sometimes you've gotta bleed to know (livlò)

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 sometimes you've gotta bleed to know (livlò)

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MessageSujet: sometimes you've gotta bleed to know (livlò)   Mar 20 Sep - 22:56

/ sometimes you've got to bleed to know /
fin de journée.
La journée se termine et les 150 et quelques habitants d'Astoria commencent à regagner leurs demeures respectives. La nuit de surveillance des uns commence quand la journée de travail des autres s'achève ; mécanique bien huilée, tout le monde met du coeur à l'ouvrage car tout le monde ou presque croit en un havre de paix inespéré. C'est pas un havre de paix que tu voulais Pavlò ?
Le soleil se fait fuyard quand tu quittes la zone de quarantaine, sourire vide aux lèvres, vague à l'âme, tous les soirs la même rengaine. Chaque jour tu t'occupes d'un rescapé, le job est moins dangereux que ceux des ravitaillements mais tu te plais à te sentir utile. Ce soir c'est une tornade rousse que tu laisses dans les maisons des isolés, la jesse james de tes journées.

Et tout le monde rentre chez soi. T'as culpabilisé une nuit entière la première fois que tu as associé la maison 10 à ta maison, tu sais bien que ça devrait pas être vrai Pavlò. Tu devrais être au-delà des murs, et tous les soirs tu te dis ça, mais tous les soirs tu restes bien planqué derrière les fortifications. lâche. Et c'est à cette heure où les rues se vident, où tu as moins de chance de te faire surprendre que tu passes en éclair chez toi et repars aussitôt vers le parc. Tes colocataires en ont pris l'habitude et ils ne questionnent plus ton rituel quotidien, pensant peut-être que tu pars apprécier l'air frais ou la compagnie d'une habitante d'Astoria (et c'est là mal te connaître!).

Si tu te rends parfois au ramsett park en journée avec les rescapés de la quarantaine, le soir c'est pour toi une toute autre atmosphère. Tu traverses le parc jusqu'au point le plus éloigné de la rue, ton bien le plus précieux serré entre tes mains. Il fait encore clair, signe que l'hiver ne s'est pas invité. C'est seulement une fois les fesses posées sur un banc faisant face à une façade que tu sors le talkie walkie de ta veste.

ça pourrait faire sourire, vraiment, mais ton intention est des plus sérieuses car la personne qui dispose du matériel associé n'est autre que ta soeur ; et les chances sont nulles, tu sais que ça ne peut pas fonctionner, trop de conditions sont nécessaires. Vous jouiez avec ça quand vous étiez gamins, à vous imaginer des histoires de policier, de pompiers, d'agents secrets, c'est votre père qui avait déniché ça et vous l'avait offert à vos dix ans.
Alors tu comptes sur le fait qu'elle ait pensé à l'emmener, qu'elle l'allume au même moment que toi,
(qu'elle soit encore en vie)
qu'il fonctionne encore, qu'elle soit dans les environs d'Astoria. Et tu sais pas si ça fait mal ou pas, si tu te sens plus misérable ou non après avoir parlé dans le vide pendant une éternité.

Probablement que oui.
Le grésillement familier (à en foutre la nausée) est entrecoupé de tes paroles, les mêmes répétées à l'infinie. "dasha, si tu m'entends, c'est pav. je vais bien. rejoins astoria. c'est safe ici, tu peux venir. on se fait pas attaquer et il y a du taf pour tout le monde. rejoins moi, s'il te plaît. viens à astoria. dasha, si tu m'entends, c'est pav." mais il n'y a que le grésillement incessant qui te répond, pas de voix familière, pas la moindre interférence qui pourrait donner un semblant d'espoir.

Mais ton coeur fait un bond quand t'entends un craquement bien trop réel, t'en perds le sens des réalités à te dire que c'est Dasha derrière toi qui a réussi à te retrouver (tu passes à la quarantaine tous les jours Pavlò, comment t'aurais pu la louper ?), mais quand tu te retournes tu te trouves con.
Tu balbuties un "désolé, je t'ai pas entendue arriver" maladroit, désolé de quoi ? Et en voulant te hâter pour ranger le talkie-walkie, tes doigts tremblants te font déjà et le voilà qui chute. C'était pas au ralenti comme dans les films, c'était juste triste. il est pas cassé. Sourire factice aux lèvres quand ton regard appelle à l'aide, quand intérieurement tu t'insultes de t'être laissé surprendre ; elle va pas te manger, pav. pas encore.
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MessageSujet: Re: sometimes you've gotta bleed to know (livlò)   Dim 25 Sep - 2:32

