walk on water :: w/james

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 walk on water :: w/james

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STATUT CIVIL : récemment veuf, une certaine démone rousse ayant mis fin à la vie de sa femme d’une balle en plein crâne, « pour l’exemple » :: ça lui apprendra à descendre un gars d’Echo sans demander la permission, à coucher avec une traîtresse, et à ne pas avoir les couilles de déclarer sa flamme à son premier véritable amour avant qu’il ne soit trop tard
ANCIEN MÉTIER : patron d'un club de strip-tease à las vegas qui servait aussi de couverture pour blanchir l'argent de la branche locale d'un cartel de drogue dont il était responsable :: ce qu'il a traduit à son arrivée à astoria par « businessman dans l'import/export de pharmaceutiques, et gérant philanthrope d'un centre d’accueil et réhabilitation pour les femmes de petite vertu »
PLACE DANS LE CAMP : officiellement distributeur de rations, rétrogradé par la démone rousse histoire d’enfoncer le clou :: officieusement leader de la résistance interne :: let’s fuck those bitches up
HABITATION : sunset square, 36 w/ xiomara villalobos, sa mère, qui habitait déjà sous ce toit avant l'épidémie
ARME DE PRÉDILECTION : ses poings, à défaut de pouvoir porter une arme sur lui au sein du camp, mais il doit bien s'avouer que la sensation d'avoir une arme à feu entre les mains lui procure un plaisir immodéré
ÂGE : 37 ans


MessageSujet: walk on water :: w/james   Sam 1 Oct - 17:42

walk on water
/ ash & james /

« … Et là je lui dis : je vais t’enfoncer un tournevis tellement profond dans le fondement que ça te grattera la gorge. »
Silence pesant. Les lèvres pincées, je pousse un court soupir par le nez, tout en fixant mes doigts, dont je tapote nerveusement les extrémités les unes contre les autres. Finalement, résolu, je reprends, toujours dans un murmure de ma langue maternelle :
« Je sais, padre, je sais. J’aurais pas dû le menacer, mais vous savez comme je suis quand un encul… pardon ! » J’esquisse un signe de croix et me corrige : « … quand un sacripant embête une jeune fille sous mes yeux. Et puis ça a fonctionné : il s’est carapaté sans discuter… Alors on va dire que c’était pour la bonne cause, hm ? »
Encore une fois, pas de réponse. Me redressant un peu sur l’étroit et inconfortable banc du confessionnal, je penche la tête de côté pour regarder à travers les minces ajours de l’écran qui me sépare du compartiment central. Je ferme un instant les yeux.
« Sinon, que vous dire de plus… ? Comme d’habitude. Je vis dans le mensonge. » Las, je roule des yeux. « Pas la peine d’essayer encore de me faire changer d’avis. » Me passant une main sur le visage, je secoue la tête. « Bien sûr que ça me bouffe ! Mais la vérité tuerait ma mère, je vous l’ai déjà expliqué ! Tout ce que je fais, je le fais pour elle, même si je dois ternir mon âme. Le sacrifice en vaut la peine. Non, je fais pas ça pour moi ! Non, c’est pas une question de confort ! Non, je suis pas lâche, non, non, non ! »
Dans un long soupir, je me laisse aller en avant, le dos courbé, soutenant mes bras sur mes genoux, et mon visage dans mes paumes.
« Je ne suis pas un lâche… »
Pendant un long moment, je reste immobile, retenant presque mon souffle pour ne pas perturber le quasi parfait silence qui règne dans la chapelle. Enfin, dans une profonde inspiration, je me redresse.
« Dix Ave Maria pour ma pénitence, comme d’habitude, bien, padre. » Je tourne la tête vers l’écran. « Et je vous retrouve la semaine prochaine, même heure, même jour, comme d’habitude. » Je pince les lèvres. « Et, comme d’habitude, vous me répondrez rien, parce que vous n’existez pas. »
Claquant mes paumes sur mes cuisses, je me relève en exhalant sèchement. Je me passe machinalement les doigts dans les cheveux pour les recoiffer et tire sur les pans de ma veste, puis de mon pantalon, pour les défroisser. Enfin, j’ouvre la porte et sursaute dans un petit cri étranglé tandis que ma main libre bondit sur mon cœur. Le souffle court, j’observe d’un œil rond la jeune fille avec laquelle je me suis inopinément retrouvé nez-à-nez, avant de me forcer à reprendre contenance dans un sourire Colgate bien qu’un chouya crispé.
« Hmmm… Hola linda ! Tu viens souvent ici ou c’est la première fois ? »
Pathétique rattrapage, Ash, pathétique.

