this time you're the prey. [Cain]

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 this time you're the prey. [Cain]

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MessageSujet: this time you're the prey. [Cain]   Jeu 6 Oct - 11:10

Superviser, surveiller. Des journées qui se ressemblaient, pour la plupart. Les nouveaux arrivants à Astoria cherchaient rarement à enfreindre les règles et à semer le bazar, bien au contraire. C'était en général tranquille. Trop tranquille. Cela lui rappelait ces premières journées en tant que flic, à parcourir les rues de Seattle sans autre but que de coller des PV ou aider les vieilles dames à traverser la rue. C'était inintéressant, pas ce pour quoi elle avait signé. La seule différence était qu'aujourd'hui, cela ne lui disait plus rien d'échanger sa place. Elle pourrait aller travailler au local des armes, faire partager son savoir dans le domaine du sport, aller braver le danger pour nourrir et entretenir cette population de fortune. Mais non. Sans se voiler la face, la brune n'avait pas envie de se mettre face à la réalité du monde. Elle ne voulait plus de ces nuits d'insomnie à regarder le plafond et se demander à quoi bon. Le nombre de rôdeurs augmentait de jours en jours, les rares médecins qui auraient pu trouver un remède miracle étaient probablement tous morts. Ils étaient finis. Tenter de sauver les meubles durerait peut-être sur une ou deux générations, mais pas plus. Si ce n'était pas par le virus, c'était par le désespoir que les hommes crèveront.

Mais aujourd'hui, Iris a d'autres idées en tête. Plus sombres, plus mauvaises. Elle a entendu parler d'un revenant à Astoria, un type parti de lui-même près d'un an plus tôt. Un type qui, selon l'avis général, n'avait plus sa place dans le camp. Un type qui aurait pu être respecté et respectable s'il avait ravalé sa fierté et n'était pas parti dans son coin. C'était lui, qu'elle cherchait à travers le secteur de quarantaine. Détachée de ses collègues, silencieuse, elle parcourait ce bout de village restreint, cette prison paisible. Pas beaucoup fréquentée, ces derniers temps. Égoïstement, la jeune femme pensait que c'était tant mieux : les équipes de ravitaillement devaient déjà partir bien trop loin pour trouver des vivres, rajouter des bouches à nourrir, ce n'était que raccourcir la durée de vie d'Astoria.

Et finalement, à force d'informations, elle finit par savoir exactement où le trouver. L'excuse est marmonnée pour pénétrer dans la maison, le prétexte inutile finalement. Elle a tous les droits d'être ici pour un peu qu'elle aille s'assurer que tout se passe bien. Des nouveaux nerveux qui ont vite fait de se bagarrer. Trois nouveaux jouent avec un vieux jeu de cartes dans le salon, la regardent comme si elle pouvait leur apporter une excellente nouvelle, un droit de sortie, n'importe quoi. Il n'en est rien, elle gravit les escaliers, discrète. La grande chambre aménagée en dortoir fait un piège parfait, il n'y a pas non plus de témoins. Le voir endormi, c'est presque trop beau pour être vrai. Sourire mauvais aux lèvres elle se glisse sur le côté du lit, puise dans toute sa hargne pour soulever le matelas, le repousser vivement de la carcasse métallique qui sert de lit. Le corps assoupi glisse, est le premier à se fracasser la gueule par-terre. C'est aussi jouissif que répréhensible. Mais elle s'en fout pas mal, renverse le matelas sur Cain. « Astoria était un camp militaire jusqu'à il y a pas si longtemps. Alors, t'attends quoi ? J'dois t'emmerder pour que tu fasses ton lit au carré ? » Elle le méprise, du haut de son mètre 57. Lui à terre, elle peut au moins se vanter d'avoir cet avantage. L'avantage d'avoir toutes ses libertés dans ce camp aussi, contrairement à lui. S'il pensait que la quarantaine était une mise à l'épreuve, cela deviendrait un parcours de santé comparé à l'accueil qu'Iris comptait bien lui réserver.
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STATUT CIVIL : Son cœur appartient au Seigneur. Il appartient aussi à une femme mais seule la concernée le sait.
ANCIEN MÉTIER : Il était aumônier militaire. Prêtre et militaire donc.
PLACE DANS LE CAMP : Pasteur. La place lui était toute attribuée et ce dès son arrivée au camp. Il aurait pu mettre ses autres capacités au service du camp mais même si on lui avait proposé, il aurait très probablement dit non. Aujourd'hui, l'arrivée d'Echo l'a obligé à accepter de faire autre chose en plus et il a finalement été désigné comme "homme à tout faire".
ARME DE PRÉDILECTION : Sa foi, mais quand elle ne suffit pas, son Sig Sauer P226 fait l'affaire.
ÂGE : 36 années passées sur cette planète mais physiquement, il est difficile de deviner son âge : il fait à la fois plus vieux et plus jeune, un véritable paradoxe à lui tout seul.


