie d’être là, elle y est. Et qu’elle le souhaite ou non, elle n’a pas vraiment le choix. En parallèle, Ari se permet de penser qu’il n’y a pas de restriction quant à sa présence sur le terrain de baseball. Malgré son insolence quant à sa présence dans le coin, la jeune femme se risque à lui demander pourquoi est-ce qu’il croit à tout ça, pourquoi est-ce qu’il continue de croire alors que tout semble l’avoir abandonné. Plus ou moins, du moins. Mais pour le reste, c’est une toute autre histoire. Il est en droit de ne pas lui répondre, en droit de garder tout ça pour lui, parce qu’elle n’a pas à lui poser cette question. Mais parfois, on fait bien plus qu’on ne devrait, n’est-ce pas ? Mais plutôt que de l’inciter à prendre la fuite, plutôt que de lui demander de partir et de quitter les lieux, voilà qu’il se met à sourire et qu’il s’approche d’elle. « J’ai toujours cru, toujours. ». Pour le coup, c’est le genre de chose à laquelle on ne peut pas toujours s’attendre. Mais Ari imagine que si on y croit un peu, on finit par y croire toujours. Que ça reste en nous, malgré les coups durs. Mais lui, il n’en sait absolument rien et la plupart du temps, elle ne cherche jamais à réfléchir. A quoi bon ? Elle ne lui pose pas la question dans le but de se moquer de lui, plutôt dans le but de comprendre. Dans l’envie de comprendre, surtout. Mais son intention n’est pas de plaisanter. Avant, elle n’éprouvait pas d’intérêt à la religion et n’y comprenait absolument rien. Depuis l’apocalypse, elle a réalisé qu’elle ne risquait pas de pousser le vice plus loin. Tout lui paraît plus facile comme ça. Et puisqu’ils sont dans une situation pessimiste éternelle, elle ne risque pas d’aller plus loin. « Ce qu’il se passe ne change rien à ma foi, ça ne remet pas Son existence en cause, au contraire. ». Et bien tant mieux pour lui. Ari imagine pourtant aisément que ça a dû en faire douter plus d’un. Après tout, comment pourrait-on en douter ? Tant mieux pour lui en tout cas, si tout ceci ne l’a pas fait douter. Elle a juste du mal à comprendre la raison. Les morts qui se relèvent ? Ca n’a rien de rationnel. Sans déconner. Et c’est encore moins compréhensible. « Je vois. ». Mais en fait, elle ne voit pas du tout.

« Je ne sais pas comment vous l’expliquer. C’est en moi. ». Oui sans doute. Et c’est aussi pour cette raison qu’elle est incapable de comprendre. De toute manière, elle n’a pas particulièrement envie de comprendre. Tout ceci est déjà bien assez compliqué. « Si Son existence avait été remise en cause à chaque cataclysme, notre lien avec Lui n’existerait plus à ce jour.  Je peux ? ». Il y a une certaine limite entre un cataclysme du type aléas naturel et voir des morts se relever. Mais franchement, là, pour le coup, elle ne préfère pas réfléchir. Parce que ça ne servirait pas forcément à grand-chose. « J’ai du mal à croire que voir les gens se relever, ça peut passer pour un cataclysme comme ceux qui ont déjà eu lieu ». Mais elle n’a pas non plus envie de rentrer dans ce débat si étrange. Comment y croire quand elle-même n’y croit pas un seul instant ? En plus de ça, elle sait très bien qu’elle ne peut pas lui laisser croire que ça changera. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne.

« On peut se poser la question, c’est légitime : pourquoi, si Dieu existe vraiment, permet-Il que tout ça arrive ? Et de tout temps ça a été comme ça, de tout temps on s’est posé cette question. Pourquoi tant de souffrance s’Il existe vraiment ? ». Bon, par contre, s’il est en train d’essayer de la convaincre, c’est raté. Il n’y parviendra pas. Mais ses arguments sont bons ou en tout cas, il ne semble pas avoir tort. Ce qui aide plutôt bien. M’enfin bon, ce n’est que son avis de l’instant. Et alors qu’elle regarde l’homme installé à côté d’elle, elle se demande comment on peut croire en quelque chose qu’on ne peut même pas voir. « Il ne peut y avoir de compassion s’il n’y a pas de souffrance. ». Elle penche un peu la tête sur le côté, sceptique à cette idée. Elle n’y comprend pas grand-chose, il faut dire. Et elle n’a pas particulièrement envie de réfléchir. Mais il semble profondément ancré dans ses idées. Et de ce fait, elle comprend qu’il n’ait pas douté, jusque-là. ça se tient, puisqu’il n’en a juste jamais douté. « C’est la souffrance qui nous permet de ressentir la compassion et ce sont les malheurs qui entraînent la souffrance. ». Ari n’a jamais vraiment souffert, avant que le monde n’explose. Elle le sait aisément. Mais aujourd’hui, tout son monde a changé. Et elle ne sait pas sur quel trait se tenir à ce propos. Parce que là, pour le coup, elle ne sait juste plus. « Quand on souffre, ça nous permet d’apprécier davantage la vie. Et quand on fait face à la souffrance des autres, là aussi ça nous permet d’apprécier davantage la vie. ». Elle baisse les yeux. Avant que les morts ne se relève, elle ne s’est jamais intéressée à la souffrance des autres. Et aujourd’hui, elle ne sait pas encore si ça l’intéresse vraiment.

En parallèle, puisqu’il parle de souffrance, une autre question la traverse, et elle ne peut s’empêcher de la poser, dans un murmure qu’il ne peut qu’entendre dans une église. « Et pourquoi te fais-tu du mal ? ». Presque intimidée, elle lève les yeux vers lui. Elle ne sait même pas si elle attend une réponse.


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