- shine a light. (clark)

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 - shine a light. (clark)

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MessageSujet: - shine a light. (clark)   Lun 26 Sep - 4:23

shine a light
light will lead the way, will set you free
i'm only looking for a little peace
La sortie des classes. Pas de cloche, pas d’autobus scolaires, juste une horloge à la vitre cassée posée sur le mur près de la porte, annonçant que c’était l’heure de conclure la journée. Il n’y en avait même pas eu quand Liv avait prise en charge le petit groupe d’enfants – c’était elle qui l’avait dénichée dans un placard, poussiéreuse et brisée. Elle avait demandé de l’aide pour la réparer, mais la vitre elle-même ne pouvait pas être remplacée – mais Liv avait appris à apprécier ce petit craquement qui courrait entre les chiffres 4 et 5. Elle annonça aux enfants que c’était le temps de sortir, et leur demanda se placer en rang devant la porte, comme à leur habitude, pour qu’elle puisse les emmener jusqu’à l’extérieur où leurs parents ou leurs gardiens les attendaient. Les plus petits avaient quelques minutes d’avance sur les plus grands, pour ne pas causer un quelconque chaos – et Liv salua de la main Darcy dans la salle d’à côté, qui attendait patiemment avec ses élèves qui, eux, semblaient plutôt impatients. Mais ils étaient des adolescents plus que des enfants, ceux-là – et il y avait des choses que même une apocalypse ne pouvait pas changer. Il faisait gris à l’extérieur, les nuages étaient sombres et épais – certainement il allait pleuvoir dans la soirée, ou dans les jours à venir, mais pour l’instant tout était sec, au grand bonheur de l’enseignante de fortune qui surveilla ses quelques élèves s’éparpiller sur le terrain pour rejoindre ceux qui les attendaient. Liv observa la scène avec un petit sourire – on aurait presque pu croire au monde normal. Et ça l’était, en quelque sorte. Une autre sorte de normalité, mais une normalité quand même. C’était bien rassurant aux yeux de Liv, qui désirait ça plus que tout pour les enfants, afin qu’ils puissent grandir sans avoir peur de leur ombre.

Peu à peu les petits groupes s’éloignèrent, et les adolescents sortirent du petit bâtiment pour eux aussi prendre le chemin de la maison. Et alors que Liv allait s’en retourner à l’intérieur pour récupérer ses propres affaires – elle avait dans l’idée de cuisiner pour ses colocataires ce soir-là – elle sentit quelque chose tirer sur sa chemise. Baissant les yeux, elle aperçut une petite haute comme trois pommes, la regardant avec des grands yeux brillants. « Mademoiselle Liv ? » dit-elle de sa voix enfantine. Liv lui sourit doucement, se penchant afin de pouvoir être à sa hauteur – elle n’aimait pas regarder les enfants de haut. « Qu’est-ce qui se passe, ma belle ? » Car Maya semblait étrangement inquiète. La petite n’était pas particulièrement souriante, depuis son arrivée. Liv lisait dans son regard une grande tristesse, bien souvent – comme si elle avait été témoin de quelque chose qui l’avait profondément marquée. Et elle était malade, aussi – on l’avait informée de la pneumonie de la petite. Alors Liv avait bien malgré elle pris Maya sous son aile, veillant particulièrement sur elle lors des récréations et des heures de jeu, ses aptitudes d’infirmière la mettant en alerte à un quelconque signe de faiblesse. « Mon papa n’est pas là » dit doucement Maya, qui ne parlait jamais très fort. Liv garda son sourire assuré, glissant une mèche de cheveux de la petite derrière son oreille. « Je suis sûre qu’il n’est pas bien loin. Il vient toujours te chercher, non ? Pourquoi pas aujourd’hui ? » Maya haussa les épaules doucement, enfantine, innocente, l’inquiétude et la peur tranquille dans son visage. « Je vais rester avec toi jusqu’à ce qu’il arrive, d’accord ? » Après un instant, Maya acquiesça finalement, laissant Liv glisser sa main dans la sienne pour la serrer. Elles prirent place sur les escaliers menant à l’intérieur de l’école, attendant patiemment l’arrivée du père. Liv parla doucement à Maya pour lui changer les idées, et au fil de ses paroles la puce sembla se détendre un petit peu, s’engageant dans la conversation autant qu’elle le pouvait. Liv était ravie de la voir s’ouvrir, de voir ses yeux se remplir de lumière, de presque la voir sourire. Si seulement elle pouvait lui redonner un peu d’espoir – c’était tout ce qu’elle voulait, après tout. Pour tous les enfants. Pour leurs parents, aussi. Pour tout le reste du monde. Juste un peu d’espoir.
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MessageSujet: Re: - shine a light. (clark)   Lun 26 Sep - 22:32