MessageSujet: Re: this time you're the prey. [Cain]   Jeu 6 Oct - 16:09



« On va se faire une partie de carte, tu veux jouer ? »

Je tourne lentement mon visage vers celui qui ose me poser la question, vers celui qui n’a toujours pas compris que non, je n’a pas envie de jouer à leur putain de jeu de cartes. Plusieurs fois qu’il me demande, plusieurs jours de suite et la réponse est toujours la même. Je ne sais pas, il doit être bouché et tout simplement con puisqu’à chaque fois je lui dis non mais il revient à l’attaque, c’est plus fort que lui. Je le fusille du regard, n’ouvre même pas la bouche : mon simple regard suffit à dire « non » en fait. Il m’observe un moment avant de s’éloigner, visiblement enfin vaincu. Pour aujourd’hui en tout cas. Je soupire et me frotte le visage avant de me tourner vers mon camarade de chambre quand je l’entends rire. Lui, c’est le seul que je supporte. Non, pas seulement. Ce n’est pas que je le supporte : c’est que je l’apprécie en fait. Faut dire qu’il me fait tellement penser à mon grand… J’ai été honnête, je lui ai dit qu’il me rappelait mon fils et il a semblé ne pas mal prendre la chose, au contraire. Il a même fini par décrocher ses premiers mots avec moi alors qu’il n’avait parlé à personne, pas même à celui qui était venu l’interroger. Ce truc qui était bloqué a fini par se débloquer, je ne sais pas trop comment, je ne sais pas si j’y suis pour quelque chose mais il a ouvert la bouche, s’est mis à parler et même si j’ai conscience qu’il n’a pas tout dit, ni à moi, ni aux autres, il est sur la bonne voie. C’est bien pour lui parce que ça veut dire qu’il va bientôt sortir. Il va sans doute sortir avant moi.

« Au lieu de te marrer, t’as qu’à aller jouer.
- Non merci. »

Un sourire. Il est aussi sociable que moi.

Je me laisse retomber sur le lit. Je n’en peux plus d’être ici. J’ai eu des visites mais on ne peut pas dire que ces visites étaient particulièrement amicales. C’est sûr que ça aurait pu être pire mais ça aurait pu être mieux aussi. Le temps passe tellement lentement que ça en devient presque insupportable. Je dors beaucoup. En même temps, vu que je ne me mélange pas aux autres, il n’y a pas grand-chose à faire à part dormir. Au moins, ça a le mérite de faire reposer ma jambe. Le jeune aussi se repose. Faut dire qu’il était tellement amaigri à son arrivée. Il l’est encore mais il reprend du poil de la bête au fil des jours. Le silence s’installe, je crois qu’il s’est endormi. Je ne tarde pas à le suivre. C’est le choc de me retrouver au sol qui me réveille brutalement. Surpris, j’ouvre les yeux alors que je laisse échapper une exclamation de douleur (mon nez a rencontré le sol en premier avec une telle force que je sens le sang couler de ma narine droite). Je n’ai pas le temps de porter ma main à mon nez et de reprendre mes esprits que je sens quelque chose de lourd se renverser sur mon dos. Il ne me faut pas longtemps pour compendre que c’est mon matelas qu’on vient de me jeter dessus. Qui ? Pas besoin de repousser le matelas car la voix s’élève rapidement. Je la reconnaîtrais entre mille cette voix : Iris. Iris qui me balance qu’Astoria était un camp militaire avant et qu’il faut que je refasse mon lit au carré. Je balance le matelas par terre et relève mon visage vers elle tout en reniflant et en essuyant le sang avec ma main. Je la fixe un instant en restant assis par terre avant de me redresser. Je prends appui sur ma jambe valide car l’autre a encore du mal à supporter totalement mon poids.

Puis, je la toise de toute ma hauteur.

« Toi, tu voudrais me forcer à faire mon lit au carré ? » je lui demande en haussant un sourcil. « Vas-y, fais-toi plaisir qu’on rigole un peu. Je m’emmerde comme un rat mort ici. »

Un regard sur le côté vers le lit du jeune qui est vide. Finalement il a dû se décider pour les cartes pendant que je dormais. Je reporte mon regard sur Iris. Je ne vais pas le dire, là, d’entrée, surtout vu la façon dont elle vient de me réveiller et en plus j'ai cette foutue fierté mal placée mais en fait, je suis content de la voir. Vraiment content.

« Tu réveilles toujours les gens comme ça ? Parce que ça se fait pas tu sais. Un peu plus et tu me cassais le nez. »

Je la joue léger mais ça risque de ne pas passer si facilement que ça. Son regard brille d’une lueur pas très amicale. Pourtant, on était amis. Enfin, il me semble. Oui, on était assez proches et… Oui, bon, je suis parti. Sans lui dire.

Le coup du matelas renversé est une petite vengeance méritée en fait.



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MessageSujet: Re: this time you're the prey. [Cain]   Dim 9 Oct - 17:07

Debout, face à l'autre. C'est saisissant, cette hésitation qui la prend. Elle a fait une entrée fracassante, peut se vanter d'avoir explosé quelques vaisseaux sanguins. Mais qu'est-ce qu'elle va lui faire maintenant qu'il est devant elle, à la surplomber avec ce sourire narquois ? Difficile de décider. Lui en foutre une, essayer de faire saigner autre chose que son nez, le faire passer par la fenêtre, écourter son séjour dans le camp. Tout ça, juste pour s'être barré. Ou alors, elle pourrait tout aussi bien l'étreindre, l'insulter un coup mais accepter l'éventualité que le revoir la soulage. L'option ne la séduit pas des masses, en vérité. Peut-être parce qu'en partant, il avait brisé cette chose appelée confiance entre eux. Il y a des questions qui lui brûlent les lèvres. Pourquoi est-ce qu'il est revenu, tout en sachant qu'il serait mal accueilli ? Qu'est-ce qu'il a foutu, pendant tout ce temps ? Est-ce qu'on peut vraiment lui faire confiance ? Son esprit fonctionne vite, assez pour lui balancer les premières réponses. Il est revenu parce qu'il est blessé, reste le temps de se remettre, repartira quand il aura pris tout ce qu'il y a à prendre. Alors non, il n'est pas digne de confiance. S'il avait envie de prouver le contraire, qu'il essaye. En attendant, il méritait bien d'en baver. « Ouais, tu feras ton lit, sagement. » Elle s'humecte les lèvres, le regard noir. Elle n'en démordra pas, juste pour le plaisir de le voir se courber face aux ordres. Face aux siens. « Parce que t'as pas envie de rester moisir dans cette baraque encore quelques semaines de plus. » C'est à elle de sourire, mauvaise. Il suffirait qu'elle sorte, aille trouver le responsable du recrutement. Qu'elle émette de sérieux doutes sur Cain ou raconte une histoire montée de toutes pièces. Ce serait cruel, ouais. Mais c'était une bonne façon de le tester ; voir où allaient ses priorités, sa loyauté.

