– those little things define us forever. (margot)

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 – those little things define us forever. (margot)

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MessageSujet: – those little things define us forever. (margot)   Lun 19 Sep - 21:21


those little things
define us forever
margot et joel / All this bad blood here, Won’t you let it dry ? It’s been cold for years, Won’t you let it lie ? If we’re only ever looking back, We will drive ourselves insane.   – BASTILLE.

Aujourd’hui, il s’était levé du mauvais pied. Il l’avait senti dès qu’il avait ouvert les yeux, réveillé par la lumière du jour qui rentrait déjà dans la chambre, malgré les stores tirés. Il avait oublié de fermer complètement la fenêtre, avant de se foutre sous les draps au moment du coucher ; et la température de la chambre avait considérablement refroidi pendant la nuit, s’alliant au vent qui hurlait à l’extérieur pour lui rendre le sommeil plus pénible qu’il ne l’était déjà depuis quelque temps. Lorsqu’il s’était enfin levé pour fermer la fenêtre, sur les premières petites heures du matin, la douleur lui avait déchiré l’abdomen. Et il avait pris conscience que le froid l’avait raidi, un peu trop pour pouvoir bouger sans souffrir le martyr. Great. Il s’était assis au bord du lit, avait pris le temps de respirer. N’avait pas réussi à se rendormir, une fois recouché — et après, le psy était arrivé. Il se déplaçait exceptionnellement, pour le moment. Une fois que le rétablissement serait plus affirmé, il serait mis au même régime que le reste des résidents de la quarantaine, et devrait se déplacer. Mais pour une ou deux séances encore, l’indésirable viendrait à lui. Après… Eh bien. Après, on verrait.

La séance ne s’était pas bien placé, selon l’idée conventionnelle que l’on pouvait se faire du bon déroulement d’une thérapie. Il s’était montré distant et silencieux, et bien que le professionnel l’ait approché avec une certaine prudence, il n’était parvenu qu’à lui arracher très peu de choses. Lorsque la séance avait pris fin, le Warren avait eu l’impression de ne pas avoir avancé d’un millimètre ; pourtant, l’autre ne lui avait fait aucun commentaire. Sûrement avait-il compris aux regards fuyants qu’il ne servait à rien de le brusquer, et que le petit sauvage n’était tout simplement pas prêt. Il reviendrait demain, et le jour d’après. À la même heure, régulièrement, jusqu’à ce que l’autre ne finisse par craquer. Une situation qui mettait le Warren dans un malaise profond. Mais que pouvait-il bien y faire ?

Après le psy, le toubib est passé vite fait pour vérifier que ses points de suture tenaient bien. Il lui a dit de ne pas faire trop d’exercice, lui a demandé de ne pas essayer de décrocher la lune. Oui, mais voilà : après une semaine couché au fond de ce foutu lit, il avait envie de bouger. Envie de sortir de là, et de remuer. Il n’était pas encore assez rétabli, il le savait ; mais il n’était tout bonnement plus capable de rester enfermé.

Il était seul, désormais. Assis sur le bord du lit, l’envie de faire valser quelque chose à ses côtés le démangeant, sans qu’il ne cesse pourtant de se contrôler. Il n’était pas question de casser quoi que ce soit — pas question de leur donner une raison de le virer. Il ne voulait pas se livrer, ne serait jamais le parfait petit résident qu’ils auraient souhaité. Mais le sourire sur les lèvres de Liv lorsqu’il avait enfin pu parler, il avait valu trop d’or pour qu’il ne puisse le briser. Il ne repartirait pas — il ne pouvait pas lui faire ça. Il allait devoir ployer, et il le savait. Mais pour le moment, il ne se faisait pas à l’idée, et il se contentait de laisser la frustration lui donner de cinglantes envies de tout faire valser.

