and highways I call home {ft. reese}

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 and highways I call home {ft. reese}

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MessageSujet: and highways I call home {ft. reese}   Mer 12 Oct - 0:40

and highways I call home
Reese & Espen



Pendant l'épidémie, la nuit avait quelque chose de rassurant pour moi car cela permettait de dissimuler les rôdeurs... Enfin, en quelque sorte. Et depuis que je suis au camp, c'est tout le contraire. J'arrive de moins en moins à trouver le sommeil depuis mon arrivée, depuis que j'ai naïvement cru que ma mère serait là aussi. Je ne suis pas à plaindre, je le sais très bien. J'ai mon grand frère et mon père alors que d'autres n'ont personne mais... elle me manque, et je rêve même de pouvoir aller dehors pour la retrouver moi-même. Idée complètement stupide quand on connaît mes capacités de survie mais cela ne m'empêche pas de m'entraîner depuis que je l'ai décidé. Je la retrouverais, et personne ne pourra m'en empêcher. Et pourtant, la nuit, tout ce que je souhaite oublier me revient en pleine gueule.

D'ailleurs, j'ai encore fait un cauchemar, cette nuit. Ceci explique pourquoi je me balade dans le camp au lieu d'être dans la maison que je partage avec ma famille alors que le soleil commence à peine à se lever. Mes pas me mènent jusqu'au parc, dont la moitié sert de potager.  J'y vais souvent quand j'ai des heures de libre et que je ne suis pas au travail parce que c'est l'un des seuls endroits qui me rappelle Boston pour une raison que j'ignore. Boston... Qu'est-ce que je ne donnerai pas pour y retourner ! En fait, je donnerai n'importe quoi pour retrouver ma vie passée, avant tout... ça. Je me couche alors dans l'herbe et je regarde le ciel tout en réfléchissant. Les cernes sous mes yeux trahissent sûrement mon manque de sommeil mais je ne peux pas dormir la nuit. Je ne peux plus. Pas avec tous les cauchemars que je fais les uns après les autres. Mais avec le soleil qui apparaît peu à peu, mes yeux se ferment enfin et sans le vouloir, je tombe dans un sommeil profond quelques minutes plus tard à peine...

Ce n'est qu'en entendant des bruits de pas que je me réveille en sursaut, sans avoir aucune idée de l'heure qu'il est. Voilà une chose qui a changé depuis l'épidémie : le moindre bruit me réveille comme pour me rappeler que je suis constament en danger. « J'suis pas un rôdeur ! » Je m'écrie avant de me frotter les yeux et de me relever à l'aide de mes coudes pour observer la personne qui me fait face. Je la connais, c'est Reese, une amie d'enfance de Jim. Qui dit ami(e) de mon grand frère, dit une personne que j'aime embêter. Enfin, ce n'est plus le cas maintenant. Les choses ont changé, puis elle a déjà dû me supporter avant d'entrer dans le camp et rien que pour ça, elle mérite une médaille. C'est pour cette raison que j'évite d'aller la voir maintenant. Je sais que j'ai été plus un fardeau qu'autre chose pour eux... Après tout, je ne suis même pas capable de faire du feu alors j'ai juste servi à raconter des blagues de temps en temps quand notre groupe se posait dans un endroit. Blagues qui en font rire que moi la majorité du temps. Mais Reese me rappelle Boston, et tout ce qui me rappelle ma ville natale, j'en ai besoin. Alors la voir, même de loin, ça suffit pour me mettre un sourire au coin des lèvres. « J'suis pas venu pour voler des légumes non plus ! J'aime pas ça de toute façon... » J'ajoute en vitesse avant de hausser les épaules. « Enfin maintenant, c'est compliqué de faire le difficile niveau nourriture hein. » Bordel, pourquoi je ne peux pas m'empêcher de dire tout ce qui me passe par la tête sans m'arrêter ? « Tu ne vas pas me balancer ? » Tais-toi Espen, tais-toi...

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MessageSujet: Re: and highways I call home {ft. reese}   Mar 18 Oct - 23:08