Elle ne le forcera pas physiquement, elle s'en doute. Des cours de self-defense, des réflexes de flic et des années en salle de sport ne peuvent parfois rien face à la force brute. Quoique la hargne pourrait donner un avantage. Elle sait pas trop, hésite à porter le premier coup. « J'aime pas faire les choses à moitié, m'encourage pas à te briser vraiment le nez. » Elle fait sa tigresse, montre les crocs mais ne mords pas encore. Non pas qu'elle n'en soit pas capable. Iris n'a jamais été du genre à attaquer gratuitement, à vouloir se battre. Mais la chercher, c'était la trouver. Il n'a pas l'air de se méfier du rictus sadique qui étire ses lèvres, ni même de la soudaine proximité qu'elle vient chercher. Il devrait, aurait dû. Elle fait pas dans la tendresse en collant un violent coup de genou contre la jambe qui peine déjà à le supporter, profite de le voir se courber pour attraper le col du tee-shirt, le repousser vers l'arrière. La carcasse du lit fait le reste, le pousse à trébucher. Dommage pour lui qu'elle y trouve une sincère satisfaction. « Ton lit, Cain. Maintenant. » Ce serait gagner des minutes de répit, des instants pendant lesquels elle ne l'emmerderait pas. « Ensuite j'envisagerai de te foutre la paix. J'pourrais même te dire que c'était un plaisir de te revoir. » S'il voulait la version sans la moindre once de moquerie ou de mépris, il faudrait attendre ceci dit.
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MessageSujet: Re: this time you're the prey. [Cain]   Lun 10 Oct - 18:01



“Oui, tu feras ton lit, sagement.” qu’elle me dit.

Ah ? Et elle va m’y obliger peut-être ? J’aimerais bien voir ça tiens. La voir essaye. On va rire. Son regard noir ne me fait pas ciller. Pourquoi ce serait le cas ? Elle ne me fait pas peur. Elle a beau me fusiller du regard, elle a beau me regarder comme si elle avait envie de m’en coller une même deux, non, elle ne me fait pas peur. Je la comprends sa colère hein, je la comprends mais elle ne va pas me faire trembler. C’est ce que je crois. Puis, vient le moment où elle parle du sujet qui fâche. Ma bouche s’entrouvre légèrement sous la surprise, sous la mauvaise surprise, quand elle ose me menacer parce que c’est bien de cela qu’il s’agit : d’une menace. En clair, si je ne fais pas ce qu’elle me dit, elle va faire en sorte de prolonger mon séjour en quarantaine. Je sais qu’elle en est capable. Je sais que n’importe qui en est capable en fait, il suffit de dire que je semble encore instable et dangereux et on me fera crever ici. La saleté… Son sourire mauvais me fait crisper la mâchoire et serrer les poings.

C’est tellement bas ce qu’elle fait là, tellement bas…

Intérieurement, je commence déjà à réfléchir, à peser le pour et le contre de sa menace, de ce qu’elle me demande de faire en contrepartie. Obéir et m’assurer une sortie plus rapide. Refuser d’obéir et prendre le risque de rester encore très longtemps ici. Et elle, de son côté, qui poursuit sur sa lancée, qui me sort que je ne dois pas l’encourager à me briser vraiment le nez. Petit haussement de sourcils : qu’elle essaye. Qu’elle tente ne serait-ce que de lever la main sur moi. Femme ou pas, c’est moi qui lèverai la main sur elle parce que je veux bien être gentil mais faut pas pousser. Le coup du matelas c’est déjà limite. Sa menace est encore plus limite alors bon… Elle affiche toujours ce sourire sadique et bon sang comme j’ai soudain envie de lui faire ravaler de n’importe quelle façon… Je ne supporte ni son air suffisant, ni son air victorieux, ni son air de « j’ai le pouvoir et t’es fichu ». Je ne le vois pas venir. Le coup. Je ne le vois  pas venir, sans doute trop aveuglé par ma colère qui bouillone. Je laisse échapper une exclamation de douleur quand elle cogne sur ma jambe qui n’est même pas encore totalement remise. Je me plie en deux, là encore sous la douleur et c’est là qu’elle me chope par le col de mon t-shirt avant de me repousser vers l’arrière. Ma jambe m’handicape et le lit me fait trébucher. Puis tombent de nouveaux ordres. Des ordres auxquels je dois me plier si je veux qu’elle me foute la paix.

Oh mais je ne vais pas me plier à quoi que ce soit et elle va quand même me la foutre la paix.

