you could still be (misia)

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 you could still be (misia)

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member / settler of astoria
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INSCRIPTION : 05/12/2016
MESSAGES : 114
IDENTITÉ : FERN
FACECLAIM : matthias schoenaerts, alas.
MULTILINKS : lilith la démone & winnie the beuh
POINTS : 328

STATUT CIVIL : le coeur porte le fardeau d'un amour qui ne s'est jamais éteint, et les blessures d'un harakiri.
ANCIEN MÉTIER : ambulancier ; c'est qu'il tentait de sauver les âmes, perdant pourtant un bout de la sienne un peu plus à chaque fois.
PLACE DANS LE CAMP : ravitailleur dans la deuxième équipe.
HABITATION : dans la maison #11, avec des gens qui pansent son coeur et calme un peu ses tourments.
ARME DE PRÉDILECTION : trouvaille d'y il a quelques mois, un coup de poing américain taser dont il ne se sert que très rarement.
ÂGE : trente-six années.


MessageSujet: you could still be (misia)    Mer 5 Avr - 21:05


Elle est douce, sous ses doigts. Douce à sa manière, avec ses blessures et ses cicatrices, les marques du passé qui, ensemble, font d'elle ce qu'elle est. Alfons l'effleure du bout des doigts, au départ, avant que ses paluches ne l'agrippent plus fortement tandis que son souffle accélère. Il la sent, contre lui ; sa chair bouillante, le souffle chaud contre son cou, alors que son propre visage se perd dans la crinière sombre de Misia. Il ne sait plus réellement où il est, ni comment ils en sont arrivés là. Le brouillard plane dans ses pensées, son corps ne demandant qu'à caresser sa peau, sentir le battement de son coeur, contre sa propre poitrine, tandis qu'il se presse contre elle, le souffle un peu mort, pendant une seconde, entre ses lèvres. Et il se perd ; il se perd, entre les caresses et les baisers maladroits, un peu trop pressés qu'il glisse sur ses lèvres. Il se perd, tandis qu'un élan de chaleur traverse son corps, le surprenant un instant ; ses lèvres quittent les siennes et il souffle doucement, les yeux fermés, déboussolé par cette vague d'émotions. L'allemand a l'impression de ressentir trop de choses à la fois ; d'être pris au travers de vagues folles et de ne pas savoir quoi faire, tandis que le souffle lui manque et la mer se glisse dans sa gorge, ses poumons. Et pourtant, un autre désir le traverse, celui de plonger dans les profondeurs, de se perdre dans les abysses infinies des émotions qui le hantent, l'habitent avec une intensité si présente qu'il en oublie comment respirer correctement.
La tête contre son épaule, les yeux fermés. Le corps pressé contre le sien, sa chaleur qui le réchauffe alors que déjà, il est bouillant. L'homme tremble, peut-être de peur, peut-être de désir. Il ferme les yeux, forts, ses mains se perdant contre la peau sous lui, ses phalanges rocailleuses se glissant contre la peau trop douce, cherchant une prise pour l'éternité. Il a ce besoin de s'ancrer en elle, de s'y perdre totalement. Il a cette peur de la toucher encore plus, et de l'embrasser, et d'être simplement avec elle.
Mais les doigts de l'italienne effleurent son crane rasé, et il ferme les yeux, le souffle se coupant, tandis qu'elle murmure quelques mots, contre son oreille. Le corps tremble et il bouge un peu, l'homme, pour se presser encore plus contre elle ; il cherche cette chaleur sans réellement la trouver, se cherche lui-même entre les cuisses de la belle.
On dit que certains hommes aiment se fondre dans la femme car au fond d'eux, ils ont ce désir d'être de nouveau en sûreté au creux de leurs reins, même si ce n'est que pour quelques minutes, instants. Alfons en fait certainement parti.
Alors il se presse ; il se cherche au creux de ses reins, le respire perdu entre ses lèvres, la tête bouillante de pensées, le corps tremblant de désir, d'autres choses aussi.
Et il cherche, dans un élan de détresse, le visage de la belle. Il éloigne ses traits pour dévisager les siens, une peur soudaine au ventre, tandis qu'il se perd en elle.
Et il voit ; un visage qui le hante. Un sourire de vipère, un regard vert, poison.
Il tente de s'éloigner, alors. Il tente de la quitter, de se retirer, mais les ongles de la sorcière s'enracinent dans le peau de son dos, la douleur le brisant, le souffle se coupant. Et elle rit, sous lui, elle rit et bouge ses propres reins, ses propres hanches, tandis qu'il ne veut que la fuir, que la quitter, que disparaître. Mais elle le tient ; elle le tient contre lui d'une force insoupçonnée et le tient, le tient si fort qu'il en pleure, presque, qu'il en crie, contre elle, tandis que son corps, traître, ennemi, est envahi par un élan de désir, de plaisir. Et il sent ; il sent la tension qui monte, aussi rapidement que sa panique, et la trahison qui coule entre les cuisses de la sorcière, alors que les larmes de rage font de même, sur ses propres joues.
L'une tombe sur les traits de la défunte sirène, et elle la cueille du bout du doigt, souriant doucement, l'autre main effleure le bras de l'homme.
- Oh Alfons... il n'y a aucun mal à avouer que tu as aimé. Je sais que tu le voulais, toi aussi.
Et elle sourit, encore plus. Et il serre des dents, Alfons. Il serre des dents, car elle ne dit que mensonges, et au fond de lui, quelque chose de familier grandit, l'envahit. Une envie de meurtre, de destruction. Une envie d'apocalypse, de sauvagerie.
Les doigts empruntent un chemin familier, se glissent contre la gorge de la sorcière et serrent. Elle ne s'agite pas, cette fois-ci. Ne lui lance aucun regard paniqué, se contente de lui sourire. Et dans ses yeux, il y lit des choses horribles, tandis que sous lui, le corps convulse légèrement, cherche son souffle, avant de s'éteindre, simplement.
Il ferme les yeux, une seconde. Reprend son souffle, puis les ouvre.
Et voit.
Voit, sous lui, le corps inanimé d'Artemisia, le regard vide.
Morte.

