(flashback) back for good • hamilton fam

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 (flashback) back for good • hamilton fam

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MessageSujet: (flashback) back for good • hamilton fam   Dim 2 Oct - 18:10

 
back for good
Quand t'ouvre les yeux, tu découvres un décors qui t'es familier. Malgré le fait que ta vision soit trouble, tu reconnaît bien les couleurs des murs. Avant aujourd'hui t'avais jamais prit le temps de le regarder. En même temps, tu t'en fiche un peu de la couleur des murs. T'es dans cette pièce qu'une fois par jour et c'est juste pour dormir -même si dormir est un bien grand mot pour toi-. Pourtant, ce matin t'observe ce vert clair qui orne les murs de ta chambre, tu regarde ça comme si c'était capital pour ta survie. Les minutes passent et t'es toujours là, la vision figée sur le mur en face de toi, au bout d'un moment tu finis par apercevoir un visage. Un visage familier. Un visage qui te manque. Celui de ta femme. Elle te sourit. Tu sens alors ton corps réagir, t'as comme l'impression que ton cœur se remet à battre. Tu te laisse envahir par cette agréable sensation que tu ressentais autrefois quand Celina faisait encore parti de ta vie. Mais tout ça ne dure pas. La réalité revient au galop et le visage de ta bien aimée disparaît. Et c'est le retour du vert clair des murs. Le vide et le manque qui te ronge reviennent. T'éprouve le sentiment d'être mort, pourrit à l'intérieur. L'absence de ta femme te dévore sans parler de l'incertitude de la mort de tes fils. Tu ne les oublient pas. Ils sont là, tous les jours de ta vie. Pas une seule seconde ne passe sans que tu te demande ce qu'ils sont devenu. T'es pourtant certain qu'ils sont morts. Et t'es convaincu que c'est de ta faute. Mais au fond de toi, derrière cette âme meurtri, y'a une lueur d'espoir -minime certes mais tout de même- que Jim et Espen sont en vie. C'est cette petite lumière qui te maintient en vie. Tu t'en rends pas compte mais c'est pour tes fils que tu survis.

Les minutes passent et te voilà en bas, dans la cuisine de la maison que tu partages avec certains habitants du camp. Il t'a fallu un effort incroyable pour te lever. D'ailleurs, c'est comme ça tous les jours. Tu te sens parfois comme un robot qui se lève tous les matins pour faire la même chose sans avoir conscience de ce qu'il fait. Il t'arrive même de te comparé à ces rôdeurs te demandant ce que t'as en plus d'eux. Et qu'est-ce qui te rend plus vivant. Tu vas vers le frigo, t'ouvre la porte sachant pertinemment que tu prendras rien dedans. C'est juste un vieux réflexe. Ne trouvant rien, tu fermes la porte puis tu te sers un verre d'eau. Tu le vide d'une traite avant de poser le verre dans l'évier. Tu pars en direction des escaliers quand on frappe à la porte. Tu tourne la tête vers l'entrée, t'attend quelques secondes. A vrai dire, t'hésite à aller ouvrir. T'évite les contacts humains avec les gens du camp par peur qu'il te pose trop de question. Mais cette fois-ci, tu vas ouvrir, tu découvre alors un type dont le visage te dit rien. Du coup, tu le questionne du regard. Il a l'air un peu timide, il finit pourtant par ouvrir la bouche. « Vous êtes bien monsieur Hamilton ? » Tu vois pas trop où il veut en venir, tu te méfie, tu sais pas si tu dois lui mentir ou non. « Oui ? » Ta curiosité te pousse à dire la vérité. « Deux jeunes hommes sont arrivés y'a quelques jours au camp, ils portent votre nom. C'est peut-être de la famille à vous. » A cette annonce, ton visage se décompose. Ça te surprend, t'y crois pas. C'est impossible. Une simple coïncidence. « Comment ils s'appellent ? » demande-tu en fixant ton interlocuteur dans les yeux. Tu vois qu'il hésite, qu'il cherche le souvenir de leur prénom dans sa mémoire mais pour le coup t'es impatient. « Est-ce qu'ils s'appellent Jimmy et Espen ? » dis-tu d'un ton pressant. L'homme en face de toi finit par te confirmer que c'est bien eux. Que c'est bien tes fils. Tu perds pas une seule seconde, t'attrape ta veste et tu cours presque vers les maisons qui servent pour la quarantaine. Tout ça c'est peut-être qu'un rêve, une illusion mais la petite lueur d'espoir qu'il y a en toi veut croire que tout ceci est bel et bien réel. Quand t'arrive devant les maisons, tu te diriges droit sur le garde devant la première, t'es tellement impatient que tu prends pas la peine de lui demander si c'est la bonne maison. D'ailleurs, ce dernier tarde pas à te stopper, te demandant ce que tu cherches. « Jimmy et Espen Hamilton, ils sont où bordel ! » lâche-tu montrant à ton interlocuteur que t'es pas là par hasard. Le garde t'ouvre la porte, tu entres, tu regardes partout à la recherche de tes fils. Tu mets pas à longtemps à les apercevoir. Tu te figes devant le pas de la porte, tu sais plus si t'es dans la réalité ou dans un autre de tes cauchemars. Ils paraissent si réels. Ils te fixent eux aussi. Tu sais pas quoi faire. T'as peur de les voir disparaître, te réveiller dans ton lit et comprendre que c'était qu'un rêve de plus. Faut que tu les touche, que tu vérifies qu'ils sont bien là, en vie. Alors tu t'avance vers eux, tu tends les bras pour les poser sur leurs épaules. C'est là que tu prends conscience que t'es bien là, dans la réalité en face de tes fils. Ils sont vivants. T'en revient pas. Un sourire s'affiche sur ton visage. Tu pensais plus pouvoir sourire comme ça. La joie de les retrouver te submerge, tu trouve rien à dire. Les mots te viennent pas. Du coup, tu les sers dans tes bras. T'as envie de leur dire quelque chose mais t'es incapable de sortir un quelconque son de ta bouche. De toute façon, ça n'a pas d'importance, tes émotions parlent à ta place.
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MessageSujet: Re: (flashback) back for good • hamilton fam   Lun 3 Oct - 0:04

Keegan, Jimmy & Espen
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Nous y sommes enfin, dans ce fameux camp, Jimmy et moi. Nous en avons fait du chemin pour y arriver mais l'important, c'est que nous avons réussis et à présent, nous sommes en sécurité. Enfin, c'est ce qu'ils disent et franchement, je n'ai pas envie de me pencher sur le sujet maintenant. Actuellement, on se trouve dans une maison en quarantaine avec d'autres gens mais pour une fois, je ne fais pas attention à eux. En fait, j'ai du mal à me dire que je vais retrouver une certaine stabilité et à quel point je suis chanceux d'être là, avec mon grand frère alors qu'il est rare de retrouver des proches vivants. Alors tout ce qui compte à l'heure actuelle pour moi, c'est lui. Assis sur une chaise, les mains croisées sur mes genoux, j'observe le type qui nous fait face et qui nous pose des questions. Il nous demande notre nom, mon frère lui répond et je vois l'inconnu froncer les sourcils. « Attendez-ici, je reviens dans quelques minutes. » nous annonce-t-il avant de quitter la pièce. Je jette un regard interrogateur à mon frère, me demandant ce qui se passe mais ni lui ni moi n'avons la réponse et nous allons donc devoir prendre notre mal en patience. De toute façon, où veut-il que nous allons ? On sait très bien qu'on n'a pas le droit de bouger d'ici jusqu'à ce qu'ils nous autorisent à entrer officiellement du camp. Ouais pour une fois, j'ai bien écouté les règles... Mais c'est juste parce que j'aimerai éviter de me faire tuer par un humain. Franchement, ce serait une mort totalement stupide alors qu'il y a des morts-vivants qui ne demandent que mon corps à l'extérieur. C'est les seuls d'ailleurs. Bref.

