it's only the end of the world. (win/won)

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 it's only the end of the world. (win/won)

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ANCIEN MÉTIER : ancien camionneur ; il a traversé les routes des usa pendant des années, transportant parfois certaines choses illicites, avant de se poser en campagne, avec son champ de cannabis.
PLACE DANS LE CAMP : l'homme aux légumes, autrefois ; il fait maintenant parti des astoriens fugitifs à l'extérieur du campement.
ARME DE PRÉDILECTION : un couteau suisse qu'il ne lâche jamais, ainsi qu'une arme qu'il porte à sa taille, volé sur la dépouille d'un flic, un fusil de chasse et sa chère et tendre serfouette, trouvée récemment.
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MessageSujet: it's only the end of the world. (win/won)   Mer 5 Avr - 2:41

La nuit est froide, malgré l'hiver qui s'est enfui. Winnie peut le sentir contre la peau de ses cuisses, moins crasseuse qu'il y a quelques jours. Dans le confort de la demeure, il a osé passer un peu d'eau contre sa peau puante, même si une part de lui ne cessait de lui répéter que les rôdeurs reconnaissent plus l'odeur du savon que celle de la crasse.
Il s'est lavé, un peu, et enfoui dans les vêtements d'un inconnu, il se sent étrange, dans la nuit. L'homme a les sourcils froncés, presque attaqué par le tissu qui effleure sa peau à chaque mouvement. Presque en colère contre les chaussettes blanches qu'il porte, sans trous, car justement elles sont propres et sans trous. Une part de lui est enragée contre ces simples faits, sans qu'il ne sache pourquoi.
Les yeux se ferment, une seconde ; l'homme inspire, la queue pissant entre les mains, avant de la secouer et de la ranger dans son caleçon. Un soupir quitte ses lèvres tandis qu'il passe ses doigts contre son visage, puis dans ses cheveux, avant qu'il ne grimace.
Il n'a plus l'habitude, non, de la propreté. Pas après trois jours à courir dans les bois, toujours aux aguets. Un grognement quitte ses lèvres et il s'approche du robinet qu'il ouvre, doucement, pour passer un peu d'eau sur son visage, lavant ses mains grossièrement. Son pouce appuie contre l'une de ses narines, une seconde, avant qu'il ne vide l'autre d'un mouvement sec, puis il éteint l'eau.
Son visage lui fait face, dans le miroir poussièreux. Sa main le brûle à cause de la blessure, et il détourne les yeux, ne se reconnaissant pas réellement. Dans ses pensées, il reste encore la même merde qu'à ses dix-sept ans. Les rides ne lui sont pas encore familières, au coin de ses yeux.
Les pas sont un peu lourds, dans le silence de la maison ; au travers de la fenêtre du salon, il peut voir l'ombre de Rory passer, de garde pour les trois prochaines heures. Winnie le dévisage une seconde, observe les alentours, encore à vif, avant d'avancer vers le futon, au milieu du salon. Ronan y dort, les sourcils froncés et le visage tout sauf détendu.
Un sourire effleure ses lèvres, amusé.
Encore un qui a oublié comment se détendre, avec ce merdier.
Reniflement brusquement, il se gratte les fesses une seconde, la main posée sur le vêtement, avant de se pencher pour se glisser sous les draps. Ils sont frais, eux aussi ; quelques minutes seulement se sont écoulés, pourtant, depuis qu'il s'est levé pour aller se vider la vessie. Il frisonne alors, et jure un peu, entre ses dents. Le poil de ses jambes s'hérisse et Winnie serre des dents, bouge un peu, ressent un élan de chaleur.
Les draps sont chauds, proche de l'archer. Les lèvres se pincent et les pieds, aventuriers, gigotent un peu, les chaussettes blanches s'approchant de celles un peu moins blanches que Ronan portent. Ses jambes, nues, effleurent les siennes. Winnie soupire, un peu plus confortable, avant de s'approcher le reste de son corps, un peu moins timide, surtout avide de chaleur, au final.
Et il la trouve, une seconde, la chaleur. Assez pour qu'un autre soupir quitte ses lèvres et qu'il ferme les yeux, confortable, avant que l'autre ne bouge, soudainement réveillé. Le souffle lui coupe lorsque son corps est soudainement plaqué contre le futon et lorsqu'il ouvre les yeux, c'est pour voir ceux de Ronan, paniqué, fous, hystérique, un avant bras appuyé contre son torse, et l'autre main dans les airs, tenant -
- C'est un foutu couteau à beurre que tu pointes vers moi, Ronan ?! La voix est brusque et finit en rire, malgré le manque de souffle. Winnie ricane un peu bêtement, malgré son coeur qui bat vivement, dans sa poitrine, sous le coup de la surprise.
Il rit encore quelques secondes, l'homme, - et lâche un gaz, aussi, sans réellement le vouloir - avant de tendre les doigts pour s'emparer de l'arme.
- Donne moi ça. Sauf si tu comptes me tartiner ? Un ricanement, encore. J'voulais pas t'réveiller, mec, désolé.
Les couvertures se réchauffent un peu, avec la nouvelle proximité.

