(flashback) take me away to my golden throne. /simon

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 (flashback) take me away to my golden throne. /simon

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MessageSujet: (flashback) take me away to my golden throne. /simon   Dim 9 Oct - 23:44

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Reese balaie les alentours du regard avec curiosité. Depuis le début de l’épidémie, c’est la toute première fois qu’elle redécouvre ce que signifie une communauté. Y’a des femmes qui discutent sur le perron, des hommes qui rient en se tapant le dos, et même des enfants qui disparaissent derrière un mur. Y’a des groupes qui traversent le quartier pour partir en mission, d’autres qui en reviennent avec une mine fatiguée. C’est la première fois qu’elle s’autorise à lever la tête pour croiser les regards de ces nouveaux camarades. On lui avait dit que c’était réel, on lui avait dit que c’était encore possible, mais Reese, elle n’y avait pas cru. Elle n’avait rien dit ni à Jimmy, ni à Jayden mais elle avait été dubitative. Elle s’était même demandée si c’était vraiment une bonne idée de rejoindre ce camp. A quoi bon ? Croire qu’il existait encore de l’espoir était complètement stupide. Tôt ou tard, la réalité reviendrait leur frapper la gueule et à ce jour-là, ce sera déjà trop tard. Reese, elle a quand même suivi le groupe jusqu’à Astoria en se retenant de rire de la connerie qu’ils étaient en train de faire. Ils auraient pu tomber sur des psychopathes, de ceux qui arrachent les tripes pour les bouffer mais elle n’a absolument rien dit, convaincue que ça n’aurait pas changé la détermination de son frère et de ses potes. Et puis au pire, ils mourraient ensemble. C’était pas si grave. Fallait bien passer par là un de ces jours. Le plus tôt serait le mieux.

On leur attribue une maison. Reese suit son frère comme son ombre jusqu’à cette dite demeure, ne pose aucune question, habituée à ce qu’il prenne les commandes de leur duo. Ils n’échangent aucun mot sur le trajet, pas même un sourire, juste un regard qui en dit long sur l’état de leur relation depuis le début de l’apocalypse. Ils se séparent en trouvant leur chambre, toujours aussi silencieusement, aucun d’entre eux ne cherchant à commencer une conversation qui sera très vite tuée dans l’œuf. Et lorsqu’elle referme la porte, Reese souffle enfin. Elle s’affale sur le lit, et elle a presque la sensation de se retrouver dans son ancien chez-elle. Ne manque plus que William qui vient la déranger toutes les deux secondes, Charlie qui fait un boucan avec sa chaine-hifi, Simon qui gueule parce qu’on l’a réveillé… et puis tous les autres. La nostalgie la prend, et elle se demande ce qu’ils sont tous devenus, s’ils sont tous morts. Charlie a un sacré caractère, mais derrière ses grands airs, elle n’aurait pas fait de mal à une mouche. Si elle ne s’est pas fait dévorer par un rôdeur, elle a probablement été tué par un malade. Simon, c’est celui qui a le plus de chances d’avoir survécu. C’est la tête brûlée, qui hausse le ton quand ça va pas – et même quand ça va – capable de casser la gueule à un pauvre mec qui a regardé son frère de travers. C’est peut-être mieux qu’il soit mort lui aussi.

Elle entend une porte claquer. Jayden, sans doute. Machinalement, elle abandonne sa chambre, puis quitte la maison. Son frère ne se retourne même pas. Elle l’observe disparaitre un peu plus loin, avant que son regard glisse vers une silhouette masculine qu’elle reconnaitrait entre milles. Il a la même dégaine que William, quelques jours avant sa mort. Il s’approche, et petit à petit, elle reconnait ses traits tirés par la frustration, ses cernes tombantes et ses yeux fatigués par le temps. Simon ? Il est vivant. Bordel, il est vivant. Sans qu’elle n’ait besoin de le rejoindre, il s’avance précipitamment vers elle. Elle croise son regard, et elle réalise qu’il est là pour son frère. Son frère, enterré à quelques kilomètres d’ici. « Il est pas là, » lui lance-t-elle le plus simplement du monde. Aucune émotion ne transparaît dans sa voix malgré son visage tiraillé par le chagrin. Elle s'abstient tout commentaire sur le fait qu'elle va bien, que lui aussi donc finalement, c'est pas si mal parce que c'est pas vrai, ça va pas. Elle sait qu'ils en ont tous les deux rien à foutre de ce que ressent l'autre. William est mort, c'est tout ce qui compte. « Désolée. »
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MessageSujet: Re: (flashback) take me away to my golden throne. /simon   Lun 10 Oct - 17:15