light will lead the way
will set you free   / ❀

Il sert les dents. Le canadien sert fort le fusil entre ses mains, dévoilant le blanc de ses jointures contre sa peau hâlée. Ses nerfs sont à vif ; il déteste cette attente interminable. Jamais depuis le début de l’invasion il avait été séparée de sa fille aussi longtemps. Lorsqu’elle était encore à l’infirmerie, on lui avait permis de rester à ses côtés dans un premier temps, puis de faire de nombreuses pauses une fois qu’il fut assigné à son poste de surveillance. Jamais on ne l’avait privé de sa Maya plus d’une poignée d’heures, mais aujourd’hui il avait été de garde toute la journée. Le soucis lui rongeait les veines, déjà il s’imaginait les pires scénarios. Un rôdeurs, entré par le force du hasard, qui venait la dévorer férocement. Un groupe hostile, qui s’était infiltré par les murs opposés. Un accident, tout bête, une course avec des ciseaux ou une arme laissé par erreur. Les catastrophes s’enchaînaient dans son esprit blasé par l’ennui. Le Sinclair déteste ça, être retenu de la sorte, être forcé de tenir ce poste qui l’insupporte. Mais pour sa fille, il était prêt à tout, même mettre entre parenthèse cette liberté qu’il chérissait tant. Pour elle, il était prêt à jouer aux soldat et à surveiller l’horizon, à passer ses journées à repousser ces monstres des portes de la ville. Si ça ne tenait qu’à lui, il serait déjà loin ; mais sa princesse comptait plus à ses yeux que n’importe quoi, et l’ennui était un prix moindre à payer pour la sécurité et la santé de celle à qui il donnerait sa vie.