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MessageSujet: Re: it's only the end of the world. (win/won)   Dim 9 Avr - 13:51

it's only the end of the world
winwon
Après trois jours passés à être à l'affut en permanence, Ronan n'a pas tardé à trouver le sommeil une fois allongé. A Astoria, il a mis du temps à se réhabituer à dormir dans un lit, mais il ne peut pas nier qu'il apprécie de retrouver un matelas à peu près potable. C'est qu'il se serait presque fait au luxe d'avoir une véritable literie. Après avoir pris une douche, non sans souffrir et serrer les dents quand l'eau a coulé sur la brûlure du bitume contre ses paumes, après avoir tenté de soigner ses plaies avec le matériel de bord, et après avoir enfilé un caleçon et un t-shirt propres; il s'est glissé sous les couvertures et Morphée l'a trouvé pratiquement à l'instant où il a fermé les yeux. La fraîcheur de la nuit n'est pas un problème pour Ronan qui n'est pas frileux, il ne l'a jamais vraiment été, même dans sa vie d'avant. C'est même le contraire, il a du mal à supporter la chaleur. D'anciens amis dont il a oublié le visage disaient de lui que c'était un radiateur ambulant, il prêtait sa veste à n'importe qui, il en a perdu beaucoup comme ça, par les nuits d'hiver californien trop arrosées. Ce Ronan là a disparu en même temps que le reste de sa famille, il est difficile d'imaginer en le voyant si sérieux au milieu de toute cette désolation, qu'il ait été si souriant par le passé.

Si l'archer s'est endormi tôt, cela ne veut pas pour autant dire que son sommeil est réparateur. Ses songes sont rarement tout roses, et étrangement, les militaires du camp de réfugiés du début de l'épidémie continuent d'y apparaître. Il les voit enlever sa petite sœur, et la gamine qui hurle toujours pendant que d'autres retiennent Ronan, le forçant à assister à la scène, impuissant. Il préférerait mille fois un sommeil sans rêves plutôt que devoir revivre cela presque toutes les nuits. Et c'est pendant ces rêves angoissants qu'il sent quelque chose se rapprocher dans son dos. Il ne réalise pas vraiment qu'il s'est réveillé quand il attrape la chose la plus proche, et dans un réflexe presque robotique, plaque celui qui a osé le toucher de si près. Dans l'obscurité et dans sa folie cauchemardesque, il ne comprend pas tout de suite qu'il s'agit de Winnie sous son bras. La respiration de Ronan est forte, son pouls erratique. Il y a un moment de flottement, le temps que son cerveau encore endormi analyse la situation et qu'il reconnaisse l'autre homme, qui d'ailleurs lui fait remarquer que ce qu'il tient dans sa main, c'est un couteau à beurre. Il plisse les yeux. « On peut faire beaucoup de choses, avec un couteau à beurre. Suffit de viser les yeux. » Le cerveau n'est plus très loin, si on y pense bien. A force de zigouiller du pourri, on finit par savoir ce genre de choses. Il lui pose l'arme de fortune dans la main qu'il tend, sans rechigner. « Bah maintenant c'est trop tard, Winnie, j'suis réveillé. » bougonne-t-il avant de relâcher son emprise sur le brun. En réalité, à force de se mettre en retrait de la société et de l'humanité en général, il a perdu l'habitude du contact humain, et voit chaque effleurement, chaque empiétement sur son espace personnel comme une menace. Même quand son esprit n'est pas complètement alerte, son corps se met automatiquement sur la défensive. C'est sûrement grâce à ça qu'il est encore en vie aujourd'hui. Il retrouve sa position initiale dans le lit, non sans soupirer. Il fixe le plafond décrépit, désormais incapable de retrouver le sommeil, tant que son coeur battra si vite. « Ca va ta main? J't'ai pas fait mal? » demande-t-il finalement. Il sent ses propres paumes le lancer maintenant que l'adrénaline a cessé de faire son travail.

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MessageSujet: Re: it's only the end of the world. (win/won)   Dim 16 Avr - 0:25

