Lion's heart [Thomas & Joseph]

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 Lion's heart [Thomas & Joseph]

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MessageSujet: Lion's heart [Thomas & Joseph]   Jeu 6 Avr - 15:08

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Thomas Mears & Joseph Warhol
Les changements opérés par le groupe d'Echo avaient bien bouleversé le camp. La plus part des gens avaient été assignés à d'autres postes qu'importe leurs compétences. Il était évident que les envahisseurs voulaient tenir à l'écart les combattants ainsi que les têtes pensantes du groupe. Ils ne pouvaient décemment pas juste tuer tout ceux qui les agaçaient sans se retrouver avec un camp impossible à faire tourner. Après tout, si ils avaient les armes, ils étaient la main d’œuvre. De plus, tuer et éliminer des corps pour ne pas qu'ils reviennent en rôdeurs était aussi quelque chose de fastidieux à faire si on avait une centaine de personnes à éliminer. Mais Joseph savait que la mort n'était pas le pire à craindre. Il était possible de pousser un être humain jusqu'à ses limites, physique et psychologiques, et lui faire regretter de ne pas être mort. Quelques soirs, lorsqu'il était fatiguée, épuisé dans son lit, il se surprenait à vouloir que tout se finisse. Que ce soit partir ou mourir, il aurait aimé avoir ce choix. Il ne regrettait pas d'avoir pris Queenie à sa charge, pas du tout, mais il se rendait compte que tout serait plus simple si la gamine n'était pas là. Tout serait plus simple si il n'avait aucune attache... Mais c'était toujours facile à dire. Le psychologue essayait de s’empêcher le plus possible de penser à des scénarios alternatifs, où il était heureux avec Olivia, où ils avaient des enfants, où Octavia était encore là... Tout cela était de la torture auto-infligée et il savait que cela minait son moral déjà fortement amoindris.

Mais il n'était pas le seul, surtout, il n'était pas le pire. D'autres avaient perdus des membres de leur famille de sang ou de cœur de manière bien plus violente et injuste que lui. En tête lui vint Thomas, le fils d'Octavia. Il n'avait pas vraiment pu lui parler juste après le meurtre de sa mère, ayant été arrêté et interrogé pendant deux jours. Après coup, il n'avait pas eu envie de parler à qui que ce soit à part Queenie pendant des jours. Maintenant qu'une routine étrange s'était formée dans sa vie, une nouvelle, il se sentait aussi stable qu'il pouvait l'être. Bien entendu, il n'était pas heureux, ni en forme, ni particulièrement équilibré. Il le sentait. Mais dans le contexte actuel, ne pas être sur le point de faire une crise psychotique semblait être le meilleur état qu'on pouvait espérer.

Après avoir mit en ordre les rations de nourriture pour le soir, Joseph se rendit compte qu'il avait une petite heure avant de devoir travailler, curieux et aussi possiblement à la recherche d'un peu de réconfort, il se retrouva sur la route des habitations en collocation... Avant, Thomas avait été son voisin, il avait aussi été un patient pendant un très court moment, le jeune homme n'étant pas particulièrement bavard les séances ont vite été abandonnées ; maintenant, il avait été éloigné de tout alors même qu'il n'avait jamais été particulièrement investi dès le départ... Y penser déprima un petit peu plus Joseph. Lorsqu'il arriva devant la nouvelle maison, il trouva la porte non verrouillée. Il toqua avant d'entrer, appelant d'un maigre « Y a quelqu'un ? » personne... Il allait faire demi-tour quand il entendit du bruit en haut. Il hésita un instant... Et puis la perspective de se retrouver seul avec ses propres démons dans sa maison le poussa à gravir les marches. Des escaliers, il pu découvrir Thomas, installé sur son lit, une cigarette roulée entre les lèvres, et un chat installé sur ses genoux...

D'une voix qui se voulait désolée, il marmonna « La porte était ouverte... Je suis passé voir comment ça allait... » alors même que les mots sortaient de sa bouche, il se trouva incroyablement stupide. Ces phrases à la con qu'on retenait du passé et qui auraient fait sens si Joseph avait retrouvé Thomas au bar du coin après une dure journée de boulot... Mais maintenant, là, ça sonnait faux qu'importe comment il prononçait ces mots. « Hum... Désolé, c'est totalement con ce que je dis. » admit-il à lui même plus qu'à Thomas. Mais si il était agacé par sa propre allégeance aux formules bateaux, il ne pouvait pas non plus se résoudre à soudainement lui dire : je suis venu voir si tu étais au bord du suicide. Il n'en était pas encore à ce point... Et puis surtout, il aurait presque peur d'admettre qu'il aurait aussi pu être dans cette situation.