C'est le son de propre cri qui le réveille, au milieu de la nuit. Le corps en sueur, le coeur battant trop fort, dans sa poitrine. Alfons observe le plafond, les pupilles folles, incapable de contrôler sa respiration. Et il crie, sans réellement sans rendre compte, choquer par le son de sa propre voix. Fatalement, dans l'agitation, le hurlement est brisé par un hoquet, puis un suivant. Contre ses joues, il sent les larmes. Contre sa peau, il sent encore la chaleur du corps, vide, mort.
Le souffle se brise, peu à peu. Les hoquets prennent la place, comme les sanglots. Il cherche, pourtant. L'allemand cherche son souffle, cherche le calme, ne trouve pas.
Contre son bras, des doigts froids. Il tourne les yeux, fou, croise le regard inquiet de Misia. Il lève le bras avant même de s'en rendre compte, s'éloigne lui-même d'un geste vif, tombant du lit. Une douleur traverse son dos, le souffle se coupe mais il n'y prête pas attention.
- Me touche pas ; dans un murmure - car il ne peut parler plus fort, avec le peu de souffles qu'il a, au milieu de la panique. Il l'observe sans réellement la voir, voit un autre visage, peut-être. Il ajoute, plus bas, la voix serrée, tellement serrée. Folle, hystérique. Me touche pas, laisse moi.

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IDENTITÉ : Arté, Agathe
FACECLAIM : morena baccarin, alfons-bb <3 (code sign©neon demon / gif©peterparker / bann bidon©arté)
MULTILINKS : la reine du squat, naine rouquine bigleuse (Queenie) + la psychopathe au crochet (Imogen)
POINTS : 1599

