— late night thinking (w/phœnix)

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 — late night thinking (w/phœnix)

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staff / ruler of astoria
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INSCRIPTION : 27/08/2016
MESSAGES : 4561
IDENTITÉ : perséides, mary.
FACECLAIM : sophie turner, killer from a gang (pour l'avatar), astra (pour la signature)
MULTILINKS : jorah. jeff. jeremiah.
POINTS : 4913

STATUT CIVIL : éternelle célibataire, elle était pourtant prête à enfin ouvrir son cœur, avant d’être séparée de celui qu’elle aime. brisée après cette perte, elle a terriblement besoin qu'on l'aide à recoller les morceaux.
ANCIEN MÉTIER : elle étudiait en médecine avant que tout cela commence. elle était aussi serveuse, car sa bourse ne lui permettait pas de payer tous les frais d’enseignement ou encore le coût de la vie.
PLACE DANS LE CAMP : après une semaine dans sa cellule en quarantaine, on lui offre déjà la tâche de veiller sur les autres. ses nombreuses connaissances liées à la médecine lui auront permis de s'assurer un place en temps qu'infirmière. poste bien ingrat, si on l'écoute parler.
ÂGE : elle est jeune, sûrement trop jeune pour tout ça. vingt ans. seulement vingt délicates pétales de fleurs. pourtant cet âge n’est en aucun cas représentatif, vu les horreurs qu’elle a vues et a vécues.


MessageSujet: — late night thinking (w/phœnix)   Mer 21 Sep - 16:38

late night thinking
/ phœnix & james /
Il était là, juste devant elle. À moitié mort, à moitié en vie. Pourtant, elle l’aurait reconnu entre mille. Ce visage, imprimé dans ses pensées. Non, pas à moitié en vie. Simplement mort. Comme ils le sont tous. Car il avait tourné, il n’était plus lui-même. Elle le savait bien. Elle savait que si elle le revoyait un jour, c’est dans cet état qu’il serait. Ou pire encore, simplement mort. Ce n’était donc pas réel. Non, ce ne l’était pas, ça ne pouvait pas l’être. Elle était en sécurité maintenant. C’est du moins ce qu’on lui avait dit. Elle n’avait rien à craindre, rien à craindre. Le monde extérieur était déjà bien loin. Une larme aux yeux, elle se réveilla enfin. Sortie de sa rêverie, sortie de ce cauchemar. À vrai dire, elle ne voulait pas le revoir. C’était plus simple comme ça. Il appartenait à son passé, elle devait construire son futur. Pourtant, elle avait du mal à se projeter dans ce camp. Elle ne voyait pas en quoi être enfermé entre quatre murs ferait d’elle une personne plus heureuse. Elle avait mis une croix sur tout ça. Elle, elle voulait se battre, gagner ou perdre le droit de vivre. Pourtant, elle était là. Dans un lit beaucoup trop confortable pour elle. Il était tard, elle savait, elle s’en fichait. Elle ne pouvait plus dormir. Elle ne voulait plus dormir. Elle prit donc son petit sac à dos qu’elle trainait avec elle depuis des mois et sortie sans un bruit de ce bâtiment qu’elle devait appeler sa maison. La nuit était noire, les étoiles, trop pures pour ce monde, avait décidé de se cacher. Pourtant, il y avait toujours ces lampadaires, intactes, qui ornaient les rues. Elle s’avançait donc, dans cette sombre nuit sans réel but, sans réelle destination. Elle serait bien partie, si elle l’avait pu, mais sans Tessa, rien n’allait plus. Alors, elle était là, errante, entre ces quatre murs. Errant, fuyant la réalité. Pourtant, bien vite, elle fut témoin de ce qui ne la regardait pas. Deux brutes, dont elle pouvait à peine se souvenir le nom malgré qu’elle se rappelât avoir été présentée, se cognait, sans réelle raison apparente. Choquée, déboussolée, elle aurait voulu intervenir, mais comment l’aurait-elle pu. Figée, déconcertée, elle vu un homme s’approcher, mettre fin à cette bagarre avant que l’un d’eux ne commette l’impensable. Vivre. Mourir. Revivre. Tel était le nouveau cycle de la vie. Tout alors ce passa trop vite. L’homme mystérieux s’interposa, l’un des deux crétins le frappa en pleins visage, l’autre renchéri, avant que finalement c’est deux là se calme et reparte. Et tout ce temps-là, elle était restée, à observer, immobile. Belle guerrière que voilà. Elle devait se ressaisir, ça n’allait pas. Ce n’était pas la première fois qu’elle voyait une bagarre. Elle s’avança alors, vers l’homme auquel elle ne pouvait donner de nom, auquel elle n’avait vu qu’un demi-visage, pour finalement faire ce qu’on attendait d’elle. « Je… Pardonnez-moi de ne pas avoir réagi, alors que j’aurais dû le faire plus tôt. » Il se retourna alors, de sorte qu’elle pu enfin voir son visage. Pas nouveau, non, elle pouvait s’assurer l’avoir déjà aperçu avant ce jour. Pourtant, elle ne lui avait jamais adressé la parole, elle n’avait pas eu besoin. Malgré la noirceur qui envahissait le ciel, elle remarqua tout de suite son visage et les marques des coups qu'on lui avait porté « Vous êtes blessé. Laissez-moi vous aider. » Sa voix était calme, posée. Non, elle n’allait plus figée comme elle l’avait fait.
Plus jamais.
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IDENTITÉ : djesus getnaked. swann. j'aime le blasphème.
FACECLAIM : aidan gillen. littlefinger le machiavélique. odistole (avatar). anaëlle (signature).
MULTILINKS : philip le gouverneur.
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STATUT CIVIL : célibataire. la femme de ta vie morte dans tes bras alors qu'elle portait ta progéniture. tu as perdu goût en l'amour. cependant une belle tignasse rousse hante tes nuits.
ANCIEN MÉTIER : tueur à gage. cependant, si peu peuvent le comprendre, c'était un choix de vie pour irradier la pourriture de ce monde.
PLACE DANS LE CAMP : bras-droit du chef du secteur de ravitaillement. si pendant longtemps tu n'avais pas de place au camp à cause de ta haute surveillance, aujourd'hui on te fait confiance et tu prends ton travail très au sérieux.
ARME DE PRÉDILECTION : un fusil de précision, que tu as gardé précieusement depuis tes années de service. et un couteau, particulier à ton cœur puisqu'il t'a été offert par un être cher.
ÂGE : quarante-et-un ans. étrangement, tu n'as jamais eu honte de ton âge, toutefois tu n'assumes pas forcément le fait d'être à présent quadragénaire.


MessageSujet: Re: — late night thinking (w/phœnix)   Mer 21 Sep - 23:32

late night thinking
/ phœnix & james /
De manière monotone et déprimante, c’était encore et toujours la même rengaine, depuis quelques mois maintenant. Les jours passaient, et une sale routine s’était installée. Vous me direz que cela ne changeait pas forcément de d’habitude, du monde d’antan, avant que le chaos ne se déclenche, bien avant l’invasion des rôdeurs. Les gens aimaient déjà s’enfermer dans leur chanson, et la repasser en boucle jour après jour, leur donnant un semblant de sentiment de sécurité. Toi, tu n’avais jamais été fait pour une pareille vie, insipide et palmodique. Homme d’action, déjà lorsque tu étais un inspecteur de police, tu étais un brasier ardent qui ne voulait pas s’éteindre. Beaucoup estimaient que le feu qui brûlait en toi ne se consumerait jamais, toutefois maintenant tu réalisais à quel point ils avaient pu avoir tort. La flamme de ton âme, bien que toujours existante, ne brillait plus de mille comme auparavant. Tu avais cette étrange et désagréable sensation de n’être plus l’ombre que de toi-même. C’est comme si tu avais perdu toutes tes raisons de vivre, et pourtant tu continuais à te battre, sans vraiment savoir pourquoi. En journée, tu montrais ton meilleur visage – bien qu’avec ta réputation peu t’approchaient –, tu te devais d’être opérationnel, il y avait encore des personnes à sauver. Cependant, la nuit, tu relâchais le masque porté, et redevenait l’homme taciturne que tu étais devenu petit à petit. Tu ne dormais plus. Il fallait dire qu’il était vrai que tu n’avais jamais été un bon gros dormeur. Des nuits agitées, parfois, dès que tu fermais les yeux, tu voyais les visages cadavériques de tes victimes, sans compter qu’étant toujours en état d’alerte, tu te réveillais à chaque mouche qui pétait. Si aujourd’hui ce n’était plus ces personnes qui te hantaient, c’était devenu bien pire, à un point que tu regrettais le temps de la culpabilité. Tu te repassais cette scène tragique, ses magnifiques cheveux roux baignant dans son propre sang, pendant que des monstres sans cervelle se jetaient sur elle pour la dévorer. Et à chaque fois que tu rêvais de ce moment, cela empirait. Alors oui, tu avais toujours été plus ou moins insomniaque, mais depuis quelques mois c’était devenu réellement catastrophique. Déjà grand amateur de whisky dans tes meilleures années, à présent tu n’envisageais plus d’aller te coucher sans un minimum taux d’alcool parcourant tes veines.

Ce fut donc ainsi, qu’une nouvelle fois, tu te retrouvas au marché noir, en quête d’alcool. Commençant à te repérer facilement comme si c’était chez toi, ainsi qu’à être un visage connu de ces commerçants, tu trouvas rapidement ton bonheur. Pensant naïvement soulager ta peine, en noyant ton chagrin dans l’alcool, tu entamas ta balade nocturne habituelle, avec ta bouteille de vodka de sous-marque dégueulasse à la main. Les rues étaient désertes à cette heure avancée de la nuit – il faut dire que tu aurais été bien embêté si tu avais été amené à croiser quelqu’un –, et la brise fraîche, qui te caressait le visage, revigorait ton corps, te redonnant un semblant de sentiment de vie. Néanmoins, aux trois quarts de ta bouteille, cette douce tranquillité fut brisée par des cris gutturaux non loin de ta position. Inexplicablement attiré par ce boucan rompant le silence du noir, tu tournas au coin d’une rue pour découvrir deux abrutis qui se menaçaient de se taper dessus. Ce fut lorsque les premiers coups partirent que, en grand héros, tu décidas d’intervenir. D’abord pacifiste, tu essayas gentiment de les séparer… avant de te prendre rapidement un gnon. Tombé par terre, tu grognas d’agacement. Le monde n’était-il pas déjà assez fou pour que deux cons foutent encore plus le bordel ? Irrité, tu te jetas sans retenue sur eux, les plaquant au sol, avant de les maîtriser avec professionnalisme. Imposant, tu leurs hurlas de se calmer, et ce n’est que lorsque tu fus sûr qu’ils ne recommenceraient pas de si tôt que tu pus les relâcher. Tu te relevas, les observant déguerpir, et tu gémis de mécontentement, autant pour ta lèvre fendue et ton œil au beurre noir, que pour la bouteille explosée au sol que tu n’avais malheureusement pas finie. « Je… Pardonnez-moi de ne pas avoir réagi, alors que j’aurais dû le faire plus tôt. » Tu sursautas à la voix qui s’adressa à toi. Tu n’avais clairement pas remarqué sa présence. Alors, petit à petit, tu te retournas, vers cette voix derrière toi, et lorsque tu découvris la belle demoiselle, tu te figeas sur place. Cette personne ne t’était pas inconnue, tu ne lui avais jamais parlé, mais tu la reconnaitrais entre mille. Cette chevelure, elle hantait tes nuits. Cette belle crinière rousse, qui te rappellait tant celle de ta défunte compagne. Tu ouvris la bouche, et la refermas subitement. Tu devais avoir l’air con comme ça, le sang coulant le long de ta lèvre jusqu’à ton menton, alors mentalement tu te mis une claque. « Vous êtes blessé. Laissez-moi vous aider. » Étrangement, ton cœur fit un bond. Est-ce que tu la laisserais s’approcher de toi ? Après tout, ce n’était pas forcément un rapprochement concret, elle te proposait juste de te soigner. Mais s’y connaissait-elle ? Tu pouvais le faire tout seul au pire. Bien qu’il soit vrai qu’avec l’alcool que tu avais ingurgité, tu saignais d’autant plus. Cela pissait le sang, et cela ne voulait pas s’arrêter. Tu souris, doucement, essayant de ne pas avaler ton sang goût ferraille. « Je suis bien heureux que tu ne sois pas intervenue… Si tu dois me soigner, imagine l’état dans lequel tu aurais été. » Comme elle paraissait bien jeune, tu te permis de la tutoyer, en espérant que cela ne la dérangerait pas. Tu souris, mais tu avais la tête qui tournait. Le coup que tu avais pris t’avait légèrement assommé, alors en titubant tu te rapprochas du trottoir pour t’asseoir doucement. Tu soufflas. Cela tanguait dangereusement. « Tu n’es pas obligée de rester auprès d’un blessé de guerre comme moi, tu sais. » Tu ne savais pas trop, tu ne te sentais pas bien. Elle te rappelait trop ton amour perdu, et alors sa présence te soulageait, et du coup cela te perturbait. Oui, tu étais complètement perdu. Ou alors était-ce l’alcool qui parlait ?