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STATUT CIVIL : éternelle célibataire, elle était pourtant prête à enfin ouvrir son cœur, avant d’être séparée de celui qu’elle aime. brisée après cette perte, elle a terriblement besoin qu'on l'aide à recoller les morceaux.
ANCIEN MÉTIER : elle étudiait en médecine avant que tout cela commence. elle était aussi serveuse, car sa bourse ne lui permettait pas de payer tous les frais d’enseignement ou encore le coût de la vie.
PLACE DANS LE CAMP : après une semaine dans sa cellule en quarantaine, on lui offre déjà la tâche de veiller sur les autres. ses nombreuses connaissances liées à la médecine lui auront permis de s'assurer un place en temps qu'infirmière. poste bien ingrat, si on l'écoute parler.
ÂGE : elle est jeune, sûrement trop jeune pour tout ça. vingt ans. seulement vingt délicates pétales de fleurs. pourtant cet âge n’est en aucun cas représentatif, vu les horreurs qu’elle a vues et a vécues.


MessageSujet: Re: walk on water :: w/james   Mar 4 Oct - 5:16

walk on water
/ ash & james /

Un monde sans dessus dessous. Où rien ne va plus. Mais tout semble bien aller dans un autre sens. Une punition divine. Oui, voilà comment certains appelaient ça. Peut-être n’avaient-ils pas tort. À vrai dire, James n’avait jamais été une femme de foi. Pourtant élevé par un grand-père très croyant, elle n’avait pourtant jamais senti l’appel du seigneur lui peser la conscience. Elle était une femme libre, non endoctrinée par une religion à la con. Mais en réalité, l’idée qu’elle n’aimait pas dans les religions, c’était qu’on lui dictait ce qu’elle pouvait et ne pouvait pas faire. Et ça, James ne le supportait pas. Pourtant, alors que le monde que tous connaissaient si bien s’effaçait peu à peu, peut-être était-elle prête à renouer avec la foi. Curiosité, mais surtout pour trouver un semblant de sécurité, dans ce monde qui n’était maintenant plus que chaos. Délicatement, elle ouvrit la porte de cette petite chapelle érigée en pleins cœur du camp. Elle devait être là depuis bien longtemps avant la création du camp, pourtant, elle semblait intacte. Comme si le temps s’était figée. Pourtant, cette chapelle restait très simple, presque chaleureuse même. Pourtant, ce qui attira l’attention avant tout fut cette voix masculine bien définie malgré la distance qui devait les séparer. Voix portée derrière cette seconde porte, c’est donc, avec grande difficulté qu’elle réussit à discerner son discourt qui était… en espagnol. Quelques mots lui restaient étrangers, même si elle avait bien l’impression d’avoir capter l’essentiel de ce qu’elle avait entendu. Pourtant, perdue dans ses pensées, c’est avec très grande surprise qu’elle tomba nez à nez avec l’homme en question. Enfin, elle ne pouvait en être sûre à cent pour cent, mais pourtant elle n’avait pas l’impression qu’il était accompagné. Lorsqu’il ouvrit la bouche pour reprendre la parole, cela ne fit aucun doute, c’était bien lui qu’elle avait entendu. Un petit sourire gênée aux lèvres, James baissa rapidement les yeux à sa question. C’est qu’elle ne savait pas trop quoi répondre, elle était prise de court avec cette question. « Euh… Salut toi. » Une petite pause avant de reprendre de plus belle. « En fait, j’ai bien peur que ce soit la première fois. Enfin, depuis pas mal d’années en tout cas. » Oh que oui. Depuis des siècles, plutôt dire. Et ce n’était pas si loin de la réalité. « Et toi, alors ? Tu viens souvent ? » Elle rit, un peu. « Enfin, tu m’as l’air de quelqu’un d’assez pieux à vrai dire. Enfin, je veux dire… » Et merde. « Pas à première vue, mais… » Ça n’allait pas de mieux en mieux cette histoire. « Dix Ave Maria. Si j’ai bien compris. » Piètre façon de te reprendre James. Ne pouvait-elle pas faire mieux ? Non ?
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MessageSujet: Re: walk on water :: w/james   Sam 8 Oct - 16:27


Je suis peut-être encore trop sous le coup de la surprise pour remarquer tout de suite la gêne dans son attitude ; je ne peux m’empêcher de rouler des yeux de droite à gauche, craignant de voir quelqu’un d’autre qui se serait glissé dans la chapelle à mon insu. Finalement, je repose mon regard sur elle quand elle prend la parole. On est du genre bavarde ? J’étire un petit sourire poli, me détendant un peu face à son attitude relativement cordiale : répondre à ma question idiote, c’est déjà plus sympathique que ce à quoi je me serais attendu de la part de la majorité des gens.

