( baby we're fragile )

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 ( baby we're fragile )

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MessageSujet: ( baby we're fragile )   Mer 21 Sep - 15:32

baby we're fragile
Come take my heart of glass
And give me your love
I hope you'll still be there
To pick the pieces up
Cause baby I'm fragile, fragile, fragile
Tes prunelles sont avides, mornes, incapablee de se défaire de ce plafond tâché d'humidité, divaguant de droite à gauche comme deux oiseaux perdus en plein ciel. Elles s'agitent, s'angoissent, s'aliènent dans un mutisme happé de soupires inquiets. Tu es incapable de rester là, sagement allongé sur ce lit de camp abîmé par d'innombrables corps qui s'y sont reposés avant toi. Tu es incapable de clore ces paupières qui s'éreintent de seconde en seconde, luttant contre cet épuisement qui martèle chaque recoin de ton enveloppe avec autant de brutalité qu'un coup franc. Tu es incapable de t'abandonner aux bras de Morphée, certain que ta vie pourrait s'y éteindre sans que tu n'ai ne serait-ce qu'une seule chance de pouvoir la sauver. Deux jours. Deux jours que ce corps tapissé de balafres tient debout. Deux jours que ton esprit s'agite. Deux jours que tes muscles s'engourdissent. Deux jours que tu veilles avec entêtement dans l'éventualité de nouvelles menaces, dans l'éventualité d'un nouvel apocalypse. Car là, entouré de ces hommes et de ces femmes qui, comme toi, ont certainement tué pour survivre, tu sais que tout peut arriver. Il n'y a plus aucune règles dans ce nouveau monde. Plus aucune éthique. Plus aucune morale. L'Homme n'a jamais été plus fort, plus cruel, plus sanguinaire qu'en ce jour. Et ça, Aden ne veut pas le voir.

Ton visage se tourne légèrement vers lui. Il profile quelques mètres plus loin, emmitouflé dans un duvet volé, dos à toi, certainement endormi. Ces deux derniers jours ont été particulièrement violents pour lui, pour toi, pour vous. Si bien que tu ne sais plus vraiment si tu espères encore quelque chose de ce monde. De cette vie. Tu n'y pensais pas avant d'arriver ici, dans cette cage dorée. Tu étais avec lui. Tu survivais avec lui. C'était comme si vous étiez invincibles ensemble. Comme si la mort était incapable de vous atteindre. Et à y penser, tu n'as jamais eu peur de tout ça. À aucun moment tes doutes n'ont su te faire perdre pied. Parce qu'il était là. Et c'est la seule chose qui t'importait. Être libre sans être seul. Un peu comme si au final, tu trouvais ta liberté avec lui. En lui.

Tu te redresses sans un bruit et lasses tes rangers au pied du lit. Tu t'avances jusqu'à Aden en prenant garde de ne pas rompre le sommeil des autres survivants. Avant même que tes doigts n'effleurent son épaule, tu le vois se tourner vers toi, un œil à demi-clos. Rejoins moi dans la cuisine. Lui murmures-tu avant de faire volte face et de quitter la pièce. Plongé dans la pénombre, faiblement éclairé par la pleine lune, tu t'appuies contre le lavabo de ladite cuisine, croises les bras, et attends patiemment Steele.  


Dernière édition par Wes Banks le Mer 21 Sep - 21:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ( baby we're fragile )   Mer 21 Sep - 16:18

I'm with you
Aden x Wes
Tu n’as jamais été du genre à faire confiance aveuglément. À placer ta vie entre les mains d’une tierce personne. Autre que toi-même. Tu as toujours été comme ça, méfiant, observateur, un peu renfermé. La communication, ce n’est pas ton truc. Peut-être à cause de ta véritable nature, de tes véritables opinions, qui divergent trop de ta famille. Ou divergeait, puisque désormais tout a changé et tu n’es pas sûr que tu reverras un quelconque membre de ta famille un jour. Tu as même un peu abandonné l’idée à vrai dire. C’est plus facile d’imaginer le pire. C’est plus facile de ne pas s’attacher pour ne pas avoir peur de déchanter en cas de coup dur. Même si c’est souvent plus facile à dire qu’à faire et lorsque tu sens quelqu’un approché, tu te tournes immédiatement. Peut-être un peu trop brusquement d’ailleurs, montrant aisément que tu ne dors que d’un œil, mais comment faire autrement au milieu de tous ces autres survivants qui comme toi, ont lutté pour leur vie. Peut-être de manière bien plus violente que toi, ou au contraire bien plus pacifique. Mais comment savoir ? Comment être sur ? Tu es prêt à agir, à riposter si on ose s’en prendre à toi. Mais tu as clairement fait comprendre que tu n’es pas du genre à te laisser emmerder. Plutôt, discret, plutôt renfermé, mais une carrure qui parle pour toi. Un regard sombre et peu engageant. On n’a pas spécialement envie de te faire la conversation comme ça juste pour tuer le temps.