A son poignet, les tics et les tocs de sa montre le rendent fou. Chaque seconde qui passe rallonge son calvaire, et Clark doit se retenir de ne pas laisser aller sa frustration contre les rôdeurs empalés sur la clôture externe du camp. Mais il garde son fusil contre lui, ne souhaitant pas gâcher ses munitions ou attirer plus de pourris. A la place, il lance un regard désespéré à son camarade ; à cette heure-ci, l’école devait être finie sa princesse devait l’attendre. A l’autre bout de la palissade, son collègue roule les yeux au ciel alors que Clark fait signe qu’il doit partir. D’un geste de la main, l’homme le libère, au plus grand bonheur du Sinclair qui ne se fait pas prier pour descendre l’échelle de la tour de garde. Ses pas sont vif, son regard, fuyant. Autour de lui, les âmes en peine qui s’affairent dans Astoria, des silhouettes auxquelles il ne porte pas la moindre attention. Le canadien ne connait personne, et il préférait que cela reste ainsi. Enfermé dans son coin, en seule compagnie de sa fille, Clark appréciait cette solitude rassurante. Il avait été sociable, dans un autre monde, dans une autre vie ; mais il n’était plus le même homme à présent. Et l’irritable Sinclair préférait se terrer dans la solitude des plus totale, que de devoir s’intégrer à ces optimistes condamnés. La tête basse, il se frai rapidement un chemin jusqu’à la réserve d’arme, où il rend son précieux fusil ; un mouvement de tête poli, l’homme ne parle pas. Il ne parle plus, plus vraiment, pas quand ce n’était pas nécessaire. Chaque mot était difficile à trouver maintenant. Avec Maya, il se forçait, mais avec les autres, à quoi bon ? Il court presque, et aperçoit finalement le petit établissement scolaire. Assise sur le porche, sa princesse, en pleine discussion avec celle qui semblait être sa maîtresse. Le coeur du brun se serre. Ca lui fait tellement plaisir de voir Maya s’ouvrir, de la voir interagir comme une enfant normale. Il s’arrête à distance, le temps d’une seconde, pour apprécier le mince sourire qui a tant de mal à étirer les traits de la fillette depuis l’incident. Puis il avance, doucement, ne voulant pas les surprendre. Sans un mot, il s’arrête tout prêt d’elles, et salue poliment la blonde d’un geste de la tête. « Papa ! » La puce saute sur ses pieds, et vient de réfugier contre le canadien, qui la soulève dans ses bras musclés. « Je t’ai attendu avec Mademoiselle Liv. » elle souffle, tout bas, dans l’oreille de Clark comme elle avait l’habitude de le faire depuis leur arrivée à Astoria. Un mince sourire étire les traits sanguins du Sinclair. « Merci. » souffle-t-il, la voix rauque. « C’est gentil. D’avoir attendu avec elle. » Il est maladroit, les mots s’emmêlent. Il se force à parler à la belle, par politesse, par reconnaissance de prendre soin de celle qu’il aimait tant.
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MessageSujet: Re: - shine a light. (clark)   Sam 1 Oct - 5:48

shine a light
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Oui, pas de doute, il allait pleuvoir plus tard cette journée-là. À rester dehors, assise sur les quelques marches de l’école improvisée, Liv constate la fraîcheur de la brise. Les journées se sont plus froides, le soleil plus rare. Septembre se glisse dans l’air, l’automne avec lui. Bientôt il fera froid et il faudra apprendre à se réchauffer avec ce qu’on a. Liv regarde la petite Maya alors qu’elle parle de son livre préféré, sa peau pâle et ses yeux brillants. La blonde sait que la santé de l’enfant est fragile – elle l’a vu dès qu’elle a posé les yeux sur elle. Quand le froid viendra, il sera essentiel de la protéger, plus que quiconque. Mais elle ne laisserait pas l’avenir incertain trop l’inquiéter – il fallait d’abord se concentrer sur maintenant. Surtout dans ce genre de monde. Le présent était trop important, trop inévitable, pour penser au reste. Prévoir, certes, mais ne pas se laisser emporter dans les quand et les si. Vivre un peu dans le présent, comme on le pouvait. S’occuper des siens, pendant qu’ils étaient là, devant nous. Liv comptait bien prendre soin de Maya tant qu’elle le pouvait – et de tous les autres. Mais quelque chose l’attachait à cette petite fille, lui tirait sur les cordes du coeur, touchait ses nerfs les plus sensibles. Elle laisse la petite parler, le plus discret des sourires sur ses lèvres, l’encourageant du regard. Ça fait du bien de la voir parler comme ça. Elle faisait du progrès, doucement. Ça ravit sa maîtresse, qui ne veut rien de plus que voir ses lèvres s’étirer de temps à autre. Soudainement la puce s’arrête, et elle lance un seul mot, qui ramène Liv sur terre. « Papa ! » La blonde suit l’enfant du regard alors qu’elle bondit vers l’homme qui se tient près d’elles – elle ne l’avait même pas entendue arriver. Elle regarde avec affection Maya sauter dans les bras de son père, qui l’acceuille avec l’habitude d’un père soucieux. Liv se lève pour aller à sa rencontre – c’est la première fois qu’elle a l’occasion de lui parler. Elle l’avait aperçue quelques fois, quand il était venu chercher Maya. Une grande silhouette, batie, aux cheveux sombres et au visage fermé – jusqu’à ce qu’il aperçoive sa fille. Ça se voyait dans chaque fibre de son corps qu’elle était tout pour lui. Ça avait serré le coeur de Liv la première fois qu’elle l’avait vu. Malgré elle, la nervosité se répand dans ses veines, alors qu’elle approche le père de la fillette. Son coeur bats la chamade dans sa poitrine.

