// past lives couldn't ever hold me down (tori)

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 // past lives couldn't ever hold me down (tori)

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MessageSujet: // past lives couldn't ever hold me down (tori)   Lun 10 Oct - 22:44


I've got the strangest feeling
This isn't our first time around / ❀

Le vent est frai, l’automne s’installe. Les souvenirs s’affolent et le passé revient, tranchant, alors qu’il revoir le corps tremblant de sa fille l’hivers dernier. Les températures avaient été particulièrement dures, lors de la première année après l’infection. Si rien n’avait été facile depuis le début de l’épidémie, l’arrivé de l’hivers avait rendu les choses plus invivables qu’elles ne l’étaient déjà, pour Clark et son petit groupe de survivant. L’homme s’était attaché à ces hommes, ces femmes, ces enfants, comme à sa propre famille ; il était responsable d’eux, et malgré toutes les épaisseurs trouvées dans les maisons qu’ils occupaient, toutes les couvertures et les blousons, ces mois quelques mois avaient été atroces. La course incessante et la peur au ventre n’avaient rien arrangé à l’horreur de cette vie. Aussi, même s’il n’arrivait pas à se faire à Astoria et à son quotidien ici, le Sinclair ne pouvait que se sentir soulagé que tout cela ne se reproduirait pas cette année. Que cet hiver, il serait à l’abris, au chaud, avec sa précieuse  Maya. La fraîcheur lui rappelait, à nouveau, pourquoi il faisait tout ça. Pourquoi il devait faire confiance, pourquoi il devait faire des efforts et tenir ce maudit job. Pour elle, pour Maya. Pour ne pas qu’elle passe une nouvelle fois des mois à grelotter entre les murs humides de ces abris de fortune. Le médecin avait été clair ; avec sa pneumonie, elle devrait être d’autant plus protégée avec le froid. Clark était prêt à tous les sacrifices pour la garder hors de danger.

Il se le rappelle, encore et encore, alors qu’il scrute l’horizon en attendant le grognement las des rôdeurs qui s’aventureraient dans son secteur. Cinq minutes, et il aura terminé son tour de garde. Sa princesse l’attend surement sur le pas de l’école, en compagnie de son institutrice ; une image qui réchauffe le coeur, trop heureux de voir sa puce s’ouvrir à quelqu’un d’autre que lui. Les minutes passent, et toujours rien. Pas une menace venu perturber les murailles d’Astoria. Puis il entend les pas libérateur de celui qui vient prendre sa place, pour quelques heures de surveillance ; un mince sourire étire ses traits en saluant l’homme, alors qu’il quitte son poste et redescend de la tour de garde. Ce chemin, Clark le connait par coeur à présent. Après cinq semaines à Astoria, dont trois à travailler en surveillance, le canadien saurait revenir au dépôt d’arme les yeux fermés. Son pas est vif, il a hâte de retrouver sa Maya. Le regard bas, il tente d’éviter celui des autres, n’ayant aucune envie de croiser une connaissance qui le retarderait dans ses retrouvailles. Le Sinclair n’avait aucune envie de se socialiser, réellement. La sécurité des murs, la compagnie de sa fille, c’est tout ce qu’il demandait. Sa famille, il l’avait perdu. Sa famille, ce n’était plus que Maya. Nulle besoin de chercher plus loin. Arrivé au dépôt, il salue d’un geste de tête le technicien avant de tendre, mécaniquement, son précieux fusil. Les initiales de son père sont toujours solidement gravées dans le bois noble de l’arme de famille. On lui propose souvent une arme plus adaptée, mais Clrk refuse ; c’est son fusil ou rien. Silencieux, il remercie l’homme avant de faire volte face. Son regard cherche la porte mais le Sinclair se fige, soudainement. Sur son passage, un fantôme. Victoria.
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MessageSujet: Re: // past lives couldn't ever hold me down (tori)   Mar 11 Oct - 14:50