Tu le reconnais aisément, Wes. Celui que tu as sauvé, une fois de plus, en suivant ces types. En vous laissant être conduit jusqu’ici. T’as voulu avoir de l’espoir. T’as voulu croire à autre chose, de mieux. Peut-être est-ce ton côté religieux, catholique, qui te pousse à espérer, au fond de toi, malgré ta méfiance, malgré tes craintes. Mais de toute façon, tu ne pouvais pas laisser crever Wes. Tu devais tout essayer, tu devais tout donner, comme un dernier espoir, une dernière chance. Parce que mine de rien, même si par moment ça te fait profondément chier, tu t’es attaché à cet idiot trop prétentieux et trop colérique. Il est devenu un allié, quelqu’un sur qui tu as appris à compter, toi pourtant si solitaire avant de tomber sur lui et ton groupe. Et même au-delà de ça, solitaire de toujours. Dans ton esprit, dans ton monde. Loin des conventions sociales et des mœurs. Cette double vie que tu as toujours menée et qui t’a toujours incité à te méfier et à rester secret.

Le rejoindre dans la cuisine, qu’il te murmure, tandis que tu n’as pas prononcé un mot. Vous ne vous êtes pas beaucoup parlé depuis son retour. Tu as rapidement compris son mal-être, le fait que tu as probablement fauté en choisissant cette solution et qu’aujourd’hui, vous avez juste l’impression d’être dans une prison en attendant votre sentence. Tu finis par te lever, enfile tes chaussures, étant déjà habillé d’un t-shirt et d’un pantalon et tu t’éclipses discrètement en direction de la cuisine. En prenant garde de ne réveiller personne. Tu as beau être davantage reconnu pour ta force brute plutôt que ta délicatesse, tu as appris à te faire discret pour survivre. Fermant la porte derrière toi tu t’approches de lui, avant de t’immobiliser, t’appuyant contre la table non loin du lavabo. Tu croises les bras contre ta poitrine, un peu fermé, t’attendant au pire. « J’t’écoute » Lâches-tu simplement, le regard posé sur lui, les cheveux en bataille, mais l’air parfaitement réveillé et attentif.
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MessageSujet: Re: ( baby we're fragile )   Mer 21 Sep - 17:00

baby we're fragile
Come take my heart of glass
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To pick the pieces up
Cause baby I'm fragile, fragile, fragile
Il se tient là, face à toi, dégageant cette même prestance qu'au premier jour de votre rencontre. Il se tient là, face à toi, toisant tes prunelles livides avec ce regard qui n'a de cesse d'éveiller en toi mille et une émotions. De la peur à la quiétude, de la douceur à la violence. Votre mutisme embaume la pièce d'une tension qui vous est sensiblement familière. Le vent coulis de ce début d'automne s'infiltre entre les charpentes de la fondation et vous arrache à chacun quelques vagues successives de frissons. Tu ne sais pas par où commencer. Tu n'as jamais su avec lui. Tu ne veux pas reproduire le fil de ces deux jours. Tu ne veux pas finir cette nuit à te morfondre dans tes remords. Tu veux juste qu'il comprenne ce que tu essayes de lui dire depuis ton arrivée en quarantaine. Depuis que vos pupilles se sont épousées l'une l'autre avec une infinie tendresse. Une de celles que tu n'avais jusqu'alors jamais ressentie dans ta vie.

Faut qu'on parte d'ici Aden. On peut pas rester. Lâches-tu faiblement, la voix happée par les murmures. Tu baisses un instant les yeux, la peine marquée sur ton visage, puis tu te redresses et avances d'un pas dans sa direction. Ce camp c'est juste un rassemblement de types comme nous. Des types qui ont tué pour survivre. Des types qui ont aussi bien perdu des proches qu'une part de leur humanité. Si on reste parmi eux, qu'est-ce que tu crois qu'il arrivera ? On est tous complètement dingues putain, on hésite même plus à tuer, c'est devenu un réflexe. Tu fronces les sourcils, la gorge serrée, l'angoisse se lit dans tes yeux. J'ai pas fait tout ce chemin pour risquer ma vie ou pour voir vous voir crever, toi et le groupe.

