my darkness paradise :: meg&swan

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 my darkness paradise :: meg&swan

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staff / ruler of astoria
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IDENTITÉ : sandrider :: marie
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STATUT CIVIL : divorcé :: père du petit Max, deux ans et demi
ANCIEN MÉTIER : chercheur (à l'agence pour l'emploi), habitué des petits boulots
PLACE DANS LE CAMP : technicien en maintenance des clôtures
HABITATION : higgins hill, 11 w/ baby max, alf & misia, tom, javi
ARME DE PRÉDILECTION : couteau de chasse, marteau
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MessageSujet: my darkness paradise :: meg&swan   Mar 20 Sep - 15:24

MY DARKNESS PARADISE
/ meg & swan /

À voir cette silhouette au dos courbé, épaules voûtées, traînant les pattes, les semelles raclant le bitume dans des soupirs poussiéreux, on pourrait presque croire qu’un rôdeur est parvenu à s’infiltrer dans le camp ; mais non, ce n’est que Swan, et son énergie avoisinant aujourd’hui le zéro absolu. Avec une lenteur de paresseux amateur de tai-chi, il relève la tête et, ouvrant grand la bouche, bâille aux corneilles dans une longue plainte qui vient parfaitement compléter son imitation du zombie égaré. Dans sa tête, presque aussi clairement que si elle se tenait à ses côtés, la voix de sa sœur lui beugle : et la main devant la bouche, c’est pour les chiens ? gros dégueulasse ! Aussitôt, la paume de Swan bondit de la poche de son jeans pour se jeter devant ses lèvres.
« Pardon ! » bredouille-t-il, d’une voix fatiguée, dans un bête réflexe qui lui laisse un arrière-goût amer dans la gorge.
Il a salement la tête dans le cul, Swan. La nuit a été longue. Max, atteint d’un rhume, a chouiné jusqu’à l’aube. C’est tout aussi endormi que lui que Swan l’a déposé chez Cait au matin, avant de se traîner jusqu’à son taf, qu’il a effectué tel un robot sous un soleil de plomb particulièrement agressif malgré la saison, et qui l’a laissé avec un coup de soleil qui commence à méchamment lui démanger le nez. Les UV et la blondeur n’ont jamais fait bon ménage.
 
Dans un dernier raclement de savate, il s’arrête au bout de la file qui s’étire de quelques petits mètres devant l’ancienne pâtisserie. Le regard vide, il fixe absentement la vitrine, sans vraiment la voir. Il pense à Max, et espère qu’on lui accordera un petit bonus de fruits frais, histoire de lui rebooster le système immunitaire. Il pense à sa sœur, qui aurait su exactement quoi faire pour soulager son nez bouché et alléger sa peine à dormir. Il pense à son frère, qui n’aurait pas manqué de se lancer dans un concours de grimace pour le faire rire. Il pense à sa femme, dont les berceuses auraient eu tôt fait de calmer ses pleurs. Il pense à…
« Meg… ?! »
Blue screen of death, les bras et la mâchoire lui en tombent, et les paupières de Swan battent rapidement sur ses yeux soudain aussi ronds que des soucoupes. Sans réfléchir, il se détache de la file et trace vers la porte pour entrer dans le bâtiment mais se fait refouler à l’entrée par un ado qui le repousse sèchement :
« Vas-y on double pas là ! »
« Non mais, » marmonne Swan en réponse, « c’est pas pour doubler, c’est… »
Relevant le menton, il observe par-dessus les quelques têtes qui parsèment l’espace devant lui pour essayer de repérer la crinière sombre qu’il est persuadé d’avoir reconnue… ou pas ? Le doute l’assaille. Hésitant, il reste planté sur le côté de la porte, le regard allant et venant de l’intérieur à l’extérieur, comme un gamin se demandant s’il a le temps d’aller chiper des cookies avant que sa mère ne ressorte des toilettes.

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MessageSujet: Re: my darkness paradise :: meg&swan   Mar 20 Sep - 18:46

Waste away. I'm crawling blind Hollowed by what I left inside For you, just you I'm caught in place. But I ignore what I can't erase. I will run and hide till memories fade away And I will leave behind a love so strong. Close my eyes theses voices say Haunting me, I can't escape For you, just you Time will always wait. While I throw away.
La journée s’était déroulée sans encombre, un raid dans une station service située à peine à deux heures de route d’Astoria. La mission : récupérer des bouteilles d’eau potable et des bidons d’essence pour faire le plein de tous les véhicules. Chaque fois qu’elle mettait le pied dehors, elle se sentait libre bien que le danger pesait dans l'atmosphère. L’appréhension de croiser la route de son ancien gang ne la rassurait qu’à demi. Ce soir-là, sortant d’une douche plutôt froide, elle observait son reflet du miroir au dessus de levier, ses mains appuyées contre. Elle se remémorait ses derniers mois, comparant sa vie à l’extérieur à celle qu’elle menait désormais. Le manque d’entraînement intensif l’avait quelque peu ramolli, lui faisant perdre un peu de muscle au niveau des bras. Détaillant son corps avec attention, elle portait les marques à vie de sa séquestration. En plus de lui laisser des cauchemars les nuits, les souffrances qu’elle avait endurées sous la torture étaient également incrustées sur sa peau. Son dos portait les cicatrices de cette lame qui le déchira sa chair. Elles n’étaient pas régulières. Cet homme prenait un malin plaisir à faire danser sa lame le long de son corps. Il avait terminé par lui laisser une balafre juste au dessus de la poitrine. Si à ce moment-là ils avaient été en possession de désinfectant et d’autres soins, peut être que ses marques auraient depuis longtemps disparues. Mais il n’y avait à proximité qu’une vieille bouteille de whisky et du fil de pêche pour la recoudre. Elle se mordit la lèvre à cet instant pour retenir sa colère qui lui brulait les entrailles. Ces habitants qui la rejetaient à cause de sa différence étaient beaucoup trop confortablement installés dans leur bulle pour se soucier des survivants au dehors et de ce qu’ils avaient bien pu vivre. Un profond soupire s’échappait d’entre ses lèvres pour extérioriser ses idées noires. Sa montre sur le rebord de son appui lui indiquait l’heure de la distribution de provisions. C’était à son tour de charger pour le reste de la maison. La chaleur du dehors ne lui donnait pas d’autres choix que d’enfiler, entre autres, un débardeur qui laissait apercevoir quelques unes de ses marques. Mais ses longs cheveux noirs lui permettaient de les camoufler quelque peu.