L'heure approchait. Tu comptais les secondes, regardais l'aiguille bouger, trop lentement, sur cette montre en étonnement bon état. La plus belle chose qu'il te restait. Tentée d'or. Du vrai, sûrement. Peu importait, elle était belle, noble presque. Signe apparent de richesse. Tu avais toujours détesté ces gens qui s'affichaient, montraient au monde qu'ils valaient mieux que les autres, que leurs existences étaient bien meilleures ouais, sous prétexte que leurs porte-monnaies demeuraient trop mince pour accueillir leurs trop nombreux billets. Putain de bourges. Toi ta montre, avant ça, ce n'était qu'un bracelet de faux cuir noir de jais avec un cadrant couleur argent. Seulement recouvert, bien-sûr. Et voilà que maintenant tu te trimbalais avec cet artifice bien trop lourd pour ton poignet. Cela ne t'aurait jamais attiré avant, mais lorsque tu l'avais vu sur ce rôdeur à peine décomposé, tu n'avais pu t'empêcher de la prendre. Telle ces satanées pies annonciatrices de malheur, ton regard n'avait pu s'en détacher, sans vraiment que tu ne saches pourquoi. Peut-être parce que t'étais en si piteux état, après trois jours passés dehors. Parce que tes cheveux étaient emmêlés, sales, tes vêtements souillés par la boue, le sang, et maintes autres saletés non identifiables. C'était sûrement cela, ouais. L'envie, satané pêché. Tu voulais seulement quelque chose de joli, présentable. Paraître belle, bien, normale, même si ce n'était qu'en portant un objet qui ne tarderait à ne plus marcher. Éphémère, la beauté. Comme cette montre, comme ta vie, comme tout maintenant. Tu n'avais jamais été matérialiste, de toute façon avant, t'étais constamment sur les routes, donc jamais encombrée. Toute ta vie tenait presque dans un sac-à-dos, peut-être deux, cinq au plus. Tu n'avais rien qui avait une once de valeur, parce que ça t'aurait fait trop mal de le perdre. Et la souffrance inutile, ce n'était pas pour toi. Ce n'était pas ton genre. Ouais, t'étais clairement pas du style à pleurer pour un objet, pourtant c'est dingue à quel point tu prends soin de cette satané montre. Alors que tu n'as pas moins qu'avant finalement, presque pas. Ta vie tiens toujours dans un sac-à-dos. Mais c'est différent. Tout est différent. Tout, même toi, apparemment.

Alors ouais, tu la regardais cette montre, constamment. Mais pas pour sa beauté, seulement pour compter le temps qu'il te restait avant de grimper, pour observer. Observer, encore et encore, les rôdeurs, le vide. Surtout le vide. La surveillance, on te l'avait vendu comme quelque chose de pas si mal après ton accident, mais t'avais senti le mensonge dans leurs voix. Et tu ne t'étais pas trompée. Même cultiver les champs, ça devait être moins barbant. Mais tu n'avais pas vraiment le choix, tu devais rester là. Attendre. Attendre d'aller mieux, pour reprendre ton poste d'avant. Parce que tu espérais toujours, férocement, même si chaque fois l'on te répondait non. Ils finiraient par céder. Tu les ferais céder. Tu n'avais pas le choix de toute façon, parce qu'en haut de ces échafauds, tu finirais par crever. Et pourtant à cet instant précis, alors que passais le seuil de l'armurerie, tu aurais tout donné pour déjà être en haut et n'avoir à parler, penser, juste regarder. Vision d'angoisse, à laquelle tu n'étais préparée. Clark, ce fantôme du passé. Tu aurais voulu fuir, rebrousser chemin, attendre qu'il s'éloigne pour aller chercher ton arme, mais tes pieds semblaient cloués au sol. Et ton subconscient ne te soufflait que trois mots : maintenant ou jamais. « Allons parler, ok ? » Ce n'était une question, cela en avait seulement l'air, pour la forme, par politesse. Car déjà tu tournais les talons, lui jetais un simple regard une fois la rue regagnée. Un regard qui disait viens, je ne vais pas te bouffer. Tu aurais sûrement dû y aller plus en douceur, user de phrases bateau comme pour atténuer le choc, mais tu n'avais pas jugé nécessaire de le faire. Sûrement parce que toi, tu avais eu plus d'une demi seconde pour t'habituer.
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MessageSujet: Re: // past lives couldn't ever hold me down (tori)   Ven 14 Oct - 15:07