Tu ne sais plus vraiment où tu en es. Tu ne sais plus vraiment ce qui te fais rester ici. Tu n'as pas adressé un seul mot au groupe, si ce n'est Aden, depuis ton arrivée en quarantaine. Tu les as uniquement aperçu, hier, arborant un sourire que tu n'avais pas vu depuis des mois. Et ça, tu n'aurais jamais imaginé que cela puisse te faire aussi mal. Tu as brisé chacun de leurs espoirs durant votre voyage, piétinant chacun de leurs rêves, martelant leurs souvenirs pour ne laisser que la peur et l'instinct de survie guider leurs pas. Tu t'en veux. Tu t'en veux à un point tel que l'envie de tout arrêter t'a longuement traversé l'esprit. Mais l'instant d'après, ton regard a croisé celui d'Aden. Et toute votre aventure reprenait soudainement du sens.


Dernière édition par Wes Banks le Mer 21 Sep - 21:29, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ( baby we're fragile )   Mer 21 Sep - 17:29

I'm with you
Aden x Wes
Vous restez quelques secondes à vous observer. Tu ne peux alors t’empêcher de le détailler du regard. Tu le sens plus faible, moins sur ses gardes, moins colérique. Plus las, finalement. Tu as bien compris qu’il n’a pas approuvé ta décision, son silence des deux derniers jours a été assez explicite, surtout après quelques paroles plus ou moins violentes échangées. Alors tu n’as pas cherché plus loin, parce que tu n’es pas spécialement du genre à chercher le conflit pour le conflit. Tu préfères rester dans ton coin, solitaire, observateur. Ton sang froid te colle à la peau depuis toujours et c’est bel et bien une des choses qui te rends intimidant. Tu sembles toujours si sur de toi, si confiant, si serein. La vérité est bien moins évidente, mais tu as toujours su cacher tes émotions. Seulement, peut être un peu moins bien face à Wes, qui commence à te connaître et à lire entre les lignes. Peut être bien la seule personne avec laquelle tu daignes parler un peu plus de toi, bien que la chose soit encore compliquée pour toi. Il fini par briser le silence, entamant ses explications. Les fameuses, tant attendu, avec une certaine crainte de ta part. Parce que tu n’as pas envie qu’il joue au con, prenant le risque de se faire tuer. Tu n’as pas envie de le laisser tomber ou encore de l’envoyer chier juste parce que ce serait plus simple s’il refuse de rester.
Il brise le silence et tu ne réponds rien, l’attitude toujours fermé, attentif. Tu ne le lâches pas du regard alors que lui, baisse les yeux un instant, redoutant probablement ta réaction. Il te semble bien plus triste, bien plus faible, bien plus abattu que celui que tu as côtoyés durant plusieurs mois dans les bois, en bords de route, dans divers milieux plus ou moins hostiles. La peur au ventre, le cœur parfois au bord des lèvres et le sang bouillonnant sous l’adrénaline. Vous avez survécu jusque là. Vous avez survécu ensembles.

Tu soupires à la fin de sa dernière phrase, décroisant les bras pour venir un instant te frotter le visage. « J'me doutais bien que tu me sortirais un truc comme ça » Lâches tu d’abords, d’avant de t’approcher un peu de lui, le surplombant de tes quelques centimètres supplémentaires. « D’un côté j’ai juste envie d’être d’accord avec toi, d’un autre côté… » Dis-tu, marquant un temps d’arrêt, comme cherchant tes mots. Les mots juste « J’pense qu’on a tous besoin d’une pause et que c’est peut-être l’endroit idéal pour ça » Finis-tu par lâcher, non sans craindre sa réaction. Ta main viens se poser sur son épaule, comme une étreinte rassurante. La douleur se voit sur vos corps, la fatigue se sent sur vos traits. Trop longtemps à lutter, à avoir peur, à lutter. Toi aussi tu te sens las. Parce qu’ici, tu entrevois la sécurité, tu entrevois autre chose. « On a toujours été prudents, on a survécu jusqu’ici et j’pense qu’on a fait le plus dur » Lâches-tu de nouveau, honnête et franc. Plongeant ton regard dans le sien, plus tendre, plus doux. Un regard rassurant.

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MessageSujet: Re: ( baby we're fragile )   Mer 21 Sep - 20:17

baby we're fragile
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Cause baby I'm fragile, fragile, fragile
Ton instinct, c'est ce qui t'a sauvé jusqu'à présent. C'est ce qui vous a sauvé. Et tu n'as aucune once de regret. Même si tu as trahi, abandonné, tué, tu es là. Tu es là, et tu es en vie. Tout comme eux. Alors tu as du mal à accepter ce que peut te dire Aden. Tu as du mal à croire qu'il puisse remettre en question cette décision de partir. Tu as du mal à croire qu'il puisse mettre autant de cœur et de raison à vouloir te garder ici. Ses yeux dans les tiens, cette poigne qui t'immobilise à quelques centimètres à peine de lui, ce souffle qui balaye ta peau et ce parfum qui embrume tes esprits te font douter. C'est comme si tu étais sur le point de tomber. Comme si tes jambes ne te portaient plus. Comme si le poids de quinze corps t'ensevelissait avec une brutalité sans nom. Ses mots brisent en quelques milliers de morceau cette si précieuse volonté qui te garde de toute peur, de toute horreur, de toute panique. Tu es forcé d'abaisser tes armes comme ton corps fut forcé quelques jours auparavant de crouler sous la fatigue et la fièvre. Tu es forcé de montrer au grand jour cette part d'humanité, cette part de faiblesse que tu t'es entêté à faire oublier durant le voyage, allant jusqu'à perdre l'un des amours de ta vie, allant jusqu'à perdre ton meilleur ami et allant jusqu'à perdre cette admiration naturelle que l'on peut te vouer à la minute même où l'on fait ta connaissance.