Bah maintenant c'est trop tard, Winnie, j'suis réveillé.
Une grimace tombe sur ses lèvres, mi désolée, mi sourire aussi. Une merde grimaçante sur ses traits un peu maladroit, tandis qu'il gronde un peu, Winnie, sans réellement dire désolé. Qu'est-ce que ça changerait, de toute manière ? Ronan est déjà réveillé. La brute l'observe en silence, une seconde, tandis qu'il gronde, s'éloigne, soupire.
Le regard reste un peu suspendu à ses traits, sans gênes. C'est qu'il n'en a pas, de gênes, Winnie. L'oeil s'attarde et profite de ce qu'il voit, simplement. Les belles choses, après tout, commencent à se faire rare.
Alors, il dévisage, une lueur dans l'oeil, reflet de la lune, dehors.
Sa tête s'appuie de nouveau contre son oreiller de fortune - un pantalon qu'il ne porte pas, et sa veste, encore salie par la boue et la terre, mais sèche, au moins - avant qu'il ne soupire à son tour. Le corps s'agite un peu, dans les draps froids, et il jette un regard à son compagnon de couche, sa peau loin de la sienne.
À le savoir éveillé, il ne se colle pas, cette fois-ci. Il sait, d'une part, que Ronan n'aime pas spécialement. L'ours a beau chercher la chaleur d'autrui, le contact d'autrui en permanance, il ne bouge pas, cette fois-ci. Une part de lui sait, ne comprend pas, certes, mais sait, que Ronan flanche, sous son touché. Qu'importe le poids de la caresse, qu'elle soit aussi légère qu'une plume ou lourde comme le poids d'un corps, contre le sien. Il flanche, et le coeur de Winnie, étranger à battements fous, se tord jusqu'à dans ses tripes.
Alors, il ne bouge pas.
Certes grimace-t-il, gigotant un peu sous ses draps, sous les tissus rêches et peu délicats, contre sa peau presque propre, mais il ne s'approche pas, et se contente d'observer, l'oeil un peu brillant, dans la nuit trop calme.
Et il est lourd, le calme. Lourd, brisé par le respir un peu trop fort de Ronan.
Le dos contre le futon, il lance un regard par la fenêtre, encore. Allongé, il ne voit plus Rory, dehors. Les traits se tordent au travers d'une grimace certaine - douloureuse, même - quand il prend appui sur ses mains, tendant le cou pour voir, un peu. Les paroles de Ronan le stoppent ; il tourne son regard vers lui, puis vers ses mains.
- Ah. Sous sa main droite, quelques gouttes de carmin se sont déjà posés sur le drap. Winnie pince ses lèvres avant de se laisser tomber sur le dos, de nouveau. Au travers des gestes bruques, l'un de ses points semble avoir rendu l'âme. Ou du moins, la peau en a souffert un peu. J'ai un peu chié sur les draps, d'solé.
Il gronde, bas, essuie sa paluche contre le tissu de son boxer, las. Un soupir quitte ses lèvres, et il regarde Ronan, encore. Trop souvent, il le regarde.
- Ça va, j'pense pas que ça vient de toi, c'te merde. J'avais oublié.
C'est bien son genre, oublier. Il lui arrive encore, certains jours, de lever sa main gauche pour se gratter l'oreille, avant de se rendre compte qu'il n'est plus là, son auriculaire. Il ne reste qu'une pauvre phalange à demie ravagée, et une peau trop lisse pour être la sienne, étrange à côté de ses mains trop souvent sèches et dures.
Ses jambes bougent ; contre la gauche, il sent la chaleur de Ronan. Elles s'effleurent, une seconde, leur peau, avant qu'il ne s'éloigne. Son regard reste posé sur lui. Maintenant qu'il est réveillé, il ne s'endort plus. Et à voir les longues secondes de silence qui se sont écoulés depuis ses derniers mots, Ronan est dans la même situation. Winnie bouge, encore. Le parquet grince, sous le futon, et il stoppe son mouvement, le corps crispé avant de se rendre compte que le bruit vient de lui. Puis, il se tourne sur le côté, le visage tourné vers Ronan, entièrement.
- Tu dors pas ? T'as essayé de compter les moutons ? Rictus en coin, sur ses lèvres. S'il parlait fort, il murmure le reste des mots, comme un secret, le regard qui luit, intéressé. Ou les extraterrestres.
La tête se tourne, le cou se tord et il jette un regard à la fenêtre. L'avantage de l’apocalypse, c'est qu'ils peuvent voir les étoiles sans problèmes, maintenant. Et elles brillent, ce soir, presque aussi bien que la lune. Winnie renifle - malgré le fait qu'il est vidé son nez sans grâce, quelques minutes plus tôt, il y reste encore des saletés - et se racle la gorge dans un grognement plutôt acceptable, peu répugnant, pour une fois, avant de se tourner vers Ronan, de nouveau. Entre eux, moins de dix centimètres.
Le regard se pose sur les mains de l'archer.
- T'as mis un truc, sur tes mains ? Il les observe avec attention, curiosité. Si plus tôt, il a voulu s'occuper de la dite blessure, Ronan a éloigné ses mains avant que Winnie n'est pu les attraper entre les siennes.

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MessageSujet: Re: it's only the end of the world. (win/won)   Lun 17 Avr - 1:26

