I'm not a monster. I'm just your monster. [Jean]

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 I'm not a monster. I'm just your monster. [Jean]

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member / settler of astoria
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IDENTITÉ : Miss B.
FACECLAIM : Tom Payne || Miss B (avatar) - a bunch of gif hunt (gifs) - Beylin (code signature)
MULTILINKS : Yancy || Rose || Randall || Morgan
POINTS : 456

STATUT CIVIL : Son cœur appartient au Seigneur. Il appartient aussi à une femme mais seule la concernée le sait.
ANCIEN MÉTIER : Il était aumônier militaire. Prêtre et militaire donc.
PLACE DANS LE CAMP : Pasteur. La place lui était toute attribuée et ce dès son arrivée au camp. Il aurait pu mettre ses autres capacités au service du camp mais même si on lui avait proposé, il aurait très probablement dit non. Aujourd'hui, l'arrivée d'Echo l'a obligé à accepter de faire autre chose en plus et il a finalement été désigné comme "homme à tout faire".
ARME DE PRÉDILECTION : Sa foi, mais quand elle ne suffit pas, son Sig Sauer P226 fait l'affaire.
ÂGE : 36 années passées sur cette planète mais physiquement, il est difficile de deviner son âge : il fait à la fois plus vieux et plus jeune, un véritable paradoxe à lui tout seul.


MessageSujet: I'm not a monster. I'm just your monster. [Jean]   Jeu 6 Oct - 16:44



« Ne bouge pas.
- Je ne bouge pas. » je réplique, agacé.

Je ne bouge pas non. Pourtant je déguste. Je déguste vraiment. Ma jambe me fait un mal de chien, la plaie est franchement vilaine. Et là, ils nettoient, désinfectent et j’en passe. Je sais que je ne suis pas censé bouger, je ne suis pas con, et je ne bouge pas bien que j’aie franchement du mal à rester en place tellement ça fait mal. Je les entends parler d’antibiotiques, je les entends me dire que si les antibiotiques ne fonctionnent pas, ça risque d’être difficile de sauver ma jambe. Et pourtant, je ne bouge toujours pas. J’ai déjà de la chance d’être arrivé entier au camp alors, si je ne le reste pas... Entier. Bon, avec un mollet en moins ça risque d’être compliqué mais pas impossible. Et puis on n’en est pas encore là. Je vais les prendre les antibiotiques, je vais rester allongé, je vais faire ce qu’on me dit de faire pour guérir et on verra bien. En attendant j’ai mal. Je ne demande cependant pas d’anti douleur. Je peux gérer. Je veux gérer. On me le propose mais non. Il est implacable le non. Finalement, je me retrouve seul, allongé sur le lit, un bandage tout propre et tout frais entourant mon tibia et j’essaye de me calmer, de ne pas me focaliser sur la douleur, sur l’impression de sentir chaque battement de mon cœur au niveau de la plaie. J’ai bientôt l’occasion de me focaliser sur autre chose quand on vient me trouver pour un entretien. J’y ai déjà eu droit, y’a un an de ça, mais je ne peux pas y couper. On doit me réévaluer. On doit s’assurer que je ne représente pas une menace pour le camp. Je ne mens pas. Pas vraiment. Pas totalement. Je dis certaines choses, en cache d’autres.

Il faut se protéger, protéger ce qui peut devenir mien par la suite.