sometimes you've gotta bleed to know
are you gonna break?
what's it gonna take?
Ça faisait déjà des heures que les petits étaient partis – qu’ils avaient regagnés leurs parents ou leurs gardiens, à présent en sécurité dans les maisons d’Astoria, partageant un repas ou se faisant raconter une histoire. Alors que la pénombre s’installe tout doucement sur la petite communauté, et que tout le monde rentre chez soi, Liv est toujours dans la pièce qui lui sert de salle de classe. Elle est assise sur la chaise derrière son bureau, son regard rivé sur la grande fenêtre. Autour d’elle, les couleurs sont nombreuses ; les couleurs des affiches et des dessins et des grandes lettres de l’alphabet qui saluent les enfants d’un air enthousiaste. Mais rien ne se compare au ciel au crépuscule, aux yeux de la jeune femme, qui est incapable d’en détacher son regard. Ça n’a rien à voir au rouge éclatant des crayons de cire ou au bleu clair du grand « A » posé sur le mur d’en face – ce sont des couleurs mattes, désaturées, et pourtant d’une magnificence époustouflante. Liv sait qu’elle pourrait sortir et aller se percher sur un des points de surveillance pour vraiment apprécier la beauté du coucher de soleil – mais elle n’a pas envie de bouger. Pas aujourd’hui. Pas maintenant. Parce qu’il y a de ses jours où elle ne peut pas empêcher les souvenirs de venir à la charge, attaquant de front, lances levées bien hautes. Pour la plupart des gens la jovialité de Liv ne connait aucune limite, aucun bas – et pourtant c’est bien le cas. C’est juste qu’elle se cache pour ne pas le montrer. Son malheur est le sien. Personne n’a besoin de le voir – tout le monde en a déjà assez des leurs.

Ce n’est pas qu’elle est triste – elle ne pleure pas, elle ne crie pas. Même qu’elle sourit. Elle regarde le coucher de soleil, le ciel et ses couleurs, et elle sourit. Mais ce n’est pas le sourire qu’elle offre aux enfants, ou à ses amis, ou à qui que ce soit – c’est un petit sourire rempli de mélancolie, qu’elle réserve à sa solitude. À un moment elle se lève, son sourire remplacé par un visage calme, et elle attrape son sac et quitte finalement la salle de classe. C’était aussi le temps pour elle de rentrer. Et d’essayer d’aller attraper le sommeil.

Astoria est sereine à cette heure-ci – et Liv s’engage dans son chemin habituel pour rentrer à la maison 26. Et soudainement alors qu’elle voit Ramsett Park à quelques pas de là, elle décide de dévier vers lui, juste cette fois, pour se perdre un peu. Elle n’a pas trop envie d’aller retrouver les autres. Elle les adore tous, ses colocataires – mais elle ignore si elle aura la force de sourire à Margot, ou de faire un blague à Sully. Et elle n’a pas très envie de répondre aux questions qui viendront si elle ne le fait pas. Liv marche doucement, et sursaute en entendant des grésillements tout près – elle avait cru le parc désert, mais ce n’était visiblement pas le cas. Elle s’approche de la source du bruit, curieuse comme à son habitude. Et alors au détour d’un arbre elle aperçoit une silhouette, penchée sur un petit appareil, qui lui parle avec un désespoir qui déchire le coeur de Liv. Elle ne veut pas déranger, et légèrement prise au court, elle tente de faire demi-tour – mais elle accroche l’arbre en question et attire inévitablement l’attention. L’homme se retourne vers elle, tout aussi surpris. « Désolé, je t’ai pas entendu arriver » laisse-t’il tomber, un peu trop rapidement peut-être. Liv va pour sourire, et alors elle voit l’appareil tomber des mains de cet homme qu’elle ne connaît pas – elle l’a aperçue quelques fois, inévitable – mais elle n’arrive pas à lui appliquer un nom. Il semble dérouté, terriblement dérouté. Elle se sent mal, plus que mal à l’aise – et avant qu’il ne puisse le faire, elle se penche pour attraper l’appareil – un talkie-walkie. Elle le lui tends sans attendre, lui offrant en même temps un sourire amical. « C’est moi qui est désolée. J’aurais du annoncer ma présence, au lieu de vous prendre par surprise comme ça. » C’était elle l’intruse – pas lui. Il n’avait aucune excuse à lui faire, selon la jeune femme. « Je m’appelle Liv » se présenta-t’elle, son étiquette prenant naturellement le dessus sur elle. « J’espère qu’il n’est pas brisé » ajoute-t’elle en pointant le petit appareil, qui avec un peu de chance n’a pas subi de bris après sa chute.
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MessageSujet: Re: sometimes you've gotta bleed to know (livlò)   Dim 25 Sep - 18:08