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L’esprit ailleurs, d’un air distrait, Reese rejoint les potagers à la manière d’un robot programmé pour sa tâche. Elle ne réfléchit même plus, réalise les mêmes gestes, jette les mêmes regards, observe le monde comme si elle avait tout vu, tout vécu. Y’a plus rien qui ne semble l’émouvoir, plus rien qui ne puisse la réveiller de sa léthargie, plus rien qui ne puisse l’étonner. Plus rien, en apparence seulement. En arrivant sur les lieux, elle aperçoit une masse inerte allongée sur l’herbe, qui n’est – évidemment – pas censée se trouver là. Elle ne reconnait pas immédiatement Espen, qui s’est recroquevillé à la manière d’un fœtus, ses bras instinctivement posés sur son visage pour se dissimuler du soleil. A peine a-t-elle pourtant le temps de se poser mille et une questions sur la personne (ou chose ?) qui se trouve sur son chemin et de s’inquiéter sur son sort que l’homme en question s’agite brutalement. Il se redresse si brusquement qu’il parvient à faire sursauter Reese. Il s’exclame qu’il n’est pas un rôdeur mais pas assez vite pour empêcher la môme figée par la peur, de voir les mêmes films lui péter à la gueule. Des souvenirs de rôdeurs allongés sur le sol qu’elle pensait définitivement morts mais qui sautent sur sa jambe dès qu’elle tente de le dépasser. Le traumatisme d’une année d’horreur la plonge dans un tel effroi qu’elle reste plantée là, à fusiller Espen du regard. Evidemment que c’est Espen, qui d’autre pour lui foutre une telle frayeur ? Mini Hamilton a toujours eu le don de lui en faire voir de toutes les couleurs. A croire que rendre fous les amis de son frère était sa passion. « Mais t’es malade de faire peur aux gens comme ça ! » Qu’elle s’exclame en passant une main sur son visage. Et doucement, réalisant que le danger est définitivement écarté, son rythme cardiaque reprend un rythme convenable. Elle reprend des couleurs, et elle réalise. C’était une blague. Une mauvaise, certes, mais qui a suffi à réveiller quelque chose en elle, son instinct. Ca n’était pas arrivé depuis son arrivée à Astoria, forcément, elle en ressort chamboulée. « T’as conscience que c’est pas vraiment une époque pour faire ce genre de blagues ? T’as de la chance d’être tombé sur moi… » Si ça n’avait pas été elle, Espen aurait très bien pu finir avec un couteau planté dans le crâne. Heureusement pour lui, Reese est plutôt le genre à courir un marathon pour sauver sa peau. Elle n’attaque jamais la première, et elle évite le combat quand elle en a l’occasion. Mini Hamilton enchaine ensuite en faisant référence aux légumes qu’il dit détester. Elle se souvient d’une de leurs soirées à l’extérieur d’Astoria, lorsqu’ils avaient trouvé des conserves de ratatouille, il avait grimacé et Jimmy s’était esclaffé – probablement en lisant dans les pensées de son petit frère. Elle ne savait pas, mais maintenant, elle comprend. Il lui demande si elle va le dénoncer, et elle esquisse un sourire – à peine visible – en haussant des épaules. « J’sais pas trop, tu payes combien ? » Elle l’interroge d’un ton sarcastique. Evidemment que non, elle ne le balancera pas. En plus de n’avoir aucun intérêt à le faire, elle est bien trop loyale pour trahir l’un de ses proches – en l’occurrence, Espen l’est de par sa filiation avec son ami Jimmy. Elle laisse néanmoins planer le doute – même si elle doute qu’il puisse y croire. Même en la connaissant que très peu, on la sait particulièrement attachée à ses proches. Elle a beau faire semblant, le naturel revient toujours au galop. « En plus, rien ne me dit que c’est vrai ce que tu m’racontes. J’me souviens comme t’as dévoré les aubergines qu’on a trouvé avant Astoria. T’avais l’air d’adoré ça. » Personne n’avait été capable de refuser un tel réconfort ce jour-là, pas même Espen. Elle se moque à nouveau de lui parce qu’en y repensant, il n’avait pas vraiment eu l’air d’apprécier le goût. Sur le coup, elle n’y avait pas fait attention mais à présent, tout semble devenir plus clair. « J’le voyais dans tes yeux, on en aurait eu une de plus, tu l'aurais caché pour toi. » Elle exagère un peu, juste un petit peu mais c'est pour la bonne cause, pour argumenter son idée.
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MessageSujet: Re: and highways I call home {ft. reese}   Sam 22 Oct - 13:15