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Il y a un moment de flottement, et Ronan espère secrètement que Winnie a déjà retrouvé le sommeil. Il sait que ce n'est pas un soucis pour l'ours, qui semble être capable de s'endormir n'importe où. En tout cas, ça lui éviterait une situation gênante de plus. Mais il sent que l'autre homme gigote sous les draps, et il sent aussi le regard du brun accrocher ses traits. Ca le met un peu mal à l'aise, il n'aime pas trop qu'on le dévisage, il y a toujours cette voix dans un coin de son esprit qui lui susurre que tout ça c'est pour l'observer, l'analyser. Même au creux de la nuit, son cerveau n'arrête pas de tourner, il ne faut jamais baisser la garde, sinon c'est comme ça qu'il va se faire avoir. Pour chasser cette sensation désagréable, Ronan s'inquiète de la main de son partenaire de couche, il espère ne pas l'avoir blessé dans sa folie nocturne. Il s'excuse d'avoir sali les draps, ça arrache un fantôme de sourire en coin à l'archer, pas forcément visible dans l'obscurité. Le gars a la main en lambeau, et son soucis principal c'est la propreté des draps. Il y a quelque chose de différent des autres chez Winnie, une certaine candeur quand on y pense. Il voit toujours le bon côté des choses, ce que Ronan ne sait plus faire depuis bien longtemps. Et il est sans doute le seul qui ne regarde pas l'archer de travers quand il parle de ce que le gouvernement est en train de fabriquer. Alors oui, si Ronan devait faire à nouveau confiance à quelqu'un, un jour, il choisirait sans doute Winnie. Mais on en est encore loin. L'ancien acteur se méfie toujours de la probable mascarade. Aurait-on mis cet homme sur sa route pour l'amadouer? Il faut rester vigilant. « T'inquiète, ils sont plus à ça près, les draps, je crois. » murmure-t-il, et sa voix a déjà perdu toute trace d'agressivité. C'est la violence de son rêve qui l'avait rendu bougon, mais après avoir réalisé la stupidité de sa réaction, il s'est un peu détendu. C'est pas pour autant qu'il se relaxe complètement, parce que c'est jamais le cas chez Ronan, même quand il dort, même quand il sait qu'il n'y a rien à craindre.

Winnie continue de bouger dans le lit. Agacé, Ronan fronce les sourcils, ferme les yeux, soupire, et croise les bras sur sa poitrine. Encore une fois, il sent que son congénère l'observe, alors il tourne la tête vers lui en ouvrant les yeux à nouveau. Il se dévisagent tous les deux pendant quelques secondes. L'archer sait qu'il a eu tendance à avoir le regard qui traîne sur Winnie ces dernier temps, et il n'aime pas trop ça. Il voudrait se concentrer sur le reste, sur la survie. Il n'a pas le temps pour la diversion. C'est pour ça qu'il a tendance à ne pas regarder dans sa direction s'il n'est pas en train de lui parler. Sauf que là, à l'avoir dans son lit, aussi près, c'est pas si facile de l'ignorer, surtout quand il n'arrête pas de gigoter. Surtout quand il vient d'effleurer la jambe du jeune homme une fois de plus. Surtout quand il demande à Ronan s'il dort pas, après avoir gesticulé autant. L'intéressé soupire une fois de plus, mais plisse les yeux lorsqu'il parle d'extraterrestres. « Soit pas con, ils se laisseraient pas compter aussi facilement, de toutes façons. » Difficile de savoir s'il est sérieux, ou s'il dit ça d'un ton pince-sans-rire. Même lui ne sait plus trop, à vrai dire.

Winnie lui demande si ses mains vont mieux. Il les lève au dessus de lui, essaye d'observer ses bandages, mais il ne voit pas grand chose dans la nuit. « J'ai désinfecté en me douchant, puis Trish m'a filé de la pommade pour que ça crame moins et que ça cicatrise mieux. » Il avait insisté pour se soigner tout seul, refusant l'aide de Trish puis de Winnie. Au final, on n'est jamais mieux servi que par soi-même. Il porte une paume puis l'autre à son visage, pour les renifler. « En tout cas, ça sent bizarre son truc, j'espère que c'était pas périmé. » Ou peut-être que Ronan a tout simplement perdu l'habitude de l'odeur des médicaments traditionnels, à force de se soigner aux plantes dans sa forêt. Il se tourne finalement sur le côté pour tendre une main vers le visage de Winnie. « Tu trouves pas que ça sent bizarre? » demande-t-il. C'est peut-être pas la meilleure personne pour juger d'une odeur, lui qui a souvent tendance à dégager un musc assez puissant. Ronan ne s'était pas rendu compte qu'ils étaient si proches, et se racle la gorge pour chasser un peu du malaise qui commence à poindre.

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MessageSujet: Re: it's only the end of the world. (win/won)   Lun 17 Avr - 20:29