Pourtant, mon sourire ne tarde pas à se figer, et la couleur à quitter mon visage, tandis que mes traits s’affaissent, alors que l’évidence me tombe peu à peu dessus : et merde, elle parle espagnol. Je me retiens de déglutir, la gorge sèche ; inspirant profondément et me forçant à me raccrocher un sourire, je repousse lentement la porte du confessionnal derrière moi et descends la dernière marche, me retrouvant sur le même plan qu’elle — chinga, elle est grande. Ou c’est moi qui suis petit — vos gueules. Je redresse les épaules dans un réflexe comme pour élancer ma stature et m’éclaircis la voix.
« Oui, hmm… Tu n’as peut-être pas tort. Je dois être trop pieux pour avoir l’air sain. » Ah, jeu de mot ! Ash, tu sors. « Évidemment, il n’y a personne là-dedans, » reprends-je en gesticulant vaguement vers le compartiment central du confessionnal, « mais les vieilles habitudes ont la vie dure… Je pourrais aller chez le psy pour vider mon sac, c’est vrai, mais au moins ici, je ne dérange personne. Et puis Dieu écoute, lui. Enfin, c’est ce que je crois, je t’en voudrais pas si c’est pas le cas. » Tu parles trop, Ash.
Me raclant à nouveau la gorge, un poing devant les lèvres, je détourne le regard et fais quelques pas sur le côté, comme si mettre de la distance entre moi et le placard à péchés allait suffire à mettre le sujet de côté. Je pourrais ne pas insister, dévier la conversation, voire même carrément détaler en me contentant d’un « au revoir et bonne journée ». Mais non, ce serait comme choper un dealer concurrent sur mon territoire et le laisser repartir indemne : impensable. Alors, après deux ou trois mètres, je pivote sur les talons pour me retourner vers elle.
« À vrai dire je me pensais seul… Si j’avais su qu’il y avait quelqu’un, j’aurais attendu encore un peu. Je ne voudrais déranger personne avec mes… bêtises. »
Là, le sous-entendu, c’est : depuis combien de temps t’es là, et qu’est-ce que t’as entendu ? Je la fixe, cillant à peine, en attendant sa réponse. Oh, je ne vais pas la bouffer… mais s’il y a des explications à donner, je préfère le savoir maintenant que de l’apprendre une fois qu’il sera trop tard.

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MessageSujet: Re: walk on water :: w/james   Jeu 13 Oct - 4:03

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/ ash & james /
Dans un certain sens, ça lui faisait assez étrange à James de se trouver dans un tel lieu. Peut-être parce que ça faisait des années qu’elle n’avait pas mis les pieds dans une chapelle ou même une église, elle n’en savait rien. Pourtant, ça lui semblait exactement comme dans ses souvenirs. Même genre de babioles étranges, dont James ne comprenait pas vraiment le sens. Peut-être n’était-elle pas faite pour tout cela au fond. Peut-être n’aurait-elle pas dû venir finalement. Que faisait-elle là, après tout ? Elle se sentait de plus en plus stupide d’être venue ici. Surtout qu’au fil de ses mots, elle remarqua bien que son visage avait changer dans l’Espace de quelques secondes à peine. Avait-elle dit quelque chose qu’il ne fallait pas ? Si tel était le cas, elle le regrettait déjà. Tel n’était absolument pas son intention, bien évidemment. Pourtant, elle n’était pas vraiment surprise. Elle avait ce don de mettre mal à l’aise les gens, parfois. Sans vraiment le vouloir. Enfin si, peut-être un tout petit peu quand même. Elle le regarda alors, se déplacer un peu. Un peu perplexe, elle se demandait vraiment ce qu’il faisait. Pourtant, alors qu’elle s’apprêtait à reprendre la parole, il se retourna de nouveau vers elle et la reprit avant qu’elle n’ait pu glisser un mot. À ses paroles, elle ne put s’empêcher de retenir un petit rire.
« Tu sais, tu n’as pas besoin de te justifier. Je respecte tout à fait que tu ressentes ce besoin de te confier à quelqu’un. Même si ce quelqu’un n’est pas physiquement présent. » Elle prit une petite pause dans son discourt, avant de reprendre de plus belle. « Et pour tout te dire, c’est plutôt moi qui t’ais dérangé plutôt que l’inverse. Surtout qu’au final, je ne sais même pas ce que je fais ici, pour tout te dire. » Non, plus elle y pensait, plus elle remettait en doute les raisons de sa présence. Avait-elle perdue la tête ? Plus elle y pensait, plus elle se sentait stupide. Qu’avait-elle, merde ? « Et tes bêtises, comme tu dis. En fait, je n’ai pas tout compris. Je… Enfin tu dois te douter que je ne comprends pas l’espagnol parfaitement. » Quelques cours de bases n’avait pas fait d’elle une pro, bien au contraire. Pourtant, elle se rappelait très bien que son professeur lui avait un jour dit qu’elle avait un don inné avec les langues. Un don qu’elle ne pouvait pas vraiment expliquer elle non plus, à vrai dire.
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MessageSujet: Re: walk on water :: w/james   Jeu 13 Oct - 20:01