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MessageSujet: Re: — late night thinking (w/phœnix)   Jeu 22 Sep - 4:17

late night thinking
/ phœnix & james /
Rouge. Elle voyait rouge. Il saignait. Abondamment. Ce n’était pas normal, elle le voyait bien, pourtant elle n’arrivait pas à en savoir la cause. Elle n’était pas experte après tout. Seulement trois ans, trois ans d’études qui tombent presque à l’eau. Si elle avait su ce qu’elle sait aujourd’hui, jamais elle n’aurait perdu son temps de cette manière. Certes, certaine des notions qu’elle avait vues lui était aujourd’hui utile, mais si peu à comparer à ce qui lui avait manquer. Savoir tirer, savoir tuer. Pourtant, elle avait dû apprendre tout cela. C’était comme ça que fonctionnait le monde à présent. Un monde où le plus fort règne. Elle prend alors une grande inspiration, puis expiration. Ce n’était pas le moment de penser à ça. Non, ça n’avait aucune importance. Il n’y avait que survivre qui était important. Tout était une question de survie. À dire qu’on revient à l’ère primaire. Aux premières civilisations. « Je suis bien heureux que tu ne sois pas intervenue… Si tu dois me soigner, imagines l’état dans lequel tu aurais été. » Voilà comment on la percevait réellement. Une faible, parmi tant d’autre. Pas de grandes surprises qu’on lui ait assigné un poste d’infirmière alors. Tellement sous le choc de cette réponse, elle n’eut qu’un temps pour comprendre qu’il avait repris de plus belle. « Tu n’es pas obligée de rester auprès d’un blessé de guerre comme moi, tu sais. » Non, elle ne savait pas. Visiblement pas. Elle n’était pas une guerrière après tout, pas une survivante. Non, seulement une faible qui n’avait pas sa place dans ce monde. « On ne se connait même pas que vous tirez déjà des conclusions sur moi. Mais le hic, c’est que justement, vous ne me connaissez pas. » Elle prend une grand respiration, encore une fois. Pour se calmer, cette fois. Elle n’avait pas à perdre ses moyens de cette manière, pas avec un parfait inconnu. Elle ne pouvait tout simplement pas. Car là, elle serait faible. Et elle ne l’était pas. « Voyez-vous, Monsieur, j’ai bien peur de vous dire que si j’étais intervenue, rien de tout cela ne se serait produit. La raison en est toute simple. Je suis une femme, vous ne l’êtes pas. » Et un homme ne frappe jamais une femme. Elle avait eu envie de le dire, pourtant elle savait bel et bien que c’était faux. Elle en était la preuve. « Alors n’allez pas croire que je vais vous laissez vous désinfecter cette plaie seul. Car si vous êtes aussi doué pour régler des conflits que vous ne l’êtes pour soigner les autres, j’ai bien peur que cette plaie va s’infecter et peut-être même vous tuer. » Elle ne le ménageait pas, James. Ce n’était pas son genre. Pourtant, elle regrettait quelque peu de s’être montrer si désagréable. Belle première impression qu’il devait se faire d’elle. « Écoutez, pardonnez-moi d’avoir été désagréable, tel n’était pas mon intention… C’est juste que je ne suis pas habituée à tout ça. À la communauté, à la sécurité. Alors, laissez-moi juste vous aider à nettoyer cette plaie et j’arrêterai de vous embêter. » Elle lui offre alors un semi sourire, pour se faire pardonner, en espérant qu’il ne lui en voudrait pas trop pour ce mauvais départ.
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MessageSujet: Re: — late night thinking (w/phœnix)   Sam 24 Sep - 14:43

late night thinking
/ phœnix & james /
Le cul par terre, tu t’adossas un peu plus sur tes coudes, levant la tête vers le ciel noir rempli d’étoiles, maintenant visibles depuis la diminution de la pollution lumineuse – avec l’éradication de l’espèce humaine dans presque toute sa totalité –, malgré le fonctionnement continu de certains lampadaires, pour que la nuit ne vous aspire pas totalement. Le regard tourné vers cette infinité, tu avais la sensation de sentir la Terre tourner sur elle-même. Tu fermas les yeux sous cette étrange impression, et ricanas intérieurement – bien qu’en vérité, dans le fond, tu avais plus envie de pleurer devant tant de misères, que ce soit la tienne ou celle des autres –, la vodka bas de gamme t’avait apparemment plus atteint que tu ne l’aurais pensé. Tu rouvris les yeux, n’oubliant pas la présence de la jeune femme, qui s’était dangereusement rapprochée de toi, physiquement parlant, et qui continuait à te perturber avec sa magnifique chevelure rousse, malgré ton déni et le fait que tu t’efforçais de penser à autre chose. « On ne se connait même pas que vous tirez déjà des conclusions sur moi. Mais le hic, c’est que justement, vous ne me connaissez pas. » Si depuis tout à l’heure tu l’ignorais pour essayer de la désespérer de se préoccuper de ton pitoyable cas, ainsi que pour éviter son regard pour t’empêcher de te perdre dans ses beaux yeux verts, tu tournas brusquement la tête dans sa direction, haussant presque imperceptiblement un sourcil, ne comprenant pas sa réaction si hostile. Tu la vis inspirer un grand coup, automatisme bien connu lorsque l’on est énervé. L’avais-tu réellement offensée ? Il était vrai que tu n’avais pas mesuré tes paroles, et dans ta maladresse tu avais été quelque peu sexiste – ce qui, habituellement, ne te ressemblait absolument pas –, toutefois tu ne pensais en aucun cas l’avoir jugée, à tort ou à travers. Tu entrepris d’ouvrir la bouche pour t’excuser, cependant, avant que tu n’ais eu le temps de sortir ne serait-ce qu’un seul son, elle continua sur sa lancée, apparemment bouillonnante. « Voyez-vous, Monsieur, j’ai bien peur de vous dire que si j’étais intervenue, rien de tout cela ne se serait produit. La raison en est toute simple. Je suis une femme, vous ne l’êtes pas. » Tu souris. L’habit ne fait pas le moine, néanmoins il fallait être fou pour nier qu’elle était effectivement une femme de caractère. Et tu ne pus t’empêcher de penser que c’était fort séduisant, et que cela te plaisait malgré toi. Tu étais également de ceux qui pensaient que la femme était en effet l’égale de l’homme, voire même supérieure, cependant tu restais néanmoins un homme, et tu continuais à croire que la force physique était un atout masculin. « Je ne doute en aucun cas de tes aptitudes, toutefois, abrutis comme ces deux le sont, ils n’auraient malheureusement pas hésité à t’agresser. » Et tu voudrais éviter d’abimer un si joli minois. Elle se rapprocha encore de toi, et tu eus un mouvement automatique de recul. Cependant, à cause d’un geste aussi brusque, le monde autour de toi se remit à dangereusement tanguer, et tu tâchas ton t-shirt blanc du sang qui continuait à dégouliner de ton visage, tout cela te rappelant ainsi que tu étais effectivement blessé – et quelque peu saoul. Toi qui avais connu la guerre des gangs, et toute violence similaire, tu étais à présent amoché par deux pauvres cons qui s’étaient disputés. Quelle ironie. « Alors n’allez pas croire que je vais vous laissez vous désinfecter cette plaie seul. Car si vous êtes aussi doué pour régler des conflits que vous ne l’êtes pour soigner les autres, j’ai bien peur que cette plaie va s’infecter et peut-être même vous tuer. » Une nouvelle fois, tu ne pus t’empêcher de sourire face à son répondant. Aux premiers abords, elle pouvait sembler presque fragile, telle une poupée en porcelaine, néanmoins la réalité était toute autre. Elle te faisait penser à une rose rouge, terriblement séduisante mais pleine d’épines. « Écoutez, pardonnez-moi d’avoir été désagréable, tel n’était pas mon intention… C’est juste que je ne suis pas habituée à tout ça. À la communauté, à la sécurité. Alors, laissez-moi juste vous aider à nettoyer cette plaie et j’arrêterai de vous embêter. » Tu te relevas, marchant vers elle aussi droit que tu le pouvais, réduisant l’écart entre vous jusqu’à ce qu’il n’y ait plus que quelques centimètres qui vous séparaient. Tu te voulais imposant, mais elle était plus grande en taille que prévu. « Je m’appelle Phœnix, je m’excuse pour t’avoir offensé plus tôt, ce n’était absolument pas mon intention, et tu peux me tutoyer s’il te plait. » Tu ne lui en voulais pas pour son franc parler, au contraire. Cela faisait bien longtemps que personne avait osé t’approcher, et encore moins te remettre à ta place, et c’en était presque agréable – tu es qui pour te voiler la face, c’en était même très plaisant. À cause de ta réputation de tueur à gage, les gens te prenaient pour un psychopathe, et avaient peur, mais elle… peut-être était-ce parce qu’elle ne te connaissait pas, mais elle n’avait pas peur. Tu étais même prêt à te laisser embarquer jusqu’à l’infirmerie pour lui faire plaisir.

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MessageSujet: Re: — late night thinking (w/phœnix)   Mar 27 Sep - 4:03