Je me retrouve de nouveau seul, sans savoir si ce que j’ai dit a convenu ou pas à celui qui m’a interrogé. J’ai demandé combien de temps j’allais devoir rester là mais je n’ai eu aucune réponse. Je me souviens des jours passés à l’intérieur de ces murs il y a près d’un an de ça, mais cette fois, c’est différent. J’en suis parfaitement conscient. Premier jour. Deuxième jour. Troisième jour. Plus de fièvre. Les antibiotiques font effet. La blessure a meilleure mine. Je ne vais probablement pas perdre la moitié de ma jambe. C’est une bonne nouvelle que j’aimerais voir s’accompagner d’une autre bonne nouvelle : ma sortie de cet endroit. Sauf qu’à chaque fois que je croise quelqu’un du camp qui passe par là et que je pose la question (autrement dit trop peu souvent vu qu’on ne voie pas grand monde), je n’obtiens aucune réponse. Enfin si, on me répond qu’on ne sait pas, que je dois prendre mon mal en patience. Je le prends en patience mon mal mais ça attise ma nervosité de ne pas savoir combien de temps je vais devoir rester enfermé ici. Quatrième jour. Cinquième jour. D’autres ont quitté la maison, un seul autre est arrivé. Sur le coup, quand j’ai vu sa silhouette, j’ai cru que c’était mon fils, mon aîné. Il a la même corpulence que lui, les mêmes cheveux. Pendant un instant, l’espoir a refait son apparition. Pendant un instant, j’y ai cru. Un instant de trop puisque ce n’était pas lui. Ceci dit, il ne doit pas être plus vieux que Tyler. Il est allongé dans son lit, ne dit rien. J’ai tenté de faire la conversation avec lui, c’est le seul à qui j’ai adressé la parole d’ailleurs, mais rien. Il reste muet. J’ai envie de retenter ma chance mais c’est quand j’esquisse un geste pour me relever qu’on m’interpelle.

« Cain, tu as de la visite. »

Je me retourne, surpris et c’est rien de le dire. Depuis que je suis arrivé, je n’ai vu personne. Faut dire que vu la façon dont je suis parti comme un voleur, le peu de ceux qui m’appréciaient ne doivent pas avoir envie de me revoir. Donc oui, surpris. Encore plus quand, alors que je m’assois sur le bord de mon lit, je vois Jean faire son entrée. Pendant une seconde, je la revois au sol, l’infecté dans ses bras. L’infecté qui se trouvait être son mari mais pour moi il n’était qu’un infecté de plus. Je revois ma main se lever. Je revois mon doigt appuyer sur la gachette. Je plonge mon regard dans celui de Jean. Ma bouche s’ouvre, se referme. J’avoue que pendant un instant je ne sais pas quoi lui dire. Dans ma tête, j’ai tué un infecté mais pour elle, je suis celui qui a tué son mari. Nos avis divergent et divergeront toujours à ce sujet. Je ne lui ai pas dit que j’étais désolé à l’époque, est-ce que je vais lui dire maintenant ? Est-ce que je le dois ? Non, je ne lui dois rien, j’ai fait ce que je devais faire.

« Bonjour. » je me décide finalement à lui dire.

Un peu de politesse, le minimum syndical.

« Tu voulais me voir ? »

Poli oui mais froid. En même temps, de quelle autre façon je pourrais agir ? Vu la façon dont elle me regarde.

Comme si… J’étais un meurtrier.





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MessageSujet: Re: I'm not a monster. I'm just your monster. [Jean]   Lun 10 Oct - 16:49


- cain & jean -
caedo, cecidi, caesum esse - meeting one's fate

Sa silhouette s'était découpée à l'horizon et Jean l'avait reconnu, bien avant que la nouvelle ne se répande parmi les anciens. Cain. L'exilé, le paria, le proscrit, l'assassin, le meurtrier le bourreau, le boucher. Le régicide.
Ceux qui se rappelaient de ce funeste jour tentèrent de lui opposer tous les arguments raisonnables qu'il fut possible de trouver. Mais l'acquiescement de Jean n'était autre qu'un réflexe de robot bien huilé.

Les travaux s'accumulaient aux barricades, bien que la combine était grossière pour la tenir éloignée de la quarantaine. L'attente finit par la ronger. Le sommeil, la faim et l'envie désertèrent à l'usure leurs postes de commandement ainsi que toute la belle mécanique de Jean.
C'est ainsi que sonnait le glas. L'heure était donc venue.