I've got the strangest feeling
This isn't our first time around / ❀

L’air commence à manquer, dans cette pièce qui a rétrécie à la seconde où son regard rencontra la silhouette de son ancienne épouse. Autour d’eux, le temps s’est arrêté. Les yeux azurs du Sinclair s’attardent sur les traits inchangés -si ce n’est fatigués- de Tori ; il doute. Ce ne serait pas la première fois que son esprit lui joue des tours. Depuis l’incident, depuis qu’il avait perdu la tête, Clark ne pouvait plus réellement se faire confiance, plus totalement. Alors une vision du passé ne l’étonnerait même pas. Hanté par cette femme qu’il avait tant aimé, hanté par cette femme qui l’avait brisé, le canadien se demande si la Barnes est réellement là. Il veut l’approcher, la toucher, être sur que c’est elle. Mais il ne bouge pas. Figé, incapable de rien faire d’autre que de la fixer, le regard vide, le coeur serré. Silencieux. Il devrait parler, probablement, mais son esprit ne répond plus. Les souvenirs lui reviennent, les uns après les autres, alors que Clark est suspendu dans le temps. Voila des années qu’il n’avait pas revu Tori, si longtemps qu’il ne pensait jamais la revoir un jour. Lui qui avait tant souffert de son départ, qui avait tant pleuré sa perte, le Sinclair avait presque été heureux à l’idée de ne plus la revoir. A ses yeux, elle n’était qu’un fantôme, une figure vaguement familière qui n’existait plus dans sa vie. Elle était certes la mère de sa fille, mais jamais le Clark n’avait évoqué l’identité de la jeune femme à Maya. La Barnes l’avait tellement blessé, il voulait simplement épargner l’enfant du même mal que Victoria lui avait fait subir. Pour Maya, sa mère n’était qu’une figure mystérieuse, un de ces personnages de conte de fée qui veille secrètement sur elle. Clark n’avait jamais voulu lui avouer qu’elle l’avait lâchement abandonnée ; aucun enfant ne devrait avoir à subir une telle chose de la part de ses parents. Pendant des semaines, des mois, des années, Clark lui en avait voulu de s’être évaporée de la sorte. Il l’avait pleuré, il l’avait maudite, et maintenant qu’elle était là … le Sinclair ne ressentait rien. Rien qu’un vide au fond de son coeur. Pas de rage, pas de tristesse. Pas même de joie à l’idée de retrouver un visage familier dans ce monde en ruine. Rien.

Alors il se contente de la regarder, ses traits inexpressif et son regard hagar. Il sort de sa torpeur alors que sa voix familière brise enfin le silence pesant installé dans la pièce. « Allons parler, ok ? » En vérité, Clark n’est même pas sur de vouloir parler. Il pourrait simplement contourner la Barnes, rejoindre Maya et oublier la présence dérangeante de la jeune femme sur le camp. Se convaincre qu’elle n’existe pas, qu’elle n’existe plus. Mais Tori ne lui laisse pas le temps, la belle quitte déjà le dépôt ; Clark lui emboite le pas, à contrecoeur. Les poings serré, le visage fermé, le canadien se retient de ne pas tourner les talons. Mais son ancienne épouse fini par s’assoir sur un banc à quelques mètres de là, où Sinclair vient la rejoindre. Il n’a toujours pas ouvert la bouche, peu désireux d’entamer cette conversation qu’il ne veut pas avoir. Alors il la prévient, simplement, espérant qu’elle comprenne le message. Il n’avait pas de temps à lui accorder. Pas à elle. « Je dois aller chercher ma fille. »
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