La porte s’ouvre alors qu’il est toujours assis, les deux pieds plantés au sol, son t-shirt entre ses poings serrés. Pas eu le temps de le remettre depuis que le médecin a fermé la porte derrière lui avec ses conseils de bon samaritain — pas eu les pensées et les mains qui se sont accordés suffisamment pour ça. Et il n’y fait même pas attention, alors que ses yeux plissés se posent sur la silhouette qui vient de rentrer. Décidément, c’est portes ouvertes aujourd’hui. Il retient à grand peine les mots, tente de desserrer la mâchoire et de ne pas avoir l’air importuné par une autre visite. La vérité, c’était qu’il avait bien compris ce qu’elle fichait là, depuis le temps. Il en avait des bribes, de ce qu’elle avait pu dire quand il était à demi inconscient — ou quand il faisait semblant de dormir pour ne pas avoir à lui parler. Et le poids familier des plaques militaires qui tombent autour de son cou lui rappellent pourquoi elle est là, pourquoi elle s’intéresse à lui. La même raison, à peu de choses près, pourquoi il tâchait justement de l’éviter.

Il détourne ses yeux d’elle, passant doucement son t-shirt comme un gamin handicapé, en veillant à ne pas trop tirer sur les foutus points de suture qu’on lui avait ordonné de laisser se reposer. Un millier de salutations grincheuses lui viennent dans l’idée, mais aucune ne sort. Il n’a pas envie de parler. Alors qu’elle ouvre le bal, si ça lui tient vraiment à cœur — lui, il passe son tour pour aujourd’hui.

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FACECLAIM : gal gadot, avatar @hepburns, signature@hallers.
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STATUT CIVIL : future maman à contrecoeur, le coeur retourné par cet homme qui refuse de la laisser affronter cette épreuve seule.
ANCIEN MÉTIER : lieutnant colonel dans les forces armées us, la belle était une militaire entièrement dévouée à son pays.
PLACE DANS LE CAMP : avant, l'amazone était à la tête des opérations hors du camp, fière chef du ravitaillement. maintenant, c'est une vulgaire surveillante à la frontière nord.
ARME DE PRÉDILECTION : la belle manie l'épée, une arme trouvée par hasard lors d'une mission. margot est aussi particulièrement douée avec le fusil d'assault qu'elle maniait avant.
ÂGE : trente-quatre longues années, trop longues au goût de la belle qui cherche la force de continuer.


MessageSujet: Re: – those little things define us forever. (margot)   Mar 20 Sep - 23:08

those little things
define us forever   / ❀

La belle tourne en rond, dans cette chambre pourtant beaucoup plus confortable que tout ce qu’elle avait connu avant. Les livres sur sa table de chevet sont tous entamés à moitié, mais jamais terminé ; incapable de se concentrer plus de quelques pages, elle avait de toute manière abandonné la lecture il y a peu. La vérité la rongeait. Elle qui pendant si longtemps a supporté le confinement inévitable de ce monde dévasté, elle avait maintenant l’impression que les murs du campement se rapprochait chaque jour un peu plus. Astoria avait longtemps été une bouffée d’air dans ce monde chaotique. Aujourd’hui pourtant, c’était l’inverse, Byers ne pouvant respirer qu’hors des murailles du camp. Elle multipliait les missions, croisait les doigts pour que le camp manque de ci ou de ça. La militaire cherchait les raisons de s’échapper, et, pendant quelques heures, de retrouver cette liberté dont elle se languissait tant. Bien sur, la brune était dévouée. Astoria, c’était sa raison de se battre, de se lever. Jusqu’à la fin, elle allait se tout faire pour protéger les précieux rescapés du camp. Elle donnerait sa vie, pour sauver la leur. Mais ce refuge que le camp représentait pour certain, c’était sa prison, à elle. L’intrépide Margot enviait le passé, ses voyages, son incapacité à rester sédentaire. Toutes ces permissions passées, sac sur le dos, à parcourir les terres d’Europe, d’Asie, et même de son propre pays. La solitude la poussait à partir, à s’envoler, terrifiée à l’idée de se retrouver seule devant sa télévision, plateau repas sur les genoux. A Astoria, elle n’était plus seule, certes -sa grande maison toujours remplie lui faisait souvent regretter ces soirées paisibles de solitude- mais elle n’était plus libre non plus. Ecrasée par le poids des responsabilités, la belle ne pouvait plus reprendre son souffle.

