Je peux très bien me pas assez de toi (Rory)

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 Je peux très bien me pas assez de toi (Rory)

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MessageSujet: Je peux très bien me pas assez de toi (Rory)   Mar 11 Oct - 18:14

Il ne les comprenait pas, ces gens qui restaient coincés entre les murs du campement pendant des semaines voir des mois sans jamais essayer d’en sortir. Certes, croiser des rôdeurs n’était jamais une partie de plaisir, il fallait faire preuve de précaution et savoir réagir vite et bien pour les démonter, ces saloperies, mais suffisait de sortir avec une bonne arme et voilà. Le jeu en valait bien la peine, non ? Clairement, Magnus deviendrait fou sans ces sorties régulières alors cette dernière mission de ravitaillement, il l’avait attendue avec impatience. Peut-être un peu trop ? Il se sentait toujours plein d’adrénaline lorsqu’il venait à l’armurerie récupérer son fusil, se sentant vibrer à son contact lorsqu’il en caressait l’acier glacial qui ne tarderait pas à se fumer lorsqu’il se serait délesté de quelques balles. Un peu comme une femme en fait. Ce n’était sans doute pas pour rien s’il avait appris à les aimer, les armes à feu.
Ce n’était pourtant pas l’idée de rendre son arme qui assombrissait le regard du suédois en cet instant alors qu’il attendait son tour dans le local de l’armurerie. Non, même s’il avait préféré la garder sur lui, à cet instant ses idées étaient toutes autres et surtout toutes dirigées contre la blonde devant lui, droite comme un i, la nuque raide. Rory. Oh elle n’était pas dupe, il en était certain : Cette dernière savait parfaitement que le regard sombre du suédois s’était rivé sur elle, comme à chaque fois qu’ils étaient si proches l’un de l’autre. Il ne pouvait s’en empêcher, il n’avait jamais su l’ignorer contrairement à elle et elle le savait parfaitement. Tout comme il ne pouvait s’empêcher de remémorer les bons moments qu’ils avaient pu partager sur les routes, la complicité qui était née entre eux quelques mois plus tôt et merde, elle n’avait jamais été raide comme ça lorsqu’il se glissait entre ses jambes quand les nuits devenaient trop fraîches. Et maintenant ? C’était à peine si elle le regardait encore. Connasse. Voilà quelles étaient ses pensées alors qu’elle s’apprêtait à quitter le local et qu’il s’avançait d’un pas franc, la bousculant de l’épaule au passage. Rageux ? Sans doute mais elle l’avait bien cherché à l’ignorer comme s’il était un pouilleux, comme si elle était désormais trop bien pour lui. « Bouge de là » grogna-t-il se sachant évidemment en faute, se comportant comme le dernier des cons, comme il savait si bien le faire lorsqu’il s’agissait de Rory. Dire qu’il avait été un furtif instant heureux de la revoir, quelques mois plus tôt, à son arrivée à Astoria.
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MessageSujet: Re: Je peux très bien me pas assez de toi (Rory)   Mar 11 Oct - 22:48

i'm jealous of the rain that falls upon your skin. it's closer than my hands
have been. i'm jealous of the rain. i'm jealous of the wind that ripples
through your clothes. It’s closer than your shadow. i'm jealous of the wind.


le métal glaciale contre sa paume était un rappelle constant de souvenirs qu’elle avait tant de mal à effacer. des heures passées à s’accrocher à ce qui lui restait, cette arme, cette ultime protection. chaque moment passé à la tenir lui remémorait les douloureuses images du vide, de la solitude de son petit corps qui s’accroche à l’espoir de ne pas mourir. elle y repense souvent à ce moment. perdue dans des songes horrifiques, elle se demande ce qui se serait passé si ses doigts avaient enclenché la gâchette quelques secondes plus tôt. elle se serait envolé, son âme aurait quitté la terre pour rejoindre les fantômes de son passé, ceux qui ne sont plus, ce qui n’ont pas su se battre assez fort, ceux qui se sont battu pour que d’autres vivent. elle relâche la pression de ses mains sur le revolver une fois les murs passés et la porte fermée. c’est comme un second souffle, un relâchement et son corps ressent la sécurité d’astoria au point qu’elle ne s’y sent presque plus en danger pendant quelques secondes. mais elle étouffe ici, elle se meurt, elle dépérit, elle qui a tant vu de pays, elle qui a aimé plus que tout au monde de découvrir des terres inconnues. elle s’arrête quelques secondes. rituel malsain, toc envahissant qui la possédait. un instant, une prise de conscience et une pensée à toutes ces âmes qu’elle a fait partir en fumé. elle ne pouvait s’empêcher d’avoir de la compassion pour ces gens. ceux qui n’ont pas eu la chance de survivre, ceux qui n’ont pas eu la chance de mourir. l’entre deux. il lui fallait du temps, quelques minutes et tout le monde ici le savait à présent, qu’elle avait besoin de cette parenthèse après chaque mission. alors la plupart du temps on ne lui parlait pas, on ne l’approchait pas pendant plusieurs heures et on la laissait revenir parmi les vivants d’elle-même. machinalement, ses mains exécutent une danse avec son fidèle compagnon pour en retirer les balles. une à une elle les libère de leur destin funeste et les replace dans une boite où son nom est écrit. son meilleur ami, son meilleur allier allait reposer ici encore une nuit, loin d’elle, lui qui l’a si bien protégé et qui avait fait la pareil à son père avant qu’il ne lui donner son arme. un long soupire s’échappe de ses lèvres et une brise vient frotter la surface de sa peau. ça la fait frémir. une sensation dérangeante qui ne la quitte plus et qui se transforme en un pressentiment, un poids. elle sent sa présence et finit par en subir les conséquences. ses mains tremblent au contact de son épaule et elle fait tomber une balle qu’elle s’empresse de ramasser avant de se redresser légèrement à bout. « pardon ? » ses sourcils se froncent et sa tête prend des airs de pantin désarticulé alors qu’elle la secoue dans tous les sens comme pour se redonner un peu d’aplomb, un peu de force pour résister à la tentation de réagir. les nombreux avertissements sur son comportement la poussait à être moins impulsive, moins agressive. si elle voulait prouver qu’elle était assez forte pour ce poste, pour cette place, elle devait le prouver au travers d’un sang-froid qu’elle essayait d’acquérir avec beaucoup de mal. « non tu sais quoi ? laisse tomber. excuse moi d’avoir été sur ton chemin. » elle fait un signe de révérence des plus remarqués par les autres dont les sourires se dévoilent instantanément et le sien se dessine de manière un peu trop hypocrite quand elle jette un regard au chef pour lui prouver sa bonne foi. dans un dernier élan de contenance, elle pose bruyamment son revolver dans un tiroir et le referme derrière elle. ses pieds tracent l’herbe, ses talons marqués par la rage imbibe le sol d’une empreinte et sa main passe dans sa chevelure dorée face à un comportement qui lui échappe.
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