Me levant de la chaise, je commence à faire les cents pas devant mon grand frère, incapable de rester plus de cinq minutes sans bouger. J'espère que le type ne va pas tarder à revenir parce que je suis à deux doigts de sortir de la maison. Mais non, il faut se tenir correctement blablabla... Pfiou, c'est ennuyant. Un soupir passe la barrière de mes lèvres et enfin, la porte s'ouvre brusquement. Je lève la tête vers cette dernière pour voir qui est le nouvel arrivant et mes yeux se posent sur... mon père. Mon propre père. Mes mains tremblent, les battements de mon cœur s'accélèrent brutalement et mon corps est incapable d'un quelconque mouvement alors que la seule envie que j'ai, c'est de me jeter dans ses bras pour avoir la preuve qu'il est bel et bien là, devant mon frère et moi. Pour tout avouer, j'ai du mal à y croire même si je n'ai jamais douté des capacités de survie de mon père mais... Mon grand frère, puis mon père. J'ai toujours espéré de retrouver ma famille réunie un jour malgré l'épidémie. Je l'ai toujours rêvé et nous sommes presque au complet. Presque, parce qu'il manque ma mère mais elle doit être ici. Elle doit être avec notre père, c'est évident. S'il y a bien quelqu'un capable de la protéger de toute cette merde, c'est lui. Alors quand notre père nous prend dans les bras, je ne peux m'empêcher de sourire à mon tour tout en lui rendant son étreinte. « J'arrive pas à y croire ! » Je m'exclame, laissant éclater ma joie au grand jour. Je ne peux pas faire autrement à vrai dire, même si certaines personnes n'ont certainement pas envie de voir une famille réunie devant leur yeux quand la leur est fichue. Mais là, je ne peux que faire passer mon bonheur avant le leur parce que j'ai retrouvé ma famille. Et de toute façon, je ne sais pas cacher mes émotions. Puis je ris. Je ris parce que je suis heureux et que je ne pouvais pas rêver mieux. « On a réussi, on est tous vivants ! » J'ajoute avec soulagement et comme à chaque fois que je parle, sans réfléchir avant. Pas une seule seconde, je me dis que ma mère est morte ou qu'elle n'est pas ici. Pas une seule. Peut-être que j'aurais dû. Histoire de me protéger, de ne pas me faire de faux espoirs pour finir par être déçu. Même si j'aime profondément mon père, j'ai toujours été plus proche de ma mère et j'ai besoin d'elle, besoin de la voir aussi, de la serrer dans mes bras et de lui dire à quel point elle m'a manqué. Mais pour l'instant, je savoure les retrouvailles avec mon père et mon grand frère ; c'est tout ce qui compte.

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MessageSujet: Re: (flashback) back for good • hamilton fam   Lun 3 Oct - 5:55

Keegan, Jimmy & Espen
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Je me sens soulagé. C'est bizarre, je ne sais pas trop ce que ça va donner ici. Si nous sommes réellement en sécurité, si c'est vraiment une bonne idée... Mais c'est toujours mieux que l'extérieur, non ? En tout cas, je pense à mon frère et je préfère le savoir ici, que dehors entouré de rôdeurs. Cela fait environ cinq mois que je l'ai retrouvé, cinq mois que nous avons vécu à l'extérieur ensemble et je vivais dans la peur qu'il lui arrive quelque chose, au moins ici, je serais certainement moins apeuré. Nous nous trouvons dans une maison entourés d'autres personnes, assis sur une chaise, mon frère et moi sommes en face d'un type qui nous pose plusieurs questions et nous demande diverses choses, à commencer par notre nom. « Hamilton. Jimmy et Espen Hamilton. » lui répondis-je en lançant un rapide coup d'oeil vers mon frère. Il a l'air soulagé et c'est tout ce qui compte pour moi. Mais lorsque je repose mon regard sur cet homme et que je le vois froncé les sourcils, je ne peux être totalement serein. Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi il regarde son papier de cette manière ? Mais lorsque je m'apprête à lui poser la question, il nous annonce d'attendre ici quelques minutes. Bordel... Ça ne me rassure pas du tout. Ou peut-être que je suis parano mais je vois bien qu'à la seconde même où j'ai prononcé notre nom, son attitude à changer. Je reste silencieux, mon regard posé sur mon petit frère qui commence à faire les cent pas.

Il ne tient pas en place, il n'y arrive pas. Il est inquiet très certainement et j'aimerais le rassurer mais je n'ai aucune envie de lui mentir, honnêtement, je ne sais pas ce que ce type nous veut et nous ne pouvons même pas bouger d'ici. Et voilà qu'il continue de marcher, et souffle même. « Espen... Tu es stressant. » dis-je d'une petite voix. Oui c'est un peu une façon de lui demander d'arrêter ça, parce que je commence à ne plus être patient du tout, je veux que ce type revienne et vite. Mais une fois ces mots prononcés, la porte s'ouvre brusquement et lorsque je relève ma tête dans cette direction. Mon corps se paralyse, mon visage se décompose, mon cœur se met à battre beaucoup trop rapidement pour que je puisse réfléchir correctement. J'ai l'impression de voir un fantôme, une nouvelle fois, comme quand j'ai retrouvé mon petit frère parce que oui. C'est notre papa qui se tient devant nous. « Papa... » dis-je dans un souffle, peut-être que je suis entrain de rêver et que la voix de mon petit frère qui me dit qu'il s'agit juste d'un inconnu va me sortir de là mais non. J'ai bien du mal à le réaliser, j'ai toujours eu un léger espoir au fond de moi mais il fallait que je fasse face à la  réalité : même si mes parents étaient en vie, jamais je n'allais les revoir. Cet endroit me rassure d'autant plus. Non seulement je peux protéger mon petit frère mais en plus, je retrouve mon père ! Je commence à sourire avant de me lever rapidement de ma chaise et de me diriger vers lui, il nous prend dans ses bras tandis que mon frère s'exclame qu'il n'arrive pas à y croire. Moi non plus, je n'y arrive pas. Je savoure ce moment et le serre fort contre moi, mon deuxième bras entourant le corps de mon petit frère. Je me sens tellement heureux, et encore plus lorsque j'entends mon petit frère éclater de joie. Je souris grandement, lâchant un « J'y crois pas... Tu.. Tu m'as tellement manqué. » J'ai toujours été proche de mon père, pas comme Espen l'était de maman... Elle le surprotégeait et j'ai beau avoir été très proche de mon père, nous n'avions pas eu la même relation. J'aime énormément ma mère mais j'ai toujours été plus proche de lui, c'est comme ça. Tout comme Espen a toujours été plus proche de notre maman. Il se met d'ailleurs à rire, rire assez communicatif d'ailleurs puisque je souris encore plus, et il nous dit que nous avions réussi. Nous sommes tous vivants. Sans cesser de sourire et de mes yeux brillants dû aux larmes de joie qui m'étaient montées aux yeux, j'acquiesce. Il a raison. Du moins je pense. Je repose mon regard sur mon père, n'en revenant toujours pas de ce qu'il se passe. « Maman est là ? Elle est en sécurité elle aussi ? » Je doute fortement qu'ils se soient séparés, et si mon petit frère a raison, si nous avions réussi. Elle est sûrement là et en réalité, à cet instant je m'attends à tout sauf une mauvaise réponse de sa part, je suis persuadé qu'elle est ici. Je me dis qu'une bonne nouvelle n'arrive jamais seule et que rien ne pourra gâcher ce moment. Tout ce que j'attends, c'est une réponse positive de sa part afin de craquer de soulagement, concrètement, je ne pourrais pas rêver mieux. J'ai peut-être posé la question trop vite mais je ne m'en rends pas compte. J'ai retrouvé mon frère, et maintenant, mon père est là. Ma mère est sans doute là également, je n'ai jamais été aussi heureux.

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MessageSujet: Re: (flashback) back for good • hamilton fam   Lun 3 Oct - 23:27

 
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Tu te rends pas compte. Tes fils. La chair de ta chair. Ils sont là. Juste devant toi. C'est pas un rêve, ni une illusion. Ils sont en vie, ils ont survécu. Tu sais pas comment tout ça a pu se produire. T'as aucunes idées de comment ils ont échapper à la mort jusque là. Mais tu remercies les Dieux -s'ils existent- de te les avoir ramener. Tu retrouves ta famille, un bout de ta vie d'avant. Ça te fait chaud au cœur. Y'a comme une partie de toi qui se réveille. Elle était endormi jusque ici. Tu la pensait disparu en même temps que la fin du monde. Mais non, elle était juste là, caché derrière ta carapace brisée. T'es si proche de tes fils que tu sens leurs cœurs battre tout aussi vite que le tien. Ça te fait d'autant plus sourire. T'éprouve quelque chose que t'avais pas ressenti depuis bien longtemps. Cette émotion t'envahit, t'as envie de leur dire que tu les aimes, qu'ils t'ont manqués, que tu les lâchera plus. En fait, tu veux leur dire tellement de chose. Comme si tu voulais rattraper le temps perdu. Tes pensées s'affolent, tout va trop vite dans ta tête. T'en oublie presque de profiter. De simplement te laisser aller. A quoi bon réfléchir ? T'auras tout le temps de le faire plus tard. Alors tu les sers un peu plus contre toi. Ils sont là, vivant, à tes côtés. C'est tout ce que tu retiens.