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/ phœnix & james /
Il s’approcha, dangereusement, plus qu’elle ne l’aurait cru. Pas que cette distance la dérangeait, au contraire. Simplement un élément de surprise vu la réaction qu’il avait eu plus tôt quand elle avait décidé de s’approcher. Un pas derrière, oui voilà ce qu’il avait fait. Comme si elle était anormale. Effrayante, même. Peut-être pas au final. Pourtant, elle eut un frisson. Un frisson qui parcouru tout son corps. Au final, peut-être n’était-elle pas si à l’aise avec cette proximité. Après tout, elle ne connaissait pas cet homme, il était en sang et… Il sentait l’alcool. Elle ne l’avait pas remarqué plus tôt. Peut-être car elle ne s’y était pas attardée, pourtant maintenant cela lui semblait évident. Il avait bu, et pas seulement qu’une gorgée. Distraite, par ses pensées, il lui fallut un moment pour comprendre qu’il s’adressait de nouveau à elle. « Je m’appelle Phœnix, je m’excuse pour t’avoir offensé plus tôt, ce n’était absolument pas mon intention, et tu peux me tutoyer s’il te plait. » Phœnix, alors. Elle n’aurait jamais pu se douter. Comment l’aurait-elle pu ? Pourtant, elle était surprise, confuse même. Il n’avait pas à s’excuser. Après tout, c’était elle qui s’était énervée pour un rien. D’ailleurs, elle devait vraiment arrêter de faire ça, ça devait quelque peu énervant, même pour elle. Surtout qu’au final, les excuses, ça n’avait jamais vraiment été son truc. Alors si elle s’arrêtait avant de s’y rendre, tout le monde en serait heureux. « Vous… Enfin je veux dire… Tu n’as rien à te reprocher, je n’aurais pas dû le prendre personnel. Après tout, ta remarque ne se voulait pas méchante. Au contraire. » Oui, alors qu’elle y repensait, elle voyait bien qu’il n’avait voulu qu’être gentil en lui épargnant tout cela. Car même si elle supportait à merveille les coups qu’on pouvait lui infliger, ça n’empêchait pas qu’au final, la douleur persistait. Et inconsciemment, les mauvais souvenirs refaisaient surface. Non, elle ne voulait pas penser à ça. Pas maintenant, plus jamais. « Dans tous les cas, je suis ravie de faire ta connaissance, Phœnix. » Elle lui tend maladroitement la main. Enfin, que sait-elle ce qu’il faut encore faire ou non. Perdue dans les bois pendant trois mois, elle n’avait d’autres amis que Tessa. Et encore une fois, avec elle, elle n’avait pas besoin de ces faux-semblants. Non, elles étaient survivantes, point. Après ça, elle ne se disait que les vrais choses. Seulement les vraies choses. « Ah oui, j’oubliais. Je suis James. » Brillant, James, très brillant même. À croire qu’elle ne savait plus ce que c’était la vie en société. Pourtant, elle savait bien, avant, que lorsque quelqu’un se présente, il faut se présenter à son tour. C’était la base même. Pourtant, même ça, elle n’avait pas cru bon de s’en souvenir. À croire qu’elle était moins humaine qu’elle ne l’aurait cru. Pourtant, ce qui la travaillait n’était ce qu’elle se rappelait ou ne se rappelait plus, mais plus la piètre première impression qu’elle devait donner. La fille qui n’apprécie rien et qui ne sait pas se tenir. Génial. « Comme je ne pensais pas avoir à soigner quelqu’un ce soir, j’ai bien peur que je vais devoir t’amener au centre médical pour m’occuper de tout ça. Ce n’est pas trop loin, on devrait pouvoir s’y rendre avant que tu ne te vides de ton sang. » Elle exagérait, bien entendu. Il ne se viderait pas de son sang, bien évidemment. Mais ça lui faisait du bien de prendre cela à la légère, d’enfin voir une parcelle de lumière au bout du tunnel. Étrangement, elle ne put s’empêcher de lui offrir un sourire. Un vrai. Un qu’elle avait oublié être capable de produire. Car pour la première fois en plusieurs mois, elle se sentait enfin en sécurité. Elle n’avait plus besoin de fuir. Elle n’avait plus besoin de tuer. Et ça, ça la rendait vivante. Enfin, finalement. Ça lui avait manqué tout cela. Et bien qu’elle s’y était accommodée avec le temps, à cet instant, elle ne regrettait pas ce repos bien mérité. Autant pour elle, que pour Tessa, après les horreurs qu’elles auront vécus toutes les deux. C’était ce qu’on lui avait promis lorsqu’elle est arrivée au camp. Elle n’y croyait pas trop jusqu’à présent. Mais voilà qu’elle le réalisait enfin.
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IDENTITÉ : djesus getnaked. swann. j'aime le blasphème.
FACECLAIM : aidan gillen. littlefinger le machiavélique. odistole (avatar). anaëlle (signature).
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STATUT CIVIL : célibataire. la femme de ta vie morte dans tes bras alors qu'elle portait ta progéniture. tu as perdu goût en l'amour. cependant une belle tignasse rousse hante tes nuits.
ANCIEN MÉTIER : tueur à gage. cependant, si peu peuvent le comprendre, c'était un choix de vie pour irradier la pourriture de ce monde.
PLACE DANS LE CAMP : bras-droit du chef du secteur de ravitaillement. si pendant longtemps tu n'avais pas de place au camp à cause de ta haute surveillance, aujourd'hui on te fait confiance et tu prends ton travail très au sérieux.
ARME DE PRÉDILECTION : un fusil de précision, que tu as gardé précieusement depuis tes années de service. et un couteau, particulier à ton cœur puisqu'il t'a été offert par un être cher.
ÂGE : quarante-et-un ans. étrangement, tu n'as jamais eu honte de ton âge, toutefois tu n'assumes pas forcément le fait d'être à présent quadragénaire.


MessageSujet: Re: — late night thinking (w/phœnix)   Jeu 29 Sep - 13:49

late night thinking
/ phœnix & james /
Dans un coin de ta tête, tu savais pertinemment que tu n’agissais pas vraiment de manière convenable. Socialement, tu savais qu’il était prohibé de réduire autant la distance avec une personne avec laquelle tu n’étais pas engagé dans une relation intime – une parfaite inconnue qui plus était. Toutefois, l’alcool que tu avais ingéré inhibait tes sens et ta réflexion, sans compter le fait que la personne en face de toi te perturbait réellement – même si tu continuais inconsciemment à le nier et à te voiler la face –. Tu mettais cela sur le compte de la vodka bas de gamme, néanmoins tu savais très bien qu’il y avait plus, mais tu ne voulais pas y penser. Outre le fait que ses cheveux roux en cascade te rappelaient ton cœur brisé, tu restais un homme, et tout homme normalement constitué ne pourrait rester de marbre devant cette peau en porcelaine. Alors oui, la liqueur de pommes de terre accentuait ton désir, cependant tu ne pouvais nier cette beauté pure. Un contraste presque paradoxal avec ta réaction précédente, qui avait été de faire un pas en arrière lorsqu’elle s’était approchée. De plus, tu te doutais qu’à cette distance, si proche, elle pouvait à présent sentir ton haleine qui empestait l’alcool à plein nez. « Vous… Enfin je veux dire… Tu n’as rien à te reprocher, je n’aurais pas dû le prendre personnel. Après tout, ta remarque ne se voulait pas méchante. Au contraire. » Tu la voyais confuse, désolée. Et si tu l’avais trouvé plutôt sexy – si tu pus dire – avec son franc parler, maintenant tu ne pouvais t’empêcher de la trouver mignonne, ainsi gênée. Elle reconnaissait ses torts, qu’effectivement, même si ta remarque précédente s’était voulue maladroite, tu ne lui voulais que du bien. Tu ne la connaissais pas, pourtant, étonnamment, tu sentais le besoin de la protéger. Depuis la construction et le développement d’Astoria, tu sentais le besoin de savoir que tout le monde, tout cette petite communauté, était en sécurité. Cependant, intérieurement, tu te doutais que pour elle se serait encore différent. « Dans tous les cas, je suis ravie de faire ta connaissance, Phœnix. » Tu la regardas tendre la main, hésitante, et quelque peu maladroite, et un grand sourire sincère étira tes fines lèvres. Tu lui serras volontiers sa douce main, le contact t’électrisant contre toute attente. « Ah oui, j’oubliais. Je suis James. » Tu penchas la tête de côté. Elle semblait soudainement mal à l’aise, James. Était-ce à cause de cette proximité, de ce peu de distance qui vous séparait ? Probablement. Et étrangement, tu avais d’être encore plus proche d’elle. Toutefois, elle semblait également embêtée par autre chose, comme si elle avait oublié les bonnes manières sociales, comme se présenter après que la personne en face l’avait faite. Il fallait dire qu’avec les temps qui couraient, ce n’était qu’un problème mineur. Se souvenir d’être humain, c’était bien plus difficile qu’il n’y paraissait, au final. Mais comment pouvais-tu lui en vouloir ? Toi-même qui n’étais qu’un loup solitaire. « Comme je ne pensais pas avoir à soigner quelqu’un ce soir, j’ai bien peur que je vais devoir t’amener au centre médical pour m’occuper de tout ça. Ce n’est pas trop loin, on devrait pouvoir s’y rendre avant que tu ne te vides de ton sang. » Tu haussas un sourcil, ne sachant pas vraiment comment prendre sa remarque. Toutefois, lorsqu’elle t’offrit, enfin, un sourire, qui illumina son déjà beau visage et ta soirée, tu ne pus t’empêcher de sourire à ton tour, tel un miroir rayonnant. Elle semblait bien sûr d’elle. Tu en déduisis qu’elle devait tenir le poste d’infirmière à Astoria. Habituellement, tu n’appréciais pas qu’une tierce personne s’occupe de toi, tu étais une grande personne très bien capable de t’occuper de tes propres petits bobos. Seulement, cette fois-ci, tu étais prêt à vendre ton âme au diable, et ainsi à la suivre partout où elle voulait t’emmener, même les recoins les plus sombres. Tu approuvas alors cette parole d’un hochement de tête. « Je te suis alors. » Bien que tu connaissais très bien l’emplacement du centre médical. Vous marchiez alors en silence, dans les rues vides et désertes d’Astoria, ce qui n’était pas une surprise vu l’heure avancée qu’il était. Tu crevais d’envie de te griller une cigarette, mais si usuellement tu t’en fichais de l’opinion d’autrui, en ce moment tu ne voulais pas ternir ton image – déjà pas très blanche – que James, personne qui se tenait à tes côtés, pouvait avoir de toi. Par ailleurs, tu étais déjà concentré à bien faire attention à mettre un pied devant l’autre et marcher droit, ce qui n’était pas une mince à faire, cependant tu avais des loupés, et tu ne trompais personne. « Tu faisais quoi à te balader à cette heure-ci ? » Question pour faire la conversation, pourtant question presqu’intime quand même. Toi tu savais très bien ce que tu foutais à cet endroit à cette heure précise, mais il était vrai que lorsqu’on en venait à James, on sombrait dans l’inconnu. Tu ne voulais pas avoir de préjugés, mais il était assez invraisemblable qu’une jeune fille se promène dans les rues désertes et apocalyptiques d’Astoria à cette heure de la nuit.

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ANCIEN MÉTIER : elle étudiait en médecine avant que tout cela commence. elle était aussi serveuse, car sa bourse ne lui permettait pas de payer tous les frais d’enseignement ou encore le coût de la vie.
PLACE DANS LE CAMP : après une semaine dans sa cellule en quarantaine, on lui offre déjà la tâche de veiller sur les autres. ses nombreuses connaissances liées à la médecine lui auront permis de s'assurer un place en temps qu'infirmière. poste bien ingrat, si on l'écoute parler.
ÂGE : elle est jeune, sûrement trop jeune pour tout ça. vingt ans. seulement vingt délicates pétales de fleurs. pourtant cet âge n’est en aucun cas représentatif, vu les horreurs qu’elle a vues et a vécues.