Cela faisait déjà plusieurs minutes que la survivante patientait dans la fil d’attente devant l’ancienne pâtisserie. Elle regardait, las, ces gens qui semblaient insouciants et qui discutaient par exemple du professeur de ses enfants. Les jeunes garçons derrière elle s’acclamaient  d’avoir tué leur premier rôdeur dans leur tour de garde au poste de surveillance. A quel point ils étaient courageux et doté d’une bonne vision pour tuer. Megan levait les yeux au ciel et s’engouffrait à l’intérieur de l’enseigne pour récupérer son colis. A l’arrière, des gens s’excitaient car certains souhaitent les devancer en les dupant d’une place ou deux. Elle n’en pouvait plus. Leurs voix étaient tel un bourdonnement d’insecte au creux de son oreille qui l’exaspérait. Récupérant son carton où étaient rassemblées diverses boîtes de conserves, sachets de pates et autres, elle ajoutait un sourire polie mais qui se voulait en réalité tout à fait déplaisant à celle qui lui distribuait ses rations. C’était une véritable commère. Peut être que si elle avait croisé la route de Megan en dehors, son rire strident lui aurait valu une balle dans la tête. Sortant promptement du bâtiment, une voix l’interpellait : « Meg ? »

Lorsque ses yeux ont aperçu son visage, son cerveau ne répondait plus. Ne transmettant alors plus d’informations aux restes de ses membres, ses bras lâchèrent le carton qu’elle venait de récupérer. Il vint s’écraser au sol mais, comme il ne contenait aucun produit fragile, il n’y eût aucune casse. Instinctivement, Megan reculait d’un pas, son regard basculant à gauche et à droite afin de trouver un échappatoire, mais en vain. Ses yeux ont alors croisés ses siens, ceux qu’elle ne pensait ne plus jamais revoir. En apnée depuis, elle finit par lâcher son souffle en prononçant son prénom. « Swan. » Cet homme qu'elle avait rencontré, affamée, dans les collines du Mt Rainier National Park. Ce même homme qui avait pris soin d'elle, qui l'avait rassuré, réconforté. Celui dont les mots tendres suffisait à la tenir debout, pleine d'espoir. Celui dont elle était obligée de se séparer, tout deux des destinations différentes. Il n'a jamais compris. Il n'a jamais voulu. Et ses dernières paroles résonnaient encore à l'intérieur de sa tête. « Je ne pensais pas que tu aurais survécu. » Finissait-elle par ajouter face au silence gênant de chacun. Un mélange de fierté et de rancoeur, elle ne pouvait lui pardonner la manière dont ils s'étaient quittés. Pas encore.
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MessageSujet: Re: my darkness paradise :: meg&swan   Mer 21 Sep - 19:46


Sous le regard défiant du mâle alpha en devenir, Swan se hisse sur la pointe des pieds en se balançant de droite à gauche, tel un cobra sur le point de frapper, en scrutant la marée de tignasses qui s’étend devant lui. Mais de là où il se tient, il ne reçoit que des vagues d’anonymat. Il y a bien deux ou trois taches de cheveux noirs parmi d’autres nuances mais…

Est-ce qu’ils étaient vraiment noirs ? Peut-être étaient-ils juste brun foncés… ou même châtains ?

Swan secoue la tête en retombant sur ses talons. Sûrement a-t-il besoin d’une bonne nuit de sommeil, ce qui semble compromis d’avance puisque s’il y avait un truc pour guérir d’un rhume en vingt-quatre heures, le jour de sa découverte aurait déjà été déclaré jour férié international. Pas que, de toute façon, ça aurait encore grande importance aujourd’hui, les jours fériés.

Ça y est, il semblerait que Swan ait atteint le stade de la mort cérébrale. Ça ne fait plus aucun doute pour lui : il a halluciné sa vie. Il tourne les talons dans un raclement de semelles, s’apprêtant à aller reprendre sa place dans la file, quand elle se matérialise devant ses yeux.
« Meg ? » souffle-t-il.
C’est sorti tout seul, mais il est encore incertain, Swan ; jusqu’à ce qu’elle ne tourne enfin ses grands yeux bleus vers lui, le plantant dans une réalité cependant encore légèrement évasive. C’est sûrement pourquoi il reste cloîtré dans un silence couillon, ne sachant que dire, ni quoi faire. Dans son esprit, c’est la tempête de souvenirs à tel point qu’il a l’impression qu’on vient d’effacer le tableau de ses capacités cognitives et sensorielles d’un seul coup en y balançant le contenu d’un seau d’eau — glacée, ce qui expliquerait pourquoi, soudain, il frissonne… À moins que ce ne soit à cause de la réplique cinglante que lui siffle Megan en guise de salut arctique, terminant ainsi de l’ancrer jusqu’aux chevilles dans la réalité. Oui en fait, c’est sûrement à cause de ça.

L’espace d’une demi-seconde, Swan se sent sur le point de lui beugler dessus, reprenant l’engueulade sur laquelle ils se sont quittés. Oh oui, ça le démange, il le sent dans ses poings, il le sent dans sa gorge. Déjà, il inspire, la réplique sur le bout de la langue. Et puis, non. Non, il n’en a pas le courage, pas l’envie, pas le cœur. Il s’en est suffisamment voulu, persuadé qu’il ne pourrait jamais faire amende. Mais aujourd’hui, il le peut.

Alors, comme un homme, Swan baisse les yeux.

« Ouais, ben… » marmonne-t-il dans sa barbe, avec l’air d’un écolier se faisant réprimander par la maîtresse.
Haussement d’épaules. Penaud, il garde les iris rivés sur le sol. Il lui faut peut-être deux ou trois secondes pour enregistrer la caisse que Meg a lâché, et qui gît à terre, juste entre eux. Lentement, Swan fléchit les genoux, tend les bras, et attrape la caisse puis, se redressant, la tend à Megan.
« Désolé. »
Ouais, désolé, il peut l’être, Swan. Désolé d’avoir été un gros connard, désolé de l’avoir laissée partir comme ça… encore, elle aussi — mais, elle aussi, elle l’a abandonné… elle aussi.
« Je voulais pas te faire peur. »

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MessageSujet: Re: my darkness paradise :: meg&swan   Mer 21 Sep - 20:40

Waste away. I'm crawling blind Hollowed by what I left inside For you, just you I'm caught in place. But I ignore what I can't erase. I will run and hide till memories fade away And I will leave behind a love so strong. Close my eyes theses voices say Haunting me, I can't escape For you, just you Time will always wait. While I throw away.
Ses immenses yeux bleus clairs ont détaillé son visage. Un visage qu’elle n’aurait pas cru revoir un jour. Presque un an qu’elle n’avait plus entendu parler de lui. Elle s’était souvent surprise à s’inquiéter de sa sécurité  et à se demander s’il était toujours vivant. Quand elle se retrouvait seule, dans une pièce désaffectée et sale, elle priait un Dieu mort depuis longtemps de garder Swan à l’ abri de ces monstres. Megan s’était longtemps sentie coupable de la manière dont ils s’étaient quittés. Ces mots si durs qu’ils s’étaient crachés. La colère et la tristesse avait dominé leurs sens tout entier. La raison ne répondait plus. Et les regrets  l’ont hanté pendant de nombreuses semaines. Pourquoi ne lui avait-elle tout simplement pas demandé de le rejoindre ? Ils auraient pu rester ensemble. La suite aurait pu être bien différente. Megan n’aurait peut être jamais perdue cette lumière qui brillait dans ses yeux et cet espoir que Swan attisait comme une flamme chaque soirée qu’ils passaient ensemble. Mais aurait-il accepté d’ailleurs ? Etait-il prêt à tout laisser tomber pour elle ? Pour une quête qui semblait perdue d’avance. Les chances étaient minces, voire même inexistantes. Il avait une famille, lui. Il en avait encore une à protéger. Alors que Megan était seule, elle ne pouvait se raccrocher qu’à l’idée de retrouver son frère encore sain et sauf.