Elle n’est pas grande. Vraiment pas grande. Et proche. Vraiment trop proche. Elle me toise là, elle se sent supérieure et ma douleur se met en sourdine grâce à la colère. Bon, pas totalement, quand je me redresse subitement, autant dire que je déguste ce qui me fait serrer les dents mais je tends le bras au moment où je me redresse. Je tends assez le bras pour que ma main vienne se refermer autour du poignet d’Iris. Et je serre. Je serre fort. Très, très fort. Trop sans doute mais peu importe. C’est œil pour œil chez moi. Alors je la repousse. Violemment. Très violemment, assez pour qu’elle vacille. A elle de se débrouiller pour garder son équilibre. Je veux qu’elle s’éloigne de moi et c’est soit ça, soit je lui en mets une.

« Si tu me touches encore une fois, je vais te faire passer l’envie de recommencer. Tu peux me croire. »

Je me fous qu’elle soit une femme. Quand on joue, on fait face aux conséquences. Et dire qu’il y a plusieurs mois je la considérais comme une amie.
Comme quoi…

« J’ai pas d’ordre à recevoir de toi. Pour qui tu te prends Iris ? T’estimes avoir quoi ? Des droits sur moi parce que je suis parti y’a un an sans te le dire ? »

A mon tour d’afficher un sourire mauvais.

« Je te devais rien et je te dois toujours rien. Si, des excuses peut-être pour être parti comme un voleur. » Je l’admets. Elle devrait s’estimer heureuse. « Mais si j’avais envie de m’excuser, je t’avoue que j’ai plus trop envie là. Pas quand tu fais ta garce avec moi comme ça. »

Je suis pas parfait, j’en suis parfaitement conscient mais qu’elle me traite de cette façon parce que je suis parti... Oui, j’avoue, je le prends vraiment pas bien du tout.




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MessageSujet: Re: this time you're the prey. [Cain]   Mar 18 Oct - 21:25

C'est un petit jeu malsain dans lequel il n'y aura pas de gagnants. Ils le savent, n'est-ce pas ? Parce qu'ils n'ont pas deux caractères à se laisser faire. Il n'y a pas besoin d'attendre la réplique acerbe, Iris sait à quoi il faudra s'en tenir. Peu importe la place qu'elle peut avoir dans le camp, la crédibilité qu'on lui accordera. Cain ne s'écrasera jamais, préférera morfler un peu plus que mettre à mal sa fierté. Au moins un d'eux deux qui n'a pas changé. Elle, cette dernière année l'avait endurcie, avait noirci ses idées, aiguisé son cynisme, altéré irrémédiablement son sens relationnel. Elle préférait se défouler que sympathiser. Ça aurait pu ne pas être la même s'il était resté. Il aurait pu la retenir, la secouer un peu. Mais dans le camp, il n'y avait plus grand monde qui avait pu lui importer, à son arrivée. Des départs, des morts. Ce cycle qui finirait par devenir la routine jusqu'à l'extinction complet du camp. Ça ne faisait qu'alimenter sa colère, son mépris. C'était pas forcément fondé. Il n'était même pas forcément celui qui le méritait le plus. C'était juste ainsi, un mauvais concours de circonstances.

Elle aurait dû la voir venir, la riposte. Erreur de débutante. Trop occupée à toiser, elle en oublie de surveiller ses arrières. Pas le temps de reculer quand la main attrape son poignet, y met une force telle qu'elle a l'impression de sentir ses os à deux doigts de se broyer. Ça lui arrache un cri plaintif, un cri surpris. Tout va trop vite pour qu'elle réagisse vraiment, elle a pas le temps d'anticiper une chute. Son équilibre ne suffit pas à la faire se tenir debout, ses genoux heurtent le sol. Ça annonce assez bien la couleur des choses. La concernant, elle voit rouge. Aussi rouge que la trace laissée sur son poignet. Mais c'est avec le regard noir qu'elle se relève, le fusille des yeux. A son tour de menacer, alors ? « Oh, j'te crois... » Il lui foutrait une dérouillée s'il pouvait avoir la paix. Il semble juste oublier qu'elle a de quoi lui pourrir les futurs mois de sa vie, des arguments suffisants pour le faire repartir en exil, jambe blessée ou pas. Elle peut être vicieuse, s'il le faut. Sans trop culpabiliser. Ça ne servait à rien de rester sur quelques regrets quand ils pouvaient crever du jour au lendemain. « T'as raison, j'ai pas de droit sur toi. Y a rien qui justifie que j'vienne te faire chier. Mais j'ai décidé que je serai la personne qui te fera regretter amèrement ton départ. Estime toi heureux, j'me fous des gens dont tu t'es débarrassé. J'ai pas exactement la même envie de vengeance. » Son retour n'était pas très bien vu et assez tristement pour lui, si vraiment les nerfs lâchaient, il serait le premier à en payer les conséquences.

Ça la fait rire, qu'il lui refuse des excuses, comme si c'était la pire punition qu'il puisse lui infliger. Vraiment, l'hilarité franchit ses lèvres, raisonne dans la pièce avant de retomber dans un silence goguenard. « Mais c'que je m'en fous de tes excuses, Cain... J'veux juste te pourrir la vie, histoire que tu savoures ton retour. Un peu comme un caillou que t'arrives pas à enlever de ta chaussure, et qui vient te les briser à chaque pas que tu fais. C'est ça, que je veux. » Il voit un peu la différence ? Qu'il s'y fasse, ça durera jusqu'à ce qu'elle en ait marre, au moins jusqu'à sa sortie de quarantaine. Si ça ne se prolongeait pas pour lui, il serait chanceux. « Bon retour au camp, mon grand. » Elle garde sa distance, peine à élargir encore son sourire. Ça bouillonne, hein Cain ?
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MessageSujet: Re: this time you're the prey. [Cain]   Mer 26 Oct - 17:32