Une seconde et il apparaît au coin de ses lèvres, le sourire. Winnie appuie sa tête contre son oreiller improvisé et, au travers des ombres et surtout de la noirceur, il dévisage les traits peu dessinés de Ronan, amusé par sa réponse. Il aimerait en entendre plus, à propos des extraterrestres. Après tout, ayant été un moment fermier, un moment éloigné de la société, Winnie a passé plusieurs heures les yeux posés sur l'infini de l'espace, à se poser des questions et ne trouver que peu de réponses. Et dans sa maison fracassée, épuisée par un siècle de vie, il a observé plusieurs documentaires, son vieux clébard posé sur ses yeux, le 12 appuyé contre le bras du canapé, en prévention de visiteurs imprévus. Mais Ronan n'en dit pas plus que ses quelques mots, que ses traits sérieux, et Winnie ne pousse pas plus loin, même s'il aimerait. Il sait, depuis toujours, qu'il est du genre trop envahissant, avec les autres. Pas essentiellement envahissant, surtout, mais plutôt trop et ce pour un nombre incalculable de choses. Trop, simplement. Un mot simple, pourtant imposant, qui représente l'essentiel de sa personne. Heureusement, les années lui ont permis de se calmer, et c'est peut-être pour cela qu'il garde les lèvres scellées, malgré l'envie de poursuivre la conversation, d'insister trop, de parler trop, de pousser trop, de
trop, simplement.
Alors, il pose une autre question. Une plus importante, peut-être, étant donné leur situation. Une qui lui trotte dans la tête depuis quelques heures déjà, et qu'il n'arrive pas réellement à faire taire. Alors l'ours pose, simplement, sans prendre de pincettes ni rien, juste demandant. Et non pas pour l'autre, mais pour son intérêt personnel, ses propres inquiétudes et ses propres tourments. Sa propre colère, même, de ne pas avoir vu lui-même, de pas avoir pu soigner, désinfecter et panser.
Le regard suit le mouvement des mains, un peu haut dans les airs. Le peu de lumières l'empêche de les voir totalement, tout comme les pansements. Les sourcils froncés, Winnie dévisage les mains, entend à peine les paroles, tourne son regard vers Ronan, qu'il ne voit pas réellement, lui aussi. Et quelque part, la frustration prend place, dans ses veines, comme une colère grave, lourde, mais silencieuse, aussi. Il l'ignore ; Winnie sait qu'il est porteur d'émotions trop intenses, souvent, pour de petites choses. Il se contente de son air bourru, de ses sourcils froncés et de ses silences. Et de sourire, aussi. Sourire, surtout. Pour les autres, et un peu pour lui même. Mais dans le noir, ce soir, pas besoin de sourire. Du moins, pas pour le moment.
Et puis, Ronan, se tourne, roule, lui fait face.
Les centimètres passent de dix à peut-être sept, ou plutôt six ou cinq. Il sent son souffle, contre son visage, mais surtout l'une de ses mains trop proche de ses traits et l'odeur qui s'en dégage. Au travers des doigts pansées, le visage de l'archer est plus défini qu'au cours des dernières minutes.
Winnie reste figé quelques secondes, un peu interdit, surtout surpris, avant de se permettre un sourire en coin, malicieux, mais un brin embarrassé. Ou con. Surtout con.
Un reniflement accompagné le raclement de gorge de l'autre, et Winnie avance un peu son visage - à peine, ils sont déjà si près - pour sentir la dite main. Son nez effleure les pansements, une seconde, et il cligne des yeux, surpris. Dans le noir, les distances ne semblent pas être les mêmes.
- C'est de l'aloe vera, on dirait, qu'il dit, la voix un peu rauque par la nuit, avant que ses narines ne s'agitent de nouveau, pour confirmer. Puis, il sourit ; un grand sourire con comme il les porte si bien, le regard cherchant celui de Ronan au travers de la barrière qu'est sa main. Ça m'étonnerait que cette merde soit périmée ; elle doit juste faire moins d'effets qu'au départ, dans l'pire des cas.
Et puis, il bouge encore. Il bouge toujours, après tout. Mais cette fois-ci, Winnie se recule un peu - car une part de lui a vu l'inconfort, et qu'il n'aime pas spécialement le provoquer - avant de lever l'une de ses mains. Pas celle qui est marquée par la journée et qui a taché ses doigts, mais l'autre. L'autre, la demie main. Celle avec deux doigts en moins, celle qu'on voit moins. Peut-être car, un peu inconsciemment, Winnie la garde loin des regards. Les gens, certes, ne posent pas de questions, et heureusement, car il se sentirait con d'expliquer que ses doigts, il les a coupé sous la panique plus qu'autre chose. Une autre preuve de sa connerie.
Mais il les tend tout de même, ses trois doigts restant, sur sa demie-main, pour attraper celle qui est proche de lui, entre eux. Au départ, le contact est léger ; Winnie stoppe son geste à peine qu'il l'effleure, pour poser son regard sur Ronan. Il pince ses lèvres et fronce des sourcils - il trouve des tonnes de mots à lui dire mais pour faire le choix, c'est pas réellement le plus rapide - avant qu'il n'ouvre la bouche.
- Ton bandage est à chier. Tu l'as fait seul ? La voix est calme, basse et tout sauf ricaneuse. Ils se connaissent peu, Ronan étant sauvage même avant l'attaque, mais Winnie a bien deviné que l'autre n'est pas particulièrement fanatique de ses conneries collectives. J't'le refais, au pire.
L'index et le majeur restent en suspension, donc, proches de la main, touchant à peine, moins que plus, tout au moins. Et Winnie observe l'autre, sérieux et curieux. Il retient même un peu son souffle, expire par le nez plus que par la bouche pour qu'il ne sente pas son souffle sur son visage et qu'il soit encore plus mal à l'aise.
Mais à voir la gueule qu'il tire ça doit pas changer grand chose, en fait. Sauf que, aussi, Ronan tire toujours cette même gueule, celle qui semble dire qu'il comprend rien au monde ou alors qu'il vient de manger les légumes dans son assiette alors qu'il en avait pas du tout envie, mais qu'il était obligé pour avoir droit au dessert. Ce genre de visage, ouais. ( Et ils amusent toujours Winnie, les têtes qu'il tire. Certainement parce que ça lui donne un genre adorable, voire même mignon, même si ça fait bien tafiole de dire d'un mec qu'il est mignon ou adorable. Heureusement, Winnie a accepté son intérêt pour les bites dans sa bouche - et ailleurs - depuis un long moment, déjà. )
Et il se rend compte, au travers de sa connerie et du fil de ses pensées, et qu'il est là un peu con à le figer depuis quelques secondes déjà sans rien dire. Winnie renifle alors - à croire que ça vient pas du rhume mais plutôt du stresse, ce réflexe - et se racle même la gorge, aussi, avant d'éloigner ses doigts, les laisser tomber sur le futon.
- 'fin bon il est pas si à chier que ça, aussi. Il marmonne tout bas, comme un enfant coupable après s'être fait réprimander.