Votre étreinte se termine sur l'éclat de joie de ton fils, Espen. Sa joie est communicative. Vous êtes tous les trois là à vous sourire, à vous retrouvez. Tu t'écarte d'eux à contre cœur mais tu veux pas les étouffer. Aucuns de vous trois ne semble réaliser ce qu'il se passe. Contrairement à toi, eux deux trouvent la force d'ouvrir la bouche. Dans un sens ça t'arrange parce que tu savais pas comment engager la conversation. Et puis les mots te venaient pas. Trop d'émotion d'un coup. Encore une fois, il se passe trop de truc dans ta tête, t'es déboussolé. Alors tu prends une longue inspiration histoire d'alimenté ton cerveau en oxygène. Espen se met à rire. Tu peux pas t'empêcher de sourire encore plus en le voyant faire. Tu regarde ensuite Jim  qui sourit lui aussi. T'as les larmes aux yeux devant ce spectacle. C'est le genre de moment que t'avais rêver. Même si dans tes rêves, il y avait Celina. « On a réussi, on est tous vivants ! » lâche Espen, le sourire aux lèvres. C'est là que tu sens la fissure en toi s'ouvrir un peu plus. Tu perds l'espace d'une seconde ton sourire. Si seulement c'était vrai. Si seulement. Tu te rappelle alors que t'es le seul à savoir que ta femme est morte, qu'elle s'est tirée une balle dans la tête devant toi. Pourtant, tu te remets à sourire, tu veux pas leur montrer que tu sais la vérité. « Je pensais ne jamais vous revoir. » tu lâches tes premiers mots. T'as trop de chose à dire, tu sais pas par où commencer. Et c'est tout ce que tu trouves à dire. « Vous m'avez tellement manquer. » Tes paroles sonnent comme un soulagement. Comme si tes mots étaient coincé dans ta gorge depuis quelques minutes et qu'enfin, t'arrivais à les dire. Tu souris à nouveau regardant tour à tour Jim et Espen. « Maman est là ? Elle est en sécurité elle aussi ? » te demande ton fils, Jim. Tu laisse un silence s'installer. Tout se précipite dans ta tête. T'es paniqué, tu sais pas quoi faire. T'as envie de tomber à genoux devant en eux, leur dire que t'es désolé, que leur mère est morte à cause de tes conneries. Mais au lieu de ça, tu sors un mensonge. « Non... » Tu prends une longue inspiration sans même leur adresser un regard. « Elle a disparue, je sais pas où elle est. » finis-tu par dire en les regardant à nouveau. Tu leur mens pour pas les perdre. Qu'est-ce qu'ils penseraient de toi s'ils savaient que le suicide de leur mère, c'est en parti de ta faute ? Tu viens tout juste de les retrouver, tu veux pas les voir partir à nouveau. Tu te frottes les yeux pour pas fondre en larme. « Je suis désolé. » tu dis ça en fixant Espen parce que tu sais qu'il était proche d'elle puis tu pose ton regard sur Jim. Tu t'en veux déjà pour ce que tu viens de faire mais tu te voyais mal leur apprendre la mauvaise nouvelle. Et puis t'as bien trop peur les deux seules personnes qui te maintiennent en vie.
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MessageSujet: Re: (flashback) back for good • hamilton fam   Mar 4 Oct - 1:45

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Chacun savoure ce moment de retrouvaille presque inespéré et mon sourire ne s'efface pas de mon visage. Si cela ne tenait qu'à moi, je serai capable de me mettre à sauter partout mais pour une fois, je tente plus ou moins de me tenir. Je n'ai plus qu'une hâte à présent : sortir de la quarantaine et pouvoir recommencer une nouvelle vie au camp avec mon grand frère et mon père. Les avoir prêt de moi, c'est mon plus cadeau depuis l'épidémie. Mon père nous dit qu'il pensait ne jamais nous revoir et que nous lui avons manqué, et mes yeux brillants répondent pour moi. A moi aussi, il m'a manqué. Jimmy a toujours été le plus proche de notre père et même si je n'ai jamais eu la même relation avec de dernier, il compte énormément pour moi et je ne peux pas m'imaginer sans lui non plus. Mon père menait sa propre entreprise d'une main de fer, mon frère était sur le point de rentrer dans la police scientifique et moi... moi je ne foutais rien à l'université parce que cela ne me plaisait pas. Quelque part, j'ai toujours eu peur de le décevoir à cause de cela, de ne pas être à la hauteur comme mon frère et lui. A mes yeux, Jimmy a toujours été le plus doué et intelligent de nous deux. La preuve, il a réussi à s'en sortir, même seul face aux rôdeurs ce que je suis incapable de faire. Et sans lui, je serai mort.

Puis Jimmy pose la question qui me brûlent les lèvres depuis nos retrouvailles pour savoir où est notre mère. Directement, mon visage se lève vers celui de mon père pour analyser une quelconque réaction, pour avoir une réponse. Un silence s'installe entre nous et je commence à redouter la réponse. « Non... » Mon cœur rate un battement, mes jambes tremblent, menacent de me laisser tomber à tout moment et je crains la suite des paroles de mon père. Mais pour moi, il est impossible de m'imaginer que ma mère puisse être morte. Je n'ai jamais réussi à m'imaginer sans elle et en fait, cela ne m'est même pas venu à l'esprit. Même après l'édépimie parce que cela a toujours été une évidence que nous serons réunis au complet un jour ou l'autre. « Elle a disparue, je sais pas où elle est. » nous annonce mon père et un nœud se forme dans ma gorge. Je suis incapable de dire quoi que ce soit pour le moment et je lutte contre moi-même pour ne pas m'écrouler. Elle a disparu. Elle n'est pas morte. Simplement disparue. C'est ce que je dois me répéter plusieurs fois dans ma tête pour garder mon calme. Mon père nous dit qu'il est désolé en me regardant et je hoche la tête en silence. Qu'est-ce que je suis censé dire au juste ? Ce n'est pas comme si c'était de sa faute. Je sais très bien que mon père ne l'aurait jamais abandonné. Ils s'aiment, n'est-ce pas ? Et certes, je ne connais rien à l'amour mais je suis persuadé qu'ils s'aiment assez tous les deux pour ne pas se laisser tomber à la moindre difficulté. Pour autant, je n'ai pas envie de lui demander ce qui s'est passé. Je souhaite uniquement garder en tête le fait qu'elle va bientôt nous rejoindre. Machinalement, je serre le bras de mon grand frère à l'aide de ma main ; et ce simple geste trahi ma peur mais je refuse de croire au pire. Affronter ce monde, ce qu'il est réellement, ce serait ma perte. Je le sais pertinemment et c'est pour cette raison que je préfère me voiler la face. Et je continuerai de le faire car c'est ma seule raison pour survivre encore depuis la mort de mon meilleur ami. « Elle nous rejoindra. » dis-je en baissant instinctivement le ton de ma voix comme si tout le monde pouvait nous entendre alors que personne ne nous écoute autour de nous, qu'ils sont tous concentrés sur d'autres occupations. « Elle m'a promis qu'elle serait toujours là. » Ma voix tremble plus que je ne le voudrais et je détourne le regard, incapable d'affronter celui de mon père. « Et elle a toujours tenu ses promesses, vous l'savez. » Peut-être qu'il me trouve stupide de croire à ce point-là à son retour, je n'en sais rien. Mais me rappeler cette promesse qu'elle m'a faite un jour me donne de l'espoir. Elle ne peut pas m'abandonner. Nous abandonner. Elle est encore là, quelque part, et je l'attendrais... même des années s'il le faut.

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MessageSujet: Re: (flashback) back for good • hamilton fam   Mar 4 Oct - 21:23