Elle étouffe. Ouvrir la fenêtre ne l’aide pas, les températures estivales refusant de laisser place à la douceur de l’automne. Alors elle enfile un jean, un tee-shirt -sous lequel elle range soigneusement son dog tag- et s’échappe de cette maison trop agitée, profitant du salon désert pour éviter ses trop jovials colocataires. La vie continue à Astoria, les rues fourmillent, les survivants la gratifient de sourires qu’elle a bien du mal à rendre. Cet oppressant quotidien n’était ponctué que de ses missions à l’extérieur et des quelques péripéties qui animait le camp. La dernière en date : Joel. Cet homme qu’elle avait arraché de la mort, un soldat, comme elle. Un homme mystérieux auquel elle n’avait pas pu s’empêcher de s’attacher. C’était l’un des siens, après tout, Byers se sentait obligée de prendre soin de lui comme elle aurait pris soin de n’importe lequel de ses hommes. C’était sa responsabilité. Une de plus. Mais Joel était différent ; avec lui, elle ne savait pas à quoi s’attendre. Elle se délectait de l’imprévisible qu’il représentait.

Sans prendre la peine de prévenir de son arrivée, la belle ouvre la porte et s’invite dans la chambre de fortune. Face à elle, le soldat blessé, torse nu, la fixe avec un agacement à peine dissimulé. Son regard s’échappe, l’espace d’un instant, sur le corps à moitié dénudé du miraculé ; puis elle se reprend, et reporte son regard vers ses yeux noirs. Nonchalante, elle vient s’adosser face à lui, sa lourde rangers posée contre le mur derrière elle, ses bras croisés sur la poitrine. Le silence berce la scène, le soldat n’étant pas enclin à saluer sa supérieure. Maladroitement, il remet son tee-shirt, alors que Byers se décide à commencer la conversation. « Morning, soldier. » elle souffle, un mince sourire malin sur ses traits. « Enfin réveillé ? »

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MessageSujet: Re: – those little things define us forever. (margot)   Mer 21 Sep - 17:10


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define us forever
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Il semblait que ce soit une tendance, aujourd’hui, que de se décider à venir l’importuner. Le monde s’était apparemment concerté, et avait décidé que maintenant qu’il était officiellement réveillé et capable de se déplacer, le temps était venu de ne plus le laisser respirer. C’était la sensation, amère, que lui laissait la présence de cette fille sur les lieux. Il n’était pas fou — il reconnaissait la dégaine, reconnaissait l’allure et la tenue. Pas besoin d’être un génie pour comprendre qu’elle avait une formation militaire, et qu’elle avait encore visiblement à cœur ce trait de son passé. Il ne pouvait le lui reprocher ; après tout, n’avait-il pas fait la même chose ? Lorsque son pays lui-même était devenu zone de guerre, il avait adopté la tenue et la posture en conséquence. Et depuis, il n’était pas un seul moment où il s’était retrouvé en droit d’une permission — et il n’y en aurait sûrement plus. Elle représentait des valeurs qu’il avait honorées pendant presque dix ans. Mais depuis que le chaos s’était emparé du monde, ces valeurs étaient, pour lui, passées bien après celles dictées par la survie. Et la voir dressée là ne lui annonçait rien de bon. Il avait la sensation de sentir la dégaine de la supérieur qui se voulait saluée — et devant laquelle il n’avait pas la moindre intention de se mettre au pas. Peut-être se trompait-il. Peut-être que tout ça n’avait rien à voir, et qu’elle venait simplement lui rendre visite comme elle l’avait toujours fait — pour vérifier son état, et s’assurer que son protégé n’avait pas passé l’arme à gauche.