Le fait de l’avoir en face d’elle lui explosait en plein visage les souvenirs de leurs nombreux moments ensemble. Cette intimité qu’ils s’étaient construites et cette confidence qui les unissait. Se remémorant tout ceci en l’espace de quelques secondes, la brune commençait d’ores et déjà à regretter les paroles qu’elle venait de lui infliger. Ces mots si durs, semblables à leurs derniers. Mais la fierté et la rancune étaient les principaux défauts de la famille Sparks, ce qui rendait parfois difficile le désamorçage de conflit. Megan observait cet homme qu’elle avait connu autrefois. Il baissait les yeux dans un haussement des épaules. Elle n’arrivait pas à déchiffrer la signification de ces mouvements. En le voyant s’abaisser pour ramasser le carton et les produits qu’elle venait de faire tomber, elle fit de même. « Laisse, je vais... » Elle n’eût pas le temps de terminer sa phrase que Swan avait tout rangé. « Merci. » Lâchait-elle en reprenant son carton de provisions. Le silence se faisait pesant mais pour on-ne-sait quelle raison, elle n’avait pas envie de le quitter. Pas à nouveau.

« Je ne voulais pas te faire peur. » Ajoutait-il. Ce n’était pas le cas. La surprise, plutôt. Elle se contentait de hausser à son tour les épaules en guise de réponse. Cette relation contenait beaucoup trop de non-dits. Si bien que chacun n’arrive plus à comprendre l’autre, ni même à deviner ce qui était autrefois évident. « Comment va Max ? Est-ce qu’il va  bien ? » S’inquiétait la jeune femme, limite effrayée par une réponse négative. Ce petit bout qui se retrouvait parmi toutes ces horreurs. Il ne méritait pas tout ceci. Lui, ce jeune être si innocent et qui ne connaîtrait que la fin du monde. Il ne verra dans son futur des visages tristes et ternes. Une peur constante de la mort. En réalité, à travers cette question, Megan cherchait à savoir la situation vitale de chacun des membres qu’elle avait rencontré même temps que lui. Ces gens généreux qui avaient accepté de prendre soin d’elle dans ces moments troublés. Tenant toujours fermement son carton contre son corps, elle se sentait très vite mal à l’aise de ces retrouvailles.
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MessageSujet: Re: my darkness paradise :: meg&swan   Mer 21 Sep - 21:47


Aussitôt Megan a-t-elle repris son carton que Swan, se raclant doucement la gorge et croisant les mains dans le dos, prend un pas en arrière. Sans oser croiser son regard, il observe néanmoins sa réaction, guettant une amorce de parole mais… rien, juste un haussement des épaules. C’est de  bonne guerre. Faudrait peut-être qu’il se décide à dire quelque chose de plus constructif que « ouais, ben », le Swan. Alors, ravalant sa fierté, il inspire et s’apprête à parler, mais juste au moment où Meg brise elle-même le silence. Tant mieux, parce qu’en réalité, il ne savait vraiment pas quoi dire ; Ça va ? Quoi d’neuf ? T’as vu, fait beau hein ? Bidon, mais sûrement moi que ce qu’il aurait baragouiné si elle l’avait laissé faire.

Malgré lui, il sent son rythme cardiaque s’accélérer légèrement à la mention de Max. Peut-être parce qu’il se repasse les images de la nuit passée, peut-être parce qu’il se demande si tout de suite, son fils va un peu mieux ; ou peut-être parce qu’il pense au mais qui doit ou non suivre la réponse qu’il donne à Megan :
« Max, il va bien. » répond-il, le regard fuyant.
Pas plus de précisions, il ne sait même pas si elle en attend, à vrai dire. Dans son dos, il se tord les doigts les uns contre les autres. Il est à fleur de peau, Swan, même s’il ne le sait pas encore. Peut-être est-ce pourquoi l’instinct, avec un petit coup de pouce du destin qui fait qu’un gus sortant de la boutique le bouscule sur son passage, lui suggère l’idée suivante :
« Peut-être qu’on devrait… »
Il termine sa phrase en gesticulant mollement les mains pour illustrer la levée de camp. C’est juste avant d’amorcer son pas de départ que, l’espace d’une ou deux secondes, qui lui semblent pourtant durer bien plus longtemps, Swan laisse son regard s’ancrer enfin dans celui de Meg. Il lui faut un autre coup de coude anonyme dans les côtes pour le mettre sur les rails ; détournant le regard et croisant les bras contre son torse, il se met en marche, s’écartant de la pâtisserie et prenant instinctivement la direction d’un coin moins fréquenté.

Quelques mètres se passent en silence, avant que Swan ne s’éclaircisse la voix et ne reprenne la conversation comme si cela ne faisait que deux secondes qu’elle n’avait été interrompue :
« Donc oui, Max va bien. Il est là, avec moi. Enfin, là il est chez sa baby-sitter. »
D’un coup d’œil, il observe Megan en coin, hésitant.
« Et, hmm… ça va, toi ? »

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MessageSujet: Re: my darkness paradise :: meg&swan   Jeu 22 Sep - 13:02

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« Max, il va bien. » Lui disait-il, le regard fuyant. Voilà qu’elle fût rassurée, son petit garçon de deux ans et demi était sain et sauf. Mais Megan ne savait pas trop quoi ajouter à cela. Leurs phrases étaient courtes, sans vraiment lâcher un point d’ancrage à lequel elle pouvait se raccrocher pour entamer une conversation digne des gens civilisés. Mais après tout, l’étaient-ils encore ? Elle se contentait de hocher la tête, l’accompagnant d’un sourire faible et poli. Ses yeux l’observèrent de haut en bas, relevant à quel point il était resté le même depuis tout ce temps, bien que ces derniers mois de séparation dans cette monde en perdition l’ait quand même marqué. Il avait toujours sa barbe autour de sa mâchoire qui le rendait plaisant, ses cheveux blonds en pagaille et ses poches sous les yeux, signes qu’il avait encore passé une nuit debout à cause de son fils. Elle le détaillait, peut-être un peu trop imprudemment. Dans le fond, il n’avait pas changé à l’instar de Megan qui avait cette part d’ombre visible dans ses yeux pourtant clairs. Il était toujours ce teddy bear rassurant qui émanait naturellement une aura réconfortante et apaisante.

Un homme sortant du garde-manger avec son propre carton de provisions vint bousculer Swan qui était en plein milieu du passage. Le signe qu’il était temps de bouger de là. Ils prirent alors le chemin de la maison de Megan. Sur la route, quelques mètres passèrent en silence, toujours ce malaise qui devenait de plus en plus pesante. La brune regardait tantôt la route, tantôt son approvisionnement. Il aurait pu être lourd à force de le tenir mais son aventure lui a fait gagner en muscle, ce qui le rendait supportable. Swan a été le premier des deux à parler à nouveau, la rassurant alors sur l’état de Max avant de la questionner sur sa santé. « Je vais bien, merci. J’ai retrouvé mon frère il y a à peine deux mois, c’est d’ailleurs pour ça que je suis à Astoria. » Expliquait Megan. Son petit frère qu’elle cherchait depuis le début.