Une bile venimeuse aux relents de haine se forma en caillot épais à la frontière de sa gorge. Une détonation continue explosa entre ses deux oreilles quand il parla. Une fournaise infernale se constitua dans ses yeux, prête à avaler l'ennemi dans ses flammes sombres et denses. Pourtant, tout faisait silence et platitude autour de l'étau fracassant que formait leur rencontre.
« Qu'est-ce que tu fais ici ? » fut la phrase qui s'arracha à ses dents serrées et ses lèvres tremblantes. « Tu n'en as pas eu assez ? »
Sa haine fanatique lui fit serrer les points à l'intérieur de son manteau. Mais dans sa poche, serré contre son estomac, un couteau aiguisé attendait de surgir et de mêler son éclat métallique à l'hémoglobine brillante de la brute épaisse.


[Promis je me rattrape sur la qualité une prochaine fois ]
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MessageSujet: Re: I'm not a monster. I'm just your monster. [Jean]   Jeu 13 Oct - 17:17



Je ne suis pas un meurtrier. Elle se trompe. Elle est aveuglée par son chagrin. Elle est aveuglée par sa haine. Je ne suis pas le bourreau qu’elle imagine, je ne suis que moi. Peut-être, oui, que le fait de tuer un autre être humain ne me dérange pas et que c’est ça qui la dérange, elle. Mais son mari n’était même plus un être humain. C’était juste un infecté parmi d’autres. Peut-être, oui, que ce jour-là, j’ai montré une facette de moi qui ne lui a pas plu du tout. Mais si elle n’est pas faite ni prête pour ce monde,  je n’y suis pour rien moi. Je n’y suis pour rien. On a tous perdu des personnes auxquelles on tenait, moi y compris. J’ai perdu tout le monde. Tout le monde… Et je ne blâme personne pour ça. J’ai achevé moi-même ma fille alors qu’elle n’avait pas encore rendu son dernier souffle et elle l’a accepté. Si ma propre fille a pu l’accepter, pourquoi pas Jean ? Parce qu’aveuglée, c’est tout. Remplie de rage. De haine. Son regard la transpire. Et moi, je reste là, impassible. Je me contente de la regarder et j’attends. J’attends parce que je me demande ce qu’elle veut de moi et pourquoi elle est venue jusque là. Lorsqu’elle parvient enfin à former des mots et les prononcer à voix haute, c’est pour me demander ce que je fais ici. Je vois ses lèvres trembler, sa voix siffle de rage. Je fronce les sourcils, ne saisissant pas la question : comment ça, qu’est-ce que je fais ici ?

Elle est idiote sa question…

Elle est rapidement suivie d’une seconde question tout autant idiote que la première. Pourquoi me demande-t-elle si je n’en ai pas eu assez ? Je vois ses poings se serrer et termine par laisser échapper un long et profond soupir : de lassitude. Si, si. Elle vient ici, me voir alors que je suis en quarantaine, alors que je me remets de ma blessure, que je récupère de la fatigue accumulée et elle me pose des questions qui n’ont absolument aucun sens pour moi. Je sais cependant que si je ne lui réponds pas, elle risque de s’éterniser ou pire, de s’énever et d’exploser et je n’ai franchement pas envie de ça.

« Je suis revenu parce que je suis blessé et épuisé Jean. » je lui avoue, n’ayant aucune raison de ne pas lui avouer la raison de ma présence ici.

Bon, il y a aussi la vengeance, l’envie de faire payer leurs regards à tous ceux qui m’ont jugé sans même réellement me connaître, ceux qui ont fini par avoir raison de mes nerfs et qui m’ont forcé à m’exiler mais ça, par contre, je le garde pour moi.

« Je ne suis pas venu ici pour faire de vagues. »

Un peu quand même. Toujours cette haine dans ses yeux. Nouveau soupir.

« Ecoutes, je suis désolé pour ton mari. »

Sincèrement, prononcer ces mots m’écorche les lèvres mais il le faut. Elle a besoin de ces excuses et moi j’ai besoin qu’elle me foute la paix, donc…

« Mais j’ai fait ce que j’avais à faire. »

Et c’est plus fort que moi, il faut que je le sorte ça… M’excuser pour avoir pris la vie (ou plus exactement ce qu’il restait de la vie) de son mari, d’accord, mais dire que j’ai eu tort de le faire, jamais.






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