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Je me trouve dans les bras de mon père, mon papa. Il est là, mon frère est là. J'ai tellement du mal à y croire mais en même  temps, c'est réel. Je ne rêve pas et je suis avec eux. Ce sentiment de joie qui m'a envahi depuis plusieurs secondes maintenant et que je ne pensais pas retrouver ne cesse de s'accroître. Mon père nous dit alors qu'il pensait ne jamais nous revoir et que nous lui avons manqué, sa voix. J'en ai la chair de poule. J'ai l'impression de ne pas l'avoir entendu depuis un siècle et en même temps, jamais je ne l'ai oublié. Je souris d'autant plus. Nous sommes tous réunis, enfin presque, c'est pour cette raison que je veux me rassurer en demandant à mon père si maman est avec lui. Le silence me fait froid dans le dos, j'ai peur de ce qu'il va me dire et mon sourire s'efface peu à peu, je ne m'attendais pas à une mauvaise nouvelle mais là... J'ai bien peur que ça soit le cas. Et oui, il nous répond négativement. Maman n'est pas là. Je jette un regard vers mon frère tandis que mon père continue en nous disant qu'il ne savait pas où elle était. Ils ont certainement dû être séparer lors de la panique, moi même j'ai été séparé d'eux, de mon frère, je me suis retrouvé seul avec Mandy. Aucun son n'arrive à sortir de ma bouche, il faut dire que tout se passe très vite, nous sommes au camp, mon père est vivant, avec nous, ma mère a disparue... Alors je regarde de nouveau mon petit frère lorsqu'il serre mon bras. Je le connais par cœur, je sais qu'il a peur, qu'il est inquiet tout comme moi mais je sais aussi à quel point il a besoin de maman. Il a toujours eu besoin de maman. Il brise alors le silence en disant qu'elle nous rejoindra. Je le vois positif et ça m'étonne assez, mais ce n'est pas une mauvaise chose après tout. Il ne faut pas se dire qu'on ne la reverra plus jamais... Le ton de sa voix baisse et il continue en nous disant qu'elle lui avait promis qu'elle serait toujours là. Une partie de mon cœur se brise, de voir mon frère dans cet état et même s'il ne perd pas espoir, je sais qu'il souffre. Et d'une voix tremblante il nous dit que maman tient toujours ses promesses. Mon visage se décompose, mes sourcils se froncent. Je me sens soulagé mais mal. Très mal. Pourtant je finis par répondre « Oui... Oui. » Sois plus convaincant que ça Jim, allez ! « J'étais tout seul et je t'ai retrouvé. » commencé-je en regardant Espen avant de regarder à nouveau mon père « … Et maintenant tu es là. Il n'y a pas de raison. » Je me rassure oui car j'ai espoir. Et puis, je veux surtout rassurer mon petit frère, et mon père aussi... C'est plus fort que moi. « Si elle entend parler du camp, elle nous rejoindra, elle doit se douter que nous sommes ici. » J'en ai aucune idée, strictement aucune idée mais je ne vais pas me dire qu'elle ne reviendra jamais, que je ne vais plus jamais la serrer dans mes bras, qu'elle fait, elle aussi, uniquement partie de ma vie passée. Non, elle a juste disparue. Disparue, rien de plus. Rien est perdu. Je passe alors de nouveau mon bras autour de mon petit frère comme pour appuyé mes propos et pose mon regard sur lui. « Je suis certain qu'on la retrouvera. » J'espère qu'il le pense réellement, si on perd maman, je ne sais pas comment ça va finir pour lui. Pour moi. Pour nous. Je regarde de nouveau mon père. Je ne veux pas lui faire de mal, je ne sais même pas s'il a espoir, lui aussi. Et puis ça reste nos retrouvailles nous ne pouvons rien faire, alors d'un mince sourire, j'ajoute rapidement  « Je ne pensais pas qu'on allait te trouver ici. » C'est vrai ça, j'étais tellement pré-occupé à l'idée de mettre mon frère en sécurité, que je ne me suis pas dit une seule seconde que je pourrais retrouver des personnes, encore moins mon père. « Tu sais que j'ai retrouvé Espen dans une maison entourée de rôdeurs avec une batte de baseball ? » Mon sourire s'élargit, tandis que je lance un regard amusé vers mon frère « Mais il s'en est très bien sorti quand même. » Et ce n'est pas que de la chance, pour moi. J'espère sincèrement qu'il réussira à ne pas s'effondrer, à ne pas perdre espoir. Maman reviendra, je le sais. Et je veux que mon frère en soit lui aussi persuadé.
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MessageSujet: Re: (flashback) back for good • hamilton fam   Mar 11 Oct - 16:11

 
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Tout est parfait. Ce moment est parfait. Tu t'attendais pas à ça en te levant ce matin. Tu pensais pas que tu retrouverais tes fils ici. Le nombre de possibilités pour que ça arrive se comptent sur les doigts d'une main. A vrai dire, tu sais pas ce que tu as fais pour mérité ça. Tu sais pas comment interprété ce signe. Est-ce que c'est un cadeau que le destin a décidé de te faire ? Ou est-ce que c'est un simple coup de chance ? Tu sais pas. Tu sais rien mais tu as pas envie de te poser la question maintenant. Tu verras ça plus tard. C'est pas le moment de te remplir la tête de questions inutiles, non tu veux profiter d'eux. Alors tout souriant tu les regarde tour à tour, tu ne trouve pas les mots. Heureusement pour toi, tes fils prennent la parole mais très vite ce que tu redoutais se produit. Ils te demandent tous les deux où est leur mère. Tu fuis leur regard, tu as les larmes qui te montent aux yeux parce que tu connais la triste vérité. Tu finis par leur dire qu'elle a disparu, que tu as aucune idée d'où elle peut être. Oui, tu leur mens. Pire que ça, tu nourris l'espoir qu'ils ont de retrouvé leur mère en vie. Tu mens aussi à toi-même. Sa mort, tu t'en est toujours pas remit. Les images de son suicide te hantent mais tu refuse d'y croire. Tu te souviens de ses dernières paroles. Tout ça est gravé dans ta mémoire. C'est indélébile. Tu ne passe pas une journée sans y penser. Est-ce qu'un jour tu te feras à l'idée que ta femme est morte ? Tu n'en sais rien pour le moment.

A peine tu leur apprend que tu ne sait pas où est leur mère, tu poses ton regard sur ton plus jeune fils. Il a toujours été très proche de sa mère, elle la souvent surprotéger. De nombreuses fois vous vous êtes engueulez à propos de ça. Son visage perd son sourire, tu le vois agripper le bras de son grand frère. Tu poses à ton tour ta main sur son épaule en t'excusant. Tu cherches à lui montrer que tu es là, tu veux le rassurer. Il a toujours été plus fragile que Jimmy. D'une voix plus douce, tu l'entends dire que leur mère -ta femme- vous rejoindra. Il ajoute même qu'elle a toujours promit d'être là. Sa voix est tremblante. Tu te sens complètement brisé à l'intérieur. Tu ressens de l'impuissance face à la situation qui se produit. Détournant le regard, il finit par dire qu'elle a toujours tenu ses promesses. Tu baisse la tête cachant ton émotion, ta souffrance. Tu penses au moment où ils apprendront que tout ça n'était qu'un mensonge et qu'ils se rendront compte que si leur mère est morte, c'est à cause de toi. Un silence s'installe alors. Tu cherches en toi la force de répondre. Dis quelques chose Keegan. Tu veux trouver les bons mots, ceux qui les aideront à se sentir mieux mais rien ne te vient. Par chance, Jim se lance. Tu relève la tête vers lui. Il tente de vous rassurez disant que si Celina entend parler du camp elle viendra vous y retrouver. A nouveau, la blessure que tu portes depuis plus d'un ans s'ouvre un peu plus. Tout ça parce que tu connais la vérité. Ton cœur se déchire. Tu regrettes d'avoir dit un tel mensonge mais il est trop tard pour revenir en arrière. Jimmy te regarde avec un léger sourire. « Je ne pensais pas qu'on allait te trouver ici. » Te dit-il. Tu te raccroche à cette phrase aussi banale soit-elle pour ne pas craquer et t'effondrer devant eux. C'est vrai après tout. Tes fils sont en vie. Tu n'as pas perdu toute ta famille. Il te reste encore une raison de te battre pour survivre. « Tu sais que j'ai retrouvé Espen dans une maison entourée de rôdeurs avec une batte de baseball ? » ajoute-t-il, amusé. Tu regardes Espen avec un fin sourire. Jamais tu n'as douté des capacités de tes fils mais pourtant tu n'es pas surprit de savoir que ton plus jeune fils a eut certaines difficultés pour survivre. Heureusement pour lui, la chance a toujours été de son côté. Si ce n'était pas la chance c'était sa mère ou son frère. « Mais il s'en est très bien sorti quand même. » finit-il par dire. Un sentiment de soulagement reprend le dessus écrasant la tristesse qui t'envahissais. « J'espère que les quelques après midi à jouer au baseball ensemble t'ont aidés ? » tu lâche ces quelques mots à Espen. Quand il était plus jeune, il t'arrivais de passer une après-midi avec Espen a tenté de le faire taper dans une batte. Ça n'a jamais été son truc. Tu avais beau essayé à plusieurs reprises de lui expliquer les règles, il n'y accordait pas plus d'importance que ça. Pourtant, tu aimais partager ces moments avec lui. « Heureusement que vous vous êtes trouvés, vous avez toujours été plus forts à deux. » dis-tu en regardant, cette fois, Jimmy toujours avec ce léger sourire.
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MessageSujet: Re: (flashback) back for good • hamilton fam   Ven 14 Oct - 1:15

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Je sais très bien que je devrais penser un peu plus rationnellement. N'importe qui, dans une situation comme celle-ci, devrait être capable de se rendre compte de la réalité histoire de s'assurer une survie convenable. Depuis l'épidémie, je fais tout le contraire de ce que devrait faire quelqu'un qui souhaite vraiment survivre dans un monde pareil mais c'est ma façon de tenir. Avoir de tels obstacles aurait dû me faire prendre en maturité et en responsabilité mais au lieu de cela, je reste bloqué dans mes illusions comme un gosse têtu. Alors je ne perdrai jamais espoir de revoir ma mère, quoi qu'il puisse arriver. Et mon grand frère qui confirme mes paroles m'aide à m'ancrer un peu plus cette idée-là dans la tête : elle va nous rejoindre et tout sera comme avant... avec juste des morts-vivants autour de nous. Mais une fois réunis, nous serons invincibles. Parce que nous nous connaissons par cœur et qu'il ne peut en être autrement. Alors quand il passe un bras autour de moi tout en disant qu'il est certain qu'on la retrouvera, je ne peux que sourire parce que j'y crois et je me rattache à cet espoir. J'aimerai que mon père y croit aussi, qu'il nous le dise mais je ne peux pas lui demander cela. C'est lui le plus terre à terre dans cette pièce, et c'est lui qui connaît notre mère mieux que personne. J'espère juste au fond de moi qu'il n'a pas déjà fait son deuil, qu'il n'a pas laissé tomber.