« Merci » dit-il, la voix grave. Liv se mets à jouer avec ses doigts, les frottant doucement, tentant de se débarrasser de cette stupide fébrilité qui se déverse en elle. « C’est gentil. D’avoir attendu avec elle. » Il parait légèrement mal à l’aise, et elle ne peut le blâmer. C’était si difficile de faire confiance à présent. Alors elle lui sourit gentiment, mais doucement, pour ne pas le repousser. « Ça m’a fait plaisir. Elle est de très bonne compagnie. » Elle donne un petit clin d’oeil à Maya, perchée dans les bras de son père. Puis son regard se tourne vers l’homme à nouveau, attiré comme un aimant par ses yeux perçants. « Je ne pense pas m’être présentée avant… Je m’appelle Liv. » Elle va presque pour dire c’est moi qui enseigne aux enfants avant de se mordre la langue comme une gamine. Il le sait déjà, ça, Liv, c’est assez évident. « Je suis ravie d’enfin pouvoir vous rencontrer. Maya est vraiment une petite fille extraordinaire. Elle est une des meilleures de la classe. Vous pouvez être fier. » Elle ne dit pas ça pour être gentille – elle le dit surtout parce que c’est vrai, et que voilà longtemps qu’elle a envie de discuter avec le père de la petite. Malgré tout elle est nerveuse, et ses mots sont un peu maladroits, ses doigts dansent les uns contre les autres. Elle ne le connaît pas – et il semble tellement mystérieux, elle ne sait trop comment le prendre. Pas encore. Elle lui laisserait le temps. Le temps, le grand remède.  

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MessageSujet: Re: - shine a light. (clark)   Sam 1 Oct - 22:41

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Autour de lui, la vie continue. Les rescapés vont et viennent, occupent leur poste avec un sourire déformant leurs visages reposés. C’est surréel, pour le Sinclair. Perdu dans la forêt, la peur aux tripes, jamais Clark n’aurait osé rêver d’une telle civilisation. Il avait vu l’humanité se perdre au fil des rencontres, il avait perdu foi en la nature humaine alors que le sang de ceux qu’il aimait coulait sur le sol de l’innocente école primaire. L’espoir était un mot terni aux yeux du canadien, un mot qui ne voulait plus rien dire. L’histoire d’un instant, le brun s’était laissé bercé par l’espoir, naïf, bercé par l’idée qu’un futur meilleur était possible. Mais on lui avait arraché si violemment que plus jamais il ne pourrait croire à une telle folie. Même à présent, même à l’abris, entre les murs d’Astoria, il ne voulait plus faire l’erreur de croire à une telle chose. Il veut prendre la fuite, mais sa fille le retient, son teint pâle et sa fragilité l’enchaîne à ce lieu qu’il hante, fantôme de l’homme qu’il avait été. Pour elle, il se répète chaque fois qu’il doute. Pour Maya. Et sa Maya, il allait enfin la retrouver, après une journée de séparation. Ca lui faisait tout drôle, de ne plus l’avoir toujours avec lui. Depuis le début de l’infection, il n’avait quasiment jamais quitté sa fille, refusant de quitter le camp et de la laisser derrière ; jamais il n’aurait pu se pardonner s’il lui était arrivé quelque chose pendant son absence. Alors de ne plus la voir pendant des heures, ça le tuait à petit feu. Il s’y était opposé, au début, devenant presque violent quand le psychologue lui annonça qu’il était temps de contribuer à la vie du camp et qu’il lui avait assigné son poste de surveillant. Jamais il ne quitterait Maya, avait-il craché au visage du Warhol. Mais il s’était résigné, puis excusé, ne voulant pas renoncer aux précieux soins que le médecin apportait à sa princesse. Encore aujourd’hui, Clark avait du mal à la laisser filer le matin, de tourner le dos à celle qu’il aimait tant. Mais il devait prendre sur lui, être fort, pour elle.