« Tu n’es pas obligé de faire le chemin avec-moi si tu… » A son tour, elle terminait sa phrase par des gestes moles de sa main. La suite de la phrase pourrait signifier beaucoup de choses. Si tu ne veux pas, si tu as autres choses à faire, si tu as quelqu’un à rejoindre, etc. Après les non-dits, il y a les choses à moitié dites. Cela en devenait ridicule et Megan secouait légèrement la tête d’exaspération d’elle-même. « Je suis contente de savoir que tu vas bien. » Lâchait-elle enfin. Elle n’arrivait plus à être aussi avenante qu’autrefois, ni même aussi douce et attentionnée. Elle s’est longtemps retrouvée seule, à ne compter que sur elle-même pour survivre. Puis il y a eu ce groupe tarés dont elle sait pertinemment qu’elle a hérité de ce côté sombre de leurs âmes.
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MessageSujet: Re: my darkness paradise :: meg&swan   Ven 23 Sep - 16:57


Ça va ? — voilà, Swan est tombé en plein dedans. Mais que pourrait-il demander de plus ? Le travail ? Hmm… La santé ? Si elle était mauvaise, elle ne serait pas là. La famille ? Mauvaise idée, vu la conversation sur laquelle ils se sont quittés.
Et pourtant.

À la réponse de Meg, Swan pile sur place, les yeux ronds et les lèvres entrouvertes, la respiration momentanément suspendue.

Son frère…

Swan déglutit, les souvenirs de leur séparation encore plus vivides désormais. S’il ne pensait pas pouvoir se sentir plus con, maintenant il sait qu’il se trompait. Mais plus que la honte, c’est autre chose qui lui étreint douloureusement les tripes. Autre chose…

Faisant craquer sa nuque, Swan reprend la marche, tandis que Megan, ayant peut-être remarqué sa pause, lui fait comprendre qu’il n’est pas obligé de jouer les toutous. Pour toute réponse, le blond secoue la tête. Il ne s’est même pas posé la question mais oui, peut-être qu’elle n’a pas envie de s’encombrer du type qui l’a quitté en lui beuglant d’aller à sa mort. Swan commence à considérer sa retraite — pour ne pas s’imposer, et aussi pour autre chose — quand la jeune femme lui dit qu’elle est contente qu’il aille bien.

La gorge serrée, Swan s’enfonce les ongles dans les paumes. Par réflexe, il prend une inspiration pour parler mais ses lèvres entrouvertes restent suspendues dans un silence douloureux. Hoquetant quelques syllabes inarticulées, il essaye de parler, mais abandonne, s’immobilisant et baissant la tête, les yeux fermés.
« Je suis désolé… » murmure-t-il enfin, la voix tremblante. « Je suis désolé, Megan. Je… »
Il doit s’interrompre alors que sa voix se brise. Inspirant profondément, il se pince les lèvres entre les doigts. Sur sa tempe, un nerf s’agite ; son visage est blême, et ses yeux se veinent derrière un voile luisant. Gonflant les joues, il relâche ses lèvres dans un long soupir tremblant tout en se passant les mains dans les cheveux, les rabattant en arrière dans un tic nerveux. Il se retient tout juste de taper un coup du pied par terre et redresse la tête, déterminé à se reprendre.
« J’ai été un con. »
Encore.
« J’ai pensé qu’à ma gueule. »
Encore...
« J’aurais dû comprendre, mais je… je me rendais même pas compte de ce que ça pouvait vouloir dire pour toi, retrouver ton frère, après tout ça… » Il secoue la tête, fermant un instant les yeux. Sa respiration est déjà plus courte, bruyante, et le tremblement dans son souffle se fait de plus en plus audible malgré ses efforts. « J’ai été trop con... »

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MessageSujet: Re: my darkness paradise :: meg&swan   Mar 11 Oct - 12:09

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Megan tenait toujours contre elle ce carton de provisions, le chemin vers la maison semblait paradoxalement si loin alors qu’elle n’était qu’à quelques rues. Peut être était-ce tout simplement la situation qui lui donnait l’impression que le temps était ralenti. A la suite de la mention de son frère dans l’une de ses phrases, elle n’osait plus tourner le regard vers son ancien ami, de peur que les souvenirs la submergent une fois encore en lui laissant un sale goût amer au fond de la gorge. Cette rencontre fortuite faisait surgir de nouveau leur séparation, bien que datant de plusieurs mois maintenant, qui demeurait tout autant douloureuse à l’heure actuelle. Peut être était-ce du au fait de revoir son visage à nouveau ? Au son de la nuque de Swan qui craquait, la brune crispa son visage en fermant les yeux. « Hum… » Elle avait horreur de ça. Bien qu’elle se craque parfois elle-même les doigts, elle ne supportait pas entendre le bruit du craquement des os de la nuque.

« Je suis désolé… » Cette phrase lui fit l’effet d’un pincement au coeur. Voilà, le moment des vérités. Celui qu’elle redoutait depuis que son regard l’avait croisé à la sortie du garde-manger. Depuis le début, ils se fourvoyaient. Se baignant dans l’illusion de faire comme si rien ne s’était passé. Comme si deux vieilles connaissances se retrouvaient dans une totale surprise après s’être perdues de vue à la sortie de l’université. Mais leur réalité était bien plus difficile que ça. Megan se mordait la lèvre, incapable d’ajouter quoique ce soit. Il y avait encore de la rancoeur sur la manière dont il l’avait traité. Mais il y avait aussi la culpabilité de l’avoir laissé prendre un chemin différent du sien. En guise de réponse, elle a tout simplement stoppé sa marche, le laissant à quelques centimètres derrière. Assez pour qu’il ne puisse voir les traits de son visage qui trahissaient les douleurs du passé. Un petit silence s’était installé, qui démontrait une situation critique. Ils avaient atteins un point de non retour. Il ne manquait plus qu’à désamorcer.

« J’ai été con. » A-t-il finit par lâcher. Megan fermait les yeux un instant pour prendre son courage à deux mains. Elle qui était si vaillante désormais à massacrer les rôdeurs était désemparée face à une telle situation. Quelle ironie. Elle aurait préféré se retrouver entourée de rôdeurs avec des chances de survie critique plutôt que de devoir affronter Swan. Elle se voulait forte alors qu’elle était si faible face à ceux qui lui étaient proches. Les mots se sont suivis et enchaînés de la bouche de Swan. Ses regrets, sa culpabilité. Est-ce que ça le rongeait vraiment autant ? La brune finit par déposer au sol sa caisse pour libérer ses bras avant de se tourner vers lui. Elle l’observait, de haut en bas, essayant de déchiffrer ses pensées. Elle finit par hausser les épaules en ajoutant « C’est passé… C’est oublié. ». C’était complètement faux. Même si cela faisait presque un an qu’ils s’étaient quittés, elle n’avait jamais oublié la dureté de ses mots. Mais que pouvait-elle faire maintenant ? « On ne défait pas le passé… » Non, il est ancré en nous. La seule chose que nous pouvons faire, c’est avancer. Aller de l’avant. Et oublier ce à quoi on tenait le plus. Situation de défense, de méfiance. Elle lui en voulait, encore aujourd’hui. Ce n’était pas passé. Ce n’était pas oublié. C’était marqué comme les cicatrices sur son dos, à l’inverse qu’il avait marqué son coeur. Megan finit par serrer les poings, si fort. Un mélange de colère et de tristesse. « Tu m’as laissé partir toute seule… » Ajoutait-elle en grinçant les dents, les yeux se faisant brumeux. « Tu avais ta famille auprès de toi, tu avais ton fils à protéger. Moi je n’avais personne. » Montait-elle de plus en plus le ton. « Tu étais juste trop vexé que je souhaite retrouver la seule famille qui me reste que tu as préféré que j’aille crever au loin ! » Elle n’oublierait jamais ses mots. Elle finit par se taire, les yeux brillants et les nerfs à vif. « Tu m’as fait horriblement mal… »
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MessageSujet: Re: my darkness paradise :: meg&swan   Jeu 13 Oct - 15:32

Après sa déclaration, Swan se retrouve face au silence. On ne va pas dire qu’il s’y attendait mais… si, en fait, il s’y attendait et même, surtout, il l’espérait. Parce qu’il n’exige rien de Megan, Swan ; pas d’explications, pas de déclarations et surtout, surtout, pas de pardon… Pas qu’il estime n’avoir rien à se faire pardonner, oh non, que du contraire, il a beaucoup à se faire pardonner et si elle lui en laisse la possibilité, il se mettra en quatre pour cela… sans rien attendre en retour, parce qu’il ne mérite pas son pardon. Ni celui de Megan, ni celui de… personne.