Puis mon grand frère change de sujet et raconte notre rencontre à notre père, et je détourne le regard avant de soupirer sans pour autant que mon sourire quitte mes lèvres. Une batte de baseball... c'est ridicule. « T'aurais pu faire croire que je suis devenu un tueur de zombie hors pair quand même... » Je murmure à l'égard de mon grand frère alors que mon père est juste là et peut très bien m'entendre. Bon, c'est peu crédible mais depuis le temps que nous nous sommes pas vus, mon père aurait peut-être pu le croire. Je ne sais pas pourquoi mais même encore maintenant, j'ai cette envie de l'impressionner, de lui prouver que je peux faire les choses par moi-même de temps en temps. Mais à quoi bon faire semblant alors qu'il se serait rendu  compte par lui-même une fois sorti de la quarantaine que je suis toujours le même boulet de service ? « Disons que je me suis amélioré pour le baseball maintenant, il faudra rattraper le temps perdu. » Je réponds en observant de nouveau mon père face à moi, ayant toujours du mal à réaliser qu'il est bel et bien là. Le sport, ça n'a jamais été mon truc... n'importe lequel. Mais qu'est-ce que je ne donnerai pas pour revenir à ces moments passés, pour pouvoir véritablement en profiter. « Comment c'est, dehors ? » Je demande brusquement à mon père en faisant référence au camp. Oui, on n'est arrivé il y a peu ici mais je n'ai qu'une hâte : découvrir à quoi ressemble Astoria. Depuis le temps que j'en entends parler... et j'ai cru que ce n'était que des rumeurs, parce qu'on ne peut jamais être sûr même si dans les comics, il y a toujours des camps de survivants. « Est-ce que les gens sont sympas ? Est-ce qu'il y a de la pizza ? Est-ce qu'il y a des types barraqués comme dans les comics qui surveillent les alentours ? » J'enchaîne chacune de mes questions en vitesse sans trop laisser le temps d'en placer une à mon grand frère et mon père. Puis je me rends compte de ce que je viens de dire et j'ajoute en vitesse : « Euh... et des filles aussi. » Est-ce que je suis en train de m'enfoncer dans ma propre connerie alors que ma phrase n'avait rien de suspect au premier abord ? Oui, exactement. Bon, autant continuer comme si de rien n'était maintenant. « J'ai essayé d'harceler le type qui s'occupe de nous mais il ne veut rien me dire et je crois que j'embête Jim à ne pas réussir à tenir en place. » J'ajoute ces quelques mots en jetant un bref coup d'oeil à mon frère, toujours à mes côtés, prenant mon air le plus innocent possible. Est-ce que je suis un peu trop enthousiaste pour un camp de survivants ? Oui, sûrement. Auparavant, j'aurais sûrement été aussi surexcité en apprenant qu'on partait en vacances. Maintenant, la moindre chose qui paraît un temps soit peu confortable et sécurisant me satisfait même si, dans un coin de ma tête, j'ai toujours cette idée que cela ne peut pas durer éternellement. Mais à l'heure actuelle, tout ce qui m'importe, c'est de pouvoir recommencer à vivre avec mon père et mon grand frère.

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MessageSujet: Re: (flashback) back for good • hamilton fam   Mar 18 Oct - 15:19

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J'ai toujours du mal à y croire et il faut dire que ça fait beaucoup de choses à enregistrer. Nous sommes enfin au camp, ça me paraissait tellement.. surréealiste de me dire qu'un camp nous attendait, que mon frère allait enfin être en sécurité et que je pourrais certainement dormir sur mes deux oreilles (du moins, presque) ensuite, une fois ici, tout se passe plutôt bien. Au début (et peut-être encore maintenant) je pense tout de même qu'il y a anguille sous roche et c'est à ce moment là que papa débarque, notre père, ici, en vie, avec nous. Il y avait combien de chance pour que ça arrive ? Alors oui, en l'espace d'une seconde j'ai cru que maman était ici aussi, mais non, ils ont dû se séparer de force, ou j'en sais rien mais je ne me morfonds pas car je connais maman, si elle entend parler du camp, elle viendra. Ne serait-ce que pour nous retrouver car elle devinera facilement que nous sommes ici. Enfin, en tout cas, je garde espoir. Après tout j'ai bien retrouvé mon petit frère et papa, pourquoi je ne retrouverais pas maman ? Alors je le fais d'autant plus comprendre en remarquant que mon frère a certainement besoin d'entendre ça, oui car il est aussi convaincu que moi, de toute façon, ç'a toujours été maman et lui. Et je n'ai aucune envie qu'il soit malheureux, papa et moi sommes là pour lui.

Je décide de changer de conversation, déjà parce que c'est nos retrouvailles et je n'ai aucune envie qu'on se morfond tous ensemble, mais aussi mon côté protecteur qui ressort. Je veux protéger mon petit frère mais aussi mon père, il ne le montre peut-être pas tant que ça mais sa femme n'est pas avec lui et je sais qu'il en souffre énormément, je ne sais pas s'il a encore espoir mais peut-être que Espen et moi, nous lui avons redonné. Après tout, si ses fils reviennent, pourquoi pas maman ? Je plaisante un peu en disant que j'ai retrouvé Espen avec une batte de base-ball, dans une maison entourée de rôdeurs. Précisant tout de même qu'il s'en était très bien sorti et c'est la vérité. Il me dit même que j'aurais pu faire croire qu'il est était devenu un tueur de zombies hors paix. J'acquiesce avec un fin sourire, oui j'aurais pu, pour rire... Mon père lui dit alors qu'il espère que leurs après-midi base-ball l'ont aidé. Je pense que oui, enfin moi, j'ai toujours été très sportif, je jouais au base-ball avec mon père mais pas si souvent que ça en fait... Nous faisions autre chose, je pense que le base-ball, c'était quelque chose qu'ils partageait tous les deux. Espen demande alors à papa comment c'est dehors, je pose mon regard sur ce dernier. Bah oui j'aimerais savoir moi aussi, et il est capable de nous répondre alors bon... Après je suppose que c'est toujours mieux que là d'où nous venons, on ne va tout de même pas se plaindre. Je n'ai même pas pensé à ça, dans tout ça : Comment c'est, ici ? À Astoria ? Mais là mon petit frère enchaîne vite en lui demandant cette fois-ci comment sont les gens, s'ils sont sympas, s'il y a de la pizza, il demande même s'il y a des types baraqués qui surveillent, comme dans les comics. Je fronce quelque peu les sourcils en reposant mon regard sur Espen, ajoutant même de manière peu délicate, "les filles aussi". Je fronce d'autant plus les sourcils. Il parle à une vitesse folle, j'ai quasiment rien compris. Mais bon, ça doit avoir un rapport avec le fait que je ne l'ai jamais vu avec une fille, je veux dire, embrasser une fille ou je ne sais pas. Il parle tellement vite et tellement maladroitement... quoi qu'il en soit je réponds « Il ne veut vraiment rien nous dire, ce type. » rebondissant sur les paroles de mon petit frère lorsqu'il avoue à mon père qu'il a harcelé de questions le type qui s'occupe de nous, je ne fais pas attention à ce qu'il a essayé de dire auparavant, mais c'est du Espen tout craché pas besoin de chercher plus loin. « Et pourtant tu sais... Quand Espen harcèle de questions, il ne fait pas les choses à moitié. » Bien-sûr que oui il le sait, la preuve, il vient de le faire juste avant ! Ça ne pouvait pas mieux illustrer mes propos, et lorsque mon frère lui dit qu'il m'embête à ne pas savoir rester en place, me lançant même un clin d'oeil. Je lui réponds avec un fin sourire « Non ce n'est pas vrai... » Non il ne m'embête pas parce que mon frère ne m'embêtera jamais, j'hausse cependant les épaules et ajoute « Tu es juste stressant et incapable de te tenir, c'est tout. » Mon sourire se transforme en un sourire amusé bien que c'est la vérité, Espen le sait très bien.
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MessageSujet: Re: (flashback) back for good • hamilton fam   Ven 21 Oct - 18:18