STATUT CIVIL : elle a besoin de lui, de ses bras, de leur langage germano-italo-américain, d'eux, pour tenir (#power couple zero chill)
ANCIEN MÉTIER : opératrice radio de l'armée américaine qui était présente à Sherwood avec son unité et a entendu en même temps que son supérieur l'ordre d'abandonner les civils. obviously, elle est restée.
PLACE DANS LE CAMP : DEPUIS LA PRISE DE POSSESSION DU CAMP PAR ECHO : Misia a été balancée au gardiennage d'enfants, le lieu le plus loin des armes à feu possible, et le plus loin de tout en fait. Elle enrage, ronge son frein, vomit régulièrement et essaie de paraître normale auprès des mioches qui lui ont été collé dans les mains. Niveau fiabilité : 10/20. (AVANT : a commencé dans la brigade de surveillance extérieure, devenue par une suite logique d'événements bras droit du chef de la sécurité depuis avril 2016 / supervise en particulier la brigade de surveillance externe, en tant qu'ancienne)
HABITATION : Higgins Hill, #11 (w/ alf, javi, thomas, swan et maxou)
ARME DE PRÉDILECTION : Plus d'arme, plus rien que ses poings et ses pieds. Autant dire qu'elle est pas très heureuse de tout ça. (AVANT : un micro-uzi, mais cette merde s'enraye de temps en temps ; sinon une pelle qu'elle a améliorée joyeusement pour en faire une arme de choix, si si.)
ÂGE : trente-huit ans (depuis le 17 février, youpi, les gens d'Echo lui ont vraiment fait un beau cadeau d'anniversaire en retard)


MessageSujet: Re: you could still be (misia)    Jeu 20 Avr - 11:23

Elle dormait, paisiblement, pour une fois. Un sommeil léger, pourtant, toujours, chez cette ancienne militaire qui a appris à rester sur le qui-vive, et a dû, plus d’une fois, bondir de son lit pour aller ou régler un problème sur le tarmac, ou bien même enfiler ses rangers et aller prêter main forte à des surveillants d’Astoria. Pour essayer, en vain, d’endiguer une invasion, aussi. Misia a le sommeil léger, mais arrive à se rendormir. C’est un coup de feu qui l’a réveillée en sursaut, la veille, et elle a tourné un peu dans la maison, avant de retourner se coucher, consciente que ça n’en valait pas pas la peine, de risquer sa peau pour savoir qui était mort.
Cette nuit, elle dort, contre Alfons, paisiblement, sans faire de rêve mémorable. Elle ne sait même pas si elle rêve encore, avec ces jours éreintants à prendre soin de mômes qui ne sont pas les siens (qui ne le seront jamais). Mais l’homme s’agite dans son sommeil, geignant des « non » qui ne veulent rien dire pour qui ne sait pas ce qu’il vit dans ses songes. Elle le guette, l’observe, un pli d’inquiétude sur son front, pose une main sur son épaule -il est si chaud, ou bien a-t-elle les mains particulièrement froides ?- elle essaie de l’éveiller, de l’aider à sortir de ce mauvais rêve, mais peine perdue, il y reste farouchement enraciné. « Alf… » qu’elle murmure, sans parvenir à le sauver de ses cauchemars.

Et soudainement il hurle plus fort que les autres fois, ouvre les yeux sur le plafond, et elle sursaute en recul, soulagée de le voir sortir de l’horreur nocturne, mais inquiète toutefois de ce qu’il a vu, cru vivre. Lorsqu’il se met à hoqueter, elle se penche vers lui, une main qui presse doucement le bras du barbu, comme pour lui assurer qu’il est ici, avec elle, que tout va bien. Sauf que leurs regards se croisent et le voilà qui semble pris d’une peur panique, recule brutalement, tombe du lit. Elle se penche de son côté du lit, craignant qu’il se soit vraiment fait mal, et il la repousse avec un « Me touche pas » murmuré. « Alf, ça— », qu’elle commence, mais il reprend, terrifié : « Me touche pas, laisse moi. »

Le laisser ? Dans un état pareil ?
Pas moyen.

Elle lève les mains comme dans un hold up, histoire de lui montrer qu’elle ne le touchera pas : « Ok ok, j’t’approche pas. » Mains posées de part et d’autre de ses cuisses, sur le matelas qu’il a quitté brutalement. Elle le scrute, et essaie de l’apaiser : « Schatzi, c’est moi, Misia. T’as fait un cauchemar. » Elle se penche vers lui, mains jointes, coudes sur les cuisses, n’en ayant rien à fiche de ce que peut révéler le col bateau de son t-shirt de pyjama (trop grand pour elle, de surcroît) : « T’as juste fait un cauchemar, tout va bien, Alf. Tout va bien. », elle répète en n’étant sûre de rien. « T’es à Astoria, Alf, c’était un cauchemar. » Elle se recule sur le lit, assise en tailleur, histoire de l’inciter à revenir se coucher. Se penchant vers la lampe de chevet, elle le prévient : « Attention, j’allume. Attention aux yeux. 3, 2, 1. » Elle enclenche le bouton, fiat lux, s’aveuglant elle-même soudainement. Et revient vers Böhm, le seul qui compte vraiment dans tout ce merdier, le seul qu’elle pourrait attendre nuit et jour sans jamais désespérer, le seul pour lequel elle ne nommera pas ce qu’elle ressent, mais qui le sait, probablement, elle espère… . Elle hésite, et finit par lui demander, pas certaine qu’il s’est remis de sa terreur : « … Ça va aller ? »