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MessageSujet: Re: it's only the end of the world. (win/won)   Dim 30 Avr - 23:11

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Ronan sait que Winnie est en train de se glisser sous la carapace épaisse qu'il a forgée autour de son coeur, exactement comme Flora l'a fait avant lui, et il n'aime pas ça, le bougre. Ca ne lui plait pas, il voudrait le repousser, lui dire de cesser, mais dès qu'il l'aperçoit afficher ce sourire d'imbécile heureux, il perd immédiatement le courage de le faire. Il n'a pas envie de lire la déception sur son visage, alors il laisse courir. Il ne montre pas forcément de signe d'approbation, mais il laisse faire, parce qu'il sent que ça aide Winnie, d'une certaine manière. Et puis en sa présence, l'archer a l'impression qu'enfin quelqu'un le comprend, alors il baisse un peu les barrières. Juste un peu. C'est comme ça qu'il se retrouve à fourguer sa main pratiquement dans le visage du fermier. Quand il se rend compte de la proximité que cela implique, il retrouve cette sensation de gène, se replie comme un escargot qui rentre dans sa coquille. Le brun le rassure, lui rappelle l'existence de l'aloe vera, qu'Olsen avait presque oublié. Il laisse échapper un « Ah, ouais, t'as sans doute raison. » parce qu'il sait pas trop quoi dire et qu'il se sent fichtrement idiot, tout d'un coup. Surtout que l'autre est beaucoup trop près, et Ronan déteste son pouls qui s'emballe un peu, contre son gré. Il déteste ses yeux qui s'attardent sur les traits bourrus de l'ours, il déteste son cerveau qui fait le parallèle avec d'autres ours qu'il avait eu dans son lit bien avant l'épidémie, il déteste tout ce bordel, là maintenant.

Fort heureusement, Winnie a la bonne initiative de mettre un peu de distance entre eux, et ça soulage un peu Ronan. Il suit du regard la main qu'il vient de lever, celle à qui il manque deux doigts. Une part de l'archer est curieuse de savoir comment c'est arrivé, mais il est un peu trop fier pour poser la question, pour montrer de l’intérêt. N'empêche qu'il ne la quitte pas des yeux, cette paluche incomplète, il la surveille, se méfie de ce qu'elle va faire. Elle vient toucher celle du jeune homme, et il fronce les sourcils, réprime l'urgente envie de la retirer de là immédiatement, tandis qu'il sent un frisson courir le long de sa colonne vertébrale. La curiosité le pousse à savoir ce qu'il va faire, ce qu'il va dire. Et voilà qu'il critique son bandage, et la colère gronde chez Ronan, lui qui a passé tant de temps tout seul dans cette forêt, à piquer des livres dans les villages aux alentours pour apprendre les gestes qui sauvent, sa fierté en prend un coup. Winnie continue de le fixer, mais il a du sentir le changement d'humeur chez Ronan, qui, même s'il ne le montre pas forcément, a toujours tendance à dégager quelque chose lorsqu'il est contrarié. Une sorte d'aura, le truc qui jadis avait crevé l'écran, lui avait fait décrocher ce rôle rien que par sa seule présence. Il y avait des acteurs comme ça, qui n'avaient pas besoin de faire grand chose, juste le fait d'être là suffisait à raconter une histoire.

Quand Winnie s'éloigne et marmonne son mécontentement comme un gosse qui boude, Ronan ne peut s'empêcher de se sentir coupable. L'autre ne lui veut pas de mal, il veut juste l'aider. Qui sait, peut-être qu'il a les connaissances qui manquent encore à Ronan? Après tout, des deux, c'est lui le plus jeune, et même s'il a rattrapé son retard par une documentation et une pratique intense pendant plus d'un an, il lui reste sans doute encore des choses à apprendre. Il réfléchit un instant, à un moyen de trouver un compromis, sans pour autant se montrer trop vulnérable. « Ah parce que tu t'y connais mieux en bandage que moi, peut-être? » demande-t-il au bout d'un moment, toujours amer. Difficile de mettre sa fierté de côté. « T'as qu'à me montrer comment tu t'y prends. » déclare-t-il d'un ton plat, sans appel. C'est presque un ordre, mais il y a une pointe d'autre chose dans sa voix, comme s'il voulait montrer à Winnie qu'il le faisait plus pour lui faire plaisir qu'autre chose. Il n'a aucune envie de le froisser. Et même s'il ne se l'avouera jamais, quelque part, bien au fond, il a envie qu'on s'occupe de lui, pour une fois. Rien qu'une fois, juste comme ça.