Alors elle a bientôt terminé son cirque ? Elle se calme ? Elle arrête ses conneries ? Parce que c’est pas que ça commence à me pomper mais… Si, en fait, ça me commence sérieusement à me pomper. Au moins, elle me prend au sérieux quand je la menace, c’est déjà ça. Peut-être que ça va l’inciter à arrêter son petit jeu débile, tordu et casse-couilles. Si seulement… Mais elle est tenace Iris, très tenance, et c’est d’ailleurs un trait de caractère que j’ai toujours apprécié chez elle. J’aime les gens qui ne se laissent pas faire. J’aime les gens qui ont du caractère. Enfin là, tout de suite, j’apprécie moins hein… Parce qu’elle semble décidée à insister cette saleté. Que j’aie pu la menacer ne change rien. Elle a beau savoir que je serais tout à fait capable de lui en mettre une voire deux, elle me regarde droit dans les yeux (d’ailleurs son regard brûle d’une réelle colère à mon encontre, faudrait être aveugle pour louper ça) et m’affirmer que bien qu’elle n’ait aucun droit sur moi, bien qu’elle n’ait aucune justification pour venir me faire chier jusqu’en quarantaine, elle ne va pas se priver de le faire puisqu’elle a décidé qu’elle allait être celle qui allait me faire regretter mon départ. Ah oui ? Rien que ça ? Visiblement oui. Visiblement ses intentions sont même pires que ceux qui peuvent avoir envie de se venger de moi après ce que j’ai fait. Oui, bon, faut arrêter avec ça aussi : je n’ai rien fait qui soit condamnable. Cette histoire va vraiment encore me suivre même après tout ce temps ? Je ne vais pas pouvoir souffler, même un peu ?

Putain…

Et voilà qu’elle se bidonne. Merci bien… Je crispe la mâchoire, la fusille du regard. Elle se fout visiblement de mes excuses. Tant mieux vu qu’elle n’est pas prête d’en avoir. La suite n’est cependant pas brillante. Mademoiselle a décidé de me pourir la vie. Elle a décidé d’être le caillou qu’on n’arrive pas à retirer de sa chaussure. Elle a décidé de me les briser à chaque pas que je vais faire. Elle veut la jouer comme ça. Putain, j’y crois pas. Son « bon retour au camp, mon grand » fait monter la colère d’un cran et je suis obligé de plaquer mes mains l’une contre l’autre et de les porter à mon front pour me calmer. Je souffle. Je pousse un long et profond soupir pour trouver la force de ne pas lui en coller une pour lui faire passer cette envie d’être ma chieuse personnelle de service. J’en viens même à demander de l’aide à Dieu. Sur ce coup-là, il faut qu’il soit avec moi. Mon Dieu, donnez-moi la force de ne pas perdre patience. Je termine par abaisser mes mains, reportant mon regard bouillant de rage sur elle. Au moins, on est raccord.

« C’est quoi ton putain de problème ? » je termine par lui demander. « Et me réponds pas que c’est moi ton problème parce que je te jure que je vais perdre patience. »

Dieu ne m’aide pas en fait donc vaut mieux que je la prévienne.

« J’veux dire, t’es quoi ? Vexée que je t’ai prévenue que je partais ? C’est ça ? Sans déconner, t’as vraiment le temps pour ça ? »

C’est vrai quoi merde, y’a des choses plus importantes.

« Faut grandir un peu, ma grande. » j’ajoute en insistant bien sur le « ma grande ».

Elle m’a bien appelé « mon grand », pourquoi je ne ferais pas pareil ?

« Tu t’attendais à quoi ? A ce que je t’envoie une carte postale ? »

L’ironie n’est sans doute pas la bienvenue mais son comportement ne l’est pas plus, alors…

« Les gens vont et viennent, c’est comme ça. Si t’es pas capable de faire face, si tu pètes les plombs et que tu pourris les gens parce qu’ils s’en vont et qu’ils reviennent, t’as pas celle que je croyais. » Un petit silence. « T’es pas faite pour cette vie. »

J’ai raison non ? Si elle réagit comme ça juste parce que quelqu’un qu’elle connaît s’en va, de son plein gré, si elle ne peut pas s’empêcher d’être rancunière à ce point-là…

La vache, elle a pas fini quoi.





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MessageSujet: Re: this time you're the prey. [Cain]   Sam 5 Nov - 21:39

Une personne raisonnable aurait arrêté ici avant de s'en prendre une, aurait quitté la maison et juste lâché l'affaire. Cette personne serait même revenue un autre jour, calmée, pour s'excuser et parler des réelles raisons qui ont poussé la réaction teigneuse. Sauf que voilà, Iris n'entre pas dans cette catégorie. Iris ne s'expliquera pas, car elle ne veut pas s'entendre dire qu'elle a eu besoin de quelqu'un à un moment, qu'elle s'est retrouvée perdue à son départ. Elle préfère brouiller sa version de l'histoire dans son esprit, adapter ses réactions à ce personnage qu'elle est devenu ; arrogant, insolent, indépendant à l'extrême. Elle ne sait même pas si c'est vraiment elle, si c'est sa vraie identité ou un masque forgé sur le tas. Elle n'a plus l'impression de se connaître depuis que l'épidémie a commencé, de toute façon. Et qu'est-ce que ça changerait, de toute façon ? Ils sont voués à crever, peut-être plus rapidement que s'ils attendaient la mort naturelle. La jeune femme pouvait bien agir comme la dernière des garces, rendre une existence impossible, elle n'aurait pas assez de temps devant elle pour être étouffée par les remords. La scène ne doit pas ressembler à grande chose, le vieux qui essaye à tout prix de se retenir pour ne pas coller une beigne à la petite conne de deux têtes de moins, prête pour autant à sortir les crocs. Ils pourraient vraiment se battre que ça ne la dérangerait pas. Y a jamais rien de mieux que la violence physique pour réellement se défouler. Une fois qu'il n'y a plus assez de force pour frapper, il ne reste que les mots. Là, alors, ça devient intéressant.