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MessageSujet: Re: you could still be (misia)    Ven 21 Avr - 4:07

Il ne comprend pas. Ne comprend plus, plutôt. Sa tête bourdonne et dans la noirceur, il ne voit pas grand chose. Seule la lune éclaire, et il ne voit que l'ombre d'une femme, sur le lit. La voix de Misia atteint ses oreilles, mais les bruits sont sourds, affaiblis par le battement affolé de son propre coeur. Alfons ferme les yeux, une seconde. Il essaie de se calmer, d'oublier, comme il le fait toujours si bien. Des années qu'il ne cesse de se perdre dans l'oubli avec maladresse. Et ce soir, dans un élan de faiblesse, son corps, son esprit lui rappelle. Et il ne peut se détourner, nier, fermer les yeux. Car lorsqu'il ose le faire, ne serait-ce que pour une unique seconde, même, il la voit ; elle et ses sourires et ses doigts contre sa peau. Et la sent, surtout. Il la sent contre sa peau, chaude, et puis tiède. Pas froide ; il est parti avant qu'elle ne le soit, ce soir là. Le souffle est brisé, entre ses lèvres ; l'allemand tremble et ne peut le nier. Il sent ses doigts contre la peau de son propre torse, tandis que ses bras sont croisés et serrés contre lui-même. Il essaie de se protéger d'une chose qui n'est pas physique, qui vit à l'intérieur de son être depuis trop longtemps. Mais il essaie tout de même, comme un enfant qui essaie de chasser les monstres de ses cauchemars, sans parvenir à quoique ce soit.
Son corps - et son esprit, peut-être - flanche lorsque la voix de Misia lui parvient, à nouveau. Elle est faible, perdue dans le bourdonnement qu'il ne cesse d'entendre. Elle est faible, et lointaine. Et lorsqu'il ouvre les yeux, il ne la voit pas réellement. Sa vue lui joue des tours, peut-être bien, mais il lui semble, lorsqu'il cligne des yeux et qu'il les ouvre de nouveau, que l'image de cette femme se dessine et prend sa place, une fois sur deux, peut-être plus.
De nouveau, il ferme les yeux. La chose n'aide en rien ; il la voit de nouveau sous lui, contre lui, lui en elle. Il sent de nouveau son souffle contre sa peau, ses doigts contre son dos, et ses mains à lui, contre sa gorge. Un couinement quitte sa gorge et il resserre ses bras contre son propre corps, un sanglot coincé dans la trachée.
Au même instant, la lumière éclaire la pièce. Malgré ses paupières fermées, Alfons peut la voir ; le noir disparaît et des nuances de rouge se dessine. Quelque chose se passe, dans son esprit, et cette fois-ci, le sanglot quitte ses lèvres pour de bon.
Rouge, comme le sang.
La voix de Misia le tire de sa rêverie ; l'allemand ouvre les yeux et une grimace déforme ses traits lorsqu'il la voit pendant plus de quelques secondes et que, cette fois-ci, personne ne prend sa place. Elle est là, et ils sont seuls, dans cette pièce. Pendant une seconde, l'homme est soulagé, mais la chose ne dure qu'une seconde, malheureusement. Une part de lui se rappelle du corps de Misia, sans vie, sous lui.
« … Ça va aller ? » Non, qu'il se dit. Non, plus jamais. Et il le sait depuis longtemps, cela. Il le sait, le nie et fait comme si, mais il sait, tout de même. Il n'a pas eu besoin des paroles d'une psychologue pour le comprendre, et c'est peut-être pour cela qu'il est resté silencieux si longtemps. Car il n'avait pas envie qu'une autre personne le dise et le lui confirme. Et encore aujourd'hui, il reste les lèvres scellées, incapable de répondre, de dire la réalité, la vérité, car il ne veut pas qu'elle le sache.
Peut-être le sait-elle déjà, aussi, mais l'Allemand aime croire le contraire et se perdre dans ses illusions.
Après quelques secondes de silence, Alfons secoue la tête d'un côté puis de l'autre, pour tout répondre. Les mots restent pris entre ses lèvres mais il sait aussi que Misia ne mérite que la vérité, et qu'il ne peut rien lui cacher. Sa mère lui disait autrefois, lorsqu'il était petit, qu'il fallait au moins une personne dans notre vie à qui il ne fallait raconter aucun mensonge. Il lui a fallu des années, à Alfons, à comprendre ses paroles et leur signification, mais il croit comprendre, maintenant.
Il soupire, alors; un long, et lourd soupir. Ses cuisses se pressent contre son torse nu et ses bras les entourent, l'instant suivant. Il essaie de se faire petit, sans réellement s'en rendre compte. Les sanglots le traversent encore, silencieux, les larmes glissant contre ses joues, tombant contre ses clavicules et ses genoux, tandis qu'il tente de respirer normalement. Le regard reste posé sur le sol pendant tout le processus, et lorsqu'il se sent plus calme, il ose toujours ses iris vers Misia, toujours sur le lit.
Si loin, mais trop près également.
La seconde suivante, ses mains prennent appuies sur ses genoux, et dans une grimace de douleur à cause de son dos - il le sentira, demain matin - Alfons se redresse péniblement. Son corps reste appuyé contre le mur.
- Je - Je vais aller dormir sur le canapé, je crois ; la voix est basse, un murmure presque brisé. Alfons n'ose pas la regarder ; il la voit morte, encore. Et puis, s'approchant, presque sauvage, presque de peur de la blesser réellement, il a le corps tendu et il s'empare d'un oreiller, simplement.