À son petit rire, je ne sais à quoi m’attendre… Je suis bien placé pour savoir que les mignons minois peuvent cacher les plus mauvaises intentions. Un sourcil légèrement arqué, j’étudie discrètement ses traits alors qu’elle me répond — me rassure, même. Comme quoi, le monde va à vau-l’eau mais les bonnes manières ne sont pas perdues pour tout le monde. J’enroule mon pouce et mon index autour de mon menton, ne pouvant réprimer un sourire amusé mais bienveillant à ses paroles. Elle est polie, la jolie rouquine, peut-être trop pour son propre bien ; mais elle n’a pas l’air malhonnête. Je me trouve quelque peu rassuré sur sa présence ici, et ce qu’elle a pu entendre, alors je me permets de m’accorder plus de décontraction vis-à-vis d’elle, sans pour autant lui donner le bon Dieu sans confession, ce serait mal me connaître. Et enfin ça me revient : je l’ai aperçue en quarantaine, il y a quelques temps… et Pavlò m’a chouré le job comme on vous tire un tapis sous les pieds. Bastardo. Maintenant que je l’ai entendue parler, j’aurais encore plus aimé pouvoir m’occuper d’elle… James, c’est ça ?

J’écoute tout son discours avec une attention polie, pas même forcée ; elle semble par moment confuse, mais allez savoir si c’est de ma faute, ou si elle est naturellement comme ça. Dans le doute, une fois qu’elle a terminé, je lève une main en signe de paix, répondant alors d’un ton plus posé qu’auparavant, me voulant rassurant de même :
« Ça va, tu m’as pas dérangé. » Désignant le confessionnal d’un signe du pouce, j’ajoute : « J’avais terminé, de toute façon. » Je pince un peu les lèvres et fronce les sourcils. « D’accord, là on dirait presque que je sors des chiottes, mais je t’assure que non ! » ricane-je. « Oups, blasphème ? » me reprends-je en esquissant un signe de croix. « My bad. »
Nonchalamment, j’effectue quelques pas dans la galerie, invitant naturellement la jeune femme à me suivre en gardant mon regard sur elle. Pas de destination particulière, juste une marche sociale, une errance pour meubler l’immobilité parfois trop oppressante.
« Et tu aurais pu savoir parler très bien espagnol, pas besoin d’être basané pour savoir manier la langue, » dis-je, non sans une pointe d’ironie qui perce à travers mon accent léger mais néanmoins reconnaissable sans le moindre doute.
Soudain, le bruit de la lourde porte, amplifié par la structure de la chapelle, résonne dans mon dos ; par réflexe, je tourne vivement la tête pour regarder par-dessus mon épaule, et vois un petit groupe de personnes âgées pénétrer dans l’enceinte sacrée d’un pas de scaphandrier, soucieux de préserver le silence. Je me désintéresse d’eux pour reporter mon attention sur la jeune femme. Alors, d’une voix plus basse, presque mystique, je déclare : 
« Il paraît qu’on entre jamais dans une église par hasard… Peut-être que tu cherchais du réconfort… des réponses… » Je marque une pause presque théâtrale, avant de rire doucement en secouant la tête. « Je plaisante, pardon. J’suis pas de ce genre, à essayer de vendre ma croyance comme on gave une oie. Cela dit… » Je relève le menton, l’air soudain plus sérieux. « Si jamais un jour, tu as des questions… » J’arque un sourcil avant d’ajouter, la voix presque susurrée : « … ou de réconfort… » Encore une fois, je marque une pause avant de préciser, le plus naturellement du monde : « C’est mon boulot. » Je lui tends la main pour une poignée. « Ashley Villalobos, baby-sitter. »

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MessageSujet: Re: walk on water :: w/james   Dim 23 Oct - 5:03