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MessageSujet: Re: Lion's heart [Thomas & Joseph]   Ven 7 Avr - 18:44

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Joseph Warhol &Thomas Mears

C’est souvent lorsque l’on se dit que la vie ne pouvait pas être pire, qu’elle finit par l’être. Un challenge du destin, ou quelque chose de ce genre-là. Thomas ne trouvait pas ça très drôle, subissant encore, trimant toujours. Il ne peut s’empêcher de se dire qu’à force de toucher le fond, il finira bien par se relever, c’était finalement comme un plongeon dans la piscine. Les mains tapent le sol, le corps se redresse et la tête finit par sortir de l’eau… Malheureusement, Thomas avait plus l’impression d’être dans un océan qu’une piscine, et n’arrive tout simplement pas à retrouver la surface. Elle est naze, cette surface de toute manière. Il préfère finalement se perdre dans une autre réalité, à l’aise de ces jolies plantes vertes qu’il continuait de cultiver en cachette. Il connaissait la région, cette forêt, il y passait toutes ces journées et Winnie lui avait donné une mission.  Alors son quotidien avait changé, mais en soit, on pouvait toujours le retrouver entre deux arbres, l’air de plus en plus ailleurs.

Il avait perdu ses deux parents, ces deux piliers. Il n’était pas le plus à plaindre – et lui-même n’en disait rien, mais son visage était marqué par la douleur. Il n’espérait plus. Il avait retrouvé un visage familier, du passé, mais ça n’était rien en comparaison à toute la merde qu’ils subissaient. Pourtant, il l’aimait bien Ana, mais sa présence ne lui apportait que davantage de soucis. Il craignait que quelque chose ne lui arrive, à elle aussi. Après le moment qu’ils avaient passés dans son ancienne maison, Thomas s’était demandé s’il était réellement judicieux de continuer à provoquer le destin. Installé dans sa chambre, ou plutôt celle qu’il squattait à présent, le blond fumait un joint, posé sur son lit, le bras du côté de la fenêtre pour ne pas empester la pièce. Son chat, sur ses genoux lui tenait (bien trop chaud). Dans ses pensées, il n’entendit pas quelqu’un entrer dans la maison, et sursauta en voyant la porte s’ouvrir.

Les yeux écarquillés, le jeune homme dévisageait celui qui faisait intrusion dans la pièce. Délaissant le joint dans le cendrier, il se redressa, en passant nerveusement une main dans ses cheveux. « Moi ? » Demandait-il, en s’étonnant, probablement parce qu’il avait passé tant de temps à s’isoler, qu’il se disait qu’on avait fini par l’oublier – c’était d’ailleurs son souhait. Perché, il pouffa un peu à sa remarque. « On vous apprend pas des phrases basiques, quand on devient psy ? » ça n’avait pas été dit méchamment, d’ailleurs son ton était simplement factuel. « Toi t’as l’air d’avoir passé une journée de merde en revanche. » Dit-il, en arquant un sourcil, manière d’esquiver son propre cas. Après tout, à force de s’effacer, c’en est devenu un habitude.
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MessageSujet: Re: Lion's heart [Thomas & Joseph]   Ven 7 Avr - 21:11

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Thomas Mears & Joseph Warhol
Le jeune homme parut surprit que Joseph soit dans la pièce. Cela faisait déjà pas mal de temps qu'ils ne s'étaient pas vu. Entre l'intrusion du groupe d'Echo, l’exécution de sa mère, les interrogatoires... Joseph avait surtout eu en tête Queenie. Il n'imaginait pas que quiconque puisse lui faire du mal mais après avoir vu l’exécution publique d'Octavia, il n'avait plus été sûr de rien. Il savait que pas mal de gens du groupe d'Echo, bien que psychopathes sur les bords et violents, avaient encore des restes de la morale qui animait leurs anciennes vies. S'en prendre à un enfant demandait une dose incroyablement haute d'indifférence, voire même du sadisme pur. Heureusement, Queenie avait été laissée tranquille et on l'avait épargnée du mieux qu'on pouvait. Des fois, Joseph avait envie de lui demander exactement ce qu'elle pensait de tout ce qui se passait. Même si elle était toujours de bonne humeur, il savait très bien que les enfants comprenaient bien plus de choses que ce qu'on pensait. Il était des fois partagé entre l'idée de lui épargner tout ça totalement et de la faire vivre dans une illusion ; et l'idée de la confronter au monde actuel pour la préparer pour le futur... Trouver l'équilibre était difficile. Même lui ne savait pas très bien comment prendre tout ça et comment réagir.

Thomas se redressa et posa une question ironique sur la formation en psychologie. Joseph esquissa un sourire narquois, adressé à lui même et aux vestiges de sa profession qui semblait bien inutile face aux armes et à la violence brute. « On nous apprend à meubler la conversation surtout... » ce qui n'était pas totalement faux. Meubler pour faire parler les gens et les amener à meubler eux-même avec des choses importantes. Ça en était presque un art. « J'étais premier en hochage de tête aussi. » dit-il ironiquement. Une blague qui aurait eu meilleur goût dans d'autres circonstances, dans un pub, ou à un dîner où Olivia lui pousserait l'épaule pour lui intimer d'arrêter les blagues de psychologues avant le dessert...