 
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Un peu plus d'un an te sépare de la dernière fois où tu as vu tes fils. Tu prends alors conscience que tu vas devoir rattraper ce temps perdu. Tu te rend aussi compte que tu ne sais plus comment t'y prendre. Tu as perdu l'habitude d'être un père, tu as l'impression que tu ne sais plus ce qu'il faut dire, ce qu'il faut faire. Tu n'es même pas sûr d'avoir été capable d'être un bon père mais ce que tu sais c'est que tu n'étais pas aussi manche que tu l'es à cet instant même. Les mots ne te viennent pas aussi naturellement qu'avant. Tes phrases sont maladroites. Tes fils ne semblent pas s'en rendre compte pourtant toi tu te sens complètement nul. Encore plus maintenant que tu as osé leur mentir. Tu le regrettes mais c'est trop tard. De toute façon, tu ne tiens pas à gâcher ce moment que vous partagez.
Plus les secondes passent et plus tu te rend compte qu'ils ont changés physiquement. Espen a grandit, son visage est moins enfantin qu'il l'était quand vous vous êtes perdu. La ressemblance avec sa mère est de plus en plus flagrante. Tu regarde ensuite Jimmy qui a changé aussi. Son visage a l'air plus marqué par les mois de survie qu'il a vécu. Mais il a toujours ce sourire, il ne l'a pas perdu. Ça te conforte dans l'idée qu'ils n'ont peut-être pas tant changé que ça. Psychologiquement parlant. Finalement tu es peut-être le seul à t'être vu changer. Il faut dire que tu as survécu seul pendant de long mois. Tu essaye de redevenir l'homme que tu étais depuis que tu es arrivé ici mais ce n'est pas chose facile. Tes fils ont eu la chance de survivre à deux. L'union fait toujours la force. Et avec eux c'est d'autant plus vrai. Tu regrettes simplement de ne pas avoir été à leurs côtés et d'avoir pu les aidés.

Voilà que tu apprends comment les deux se sont retrouvés. Jimmy a retrouvé son petit frère dans une maison entourée par des rôdeurs une batte de baseball à la main. Tu souris en l'écoutant. Puis Espen marmonne quelque chose en détournant le regard. Tu lui décroche alors que vos après midi à jouer au baseball lui ont certainement servi. Il te répond qu'il s'est amélioré. Tu gardes ton sourire repensant au fait qu'il n'aimait pas jouer au baseball, qu'il n'aimait pas le sport en général. D'ailleurs, tu trouvais ça bien dommage, tu aurais voulu qu'un de tes fils partage la même passion que toi pour le baseball mais aucuns des deux n'en était fan. Les yeux toujours rivés sur Espen, tu finis par lui répondre. « Ils n'ont pas de terrain de baseball mais on trouvera autre chose. » Vous avez tous les trois du temps à rattraper et vous en avez bien conscience. Même si tu as perdu la main même si a l'impression de ne plus savoir comment agir comme un père, tu veux retrouver des moments de complicité. Espen te demande comment c'est dehors puis rapidement il te pose une multitude de question sans que tu es le temps de répondre. Tu l'observe donc en silence. Il finit par te demander s'il y a des filles ici. Tu fronce légèrement les sourcils ne comprenant pas le rapport que cette question peut avoir avec le reste. Il ajoute une dernière chose sur le fait qu'il a demander à la personne qui s'occupe d'eux mais qu'il ne leur a rien dit. Tu te souviens du manque total d'infos quand tu étais toi aussi en quarantaine. Tu avais posé quelques questions sans vraiment avoir de réponses, tu avais finit par abandonné. Jimmy insiste sur le fait que personne ne leur répond. Tu comprends leurs inquiétudes, tu étais tout aussi inquiet en étant ici le premier mois. « Et pourtant tu sais... Quand Espen harcèle de questions, il ne fait pas les choses à moitié. » te dit-il, chose à quoi tu réponds d'un signe de tête en regardant Espen une nouvelle fois puis tu repose ton regard sur Jim. « Non ce n'est pas vrai... Tu es juste stressant et incapable de te tenir, c'est tout. » conclu-t-il en réponse aux propos de son petit frère. Toi, tu regardes la pièce où vous vous trouvez puis tu invites tes fils à s'asseoir sur un des lits. « Vous êtes en sécurité ici. Vous avez pas à vous inquiétez. » commence-tu en les regardant tour à tour. « S'ils ne vous disent rien, c'est par mesure de sécurité. Mais vous êtes à l'abri maintenant. Je suis avec vous, il ne peut plus rien vous arrivez. » tu prononce ces mots avec le plus de conviction possible. Le camp n'est pas parfait, il a subit des attaques mais tu ne veux pas les effrayés ou leur rappeler que peu importe l'endroit où ils seront, il y aura toujours un risque. Mais ce camp reste encore l'endroit le plus sûr qu'on vous aviez.
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MessageSujet: Re: (flashback) back for good • hamilton fam   Ven 28 Oct - 23:08

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Je sais que je parle trop. Beaucoup trop même. Et je m'en rends compte alors que je débite toutes mes questions les unes après les autres sans trop laisser le temps à mon grand frère et mon père d'en placer une. Mais c'est plus fort que moi, j'ai envie de savoir comment c'est dans le camp avant de sortir de la quarantaine. Si j'étais courageux (ou suicidaire), je tenterai sûrement de sortir la nuit en croyant échapper à la surveillance du camp pour voir par moi-même mais disons que maintenant que je suis arrivé sain et sauf (et sans trop de blessures) à Astoria, ce serait bête de faire une connerie et de me mettre en danger volontairement à cause de ma curiosité trop poussée pour mon propre bien. Heureusement, mon grand frère enchaîne après mes paroles pour préciser que le type qui s'occupe de nous ne veut rien nous dire alors que je l'ai quand même harcelé... Bon, Jimmy n'a pas dit ce mot-là mais je suis sûr qu'il le pense fort parce que le pauvre type en avait plein la tête en m'entendant, cela se lisait sur son visage. J'espère qu'il ne va pas demander à quelqu'un d'autre de le remplacer à cause de moi quand même, je suis habitué à le voir même s'il ne parle pas maintenant ! Quoi que, peut-être qu'une autre personne pourrait répondre un peu mieux à mes questions.. Perdu dans mes propres pensées, je réagis de nouveau quand Jimmy ajoute que je suis stressant et que je ne sais pas tenir en place. Un sourire vient prendre place au coin de mes lèvres et je hoche la tête, parfaitement conscient de ma personnalité. On aurait pu croire que l'épidémie allait me faire changer, que j'allais devenir un peu plus calme... Mais non, pas du tout. Je suis toujours le même, pour le futur malheur des résidents du camp. « Oui mais c'est pour cette raison que je suis ton petit frère préféré ! Bon en même temps, j'suis le seul donc tu n'as pas trop le choix mais t'as compris ce que je voulais dire. » Je réponds en regardant mon frère avant de tourner de nouveau mon attention vers notre père qui nous invite à s'assoir sur le lit, ce que je m'empresse de faire. Pour une fois que je n'ai pas de raison de marcher partout dans la maison en attendant de sortir d'ici... Ce dernier nous dit alors qu'on est en sécurité ici, qu'il est avec nous, qu'il ne peut plus rien nous arriver et ces paroles me rassurent. Je sais que je peux le croire, lui faire confiance. Après tout, c'est mon père et pour moi, c'est évident que tant qu'on restera ensembles, en famille, tout ne peut qu'aller mieux peu importe ce qui peut se passer dans le futur. « Sûr qu'il ne pourra rien nous arriver ! En même temps, vue ta carrure, personne ne doit avoir envie de te chercher des noises ici alors en sortant de quarantaine, je vais hurler partout que je suis le fils Hamilton pour être sûr que personne ne veuille me jeter aux rôdeurs parce que je suis incapable de me tenir en place et que je parle trop. » dis-je avec naturel d'un ton amusé, toujours avec ce même sourire sur le visage. Non mais c'est vrai, quoi ! Franchement, si ce n'était pas mon père et que je le croisais dans la rue, je changerai de trottoir. Et tout en prononçant ces quelques mots, je donne un coup de coude à mon frère à mes côtés en référence à ces propos de tout à l'heure. Ce que ça fait du bien de se sentir heureux... Il n'y a pas de meilleure sensation et je suis content de pouvoir la connaître de nouveau sans avoir à me mentir à moi-même pour une fois, à me cacher pour ne pas laisser tomber et survivre. « Je pari que je vais être le fils Hamilton préféré du camp. Prépare-toi à la grande bataille, Jim. Et là, à la suite de mes paroles, tu dois t'imaginer une musique épique à la Game of Thrones. » dis-je d'un ton faussement sérieux en plissant les yeux tout en observant mon grand frère, essayant d'avoir l'air menaçant. Quitte à ne pas savoir ce qui nous attend dehors, autant spéculer sur autre chose histoire de se changer les idées.