Sauf que de moins en moins, la brune envisage de lancer les hostilités dans une bagarre. Raison simple ; ça alerterait les occupants de la maison, l'obligerait à mentir, à foutre Cain dans une merde noire. Il méritait qu'elle lui pourrisse la vie mais peut-être pas au point de le faire retourner droit au milieu des rôdeurs, blessé. Mais surtout, il y avait cette mauvaise répartition des forces. Elle allait se faire mal sans être certaine de pouvoir rendre les coups. C'était une mauvaise idée. Et il peut bien s'acharner à essayer de la réveiller, lui faire entendre raison, elle reste profondément embourbée dans sa mauvaise foi. Y aura rien à en tirer. « J'suis pas faite pour quelle vie, au juste ? Celle où l'on est dans un putain de monde envahi par des zombies, où on doit notre survie qu'à quelques groupes de surveillance ? Nan, t'as raison, j'avais pas signé pour ça. » Elle renifle dédaigneusement, se défoule d'un coup de pied dans le matelas à terre. « T'as pas idée de ce qu'il s'est passé en un an. Et tu sais tout ce que je vois ? C'est que t'es un connard de profiteur. Tu t'ramènes parce que t'es blessé et que tu sauras pas te démerder seul. Si ça se trouve, tu te casseras une fois guéri. Astoria est pas un putain d'hôtel, c'est un système. Y a besoin de gens de confiance pour le faire fonctionner, pas de pauvres tâches qui se barrent parce que trois abrutis les emmerdent. T'es un parfait lâche indigne de confiance. » Elle recule d'un pas, le regard et la bouche lourds de reproches. C'est survoler le problème, se trouver des excuses. Elle en a conscience. « J'te faisais confiance. C'est ça, mon problème. »
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MessageSujet: Re: this time you're the prey. [Cain]   Jeu 22 Déc - 16:48



Elle me fatigue. J'aurais pu être content de la revoir. Les choses auraient pu mieux se passer. On aurait pu être contents de se retrouver mais non, il a fallu qu'elle vienne me cracher son venin à la figure, qu'elle vienne m'accabler de reproches non justifiés. Parfaitement : non justifiés. Elle est quand même sacrément gonflée de piquer une crise de cette façon. Elle a bien vu non ? Elle a bien vu la façon dont les choses se passaient pour moi, la façon dont je souffrais de l'attitude des autres ? Eh bien non, visiblement elle n'a rien vu. Après avoir brièvement répondu à mon commentaire assez froid sur le fait qu'elle ne soit pas faite pour cette vie (car à mon sens non, elle n'est pas faite pour cette vie si elle est capable de piquer des colères pareilles pour des conneries), elle tape dans le matelas avant de continuer sur sa lancée et plus, elle parle, plus j'ai sincèrement envie de lui en coller une. La colère monte encore, et encore, et encore. Je crispe la mâchoire, serre les poings : elle est sérieuse ? Elle ose me balancer ce genre de trucs ? Elle ose me dire que je n'ai pas idée de ce qu'il s'est passé ici après que je sois parti ? Et elle alors, hein ? Elle a la moindre idée de ce que j'ai vécu pendant cette année à l'extérieur ? Non, alors c'est quand même l'hôpital qui se fout de la charité là. Après, pour ce qui est de profiter... Elle n'a pas totalement tort sur ce point-là : après tout, je suis revenu parce que je ne supportais plus la vie à l'extérieur, c'est vrai. Mais pour revenir, j'ai dû ravaler mes craintes et ma fierté aussi. Enfin en partie seulement. Elle pense que je suis revenu à cause de ma blessure mais ce n'est pas que ça, ce serait tellement simple. Tellement simple oui... Je pourrais lui dire ça, lui expliquer calmement mais c'est impossible.

Pas quand elle ose me dire que je suis parti à cause de « trois abrutis qui m'emmerdaient ».
Trois abrutis ?
Elle n'a donc vraiment rien vu.
Rien.

Je le supporte son regard lourd de reproches tandis que le mien de regard brûle d'une colère que je tente tant bien que mal de contenir. Son problème c'est qu'elle m'a fait confiance ? Eh bien...

« Va te faire foutre. » je réponds finalement tremblant de rage.

Mon corps est tellement crispé que oui, je tremble.

« T'as quand même un putain de culot Iris... Tu crois que je me suis amusé pendant toute cette année à l'extérieur, hein ? Tu crois que ça a été une croisière sympathique pendant laquelle j'ai été tranquille ? Tu oses me dire, à moi, que je n'ai pas idée de ce qu'il s'est passé ici mais toi, tu sais ce que j'ai pu vivre à l'extérieur ? Non. Alors viens pas me reprocher de ne pas savoir ce qu'il s'est passé ici quand toi-même tu sais pas ce que j'ai vécu. »

Le ton monte davantage. On va finir par attirer l'attention mais tant pis. Je fais un pas vers elle. Je sais que je transpire la menace. Une réelle menace. Je pointe un index accusateur vers elle, un index qui tremble comme le reste de mon corps.