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MessageSujet: Re: you could still be (misia)    Mar 25 Avr - 15:33

Il est perdu, elle a l’impression. Ou peut-être est-ce elle qui est perdue, en pleine nuit, face à un homme qui vient de sortir de ses cauchemars. Elle ne sait pas tout ce qu’il s’est passé, dans sa vie à lui. Ils ont eu des moments où ils n’étaient pas ensemble, des moments où il leur est arrivé, où il lui est arrivé, à lui, des choses dont ils n’ont jamais vraiment parlé. Dont il ne lui a jamais vraiment parlé.

Elle le fixe, inquiète de ne pas l’entendre lui répondre, anxieuse aussi à l’idée d’entendre sa réponse. Lorsqu’il se met à secouer la tête, elle veut se lever, le rejoindre, l’enlacer, mais les membres sont gourds et quelque chose la retient. Elle le contemple. Le regarde. Attend. Et lorsque les larmes se mettent à rouler contre les joues d’Alfons, elle ne bouge pas pour autant, le laissant tranquille, le laissant revenir s’il le souhaite, mais ayant appris à ne pas s’imposer, à ne pas imposer le contact avec lui. Ils s’observent, mais ne bougent pas, ils se regardent, mais ne parlent pas, la communication silencieuse se suffisant simplement.

Le palpitant tambourine, elle patiente et le laisse bouger s’il le souhaite et c’est ce qu’il fait finalement. Il n’a toujours pas dit mot, et elle est restée muette, de peur de lui couper la parole involontairement. Alors elle se tait et rien ne révèle vraiment ce qu’elle peut penser, si ce n’est ses yeux qui brillent d’une appréhension mêlée de peur, non pas de lui, mais de ce qu’il peut lui cacher depuis tout ce temps. « Je - Je vais aller dormir sur le canapé, je crois », affirme-t-il tout bas, et elle a le cœur qui se serre, les muscles qui se tendent, l’envie de bondir et de l’enlacer et de ne plus le laisser partir, de ne pas le laisser s’isoler ainsi, sans lui laisser la moindre brèche par laquelle s’infiltrer.

Le fait qu’il évite son regard l’angoisse, elle se demande ce qu’elle a fait de mal, ce qu’elle a dit de mal, ce qu’elle aurait dû faire. Elle ne retient pas l’oreiller, elle essaie de capter le regard de l’Allemand et ça rate.