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MessageSujet: Re: (flashback) back for good • hamilton fam   Sam 29 Oct - 18:52

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Autant l'apocalypse a changé énormément de personnes, autant mon frère lui, est resté fidèle à lui-même. Toujours a beaucoup trop parlé, ce n'est pas un mal, pas du tout même. Heureusement qu'il est là, Espen, même si je le taquine en lui disant qu'il est incapable de se tenir, c'est vrai, nous le savons tous. Il me dit alors que c'est pour cette raison qu'il est mon frère préféré, je pouffe légèrement. Déjà ce n'est pas comme si j'avais le choix, c'est vrai quoi, j'ai qu'un petit frère alors bon... Mais il a quand même raison, Espen est mon petit frère préféré. Fort heureusement papa finit par nous rassurer en nous disant que nous sommes en sécurité ici, je l'ai cru, je l'ai espéré mais entendre notre père nous le dire est une libération. On sait qu'on peut lui faire confiance, qu'avec lui, il nous arrivera plus rien. D'ailleurs il ne tarde pas à nous le dire, à nous rassurer de nouveau tandis que je suis ma famille et prend place moi aussi sur le lit. Je souris doucement tout en lançant un rapide regard vers mon frère qui a l'air tout aussi soulagé que moi. Mais ce dernier enchaîne aussitôt en confirmant ses dires, ajoutant même que vue la carrure de papa, personne ne doit vouloir lui chercher des noises. Je ne peux qu'être d'accord... D'ailleurs il dit même qu'il ne va pas se gêner de crier partout qu'il est le fils Hamilton par mesure de sécurité, quelle bonne idée. J'hoche doucement la tête, lâchant un léger ricanement « Ou le frère Hamilton. » dis-je pour plaisanter, puis reprends plus sérieusement « Non franchement, pourquoi j'ai pas la carrure de papa moi ?! » Je regarde un instant mon corps, ah bah on ne peut pas le nier... Je n'ai pas sa carrure, mais Espen non plus ! La nature est parfois mal faite... Bon je ne vais pas me plaindre, au moins, je sais me défendre et puis au pire des cas... Je cours vite. Mais voir mon père et mon frère avec ce sourire me fait me sentir étonnamment bien, on pourrait même croire qu'il n'y a aucun zombie dehors, que maman nous rejoindra dans les minutes qui viennent avec un de ses fameux gâteaux. Mais non, c'est bien la triste réalité, pourtant, retrouver ma famille me fait un bien fou. Il faut savoir savourer les petites choses et ça, je l'ai appris depuis que ces saletés ont envahis la planète, alors imaginez-vous, retrouver ma famille... Je ne peux pas être plus heureux qu'à cet instant. Espen vient me sortir de mes pensées en me disant qu'il sera le fils Hamilton favori, je prends un air faussement choqué, toujours avec ce même sourire dessiné sur les lèvres. Il me dit de me préparer à la bataille, me parlant même de Game Of Thrones au passage, je vous jure, celui-là... « Tu sais Espen, si mamie me donnait pas de bonbons à moi c'est parce que je préférais ses gâteaux, arrête de croire que tu es le favori. » Plaisanté-je quelque peu, ça me fait du bien de retrouver cette complicité bien qu'avec mon frère, notre relation n'avait pas changé... Mais la situation elle, oui. Je regarde mon frère et continue « Papa, dis-lui. » Je sais que je suis chanceux d'être né dans cette famille, car même si certains frères se détestent, se bagarrent, se font la misère avec mon frère, ça n'a jamais été le cas. Oh on s'est déjà disputé plus d'une fois, mais on s'en ai jamais réellement voulu, ça n'a jamais été très loin. Nous étions heureux tous les quatre. Proches de nos parents, on s'aimaient très fort et ça fait du bien de voir que malgré tout ça, malgré cette tragédie, rien n'a changé.   « Et puis... Ce n'est pas moi qui ait presque foutu le feu à la cuisine en voulant réchauffer un des plats de mamie... » dis-je doucement, un fin sourire amusé dessiné sur le coin des lèvres, faisant référence à la fois où Espen avait littéralement failli mettre le feu. Je me vois encore rentré dans la cuisine, en panique, lui demandant ce qu'il se passait. Papa n'était pas là, je ne sais même pas s'il était au courant... Oups.
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MessageSujet: Re: (flashback) back for good • hamilton fam   Jeu 3 Nov - 2:48

 
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Tu commence petit à petit à comprendre, à réaliser. Tes fils sont devant toi. Tu pensais les avoir perdu définitivement mais non. Tu les retrouvent ici. Par un pur hasard finalement. Tu peux pas t'empêcher de les regarder tour à tour comme s'ils étaient la huitième merveilles du monde. T'as sûrement les yeux qui pétillent. On voit sûrement que t'es de nouveau réanimer par quelque chose. Que ton regard n'est plus vide. Même toi tu ressens quelque chose que tu pensais perdu à tout jamais. Tes fils ont toujours été important. Ils ont toujours eu une place immense dans ta vie. Tu as fait de ton mieux pour être là pour eux. Avant l'épidémie, t'étais pas un père parfait mais tu faisais tout pour. Tu penses avoir été assez présent pour eux. Si ce n'était pas toi, c'était ta femme. Elle a été la meilleure mère qu'ils pouvaient avoir. Rien ne te fera dire le contraire.

Tandis que tes fils se demandent comment c'est dehors, tu les fais s'asseoir sur les lits qui sont à côté. Tu prends une longue inspiration avant de tenter de les rassurer. Cet endroit peut paraître étrange. On peut se méfier. Tu t'es méfier. Surtout les premiers temps. Tu te demandais comment tout ça avait pu tenir aussi longtemps. T'avais peur de tomber sur un camp dont le chef était un type fou allié qui fracasse des crânes à coups de batte de baseball. Ça ne t'aurait pas vraiment étonné. Bref, tu trouvais tout ça un peu trop vrai pour être réel mais t'as finis par comprendre que les gens ici cherchaient juste à recrée une vie normale. Ou l'illusion d'une vie normale. Et ça te suffit pour le moment d'autant plus maintenant que tes fils sont ici. Tu sens que tu vas pouvoir retrouver ta vie d'avant. Même s'il manque quelque chose. Une présence. Celle de ta femme.
Tout juste as tu prononcé ces quelques paroles rassurantes qu'Espen répond sur un ton amusé. Il te dit que rien ne pourra nous arrivez au vu de ta carrure. Puis il enchaîne sur le fait qu'il dira à tout le camp qu'il est ton fils. Tu peux pas t'empêcher de sourire en le voyant comme ça. Ce ton amusé est contagieux, tu souris devant son amusement. Jim prend la parole te demander pourquoi il a pas ton physique. Tu le regarde, tu hoche doucement les épaules avant de lui dire. « Tu as mon intelligence, fils. » Tu lui souris puis ajoute « Pour ce que ça vaut. » Il est certain qu'aucuns de tes fils n'a ta carrure mais tu n'as pas toujours été quelqu'un d'imposant, c'est venu au fil des années. Espen enchérit en continuant de taquiner son frère. Il lui révèle qu'il sera le fils Hamilton préféré du camps. Jim lui répond tout de suite. T'écoute à moitié. Tu es juste là à les regarder simplement. L'espace d'un instant tu oublies tout ce qu'il se passe autour. Les rôdeurs. La fin du monde. Tout. Tu te laisse juste aller dans cette sensation de bonheur qui t'enveloppe depuis quelques minutes. Voir que tes fils n'ont aucunement perdu leur complicité te réjouis. C'est tout ce que tu voulais. Cette apocalypse n'a pas retirer la complicité qu'entretenait tes enfants et c'est une bonne nouvelle. « Papa, dis-lui. » Tu repose ton regard sur Jimmy, tu hoches la tête positivement sans trop savoir à quoi tu réponds. « Et puis... Ce n'est pas moi qui ait presque foutu le feu à la cuisine en voulant réchauffer un des plats de mamie... » ajoute Jim doucement avec un léger sourire. Tu plisse les yeux quelques secondes, les regardant tous les deux tour à tour. « Attend, c'était toi ? » dis-tu en fixant Espen. « Enfin vous deux ? » tu te reprends en les fixant tous les deux. Tu te souviens alors de ce jour où tu es rentré chez toi et que ça sentait le cramer dans toute la villa. Celina t'avais dit que la femme de ménage avait fait brûler le repas. Tu n'avais pas chercher plus loin. « Maman avait accuser la femme de ménage ! » Tu lève alors les yeux au ciel prenant conscience de ta naïveté. « J'y crois pas. » Tu lâche un léger ricanement, sans t'en rendre compte. Tu finis par reposer ton regard sur tes fils. « Je suppose que c'est vous aussi qui avez casser le vase de mamie ? » Tu les interroge toujours avec un léger sourire, t'es pas là pour les engueuler. De toute façon, c'est trop tard pour faire ça. Tu veux simplement rire avec eux. Partager quelque chose.
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MessageSujet: Re: (flashback) back for good • hamilton fam   Mar 8 Nov - 21:36

Keegan, Jimmy & Espen
Back for good



Ce que j'aime dans nos retrouvailles, c'est qu'on parle de tout et de rien, comme avant, comme si l'épidémie ne nous avait pas touché alors que si. Cette dernière est bel et bien là, nous ne pouvons malheureusement pas l'effacer et la preuve en est, notre mère n'est malheureusement pas encore là pour discuter avec nous. Mais il faut se focaliser sur le présent, pour le moment. Et je refuse de perdre espoir de toute façon. Surtout que je n'ai aucune idée de quand je sortirai en quarantaine avec mon frère (à vrai dire, même si on me dit tel jour, j'ai perdu toute notion du temps depuis plus d'un an et la seule manière de savoir à peu près où nous en sommes, c'est le temps et le ciel) et si mon père pourra nous rendre d'autres visites. Est-ce qu'elles ont une durée spécifique, d'ailleurs ? J'espère que le type ne va pas venir chercher notre père tout de suite même si je me doute bien que cela ne peut pas durer éternellement.