MessageSujet: Re: — late night thinking (w/phœnix)   Dim 2 Oct - 6:48

late night thinking
/ phœnix & james /
Un sourire pour un sourire. Pourtant, ce sourire fit un bien fou à James qui n’y avait pas cru ressentir ça de nouveau. Une sensation de bien-être, presque de bonheur. Presque car le bonheur était un luxe qu’elle croyait inatteignable. Pourtant, l’espace de quelques instants, elle avait réussi à chasser les horreurs, les ténèbres, pour laisser enfin passer la lumière. Une infime lueur certes, mais c’était déjà ça. Pourtant, un peu gênée de cette paix intérieure qu’elle avait réussi à atteindre, elle abaissa les yeux, toujours ce sourire aux lèvres avant de passer devant pour les guider jusqu’à ce que le camp appelait le centre médical. Ou ce qu’elle appelait plutôt son cauchemar. Pourtant ce soir-là, ça ne lui dérangeait pas de mettre ses connaissances de l’avant. Peut-être parce qu’elle n’y était pas obligée, que c’était une initiative qu’elle avait décidé de prendre. Mais en fait, ce qui l’enrageait, c’est qu’on ne voulait pas qu’elle sorte. Non, elle devait restait entre ces quatre murs à faire ce qu’on attendait d’elle alors que d’autres risquaient leur vie à sa place. C’était stupide. Surtout que James, elle n’aimait pas devoir compter sur qui que ce soit qu’elle-même pour survivre. C’était comme ça depuis toujours, ça ne pouvait pas changer du jour au lendemain. Pourtant, alors qu’elle semblait se promener sur un nuage, bien vite le sol aura bien fait de s’écrouler sous ses pieds. Interpelée par le son de sa voix, James tourna son regard dans sa direction. « Tu faisais quoi à te balader à cette heure-ci ? » Et là son cœur fit un bond. Autant avait-elle pu oublier tout ce qui la tourmentait jusqu’ici, autant pouvait-elle se remémorer les souvenirs qu’elle tentait de s’effacer. Ce visage, fort peu humain, pourtant, elle l’avait reconnu. C’était lui. Le poignard s’enfonçait plus profondément dans la plaie. Puis on retournait la lame, pour être certain de bien faire le travail. Et dans tout cela, James souffrait terriblement. C’était elle, la victime de ses sentiments. « Euh… » Perdue dans cet océan de douleur, elle avait complètement oublié la présence même de Phoenix. Il ne restait que les doutes, la douleur et une parcelle de peur. Pourtant, même si elle savait mettre des mots sur ses sentiments, elle n’arrivait pourtant pas à les communiqués faciles. La plaie était profonde, et elle avait peur de faillir à tout instant. « Tu veux une réponse honnête, j’imagine ? » Bien sûr que c’est ce à quoi il s’attendait. Après tout, il n’aurait pas posé la question autrement. Pourtant, elle espérait y trouver une échappatoire. Même s’il était déjà trop tard pour elle. « Avec tout ce qui se passe… » La gorge nouée, elle ne savait pas ce qu’elle devait lui dire ou pas. À vrai dire, à cet instant, elle aurait bien pris la fuite si elle avait pu. Mais pour aller où ? Deux pâtés de maisons plus loin. Ce n’était rien. Ce n’était pas assez loin. Car au final, elle aurait simplement voulu disparaitre. « Je ne dors pas bien. Et voilà, ça me rend dingue. » Pas bien loin de la vérité, elle n’arrivait cependant pas à lui en dire plus. Elle n’arrivait pas à mentionner Kyle, à mentionner le reste de son groupe qu’elle avait dû abandonné pour sa sécurité. Elle n’arrivait pas à chasser la culpabilité. C’était de sa faute, voilà tout. Elle le savait que trop bien. C’est d’ailleurs pour ça que dès qu’elle fermait les yeux, elle voyait son visage. Et merde, y’a rien à dire de plus. Il est mort, c’est tout. Ils sont tous morts. Par sa faute. Coupable. « J’avais besoin de prendre l’air, histoire de me changer les idées… » Elle soupire. Elle était lasse de s’en vouloir ainsi. Lasse d’être le monstre de cet histoire. « Enfin, j’avais assez bien réussi jusqu’ici. » Oui, elle avait réussi à chasser ses démons jusqu’à ce qu’il pose cette stupide question. Pourtant, très rapidement, elle reprit, ne voulant pas qu’il culpabilise pour ses sentiments. Après tout, comment aurait-il pu savoir. Sa question était honnête, sans prétention. Une simple question pour faire la conversation. Seulement pas la bonne question. « Je ne te le reproche pas bien entendu, hein. Tu ne pouvais pas savoir. » Au fond d’elle-même, elle aurait voulu lui en vouloir. Mais elle ne pouvait tout simplement pas. Parce qu’au final, c’était elle qui avait abandonné ceux à qui elle tenait. Pas lui. Ce parfait étranger qui n’avait posé qu’une question. C’était donc avant tout à elle qu’elle devait en vouloir, qu’elle en voulait même. C’était elle qui avait ses foutus remords. C’était elle qui n’arrivait pas à chasser ses foutus sentiments à la con. « Enfin bref… Comme tu m’as posée une question, et que je t’ai répondu honnêtement, j’imagine que je peux t’en poser une aussi ? » À vrai dire, ce n’était pas vraiment une question qu’elle lui adressait. Non. Elle lui poserait cette question, qu’il le veuille ou non. « L’alcool, on m’a pas dit que c’était interdit à Astoria ? » Blessée par le poids du passé, elle avait lancé cette fausse accusation à l’aveugle. Parce qu’elle savait bien que c’était interdit, ils étaient très clair sur ce point. Comme elle savait qu’il en avait ingéré. Pourtant, au fond d’elle, elle s’en fichait bien. Les lois d’Astoria n’étaient pas les siennes. Et d’ailleurs, si elle avait eu une bouteille à la main, elle en aurait pris une grande gorgée. Pourtant, elle avait bel et bien lancé cette affirmation gratuite. Peut-être pour ne pas être seule à souffrir. Ou seulement pour reprendre le dessus après être tombée bien profonds. Mais une chose était certaine. Elle regrettait déjà cette question.
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ANCIEN MÉTIER : tueur à gage. cependant, si peu peuvent le comprendre, c'était un choix de vie pour irradier la pourriture de ce monde.
PLACE DANS LE CAMP : bras-droit du chef du secteur de ravitaillement. si pendant longtemps tu n'avais pas de place au camp à cause de ta haute surveillance, aujourd'hui on te fait confiance et tu prends ton travail très au sérieux.
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MessageSujet: Re: — late night thinking (w/phœnix)   Dim 9 Oct - 20:22

late night thinking
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Le bruit de vos pas résonnait, jouait à ricocher, entre le béton des murs extérieurs des bâtiments, pour certains à moitié détruits et à moitié en ruines, alors que vous marchiez côté à côté, tranquillement – contraste ironique et presque sarcastique, par rapport aux temps apocalyptiques qui avaient pris possession du monde entier –, dans les rues sombres et désertes d’Astoria – ce qui n’était pas forcément si anormal que cela, vu l’heure avancée de la nuit qu’il était –, absentes de tout signe de vie, si l’on mettait de côté vos deux âmes respectives. Plongé et perdu dans l’ambiance du moment, tu avais comme cette étrange sensation de te retrouver au cœur d’un polar bien stéréotypé, ou d’un mauvais thriller, et tu t’attendais presque à apercevoir un chat noir sortir d’une poubelle pour traverser la ruelle mal éclairée. Malheureusement, tu n’étais pas au cœur d’un livre policier, mais bien plus d’un vrai film d’horreur devenu réalité. Et si cela avait causé la quasi extinction de l’espèce humaine, cela s’était également avéré vrai pour les animaux. Ainsi, il était devenu rare, voire même impossible, de croiser ne serait-ce qu’une bête, mise à part des rats qui eux ne voulaient pas s’éteindre, et cela te manquait énormément. Les rôdeurs avaient bien réussi leur génocide des êtres vivants, et tu regrettais de ne pas avoir plus profité de la vie telle qu’elle – ne serait-ce rien qu’en ayant adopté un chien –, et t’être plongé, de la tête aux pieds, dans le concept de mort, en devenant tueur à gages pour éradiquer le mal de cette planète. Néanmoins, cela ne faisait pas de toi le gentil, et parfois tu doutais même de ton propre diablotin. Toutefois, malgré ce que tu pouvais penser, tout espoir ne t’avait pas quitté. Au fond de toi, inconsciemment, tu savais qu’une rédemption, que la vie, étaient encore tout à fait possibles. Certes, tu ne la connaissais ni d’Eve ni d’Adam, cependant être en sa présence te réchauffait le cœur et t’obligeait à sortir de ta torpeur semi-dépressive. Tu aimerais presque que cet instant ne se finisse pas de si tôt, que vous n’arriviez jamais au centre médical, malgré tes légères blessures qui commençaient à te lancer, ce qui était une réelle mauvaise nouvelle puisque le lendemain tu devais sortir des murs d’Astoria pour partir en mission. Et contre tout attente, tu brisas le silence. « Euh… » James s’était tournée vers toi au son de ta voix. Plongeant ton regard dans le sien, tu la vis et l’observas partir très loin, métaphoriquement parlant, très loin de toi, dans un endroit qui t’était tout bonnement inaccessible, et tu regrettas subitement ta question. Tu avais été stupide. Les temps étaient durs pour tout le monde, tu étais très bien placé pour le savoir, et si elle se retrouvait à errer, toute seule, dans les rues vides d’Astoria la nuit, ce n’est pas parce qu’elle dormait à poings fermés, d’un doux sommeil paisible bercé par de jolis rêves. Quel idiot parfois. « Tu veux une réponse honnête, j’imagine ? » Elle cherchait un échappatoire, tu le savais. Et tu étais prêt à le lui donner, devinant sa visible douleur à travers la flamme qui brillait dans ses beaux yeux azurs, ainsi que les traits de son visage maintenant tirés par l’inquiétude. Cependant, elle surenchérit avant que tu n’ais pu ajouter quelque chose, qui lui aurait donné la chance de ne pas te répondre, après tout. « Avec tout ce qui se passe… » Sa voix se brisa dans sa gorge, et tu déglutis en réaction, regrettant de plus en plus d’avoir posé cette question – normalement si banale, toutefois vous n’étiez pas dans des temps normaux. Tu la sentais particulièrement fragile et vulnérable à cet instant précis, telle une poupée de porcelaine, et si elle s’était enfuie, tu ne sais pas pourquoi mais tu lui aurais probablement couru après. Oui, avec tout ce qu’il se passait… Tu étais bien placé pour le savoir. « Je ne dors pas bien. Et voilà, ça me rend dingue. » Elle venait d’éluder la question, tel un lourd secret qu’elle ne désirait pas dévoiler au monde. Tu ne lui en voulais pas pour le moins du monde, tu ne pouvais pas lui en vouloir, après tout. Bien que tu étais une personne curieuse de nature, tu étais avant tout un gentleman et tu savais très bien respecter le jardin secret d’autrui, surtout lorsque c’était une personne que tu venais juste de rencontrer. Toutefois, tu ne pouvais que comprendre ce qu’elle venait de t’avouer, à demis mots. Insomniaque depuis des années, tu savais à quel point il était frustrant et rageant de faire d’horribles cauchemars à chaque fois que tu fermais les yeux. Quels que soient les cauchemars. « J’avais besoin de prendre l’air, histoire de me changer les idées… » Tu avais l’impression de te retrouver face à un miroir émotionnel. Elle, James, traduisait parfaitement bien tes propres sentiments. À un tel point que cela en était déroutant. « Enfin, j’avais assez bien réussi jusqu’ici. » Tu déglutis, encore une fois. C’est bien ce que tu pensais, cela avait été une bien mauvaise idée que de poser cette question. Néanmoins, tu étais partagé avec un autre sentiment. Mise à part cette grosse boulette, tu avais réussi à la distraire, à lui changer les idées. À croire que de voir un type se faire tabasser occupait les esprits. Tu étais presque fier, heureux, d’avoir pu lui faire penser à autre chose. « Je ne te le reproche pas bien entendu, hein. Tu ne pouvais pas savoir. » Tu aurais pu savoir. Mais, ouais. Cela t’aurait bien fait chier qu’elle t’en veuille. Tout ce que tu cherchais à faire était d’apprendre à plus la connaître, pas te la mettre à dos à peine rencontrée. Tu te sentais comme un con. Le plus dur était de la voir prise avec ses propres monstres, ses propres démons internes, sans pouvoir agir et les faire fuir bien loin. Qu’est-ce que tu ne donnerais pas pour la voir sourire de nouveau, comme il y avait quelques minutes. Sincère. « Enfin bref… Comme tu m’as posée une question, et que je t’ai répondu honnêtement, j’imagine que je peux t’en poser une aussi ? » Tu hausses un sourcil, et tournas la tête dans sa direction, observant ses doux traits, un demi sourire étirant tes fines lèvres, alors que tu attendais patiemment sa question. Instantanément, tu retrouvais la forte James qui t’avait brusqué lorsque tu avais insinué une remarque sexiste de mauvais goût sur sa soit disante vulnérabilité. Une James qui n’avait pas froid aux yeux, curieuse qui plus était. De plus, tu avais ta question, qui lui avait causé du tort en plus de cela, alors ce n’était que de bonne guerre qu’elle veuille, à son tour, te demander quelque chose. « L’alcool, on m’a pas dit que c’était interdit à Astoria ? » Un sourire narquois apparut sur tes lèvres, terriblement séduisant, et tu dus même réprimer un gloussement sincèrement amusé. Non pas que tu te moquais d’elle, bien au contraire, tu en prenais plus pour ton grade. Tu aurais dû t’y attendre, la voir venir, cette question. Deux choses l’une, elle avait donc bien compris que tu avais picolé – chose pas difficile à s’apercevoir vu que tu puais la vodka et que tu peinais à marcher droit –, et il fallait que tu croises les doigts pour qu’elle ne te dénonce pas, bien que tu te doutais que les probabilités pour qu’elle le fasse soient minimes. Et si tu pensais avoir constaté un esprit vengeur de sa part, sa remarque ne te toucha pas plus qu’elle ne l’aurait du. Effectivement, tu buvais pour oublier tes malheurs, et attention les chagrins savent nager, mais tu assumais pleinement ta connerie. « Chacun a son diablotin posé sur son épaule. Mais, comme tu le disais, avec tout ce qu’il se passe… » Tu marquas un temps comme elle l’avait fait auparavant avec cette même phrase, la regardant avec plus d’intensité. « On gère ces temps fous du mieux que l’on peut. » Malheureusement tu n’avais pas d’autres mots plus exacts pour décrire la situation installée depuis plus d’un an et demi maintenant. Depuis toujours, tu avais pris l’habitude de te décontracter, si l’on pouvait dire, en buvant un – ou plusieurs pour être précis – verres, habitude qui était devenue une réelle addiction avec le temps et l’épidémie en vigueur. « Bien que je n’avance pas que ma manière soit la bonne. Toutefois, demain je pars en mission et, je pense, que j’en avais vraiment besoin. » Difficile et déraisonnable argument. Mais toi non plus, tu n’arrivais pas à dormir, et tu n’avais trouvé que la solution de l’alcool pour avoir un sommeil sans rêve, quel qu’il soit. Le sang avait à présent coagulé, maintenant que le centre médical était en vu – une balade fort appréciable qui t’avait paru durer une éternité, paradoxalement –, cependant ton t-shirt était fatalement foutu.

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ÂGE : elle est jeune, sûrement trop jeune pour tout ça. vingt ans. seulement vingt délicates pétales de fleurs. pourtant cet âge n’est en aucun cas représentatif, vu les horreurs qu’elle a vues et a vécues.