Il voulait y croire. Il avait sérieusement voulu y croire. Qu’elle ne serait pas là pour l’emmerder avec toutes ces histoires d’armée dont il ne voulait plus entendre parler, qu’elle prendrait juste des nouvelles comme le toubib le faisait, et qu’ensuite elle lui foutrait la paix. Mais sa salutation réduit à néant la quasi-totalité des espoirs, laissant place à une animosité grandissante au fond du cœur. Manquait plus qu’ça. Le t-shirt retombé sur les épaules, il cale ses coudes sur ses genoux, ne répondant même pas à son salut. Pas question de se mettre au pas pour une fille qui vivait encore dans le passé et les illusions d’une hiérarchie prospère. Et surtout pas alors qu’il se traînait une humeur à faire fuir un pitbull enragé.

Elle lui pose une petite question, qui lui fait serrer très brièvement les dents, rouler quelque peu des épaules. Et il penche la tête vers elle, le visage décrispé, et plisse les yeux un petit instant. « Visiblement, ouais. » Thanks captain Obvious. Elle est adossée au mur, sa chaussure calée contre la paroi. Et il la détaille, quelques instants. Son allure, ses cheveux bruns, ses yeux perçants. Il cherche à comprendre ce qu’elle fout là, cherche à comprendre ce qu’elle lui veut. Mais aujourd’hui, sa patience est trop limitée pour qu’il ait envie de jouer aux devinettes. Un de ses bras se tend, sa paume s’appuie sur sa cuisse. Il la regarde, une expression peu invitante à la discussion sur les traits, secouant à demi le menton en signe d’incompréhension. « What do you want ? » À venir le voir aussi souvent, y avait forcément quelque chose qui la chicotait. Il avait beau prétendre dormir à chaque fois, il avait été réveillé plus souvent qu’à son tour lorsqu’elle était dans les parages. Elle l’ignorait sûrement, et il n’avait pas l’intention de le lui partager. Mais il savait qu’elle était venue. Trop de fois pour que ce soit pas pure courtoisie. Et maintenant qu’elle était là, peut-être pourraient-ils s’expliquer. Qu’elle lui dise ce qu’elle avait à lui dire — et ensuite, qu’elle s’en aille. Par pitié.

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MessageSujet: Re: – those little things define us forever. (margot)   Dim 25 Sep - 21:53

those little things
define us forever   / ❀

Alors qu’elle pousse la porte de l’infirmerie de fortune, Margot se demande : qu’est-ce qu’elle fou là ? C’est sa journée de repos après tout, elle aurait pu s’évader hors des barrières, trouver ce foutu bar abandonné, ou faire un tour loin de la prison d’Astoria. Respirer, le temps d’une journée, et laisser derrière elle le poids de tout ce qu’elle portait. Elle pourrait tourner les talons, à ce moment précis, sans même prendre la peine d’expliquer ce passage en coup de vent au soldat convalescent. Prendre, pour une fois, un peu de temps pour elle. Mais depuis qu’elle la création d’Astoria, il n’y avait plus d’elle ; seulement tous ces gens qu’elle se devait de protéger. Et Warren en faisait partie, peu importait à quel point il refusait de se rendre à l’évidence. Il était d’autant plus spécial à ses yeux qu’il s’agissait d’un des siens, et comme elle l’aurait fait avec ses anciens soldats, elle veillerait sur qu’il le veuille ou non. Fin du monde ou non, un soldat restait un soldat, aux yeux noisette de la belle qui s’accrochait à ce titre plus que tout au monde. Elle qui avait été dérobé de sa famille, de sa vie, de tout ce qu’elle aimait ; son dog tag, son rang … c’était tout ce qui lui restait. Et elle s’y attacherait malgré tout ce qu’on pouvait lui dire, si ça l’empêchait de sombrer dans la folie de ce monde sans dessus-dessous. Si le Warren refuse de croire à ces titres du passé, tant pis pour lui. Ca n’empêchera pas la belle de prendre soin de lui.