Le souffle court et le cœur palpitant à s'en rompre, tu prends appuies sur Aden en posant la paume de ta main sur son avant-bras tendu, figeant non sans peine ce regard brumeux qui te fait enfin prendre conscience de tout le mal que tu t'infliges. Le plus dur c'est pas ça. Le plus dur ce serait de te perdre. Tu lèves un instant les yeux avant de revenir encrer tes pupilles dans les siennes. Ici on a la main mise sur rien Aden. On peut pas se défendre. On est rien. On est de la putain de chaire à canon. Ils font ce qu'ils veulent de nous ici. Tu déglutis, lâchant son avant-bras et faisant brutalement volte-face pour souffler un grand. Tu te retournes à nouveau vers lui, croisant et décroisant les bras sans trop savoir quelle position adopter. Tu t'agites, fuyant son regard. J'fais comment moi ici Aden putain. J'peux rien faire. J'suis même pas certain de pouvoir sauver ma peau alors comment j'peux veiller sur toi ? On est dans la merde ici. On a pas d'armes, on connait personnes, on ne sait même pas où on se trouve ni comment on peut s'en barrer. Tu inspires un bon coup, tu essayes de te calmer mais la fatigue aidant, tu sembles perdre tous tes moyens. Tu reviens face à Aden, les bras à nouveau croisés. J'fais comment s'il t'arrives un truc ? Si j'arrive pas à te protéger et si tu crèves ? J'ai plus rien moi après. J'ai plus qu'à crever aussi.
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MessageSujet: Re: ( baby we're fragile )   Jeu 22 Sep - 16:18

I'm with you
Aden x Wes
Tu resserres légèrement ta poigne sur son épaule, histoire de lui montrer que tu es là, que tu ne vas nulle part et surtout, que tu ne veux que son bien. Tu ne l’as jamais vu ainsi. Aussi las, aussi fatigué, prêt à craquer sous un poids trop lourd. Prêt à tout abandonner. Ton cœur se serre, parce qu’il a toujours été fort. Parce qu’il a toujours été un des piliers du groupe, avec toi et ton envie de survie. Malgré la difficulté, les nuits trop courtes, la faim et la peur. Malgré des conditions difficiles et un groupe épuisé. Tu as tenu bon, parce qu’il était là lui aussi. Parce qu’il avait autant besoin de toi que toi de lui. Tu as vu le groupe se déchirer. Tu as toi aussi, subi les colères de Wes, sa moralité parfois douteuse et surtout, son côté impitoyable qui n’a eu de cesse d’augmenter au fil des jours, des semaines, des mois de survie. Tu l’as vu devenir un autre homme que celui que tu as sauvé de justesse lorsque tout a commencé. Mais tu es resté, parce que tu avais envie de rester. Parce qu’il t’a fait rester. Sa main se pose sur ton avant-bras avant qu’il s’agite, qu’il se tourne et se retourne. Tes bras viennent pendre le long de ton corps, tu ne dis mot. Tu l’observes, tu attends d’entendre sa réaction. Tu attends de pouvoir le comprendre et d’argumenter à ton tour. Parce que vous avez toujours fonctionné ainsi. Parce que vous vous êtes toujours écouté, même si parfois, le ton est monté un peu trop vite, un peu trop fort. Parce que tu as dû prendre sur toi pour ne pas le frapper sans maîtriser ta force. Oui car des coups, vous vous en êtes échangés quelques-uns.