« Alf. », elle l’arrête par ce seul mot, avant de reprendre : « Arrête. S’il te plaît. Dors ici. » De toute façon, elle, maintenant qu’elle est réveillée, elle ne se rendormira pas. Elle ne le dit pas, ça ne sert à rien de l’accabler davantage, il n’a pas l’air d’aller bien, un idiot s’en rendrait compte. Elle le cherche des yeux, essaie d’accrocher ses prunelles, et poursuit, d’une voix douce, paisible : « En plus, tu sais bien que les ressorts sont pourris… » Un sourire en coin, un infime sourire en coin, alors qu’elle s’écarte un peu du milieu du lit où elle avait glissé. Elle tend la main vers lui mais n’ose saisir ni l’oreiller ni l’avant-bras de l’homme. « Qu’est-ce que tu as vu ? », interroge-t-elle, finalement, pour l’encourager à parler, à tout lui dire. C’est qu’elle est perdue, aussi, là, à ne pas pouvoir lire ses pensées, à ne pas savoir quelle terreur nocturne a déchiré son sommeil, sans savoir que c’est cette histoire vieille de plusieurs années qui continue de hanter Alfons, à n’avoir jamais été vraiment exorcisée.

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MessageSujet: Re: you could still be (misia)    Dim 30 Avr - 17:04

Le palpitant est tempête. Il est ouragan, dans sa poitrine. L'homme garde les poings serrés, ou du moins l'un des deux. L'autre s'empare de l'oreiller, et le regard reste distant. Essaie, du moins. Il regarde un point au loin ; un point entre le loin et entre le elle, certainement. Il suffirait d'un simple mouvement, léger, pour que les yeux d'Alfons se déposent au creux de ceux de la belle. Il suffirait d'un mouvement pour qu'il parvienne à respirer un peu mieux, ou pire. Il ne sait pas réellement. La réalité reste floue, sur le moment, et le monde lui semble brouillon, comme si l'ensemble des choses concrètes n'existait plus. Il n'y a que les sentiments ; que cette tempête qui le prend si fort par les tripes qu'il ne sait pas réellement quoi faire, ni comment les contrôler. La panique est là ; il la sent contre sa peau, perdue au coeur de ses sanglots, aussi. Il les ravale, pourtant. Du moins, l'allemand tente de les faire taire, ou les ignore simplement, car il fait parti de ces hommes qui ont appris dès l'ensemble que les hommes ne sont pas faits pour pleurer. Que les hommes sont forts, plus forts que les femmes, et que les larmes sont des preuves de faiblesse. Alors, il les ignore ou les chasse du revers de son bras, niant simplement leur existence. Et se détestant un peu plus, au passage, pour être si faible, comme s'il ne le faisait pas assez, se mépriser. À l'instant, le corps lourd, le dos douloureux, des larmes traîtresses contre les joues et un oreiller entre les doigts, Alfons souhaiterait être mort. C'est une pensée qui le traverse, parfois ; il suffit de se perdre entre les lignes de son carnet pour s'en rendre compte. Des pages noircies de pensées obscures que les anti dépresseurs, maintenant absents, ne peuvent plus contrôler. Il se noie dans ses tourments et certains jours, des lignes de mots sont noircies à un tel point que les pages déchirent, car il nie ses propres tourments. Il ferme les yeux, simplement, sur la tempête qui le traverse.
Comme ce soir, cette nuit.
Il nie, ou il pense le faire, l'allemand, pendant une seconde.
Il essaie d'être calme, et le parquet grince sous ses pas, tandis qu'il se dirige vers la porte, pour quitter la chambre.
La voix d'Artemisia claque, derrière lui. Il ferme les yeux et il se déteste, car son corps pivote vers elle - toujours, toujours vers elle, depuis le premier jour - et il reste là, attend la suite de ses paroles. Et elles lui parviennent, ses paroles. L'homme pince ses lèvres et garde le regard bat, le corps comme un champ de bataille, et que dire de son esprit.
- Arte - qu'il essaie, commence du moins, avant qu'elle ne parle des ressorts du canapé. L'allemand soupire, pour tout répondre, lève un peu la tête, tout au moins, pour l'écouter plus attentivement.
Du coin du regard, il voit les doigts de la belle, puis un peu de son visage.
Et se rappelle ; se rappelle de son corps sans vie, sous lui, lorsqu'elle lui pose la question.
L'oeil se fait incertain, presque fou, une seconde. Il ferme les yeux, pour ne plus la voir. Mais la chose n'aide pas ; car l'esprit se souvient et il la voit très nettement, sous ses paupières closes. Il secoue la tête, Alfons. Il secoue la tête pour chasser les images et les pensées, mais aussi les questions. Avant qu'il ne s'en rende compte, ses doigts souffrent à serrer trop fort le pauvre oreilller. Il finit, malgré lui, à le remettre sur le lit avant de s'y échouer aussi, assis, les coudes posés sur les genoux, les pieds au sol, le dos courbé et le visage perdu entre ses mains usés.
Il est épuisé. Il est épuisé, et le sommeil n'est plus une solution. Le silence aussi, peut-être. Mais l'homme reste silencieux, pourtant ; il est incapable. Incapable d'utiliser ses mots, et cela depuis toujours. Ils restent pris dans sa gorge, et ses principes à la con l'empêchent de faire quoique ce soit pour qu'il s'aide lui-même.
Alors, il secoue la tête, simplement, pour répondre. Il secoue la tête et dit ;
- Rien, c'était rien, et il ment, évidemment. Et elle le sait, tout simplement. Alfons trouve pourtant la force de lever les yeux vers elle, le visage quittant ses mains, et il lui sourit faiblement, misérablement. Un rêve d'enfant, rien de - c'était rien.
Il devrait lui dire ; tout lui dire, la vérité et les moindres détails. Et pourtant ; pourtant, il ne trouve pas la force de le faire. Il se contentera, plus tard, d'écrire de longues phrases sans aucun sens dans son carnet, pour se vider l'esprit. De les noircir au point d'en avoir mal aux doigts et de se détester lui-même. Mais pour le moment, il se contente des mensonges qu'il méprise, et de ce sourire si faux entre ses lèvres.
Et il se méprise, fort.
Fort, trop pour supporter le regard sombre de l'italienne plus longtemps.
Il détourne les yeux, fautif, menteur, sale, tueur, fou.
Lâche.