MessageSujet: Re: — late night thinking (w/phœnix)   Jeu 13 Oct - 5:31

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/ phœnix & james /
Peut-être n’avait-il pas complètement tort, au fond. Ce n’était certes pas la meilleure manière de faire fuir ses démons, et pourtant… Elle ne pouvait s’empêcher de se dire que cette méthode devait fonctionner. Elle se souvenait bien, parfaite bien même, de ces longueurs soirées qu’elle passait assise sur le comptoir du bar de son grand-père. Faute de ne pas bien s’occuper d’elle et même de la maltraité, à de biens nombreuses reprises, il lui laissait pourtant une grande liberté. Comme celle de boire avant l’âge. Elle n’avait donc que quinze ans à cette époque. Elle était encore toute jeune et fragile. Elle ne parlait pas beaucoup, n’avait pas vraiment d’amis non plus. Mais ça lui convenait. Tant qu’elle pouvait s’asseoir sur le comptoir, prendre un verre ou deux et parler avec le barman jusqu’à une heure impossible quand ça lui chantait. Elle se rappelait parfaitement que durant ces moments, certes peu fréquent, qu’elle avait ce sentiment de se sentir bien, de se sentir à sa place, d’une certaine façon. Et ces soirs-là, elle arrivait même à oublier son quotidien ennuyant. Ses merdes qui semblaient survenir sans qu’elle ne les contrôle. Tout ça disparaissait. Et il ne restait plus qu’une part de joie qu’elle croyait à ce moment-là inatteignable. Et pourtant, c’était bel et bien réel. Elle le vivait vraiment. Pourtant, lorsqu’elle avait quitté son grand-père pour s’installer en ville, elle avait dû mettre de côté ce genre de soirée. N’ayant pas l’âge légal de boire de l’alcool, elle s’était entre temps trouvée ses propres plaisirs en touchant l’inaccessible jusqu’alors. Les amitiés, les amourettes et une certaine part de sexe. Qui avait toutes les trois leur part d’aide pour se changer les idées. Mais après ça, il a eu cet épidémie. Et encore une fois, tout à changer. Sauf que cette fois, elle n’aura pas trouver de nouveaux plaisirs à chérir.
Perdue dans ses pensées qu’elle tentait de chasser pour oublier le passé et se concentrer sur le présent, elle s’était montrée très silencieuse, contrairement à ce qu’elle avait pu montrer plus tôt à Phoenix. Peut-être avait-elle besoin de ce petit moment de silence. Pour se remettre de ses émotions. Pour arrêter de tenter de lui en vouloir, alors qu’elle n’avait aucune raison de lui en vouloir au final. Pourtant, elle n’était pas prête à parler davantage de son passé, en compatissant ce besoin d’alcool pour se changer les idées. Alors, elle décida plutôt de changer de sujet. « Tu pars en mission ? » Elle était nouvelle, James, elle avait encore des choses à apprendre sur ce camp. Pourtant, pour le moment elle ne se débrouillait pas trop mal. Enfin, elle arrivait à s’orienter un peu dans le camp. Entre le centre médical, sa nouvelle maison et les lieux que son baby-sitter voulait bien lui montrer. C’était peut-être nouveau, mais James n’en avait pas moins la réputation d’apprendre très rapidement. Du moins… Elle avait cette réputation. Maintenant ça n’avait plus vraiment d’importance. De toute manière, personne ne la connaissait ici. Exceptée Tessa et bien entendu, son père. « Ah voilà, on est arrivé. » Elle s’était alors tournée vers lui, pour lui offrir à nouveau un sourire, mais cette fois, celui-ci ne semblait pas naturel. Peut-être parce qu’il cachait le poids d’un terrible passé. Ou parce qu’elle n’était pas encore prête à s’ouvrir totalement à lui. Après tout, il n’en restait pas moins un inconnu, jusqu’à cette hasardeuse rencontre qui avait eu lieu le soir même. Et même si elle s’était quelque peu confiée à lui un peu plutôt, elle avait toujours eu du mal à mettre des mots sur ses sentiments. De quelque nature qu’ils soient. Elle prit alors les devant, passa la première dans l’embrasure de la porte qui n’était pas fermé à clé, faute de faire confiance à la population, et elle s’avança comme elle avait l’habitude de le faire depuis quelques jours. Ça lui faisait encore étrange, de venir dans un tel endroit après tant de temps. Mais elle finirait par s’y faire, avec le temps. Laissant glisser ses doigts de long du mur à la recherche d’un interrupteur, elle mit finalement la main dessus et éclaira légèrement la pièce dans laquelle ils se trouvaient. Elle trouvait ingénieux comment le camp avait réussi à rendre la vie presque normale. Et même si elle ne le disait pas tout haut, elle le pensait tout bas. « Va t’asseoir là-bas pendant que je vais chercher quelques trucs, ça ne devrait pas être trop long. » Bien qu’elle ne savait pas exactement l’ampleur des dégâts, elle avait tout de même remarqué que les saignements avaient cessé, ce qui était assez bon signe. Elle tourna alors les talons pour se diriger vers une toute petite pièce adjacente où se trouvait tous les médicaments du camp. Étrangement, ils avaient tout de même une assez bonne réserve, ce qui avait surpris James la première fois qu’elle avait mis les pieds ici. Elle prit rapidement une petite bouteille de solution désinfectante, une serviette, un peu d’eau et quelques compresses. Elle prit aussi le temps de bien se nettoyer les mains afin de ne pas risquer de contaminer davantage la plaie. Et sans plus attendre ou réfléchir davantage, elle retourna dans la pièce principale et déposa tout ce qu’elle avait amené sur une petite table tout près. Quelque peu hésitante, malgré tout, elle s’avança vers lui. « Je dois jeter un coup d’œil. » Cette fois-ci, sa phrase sonnait plus comme une question. En quelque sorte, elle attendait son accord, alors qu’elle savait bien qu’elle l’avait. Autrement, il ne l’aurait pas suivi jusqu’ici au beau milieu de la nuit. Elle avança donc lentement sa gauche vers sa mâchoire pour obtenir une certaine mobilité, et sa main droite vers sa lèvre pour l’observer sous différent point de vue. Elle y alla doucement pour s’assurer de ne pas lui faire mal, mais aussi, car pour une rare fois au cour de sa vie, elle n’était pas du tout certaine de ce qu’elle faisait. Elle avait cet impression d’entrer dans la bulle de Phoenix, et d’être un peu trop envahissante. Et ça la rendait folle. Quand elle eut bien regardé la blessure, elle retira très rapidement ses mains et détourna le regard pour le porter sur ce qu’elle avait amené. Elle humecta la serviette avec un peu d’eau avant de dire :   « C’est moins pire que ce que j’aurais cru. Mais il faut nettoyer et désinfecter tout ça. » Pourtant, avant même d’avoir terminée sa phrase, elle avait retourné la tête en sa direction et avait croiser son regard. Du quel, elle n’arrivait pas à se détacher.
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ANCIEN MÉTIER : tueur à gage. cependant, si peu peuvent le comprendre, c'était un choix de vie pour irradier la pourriture de ce monde.
PLACE DANS LE CAMP : bras-droit du chef du secteur de ravitaillement. si pendant longtemps tu n'avais pas de place au camp à cause de ta haute surveillance, aujourd'hui on te fait confiance et tu prends ton travail très au sérieux.
ARME DE PRÉDILECTION : un fusil de précision, que tu as gardé précieusement depuis tes années de service. et un couteau, particulier à ton cœur puisqu'il t'a été offert par un être cher.
ÂGE : quarante-et-un ans. étrangement, tu n'as jamais eu honte de ton âge, toutefois tu n'assumes pas forcément le fait d'être à présent quadragénaire.


MessageSujet: Re: — late night thinking (w/phœnix)   Jeu 27 Oct - 14:02

late night thinking
/ phœnix & james /
C’était un moment de partage assez étrange, pour le moins qu’on puisse dire. Assez unique et spécial, tu t’en rendais compte à présent. Bien que vous aviez l’impression d’échanger, de converser comme deux êtres humains normaux autour d’un bon verre de bière ou autre breuvage alcoolisé de soirée, en réalité vous étiez tous les deux coincés dans vos bulles de solitude, de vos passés respectifs, de vos souffrances individuelles. Vous marchiez côte à côté, et pourtant vous étiez à des années lumières l’un de l’autre, totalement dans un autre cosmos. Tu tournais la tête dans sa direction. Tu la regardais, sa belle peau de porcelaine et ses beaux cheveux de feu. Et tu avais envie de tendre la main, l’atteindre, la toucher… Toutefois, bien que tu étais concrètement assez près pour sentir son doux parfum naturel lorsque le vent s’engouffrait dans cette magnifique chevelure, les faisant doucement voler, elle te semblait plus loin que jamais, perdu dans ses pensées. Comme si elle était dans un tout autre univers, et que jamais tu n’arriverais à la rejoindre. Bien que ce n’était pas l’envie qui t’en manquait, faire partie de son monde. Cependant, malgré ton désir d’être auprès d’elle, tu respectais son intimité, et tu n’osais pas, à bon escient, pénétrer dans son jardin secret. Alors tu prenais volontiers, de bon cœur, ce qu’il y avait à prendre. Tu chérissais les moments de silence sereins entre vous, comme tu te réjouissais, tel un gamin excité par Noël à sa veille, lorsqu’elle t’adressait la parole. Conversation calme et, presque paradoxalement, silencieuse, vous avanciez dans la tranquillité vers le centre médical, qui était à présent en vue, et dont les contours étaient de plus en plus nets au fur et à mesure de vos pas. Perdu dans tes pensées, au même titre que James, tu avais la tête baissée, tournée vers le sol. Toutefois, le regard dans le vague, au loin, très loin d’ici, à des kilomètres des remparts impénétrables d’Astoria, tu ne percevais pas le goudron qui s’étendait sous tes pieds, bien que ton regard y était fixé. Tu relevas la tête, sortant de ta torpeur, lorsque la voix suave de la rousse s’éleva dans l’air frais de la nuit d’automne. Effectivement, tu ne t’en étais pas aperçu, mais vous vous étiez drôlement rapprochés du cabinet, au point que tu te retrouvais nez à nez avec le bâtiment en question. Tu la regardas te sourire, cependant, face à ce geste, tu eus un pincement au cœur. Ce sourire, bien que beau dans son dessin, sonnait terriblement faux. Et qu’est-ce que tu n’aurais pas donné pour voir ce joli visage rayonner, s’illuminer de nouveau, pour de vrai. Tu la suivis, à moitié surpris de constater que la porte n’était pas fermée à clef. Pas vraiment un habitué des lieux, tu étais néanmoins venu quelques fois, soit pour te faire soigner une blessure légère, soit pour rendre visite à un malade. Cependant, rien en comparaison avec James qui se déplaçait comme un petit poisson dans l’eau. Les lumières à présent allumées, tu dus cligner plusieurs fois des yeux pour t’habituer à cette clarté nouvelle. Ensuite, tu exécutas, sans rien dire, la demande de la jolie rousse en t’asseyant bien patiemment et bien sagement sur la chaise dédiée au patient. Malgré les temps apocalyptiques, vous ne manquiez pas de réserves, que ce soit en nourriture ou autres. Et cela t’étonnait à chaque fois. Comme à présent que tu la regardais, intensément, prendre tout le matériel dont elle avait besoin pour te procurer les premiers soin de ton visage ensanglanté. Bien que toute jeune, tu lui donnais à peine une vingtaine d’années, elle semblait déjà si professionnelle, si mature… Et cela te perturbait fortement. Bien que tu avais toujours été un homme qui savait apprécier les belles formes – belles femmes, ainsi que beaux hommes dans ton cas –, cependant tu n’avais jamais été spécialement porté sur plus jeunes que toi. Toutefois, à présent que tu l’observais s’approcher de toi, peu sûre d’elle comme si quelque chose avait soudainement changé, tu te rendais compte, à demi-mot parce que tu ne voulais pas encore te l’avouer entièrement, qu’elle te faisait un effet fou. Et alors qu’elle t’inspectait intensément, qu’elle te touchait pour te soigner, t’envoyant des frissons dans tout le dos, tu te surpris à fermer les yeux pour en apprécier un peu plus le contact. « C’est moins pire que ce que j’aurais cru. Mais il faut nettoyer et désinfecter tout ça. » En toute honnêteté, cela faisait déjà un bon moment que tu n’avais plus mal, que tu ne sentais plus rien. Certes, cela avait continué un peu de couler du sang, et c’était gonflé, mais tu savais que ce n’était que des blessures mineures. Néanmoins tu l’avais suivie, pour ne pas la vexer, et surtout parce que tu en avais eu inexplicablement envie. Elle releva la tête et tu croisas son regard. Hypnotique, autant le sien que le tien. De longues secondes passèrent sans que tu détourner le regard, casser l’échange intime qui se déroulait présentement entre vous. Tu entre ouvris les lèvres, d’un geste automatique, soit pour parler soit parce que tu avais envie de l’embrasser, mais aucun son n’en sortit et tu ne bougeas plus, le souffle coupé dans ta gorge. As-tu jamais dansé avec le diable au clair de lune ? C’était l’impression que tu avais. Une image d’Emma se forma dans ton esprit, et tu eus cette sensation que le diable jouait avec toi. Mais tu avais une autre illusion. Celle, qu’entre cette jeune femme et toi, et bien que c’était toi le diable. Tu te giflas intérieurement, revenant de loin pour atterrir de nouveau sur la planète Terre. « Et bien s’il faut nettoyer et désinfecter ces blessures de guerre, autant s’en occuper de suite.» Tu lui souris, presque timidement, choisissant pitoyablement un humour pathétique comme bouclier. Et liant parole au geste, tu retiras ton t-shirt, pour lui montrer un torse qui avait reçu quelques coups suite à la précédente bagarre. Mais un torse, encore aujourd’hui bien musclé, qui avait été marqué par la guerre que tu avais mené de ton propre côté depuis des années, des cicatrices plus moches les unes que les autres, qui ne s’effaceront jamais. Bien que vous étiez à l’intérieur, il faisait frais. On était en automne, c’était la période vampirique, la fête d’Halloween approchant à grand pas, et donc l’hiver aussi. Et bien sûr, les chauffages n’avaient pas été mis, dans le but de conserver le plus possible de l’électricité. Mais tu frissonnais, grand gaillard comme tu étais, attendant avec appréhension la suite des événements, l’alcool te donnant plus d’aise que nécessaire.