Il hocha la tête à la journée de merde, comme pour souligner ses dires. Il ne se sentait pas tellement à sa place dans cette pièce. Mais à vrai dire, il ne se sentait pas tellement à sa place nulle part dans ce camp depuis que le groupe d'Echo était arrivé. Comme dans un rêve où on reconnaissait les lieux sans arriver à savoir ce qui nous dérangeait. Et sans que ce sentiment ne s'estompe. « On va dire que mes nouvelles obligations ne sont pas vraiment passionnantes... » il avoua, observant le chat avec un sourire. Au moins celui-là était heureux tant qu'il avait quelque chose dans le ventre et des grattouilles sur la tête. « Mais j'ai l'impression que les journées de merdes sont légions... Comment s'est passé la tienne ? J'ai l'impression qu'elle se conclue plutôt bien. » dit-il en posant ses yeux sur le joint. Il avait d'abord pensé à une cigarette mais l'odeur ne trompait pas. Joseph n'était pas le genre à juger les habitudes des gens... Il avait reçu alcooliques, drogués et encore bien pire sur le divan de son cabinet à Portland. A force, il avait découvert que les belles paroles n'apportaient rien et que personne n'était apte à juger qui que ce soit sur ses petits défauts... Encore moins ceux-ci.

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MessageSujet: Re: Lion's heart [Thomas & Joseph]   Dim 16 Avr - 6:39

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Joseph Warhol &Thomas Mears

Depuis l’intrusion du clan Echo, l’intimité n’était plus, mais cette fois, elle ne fut pas causée par la présence d’un mercenaire. Il était surpris de voir débarquer Joseph, le psychologue du coin. Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas mis les pieds dans son bureau. Aussi renfermé qu’une huitre, le jeune homme n’a jamais réellement eu envie de confesser ce qu’il avait sur le cœur. En parler ne faisait que raviver, lui rappeler, concrétiser sa situation et il n’aimait pas ça. Il préférait refouler, tenter de ne pas y penser, s’évader tout simplement. Ce n’était pas la solution la plus saine, mais à ce stade là, plus rien n’avait de sens et Thomas s’en fichait. Il luttait déjà pour se lever le matin, et se disait que chaque jour pouvait être le dernier. Le reste, ce n’était que secondaire. Ne chassant pour autant pas le visiteur, le jeune homme se redressa, et l’interrogeait, sans grande méchanceté. C’était sorti tout seul – à force de penser trop fort, ça finissait par s’échapper de temps en temps. Son interlocuteur n’en perdit pas sa répartie, et lui parlait de meubler la conversation. Il le faisait, ça aussi, avant. Maintenant, le silence ne le gênait plus, habitué, il le préférait même à certains moments. Un sourire se dessina sur ses lèvres lorsqu’il ajoutait avec ironie qu’il était un des premiers de sa classe en « hochage » de tête. « T’es un marrant, toi. »

L’humour se perdait, il s’était cassé il y a bien longtemps, de son côté. Rire, sincèrement, il ne s’en souvenait pas. Il riait souvent, parce qu’il était perché mais ce n’était pas la même chose. Un rire douloureux, de ceux qui le feraient presque pleurer. Pourtant, ce soir, il allait bien, tout comme son déni, et préférait s’intéresser au cas de son interlocuteur qui se plaignait de son nouveau poste sur le camp. « ça ne te fait pas du bien d’avoir moins d’états d’âmes sur la conscience alors ? » Il ne savait pas comment le psychologue faisait pour encaisser tous les malheurs des survivants sur ses épaules. C’était louable. Thomas n’aurait pas pu faire une pareille chose. Il avait déjà du mal à se gérer lui-même, alors quelqu’un d’autre ? Aucune chance. La remarque suivante de Joseph ne l’angoissait pas. S’il avait toujours été prudent, il fallait avouer que face au psychologue, il ne cherchait pas à cacher l’inévitable. « J’ai eu des journées bien pires, c’est sûr. » Il reprit le joint, en tira une taf, et le tendit au psychologue, dans le doute. « ça aide à s’évader, un peu. »

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MessageSujet: Re: Lion's heart [Thomas & Joseph]   Dim 16 Avr - 17:01

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« J’essaye » répondit-il à Thomas au sujet de son humour… Il avait toujours été assez à l’aise pour blaguer, discuter de manière légère ou relancer les gens sur leurs problèmes. Il était largement moins compétent quand cela le regardait de manière personnelle. Entre la fausse couche d’Olivia et l’épidémie, il avait suivi une thérapie avec une collègue réputée. Il avait eu du mal, reconnaissant, dans les techniques de la professionnelle de santé, ses propres techniques et ses propres cours de l’université. Joseph avait eu l’impression de se regarder dans un miroir et de perdre son temps. Il ressortait des séances plus frustré qu’autre chose et se sentait incroyablement inutile… Joseph avait fini (il le pensait en tout cas) par surmonter ce moment et avait essayé de vivre sa vie en se contentant de ce qu’il possédait déjà.