La vue de Maya lui enleva pourtant un poids sur le coeur, ce mince sourire sur ses traits fatigués par les nuits sans sommeils. Jamais il n’avait vu la puce parler autant depuis l’incident à quelqu’un d’autre que lui. La blonde assise sur le porche avec Maya l’écoutait attentivement, son regard azur couvant tendrement la fillette dans son récit. Le canadien s’approche, maladroit. Il a perdu l’habitude de parler avec quelqu’un d’autre que Maya. « Ça m’a fait plaisir. Elle est de très bonne compagnie. » Le sourire discret du Sinclair s’étire seulement du côté droit de son visage, alors qu’il dépose un baiser contre le front de sa fille. « Je ne pense pas m’être présentée avant… Je m’appelle Liv. » Poliment, il la salut à nouveau de la tête. « Clark. » il souffle simplement. « Enchanté. » Des mots court, sa voix rauque. Il aimerait être plus chaleureux, mais il ne sait plus comment. Ca ne lui parait plus si naturel de faire la conversation. « Je suis ravie d’enfin pouvoir vous rencontrer. Maya est vraiment une petite fille extraordinaire. Elle est une des meilleures de la classe. Vous pouvez être fier.  » Il sert sa Maya un peu plus fort contre lui ; ce n’était pas une nouvelle. Sa fille avait toujours été sa plus grande fierté, ne retenant que le meilleur de lui et de sa mère. Pour son âge, elle était maligne, et ce monde baigné de chaos l’avait fait vieillir avant l’âge. « Sans elle, je ne sais pas ce que je ferais. » Son regard fuit celui de la blonde, l’histoire d’un instant, le coeur serré. Il ne préférait pas penser à un monde sans la puce. « Maya me parle souvent de vous. » souffle-t-il en noyant son regard perçant dans les yeux azurs de Liv. « Je crois qu’elle vous apprécie beaucoup, pas vrai Maya ? » La fillette hoche timidement la tête, gênée. « Je suis content qu’elle ait trouvé quelqu’un avec qui échanger. Avec … avec tout ce qu’elle a vécu, elle a besoin de quelqu’un à qui faire confiance. »


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MessageSujet: Re: - shine a light. (clark)   Lun 10 Oct - 1:41

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La tendresse est évidente entre le père et sa fille, et ça réchauffe le coeur de Liv. Elle ressent la complicité entre eux comme une onde de choc. Elle a presque l’impression d’être une intruse, en les regardant tous les deux, s’échanger des regards et des sourires. C’est magnifique à voir. L’homme au visage dur s’attendrit devant celui de sa fille, pâle et innocent. Il parait fatigué mais l’épuisement semble s’effacer alors qu’il sourit doucement aux paroles de Liv, posant un baiser sur le front de la petite princesse dans ses bras. Il se présente ensuite – Clark – et dit qu’il est enchanté. Liv lui offre son plus joli sourire – elle est enchantée aussi. Elle ne sait pas pourquoi mais elle est incapable de détacher son regard du père de Maya. Il y a quelque chose chez lui qui l’intrigue et qui l’attire, sans qu’elle ne sache trop ce que c’est. C’est dans ses yeux, pas d’autres explications – elle est incapable de détacher son regard du sien. Ça lui fait tout bizarre, d’être aussi hypnotisé par quelqu’un. Après tout ce n’est pas du tout la place, et elle n’a aucun droit le fixer de cette manière. Soudainement alarmée qu’il ait pu le remarquer, Liv détache ses yeux, les rive sur le gazon vert, sur les arbres au loin, sur le reste de la petite communauté, et elle sent ses joues doucement brûler malgré elle. Elle voit les clôtures et un poste de surveillance, et c’est un brusque retour à la réalité. Elle se rappelle que cette rencontre n’a rien de normal – qu’elle n’est pas une enseignante et que cet endroit n’est pas une vraie école. Et pourtant ça n’enlève rien à son sourire. Elle laisse les mots couler de ses lèvres, sincères et tempérés. Elle ne connaît rien de Clark, après tout. Elle ne peut pas prétendre le contraire juste parce qu’elle connaît sa fille. Mais malgré le fait qu’il semble distant, et incertain face à elle, Liv continue de croire que la beauté résidant dans le coeur de cette petite fille ne peut pas venir de nulle part. Forcément, ça vient de quelque part, même si ça a été enfoui pendant les derniers mois. « Sans elle, je ne sais pas ce que je ferais. » Liv regarde Clark alors que regard se délit du sien. Les mots sont tendres et affectueux, mais tout de même teintés d’une peur atroce – celle de perdre sa fille. Et ça se voit comment il la tient – tellement fort, tellement serré. Comme par peur qu’elle disparaisse. Liv ne peut pas le blâmer, pas dans un monde pareil. Optimiste, mais jamais irréaliste.