Sa première réplique te fait déglutir, tandis que ton cœur bat un peu plus fort dans ta poitrine. Alors c’est ça, ça grande crainte ? Toi, tu as du mal à reconnaître ce que tu peux ressentir, car tu as toujours eu la sensation que se serait à sens unique. Qu’il a sa vie, ses idéaux, ses croyances et ses préférences, probablement trop éloignées des tiennes. Mais cette petite déclaration, cette phrase presque anodine et pourtant pleine de sens. Il continue avant que tu ne daignes réagir, cherchant encore tes mots. Sa réaction est en partie inattendue, parce que jamais tu n’aurais imaginé qu’il puisse penser de telles choses vis-à-vis de toi. Que ta vie lui importe à ce point, peut être autant que la sienne compte pour toi. Parce que s’il n’était rien, tu n’aurais pas pris ce risque. Le risque de crever toi aussi, en finissant dans une ville inconnue et trop dangereuse. Tu t’es presque laissé aveugler par la perspective de le sauver. Toi si méfiant, toi si réticent. T’étais un peu prêt à tout, sur ce coup-là. Parce qu’il ne pouvait pas crever de fatigue. Non il ne pouvait pas. Il ne pouvait juste pas te laisser seul, avec sa mort sur ta conscience. Tu déglutis de nouveau, ton cœur battant la chamade dans ta poitrine. « J’pensais pas que… » Dis-tu, hésitant. Cherchant tes mots, véritablement troublés pour le coup. Alors tu t’approches un peu plus de lui. Proche, très proche, peut être trop proche, mais qu’importe. T’as envie. T’as foutrement envie de ce geste qui pourrait tout changer, en bien comme en mal. « On essaye okay ? Attendons de voir ce qu’il va se passer ici pour nous. Puis si ça ne marche pas, on se tirera d’ici j’te le promet » Dis-tu, venant décroiser ses bras, tenant ses poignets dans tes mains. Puis, dans un geste plus aventureux, plus doux, plus guidé par ce que ton cœur t’incombe, tu viens poser ta main sur sa joue, la caressant de ton pouce. « Mais soit sur d’un truc, j’te laisserais pas tomber. »

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MessageSujet: Re: ( baby we're fragile )   Jeu 22 Sep - 17:23

baby we're fragile
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Cause baby I'm fragile, fragile, fragile
Tout semble se chambouler autour de toi. C'est un monde qui s'écroule. Un univers entier. L'heure n'est plus à la survie. Tes pensées ne sont plus tournées vers la faim, la soif, la fatigue, l'angoisse. C'est comme si tu n'avais plus à penser à tout ça. Comme si une page se tournait. Comme si on te poussait loin, loin devant tout ça. Comme si on te demandait de cesser de te retourner. Comme si on te hurlait d'avancer et de croire. De croire en quelque chose de plus beau, de plus grand. Quelque chose que tu n'aurais jamais cru possible il y a de ça des mois et des mois de lutte. Tu perds pieds. Tu vacilles. Tu tentes de te raccrocher à des certitudes mais il n'y en a plus aucune. Plus aucune mis-à-part lui. Car il ne reste plus que lui. Et tu ne veux plus que lui. Ici. maintenant. Jusqu'à ton dernier souffle.
Sa voix résonne comme quelques milliers d'échos dans ton crâne, noyant ces pensées qui te rendent complètement dingues. Tu n'arrives plus à soutenir son regard, le fuyant avec une peine que tu n'as jusqu'alors jamais connue. Ses mains se posent sur tes poignets, les étreignent avec une douceur qui électrise chaque parcelle de ta peau salie par tes fautes. Tes pupilles s'amarrent à ses yeux qui n'ont de cesse de te rendre ivre de toutes envies. Ivre de tous désirs. Ton cœur ne sait plus pourquoi il bat aussi fort. Ton corps ne sait plus pourquoi il se rapproche autant du sien. Mais le temps se fige. Ta raison s'efface et emporte avec elle cette apocalypse qui te dénature totalement. Ce sentiment te semble totalement étranger et pourtant, avant tout ça, il était bel et bien au centre de ta vie.
Si la peur était jusque là surfaite à tes yeux, elle semble aujourd'hui prendre tout son sens. Tu n'as pas peur de mourir. Tu n'as pas peur de partir seul. Tu as juste peur qu'il ne soit plus là, près de toi. Et dans un élan totalement fougueux, presque démesuré, ta main vient se loger dans sa nuque, anéantissant ces quelques centimètres qui vous séparaient pour mieux plaquer tes lèvres contre les siennes. Vos souffles s'entrechoquent brutalement et tes phalanges se cramponnent à cette peau, à ce col avec une audace longtemps laissée de côté. Les paupières closes, les sourcils froncés, le palpitant totalement rompu au désir, tu lui voles ce baiser avec plus d'envie que de raison. Tes lèvres épousent les siennes avec une tension qu'il t'est incapable d'adoucir. Ton enveloppe se lie à la sienne, cherchant cette chaleur avec autant d'appétit qu'un rôdeur affamé. Ton bras se loge dans son dos, happant ce corps avec plus d'ardeur que tu ne t'en serais un jour pensé capable. L'étreinte pourrait durer une éternité si elle ne dépendait que de ta volonté, et pourtant l'idée que ce baiser, même s'il est rendu, ne soit qu'à ton goût, te fait lâcher prise.
Tu t'écartes légèrement de lui, humidifiant tes lèvres l'espace d'un instant sans pour autant réussir à loger tes prunelles au creux des siennes. Tu reprends ton souffle péniblement sans pour autant réussir à calmer ton cœur qui tambourine brutalement au creux de ton torse. Tu dévies ton regard dans le vide, mordillant une fois de plus ces lèvres qui n'ont rien demandé. Ok, on reste. Lâches-tu, la voix happée de soupires éreintés. Machinalement tu recroises tes bras contre toi, te protégeant de cette vague d'émotions qui fait crépiter chaque recoin de ton enveloppe.