Inutile de dire que l’arrivée des rôdeurs et la mort d’Olivia avaient bien secoués ses fondations les plus solides. Et si son moral était en train d’atteindre des profondeurs qu’il ne soupçonnait pas, sa petite part de lumière et d’optimisme ne cessait jamais d’essayer de percer. Il cala son dos contre la porte de la chambre et croisa les bras. Le jeune homme souleva le fait que, au moins, ses nouvelles obligations impliquaient bien moins de responsabilités. En effet, certaines fois, Joseph avait regretté ses propres décisions quand il filtrait encore les nouveaux arrivants. Après tout, il avait laissé passer entre les filets des personnes dangereuses qui cherchaient à anéantir tous leurs efforts. Il ne se pardonnerait jamais vraiment d’avoir été aussi facilement berné.

Il répondit « C’est moins de responsabilité, c’est sûr… Mais après, je ne porte pas la responsabilité du malheur des gens. Je les aide à y voir plus clair et à résoudre le problème d’eux même… Enfin, j’essayais. » dit-il avant de se passer une main sur le visage rapidement. On lui avait dit qu’il faisait du bon boulot, mais quelques fois, même les règles les plus basiques étaient oubliées. Non, il n’avait pas créé leurs malheurs, mais des fois, il avait l’impression qu’ils partageaient tous avec lui des petits morceaux pourris qu’ils laissaient derrière eux… Et Joseph avait souvent été totalement perdu par rapport à ce qu’il fallait faire avec ces morceaux pourris. On pouvait essayer de se détacher autant que l’on voulait, les psychologues restaient humains et faillibles.

Le jeune homme admit qu’il avait connu des journées plus difficiles que celle-là avant d’aspirer sur son joint et il le tendit à Joseph qui refusa poliment en secouant la tête. « Non merci… Malheureusement je dois avoir la tête claire. » ne serait-ce que parce qu’il avait à sa charge une enfant à présent. « Tu les trouves comment ? Tu les as gardés depuis le début de tout ça ? Ou tu les fais toi-même ? » Joseph était curieux et aussi un peu inquiet… Non pas pour la consommation de Thomas mais plutôt pour un éventuel cas de sevrage qui arriverait si il terminait ses stocks. Il ne l’aurait pas encouragé à fumer de la drogue pour se détendre, mais il semblait qu’avoir le jeune homme dans un état de stress intense serait une situation bien plus mauvaise que l’avoir entrain de planer… Et puis, soyons franc, il n’allait pas juger. Il l’enviait un petit peu en fait.

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MessageSujet: Re: Lion's heart [Thomas & Joseph]   Dim 16 Avr - 20:30

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Joseph Warhol &Thomas Mears

Thomas ne répondit rien lorsque Joseph lui soufflait qu’il essayait d’être drôle. Il pouvait comprendre. Lui, ne cherchait plus à trouver le positif, il se complaisait probablement dans son malheur en s’y en étant habitué. Comme un cocon de souffrance qu’il trainait avec lui depuis deux années. Il vivait avec, c’était sa façon de se sentir vivant et pourtant, parfois lui-même avait du mal à y croire. Si ça, c’était leur vie, à quoi devait bien ressembler l’enfer ? ça ne pouvait pas être pire, si ? La vie était surprenante. Il regrettait toutes les fois où il s’était plaint de problèmes mineurs lorsqu’il prend conscience de cette réalité si difficile à accepter. Lui-même avait le nez plongé dans son nombril et ne comprenait pas comment Joseph pouvait faire pour subir tout ce qu’il se passait dans la tête de ses patients.

Il hocha la tête en l’écoutant lui répondre qu’en effet, le job qu’il exerçait maintenant avait moins de responsabilités. Il développait sur le sujet et Tom acquiesça. « Ouais mais ça doit être lourd d’entendre tout ça. » Lui qui qui détestait déranger, exister même, c’était bien quelque chose qu’il se refusait de faire. A défaut de pouvoir aider qui que ce soit, il ne voulait pas empirer les choses et préférait vivre son truc de son côté. Dans toute cette situation, il se retrouvait complètement impuissant et il n’y avait rien qu’il ne pouvait faire pour la changer. Il s’était fait une raison tout simplement. Il proposa une taffe de son joint au psychologue mais ce dernier refusa poliment. Tom haussa les épaules.

« Pour quoi faire ? » Demanda Thomas au sujet d’avoir l’esprit clair. Il tira sur son joint tandis que Joseph se faisait curieux quant à sa manière de se procurer de l’herbe. Il hésita un instant. Il est toujours frileux lorsqu’il est question d’évoquer ses plans de beuh. « J’en fais pousser. » Explique le jeune homme sans dévoiler l’endroit. Il pouffa. « Avant tout ça, j’étais jardinier ici, c’est un des seuls trucs que j’sais bien faire alors… » Se rabaisser, une habitude qu’il a toujours eue. Avec les plantes, il est plutôt doué, avec les humains, un peu moins.
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MessageSujet: Re: Lion's heart [Thomas & Joseph]   Mar 18 Avr - 15:38