« Maya me parle souvent de vous. » Ses yeux sont de retour dans les siens, et Liv sent son coeur battre un peu trop vite. Son sourire s’agrandit. « C’est vrai ? » dit-elle avec enthousiasme, arquant un sourcil et glissant son regard sur la petite fille avec amusement. « Je crois qu’elle vous apprécie beaucoup, pas vrai Maya ? » La petite acquiesce de la tête, tout doucement.  Le coeur de Liv s’emballe, touchée par la simplicité du geste de la petite, mais qui veut tellement tout dire pour elle. « Je suis content qu’elle ait trouvé quelqu’un avec qui échanger. Avec… avec tout ce qu’elle a vécu, elle a besoin de quelqu’un à qui faire confiance. » Liv secoue doucement la tête, balayant l’air d’une petite main, sentant ses joues rougir tout doucement au fil des secondes. « Je suis vraiment ravie si je peux aider un petit peu. Je l'apprécie beaucoup aussi. » Elle garde les yeux sur Clark, et son sourire s’efface un petit peu en vue de ses prochaines paroles. « Je me doute que ça n’a pas du être facile. Et pour vous aussi. » Un petit regard nerveux. Elle ne voulait pas repousser ses limites. « Et si je peux… Enfin, si je peux juste la faire sourire un peu, j’en suis bien contente. » Après tout, c’était bien ce qu’elle essayait de faire avec tous les enfants. Mais particulièrement Maya. Cette petite fille avait vraiment quelque chose de spécial. « Vous êtes dans le secteur de la surveillance, je crois, non ? C'est probablement horrible à dire, parce que je sais à quel point c'est important, mais... je me suis toujours dit que ça doit être horriblement ennuyant parfois » dit-t'elle doucement, avec un petit rire, intriguée par cet homme, espérant qu'il ait bien envie de continuer la conversation. Elle, ne voulait pas s'arrêter.
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MessageSujet: Re: - shine a light. (clark)   Ven 21 Oct - 15:43

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Dans le sourire de Liv, Clark retrouve tout ce qu’il pensait perdu à jamais. La douceur, la tendresse, la bienveillance qu’il pensait étouffé par les horreurs de ce nouveau monde. Les traits fins de la belle s’étirent dans ce rictus fantastique, lueur d’espoir pour le Sinclair qui peine à le retrouver, cet espoir. Contagieux, Clark sent ses traits s’étirer à son tour en sourire, un sourire timide, maladroit, si mince que presque imperceptible. Lui que personne n’arrivait à dérider -à part sa Maya-, il pouvait sentir son coeur battre fort au creux de sa poitrine. Doucement, il se réveille ; Clark sent la chaleur qui émane de l’institutrice réchauffer la glace autour de son palpitant. Vivement, il détourne le regard pour s’intéresser à sa fille, son point de repère. Après des mois sur le qui-vive, à sans cesse espérer le pire, le canadien avait bien du mal à lâcher prise. Même avec la sécurité que lui offrait les murs d’Astoria, et le réconfort des autres rescapé, Clark ne semblait pas pouvoir se détendre, sans arrêt sur ses garde. Au fond, il le voulait. Pour Maya, bien sur, mais aussi secrètement, pour lui. Il détestait l’homme -le monstre- qu’il était devenu, il rêvait d’un jour renouer avec celui qu’il avait été. Et si le Sinclair tâchait de se convaincre que c’était impossible, qu’aucun retour n’était envisageable, l’espoir que lui inspirait le sourire de Liv lui soufflait qu’il pouvait et devait au moins essayer.