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Elle ne put retenir un petit rire gêné. Il semblait bien plus à l’aise qu’elle. Enfin. Elle n’aurait jamais osé sortir quelque chose du genre. Pas sans avoir pris quelques verres du moins. Pourtant elle aimait bien sa légèreté. Ça lui faisait grand bien. Elle qui ne croyait pas vraiment en ce camp, après que son ancien ait été attaqué, elle s’y faisait peu à peu à cette nouvelle vie. Loin des dangers, ou plutôt à l’abris des dangers. Elle se disait même, que peut-être sa vie aurait été mieux si elle n’avait pas connu toutes ces horreurs.  Si elle ne s’était pas trouvée coincée dans ce petit resto où elle travaillait depuis déjà deux ans. Si elle n’avait pas décidé de mettre tout de côté, pour s’installer bien loin de son ancienne vie. Et surtout, si elle avait décidé de laisser une chance à son père. Oui, surtout ça. Mais bien entendu, c’était trop tard déjà. Ces horreurs extérieures, elle les connaissait déjà. Avait même appris à les tuer. Et ces horreurs étaient maintenant aggravé, profondément dans sa mémoire. Ses souvenirs étaient donc souillés. C’est d’ailleurs pourquoi elle s’entêtait tellement à les oublier. Vivre le moment présent, se disait-elle. Ou plutôt fuir un passé. Oui, surtout pour fuir un passé.
Sans vraiment s’en rendre compte, elle le suivit d’un pas nonchalant sans trop savoir pourquoi. Pourtant, elle ne se posait pas de questions, elle n’en avait pas besoin. Car bien vite, son attention se porta plus sur ses paroles, puis finalement sur l’entrée de ces quelques personnes dans la chapelle, qui venait certainement se recueillir à leur tour. Absorbée par leurs mouvements silencieux, leur grand respect des lieux, elle en oubliait presque cet homme, dont elle ne connaissait toujours pas le nom, qui lui fait face. D’un coup, surprise de ses paroles, elle reporta rapidement son attention vers lui. Peut-être n’avait-il pas tort. Elle devait bien chercher quelque chose en venant ici. Elle n’en savait trop rien. Mais elle fut rassurée, d’un coup, au reste de son discourt. Serrant la main qui lui était ainsi tendue, avant de répondre : « Ravie de faire ta connaissance, Ashley. Je suis James. » Elle ne put s’empêcher de sourire, même si au fond, cette normalité lui donnait la nausée. Car elle avait peur de s’y habituer. D’oublier définitivement les horreurs de l’extérieur. Jusqu’à ce que ça la rattrape. Et qu’au final, elle perde, une nouvelle fois, ceux qui lui sont cher. Oui, voilà ce qu’était sa plus grande crainte jusqu’à présent. « Enfin, sache que je prends ton offre est très au sérieux. Donc, si j’ai des questions… » Elle regarde un peu autour d’elle avant d’ajouter calmement : « Ou besoin de réconfort… » Elle rit. « Je te retrouverai. » Peut-être en aurait-elle besoin. Car même si elle riait, à ce moment, elle savait qu’elle n’avait pas encore sa place, au camp. Et peut-être ne l’aurait-elle jamais. Mais, ce n’est pas pour autant qu’elle ne ferait pas d’efforts pour s’intégrer. Et elle fit quelques pas vers l’avant, avant de s’assoir sur l’un de ses longs bancs qui remplissait la chapelle. « Enfin, même si c’était qu’une blague au départ, tu n’as peut-être pas tort. Je devais bien chercher quelque chose en venant ici. Le seul problème, c’est que je ne sais pas quoi. » À sa dernière phrase, elle avait presque murmuré. Comme si elle n’assumait pas de ne pas comprendre ce qui se passait dans sa tête. Que toutes ses idées se mélangeaient jusqu’à ne plus être claires. Elle en avait honte, en fait. Et elle se voilait la face. « Mais bref, ça ne devait pas être très important, sinon je le saurais. » Elle se croyait presque dans ce demi-mensonge. Elle voulait se croire, du moins. Pourtant, elle regretta ses derniers dires. Elle ne savait même pas pourquoi elle avait dit ça. Après tout, elle n’avait pas vraiment envie d’en parler. Encore moins à un inconnu. « Dit, t’es au camp depuis longtemps ? » Si délicat, comme changement de sujet. C’était bien elle ça. Pourtant, sur le coup, c’était la seule chose qui lui était venue à l’esprit. Peut-être aurait-elle mieux fait de se taire, tout simplement.
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ARME DE PRÉDILECTION : ses poings, à défaut de pouvoir porter une arme sur lui au sein du camp, mais il doit bien s'avouer que la sensation d'avoir une arme à feu entre les mains lui procure un plaisir immodéré
ÂGE : 37 ans