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STATUT CIVIL : éternelle célibataire, elle était pourtant prête à enfin ouvrir son cœur, avant d’être séparée de celui qu’elle aime. brisée après cette perte, elle a terriblement besoin qu'on l'aide à recoller les morceaux.
ANCIEN MÉTIER : elle étudiait en médecine avant que tout cela commence. elle était aussi serveuse, car sa bourse ne lui permettait pas de payer tous les frais d’enseignement ou encore le coût de la vie.
PLACE DANS LE CAMP : après une semaine dans sa cellule en quarantaine, on lui offre déjà la tâche de veiller sur les autres. ses nombreuses connaissances liées à la médecine lui auront permis de s'assurer un place en temps qu'infirmière. poste bien ingrat, si on l'écoute parler.
ÂGE : elle est jeune, sûrement trop jeune pour tout ça. vingt ans. seulement vingt délicates pétales de fleurs. pourtant cet âge n’est en aucun cas représentatif, vu les horreurs qu’elle a vues et a vécues.


MessageSujet: Re: — late night thinking (w/phœnix)   Sam 29 Oct - 0:58

late night thinking
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Complètement perdue dans son regard, elle ne pouvait s’en détachée même si elle l’aurait voulu. Hypnotisée par ce regard profond, elle pouvait y lire la douleur qu’avait l’homme qui lui faisait face. Pas une douleur récente, superficielle, mais plutôt une douleur profonde, bine encré en lui. Elle n’avait aucune idée de ce qu’il s’agissait, elle trouvait préférable de ne pas demander, simple question de respect. Après tout, elle pouvait sentir cette douleur vive simplement dans ce regard brisé, elle ne tournerait pas intentionnellement le fer dans cette plaie ouverte. Elle eut même envie de contraire, tenter de la panser comme elle le faisait avec son pauvre visage un peu amoché. Pourtant, elle ne savait que faire, comment s’y prendre pour lui faire oublier son mal. Après tout, elle n’arrivait même pas à chasser le sien. Pourtant, il y eut cette fragilité nouvelle. Qu’elle n’avait pas vu plutôt chez lui. Puis cette fébrilité, comme s’il hésitait à se lancer dans elle ne sait quoi. Pourtant, il se bougea pas, ne prit pas la parole. Du moins, pas tout de suite. Juste pour prolonger, ne serait-ce que de quelques secondes cet instant de calme absolu. Cet instant où elle avait pu voir qu’elle n’était pas la seule à souffrir. Et pourtant, cet instant où elle s’était trouvée, étrangement bien. Car, elle avait ce sentiment indescriptible qui lui avait ronger l’âme. Un sentiment qu’elle n’espérait plus depuis longtemps. Un mélange de bien être, de plénitude, de confusion et une certaine pointe de désir. Mais à cette dernière pensée, elle ne put s’empêcher d’être quelque peu gênée, alors sans réfléchir, elle bassa les yeux pour regarder ses mains. Mais pour quelques secondes à peine, puisque son regard se releva quand il prit de nouveau la parole. « Et bien s’il faut nettoyer et désinfecter ces blessures de guerre, autant s’en occuper de suite.» Avant de voir ce sourire se dessiner sur ses lèvres. Elle le délaissa du regard à peine quelques secondes, le temps d’humidifier une peu la serviette, puis finalement poser de nouveau son regard sur l’homme. Qui venait vraisemblablement de retirer son t-shirt. Confuse, elle ne savait que trop en penser. Bien sûr, il y avait ces marques bleutées qui s’ajoutais aux nombreuses blessures qui avait dû rencontrer dans un passé plus ou moins lointain en fonction des événements. Pourtant, elle ne voyait aucune blessure ouverte apparente. Tout semblait interne. Quelques ecchymoses par ici, quelques hématomes par là. Mais… Pourquoi… « Hm… Tu sais… » Elle marque une pause, quelque peu hésitante. Plus surprise de voir cet inconnu si à l’aise, que choquée de la situation. À vrai dire, elle n’était pas du tout choqué, simplement quelque peu gênée de ce revirement de situation. Mais elle reprit très rapidement ses esprits en ajoutant, ou plutôt en terminant sa précédente phrase. « Je ne peux pas vraiment désinfecter tes ecchymoses… Enfin ça ne servirait pas à grand-chose. » Puis, elle réalise l’évidence même de la situation. Non, mais pour qui elle le prenait, un parfait idiot ? Bien sûr qu’elle savait qu’il ne l’était pas. C’était plus elle qui était idiote à vrai dire. Et elle s’en voulait, terriblement. « Mais bon, ça tu le sais. » Elle n’en ajoute pas plus. Enfin, elle se dit que ce chandail tâché de sang ne devait pas être des plus confortables, mais en fait, elle avait été prise de cours. À peine quelques secondes, à quittait du regard son sourire, et quelques secondes plus tard, elle reportait de nouveau son regard vers lui, pour percevoir une toute autre vision. Son torse, marqué par les coups de ses agresseurs, mais aussi de bien nombreuses cicatrices toutes assez différente en soit. Pourtant, elle tente de revenir un peu sur Terre, se concentrer sur ce qu’elle faisait à la base. Oui, nettoyer, puis désinfecter sa plaie. Et surtout arrêter de pseudo-fantasmer sur Phoenix. Plus en confiance, cette fois, elle se penche légèrement vers l’avant pour se rapprocher un peu plus de son visage. Sans réfléchir plus longtemps, elle se lance méticuleusement dans cette tâche qu’elle s’est donnée mission de compléter. Déposant délicatement le bout de tissu sur sa peau, comme pas peur de lui faire mal, elle tente d’enlever les traces de cette bagarre du mieux qu’elle le peut. Pourtant, elle prend son temps, plus qu’à l’habitude. Peut-être pour ne pas bâcler le travail. Ou peut-être parce que cette proximité avec cet homme lui plaisait plus qu’elle ne voulait l’admettre. Surtout qu’en fait, elle se volait la face, chassait aussi rapidement cette pensée que celle-ci était apparue dans son esprit. Après de longues minutes, elle eut enfin terminée cette première étape. Il ne lui restait plus qu’à désinfecter la plaie et ils pourraient tous les deux repartir comme ils étaient arrivés. Seulement, dans des chemins opposés. Et à cette pensée, elle eut un léger pincement au cœur. Alors elle préféra glisser quelques mots, plutôt que de s’empresser de faire ce qu’elle avait à faire. « Je peux te poser une question ? Une vraie cette fois. » Pas simplement une question animée par le désespoir comme la première. Non, cette fois, elle n’avait aucune mauvaise intention, seulement une pointe de curiosité derrière laquelle se cachait tout un iceberg. Enfin… Elle lui demandait la permission, pour qu’il sache qu’il n’avait pas à répondre s’il n’était pas à l’aise de le faire. Bien qu’elle en serait bien entendu déçue. Mais elle respecterait ce choix. Cependant, elle aurait tout de même poser la question qui lui restait accrochée aux lèvres. « Toutes ces cicatrices… comment ? » Elle n’était pas bien claire, James. Peut-être parce que même son esprit était tout aussi confus qu’elle. Pourtant c’était ça. Elle avait besoin de savoir comment sa peau avait pu être marquée de la sorte. Pourquoi, les marques étaient si nombreuses… Mais elle ne savait pas vraiment pourquoi cette information lui semblait si importante. Peut-être était-ce parce qu’elle avait vraiment besoin de savoir qui il était, ou peut-être parce qu’inconsciemment, elle s’en faisait de voir son torse marqué de la sorte. Ou peut-être un peu des deux aussi. Oui, c’était certainement un peu des deux.

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MessageSujet: Re: — late night thinking (w/phœnix)   Lun 31 Oct - 16:44