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Astoria. Une nouvelle chance si l'on en croit les propos de Selena. Simon reste plus en retrait face à l’excitation qu'il pourrait ressentir. Cette allégresse qui les fait tous tressaillir. Trop de rage en lui pour réussir à se mêler à tout ça. Cette euphorie grotesque. Lui, il est trop lucide pour s'octroyer la possibilité de faire semblant. Son instabilité aurait pu lui couter sa place ici, l'exil mais ses mots ont été mesurés pour éviter de se retrouver dehors. Pour sa sœur. Pour eux. Le vent, capricieux, caresse sa peau. Un instant. Un regard. La silhouette fine et fragile de Reese se dessine devant lui. Un sourire illumine ce visage meurtri. Et l'espoir, tapis au creux du ventre qui ressort décuplé. Le soulagement. Parce que si elle est là, lui aussi. Il se voit déjà dire à Milah qu'il avait raison d’espérer avec cette légèreté provocatrice qui lui va si bien. Qu'abandonné la chasse à l'homme n'était pas une solution et que leurs frère était là, quelque part dans ce monde et qu'il respirait. La fin d'un périple. Enfin ensemble. « Il est pas là. » Alors l'espoir s'évade comme une fumée de cigarette. Porté par le vide, il se laisse submergé par un tas d'émotions contradictoires. Putain de déprime onirique. « Désolée. » A ces mots, il comprend et réalise la sévérité de la situation. Il est pas juste parti massacré quelques rôdeurs. Il est pas en train de grignoter du chocolat dans un coin en dévorant un bouquin. Il est plus là. C'est fini. Il a envie de hurler jusqu'à s'en casser la voix. Un trou béant à la place du cœur. Le sentiment qu'on vient de le lui arracher, persuadé que même si un rôdeur lui dévorait les entrailles, il n'aurait pas aussi mal. William a foutu le camp. Il est là. Immobile. Des larmes qui lui montent aux yeux. Puis, comme sorti d'un coma, il la fixe et s'approche vivement. La rage qui l'anime. Il s'emporte. Il vient empoigner le col de son ancienne colocataire. « Comment ? » Il la prend pour cible, jugeant la gamine responsable. Ce fardeau que William avait du porter sur ses épaules qui l'avait finalement mené au tombeau. Dans ce monde, c'était une menace quotidienne. Impossible de savoir si l'on survivra à demain. Lui savait se jouer habillement de la mort, reculant son heure. Lui était fait pour ce monde. Il avait réussi à déjouer chaque fois les plans de cette charogne. Bordel de merde. Son frère ne rira plus aux éclats, il ne lui tapotera plus le dos en signe d'affection. Son corps inanimé repose quelque part. Foutue dépouille qu'il ne reverra jamais. Resserant son étreinte auprès de la jeune femme il ajoute: « qu'est ce qui s'est passé ? » gronde t-il. Il n'est plus maitre de son corps. La douce agonie le prend aux tripes. Il souffre trop pour réaliser qu'il va trop loin. Ses yeux fixent les siens brillant d'une lueur à la fois triste et agressive. Il est comme hors de lui. Il ne contrôle pas ses gestes qui se veulent maladroits.
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MessageSujet: Re: (flashback) take me away to my golden throne. /simon   Dim 16 Oct - 2:21