MessageSujet: Re: walk on water :: w/james   Sam 29 Oct - 19:09


Elle prend ma main, la serre et se présente elle-même.
« Enchanté, James, » réponds-je avec un sourire.
Je ne vais pas avoir l’audace de lui mettre le nez dans le fait que je connaisse déjà son prénom, de crainte de la mettre plus mal à l’aise ; car derrière son ouverture à la conversation, je ne peux m’empêcher de déceler une petite tension. Par rapport à moi ? Pas sûr, car elle ne semble pas chercher à m’échapper, au contraire : elle palabre, la mignonne, sans trop donner l’air d’être bien certaine de ce qu’elle raconte. Et moi, je l’écoute attentivement, maintenant le contact visuel pour lui laisser voir que ce qu’elle a à dire m’intéresse réellement, sans pour autant l’oppresser d’un regard trop appuyé. J’étire mon sourire quand elle accepte mon offre.
« Ce serait avec plaisir. Quand tu veux. »
Elle m’intrigue. Sa voix chuchotée avec respect pour les lieux, et ce ton léger, malgré la lourdeur latente de la confession qu’elle finit par me faire, un contraste touchant entre la banalité d’une conversation lancée au hasard, et le dénuement d’une survivante perdue dans ses pensées. J’en ai tant rencontrés, des petits oiseaux comme elle, et ce, depuis bien avant le début de l’épidémie.

Sans un mot, je me suis assis à côté d’elle, gardant quelques respectueux centimètres de distance bien que l’envie de la prendre dans mes bras déjà me taraude, mais hors de question de me laisser aller à trop de familiarité. Je détourne le regard un instant, relevant les yeux vers un crucifix qui orne une poutre, réfléchissant à ses paroles dans la nécessité de lui donner une réponse mais, le temps qu’elle me vienne, James a déjà embrayé sur un autre sujet. Haussant les sourcils, je tourne la tête vers elle, puis souris.
« J’étais déjà sur place avant que tout commence. Alors depuis longtemps, ouaip, même si tout est relatif, mais… oui, j’ai l’impression que ça fait longtemps. » Dans un soupir, je regarde à nouveau le crucifix. « Très longtemps, » murmure-je, peut-être plus pour moi-même que pour elle. Mais aussitôt, d’un ton plus décontracté, j’ajoute : « J’suis un vieux d’la vieille ! »
Je ricane, et ma démonstration de gaité attire justement l’attention d’une petite mamie assise trois bancs devant nous et qui me jette alors par-dessus son épaule un œil aussi outré que s’il se posait sur Dracula chillant un dimanche matin dans son église préférée. L’air d’un gamin qui s’est fait prendre à papoter pendant le cour de catéchisme, je lève les paumes et articule silencieusement un « désolé ! » avant de mimer le geste de me zipper la bouche. Je joins alors sagement les mains sur mes genoux tandis que la dame se retourne, sur quoi je donne un petit coup de coude à James et, souriant, lui adresse un clin d’œil complice. Un moment de silence s’installe, pendant lequel je me prends de nouveau à contempler la représentation du Christ.
« Tu vois, » reprends-je finalement, me penchant légèrement vers elle pour qu’elle puisse capter ma voix qui n’est plus qu’un léger bruissement, et mon regard toujours rivé sur le crucifix, « je pourrais peut-être pas éclairer ta lanterne sur ce que t’es venue chercher ici, mais elle en revanche, je sais : le silence. Faut dire que c’est l’un des rares endroits à Sher… à Astoria, où même les râles des morts qui rôdent autour du camp ne viennent pas nous hanter… L’un des rares endroits où on a l’impression que le temps s’est arrêté, et où on se laisse aller à penser que peut-être, quand on ressortira, en fait rien n’aura changé, que tout ça, c’était qu’un mauvais rêve… »
Je marque un temps ; puis, je tourne lentement la tête vers James, mes traits se faisant un peu plus graves, de même que ma voix :
« Mais toi, tu sais que c’est pas un cauchemar et que tout ce qui se passe dehors, au-delà de nos murs, c’est bien réel, et qu’on ne pourra jamais l’oublier, autant qu’on essaye… Pas vrai, James ? »

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STATUT CIVIL : éternelle célibataire, elle était pourtant prête à enfin ouvrir son cœur, avant d’être séparée de celui qu’elle aime. brisée après cette perte, elle a terriblement besoin qu'on l'aide à recoller les morceaux.
ANCIEN MÉTIER : elle étudiait en médecine avant que tout cela commence. elle était aussi serveuse, car sa bourse ne lui permettait pas de payer tous les frais d’enseignement ou encore le coût de la vie.
PLACE DANS LE CAMP : après une semaine dans sa cellule en quarantaine, on lui offre déjà la tâche de veiller sur les autres. ses nombreuses connaissances liées à la médecine lui auront permis de s'assurer un place en temps qu'infirmière. poste bien ingrat, si on l'écoute parler.
ÂGE : elle est jeune, sûrement trop jeune pour tout ça. vingt ans. seulement vingt délicates pétales de fleurs. pourtant cet âge n’est en aucun cas représentatif, vu les horreurs qu’elle a vues et a vécues.