Discrètement, le nez toujours baissé, Swan renifle et se passe la tranche de la main sur les yeux. Déjà, il prend une inspiration, dans l’idée d’annoncer à Meg qu’il va la laisser tranquille mais…
La couleur quitte le visage de Swan alors qu’enfin, la jeune femme prend la parole. Un instant, il se fige, les poings serrés, les paupières crispées l’une sur l’autre ; finalement, alors que Meg insiste, il secoue la tête, se la prenant entre les mains. Il serre les dents au point d’en avoir mal, Swan, pour ne pas craquer, ne pas exploser, ne pas hurler — encore, et encore —  non, non, ce n’est pas juste le passé, ce n’est pas oublié ! ça ne peut pas être oublié !

Et puis voilà, finalement, comme si elle lisait dans ses pensées, Meg retourne sa veste, et ses mots emplis de rancœur, au contraire des premiers qui auraient dû être apaisants, ont pour effet de désamorcer la bombe qui menaçait d’exploser. Lourdement, Swan laisse retomber ses bras le long de son corps, poussant un soupir à fendre les pierres. La nuque courbé, le menton presque sur les clavicules, il subit docilement les reproches de Meg, immobile, silencieux. Il a tellement honte de lui qu’il pourrait presque passer à côté du fait qu’elle se fourvoie dans ce qu’elle dit, mais… Il relève enfin les yeux vers elle ; non, il ne peut pas la laisser penser ça, il lui a déjà fait trop de mal — il le sait, même avant qu’elle ne le mette noir sur blanc — alors, il lui doit au moins la vérité.

Alors, enfin, il prend une profonde inspiration et, levant lentement les paumes en signe d’apaisement, murmure :
« Tu as raison… Je t’ai fait du mal, je sais… J’ai été lâche et égoïste. Je suis désolé… Même si je sais que ça changera rien, que c’est fait… » Prudemment, il fait un pas vers elle et reprend, la voix plus tremblante qu’il ne l’aurait souhaitée : « Mais Meg… Ce que j’ai dit… C’était… »
C’était quoi, au juste ? Il doit prendre un moment pour y réfléchir. Faut dire qu’il ne s’est jamais posé la question, jusqu’à aujourd’hui — souvenirs trop douloureux à ressasser, et qui ne lui reviennent que périodiquement, sous forme de cauchemars dont il se réveille en sueur, le cœur battant. À nouveau, il prend une inspiration ; attention, Swan Jacobs va-t-il réussir à dépasser son raz-des-pâquerettes habituel pour s’élever dans les hautes sphères de l’introspection ? Vous n’y croyez pas trop, et on ne peut pas vous en vouloir.
« J’ai dit ça parce que je savais que je pouvais rien faire pour te convaincre de pas y aller, parce que je savais que moi je pouvais pas t’accompagner même si je le voulais, et que c’était plus simple d’être en colère et de te rejeter, plutôt que de te laisser partir en devant me déchirer le cœur entre toi et ma famille. »
Ah bah… merde alors. Même Swan n’a pas l’air de réaliser ce qu’il vient de dire ; bêtement, il cligne trois ou quatre fois des yeux, avant de laisser retomber ses mains. Et le pire, c’est qu’il n’a pas l’air de vouloir s’arrêter en si bon chemin puisque, d’une voix légèrement tremblante bien malgré lui, il ajoute :
« Parce que je tenais à toi, Meg… Et je tiens toujours à toi. »

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MessageSujet: Re: my darkness paradise :: meg&swan   Jeu 13 Oct - 22:24

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Megan avait lâché tout ça sans vraiment réfléchir. Les mots étaient sortis plus vite que sa pensée. Elle n’avait nullement l’intention de blesser Swan ou même de ressasser le passé. A quoi bon remuer tous ces sentiments douloureux ? Depuis des mois, la survivante s’était résignée à laisser tout cela de côté au profit de la raison et du pragmatisme. Mais au final, elle avait tout simplement besoin d’extérioriser, de sortir tout ça. Après tout, cela prouvait signifier que son âme n’était pas totalement obscurcie et qu'il lui restait une petite parcelle de lumière ravivant son humanité. Ses poings toujours serrés, elle sentait tous ses membres trembler de nerfs, de colère mais aussi de tristesse. Elle prit une profonde respiration, comme pour refouler tous ces émotions qui la submergeaient. Son regard a dévié sur cet homme quand il se mit à se libérer de la culpabilité, se dévoilant, abaissant ce voile de protection qu’il gardait contre lui. A vouloir trop se protéger, on finit par se détruire et créer sa propre solitude.

Ses yeux ne le quittèrent pas, d’autant plus quand il s’approchait d’un pas. Voulait-il vraiment partir avec elle ? Instinctivement, Megan attrapa sa lèvre inférieure entre ses dents, signe qui trahissait son cœur touché. Plus simple ? Elle n’ajoutait rien, frappée par tant de facilité. Elle lui en voulait de ne lui avouer tout ça au bon moment, de ne l’avoir rattrapé quand elle s’engouffrait dans cette forêt. « Parce que je tenais à toi, Meg… Et je tiens toujours à toi. » Cette dernière phrase lui fit l’effet d’un coup de poing dans la poitrine, si bien que sa respiration se coupa quelques secondes. Les choses auraient pu être si différentes s’ils avaient trouvé les bons mots à temps. Mais c’est une succession de décisions et d’événements tous liés les uns aux autres qui les ont amené ici, en sécurité. Mais fuir n’était pas la solution, ni auparavant, ni aujourd’hui. A son tour, elle avança d’un pas vers lui sans détourner le regard de ses yeux. « Oui, tu as été lâche... Tu as choisi de fuir plutôt qu'affronter ce qui te faisait peur. Du coup, pour épargner ton coeur, tu as préféré briser le mien. » Megan marquait une légère pause, le temps de chercher ses mots qu’elle accompagnait de quelques gestes. « Tu crois que l'idée de te proposer de me suivre ne m'a pas traversé l'esprit ? Ca me brûlait les lèvres. Mais je tenais beaucoup trop à toi pour t'imposer ça, t'obliger à choisir entre ta famille et moi... Surtout que je connaissais déjà la réponse. » Elle baissait alors la tête en lâchant un léger soupire. Que pouvait-elle espérer à ce moment-là ? Pourquoi risquerait-il sa vie, abandonnant sa propre famille pour qu’elle puisse retrouver celle qui lui restait ? Impensable. Fou. Démesuré. Et égoïste de l’exiger, même de l’espérer. « De toute façon, je ne suis plus la fille que tu as connu, Swan... » Elle fermait les yeux instants, grimaçant légèrement, hantée par ces souvenirs. Celui où elle a failli être violée dans ce supermarché quelques semaines après avoir quitté cet homme qui se tenait devant elle aujourd'hui. Ces entailles sur son dos qui lui rappelaient ce que l'être humain était devenu capable de faire. Et elle se ressentait encore pressée sur la détente de cette arme qui a donné la mort à un vivant. Cela ne pouvait être pas grand chose par rapport à ce que d'autres auraient pu vivre. Mais pour elle, cela était suffisant pour lui avoir noirci le coeur. Parfois, elle se demandait si tout cela n'aurait pas été plus simple qu'elle crève juste après les avoir quitté, lui et sa famille. Son frère était au final en sécurité à Astoria, il n'avait pas besoin d'elle. Ce quête semblait parfois même vaine et futile. Tout ce qu'elle avait enduré... « Et puis ça fait presque un an... » Haussant les épaules, elle ne savait plus quoi dire. Malgré tout, personne ne pouvait changer le passé. Personne ne pouvait remonter le temps et faire que cette dispute ne soit jamais arrivée, ni même éviter l'épidémie. Les choses sont telles qu'elles sont. Cette fois-ci, Megan levait la tête vers le ciel en passant une main dans ses cheveux pour les remettre en arrière. Elle prit une grande bouffée d'air frais pour ravaler encore tous ces mots qu'elle voulait lui adresser.
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MessageSujet: Re: my darkness paradise :: meg&swan   Lun 17 Oct - 18:32