Pour une des premières fois depuis son arrivée, Clark décide de faire un effort. Avec Liv, ça semblait plus facile qu’avec n’importe qui d’autre. Pas naturel, mais presque. Les mots s’échappent, maladroits. Les traits chaleureux de la belle s’étirent alors qu’elle semble flattée par son commentaire. C’était la vérité, depuis qu’elle était arrivée, sa princesse ne faisait que parler d’elle, s’étant attachée à cette figure tendre et rassurante qu’était la belle. Pour toute réponse, le canadien pose la question à sa princesse qui acquiesce doucement, toute gênée. C’est poids qui s’allège sur la poitrine du canadien, trop heureux que sa fille commence doucement à se socialiser comme le devrait toute enfant normale. Les mots s’envolent, tout droit sortit du coeur. Des paroles dont il ne se serait jamais cru capable, et qui, pourtant, paraissaient naturelles en s’adressant à l’institutrice devant. Comme Maya, il avait envie de lui faire confiance. La belle s’empourpre alors que le regard de Clark fuit, peu à l’aise ce genre d’honnêteté. « Je suis vraiment ravie si je peux aider un petit peu. Je l'apprécie beaucoup aussi. » Un large sourire étire les traits de Maya, avant qu’elle enterre son visage poupin contre l’épaule de son père. Une réaction qui touche le Sinclair, dont le visage s’étire dans un mince rictus amusé. « Je me doute que ça n’a pas du être facile. Et pour vous aussi. » Pour toute réponse, Clark baisse le regard, le coeur lourd. « Et si je peux… Enfin, si je peux juste la faire sourire un peu, j’en suis bien contente. » Sinclair relève un regard timide, touché. « Merci. Merci beaucoup. » souffle-t-il simplement, sincèrement.

« Vous êtes dans le secteur de la surveillance, je crois, non ? »  Le Sinclair acquiesce doucement. « C'est probablement horrible à dire, parce que je sais à quel point c'est important, mais... je me suis toujours dit que ça doit être horriblement ennuyant parfois. » Clark laisse échapper un rire léger, un rire sincère. Tellement rare, pour l’homme qui ne trouvait plus le courage de le faire. Mais le commentaire innocent de la belle avait eu le mérite de lui arracher ce rire avec un naturel déroutant. Elle lisait dans son esprit. « Je ne vais pas vous mentir, j’ai connu plus intéressant. » Un sourire malin déforme ses traits sanguins, fatigués. « Moi qui détestait corriger les copies de mes élèves, avant, j’échangerais bien volontiers la surveillance pour la correction. » Sans le réaliser, il soulève le passé ; une première depuis son arrivée. « J’é- j’étais professeur de math au lycée. » estime-t-il bon de préciser, avant retrouver son sérieux, se sentant d’un coup trop exposé. « Mais c’est tellement important, je suis heureux de pouvoir aider. » Mensonge. Il n’en était pas heureux ; il était obligé. Mais étonnamment, il voulait faire bonne figure aux yeux de la belle. « Si vous voulez passer un jour, j’apprécierais un peu de compagnie. De bonne compagnie. » Timide, les mots s’échappent sans qu’il y pense réellement.
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