late night thinking
/ phœnix & james /
Contre toute attente, et sans raison apparente, tu avais enlevé ton t-shirt. Tu ne sais pas. Une envie soudaine et irrésistible, que tu t’étais empressé d’écouter sans te poser aucune question. Certes, ton haut était bien imbibé de ton sang, séché à présent, et tu te sentais poisseux que de devoir encore le porter sur le dos. De plus, tu avais quelques ecchymoses sur le torse qui ne demandaient qu’à être inspectées, en risque d’hémorragie interne ; même si tu te doutais très bien – pour ne pas dire que tu savais pertinemment – que ce n’était que des bleus ce qu’il y a de plus basiques. Non, la vraie raison se trouvait en face de toi. Si tu avais réellement voulu te déshabiller, te rendant ainsi vulnérable et désirable torse nu, c’était bien à cause de James. Votre échange de regard t’avait véritablement hypnotisé, et t’avait mis le cerveau à l’envers. La jeune rousse te faisait littéralement de l’effet, sous toutes ses formes, et tu avais alors décidé de jouer gentiment avec elle, comme elle jouait inconsciemment avec ton esprit, la provoquer légèrement. Tu savais que, sans être un mannequin abdominal, tu rentrais dans la catégorie des hommes plutôt bien foutus. Et à présent, tu voulais voir et savoir si tu pouvais la titiller rien qu’avec ton physique, comme elle pouvait le faire réciproquement avec sa belle bouille. C’était probablement une mauvaise idée, et purement masculine qui plus était, toutefois tu n’avais plus les idées totalement claires, enivré par ta belle et ta bouteille. Tu n’arrivais pas à savoir si la scène faisait plus film romantique ou film d’horreur. Tu ne savais pas si tu devais en rire ou en pleurer, ou même en être fier – tu étais encore moins sûr de ce dernier. « Je ne peux pas vraiment désinfecter tes ecchymoses… Enfin ça ne servirait pas à grand-chose. » Tu explosas de rire. Tu aurais presque pu la voir rougir, ô combien tu aurais aimé la voir devenir aussi rouge que ses cheveux, et pourtant elle ne perdait pas la face, jamais elle ne se laissait avoir, ou ne se laissait décontenancer. Tu apprenais à la découvrir, toujours un peu plus chaque seconde, mais décidément tu appréciais grandement son côté farouche. Elle avait du caractère, la petite, et cela t’émoustillait. Et quel changement, quel revirement de situation ! Alors que sur le chemin, soit quelques minutes plus tôt, tout n’était que souffrance, nostalgie et mélancolie, à présent elle arrivait sincèrement à te faire rire franchement. Tu t’essuyas les yeux embués de larmes de joie – voilà qui ne t’était pas arrivé depuis un long moment maintenant, c’est fou ce qu’elle pouvait arriver à te faire ressentir –, et tu la regardas, un sourire enjôleur sur les lèvres. « Oui, je le sais. Mais je m’en voudrais de te faire culpabiliser si jamais je mourrais d’une quelque hémorragie interne. » Bien sûr que tu la taquinais, comme elle l’avait fait un peu auparavant lorsqu’elle avait sous-entendu que tu allais probablement y passer. De plus, tu la provoquais encore une fois de plus belle, dans la continuité de ton idée à la con, parce que tu voulais qu’elle te regarde, tu voulais qu’elle te touche de ses mains frêles et froides… Perdu dans tes pensées, qui étaient elles-mêmes parties très loin à cause de ton imagination actuellement débordante, tu ne t’attendais absolument pas qu’elle se rapproche aussi soudainement de toi. Sous l’effet de surprise, ainsi que de ton désir montant à cause de cette proximité nouvelle, tu eus le souffle coupé, l’oxygène se fanant dans la trachée de ta gorge. SI tu l’avais voulu, tu aurais pu très facilement avancer ta tête de quelques millimètres, et ainsi réduire le peu de distance qui se trouvait entre vos deux visages. Et bien que ce n’était pas l’envie qui te manquait, tu n’en fis strictement rien, tes lèvres se contentant de s’entre ouvrir par pur automatisme. Tu ne voulais pas l’embrasser, du moins pas de suite. Tu aurais eu l’impression d’être le comte Dracula qui séduisait ses victimes pour ensuite mieux les forcer. OU bien alors d’être un gamin capricieux qui quémande sans cesse un bonbon pour, au final, ne pas apprécier la friandise en la dévorant de gloutonnerie. Alors, ne cédant point à la tentation, tu te contentas de reculer un peu plus dans ton fauteuil, t’installant ainsi encore bien plus confortablement, et tu fermas les yeux, appréciant de te faire bichonner ainsi – chose plus ou moins sarcastique, puisqu’en réalité tu n’aimais pas qu’on te prenne pour un petit enfant et qu’on te soigne de la sorte, cependant aujourd’hui, contre toute attente, tu adorais cette sensation grisante. Bien que ses gestes semblaient experts, du moins professionnels, et assurés, elle prit son temps, pour ton plus grand bonheur, parce qu’il était vrai que son doux toucher était des plus agréables, malgré les quelques légers picotements que tu pouvais de temps à autres ressentir à cause du désinfectant. Les yeux toujours fermés, comme si tu voulais te reposer d’une dure nuit, subitement tu ne sentis plus ses douces mains sur ton visage, et tu en déduisis alors que les soins étaient terminés. Tu rouvris les yeux. Malheureusement, toutes les bonnes choses avaient bien réellement une fin. Tu lui fis un sourire sincère, qui lui était destiné, presque timide, presque déçu. Oui, parce qu’à présent, tu savais ce que cela voulait signifier. Bien que vous aviez, réciproquement, essayé de faire durer le moment le plus longtemps possible, il était à présent nécessaire de devoir se séparer, rentrer chacun de votre côté, et retrouver une chambre vide individuellement. Oui, cela craignait au plus haut point. « Je peux te poser une question ? Une vraie cette fois. » Surpris, une nouvelle fois, tu levas la tête dans sa direction. En une petite nuit, elle avait réussi à t’étonner plus de fois que la plupart des personnes que tu rencontrais. Et étonnamment, encore une fois, tu aimais cela. Bref. Elle voulait te poser une question, une vraie. Cela te rappela la question rhétorique sur l’alcool que tu avais auparavant ingéré, comme si elle avait cherché à te juger. Alors à présent, voulait-elle faire durer le moment que vous partagiez encore un peu plus longtemps – cette pensée te réjouit –, ou allait-elle de nouveau t’achever avec une question bien placée ? Tu ne répondis pas, pas de suite. Tu savais qu’elle allait malgré tout parler, libre à toi de lui répondre par la suite ou non. Pour dire la vérité, même si d’une part tu étais heureux de discuter encore un peu plus avec elle, tu attendais la question avec appréhension. « Toutes ces cicatrices… comment ? » Et tu eus raison. Bien que tu l’avais cherché en enlevant toi-même ton t-shirt, te rendant ainsi plus vulnérable, tu fis la grimace. La question tant redoutée… Tu ne voulais pas fuir en ne répondant pas, ignorant délibérément la question. Tu ne voulais pas non plus mentir, ce n’était pas dans ton caractère. Toutefois, comment lui répondre en toute honnêteté sans réussir à la faire fuir ? Tu avais l’impression d’être une sorte de monstruosité. Les gens te fuyaient lorsqu’ils apprenaient ce que tu avais été auparavant, ce qu’une part de toi était toujours, d’ailleurs. Tu ne voulais pas que James ait la même réaction. Mal à l’aise, tu te levas, t’éloignant ainsi physiquement d’elle, remettant ton t-shirt, avant de l’enlever de nouveau et le lancer dans la poubelle, trop crade, devenu irrécupérable, pourri. Tu passas une main dans tes cheveux en bordel, évitant du regard la rouquine. Puis, soudainement, tu pris une grande inspiration, avant de te rasseoir en face d’elle, prenant ses mains dans les siennes, et plongeant tes yeux verts dans les siens bleus. « Je veux bien te répondre, mais promets-moi de ne pas t’enfuir en courant. » Bravo. Meilleur moyen que de lui faire peur, Phœnix. Néanmoins, tu avais besoin de la prévenir, de mettre les choses à plat avec elle. Oui, tu avais entendu et compris sa curiosité, qui était tout à fait normale vu que ton torse était effectivement jonché de diverses et variées cicatrices. Tu soupiras, sans la lâcher un seul instant du regard, ne serait-ce même pour cligner des yeux. « J’ai un passé quelque peu mouvementé. J’ai pris un chemin que beaucoup ne comprennent pas et désapprouvent, menant à de nombreuses batailles, et risquant ma vie plusieurs fois. Si tu veux, je pourrai te conter toutes les histoires de mes cicatrices… [pause] Je suis un ancien tueur à gage. » Le cœur qui battait la chamade dans ta poitrine, tu n’osais plus respirer, attendant avec appréhension la réaction de James. Oui, tu l’avais joué quitte ou double, mais puisque cela avait été une soirée d’honnêteté et de découverte de l’autre, tu t’étais lancé dans la gueule du loup, à pieds joints.

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STATUT CIVIL : éternelle célibataire, elle était pourtant prête à enfin ouvrir son cœur, avant d’être séparée de celui qu’elle aime. brisée après cette perte, elle a terriblement besoin qu'on l'aide à recoller les morceaux.
ANCIEN MÉTIER : elle étudiait en médecine avant que tout cela commence. elle était aussi serveuse, car sa bourse ne lui permettait pas de payer tous les frais d’enseignement ou encore le coût de la vie.
PLACE DANS LE CAMP : après une semaine dans sa cellule en quarantaine, on lui offre déjà la tâche de veiller sur les autres. ses nombreuses connaissances liées à la médecine lui auront permis de s'assurer un place en temps qu'infirmière. poste bien ingrat, si on l'écoute parler.
ÂGE : elle est jeune, sûrement trop jeune pour tout ça. vingt ans. seulement vingt délicates pétales de fleurs. pourtant cet âge n’est en aucun cas représentatif, vu les horreurs qu’elle a vues et a vécues.


MessageSujet: Re: — late night thinking (w/phœnix)   Jeu 3 Nov - 5:34

late night thinking
/ phœnix & james /
Elle se doutait bien, en glissant ces quelques mots, qu’elle provoquerait une certaine réaction chez lui, pourtant, elle n’aurait jamais cru à ce point. Alors que tantôt, elle cherchait à le faire réagir, en le provoquant, en tentant de le déstabiliser, maintenant, c’était une toute autre histoire. Par ces simples mots, pas des plus clairs à vrai dire, elle avait tenté de le forcer à s’ouvrir. Pourtant, il ne semblait pas en avoir réellement envie. C’est d’ailleurs pourquoi elle lui laissait volontairement une porte de sortie. Mais si au fond d’elle, elle espérait de tout cœur une réponse honnête de sa part. Pourtant, il sembla avoir opté pour la fuite, car sans dire un mot, il s’éloigna d’elle remettant ainsi son t-shirt avant de l’enlever de nouveau et de le jeter aux ordures. Elle se mordit légèrement la lèvre inférieure, baissant par la même occasion ses yeux vers ses cuisses. C’était donc comme ça que leur conversation terminerait. Après une question légèrement stupide de sa part. Et elle s’en voulait un peu, encore une fois, de ne pas avoir trouver les mots justes. Et d’ainsi avoir si bien gâcher cette première rencontre. Pourtant, contre toute attente, il réapparu dans son champ de vision et revint s’asseoir en face d’elle. Visiblement surprise, elle releva les yeux vers lui pour recroiser son regard émeraude qui avait cette emprise étrange sur la jeune femme. Puis elle réalisa qu’il avait pris ses mains salis du sang de l’homme dans les siennes, avant de prendre la parole après ce silence qui avait semblé aux yeux de James, une éternité. « Je veux bien te répondre, mais promets-moi de ne pas t’enfuir en courant. » Un frisson lui parcouru l’échine. Pourquoi lui disait-il cela de cette manière ? Quelle vérité si terrible se cachait-elle derrière ses cicatrices pour pour qu’il lui demande d’ainsi promettre de ne pas prendre la fuite ? Elle n’avait pas les réponses… Et pourtant, elle était prête à lui faire cette promesse. Et surtout, elle était prête à tenir cette promesse. Pourtant, peut-être avait-elle un peu trop hésiter avant de ce lancer dans ces belles promesses, car il avait repris de plus belle : « J’ai un passé quelque peu mouvementé. J’ai pris un chemin que beaucoup ne comprennent pas et désapprouvent, menant à de nombreuses batailles, et risquant ma vie plusieurs fois. Si tu veux, je pourrai te conter toutes les histoires de mes cicatrices… » Pourquoi ne terminait-il pas sa phrase ? Pourquoi tenait-il à ce point à la tenir en haleine ainsi, à l’encourager à se créer mille-et-un scénarios d’horreur ? Mais surtout, pourquoi avait-elle si peur à cet instant précis ? « Je suis un ancien tueur à gage. » Alors là. Elle ne s’attendait pas du tout à cela. Pourtant… et surtout étrangement, cette peur qui la rongeait de l’intérieur s’était d’un seul coup estompé. Peut-être parce qu’elle était soulagée que l’attente soit enfin terminée. Ou peut-être parce qu’elle était touchée qu’il ait décidé de lui confier cet élément de son passé. Et au final, alors qu’elle aurait certainement dû être choquée, et choisir de prendre la fuite. Elle resta immobile. Avant qu’un petit sourire de se glisse sur ses lèvres. C’était loin de ce qu’elle s’était imaginée, certes, mais c’était aussi bien moins pire. Enfin, peut-être restait-il un tueur, mais tout le monde l’est en quelque sorte. Même elle, elle avait tué. Des rôdeurs, certes, mais la mort reste la mort. Et elle avait senti qu’elle privait quelqu’un de sa vie… Elle avait toujours cette sensation d’ailleurs. « Phoenix… » À vrai dire, elle ne savait quoi lui dire. Ou plutôt, elle ne savait pas comme le dire. Elle avait bien trop peur de ne pas choisir les bons mots, encore une fois. Et d’ainsi lui donner raison en lui montrant qu’elle était terrifiée. Seulement, ce n’était pas qui il était avant tout ça qui la terrifiait. Non, c’était plutôt cet effet qu’il avait sur elle. Cet effet qu’elle n’arrivait à clairement identifier. Car elle se sentait bien en sa compagnie. Et ça la rendait folle. « Tu sais… si j’ai posé cette question, c’était par pure curiosité. Aucunement dans le but de te juger. » Oui, elle avait besoin que ce point soit bien clair, une bonne fois pour toute. Car même si plus tôt, elle s’était voulue quelque peu méchante, elle voulait qu’il sache que ce n’était plus le cas. Et d’ailleurs, qu’elle était atrocement désolée pour cet affront stupide qu’elle lui avait fait. « Enfin, je peux quand même te dire que je suis assez surprise, à vrai dire je ne m’attendais pas vraiment à ça, mais… » Bien entendu qu’elle l’était. Comment aurait-elle pu se douter qu’il avait été tueur à gage, hein ? Jamais elle ne l’aurait su s’il ne lui avait pas dit. Ou peut-être l’aurait-elle appris de la bouche d’une autre, mais elle ne l’aurait jamais déduit par elle-même. Enfin, peut-être parce qu’elle n’avait jamais rencontré de tueur à gage avant ce jour, ou plutôt cette nuit, donc elle n’aurait pu le dire, tout simplement. « Je respecte ton choix. Enfin, tu avais tes raisons, peut-être que tu les as toujours aujourd’hui, mais franchement, je pense que ça ne regarde personne que toi. » Elle prenait tout son temps pour bien réfléchir chacun de ses mots, chacune de ses phrases, pour s’assurer de ne pas se montrer grossière. Et aussi, parce qu’elle voulait absolument s’assurer de se montrer compréhensive à son égard, car après tout, elle ne voulait pas le faire fuir, elle non plus. Elle appréciait cette présence rassurante auprès d’elle. Et cela faisait bien longtemps qu’elle ne s’était pas sentie comme ça. Et elle appréciait grandement cette sensation presque nouvelle, depuis le temps qu’elle ne l’avait pas ressentie, et qui lui avait véritablement manqué. « Alors ne t’inquiète pas, c’est pas ça qui va me faire fuir en courant, comme tu semblais le croire. Bien au contraire. » Elle eut alors le réflexe de serrer davantage la pression qu’elle exerçait déjà sur ses mains qui tenaient avec fermeté les siennes. Elle voulait qu’il comprenne très clairement qu’elle était là. Et qu’elle n’avait pas l’intention d’aller nulle part. Du moins, pas avant qu’elle n’ait fâcheusement à le faire. Non. Aussi longtemps qu’elle le pourrait, elle resterait en sa compagnie. Jusqu’à ce qu’ils n’aient d’autres choix que de se séparer. « Je ne vais pas te le cacher, j’ai côtoyé bon nombre de personnes très peu fréquentables, et franchement tu n’es pas comme ça. » Bien entendu, la première personne qui lui vint à l’esprit fut son grand-père. Cet homme, qui l’avait vu grandir, et qui pourtant ne l’avait jamais respectée. Violent avec elle à presque tous les jours, ce n’était pas une enfance qu’elle avait vécu, mais plutôt un cauchemar. Puis en vieillissant, ça ne s’était pas vraiment arranger. C’était d’ailleurs pour cela qu’elle avait fui sans aucune hésitation, la maison de son grand-père quand l’occasion s’était présentée. Et elle était partie pour Portland dans l’espoir de trouver une vie meilleure. Une vie qu’elle méritait réellement. « Tu es quelqu’un de bien. Enfin, j’ai conscience que je ne sais presque rien sur toi, mais ça je n’en ai aucun doute. » Elle le pensait vraiment. Comment pourrait-il avoir quelconque mauvaise intention après avoir ainsi agit à son égard ? Et même si on lui disait très clairement qu’il était dangereux, elle ne pourrait y croire. Ou plutôt, elle ne voudrait y croire. Non, pour elle, c’était bien clair. « Enfin, si tu veux me raconter l’histoire de ces cicatrices, ça me ferait très plaisir de les écouter. Mais si tu préfères ne pas en parler, je ne t’en voudrais pas du tout. » Il y avait de ces sujets délicats, sur lesquels une personne préférait ne pas parler. Une sorte de zone grise, dans laquelle mieux valait ne pas s’aventurer. Et à vrai dire, James avait du mal à savoir si celui-ci faisait partie de cette zone grise dans le cas de Phoenix. Enfin, vu qu’il avait réussi à livrer ce secret, qui n’en était peut-être pas un au final, elle se doutait qu’il devait être en mesure d’en parler avec une certaine aisance, pourtant, rien n’était plus certain. Et vu sa certaine maladresse qu’elle avait connu ses derniers temps dans ses relations sociales, elle ne se permettait pas d’être fermée. Alors, elle préférait laisser une certaine porte de sortie. Après tout, elle-même avait ses petits sujets tabous, sur lesquels elle préférait ne pas parler longuement. Et ça, elle lui avait clairement fait savoir un peu plutôt. Car tout ce qui touchait son ancien groupe, ses amis perdus, était pour elle une source de douleur si intense que la simple idée d’en parler était suffisante pour lui nouer la gorge, et faire lustrer ces yeux bleus. Au même titre que ces parents, dont elle évitait à tout prix d’en parler. Car ces deux sujets avaient provoqué en elle cette profonde blessure, qui était bien entendu, impossible à soigner. Un immense trou, qu’il en était devenu un trou noir, dans lequel elle pouvait beaucoup trop facilement se perdre.