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Joseph hocha la tête. En effet, des fois c’était lourd à entendre. Même si lourd n’était pas le mot qu’il aurait utilisé. Difficile. Compliqué… C’était peut-être plus proche de ce qu’il pensait. Après tout, il avait accepté d’aider et d’écouter les histoires traumatisantes que les habitants d’Astoria lui avaient confié. Il ne pouvait pas dire qu’il regrettait, ce n’était pas juste pour qui que ce soit. Et puis sa formation devrait lui permettre de réussir à mettre tous ces malheurs de côté. Enfin, il essayait. Ça devenait de plus en plus dur étant donné que son soutient principal, Olivia, n’était plus. Joseph avait l’impression qu’il n’avait plus aucune frontière entre son travail et sa propre vie. L’arrivée des zombies avait bouleversé tout ce qu’il connaissait et à présent il naviguait dans une bouillie où tout se ressemblait. La seule petite lueur d’espoir était encore Queenie qui le forçait à se lever tous les matins et garder une certaine maitrise de lui-même. S’il ne le faisait pas pour lui, il le faisait au moins pour elle.

Quand Tom parut surpris que le psychologue voulait garder l’esprit clair, il sourit doucement « Je me pose cette question des fois… Mais j’ai quelqu’un sous ma responsabilité. Et avec… Ces gens-là dans le coin, j’ai l’impression de devoir sans cesse être sur mes gardes. » ils n’avaient pas montré de signes d’hostilités envers les jeunes et les enfants mais l’homme ne pourrait pas se dire surpris si cela arrivait. Après tout, vu la façon particulièrement sadique avec laquelle ils avaient tué la mère de Tom, qui sait ce qui se passait dans la tête de ces tarés… Joseph avait rarement vu passé de vrais fous psychopathes dans son cabinet. Finalement, il n’y en avait pas eu tant que cela dans la population normale, avant que tout cela n’arrive. Il fallait croire que cette épidémie avait eu le don de garder seulement la lie de l’humanité.

Le jeune homme lui avoua qu’il faisait pousser sa propre drogue… Et apparemment, son coin n’avait pas été découvert par le groupe d’Echo. Une petite idée germa immédiatement. Certainement une idée que le jeune homme avait dû avoir… « Je doute que tu serais là où tu es aujourd’hui sans avoir d’autres talents cachés… Cachés aux autres et à toi-même. » dit-il, les yeux dérivant sur la fenêtre. « Tu… » commença-t-il à dire avant de se raviser et de passer sa main sur le visage. Il se surprenait lui-même à vrai dire. Il s’éclaircit la gorge un instant et dit, d’une voix plus basse, plus profonde « Je ne m’y connais pas bien là-dedans… Ça peut baisser l’attention et le temps de réaction ? ». Il se frotta les mains rapidement, une habitude quand il stressait. Il n’avait pas pour habitude de demander ce genre de questions et il n’avait pas l’habitude de penser au fait d’empoisonner quelqu’un…

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MessageSujet: Re: Lion's heart [Thomas & Joseph]   Mer 19 Avr - 2:13

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A quoi bon chercher à être lucide, ce monde ne l’était pas. Il partait en live. Il n’y avait plus de lois, plus de logique, plus de respect. C’était les plus forts qui commandaient et force était de constater qu’ils ne faisaient pas parti de cette catégorie. Ils s’étaient fait explosés par ces mercenaires qui profitaient de leurs terres et vivaient comme des rois. Il n’était pas jaloux, à ce stade. Il voulait simplement être libre de tout ça. Il pourrait avoir tout ce qu’il ne souhaitait, ça ne fera pas revenir tous ceux qu’ils ont perdus. Ils ne peuvent pas retourner en arrière et s’éloignent de ce passé si parfait en comparaison avec leur présent. A quoi ressemblera le futur ? Tom ne se pose même pas la question, pas certain d’en avoir un, de toute façon.  Sa réponse le fit hocher la tête. Il avait quelqu’un sous sa responsabilité. Un gosse. Pauvre enfant. Ce n’est pas un lieu ou des circonstances pour grandir. Il les plaignait ces gosses qui n’auront connus que ça. « Tfaçon s’ils veulent faire quelque chose, tu pourras rien faire pour les arrêter. » Pas très optimiste, le Thomas, mais il avait le mérite d’être honnête. A moins que ce soit lui qui soit incapable d’aider qui que ce soit ? « J’savais pas que t’avais un enfant. » Finit-il par dire, en tirant une taffe sur son joint.