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member / settler of astoria
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INSCRIPTION : 16/12/2016
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IDENTITÉ : Arté, Agathe
FACECLAIM : morena baccarin, alfons-bb <3 (code sign©neon demon / gif©peterparker / bann bidon©arté)
MULTILINKS : la reine du squat, naine rouquine bigleuse (Queenie) + la psychopathe au crochet (Imogen)
POINTS : 1599

STATUT CIVIL : elle a besoin de lui, de ses bras, de leur langage germano-italo-américain, d'eux, pour tenir (#power couple zero chill)
ANCIEN MÉTIER : opératrice radio de l'armée américaine qui était présente à Sherwood avec son unité et a entendu en même temps que son supérieur l'ordre d'abandonner les civils. obviously, elle est restée.
PLACE DANS LE CAMP : DEPUIS LA PRISE DE POSSESSION DU CAMP PAR ECHO : Misia a été balancée au gardiennage d'enfants, le lieu le plus loin des armes à feu possible, et le plus loin de tout en fait. Elle enrage, ronge son frein, vomit régulièrement et essaie de paraître normale auprès des mioches qui lui ont été collé dans les mains. Niveau fiabilité : 10/20. (AVANT : a commencé dans la brigade de surveillance extérieure, devenue par une suite logique d'événements bras droit du chef de la sécurité depuis avril 2016 / supervise en particulier la brigade de surveillance externe, en tant qu'ancienne)
HABITATION : Higgins Hill, #11 (w/ alf, javi, thomas, swan et maxou)
ARME DE PRÉDILECTION : Plus d'arme, plus rien que ses poings et ses pieds. Autant dire qu'elle est pas très heureuse de tout ça. (AVANT : un micro-uzi, mais cette merde s'enraye de temps en temps ; sinon une pelle qu'elle a améliorée joyeusement pour en faire une arme de choix, si si.)
ÂGE : trente-huit ans (depuis le 17 février, youpi, les gens d'Echo lui ont vraiment fait un beau cadeau d'anniversaire en retard)


MessageSujet: Re: you could still be (misia)    Dim 7 Mai - 2:25

Tu sais pas mentir, elle pourrait lui dire, et corriger plutôt : Tu ne sais plus mentir. Il y a quelque chose qui le torture, et elle ne peut rien faire pour lui alléger son fardeau, puisqu’il ne la laisse pas s’immiscer dans cette histoire. Et elle culpabilise, à se demander ce qu’elle n’a pas fait, ce qu’elle aurait pu, aurait dû, faire. Et elle contemple le dos de l’homme, tout rond comme un énorme rocher infranchissable.