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STATUT CIVIL : célibataire. la femme de ta vie morte dans tes bras alors qu'elle portait ta progéniture. tu as perdu goût en l'amour. cependant une belle tignasse rousse hante tes nuits.
ANCIEN MÉTIER : tueur à gage. cependant, si peu peuvent le comprendre, c'était un choix de vie pour irradier la pourriture de ce monde.
PLACE DANS LE CAMP : bras-droit du chef du secteur de ravitaillement. si pendant longtemps tu n'avais pas de place au camp à cause de ta haute surveillance, aujourd'hui on te fait confiance et tu prends ton travail très au sérieux.
ARME DE PRÉDILECTION : un fusil de précision, que tu as gardé précieusement depuis tes années de service. et un couteau, particulier à ton cœur puisqu'il t'a été offert par un être cher.
ÂGE : quarante-et-un ans. étrangement, tu n'as jamais eu honte de ton âge, toutefois tu n'assumes pas forcément le fait d'être à présent quadragénaire.


MessageSujet: Re: — late night thinking (w/phœnix)   Dim 6 Nov - 14:23

late night thinking
/ phœnix & james /
À l’entente de ton prénom sortit de ses fines lèvres, ton cœur se mit à battre la chamade à l’intérieur de ta cage thoracique. Toi qui avais la sale réputation d’être un monstre sanguinaire, dépourvu de toute émotion à la limite de la psychopathie, d’après ce que murmuraient les citoyens derrière ton dos pas si discrètement que cela et qui n’aimaient pas du tout en rajouter, puisque tu étais un ancien mercenaire de la mort ; et que toi-même avait fait un travail sur toi pour moins ressentir tous ces sentiments qui faisaient souffrir, voilà à présent que tu te sentais comme une pré-adolescente qui attendait impatiemment et avec appréhension une réponse de la personne pour qui elle avait le béguin. Pathétique. Allait-elle rejoindre l’avis des autres, de la majorité, et te dire que tu la dégoûtais ? C’était très étrange à penser, puisque tu venais juste de la rencontrer il y avait à peine quelques heures, néanmoins tu te rendis compte que tu avais une peur bleue de la perdre, maintenant et plus tard. Peut-être avais-tu faire une erreur en lui révélant tes origines, ton passé. Cependant le mal était fait, et il était malheureusement impossible de faire machine arrière. Toutefois, dire que tu fus étonné de sa réaction était un euphémisme. Plus que surpris, tu étais véritablement stupéfait. Tu te répétais, mais, encore une fois, elle t’avait plus de fois médusé en une seule nuit que la plupart des personnes qui avaient croisé ta route en toute une vie. Tu en aurais été presque bouche bée. Un des principes de l’être humain était le jugement, bon gré ou mal gré. C’est ce qu’ils avaient tous fait lorsque la vérité sur ton ancien métier avait éclaté ; et n’était-ce pas ce que James avait fait aussi lorsqu’elle avait compris que tu avais bu de l’alcool cette nuit-là, bien sûr avant de se rétracter ? Alors oui, elle avait décidé de réfréner ses instincts primaires, en ne portant pas de jugement de valeur, toutefois tu n’aurais jamais pensé qu’elle prenne la nouvelle, pourtant claquante, aussi bien. Tu aurais pensé qu’une personne normalement constituée et saine d’esprit – mais peut-être ne l’était-elle pas, tu ne savais rien au final – aurait eu peur de toi, après tout tu avais assassiné des gens de ton plein gré. Néanmoins il n’en fut rien. Envers et contre tout, elle semblait plus intriguée, curieuse. Ton cœur se mit à battre de plus belle, sembla s’emballer à ces mots prononcés, comme si, sans consciemment le savoir, c’était la réponse que tu attendais depuis que tu étais coincé à Astoria. Elle te faisait penser à Emma. Tu te souvenais de ton amour qui avait dédramatisé en se moquant de toi, lorsqu’elle avait appris qui tu étais réellement, sous les secrets et les mensonges. Cette force de caractère, le fait qu’elle aussi se démarque des autres, James lui ressemblait étrangement, en plus jeune, et cela te troublait au plus haut point. Pensant à celle que tu avais perdu voilà plus d’un an, ton petit cœur brisé se serra dans ta poitrine, et alors que tu savais que tu commençais à éprouver du désir à l’égard de la jeune rouquine, un sentiment de culpabilité monta du fin fond de tes entrailles, et tu sentis des larmes embuer tes yeux. Tu détournas vite le regard pour ne pas qu’elle te voie dans cet état, et qu’elle ne puisse pas lire en toi. Parce que comme on dit, les yeux sont les miroirs de l’âme. Dans tous les cas, tu étais bien heureux qu’elle ne cherche pas à s’enfuir, comme tu l’aurais cru. Elle était comme ta chance de repentance, d’être peut-être enfin heureux à nouveau. Tu aimais le fait qu’elle cherche à te comprendre, comme si elle t’annonçait subtilement son intérêt réciproque. Qui l’aurait cru, qu’un vieux quadragénaire comme toi se mette à espérer avec une belle jeune femme ? Mais comment pouvais-tu faire autrement, alors qu’elle avait décidé de rester à tes côtés malgré ton affreuse révélation ? De plus, contre toute attente, elle semblait s’ouvrir soudainement à toi. Une lueur de douleur traversa ses beaux yeux saphirs, alors qu’elle était à l’évidence en proie à d’anciens démons appartenant à son passé, qui, tu devinais aisément, se devait être bien tourmenté, même pour une jeune femme de vingt ans. Hors de contrôle, tu écoutas une pulsion et la pris fermement dans tes bras. Le moment aurait pu être gênant, vous vous connaissiez à peine, tu avais envie de l’embrasser – un câlin semblait alors être un bon compromis –, et pour couronner le tout tu était torse nu. Cependant, tu voyais ce geste comme un moyen de la remercier de sa gentillesse infinie, ainsi qu’en même temps un moyen de la réconforter, tu ne voulais absolument pas la voir triste. Tu la serras doucement dans tes bras protecteurs, un peu plus longtemps que tu ne l’aurais pensé, un peu moins longtemps que tu ne l’aurais réellement voulu. À contre cœur, son parfum était enivrant, tu finis par la laisser aller. Quelqu’un de bien ? Comment pouvait-elle le savoir ? Elle te connaissait à peine, et même parfois toi-même pouvais en douter. Toutefois, ses mots agissaient comme une pommade cicatrisante sur ton petit cœur meurtri, et cela faisait énormément de bien. Tu t’autorisas à lui adresser un sourire presque timide. « Enfin, si tu veux me raconter l’histoire de ces cicatrices, ça me ferait très plaisir de les écouter. Mais si tu préfères ne pas en parler, je ne t’en voudrais pas du tout. » Elle s’intéressait à toi, elle voulait écouter tes histoires. Oui, tu étais comme un gamin à qui cela faisait plaisir. Cependant, si tu commençais à raconter les origines de chacun de tes cicatrices, vous en auriez pour un moment, et il commençait véritablement à se faire tard – décidément tu n’avais pas vu le temps défiler –, sans compter que demain tu devais sortir des murs d’Astoria. Tu avais envie de rester avec elle jusqu’à l’aube, mais cela ne te semblait guère raisonnable. « Autant qu’est ta proposition alléchante, je garde mes histoires pour une autre fois, comme cela tu seras obligé de me revoir. » Petit stratagème, parce qu’effectivement tu ne laisserais pas passer ta chance de la voir une nouvelle fois, comme si tu pouvais te contenter de cette nuit magique seulement. Tu te levas, regardant rêveusement par la fenêtre. Oui, aussi déchirant que cela était, c’était le moment de faire ses adieux. « Je pense qu’il serait plus raisonnable qu’on rentre chacun chez soi, maintenant. Merci encore une fois pour t'être aussi bien occupée de moi. » Tu l’avais dit sans cacher inutilement ta déception. Oui, tu avais passé une magnifique soirée en sa compagnie, et tu voulais qu’elle le sache. Demain tu partais en mission, et avec une nuit comme celle-ci, tu avais mis toutes les chances de ton côté pour que tout se passe bien. Au moment de sortir du centre médical, tu te rendis compte que tu étais toujours torse nu, et que tu devais faire à présent le chemin retour à moitié à poil. Tu en rigolas, une dernière fois avant de la quitter.

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