MessageSujet: Re: walk on water :: w/james   Jeu 3 Nov - 2:48

walk on water
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Cette légèreté la surprend à tous les coups. Elle n’arrive pas vraiment à croire que c’est encore possible d’ainsi prendre la vie de cette manière. Aussi gaiement, joyeusement. Il devait bien y avoir un truc. Et pour tout dire, elle serait prête à tout donner pour pouvoir l’utiliser. Pourtant, elle n’arrivait qu’à peine à s’imaginer que cela soit possible. Alors imaginer que ce le soit pour elle, c’était encore pire. Inimaginable. Oui, exactement. Un but qu’on se fixe, en sachant exactement que jamais on ne pourra l’atteindre, et ce même pas dans nos rêves les plus fous. Mais il semblait que pour certain, ce même but soit possible. Et James enviait ces gens. Car perdue dans ses pensées, elle se faisait un peu plus de mal à chaque moment. Elle se sentait réellement coupable. De la perte de ses amis, de Kyle. Oui, voilà. Elle se sentait responsable, et c’était pour ça qu’elle n’arrivait pas à aller de l’avant. Aussi belle elle essayait, aussi bien elle échouait. Lamentablement. Et elle n’en pouvait plus de cette série d’échec qui devenait de plus en plus pesant sur sa conscience. Merde, merde, merde. Je suis fichue. Pourtant, elle était encore là. En pleine forme. Du moins, le plus en forme qu’elle pouvait. Pourtant, elle avait perdu une partie de son âme, en même temps que ces compagnons. Et la partie qui lui restait, elle était prête à le vendre au Diable en échange d’un peu de tranquillité. Qu’il en fasse ce qu’il veut après. Elle ne serait plus à plaindre.
Regardant cette vieille dame visiblement outrée que le calme légendaire de cette petite chapelle soit perturbé par l’homme à ses côtés, James ne put s’empêcher de lever machinalement les yeux au ciel. À vrai dire, elle était un peu surpassée par cette gamme d’émotions qui l’avait traversé pendant ces quelques dernières minutes. Alors elle ne comprenait pas toute l’énergie négative qui était dirigée vers Ashley, assis tout près d’elle. Cette plaie, avait-elle machinalement pensée. Bien qu’elle fût ravie de ne pas l’avoir dit tout haut, autrement elle l’aurait tout de suite amèrement regretté. Puis à partir de ce moment-là un long silence s’installa. Elle voulut dire quelque chose, mais ne sut pas vraiment quoi. Alors elle resta muette, se faisant des films avec son passé… comme à chaque fois qu’elle se perdait dans de longs silences pesant. Elle les fuyait du mieux qu’elle pouvait, ces silences, pourtant, elle avait bien peur que ce soit impossible. Puis finalement, il reprit la parole, alors elle redirigea son attention vers l’homme. Il parla et parla. Encore et encore. Et James en profita. Prit le temps d’analyser chacune de ses paroles avec une attention toute particulière. Avant de prendre une grande inspiration. Puis expirer tout l’air qu’elle venait à peine d’inspirer. Et ce n’est qu’alors qu’elle prit la parole. « Je ne vois pas le monde de cette manière. » Pas vraiment. Enfin, il y avait quelques similarités entre le discourt de cet inconnu, et celui qu’elle avait elle-même, pourtant, impossible de dire qu’il s’agissait de la même chose. « Enfin, comme tu dis, ce qui se passe est bel et bien réel. » Il y avait notamment ce point qui semblait similaire entre les deux. Pourtant, James avait l’impression de ne pas être originale. Après tout, qui ne verrait pas le monde de cette manière, après tout ? « Et j’aimerais bien croire qu’un jour, je me réveillerai, et que tout ne sera que le fruit de mon imagination. Mais non. » Bel et bien réaliste, elle ne pouvait ce faire de faux espoirs de ce genre. C’était bien trop stupide. Et elle avait été bien trop longtemps une stupide enfant. Et c’était le moment que les enfantillages cessent. « Par contre, je sais ce qui se passe c’est bel et bien un cauchemar. » Comment est-ce que ça ne pourrait pas l’être ? Après tout, même dans ses pires cauchemars, il n’y avait pas autant de douleur, et encore moins autant de mort. Alors oui, elle pouvait le dire sans hésitation. « Un cauchemar duquel on ne peut se réveiller. Qui nous consume un peu plus à chaque jour. » Tel un prisonnier au fond de sa grotte. Et aucune issue n’existait. Aucune qu’elle ne connaissait. Si ce n’était la mort. Et pourtant, choisir la mort serait donner raison aux atrocités du monde. « Et moi… Je n’en peux plus. » Faites que ces horribles choses cessent dans son esprit. Car elle était au bord du gouffre.