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Dans les yeux de Simon, l’espoir s’envole. Son visage change, ses traits se transforment. Son ami est mort. Le gosse des rues n’est plus. Elle entend son cœur se briser en miettes, elle le voit disparaitre dans un trou sans fond. A peine cligne-t-elle des yeux qu’il l’empoigne contre le mur. C’est le désespoir qui l’anime, c’est la rage qui s’annonce quand il lui pose la question. Figée face à sa détresse, Reese reste silencieuse. Elle le fixe, de ses yeux larmoyants, et dans son esprit, c’est la même scène qui se joue encore et encore. Elle se souvient encore de l’odeur de son shampoing qu’elle avait humé en embrassant son front, de la douceur de ses cheveux quand elle y avait passé sa main, de son regard plein de tendresse quand il lui promettait que tout se passerait bien, du goût de ses lèvres quand elle l’avait embrassé une dernière fois. Elle se souvient du poing au cœur quand Jayden lui avait demandé de s’éloigner, de l’agonie quand il lui avait répondu que c’était lui, ou eux. Cette douleur, terrible, viscéral, qui s’insinue en elle, qui la dévore un peu plus chaque jour. Simon n’était pas là, il ne sait rien et c’est surement mieux ainsi. Pourtant, il s’obstine, resserre son emprise autour de son cou, pas assez pour qu’elle ne suffoque, mais suffisant pour qu’elle se sente définitivement piégée entre ses crocs. Instinctivement, ses mains se posent sur son poignet sans pour autant chercher à se libérer. Elle n’a aucune chance contre lui et il le sait. Il gronde, et c’est le frère protecteur qui lui fait face, celui qui aurait pu traverser monts et marées pour protéger son cadet. Reese ne le quitte pas des yeux, elle plonge dans son regard, et elle n’y décèle rien d’autre que le même chagrin. Mais Simon, il ne comprendra jamais ce qu’elle ressent, ne vivra jamais ce qu’elle a vécu. Il n’aura pas à revivre la mort de William encore et encore, et ne sera certainement pas hanté par son fantôme jusqu’à la fin de sa vie. Reese meurt à petit feu, Simon est sain et sauf, et ça devrait lui suffire. « Il est… il est mort. » Sa voix tremble, c’est la première fois qu’elle le dit à voix haute, et la réalité n’a jamais été aussi dure à réaliser. « A cause de moi, il est mort. » Parce qu’il aura préféré sauver la peau d’une gamine plutôt que la sienne, le monde ne le méritait pas alors il est parti. Et il a bien fait. Il n’aurait très certainement jamais accepté ce qu’ils sont devenus. Il ne souffrira pas, il ne souffrira plus. Elle n’est pas la seule fautive, elle n’est pas celle qui a appuyé sur la gâchette, mais ça, Reese se refuse à le lui avouer. Peu importe leur relation, elle ne lui donnera jamais son nom, beaucoup trop loyale pour vendre son âme au Diable. Si Jayden est allé trop loin en arpentant la mauvaise route, elle ne fera pas la même erreur, et si Simon a besoin d’un coupable, qu’il la malmène, elle n’a plus rien à perdre. « Il a été mordu, il a fallu l’achever. » Elle reste vague dans les faits, n’ira pas plus loin dans la qualification de ses bourreaux, se refusant ardemment à l’idée de trahir son aîné. « Ca te suffit ? Alors, Simon, qu’est-ce que tu vas faire ? Tu vas m’étrangler ou non ? » Rétorque-t-elle, sarcastique. Ostensiblement, elle titille sa hargne, défie son autorité en tirant sur la corde sensible pour provoquer quelque chose en lui. Reese est lasse de survivre dans un monde qui n’en vaut plus la peine alors elle cherche, elle attend qu’on la finisse. Simon est en colère, il est la personne idéale pour soigner tous ses maux.
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MessageSujet: Re: (flashback) take me away to my golden throne. /simon   Mer 19 Oct - 16:24