Un rêve d’enfant, qu’il lui raconte. Il ment. Il ment trop fort pour qu’elle ne s’en rende pas compte, et quelque part, elle le prend pour elle, ce refus de lui dire, ce refus de lui parler, même si elle sait que ça n’est en rien contre elle, simplement que ça ne la concerne pas. Alors elle esquisse ce sourire en coin compatissant tandis qu’il lui ment et sort cette explication, les yeux dans les yeux, avec ce sourire qui dit trop sa détresse pour qu’elle insiste. À ce sourire misérable, elle en renvoie un tendre, attristé, mais doux.

Lorsqu’il détourne ses billes bleues, elle se décide. Lentement, doucement, sans geste brusque, elle vient dans son dos, centimètre par centimètre, pour le laisser s’habituer, et ce sont bientôt ses lèvres qui viennent lénifier comme elles le peuvent les craintes de l’Allemand. Un baiser sur l’épaule droite, un baiser sur l’épaule gauche, les mains posées sur le matelas, juste derrière lui. Elle voudrait l’enlacer mais n’ose pas plus que cela le toucher. Elle fixe le dos de l’homme un moment, muette, à genoux derrière lui, hésitant sur la marche à suivre, incertaine de faire les bonnes choses, les bons choix.
Et puis bientôt la voilà qui se lève du lit, le frôle, lui, en passant à ses côtés, commence à fouiller la pile de livres au pied de la table de chevet et, une fois qu’elle a trouvé son bonheur, le fait glisser sur le sol, vers la porte, avant de revenir vers Alfons et d’expliquer, simplement : « Je vais te laisser dormir, hm, schatzi ? Je serai pas loin, promis. » Juste derrière la porte, en vrai, en bonne chienne de garde, prête à bondir s’il hurle de nouveau dans son sommeil. Pas besoin de préciser, pour sûr. Elle avance en restant accroupie, d’une démarche un peu bancale et branlante, et finit par poser ses mains sur les cuisses de l’homme, simplement pour se stabiliser. « Ça va aller ? Ou tu veux que je reste à côté, à te caresser la tête pour que tu t’endormes ? » Comme ces quelques moments de tendresse qu’ils ont partagé il y a de cela bien dix ans peut-être, alors que la vie leur réservait tout autre chose que cette apocalypse erratique.

Au fond des prunelles de l’Italienne, il y a cette promesse de toujours être là, près de lui. Toujours. Quoiqu’il se passe. Elle ajoute à sa proposition : « Si t’y tiens, j’dois bien encore connaître les vieilles comptines de Nonna, si ça peut te bercer… » Nonna, sa grand-mère paternelle, italienne et exclusivement italophone. « Bon, la seule dont je me rappelle vraiment, c’est celle des Partisans, donc c’est pas super glamour, hein… », une moue d’excuse et elle reprend : « Faut que tu dormes, Alf. Je sais, on dirait que je me venge de ce mois passé clouée au lit, mais c’est pas le cas. » Elle limite le plus les contacts avec lui, craignant un sursaut ou un frisson dégoûté, de rejet. Elle a pas besoin de ça, là, pas du tout. C’est la nuit, ils sont fatigués tous les deux, elle ne dormira pas plus pour la nuit, mais ça ne veut pas dire qu’il doit se priver de sommeil pour être quitte. Elle le fixe encore un peu, à essayer de déchiffrer son visage, sans vraiment y parvenir, et attend pourtant de savoir s’il veut qu’elle demeure auprès de lui. Parce qu’il ne sait plus lui mentir, plus vraiment. Parce qu'elle même continue de culpabiliser de ne pas réussir à l'aider, de ne pas mériter qu'il lui dise tout. Et aussi parce qu’il n’a plus besoin de lui mentir, en prime.

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Fight, gentlemen of England! fight, bold yeomen! Draw, archers, draw your arrows to the head! Spur your proud horses hard, and ride in blood. Amaze the welkin with your broken staves! — Shakespeare.

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you could still be (misia)
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