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PLACE DANS LE CAMP : l'homme aux légumes, autrefois ; il fait maintenant parti des astoriens fugitifs à l'extérieur du campement.
ARME DE PRÉDILECTION : un couteau suisse qu'il ne lâche jamais, ainsi qu'une arme qu'il porte à sa taille, volé sur la dépouille d'un flic, un fusil de chasse et sa chère et tendre serfouette, trouvée récemment.
ÂGE : trente et un an.


MessageSujet: Re: it's only the end of the world. (win/won)   Dim 30 Avr - 23:59

C'est étrange, de si peu connaître quelqu'un. De l'observer pendant des heures, de le connaître depuis des mois et pourtant, pouvoir compter le nombre de mots qu'ils ont échangés, le nombre de conversation, depuis leur rencontre. Winnie a toujours été intrigué par le personnage ; si l'oeil a d'abord été attiré par la figure familière volant un concombre - il n'oubliera jamais - dans son potager, il a simplement voulu le taquiner, les fois suivantes, qu'importe qui il soit, simplement pour le rouge sur ses joues et le froncement de ses sourcils, la moue sur ses lèvres, à peine visible, mais bien présente. La curiosité a été touché ; l'ours ne s'est pas posé de questions, et pendant un moment, à chaque fois que ses yeux se sont posés sur lui, il n'a cessé de le titiller. Il ne sait pas réellement pourquoi, même aujourd'hui. Winnie n'est pas de ceux qui cherchent à comprendre ses propres actions ; il se contente d'agir simplement. Sa vie a toujours été ainsi, et s'il s'est souvent attiré des problèmes par ce fait, il lui est aussi arrivé des choses plutôt biens, alors il ne compte pas forcément changer. De toute manière, le changement lui semble une chose qui demande trop d'effort, et sa mère, malgré le fait qu'elle était assez sotte, disait une chose qui était plutôt vrai ; il vaut mieux rester naturel. Winnie l'écoute, alors, et se contente d'être lui-même et d'agir simplement, d'être tout bonnement. Et, quand il y pense maintenant, là, allongé sur un futon un peu crade en compagnie d'un ex acteur plutôt beau garçon, il se dit qu'il s'en sort pas trop mal, dans sa galère. Être lui-même n'est pas la pire des merdes, qu'importe les commentaires qu'il peut bien se prendre à la gueule, comme les coups, depuis qu'il est sur terre.
Il va pas s'en plaindre, de sa vie de merde. Après tout, c'est la sienne.
Alors oui ; il se plaint pas, Winnie. Il apprécie plutôt le visage un peu fermé de Ronan, caressé par les lueurs de la lune. Il apprécie ses sourcils froncés et cette moue qu'il porte toujours sur ses lèvres, et le regard un peu plus sombre qu'il porte, car il s'est refermé un peu plus, en l'espace d'une seconde. Winnie a appris à lire - pas les livres, ni les phrases ou les mots, il est nul pour ça - mais les traits du visage de Ronan, avec les mois, et il a un peu compris, malgré sa cervelle un peu lente, comment le comprendre. Comment décortiquer les traits de son visage pour en lire les émotions qu'il ressent.
Pendant une seconde, il a envie de se refoutre sous les draps et de lui balancer un bonne nuit un peu grognon, avant qu'il ne voit. La moue qui se tord une seconde, dans une hésitation, et la noirceur qui disparaît un peu, du regard. Winnie fronce un peu des sourcils, garde la mâchoire serrée et attend. Les paroles ne tardent pas à se faire entendre et l'instant suivant, l'idiot sourit comme le débile qu'il peut être, prêt à relever le défi.
La main mutilée s'appuie contre le futon et l'homme se redresse pour s'asseoir. La couverture glisse contre sa peau et il sent sur ses cuisses la morsure du froid, mais il n'y prête pas attention.
- C'est un défi, m'sieur Olsen ? Parce que j'suis ton homme, hein, si c'est l'cas, qu'il marmonne en se penchant un peu vers lui, l'oeil luisant d'excitation - un vrai môme - avant qu'il ne quitte le lit de fortune pour aller chercher d'autres pansements, dans le cabinet des toilettes. La chose ne dure que quelques secondes car il trouve l'idée de courir plutôt bonne, et lorsqu'il revient, ses pieds glissent un peu sur les couvertures échouées sur le sol, et il s'écrase au travers d'un ricanement rauque qu'il essaie de faire taire entre ses lèvres scellées, sans trop y arriver. Les épaules se secouent sous les élans de rire et il pince ses joues, Winnie, essuie les larmes de rire au bord de ses yeux, avant de se mettre au travail. Le rire quitte ses lèvres et le sérieux va prendre place sur sa gueule.
Sans grande manière, il commence à dérouler le rouleau de pansement sur le futon, assis en indien.
- t'sauras qu'j'ai déguisé les gamins en momie l'jour de l'halloween, avant l'bordel. j'en avais un peu chier avec Bart parce qu'il gigotait, et Liza faisait sa diva, mais Maggie a adoré son costume, qu'il dit, quelques secondes plus tard, avant de lever le regard sur Ronan. bon c'tait avec du papier cul mais quand même.
Il lui adresse un léger sourire, ne sachant pas trop pourquoi il parle d'eux, tend les doigts, hésite une seconde, cherche quelque chose dans ses yeux, avant d'avancer doucement ses doigts et d'agripper les siens, doucement. De sa main mutilée, il tient la main de Ronan entre ses trois doigts, et de l'autre, malgré la douleur, il défait lentement le pansement. Il essaie d'y aller doucement, pour ne pas trop lui faire mal, ignore sa propre souffrance.
Winnie grimace un peu, sent ses moignons - le bout de ses deux jointures restants - contre la peau de Ronan. Il lui lance un regard en coin, revient sur ses pansements, marmonne un pardon. Certains n'apprécient pas trop le toucher un peu morbide de ses doigts.
- 'don
, qu'il laisse entendre, donc, dans un souffle, avant de renifler un peu, le nez plissé par la concentration, la langue coincée contre les lèvres, un brin sortie, alors qu'il entreprend de panser la main qu'il vient de dévêtir.