Dernière édition par Wes Banks le Dim 2 Oct - 11:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ( baby we're fragile )   Jeu 22 Sep - 23:09

Baby we're fragile
Aden x Wes
Tu veux le rassurer, lui montrer que tu es là, quoi qu’il arrive. Qu’il peut compter sur toi comme il l’a toujours fait. Mais au-delà de ça, tu sens ton cœur tambouriner dangereusement dans ta poitrine. Parce que ses paroles réveillent autre chose chez toi. Un sentiment bien enfouis, un désir bien réprimandé, bien effacé. Quelque chose que tu t’es toujours formellement interdit. Mais tu veux résister. Tu t’interdis de t’abandonner. Tu t’interdis d’essayer, de peur de tout perdre. De peur de le perdre. Quoi qu’en dise ton cœur, ta raison demeure plus forte. Jusqu’à ce moment. Ce moment où tu es proche de lui, très proche, trop proche et qu’il s’approche encore. Sa main se glisse dans ta nuque, approchant ton visage du sien sans que tu puisses résister. Sans que tu veuilles résister. Parce que ses lèvres finissent de t’embraser complètement, de te consumer. Tu t’emportes. Tu t’évades. Plus rien n’existe. Plus cette foutue apocalypse. Cette quarantaine. La peur, l’angoisse, le doute. Envolés d’un seul geste, d’une caresse inattendue. Douce surprise qui corrompt jusqu’à ton âme, révélant tout ce que tu t’es toujours caché. Tu réponds à son baiser avec la même passion, avec le même désir. Parce que finalement, qu’est ce que tu l’as voulu ce baiser. Qu’est ce que tu l’as désiré, dans tes quelques rêves. Dans les méandres de ton sommeil et de ton inconscient.
Il s’accroche à toi comme tu t’accroches à lui. Incapable de reculer. Incapable de te détacher de ses lèvres contre lesquelles tu t’abandonnes complètement. Tes mains entourant son visage tu ne veux pas le laisser partir. Tu ne veux pas mettre fin à cette étreinte. À ce seul aperçu d’un autre chose possible. D’un peu de douceur dans un monde devenu trop brutal et trop violent. Mais finalement, il lâche prise, tu fais de même reculant de quelques centimètres, encore cramponné à son visage. Tu reprends ton souffle. Tu tâches de reprendre tes esprits avec ce bref gout de l’irréel. Après avoir sauté à pied joint dans une vision trop idyllique, trop douce pour la dure réalité dans laquelle tu retombes brutalement. Tu finis par lâcher son visage, son corps, tandis qu’il se recule un peu et que tu fais de même. Te voilà d’un coup gêné. Terriblement gêné. C’était probablement idiot. Il le regrettera surement dans quelques heures, voir le lendemain. Mais malgré une volonté d’acier, il a suffi qu’il t’attire à lui pour que tout se brise. Pour que tes belles convictions s’effritent. Las de lutter, fatigué de prétendre.
Toi aussi tu fixes bêtement le sol, ayant du mal à soutenir ton regard, à assumer totalement ton geste. Trop habitué au secret, trop habitué aux mensonges. Transpercé par une vérité évidente dont tu peux déjà sentir la douleur. Redoutant le bonheur. Redoutant l’abandon de toi-même et le lâché prise. Il croise ses bras contre lui en te disant que vous restez et finalement, tu daignes relever le regard. Ce regard ébène, presque noir, qui malgré ses teintes sombres, se veut doux. « Okay… » Tu t’éclaircis la gorge, comme t’assurant que tu es en mesure de parler malgré ton trouble « Merci d’essayer. Je hemm, je crois que je… Je vais aller me recoucher » Balbuties-tu, un peu hésitant, encore gêné. Tu as tant envie de plus. Tu as tant envie de te perdre de nouveau contre ses lèvres. De sentir sa peau sous tes mains, son souffle contre le tien. De dévorer son cou. Mais tu préfères mettre son geste sur un abus de confiance en lui, aveuglé par la fatigue et la folie. Tu préfères ne pas y croire, même si tu en meurs d’envie.