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Il est en face d'elle. Elle a changé. Elle n'est plus habité de cette lumière. Sa pureté. Son innocence un peu enfantine qui la caractérisait autrefois. En tout cas, c'est comme ça qu'il la voyait Simon. Douce et inoffensive, comme une gamine à protéger. A ses heures perdues, il la percevait aussi comme une femme. Quand elle dansait, mettant à l’œuvre son charme indéniable. Sa beauté douce et naturelle. Il essayait le plus souvent de tarir toutes ces pensées. Mal vues. Interdites. Parce qu'elle appartenait à son frère et que jamais il ne se serait permis quoi que ce soit la concernant. Il avait toujours tenu entre elle et lui une distance de sécurité en quelques sortes. De façons à ce que la proximité ne devienne pas harassante et troublante. En vrai, elle avait réussi à le troubler à l'époque, il se souvient encore de certains rêves érotiques la concernant, lui au dessus d'elle, agrippant ses cheveux au moment de l'apothéose. Une douche froide suffisait généralement à calmer ses hardeurs. Aujourd'hui, c'est différent. Aujourd'hui, tout a changé et rien ne sera jamais pareil. William n'est plus là et c'est lorsqu'elle prononce les mots : « Il est… il est mort. » Putain. Sans relâcher l'emprise qu'il exerce sur elle, il continue de la fixer. Elle tremble. Plus par chagrin que par peur. Parce que pour elle aussi ça n'a pas du être facile de dire adieu à William. Elle qui passait tout son temps libre avec le gamin. Elle qui l'aimait inconditionnellement. A les voir ensemble ces deux là, Simon croyait un peu plus à l'amour. Encore un truc de gâcher. « A cause de moi, il est mort. » Il la secoue un peu, il a besoin d'en savoir plus. La malmener ne lui apportera pourtant pas les réponses qu'il désire mais c'est plus fort que lui. Malheureusement pour elle, pas de rôdeurs dans le coin. Personne sur qui décharger toute cette souffrance en dehors de son jolie minois. « Il a été mordu, il a fallu l’achever. Ca te suffit ? Alors, Simon, qu’est-ce que tu vas faire ? Tu vas m’étrangler ou non ? » Il réalise à cet instant seulement que ces mains ont doucement resserrer l'emprise qu'il a sur elle. Elle ne ferait pas le poids face à lui. Trop frêle, trop chétive. Elle serait bien incapable de se défendre s'il décidait de s'en prendre à elle de façon plus vive. Chaque seconde de lucidité est un supplice. Il aurait préféré rester dans le flou finalement, imaginer toute sa vie que son frère est là, quelque part et qu'il respire. Savoir qu'il n'est plus l'enfonce dans le personnage cynique et sournois qu'il est devenu au fil des mois. Il a pas un mauvais fond Simon. Il est juste parasité par tout ce qu'il ressent, il arrive pas à prendre le dessus sur son propre corps. Son poing se lève face à elle tandis que sa main droite la tient toujours fermement. Désespoir hurlant. Son regard est assombri par la peine alors que son poing s'abat contre le mur derrière elle. Le laissant avec une douleur vive et envahissante. Pas aussi terrible que ce bleu au cœur cependant mais qui détourne un peu l'attention pour son cerveau. « Putain ça te ferait plaisir hein ? Ca te rendra pas moins coupable que je te casse la gueule. » Puis il la lâche. « Il fallait qu'il joue les super héros et qu'il essaye de te sauver bordel de merde ! » Il recule d'un pas. « c'était où ? » demande t-il, comme si les détails de sa mort pouvaient l'aider à tourner la page. Comme s'il pouvait y arriver de toutes façons. Quelle expression à la con quand on y pense. Les pages se tournent pas vraiment, on en garde toujours un souvenir...
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MessageSujet: Re: (flashback) take me away to my golden throne. /simon   Mer 26 Oct - 13:16