Elle voit sur les traits tirés de son visage l’agacement qu’il ne prend même pas la peine de cacher. Ca l’amuse, la Byers. Maligne, elle qui était venu simplement pour vérifier qu’il allait bien sentait que sa présence le gênait, et ça la démangeait d’en profiter. Un rictus malicieux étire ses traits alors que sa question fait mouche. « Visiblement, ouais. »il répond, sèchement. Le visage fermé, la Byers sent bien qu’elle n’est pas la bienvenue. Habituellement elle ne se ferait pas prié ; la belle n’était pas de ceux qui aime prendre soin des gens mal aimable, de ces personnes trop bonnes trop connes. Au contraire, elle est bien mauvaise quand il s’agit de conforter, ou de rassurer. Mais c’est un effort qu’elle est prête à faire pour une poignée de personne, celle qui mérite de telles attentions de sa part, à sa ses yeux. Mais un soldat, aussi désagréable qu’il soit, faisait partie de cette catégorie. «  What do you want ? » La belle soutient son regard, plein de défi. Il veut la faire fuir, mais il en faut plus pour faire peur à la Byers. « J’sais que mes visites te font plaisir, je voulais pas te décevoir. » Sourire moqueur, la belle ne bouge pas, les bras toujours croisé contre elle, le toisant de haut avec un sourire malin. « Mais plus sérieusement, just checking on you soldier. » D’un geste de la tête nonchalant, elle désigne les blessures du rescapé. « Ça va mieux ? »

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MessageSujet: Re: – those little things define us forever. (margot)   Dim 2 Oct - 23:15


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Il ne veut pas la voir. Son attitude est claire, autant que ne peuvent l’être ses mots secs et ses mimiques dérangées. On a presque l’impression d’une bête blessée, tapie dans son coin, qui ne veut pas se faire approcher. Il n’a pas envie de voir la main se tendre pour le flatter, n’a aucun désir de se voir pris en pitié. Tout ce qu’il veut, c’est qu’on lui foute la paix. Mais ça, la grande brune n’avait pas l’air de le comprendre. Elle restait plantée là, à l’observer de son air de défi, et à ne surtout pas bouger. Elle le toisait, lui parlait comme si de rien n’était. Prétendait, bien qu’ironiquement, qu’il appréciait ses visites. Mon cul, ouais. Sa mauvaise humeur et son envie d’être seul étaient plus que palpables. Elle faisait le choix délibéré de venir à leur encontre et de résister à l’injonction silencieuse de dégager ; le choix délibéré de continuer à le faire chier, et de ne pas respecter sa volonté, pourtant simple et assez clairement énoncée. Et c’est peut-être son sourire, couronnant les insolents mots lancés, qui lui donne le plus envie de lui cracher qu’elle n’est pas la bienvenue. Mais il n’en fait rien et se contente de baisser le nez, peu désireux de laisser la colère le submerger. Peu désireux de s’attaquer gratuitement à quelqu’un qui, dans le fond, ne lui voulait pas le moindre mal en cet instant.

Soldier. Il entend le mot tomber, et ça lui fait prendre une inspiration longue et irritée. Il ne veut pas s’entendre rappeler ce qu’il était, avant que le monde ne se décide finalement à s’écrouler. Il ne veut pas qu’on lui donne un titre qu’il ne se voit plus endosser depuis plus d’un an et demi, et qu’il a bafoué pour l’amour tendre qu’il portait à sa cousine. Il ne veut pas retourner dans une hiérarchie qu’il considère désormais inexistante, et plus que cela même complètement caduque. Mais ça ne semble pas être l’avis de cette fille, adossée là, contre le foutu mur de cette foutue chambre, qui le toise comme si elle était toujours une supérieure en droit d’exiger de lui une quelconque coopération.