La conversation était d’ailleurs toujours tournée vers le cannabis qu’il faisait pousser lui-même. Si d’abord dans sa chambre, il avait fini par déplacer ses plans dans un coin reclus de la forêt. Il n’était d’ailleurs pas le seul à cultiver.  Il pouffa en entendant sa remarque. « De la chance, si on peut appeler ça comme ça. » Il haussa les épaules, tira une taffe puis reposa son attention sur l’homme à ses côtés. « Ouais ça arrive, fin en général, j’pense pas aux mauvais côtés. Pourquoi ? » Lui demandait le blond qui fumait pour bien d’autres raisons. Après tout, si ça avait été légalisé, c’est que ce n’était pas pour rien.
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MessageSujet: Re: Lion's heart [Thomas & Joseph]   Jeu 20 Avr - 0:16

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Thomas grinça une phrase que Joseph avait déjà entendu, que ce soit de la part d’autres Astoriens ou de membres du groupe d’Echo et qui lui faisait toujours grincé des dents. Car finalement, cette déclaration était légèrement fausse. Elle était vraie tant que personne ne faisait rien et tant que personne ne prenait la décision de risquer sa vie et son intégrité. Le moment où quelqu’un ou un groupe de personnes se décideraient d’agir, cette affirmation perdrait tout son sens. Après, il était vrai que Joseph seul devant un groupe armé jusqu’au dent ne réussirait pas grand-chose. En tout cas, pas de front. Le psychologue n’avait jamais été particulièrement attiré par toutes les activités « masculines » comme le sport, la bagarre, les armes… Il avait toujours été calmé, réservé, à observer les choses de loin sans jamais s’impliquer. Mais cette fois-ci au lieu de simplement regarder quelque chose qui ne l’atteignait pas tant que ça et qui finirait par passer, il était activement inactif. Ce n’était plus simplement un manque de participation mais une sorte de caution pour le groupe d’Echo. C’était ce fait qui le faisait enrager pendant des heures pendant la nuit. Il se haïssait tellement quand il courbait l’échine sans savoir quoi faire.

Il réfléchissait trop de toute manière. Les hommes qui savaient se battre laissaient parler leurs corps, leurs poings. Joseph pondérait bien trop ses actions et ce que les autres faisaient pour être dans l’instant immédiat et se mettre à abattre ses coups… Il murmura « Hum peut être oui… » à l’affirmation de Thomas. Il ne voulait pas s’annoncer vaincu aussi vite. Ou alors il était dans un déni bien étouffant et il ne s’en rendrait même pas compte lui-même. Thomas n’avait apparemment pas encore vu Queenie rôder dans le camp, ou alors il n’avait juste pas fait attention… Pas vraiment étonnant étant donné qu’il se droguait apparemment assez régulièrement. « J’ai adopté une gamine qui était seule dans le camp. » dit-il. Il était vrai qu’il avait lié un véritable lien avec l’enfant et que maintenant, elle était la seule raison pour laquelle il ne finissait pas totalement amorphe dans son lit en rentrant du travail.

Thomas, sembla légèrement intrigué par les questions du psy. Il soupira et se repassa une main sur le visage. Il devait être fatigué, stressé, les deux en même temps, l’un empirant l’autre, ou l’inverse… Il prit une longue minute pour ordonner ses pensées. Joseph n’avait pas envie de sortir des mots qui engageraient quelque chose de trop grand pour lui. Et en même temps, il avait l’impression que si quelqu’un pouvait vraiment comprendre ce à quoi il pensait, c’était bien Thomas. « Je pense à ceux qui sont partis, à l’extérieur… Je » il baissa la voix d’un cran « … Je pense qu’il faut les aider. Ils doivent vouloir reprendre Astoria d’une manière ou d’une autre. J’espère. Et je me dis que chaque petite aide qu’on peut fournir pourrait éventuellement les aider. » dit-il. Ses pensées allèrent vers Jillian et Trish. Il ne pouvait pas envisager la possibilité qu’elles étaient mortes ou loin, les abandonnant à leurs sorts. Elles devaient être dans les alentours, pas loin, à fomenter leur retour.

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MessageSujet: Re: Lion's heart [Thomas & Joseph]   Jeu 20 Avr - 16:17

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Tout comme Joseph, Thomas n’a jamais été le type de mecs à se battre. Il n’est pas un petit hargneux de base. Il aura plus tendance à laisser couler, peut-être même subir ? C’est ce qu’il a fait jusqu’à présent en tout cas. Il n’est pas un fan de violence. Il a toujours été un peu rêveur, dans son coin. Bien sûr, il avait des amis, des copines. Il ne se considérait pas anormal - en tout cas. C’était un geek, un peu perché qui ne demandait qu’à poursuivre son petit bout de chemin. Il ne s’en sortait pas trop mal. Maintenant, tous ces souvenirs s'estompent, plus rien n’avait de sens et Thomas n’avait pas cherché à changer les choses. A quoi bon ? Il ne croyait pas en ses capacités. Celles des autres, peut-être un peu plus. Allez savoir. Il parait que l’union faisait la force, ou quelque chose dans ce goût-là. Il s’était avoué vaincu depuis qu’Astoria était morte.