Quand Meg ancre son regard à celui de Swan, lui, il déglutit, sentant un frisson lui remonter le long de la colonne vertébrale. Il ne saurait dire si cela le glace ou le réchauffe, mais une chose est sûre : il se sent comme cloué sur place, incapable de faire marche arrière — et tant mieux, parce que cette fois, il ne veut pas fuir, il veut faire face à la réalité, à ses erreurs. Il a assez déconné comme ça. Alors il s’efforce de soutenir son regard, même si c’est dur, même si parfois ses yeux roulent rapidement de droite à gauche avant de revenir sur ceux de Meg, résolu à encaisser ce qu’elle a à lui dire. Et ça fait pas plaisir, ah ça non ; et pourtant, ces baffes verbales qu’il se prend sont étrangement plus apaisantes que si elle essayait de lui masquer la vérité en la rendant plus douce, mais plus insipide. Docilement, il hoche la tête, acceptant et approuvant les dires de la jeune femme, lui signifiant qu’il n’a pas l’intention de se défendre en campant sur une fausse fierté qui n’a pas lieu d’être — il a déjà fait cette erreur trop de fois. Son cœur bat si fort jusque contre ses tympans qu’il doit presque se concentrer sur la voix de Meg pour ne pas perdre un mot de ce qu’elle dit ; nerveusement, il agite les doigts le long de ses flancs, les crispant puis les étirant, sentant ses phalanges craquer douloureusement sous les contractions.

Quand finalement le silence se réinstalle entre eux, Swan doit faire appel à toutes ses forces pour ne pas baisser les yeux comme une capitulation ; c’est qu’il a encore des choses à dire, des erreurs si pas à effacer, au moins à rectifier, pour ne pas laisser Megan plus longtemps dans ces non-dits qui ont scarifié à jamais ce qu’il y avait entre eux, avant. Alors, relevant le nez, il inspire profondément, puis souffle longuement par ses lèvres entrouvertes et asséchées de trop de stress, se redonnant le courage de continuer :
« Tu as raison… Encore une fois tu as raison… Je vais pas essayer de me justifier, c’est pas ce que je veux, Megan. Je veux pas me trouver de bonnes raisons pour que tu me pardonnes. Je veux juste que tu saches que ce qu’il s’est passé, c’est pas ce que je voulais mais que j’étais trop con pour le dire. J’étais censé te protéger… mais j’en étais même pas capable. Et je crois que je le savais, c’est pour ça que j’ai baissé les bras. Mais le pire… c’est que je me trompais… pas sur moi, mais sur toi. »
Il perçoit la confusion dans ses paroles décousues, voire peu censées. Il a tant de mal à mettre de l’ordre dans le bordel qui s’est installé dans sa tête, depuis peut-être bien plus longtemps qu’il ne le réalise. Malgré lui, il détourne le regard un instant, ses prunelles étroites se perdant dans le vide alors qu’il se laisse repartir dans ses souvenirs.
« J’aurais dû te faire confiance… » souffle-t-il.
Enfin, il plonge à nouveau ses yeux dans ceux de la jeune femme, clairement déterminé à affronter la suite, quelle qu’elle soit. Il reste pourtant sur ses positions, ne faisant pas de nouveau pas vers elle, même s’il en crève d’envie, de briser cette distance qui s’est installée entre eux, irrémédiablement. Mais il sait, Swan, que ce serait la pire des choses à lui faire, à cette femme qu’il a, elle aussi, encore, trop fait souffrir.
« Évidemment, que t’es plus la même… T’es une survivante. Et sûrement même que déjà, à l’époque, t’étais pas celle que je pensais. T’avais peut-être même pas besoin de moi, la preuve : t’es là aujourd’hui, et t’y es arrivée toute seule. T’es bien plus forte que celle que j’ai laissée partir comme un lâche… et j’espère sincèrement que tu l’es assez, forte, pour ne plus me laisser te faire du mal, parce que j’en ai assez fait et que moi… » Serrant les poings, il inspire profondément. « Moi j’suis un faible… Et je sais que faire du mal aux f… aux autres. »
Et sur ces mots, instinctivement, Swan fait deux ou trois petits pas en arrière, mettant ainsi, bien que contre son gré, de la distance entre eux… mais pourtant, sans être capable de lui tourner le dos.

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MessageSujet: Re: my darkness paradise :: meg&swan   Lun 17 Oct - 21:25

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La gorge nouée comme si les mots désirant sortir s'enroulaient, malgré elle, entre eux pour ne former qu'un tas de confusions. Ses yeux bleus ne quittaient pas les siens, comme s'ils l'appelaient à raviver la flamme presque éteinte qui demeure une fine lumière dans le chaos de son être. Une lueur d'espoir, peut être, qui se heurtait à ces trous noirs. Les paroles du jeune homme la brisait et la consumaient petit à petit telle une cigarette laissée, oubliée, dans un cendrier en plein vent. Elles craquelaient son coeur frigorifié si bien qu'il sembla s'arrêter par moment. Ces mêmes mots qui résonnaient dans sa tête comme une douloureuse mélancolie. Ses paupières clignèrent à un rythme anormalement accéléré. Sa poitrine se gonflait abondement tandis que, de ses lèvres entrouvertes, elle inspira une profonde respiration. Cet oxygène, elle en manquait. Il lui coupait le souffle. Megan l'écoutait avec tout son être, de ses mains moites dévoilant son anxiété à ses lèvres pincées trahissant sa culpabilité. Elle l'écoutait se livrer à ses choses enfouies pendant presque un an, ces non-dits, ces sentiments masqués par la fierté de l'époque qui les ont tous les deux détruits. Quand Swan finit par se reculer de quelques pas, la brune se figeait sur place, sentant un long frisson glaciale en provenance de sa nuque lui parcourir la colonne vertébrale jusqu'à la chute de ses reins. Les yeux embrumés, presque larmoyants, n'ont plus eu le pouvoir d'assumer le regard de cet homme. Ses lèvres se sont ouvertes mais les mots ne suivirent. Aucun n'aurait pu suffire. Aucun n'aurait pu changer quoique ce soit au mal qu'ils s'étaient infligés, à l'autre et à eux-même. Alors elle se résignait, baissant la tête pour capituler face à la déferlante du passé. « J'avais juste besoin de toi... » A-t-elle murmuré d'un souffle. Secouant légèrement la tête pour chasser ses idées, elle passait ses mains sur son visage, ses doigts venant appuyer sur le coin de ses yeux. Une seconde fois, elle soupirait plus bruyamment, venant trouver un siège sur le rebord du trottoir. Son regard n'osait même plus l'affronter, honteuse de faire resurgir ce côté sombre qui s'est emparé de son innocence d'antan. Ses jambes s'étalèrent devant elle et ses mains trouvèrent refuge sur ses cuisses.