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MessageSujet: Re: it's only the end of the world. (win/won)   Mer 17 Mai - 0:14

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Bien sûr, cet appel au défi n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd. Le sourire débile que son concubin affiche donne à Ronan l'envie de le frapper, mais il a déjà disparu dans le couloir. L'archer se redresse pour s'asseoir pendant ce temps là, le regard perdu dans la noirceur par la fenêtre. Il se surprend à penser à ceux qui sont restés à Astoria, il se demande s'ils vont bien. Sûrement que non, ils sont à la merci de cette folle rousse, et il se doute qu'elle ne les traite pas comme ils le méritent. Ses mâchoires se serrent légèrement, il ferme les yeux, soupire et baisse le regard vers ses paumes. Le calme reposant ne dure pas longtemps, car Winnie est déjà de retour, dans un fracas retentissant dans le silence de la nuit. Il s'étale par terre et Ronan fronce les sourcils. « Hé! Fais gaffe, les autres dorment, j'te rappelle. » souffle-t-il sèchement, mais on peut sentir qu'il se retient de sourire, voire de rire, parce que le vol plané de l'ours était quand même mémorable. Et peut-être qu'au final, il a oublié comment on fait autre chose que cette éternelle moue avec son visage. Il se dit que c'est mieux ainsi.

Il l'observe s'installer en face de lui, l'écoute parler des "gamins" et ressent une douleur sourde dans sa poitrine, qui tente de l'atteindre malgré tous ses efforts pour l'enfouir depuis qu'il a perdu sa famille. Il peut faire ce qu'il veut, ce petit pincement au coeur est toujours là, quoiqu'il arrive. A la façon dont Winnie en parle, il se doute que les enfants dont il parle n'ont pas eu plus de chance. Et son esprit ouvre la boîte de pandore, celle qui renferme tous les souvenirs don't il ne veut plus entendre parler. Il se revoit, ramener du tournage une robe médiévale pour sa soeur, un cadeau des costumières pour Halloween. Il referme le tiroir avant de se rappeler du visage de la petite qui s'était illuminé en découvrant le costume. Il préfère se concentrer sur les traits de l'ours. Ronan se montre un peu moins renfermé, plus humain. Il tend sa main de son plein gré pour que Winnie s'en occupe, et l'observe faire. « Ca d'vait être beau! » qu'il dit, d'une voix teintée de sarcasme pour couvrir une certaine tendresse. Il l'imagine en train de jurer en essayant de s'occuper de trois gosses à la fois et de les enrouler dans du papier toilette en même temps. Il ne sait pas ce qu'il est devenu d'eux, mais puisqu'il ne les a jamais vus à Astoria, il se doute que ça s'est mal passé pour eux. Il y a longtemps qu'il ne sait plus comment montrer de la compassion. Il le fait autrement, en protégeant les astoriens, en les aidant quand il peut, mais ainsi en tête à tête, il n'a plus les réflexes qui autrefois étaient automatiques, même quand il ne le pensait pas. Il ne saurait plus tolérer l'hypocrisie du milieu de l'audiovisuel et du cinéma, alors qu'il en avait tellement joué par le passé.

L'ours s'excuse quand les restes de ses doigts effleurent la peau de l'archer. Il ne s'en était pas rendu compte jusqu'à présent, il hausse les épaules. « Ca va, t'inquiète. » Il a bien aidé Flora à s'occuper de son moignon quelque fois, alors ce n'est pas deux bouts de doigts en moins qui vont le dégoûter. Toutefois, il préfère se perdre dans les traits de son interlocuteur, qui son finalement bien plus intéressants que sa main en lambeaux. Il s'attarde sur son expression concentrée puis sur ses gestes appliqués, et il laisse échapper un léger rire. « On forme une belle équipe. On a quatre mains, mais pas une seule de complète. » Une fois de plus, le regard accroche la main atrophiée de son infirmier de fortune. « C'est arrivé quand? » finit-il par demander la désignant du menton. Il entend par là, avant ou après la fin du monde? La curiosité a fini par l'emporter sur le reste, sur sa fierté, sur sa méfiance permanente. Peut-être que c'est la fatigue qui l'emporte et lui fait baisser la garde. Peut-être que c'est autre chose...

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