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MessageSujet: Re: ( baby we're fragile )   Dim 2 Oct - 12:39

baby we're fragile
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Cause baby I'm fragile, fragile, fragile
Chaque nuit tu repenses à ce qu'aurait pu être ta vie si tout ça n'avait jamais existé. Tu serais resté avec elle, l'aimant du plus profond de ton être et chérissant cette tendresse, cette plénitude qui rendaient ton quotidien plus doux, plus beau. Tu aurais terminé tes études et vous vous seriez installés à Portland le temps qu'elle soit diplômée. Tu serais devenu chercheur, maître de conférence, professeur. Vous auriez eu trois beaux enfants. Deux garçons turbulents et une petite princesse aux longs cheveux blonds. Comme elle. Vous vous seriez mariés au bord d'un lac, près de chez tes parents. Lui, serait resté ton confident, ton partenaire, ton ami le plus fidèle. Il aurait été ton témoin, l'organisateur de ton enterrement de vie de garçon, le parrain de ton premier fils. Tout aurait été simple, facile, arrangeant. Tu te serais finalement réconcilié avec tes parents. Tu serais même revenu vivre près de chez eux, avec ta famille. Vous vous seriez installés dans une grande maison de campagne, entourée de champs de tournesol, de mais, de blés. Tu aurais certainement cessé ton activité pour devenir écrivain. Tu aurais vieilli avec elle et vu grandir tes enfants. Tu aurais pris ta mère et ton père dans tes bras une dernière fois. Tu aurais peut-être fini ta vie seul, divorcé ou veuf. Et tu serais mort en ayant le sentiment d'avoir eu la vie dont tu rêvais.
Chaque nuit tu repenses à cette vie comme si elle t'attendait encore. Comme si une partie de toi la désirait plus que tout au monde. Mais ce soir, face à lui, tout semble avoir changé. Tes rêves comme tes certitudes. Ce soir, c'est comme si tu cessais de tourner en rond en te demandant ce qu'aurait pu être ta vie si l'épidémie ne te l'avait pas volé. Ce soir tu penses à autre chose qu'à ce qui pourrait arriver demain. Tu vois plus loin. Et tu n'es pas de ceux qui se défilent. Tu n'es pas de ceux qui attendent une sentence. Tu n'es pas de ceux qui tirent profit du courage d'autres. Même si tu n'es pas non plus de ceux qui font systématiquement preuve de courage. Tu es simplement certain d'une chose. Et dieu seul sait à quel point tu avais fini par oublier ce sentiment. Tu sais que tu veux être avec lui. Tu sais que tu as voulu ce baiser. Et tu sais que tu n'iras pas te morfondre dans un coin ce soir sans savoir ce qu'il en est pour lui. Alors à ses mots, tu daignes enfin lever les yeux, fronçant par la même occasion légèrement les sourcils. Tu déglutis, piégeant quelques secondes dans un mutisme pesant. Il s'apprête à tourner les talons.
Attends. Tu déglutis à nouveau, inspirant un bon coup. J'ai merdé ou...c'est ok pour toi ? Ta maladresse engourdie tes mots. Tu ne sais pas vraiment comment t'exprimer. Ton crâne déborde tellement de pensée que tu as la sensation qu'il est vide, que rien d'intelligent n'en sort, que tout est confus.
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MessageSujet: Re: ( baby we're fragile )   Dim 9 Oct - 19:16