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ANCIEN MÉTIER : patron d'un club de strip-tease à las vegas qui servait aussi de couverture pour blanchir l'argent de la branche locale d'un cartel de drogue dont il était responsable :: ce qu'il a traduit à son arrivée à astoria par « businessman dans l'import/export de pharmaceutiques, et gérant philanthrope d'un centre d’accueil et réhabilitation pour les femmes de petite vertu »
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MessageSujet: Re: walk on water :: w/james   Lun 7 Nov - 18:08


Je sais que j’ai pris un risque en lui balançant mon discours pseudo-analytique ; les gens aiment rarement quand on se la joue psy de trottoir, surtout après avoir été passés à la moulinette, de gré ou de force, par un vrai psychologue. S’il y avait derrière mes paroles une quelconque tentative de manipulation, je pourrais continuer dans lever un cil mais non : parce que cette discussion me vient du fond de mon cœur d’artichaut, paradoxalement, je culpabilise. Je culpabilise, quand elle me répond finalement sans s’offusquer, de voir son minois se faire contrit, et sa voix plus lasse, épuisée même, sur la fin. C’est moi qui l’ai poussée là-dedans, dans ses retranchements. Si j’avais fermé ma gueule, peut-être qu’elle se serait contentée de continuer son chemin et de vaguement ruminer ses idées noires avant de passer à autre chose mais non, il a fallu qu’elle tombe sur moi. Alors quoi ? J’aurais dû lui sortir le bon vieux « c’est rien, ça va s’arranger » assaisonné d’un sourire Colgate et d’une tape sur l’épaule ? Non, je n’ai jamais été du genre à me voiler la face — et ton laïus dans le confessionnal alors, c’était quoi ? Ahem, maman, ta gueule.

Dans un soupir, je secoue légèrement la tête.
« C’est pas un cauchemar, James. T’as pas à te réveiller : tu l’es déjà. » Je la regarde, ni trop grave, ni trop détaché. « C’est la vie… Enfin, ce qu’elle est devenue. » J’esquisse un sourire en coin. « Et c’est grave la mierda, ça, on est d’accord. »
Je n’ai pas envie de l’emmerder avec un baratin qu’elle a peut-être déjà entendu des dizaines de fois mais c’est plus fort que moi : je ne peux pas non plus la laisser se morfondre sans ne serait-ce que tenter d’alléger quelque peu ses pensées, et tant pis si je dois me planter et repartir avec la queue de mon cheval blanc entre ses grandes jambes ; au moins, j’aurais tendu la main et, peu importe l’issue, elle le restera jusqu’au jour où James acceptera de la prendre, que ce soit aujourd’hui, demain, dans des mois ou jamais.
« Je vais pas te dire que je sais ce que tu vis et ce par quoi tu es passée parce que ce serait me foutre de la gueule du monde : j’ai eu la chance de me trouver à l’abri dès le début, j’ai pas connu la survie à l’extérieur… ou juste, très vite fait, quelques fois. Ou même avant tout ça, dans un certain sens… » À nouveau, je secoue la tête, préférant ne pas m’éterniser sur mon passé. « Mais sûrement pas comme toi. Et comme personne d’autre : chacun son expérience, chacun son vécu. »
Sans appui trop familier, je pose une main sur son bras, tout en ancrant mon regard au sien et en étirant mon sourire, amène mais m’efforçant cependant de ne pas tomber dans le pathos mièvre, par crainte de lui donner la mauvaise idée.
« L’important, c’est ce que tu fais de ça… Maintenant, aujourd’hui et chaque jour qui vient. » Arquant un sourcil, je me fais légèrement plus solennel : « Qu’est-ce que tu veux, James ? Tu veux te laisser consumer ? » demande-je en reprenant ses termes, « Ou bien tu veux te réveiller et tenter de faire de ce monde quelque chose d’autre ? Quelque chose que, si tu n’arrives pas à l’aimer, tu pourras au moins maîtriser ? »
Je retire aussitôt ma main et lève les paumes, reprenant un ton plus léger voire même un brin taquin en feignant l’innocence avec une exagération volontaire.
« T’es pas obligée de répondre, et tu peux même m’envoyer sur les roses, si j’te fais chier. » Baissant les mains, je hoche brièvement la tête et précise, plus sérieux : « Mais j’espère que non. »

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