Depuis, le jeune homme s’était contenté de manger, boire, travailler, fumer. Une routine dans laquelle il se perdait pour ne penser à rien. Pas le temps de sociabilier, ou trainer sur le camp. Il ne connaissait que très peu de survivants et se contentait du minimum syndical en terme d’interactions. C’est donc avec surprise qu’il apprit que Joseph avait adopté une gamine. Il hocha la tête. “ C’est honorable. ” Soulignait Tom, qui lui même avait été adopté. Il n’avait jamais eu d’informations concernant sa “vraie famille”, qu’il ne considérera jamais comme tel, de toute manière. Pour lui, il n’y avait qu’Astoria & Octavia dans sa vie. Il ne se souvenait pas de ses parents biologiques et ne cherchait pas à le faire. De toute façon, ils étaient probablement morts.

Sur le lit, Thomas continuait de fumer sur ce délicieux miracle qui le détendait. En revanche, Joseph posait des questions qui attisent sa curiosité, alimentait sa paranoïa, et le laissait perplexe. Il évoque ceux qui sont partis. Thomas ne croit pas au fait qu’ils allaient soit disant revenir pour les sauver. A cette heure, ils devaient soit être morts ou bien loin d’ici, et c’était tant mieux pour eux dans le deuxième cas. “ C’est quoi le rapport avec la beuh ? ” Demandait Tom, un peu perplexe. “ Parce que c’est pas un sédatif, hein. ” Autant dire que Tom n’avait aucune envie de partager son butin pour un but inutile. Disons qu’il y avait d’autres façons “d’empoisonner” quelqu’un. “ Y a sûrement des drogues qui feront plus d’effets que ça… mais honnêtement tu crois qu’ils vont revenir ? A leur place, s’ils sont vivants, c’est déjà un miracle. ” Termina-t-il en haussant les épaules.
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MessageSujet: Re: Lion's heart [Thomas & Joseph]   Sam 22 Avr - 19:42

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Thomas sembla soudain connecter les points qui se traçaient d’eux même dans l’esprit de Joseph. Il y en avait beaucoup. Il y avait des failles dans toutes les structures. C’était d’ailleurs ainsi que le groupe d’Echo avait réussi à entrer, et par la grande porte en plus. Même en ayant toutes les armes et en ayant tout le pouvoir, il y avait forcément une faille, un moyen de les affaiblir comme ça, quand le reste du groupe reviendrait, ils n’auraient pas à verser autant de sang… Car finalement, le psychologue était à peu près sûr que du sang serait versé, ces barbares ne semblaient pas être du genre à marchander diplomatiquement. Ils avaient déjà montré qu’ils étaient prêts à faire des coups bas pour obtenir ce qu’ils voulaient. N’importe quelle tentative de contestation serait écrasée avec violence et sang. C’était certain.

Joseph soupira et s’avança dans la pièce pour regarder par la fenêtre. « Je ne sais pas… J’espère. » en fait, au-delà de ça, il se convainquait qu’ils étaient encore là. Car sans ça, il n’y avait plus rien à espérer et il n’était pas sûr qu’il voulait ce genre de vie pour Queenie. Même si la gamine était assez épargnée pour le moment, il n’y avait aucun moyen de savoir si le statu quo actuel allait durer et non pas empiré. D’un point de vue historique, ce genre de régime n’allait pas en s’améliorant et il était fort peu probable que les Astorien se laissent faire sans broncher très longtemps.

Le cerveau même de Joseph, quelqu’un d’assez pacifiste, était sans cesse entrain de remuer les possibilités sans jamais qu’il ne puisse réellement les formuler. Thomas était le premier à qui il parlait de tout ça. Au moins, il était sûr que le jeune homme ne dirait rien. Il haussa les épaules. « Il n’y a rien d’autre à faire de toute façon… Et je ne dois pas être le seul à y penser. Je ne sais pas… Combien de temps ils vont continuer comme ça ? Ils ne peuvent pas nous faire trimer comme des esclaves jusqu’à la fin. » à l’angoisse et la déprime se succédait la colère. Il n’avait pas changé de volume mais son ton était plus profond et venait de l’intérieur, bien caché sous les apparences. Le psychologue en avait sincèrement marre et il sentait ses nerfs prêts à lâcher à chaque instant. Ses yeux se posèrent ensuite sur Thomas « Tu comptes rester ici pour toujours ? Et les écouter ? Comment tu fais ? » s’il y en avait bien un qui devait être au moins autant en colère que lui, ça devait bien être lui… Mais son apparente inaction lui renvoyait trop la sienne. Et en plus, lui avait une enfant à charge. En s’énervant contre Echo, et en se sentant agacé par Thomas, à la fin, ce n’était qu’à lui qu’il envoyait des reproches à peine voilés.