« Trois abrutis ?... » je répète finalement dans un souffle. « Tu te fous de ma gueule ? » Non. Le pire c'est que non, elle croit vraiment ça. « Si ça n'avait été que trois connards, tu crois vraiment que je serais parti ? Hein ? Non, c'était pas juste trois personnes Iris putain, c'était bien plus de monde que ça et tu sais quoi ? Vas-y toi. Fais face à ça. Supporte ce que j'ai dû supporter : on verra combien de temps tu tiendras. »

A mon avis pas très longtemps.

« La prochaine fois, avant de l'ouvrir, renseigne-toi. Sois sûre de ce que tu dis. Trois abrutis... Putain... J'aurais bien aimé que ce soit que ça... »

J'abaisse ma main, fais craquer ma nuque pour essayer de retrouver un semblant de calme.

« Tu supposes. C'est tout ce que tu fais. Tu supposes que y'avait que trois personnes qui me faisaient chier, tu supposes que je suis revenu juste parce que je suis blessé... Arrête. Juste arrête. Ferme-la. Tu sais rien alors ferme-la. »

C'est mal barré tout ça.
Très mal barré.




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MessageSujet: Re: this time you're the prey. [Cain]   Dim 8 Jan - 22:14

Ils doivent être beau tous les deux, trop proches de l'autre vu les conditions, à trembler à force de retenir leur rage. Il suffirait d'un rien pour qu'un coup parte, qu'ils décident de se taper sur la gueule. Honnêtement, Iris doit prendre sur elle pour ne pas lancer les festivités. C'est peut-être le problème, elle n'en a rien à foutre de tout ce qu'il pourra raconter, de toutes les explications qu'il pourra donner. Elle a sa propre version des faits, qui n'attend aucunes justifications : il s'est pris la tête avec des connards, s'est barré en claquant la porte et sans prévenir, revient seulement parce que c'est ça ou crever lamentablement pour ne pas avoir réussi à fuir un rôdeur. Qu'on se le dise, ce n'est pas elle qui ira se faire foutre. Parce qu'elle, sa place dans la communauté est faite, elle, on ne lui associera pas le statut de lâche. Elle n'est pas en quarantaine, reléguée au statut d'inconnue, elle. Il a mérité exactement chaque seconde qui passait, et plus ça lui déplaisait, mieux c'était. Fallait pas demander de la pitié quand on passait autant de temps à tendre le bâton pour se faire battre et putain, il allait rapidement le comprendre. Elle se souvenait de l'extérieur, entendait des récits en permanence. Mais plutôt que de montrer la moindre once de compassion, elle se mit à rire. Insolente, méprisante.
« Je m'en fous de ce que t'as vécu à l'extérieur. T'es parti comme un grand, tu savais quelle merde ce serait. Quoi, t'espérais que les zombies auraient disparus, que les êtres humains seraient d'une générosité sans bornes ? Si c'est le cas, t'es sacrément con. Si ça avait tenu qu'à moi, tu serais resté dehors et tu te serais démerdé avec ta jambe. On n'a pas besoin d'un lâcheur qui va faire que prendre la bouffe et les ressources médicales. » C'est extrêmement dur considérant le fait qu'ils avaient été amis à un moment. Aussi dur que quand elle avait appris son absence, ceci dit. Chacun son tour.

Il la menace du doigt, la poignarde du regard. Et juste à son regard, elle imagine parfaitement ce qu'il lui ferait si la retenue lâchait. Lui casser les deux bras, lui emplâtrer la gueule dans le mur, réitérer l'expérience jusqu'à ce que les dents manquent, frapper jusqu'à ne plus avoir d'énergie. Putain, c'est un sujet sensible les trois abrutis de service, qui n'étaient pas trois. C'était façon de parler. Mais le voilà qui s'enflamme, s'excite. Iris grince des dents, violemment agacée par ces plaintes d'être mal-aimé. Peu importe combien ils étaient ces gars, peu importe leur problème. Cain aurait dû coller un poing à ceux qui cherchaient des noises, ignorer les autres. C'était pas compliqué, parole d'une nana métisse qui avait dû faire sa place dans la police américaine, puis dans une salle de sport avec des pauvres connards déformés par la gonflette. Elle savait ce que c'était de devoir forcer le respect malgré l'acharnement à se faire railler, dénigrer, oppresser, mépriser. Et puis... même. C'était pas une foutue excuse, au point qu'elle ne voulut rien entendre. « T'sais quoi Cain ? » Au risque de se prendre une dérouillée, elle s'avance vers lui avec un sourire malsain, odieux. Putain, il va pas aimer ce qui va suivre. « T'as raison, j'ai changé d'avis. J'vais pas allonger ta période de quarantaine, ça servirait à rien. » Il y a quelques secondes de silence qui suivent, lourdes, mauvaises. Ce genre qui n'annonce rien de bon. « J'préfère attendre que tu sortes, et que les types viennent te souhaiter bon retour. T'as raison, ils étaient plus de trois, et ils sont touuus encore là. T'auras un beau comité d'accueil. » Ca pique, hein ? Se dire que le même cirque recommencera. « Alors, j'suis curieuse. Tu feras comment pour te barrer, dans cet état ? Tu vas être obligé de porter tes couilles, t'imagines ? » Obligé d'assumer sa lâcheté. Ça allait être beau à voir.
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PLACE DANS LE CAMP : Pasteur. La place lui était toute attribuée et ce dès son arrivée au camp. Il aurait pu mettre ses autres capacités au service du camp mais même si on lui avait proposé, il aurait très probablement dit non. Aujourd'hui, l'arrivée d'Echo l'a obligé à accepter de faire autre chose en plus et il a finalement été désigné comme "homme à tout faire".
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MessageSujet: Re: this time you're the prey. [Cain]   Mar 10 Jan - 18:03