Baby we're fragile
Aden x Wes
Tu t’apprêtes à partir, à tourner les talons, simplement car tu ne veux pas y croire. Tu ne peux pas y croire. Parce que tu en meurs d’envie de tout ça. De davantage de baisers de sa part, d’affection. Mais cette foutue apocalypse te fous la trouille. La trouille de le perdre. La trouille de croire à quelque chose qui n’est qu’un résumé d’impulsivité. Toi qui as toujours réfléchi tes gestes en matière de relation. Toi qui as toujours pesé le pour et le contre. Tu te retrouves perdu. Partagé entre l’envie d’embrasser ce destin-là ou au contraire, de le fuir comme la peste. Mais il lève les yeux vers toi, il te stoppe par ses paroles et tu ancres tes yeux dans les siens. Il te demande s’il a merdé, s’il a mal fait et toutes tes perspectives changent. Tu en restes un bref instant silencieux. Parce qu’au final, toi qui mettait cet élan de folie sur sa fièvre fraichement passée, est en vérité un acte réfléchi et consenti. Ton cœur se serre. Cela fait un moment que tu veux la même chose, que tu veux toi aussi presser tes lèvres contre les siennes. Que cet idiot a su te plaire, même si tu t’es évertué d’éviter tout sentiments de ce genre. Mais tu es resté dans l’ombre, préférant refouler, préférant oublier, parce que c’était plus facile et que le fils de bonne famille qu’il est, qui avait une vie toute tracée, n’aurait jamais accepté un type tel que toi. Même au milieu de tout ce désespoir. Et pourtant, toutes tes convictions, toute ton auto persuasion vole en éclats.
Dans un geste fougueux, peut être impulsif, mais qu’importe, tu t’élances de nouveau vers lui. Tu attrapes son visage entre tes mains, et presses tes lèvres contre les siennes, dans un baiser fougueux. Peut-être encore plus passionné que celui que vous venez d’échanger. Tu le fais durer, tu t’emportes. Parce que vous êtes seuls. Parce que tu en as envie. Parce que tu ne veux plus prétendre, tu ne veux plus refouler tes envies et tes désirs. Parce que visiblement, lui aussi veut de toi. Autant que tu veux de lui. Alors qu’importe ce qu’il se passera demain, qu’importe ce que vous devrez vivre ou affronter. Tu ne veux pas regretter. Tu ne veux pas être passé à côté de quelque chose, juste parce que c’était plus facile et plus évident. Ton cœur s’emballe, encore davantage, se mêlant aux battements effrénés du sien, le faisant décroiser les bras pour t’abandonner davantage contre lui. Pour te presser contre tout son corps, qui pulse autant que le tien. Tu finis par décoller doucement tes lèvres des siennes, restant là, tout contre lui, plongeant ton regard dans le sien, frôlant encore son visage du tien. « C’est ok pour moi » Lâches-tu en guise de réponse à sa précédente question, avec un léger sourire en coin. C’est même plus que ok pour toi. C’est ce que tu veux, depuis un bon moment déjà. C’est ce que tu peux enfin avoir.

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MessageSujet: Re: ( baby we're fragile )   Lun 10 Oct - 22:06

baby we're fragile
Come take my heart of glass
And give me your love
I hope you'll still be there
To pick the pieces up
Cause baby I'm fragile, fragile, fragile
Tes aveux chancellent sous ses prunelles, écrus de réflexions. Tu attends son jugement, le cœur palpitant bien plus violemment encore qu'au moment où tes lèvres lui ont dérobé ce baiser. Il ne dit rien.

Ton souffle s'arrête.
À cet instant, tu oublies à quel point tu peux détester ce monde. Tu oublies ce dégoût, cette colère que tu peux avoir envers ce que tu es devenu. Tu oublies ce sang qui tâche encore ta peau. Tu oublies ces vies qui se sont éteintes par ta faute. Tu fermes simplement les yeux.
Tes sourcils se froncent, esquissant sur ton visage ce trop plein d'émotions qui te bouleverse de l'intérieur. Tu épouses ses lèvres à nouveau, accordant ainsi à sa fougue une réponse toute aussi crépitante de sentiments. Ton corps semble d'ailleurs s'embraser à mesure que vos enveloppes charnelles se rejoignent, faisant ainsi naître en toi le désir coupable de sa chaire.
Tu ne parviens pas à mettre fin à ce contact. Tes mains empoignent ce maillot en coton qui semble déjà avoir été bien trop malmené. Tu l'embrasses sans cette retenue que tu avais quelques minutes auparavant, asservissant ses lèvres comme si ce baiser était le dernier.
Tu reprends ton souffle.
Vos enveloppes n'ont semblerait-il jamais été aussi brulantes de vie. Tu as le sentiment de vivre quelque chose de nouveau. Quelque chose de terriblement excitant. Tu es tenté par ce désir totalement ivre d'avoir en face de toi quelqu'un qui puisse te faire face. Qui puisse s'opposer à tes certitudes, à tes décisions. Quelqu'un qui aura les épaules pour contrer ton égoïsme. Quelqu'un qui aura la force de te résister. Quelqu'un comme lui. Quelqu'un qui sera aussi subversif que toi, mais qui te sera toujours loyal. Et en qui tu pourras vouer une confiance aveugle.
Tu prends conscience que quelque chose est entrain de changer. Là. Maintenant. Et c'est comme si le poids d'un univers entier se dégageait de tes épaules.

Tu inspires à nouveau, quittant ses pupilles pour ne laisser place qu'à une gêne persistante. Tu n'arrives pas vraiment à trouver tout ça normal, acceptable. Tu restes figé dans cette idée que tout ça n'a rien de naturel. Et pourtant Dieu seul sait si tu te sens bien, là, à ses côtés.
Maintenant évite de crever s'il te plait. Ça me ferait vraiment chier pour le coup, là. Lâches-tu en lui adressant une œillade de biais.

Tu t'écartes de lui, contournant son enveloppe charnelle avec délicatesse et t'échappes finalement, sous un dernier regard, de la pièce.
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