« J’peux marcher. » Ça tombe simplement, lorsqu’elle prend des nouvelles de sa santé avec simplicité. Il ne peut pas se prononcer plus avant sur son état, et ne le fera pas ; tout ce qu’il sait, c’est qu’il est désormais capable de se mettre sur pieds, et d’avancer sur quelques mètres. « Et j’suis pas ton soldat. » Désolé. Il peut pas s’empêcher de lui sortir ça, sa main venant doucement se porter à son flanc, alors qu’il se redresse brièvement. Ses yeux ne daignent même pas rejoindre ceux de la grande brune, tandis qu’il renifle doucement — lui accordant volontairement moins d’attention que ce que sa présence ne réclamait.

J’suis pas ton soldat. Pas la peine de lui donner des ordres, pas la peine de le forcer à la respecter. Il n’est pas son soldat, et il le sera jamais. Tout ça, y avait bien longtemps que c’était terminé.

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MessageSujet: Re: – those little things define us forever. (margot)   Jeu 13 Oct - 19:12

those little things
define us forever   / ❀

Elle le fixe, silencieuse, plus longtemps que la politesse le permet. Il y a quelque chose qui la captive, la Byers, quelque chose qui la pousse à revenir chaque fois qu’il lui fait comprendre qu’il ne veut pas d’elle. Dans son regard azur, la belle peut lire la même chose que lorsqu’elle plonge le sien dans un miroir. Il y a cette lueur, chez les militaire, qui ne brille pas autant que chez les autres. Une flamme qui s’éteint un peu plus à chaque déploiement. Margot avait toujours aimé la présence des autres militaires, il y avait quelque chose de reposant chez ceux qui pouvait comprendre ce qu’elle traversait. Ceux avec qui elle n’avait pas besoin de faire semblant. Elle aurait aimé que Joel ressente la même chose, qu’il s’apaise en sa compagnie comme elle le faisait en la compagnie des autres soldats. Mais de toute évidence, c’était l’effet inverse. Les yeux noirs du militaire la fusillent, un peu plus chaque seconde qu’elle passe enfermée dans sa chambre. La tension est palpable, mais la belle ne veut pas s’avouer vaincue. Alors elle soutient son regard assassin et lui sert son plus beau sourire.

« J’peux marcher. » lance-t-il, désinvolte. Margot acquise, contente de savoir qu’il s’améliore. La Byers est réellement soucieuse de l’état du Warren. Lors de ses permissions, la brune allait souvent rendre visite à ses collègues blessés. Elle n’avait pas beaucoup d’amis, et encore moins de famille ; alors elle s’occupait en vérifiant que ses connaissances récupéraient correctement. Elle était souvent passer prendre soin de Blake, lorsque cette dernière lui avait sauvé la vie au détriment d’une méchante blessure ; et elle n’était pas un cas isolé. Quand elle n’allait pas de chambre d’hôpital en chambre d’hôpital, la belle s’attardait quelques temps dans des groupes de thérapie pour les soldats qui souffraient de PTSD, leur offrant une oreille attentive et quelques encouragements. Ce n’était pas naturel, chez Margot, mais c’était ce qu’elle jugeait important. Ca lui permettait de fuir la réalité lorsqu’elle n’était pas sur le terrain. Alors à ses yeux, Warren était une de ces bonnes actions parmi d’autres ; à la différence où aujourd’hui, ses collègues se faisaient rare. Aussi elle s’attardait particulièrement sur l’ancien métier du nouvel arrivant. Une attitude qui déplait apparemment au soldat, qui la rappelle rapidement à l’ordre. «  Et j’suis pas ton soldat. » Une remarque qui fait tiquer la militaire. Elle qui est tellement attachée à son passé, elle ne comprend pas comment il peut rejeter une telle part de lui même. Ses sourcils se froncent, et elle quitte le mur où elle était adossée pour s’approcher du Warren, les bras toujours croisés sur sa poitrine. « Clairement, t’es pas mon soldat. » souffle-t-elle, les nerfs à vifs. Dans ce monde, elle n’avait plus rien, rien de plus que son passé auquel se raccrocher. « Mais t’es un soldat. Once a soldier, always a soldier, right ? »

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