Je suis trop en colère et elle aussi est trop en colère. Nous sommes dans une impasse. Finalement, le mieux qu'on aurait à faire, ce serait de couper court à cette conversation pour éviter que les choses n'empirent davantage. Ses mots me blessent, son attitude m'exaspère et visiblement, elle ressent la même chose à mon égard. Ou pire même. Je crois qu'elle me déteste. Vraiment. Je crois que jusque là je ne l'avais pas réalisé mais là, je réalise vraiment : elle me hait. A raison ? A tort ? Un peu des deux je dirais après coup. Y'a cinq minutes, j'aurais dit à tort mais là oui, allez, on va dire cinquante/cinquante. Les choses sont en tous les cas clair de son côté. Elle le dit : si ça n'avait tenu qu'à elle, elle m'aurait laissé dehors. Je hoche la tête, ne réponds rien. Qu'est-ce-que je pourrais bien lui répondre franchement ? Elle a pas envie que je sois là mais elle va devoir faire avec, c'est comme ça et finalement il ne va y avoir que deux possibilités à la fin de cette conversation/dispute/confrontation (rayez la mention inutile) : soit elle va se calmer, je vais me calmer, et on pourra peut-être reconstruire un semblant d'amitié, soit ce sera véritablement foutu et il faudra que je me contente de l'ignorer et d'ignorer les saloperies qu'elle continuera sans aucun doute à me cracher au visage pendant très, très, très longtemps. Je ferai avec. Jusqu'au jour où ça me pompera tellement que ça éclatera de nouveau entre nous. Est-ce que c'est ça qui nous attend alors à partir de maintenant ? S'engueuler comme ça tout le temps ?

Chier.

Iris s'avance soudain vers moi et je la fixe, toujours sans mot dire, toujours vibrant de rage parce que ses mots sont durs, ses mots sont violents, ses mots sont injustes, en grande partie en tout cas. Je fronce les sourcils quand je vois cet étrange sourire étirer ses lèvres, un sourire que je ne lui connais pas. C'est froid. C'est même... Malsain oui. Il y a vraiment quelque chose de dérangeant dans son sourire mais je finis par comprendre le pourquoi du sourire quand elle me dit que finalement elle ne va pas faire en sorte de prolonger trop longtemps ma quarantaine. Quelqu'un de crédule pourrait se mettre à sourire, pourrait espérer entrevoir l'ombre d'une amélioration mais je ne vois rien de ça moi : je ne vois que sa haine à mon égard et je ne suis pas du tout à côté de la plaque et ce qui suit en est la preuve. Elle préfère attendre que je sorte pour que tous ceux qui m'ont fait fuir me remettent la main dessus. Je me crispe, serre la mâchoire : bien sûr que j'y avais pensé mais la façon dont elle le dit... Disons que ça ne fait que me rappeler ce qui m'attend et j'ai bien conscience que ce ne sera pas facile. Il y a cependant une différence aujourd'hui avec l'année dernière. J'ai cette année, seul, derrière moi. J'ai ce que j'ai fait, ce que je n'ai pas fait, j'ai plus de choses avec moi, des choses dont Iris n'a pas idée, des choses qui font que ça va être différent. Comment exactement je ne le sais pas mais ça va être différent.

« Oui, j'imagine. » je réponds dans un souffle quand elle ajoute toujours sur le même ton que je vais être « obligé de porter mes couilles ».

Je l'observe un instant en silence, ruminant toujours ma rage qui semble cependant se calmer, doucement mais sûrement. Si certains mots venant d'elle font mal, d'autres sont tellement véridiques que je ne peux pas les ignorer.

« De toute façon j'ai pas l'intention de me tirer, je ne serais pas revenu sinon. » je termine par lui dire, toujours dans un souffle, toujours la voix froide et la gorge nouée. Il y a ce truc qui s'est cassé entre nous, à cause de moi, à cause de sa réaction à elle, je sais même pas si ça pourra être jamais réparé. Je plisse les yeux, hésitant, vraiment hésitant. Je termine par soupirer en secouant la tête. « Tu sais quoi ? T'as raison. » je termine par concéder non sans que ça me demande un effort considérable. J'ai les dents serrées là et j'enrage mais... Oui, bon. « J'aurais dû te prévenir. J'estime que j'ai pas à m'excuser pour la décision que j'ai prise parce qu'à ce moment-là, je l'ai pris pour mon bien. Je pensais que c'était le mieux pour moi. » Je vais pas m'étaler : elle doit totalement se foutre de tout ça. Cependant... « Mais par contre, j'aurais dû te prévenir. Venir te voir pour te dire que je préférais mettre les voiles m'aurait rien coûté. Je t'ai pas respectée. » Triste vérité. « J'suis désolé, ok ? »

Et voilà. C'est dit. Virage à 180 degrés mais en même temps, j'ai déjà fait assez le con, non ? Je la vois là, face à moi, remplie de rage à mon égard et je réalise ce que j'ai perdu quand je suis parti alors j'essaye tant bien que mal de réparer le peu qu'il reste à réparer. Sauf qu'il ne reste peut-être plus rien à réparer. Mais enfin... Elle va quand même bien prendre en compte les efforts que je suis en train de faire, hein ?

Hein ?...



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