« Tu es un survivant, Swan. Le meilleur d'entre nous deux... » Commençait-elle en fixant du regard ses doigts crispés. Elle cherchait une fois de plus les mots, triant dans le volet ceux encensés qui embrouillaient son esprit déjà saccagé et ravagé par les vestiges de l'apocalypse. Après une petite pause, elle poursuivit son monologue : « Tu es loin d'être un faible puisque tu as gardé ce que j'ai connu autrefois. Tu n'as pas changé. Tu ne t'es pas perdu en chemin... Certain d'entre nous n'ont pas eu cette force. » Sa tête basculait en arrière pendant qu'elle ferma les yeux, laissant alors son visage frappée par ce vent frais d'automne. Une faible goûte d'eau perla de sa paupière jusqu'à sa joue. « J'ai fais des choses... » Sa gorge se noua, ne pouvant continuer à glisser sur ces roches écailleuses. Elle déglutit, chassant une nouvelle fois d'un coup de tête ces saletés de souvenirs qui l'ont marqué à vif. « J'ai déjà regretté de ne pas t'avoir suivi... Plusieurs fois, j'ai voulu faire marche arrière mais... » Se pinçait-elle les lèvres après un long soupire. « Je me suis moi-même brisée, Swan. Tu n'y es pour rien. » Terminait-elle. Elle pouvait déferlée sa colère, sa rancœur. A vrai dire, elle était la seule responsable de son malheur. Si son chemin s'était ancré sur celui de Swan, peut être serait-elle encore cette boule d'énergie en quête de tendresse qu'elle était autrefois. Cette femme souriante et attendrissante. Peut être pauvre en muscle, en technique de survie, mais forte et riche dans son coeur encore vivant.
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MessageSujet: Re: my darkness paradise :: meg&swan   Ven 21 Oct - 3:21

Il n’attend qu’une chose, Swan : que Meg le fixe droit dans les yeux et lui ordonne de tourner les talons. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il n’a pas les couilles de le faire de lui-même, parce qu’il ne voudrait qu’une chose : rompre la distance qui les sépare pour la prendre dans ses bras, mais il sait que ce serait la pire erreur à faire… Alors il attend, qu’elle lui montre qu’elle a compris, qu’elle est assez forte pour ne plus se laisser blesser, par lui ou par qui que ce soit.

Alors, quand elle baisse les yeux, Swan, lui, serre les poings et déglutit difficilement, la gorge sèche. Il ne sait plus quel dieu prier, le grand blond, surtout quand Meg semble presque s’écrouler sous ses yeux, se retrouvant assise au bord du trottoir ; elle a l’air si petite, tout à coup, si fragile… Exactement comme la jeune fille qu’il avait trouvée égarée dans la forêt, tant de mois auparavant.

Et ce qu’elle lui dit, il ne veut pas l’entendre, Swan. Parce qu’il a l’impression qu’elle lui trouve des excuses, alors qu’il n’en veut aucune. Parce que pour lui, ce ne sont que des bêtises, des mots de réconfort qui n’ont pas lieu d’être. Et puis, surtout, parce qu’il n’a pu faire autrement de remarquer que ça la fait pleurer, et c’était bien la dernière chose qu’il voulait, ce grand couillon : lui faire encore plus de peine. Oui il ne peut pas s’empêcher de penser que c’est de sa faute, en plus. Il ne sait pas trop pourquoi mais ça doit certainement l’être, c’est toujours comme ça : il fait pleurer les femmes, Swan, c’est la fée connasse qui l’a touché dans son berceau. C’est son don à la con, ou bien peut-être, plutôt, sa malédiction, pour avoir fait royalement foirer le conte de fée qu’aurait dû être sa vie. Et du coup il se retrouve là, aujourd’hui, face à cette fille qui pleure aussi à cause de lui et il a le choix : soit il fait comme d’habitude et se casse comme un lâche, soit il se bouge le cul, et il fait quelque chose, n’importe quoi…

Bon. Il était si bien parti sur sa lancée, ce serait con de s’arrêter en si bon chemin. Et puis, il va se l’avouer, il n’a juste pas la force de s’arracher d’elle, pas encore, surtout pas maintenant. Alors, après un long moment de flottement pendant lequel Swan fixe Megan avec l’air d’une poule qui a trouvé un cure dent, enfin, il s’avance vers elle et, lourdement, se laisse tomber à côté d’elle. Il hésite encore un moment, avant de passer doucement un bras autour de ses épaules.
« Dis pas ça… »
Ça commence bien, très bien même. Ironie. À croire qu’il a épuisé son potentiel psychanalytique et que le voilà de retour à son bon vieux raz des pâquerettes. « Dis pas ça… » Et pourquoi pas « c’est juste un mauvais moment à passer, faut y croire et ça ira mieux, tu verras » tant qu’on y est ? Ah ouais, fallait pas trop en espérer de sa part non plus, à ce grand dadais.
« Meg… Hey. Pourquoi tu dis ça ? T’es là aujourd’hui… avec ton frère… T’as réussi. »
Il sait qu’il fait n’importe quoi, Swan. Il sent son bras raide, et sa main trembler malgré lui sur l’épaule de la jeune femme. Penaud, il se mord la lèvre, retirant finalement son bras pour s’accouder sur ses genoux, et courbant la nuque dans un soupir.
« J’suis désolé… » marmonne-t-il en secouant la tête. « J’voulais pas… » Soupirant à nouveau, crispé, il se passe une main sur le visage, avant de souffler : « J’voulais pas te faire pleurer… »

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MessageSujet: Re: my darkness paradise :: meg&swan   Ven 28 Oct - 9:53

Waste away. I'm crawling blind Hollowed by what I left inside For you, just you I'm caught in place. But I ignore what I can't erase. I will run and hide till memories fade away And I will leave behind a love so strong. Close my eyes theses voices say Haunting me, I can't escape For you, just you Time will always wait. While I throw away.
Pendant un long moment, Megan fixait le sol comme si ce n’était qu’une question de temps avant qu’il ne s’effondre et l’emporte dans les plus profonds abysses pour rejoindre le diable lui-même. Tout le paysage autour d’elle semblait s’effacer en l’absence de beauté qui aurait pu l’éveiller. Elle regardait ensuite ses mains, comme si celles-ci étaient ensanglantées. Le sang de ceux qu’elle avait achevé. Serrant les poings, elle essayait de retenir sa colère. Une colère contre elle-même, contre cette larme qui s’était échappée. Il n’y avait pas de place pour la culpabilité et la tristesse dans la monstruosité de ce nouveau monde. A l’intérieur des murs d’Astoria, elle avait l’impression de se perdre et de s’affaiblir aussi bien physiquement que mentalement. Ce camp-ci la conduirait-elle à sa perte ?