Quand Jimmy se plaint de ne pas avoir la carrure de notre père, je lui lance un sourire moqueur avant de lever les yeux au ciel. D'accord, il a un corps de lâche... Oh ça va, moi aussi j'en ai un ! Mais au moins, lui, il a une taille normale. Enfin, il est grand quoi. Plus grand que moi déjà même si ce n'est pas vraiment compliqué visiblement, ou alors j'ai cette impression là parce que tout le monde autour de moi dépasse mes 1m73. Déjà que j'ai une tête de gamin, alors si la taille ne suit pas... Alors si quelqu'un doit se plaindre de ses gênes entre nous deux, c'est bien moi. Et en plus, notre père renchérit en disant qu'au moins, il a hérité de l'intelligence. Et moi alors ? Je me penche alors vers mon grand frère et lui murmure à l'oreille suite aux paroles de notre père : « Il dit ça uniquement pour te faire plaisir. ». Puis je retrouve ma place initiale, toujours avec ce même sourire au coin des lèvres. Ne vous méprenez pas, ce n'est pas de la jalousie mais notre relation a toujours été ainsi. On se taquine sans méchanceté et à vrai dire, je ne me rappelle même pas d'une fois où nous nous sommes vraiment disputés au point de ne pas se parler pendant plusieurs jours. Puis j'enchaîne en disant que je vais devenir le fils préféré Hamilton et sûrement que j'aurais dû me taire parce que Jimmy vient de balancer que c'est moi qui ai failli mettre le feu à la cuisine un jour en voulant réchauffer un plat de notre grand-mère. J'entrouve les lèvres dans le but de répliquer mais au lieu de cela, aucun son ne sort alors que mon père me demande si c'était bien moi ce jour-là. Quelqu'un de rationnel assumerait pleinement, en rigolerait même parce que de toute façon, vue la situation, cela ne sert à rien d'engueuler quelqu'un pour une connerie qui s'est déroulée dans le passé mais... je ne suis pas du tout une personne rationnelle alors je m'imagine déjà avoir une leçon de moral sur comment marche les objets électriques qui composent une cuisine même si mon père se met à ricaner. Vous croyez que je suis rassuré pour autant ? Pas du tout ! « Il n'y a aucune preuve pour ces accusations et je ne parlerai qu'en présence de mon avocat. » dis-je en levant les mains d'un air innocent. « Et le vase de mamie, c'est la faute de Jim ! » Je balance aussitôt, oubliant soudainement que j'avais prévu de prendre un avocat imaginaire. « Il ne voulait pas qu'on sorte dehors pour essayer la trottinette électrique alors je l'ai essayé à l'intérieur et... et voilà. » Est-ce que  je suis en train de m'enfoncer ? Peut-être un peu, oui. Mais concrètement, si Jim avait accepté ma proposition, le vase serait toujours intact à l'heure actuelle ! « C'est pourtant le rôle du grand frère de faire attention au plus petit quand les parents ne sont pas là... » J'ajoute ces quelques mots avec un sourire en coin pour mon frère car il sait très bien ce que je pense vraiment. S'il n'avait pas été là ces derniers mois, je serai sûrement mort et je lui suis entièrement redevable. « Mais ne t'inquiètes pas papa, c'est du passé maintenant. Ici, on se tiendra correctement. Pas vrai, Jim ? Plus de trottinette électrique ni de plat réchauffé. » Sincèrement, je n'ai aucune idée de comment les choses vont se dérouler ici mais je me doute qu'il y aura beaucoup moins de temps pour rire, faire des conneries, comme avant. C'est sûrement ce qui va me manquer le plus mais il faut s'y faire.

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MessageSujet: Re: (flashback) back for good • hamilton fam   Mer 9 Nov - 22:31

Keegan, Jimmy & Espen
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On pourrait avoir l'impression que rien a changé, qu'il n'y a pas eu cette apocalypse, je savais que je n'allais pas perdre cette complicité avec ma famille mais ce moment qu'on partage actuellement, j'en avais cruellement besoin. J'en oublie presque qu'il y a une tonne de zombies dehors, après tout nous sommes en sécurité ici, non ? Et puis nous sommes tous les trois. Je voulais simplement mettre mon frère en sécurité mais en retrouvant mon père dans ce camp, je suis définitivement sûr que rien ne pourra nous arriver, à Espen et moi. Et maintenant, me voilà presque en train de râler parce que je n'ai pas hérité de la carrure de mon père. Je sais qu'il n'a pas toujours été aussi costaud, merci maman de m'avoir montré des vieilles photos ! Mais quand on nous regarde Espen et moi... Clairement, on peut voir la différence. Bon même si Espen reste la petite crevette de nous deux, ce qui me fait sourire. Mon père me dit qu'au moins, j'ai son intelligence, flatté, je lance un regard satisfait à Espen qui me répond rapidement qu'il dit ça pour me faire plaisir. Je sais qu'il plaisante, notre relation a toujours été faite ainsi. Alors je lui lance un regard faussement offensé. Regardez-moi ce jaloux là! Mon sourire amusé lui, ne s'est toujours pas effacé. Tellement amusé par la situation que je commence à balancer, oui oui, cette fois où Espen a failli mettre le feu à la cuisine. Mon père ne le savait pas puisqu'il a l'air étonné et nous dit que maman avait accusé la femme de ménage... La pauvre. Je pouffe légèrement tandis que mon frère reprend en disant que je n'ai aucune preuve, comme si j'en avais besoin ! Il oublie que notre père nous connait mieux que personne et qu'Espen est bel et bien capable de mettre le feu à la cuisine juste en réchauffant un plat. Puis très vite mon père nous parle du vase de mamie mais avant que je n'ai le temps de dire quoi que ce soit, mon frère prend la parole en disant que c'est de ma faute. Je pars alors au quart de tour, toujours d'un ton amusé cependant  « Quoi ?! » dis-je surpris. Ce n'était même pas moi ! Mais très vite il reprend en disant cette fois que c'est de ma faute parce que j'avais refusé de sortir pour essayer la trottinette électrique.  « Eh, je ne t'ai jamais dit de l'essayer à l'intérieur ! » continué-je, comme pour me défendre. Non mais je rêve, celui-là, il en perd pas une. Et il continue en disant que c'est pourtant le rôle du grand frère de surveiller le petit lorsque les parents ne sont pas là... Je sais ce qu'il pense réellement, c'est d'ailleurs pour cette raison que je pouffe de nouveau. Non mais écoutez-le... Nous savons tous les deux que je le surveillais, bon... D'accord des fois on en profitait pour faire des bêtises tous les deux mais on était jeunes, aussi ! Nous avions cachés tellement de choses aux parents... Bon, ce n'était pas des choses très grave mais quand même, on couvrait les conneries de chacun. Et puis là, Espen rassure papa en lui disant que c'est du passé et qu'on se tiendra à carreaux ici. Pas de trottinette ni de plat réchauffé, en même temps... Ça risque d'être compliqué. Et en posant cette fois-ci mon regard sur notre père, j'ajoute « Faut pas l'écouter, tu sais très bien qu'il trouvera toujours un moyen de faire une connerie... » Bon j'exagère et ils le savent tous les deux. Je lance un rapide regard vers mon frère avant de reprendre, plus doucement comme pour éviter qu'on nous entende « Ça fait longtemps que tu es ici ? » Moi ? Essayer de le questionner sur sa vie au camp ? Pas du tout... Je sais que nous ne pouvions pas avoir d'informations pour le moment, mais ce n'est qu'une simple question. Et je ne sais même pas si mon père est ici depuis le début ou s'il est ici que depuis trois semaines.
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