/ sometimes you've got to bleed to know /
Même quatre mois plus tard tu continues de te surprendre avec des réactions craintives, comme si le danger te guettait toujours quelque part, au coin d'une rue, au détour d'un parc. Comme un gosse tu déformes les manches de ta veste, étirant celles-ci en les retenant d'une poigne crispé jusqu'à recouvrir quasiment tes mains entières, vieux tic dont tu ne t'es jamais réellement débarrassé - spécifiquement dans ces situations où tu te sens mal à l'aise - alors que la petite blonde ramasse ton trésor tombé à terre. Tu n'as même pas le coeur à te sentir gêné, plus assez d'énergie pour défendre ton intimité.
Peut-être même que c'est exactement ce que tu cherchais, un brin de compagnie humaine, une chaleur plus rassurante que les piles qui chauffent contre le plastique froid. Un son moins glaçant que le grésillement sans fin, aussi.

Tu secoues la tête, touché par la gentillesse dont elle fait preuve ; tu n'as même pas la foi de la contredire et de lui expliquer que, jusqu'à preuve du contraire, ni ce banc ni le parc ne t'appartiennent. Et tu es forcé de répondre au sourire chaleureux, obligé d'y croire au moins l'espace d'un instant. Liv. Ca te revient maintenant, tu as déjà eu l'occasion de la croiser (tu ne l'avais pas reconnue de nuit), elle enseigne aux plus jeunes d'Astoria. Et ça ne t'étonne même pas qu'elle s'occupe d'enfants, quand tu constates la douceur dont elle fait preuve à l'égard d'un paumé dans un parc. "Pavlò" tu te présentes simplement, encore un peu trop crispé pour les longs discours. Avec toute la précaution du monde tu fais tourner le talkie-walkie entre tes mains mal assurées, te mordant la joue pour t'empêcher de trembler.

C'est pas lui qui est brisé, tu te dis d'un sourire un peu cassé. Tu remets dans l'emplacement une des piles qui s'est échappée et le rallumes, jusqu'à entendre le bourdonnement familier. Tu constates avec un soulagement non dissimulé que la chute n'en aura pas eu raison ; il est solide l'appareil, un peu égratigné mais ça n'aura pas suffi à le casser. Tu ne sais même pas ce que tu feras le jour où il te lâchera pour de bon, à quel objectif bien futile tu pourras te raccrocher, mais la question ne se posera pas de suite. Grimace victorieuse aux lèvres, tu lèves un regard étoilé vers ton interlocutrice, y'a peut-être un truc à sauver dans ce bleu un peu fou aux nuances désespoir. "Il marche!" tu annonces d'un air trop rassuré pour être sain.

"Je -"
(veux pas être seul)
"J'essayais de joindre ma soeur", tu hésites avant de confier, tu sais pas vraiment pourquoi - une manière de te justifier, de te sentir un peu moins fou.
Tu agites doucement le talkie-walkie avant de reprendre la parole. "Dis moi Liv, si tu pouvais joindre une personne, ce serait qui ?" avant de te ressaisir ; "enfin, je voudrais pas te retenir, si tu as quelque chose de mieux à faire que déprimer sur un banc" et cette fois ça ressemble presque à un vrai sourire, pav.
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MessageSujet: Re: sometimes you've gotta bleed to know (livlò)   Sam 1 Oct - 5:07