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Il la secoue, la malmène à la recherche de réponses. Elle cligne des yeux, déconcertée par les gestes brusques de Simon qui lui tombent en pleine figure. Troublée, elle tente de reprendre ses esprits. Ses idées se mélangent entre elles, ses souvenirs s’entremêlent quand elle raconte ce qui s’est passé sans le quitter des yeux. Qu’il ne sache pas contrôler ses émotions, elle n’en est pas vraiment étonnée – elle a vécu assez longtemps avec lui pour connaitre son tempérament de feu – mais qu’il s’attaque à elle, c’est une grande nouveauté. Elle l’avait déjà vu amocher salement un mec qui s’était permis de l’approcher d’un peu trop près – petite-copine du petit frère oblige – mais il ne s’en était jamais pris physiquement à elle. Il leur était arrivé de se disputer sur des conneries, de jouer à celui qui claquerait la porte le plus fort, de se fusiller du regard mais ça n’avait jamais été plus que des querelles de gamins. Son emprise se resserre, ses doigts se referment un peu plus contre son cou. Il la tient si fermement contre le mur qu’elle a l’impression de suffoquer. C’est peut-être vraiment le cas, elle n’en sait trop rien. Elle ne sait pas si c’est le chagrin qui lui donne envie de gerber ou si c’est son emprise qui la rend si mal. Des larmes commencent à couler sur ses joues, et ça ne s’arrête plus. Elle réalise comme il lui serait facile de la détruire. Un peu plus et il l’écrase. Un peu plus et elle disparaitrait de la surface de la Terre. Simplement. Elle quitterait ce putain de monde et elle retrouverait ses parents. Et William, et tous les autres. Elle n’aurait plus besoin de faire semblant, plus besoin de se réveiller avec le cœur fracassé. Simon lève le poing, et machinalement, Reese ferme les yeux. Pendant un instant, elle retient sa respiration. Son cœur tambourine dans sa poitrine, son rythme cardiaque s’accélère, si fort, si vite qu’il pourrait l’entendre. Elle appréhende presque à l’idée de se prendre un pain en pleine gueule. Autrefois, elle ne l’aurait pas prise au sérieux. Simon, lui casser la gueule ? Bien sûr, et puis quoi encore ? C’était bien le premier à sauver la princesse en détresse. Aujourd’hui, le monde les a tant changés qu’elle ne le reconnait plus. Elle ne se reconnait plus elle-même. Elle attend le coup, elle attend la sentence impitoyable, elle attend la délivrance, mais rien ne vient. Peut-être bien qu’il hésite, ce con. Mais vas-y putain, fais-moi mal !Elle attend toujours, et puis elle entend un coup près d’elle. Instinctivement, elle se crispe, tous ses muscles se contractent, mais c’est pas elle qui a été touché. Elle rouvre péniblement les yeux, croise son regard affligé par la peine, transformé par la haine. Elle sent ses poumons reprendre vie, il la libère enfin. Elle passe une main sur son cou en rassemblant ses pensées. « C’était pas loin d’ici… » finit-elle par répondre. Elle ne veut pas dire de conneries alors elle n’ajoute rien d’autre. C’était à vingt kilomètres tout au plus que le corps inerte de William a été enterré, mais elle n’en sait rien, elle ne se souvient pas de ce qui s’est passé ensuite. Traumatisée, son subconscient a simplement tout englouti. Elle ne se souvient pas combien de temps elle a pleuré, ni combien de temps ils ont marché avant de tomber sur des amis. Elle ne saurait retrouver le chemin et cette idée la ronge. Elle ne reverra jamais ni William, ni même sa tombe. Pas certaine néanmoins que cette réponse lui suffise, elle enchaine : « Ca s'est passé en ville, à quelques kilomètres. On l’a enterré dans un jardin. » Et c’est tout. Après, c’est le néant. Rien d’autre que le noir. Et Espen et Jimmy qui apparaissent subitement dans son esprit. Avant ça, y’a plus rien. Elle baisse des yeux, aperçoit les phalanges douloureuses de Simon. « C’est con quand même. T’aurais su mieux viser, ça t’aurait fait moins mal de me casser la gueule et ça nous aurait rendu à tous les deux un grand service. » Elle balance une réflexion qui ne respire rien d’autre que la moquerie. Et s’il l’a clairement menacé quelques instants plus tôt, si elle a cru voir défiler sa vie y’a cinq minutes, il a été incapable de s’en prendre à elle, c’est bien assez pour qu’elle tire sur la ficelle. Y’a quelques mois, elle lui aurait pris la main, lui aurait demandé si ça va, s’il a besoin de soin. En grande amie, elle se serait mise en quatre pour lui, mais aujourd’hui, c’est plus vraiment le cas. Peut-être qu’elle s’en serait plus souciée s’il lui avait rendu service et lui avait foutu son poing dans la gueule - sauf qu’il ne l’a pas fait.
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