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MessageSujet: Re: Lion's heart [Thomas & Joseph]   Dim 30 Avr - 9:00

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Spoiler:
 



Lorsqu’il était question du destin des fuyards, Thomas n’était pas spécialement optimiste. Il avait appris qu’une poignée d’Astoriens s’en étaient sortis, en partant juste à temps. Si on le lui avait proposé, le jeune homme ne sait pas ce qu’il aurait fait. Il est bien trop isolé dans son malheur pour réagir à quoi que ce soit. Il se contente de subir, car il a le sentiment de ne rien pouvoir faire pour changer les choses. Rien ne s’arrangerait. Ils continuent jusqu’à ne plus pouvoir, et tout finira de la même manière qu’elle avait commencé : tragiquement. A la place des résistants, Thomas ne serait jamais revenu, à quoi bon ? Il haussa donc les épaules en entendant les légers espoirs du psychologue. Il espérait aussi pour eux, qu’ils aient trouvé un moyen de s’en sortir mais Tom avait vu ce qu’il se passait pour ceux qui tentaient vainement de s’en sortir dehors ou de s’en sortir tout court : ils se faisaient tuer.

Il savait également que les choses n’allaient pas aller en s’arrangeant de leur côté. Pour le moment, ce régime semblait vivable, du moment que l’on ne faisait pas de vague. Et c’est justement ce qu’il comptait faire. Il a toujours été discret - et l’épidémie ne lui a encore moins donné envie de s’ouvrir. Alors en entendant la proposition de Joseph, le blond est perplexe. Il pense que c’est plus du gâchis qu’autre chose, que d’utiliser de la bonne herbe pour “stoner” leurs ennemis. Il pense clairement que quitte à utiliser de la drogue, il y aurait moyen de se procurer quelque chose de plus fort. Qui sait, égoïstement, il n’a aucune envie de donner ce qui lui permettait de se lever tous les matins. Son interlocuteur semblait plus… agacé ? Il ne saurait dire vraiment mais se contentait de l’écouter en continuant de tirer sur son joint. En effet, il n’y avait rien à faire. Il hocha la tête.

Bien sûr qu’ils le peuvent, ils en ont les moyens, en tout cas. ” Pour ce qui est des autres, il n’en savait rien, il y en avait sans doute des plus outragés, mais Thomas n’en était pas à les chercher pour autant. Enfin, il l’interrogea directement, pour lui demander s’il comptait rester ici pour toujours, à les écouter, et surtout, il cherchait à savoir comment il faisait. Thomas reposa son regard clair sur celui qui s’agitait bien plus que lui. Il pouffa légèrement. “ Toujours, c’est bien long, j’ai pas la prétention d’penser que j’aurai une longue espérance de vie. ” Il haussa les épaules. A partir du moment où on se fait à cette idée, les choses passent mieux. “ J’ai pas été capable d’aider mes proches, alors pourquoi je me sauverai ? ça sert à rien, y a plus rien à perdre maintenant. ” Il tira une taffe plus grande, comme pour oublier, mais toussota légèrement en recrachant l’opaque fumée.
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MessageSujet: Re: Lion's heart [Thomas & Joseph]   Mer 3 Mai - 20:56

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Les yeux de Joseph étaient dardés sur le jeune homme dont la position physique ainsi que les paroles affichaient, de A à Z, l’abandon et la résignation. Le psychologue détourna les yeux pour les reposer sur l’extérieur à travers la fenêtre. Il laissa un petit silence. Il réfléchissait mais aussi, il essayait d’atténuer sa colère. Non pas contre Thomas, mais contre lui-même. Bêtement, voir le jeune homme ainsi lui donnait honte. Une petite voix au fond de sa tête lui demandait pourquoi il n’était pas venu plus tôt, pourquoi il avait cédé à la peur des représailles en ne prenant aucun contact à une personne qui semblait avoir le plus besoin de lui (ou du moins de quelqu’un) ? Il se sentait immensément stupide à présent. Il disait toujours que ce n’était jamais trop tard pour faire le premier pas, mais vu les circonstances il avait l’impression d’avoir loupé le coche avec Thomas. Ou bien c’était la situation actuelle qui rendait impossible tout autre discussion ou tout autre progrès ? Il n’en savait pas grand-chose à cet instant précis.

Surtout, Thomas le renvoyait à sa propre lâcheté, lui qui avait Queenie à charge. Il finit par dire « Aucune forme de gouvernement autoritaire ne peut continuer comme ça indéfiniment… » il n’avait aucune idée de ce qui se passait autre part, dans le pays ou même dans le monde. Mais s’il n’avait pas été un élève passionné d’histoire dans sa jeunesse, il savait au moins que les régimes oppressifs avaient toujours le don de s’effondrer. Et souvent, cela était même orchestré de l’intérieur. Tout en gardant les yeux ailleurs, Joseph dit « Je suis désolé que tu penses ça Thomas… » il dirigea son regard sur le jeune homme et sur son chat « Est-ce qu’il y a quelque chose que je peux faire pour toi ? » une question tristement répétée à tort et à travers aux enterrements, sans vraiment jamais y penser et sans que les destinataires ne prennent au mot toutes les personnes qui prononçaient ces mots. Mais Joseph ne les disait pas en vain. Thomas lui faisait vraiment de la peine et le faisait se détester. Si il arrivait à soulager le jeune homme ou à l’aider d’une quelconque manière, il le ferait. Après tout, après tout ce qu’il avait vécu, il méritait de la tranquillité et un peu de bonheur, si cela était encore possible.

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