sometimes you've gotta bleed to know
are you gonna break?
what's it gonna take?
Liv avait toujours vécu dans les grandes villes – Melbourne, puis Seattle. Elle était habituée aux foules, au traffic, au bruit. Peut-être était-ce pour ça qu’elle appréciait tant la tranquilité d’Astoria – cet endroit était tellement silencieux. Parfois, quand elle n’arrivait pas à fermer l’oeil, elle ouvrait la fenêtre de sa chambre pour regarder les environs. Tout était sombre, et tout était tellement calme. Même si elle voyait les silhouettes des patrouilleurs, ou des quelques citoyens insomniaques, il n’y avait aucun bruit. Pas de voitures passantes, pas de sirènes, pas de musique. Juste le monde qui tournait. C’était déroutant tout comme c’était apaisant. Habituée aux appartements et aux rues bondées, Liv n’avait eu aucune difficulté à s’adapter au petit espace qu’était Astoria, ou à apprendre à vivre avec des colocataires qui lui était totalement inconnus. Après tout, dans le monde d’aujourd’hui, c’était plus essentiel que jamais d’apprendre à cohabiter – combien de gens restait-il dans le monde, à présent ? Elle se le demandait, parfois. La moitié, le quart ? Est-ce qu’il ne restait qu’Astoria ? Était-ce la seule communauté qui était parvenue à se tenir debout ? Elle refusait de le croire. Mais ils se devaient au moins d’apprendre à vivre ensemble – tous. Même si c’était difficile. L’homme se présente. Il s’appelle Pavlo. Le nom sonne une petite cloche dans l’esprit de Liv, sans qu’elle ne parvienne à le rattacher à quelque chose. Mais cette communauté était petite, quand on relativisait les choses – les noms et les visages n’étaient pas si nombreux. Il parait mal à l’aise, nerveux, mais gentil – elle ne ressent aucune hostilité de son égard, ni de méfiance, ce qui se fait de plus en plus rare chez les gens ces derniers temps. Alors elle garde son sourire bien stable sur son visage, bien décidée à apprendre à connaître un peu plus cet homme et son curieux walkie-talkie, à qui il parlait avec tant d’affection.  

Elle l’observe tranquillement tandis qu’il replace les piles et qu’il s’assure que l’appareil marche toujours – quand le grésillement remplit leurs oreilles respectives, il sourit comme un gamin, levant des yeux plein d’étoiles vers elle. « Il marche ! » Sa joie est contagieuse, et Liv sourit de plus belle, absolument ravie. « Oh, tant mieux ! » laisse-t’elle tomber, avec un petit rire soulagée. Elle n’aurait certainement pas voulu être la cause du bris de l’appareil, qui semblait être si important pour lui. Elle se demande pourquoi – mais n’ose pas. Elle ne veut pas le brusquer, et ne pas se mêler de ce qui ne la regarde pas. Et pourtant elle sent qu’il rassemble son courage, alors elle laisse les secondes passer doucement en silence. Ça ne la mets pas inconfortable. Elle a tout le temps du monde, à présent. « Je… » Il hésite. « J’essayais de joindre ma soeur. » Liv aquiesce lentement. Sa soeur. Sa soeur, qui est certainement quelque part dans le monde. Ça pique la blonde au coeur. Elle s’imagine vouloir contacter Joel, si elle ne savait pas où il était – et comment elle aussi, elle se raccrocherait à ce petit bout de plastique. « Dis moi Liv, si tu pouvais joindre une personne, ce serait qui ? » Liv hausse les sourcils à la question, parce qu’elle ne sait pas quoi répondre du tout. « Enfin, je voudrais pas te retenir, si tu as quelque chose de mieux à faire que déprimer sur un banc. » C’est dit avec tellement de sincérité et tellement d’innocence que Liv a envie de lui serrer la main. « Pas du tout. J’ai tout mon temps. Ça me fait plaisir de déprimer avec toi sur un banc. » Elle le dit avec une petite pointe d’amusement, sans méchanceté, juste pour qu’il comprenne qu’elle est là parce qu’elle en a envie, parce qu’elle le veut. « Et c’est une très bonne question, je… Je ne sais pas trop. Mes parents, peut-être. Je sais pas ce qui leur est arrivé. Donc… voilà. Ça serait chouette de savoir. » Elle parle doucement, presque à mi-voix, comme pour ne pas déranger le silence. Mais ça vient tout seul. Comme c’est étrange – elle ne connaît pas cet homme mais elle lui parle comme à son ami. Peut-être l’est-il. Il y a de ces amis automatiques. Instinctifs. « Ça fait longtemps que tu as eu des nouvelles d’elle ? Ta soeur ? » Il n’est pas obligé de répondre, elle essaie de lui communiquer avec son regard. Mais c’est étrange, elle sent qu’il a besoin de se confier, de parler – tout comme elle. Tout comme tout le monde.
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