Mais le vent frais d’automne qui frappait son visage et s’engouffrait dans ses cheveux l’arracha à ses pensées. Swan venait de s’installer à ses côtés, prenant probablement la brune en pitié. Cette pensée lui nouait encore plus le ventre, sentant sa décadence proche. Puis lorsqu’il passait son bras autour de ses fines épaules, Megan s’immobilisa instinctivement tout en restant en apnée pendant quelques secondes qui lui semblèrent des heures. Elle refusait d’être touchée, elle ne le pouvait plus. Pas après que son dos fût marqué par des abjectes cicatrices, lui rappelant chaque jour à quel point le monde à changer et s’apparentait désormais à un film d’horreur. Fermant les yeux, elle revivait une nouvelle fois à travers ses souvenirs cette scène macabre où elle était à deux doigts de perdre la vie.

Une fois son bras retiré, Megan se détendit légèrement. Et à l’écoute des paroles empotées de Swan, elle ne pouvait s’empêcher d’étirer un fin sourire sur ses lèvres. « Tu es toujours autant maladroit. » Laissait-elle échapper en tournant son visage vers le sien. Elle ne soutenait pas longtemps son regard, d’autant plus quand il se culpabilisait une nouvelle fois de cette larme qui n’aurait jamais dû rouler sur sa joue en bredouillant des mots confus. « Tu n’es pas un chat noir, Swan. Arrête de croire que là où tu passes, des malheurs arrivent par ta faute… » Ajoutait-elle, lassée de la pitié des hommes, de se sentir pathétique à ce moment précis. Elle avait lutté pendant des mois, s’était renforcée, endurcie. Dans un soupire d’exaspération, elle lâchait : « Ce n’est pas à cause de toi. Juste à cause de mes souvenirs d’après notre rencontre. » Là où tout s’est terminé pour elle. Le début de la fin.

Ne voulant pas ajouter un froid qui ne ferait qu’accentuer la distance installée entre eux après leur séparation et qu’enchérir les derniers mots de la brune peut-être un peu trop réprobateurs, elle cherchait un autre sujet de conversation. Mais il est certain que son vécu l’a rendu un peu moins civilisé et l’art de la conversation n’est plus un acquis. « Sinon, éclaire ma lanterne, comment tu as trouvé Astoria ? Tu y es depuis longtemps ? » Le questionnait-elle alors. Megan se mordait la lèvre, de nouveau mal à l’aise par la situation et ces mots sans queue ni tête. Elle se demandait alors à elle-même « pourquoi continuer ? » Ces faux semblants, cette vie qui n’est pas la sienne. Prise entre le désir de partir et de le laisser en plan sur ce trottoir. Une envie de s’isoler à nouveau et de se fermer à toutes émotions. Pourtant, elle restait là, assise à ses côtés. Une part d’elle s’illuminait alors, lui donnant envie d’essayer de reconstruire quelque chose de peut-être perdu à jamais.
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MessageSujet: Re: my darkness paradise :: meg&swan   Mar 1 Nov - 18:49

Ben voilà : même quand il essaye de rattraper ses conneries, Swan se plante, et même si c’est tout gentiment que Meg le lui fait remarquer, en appuyant sur le fait qu’il ne doit pas s’accabler du poids de tout le malheur monde sur ses épaules, le grand blond ne peut s’empêcher de se sentir comme si une chape de plomb venait de lui descendre sur sa tronche qui s’effondre à nouveau, tandis qu’il rentre la tête dans les épaules, et se courbe légèrement en avant, les mains jointes au bout de ses genoux qu’il replie un peu plus contre lui-même, tel un enfant envoyé au coin.
« D’solé… » qu’il marmonne dans sa barbe, les yeux rivés sur le bitume.
Toujours aussi maladroit, ouais, elle ne croit pas si bien dire. Swan essaye, en vain, de chasser les images de ses retrouvailles avec Kaï qui s’imposent à lui, trop vivides, honteuses, douloureuses. Et puis, malgré lui, il remonte dans ses souvenirs : des fuites, les unes après les autres, que ce soit pour sauver sa peau et celle de Max, ou tout simplement à cause de sa pure connerie. Ça ne date pas de l’épidémie. Tout a commencé avec elle. S’il n’avait pas été aussi con… Ouais, il a toutes les raisons de penser que quand quelqu’un souffre autour de lui, c’est de sa faute, à Swan. Et Meg aura beau le rassurer ou même le réprimander, ça ne change pas grand-chose en lui.

Nerveusement, il agite les doigts les uns contre les autres, les fixant comme hypnotisé. Il ne sait pas s’il doit ajouter quelque chose, ou docilement se taire, ne pas en rajouter. Elle n’a pas l’air de vouloir l’entendre, du moins, pas si c’est pour encore, et encore, s’excuser du mal qu’elle lui soutient ne pas avoir fait. Alors…
« Boarf… » se contente donc un Swan toujours plus pataud dans un haussement d’épaules.
Éloquent, comme le silence pesant qui s’installe à nouveau entre eux. Du coin de l’œil, Swan observe rapidement Meg, avant de détourner le regard du côté opposé, vers la rue qui s’étire pour se perdre dans le brouillard, à l’horizon. Elle est là, à côté de lui, Meg, et pourtant, il la sent si loin… pire, il lui semble qu’elle s’éloigne, l’abandonnant une nouvelle fois, dans la promesse d’un adieu — à moins que ce ne soit lui, qui abandonne. Encore.

Résigné, Swan appuie les paumes sur ses genoux et, prenant une inspiration, s’apprête à lancer le signal du départ, quand finalement la jeune femme reprend la parole, engageant une conversation plus banale comme si de rien n’était, ce qui laisse un instant le grand blond pantois.
« Euh… beuh… » baragouine-t-il, recherchant l’usage du langage articulé en se passant nerveusement une main dans les cheveux. « Ben… un peu au pif, en fait, » finit-il par lâcher. « J’étais… on était, Max et moi, sur la route, et puis on a débarqué ici. Y’a… j’sais pas. Un mois ? C’était après que… » 
Il s’interrompt, forcé encore une fois de passer par la case souvenir du moment où il a été séparé des siens. Ses doigts se crispent sur ses cuisses, tandis que son regard, vitré, se perd dans le vague. Finalement, il secoue la tête.
« Enfin bref, on a eu de la chance. » Un temps, puis il répète, dans un murmure : « Beaucoup de chance… »
Baissant la tête, Swan se pince les lèvres entre les dents. Il peut sentir le coin intérieur de ses yeux commencer à le piquer ; il les cligne rapidement, tandis que sa respiration se fait un peu plus audible, et il doit s’écraser les mains l’une contre l’autre, ses jointures se faisant blanches, pour les empêcher de trembler. Enfin, il s’éclaircit la voix et s’efforce de continuer d’une voix se voulant assurée mais dans laquelle on peut cependant entendre un tremblement légèrement essoufflé :
« Et toi donc, ça fait… deux mois que t’es là ? Comment t’as tombée sur Astoria ? T’étais où avant ? »

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