and highways I call home
Reese & Espen



Et je lui ai fait peur, voilà bravo Espen ! Quoi de mieux que de faire bonne impression après ne pas lui avoir parlé depuis notre arrivée ici ? Ce n'était même pas le but de lui faire peur en plus alors je me contente de l'observer, un air penaud sur le visage tandis que je croise les bras contre moi et quand elle me demande si j'ai conscience que ce n'est pas vraiment le bon moment pour faire ce genre de blague, je soupire. Pas d'ennuie, non. Mais elle a raison, j'ai de la chance d'être tombée sur elle et non sur une des personnes qui surveillent et qui auraient pu me confondre bizarrement avec un zombie même si j'estime ne pas avoir la même dégaine qu'eux. « C'était pas une blague... » dis-je en détournant mon regard de celui de Reese, et le ton de ma voix baisse instinctivement. Puis j'ajoute toujours sur le même ton : « J'ai juste paniqué et j'voulais pas qu'on me prenne pour un rôdeur. ». A croire que même lorsque je tente de faire les choses à peu près correctement, cela ne fonctionne pas... Suis-je donc un boulet à ce point-là ? Visiblement oui. Et cela commence sérieusement à me désespérer moi-même. Quand je lui demande si elle ne compte pas me balancer à ceux qui s'occupent de s'occuper du camp et donc que tous les résidents soient bien à leur place, même la nuit, elle me demande combien je pourrai la payer et un léger sourire vient prendre place sur mon visage à sa remarque. Il m'arrive d'être naïf la majorité du temps mais je sais qu'elle n'est pas sérieuse. De toute façon, l'argent n'a plus d'importance dans ce monde-là. « Je peux te payer en livre, c'est tout ce que j'ai actuellement. Ou il faut attendre un peu que les choses s'arrangent et avec un peu de chance, je pourrais vraiment te payer une fois de retour à Boston. » Je réponds avant de hausser les épaules, mon sourire ne quittant pas mon visage comme à chaque fois que je parle de l'après et surtout de Boston, cette ville qui me manque beaucoup trop. C'est stupide de s'imaginer que les choses peuvent s'arranger aussi vite et moi-même j'ai conscience qu'il faudra du temps avant de retrouver un monde à peu près paisible mais j'aimerai sincèrement pouvoir y assister. Ici, la majorité des gens ne pense même pas qu'il peut y avoir une quelconque évolution, mais plutôt qu'on va tous mourir. Et je refuse de croire à cela quitte à me faire passer pour un utopiste à leurs yeux. « Pourquoi tu me rappelles de mauvais souvenirs ? » Je lance alors à Reese alors qu'une légère grimace déforme les traits de mon visage au simple rappel de ce merveilleux repas dont je me serai bien passé. Le problème c'est qu'à présent, il est impossible de faire le difficile ; du moins, si on décide de survivre. « Et j'te signale que je m'occupe de la distribution des rations ici alors tu devrais me traiter un peu mieux, je pourrais faire exprès de te passer les pires boîtes de conserve qu'on a la prochaine fois. » J'ajoute ces quelques en prenant un air faussement hautain pas du tout crédible car quiconque me connaît sait que la méchanceté et moi, cela ne fonctionne pas ensembles. Et je me rappelle que je ne suis même pas excusé pour lui avoir fait peur alors j'enchaîne histoire qu'elle ne m'en veuille pas trop : « Désolé au fait, de t'avoir fait peur. J'ai juste du mal à dormir la nuit alors j'suis venu ici. Et ça me rappelle le terrain qu'il y avait pas loin de chez moi alors... voilà. ». Je me sens bête de lui avouer cela, surtout qu'elle a vécu à Boston elle aussi et qu'elle n'a peut-être pas envie de se remémorer quoi que ce soit de là-bas. Mais au moins, si la situation se reproduit (bien que je vais essayer de rester dans mon lit parce que j'estime être trop jeune pour mourir), elle sera pourquoi je traîne souvent par-là et à des heures pas vraiment convenables.

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MessageSujet: Re: and highways I call home {ft. reese}   Sam 29 Oct - 2:15

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Plaisanterie ou pas, Espen est quand même parvenu à effrayer Reese. Elle tente toujours de reprendre ses esprits lorsqu’il se détourne d’elle, probablement gêné par la tournure que prend la situation. Elle y est peut-être allée un peu fort en le sermonnant comme elle l’aurait fait avec un gosse de cinq ans mais tant pis, pour Reese, c’était mérité. Il lui raconte sa version des faits, et elle hoche machinalement de la tête pour acquiescer même si elle a du mal à le croire. Elle est un peu dubitative, convaincue qu’il aurait pu lui épargner cette crise cardiaque. Il n’était pas obligé de se redresser aussi brusquement, ni de lui hurler qu’il n’était pas un rôdeur mais soit. Après tout, chacun réagissait différemment à ce genre de situations. Certains auraient eu le réflexe de lui foutre un pain. Pas elle. « En tout cas, c’était réussi, » lance-t-elle, à présent plus détendue. La tension est redescendue, elle retrouve la parole. Elle parvient même à plaisanter et à jouer de sa position dominante, même si… c’est clairement un échec. Okay, elle n’est pas très crédible, le sourire qu’esquisse Espen lui prouve bien qu’elle a encore quelques lacunes pour jouer la comédie. Joueur, il entre néanmoins dans son jeu. Il lui propose des livres mais elle n’est pas certaine que cela lui soit d’une quelconque utilité. Depuis le début de l’épidémie, elle n’a pas rouvert de bouquins, mais faut dire qu’elle n’en a pas vraiment envie. Autrefois, elle les dévorait avec enthousiasme, elle pouvait en parler pendant des heures et des heures avec ses amis, mais aujourd’hui, elle aurait l’impression de perdre son temps. A quoi bon ? Espen fait référence à Boston, leur ville natale et ça lui rappelle à nouveau des souvenirs. Des souvenirs moins douloureux, plus joyeux. Il semble croire à la possibilité d’un retour à la normale et ça la surprend. Il est bien le seul à le penser. Pourtant, elle en connait du monde. Beaucoup ont déjà abandonné cette idée. De toute façon, même si cela arrivait un jour, plus rien ne serait jamais comme auparavant. Ils ont tous beaucoup trop changés depuis. Reese l’observe, elle voit son sourire et elle réalise comme il a l’air plein d’espoir quand certains lui paraissent si éteints. C'est si étrange de voir comme il est toujours le même alors que le monde se déchire. « Deal. Fais gaffe, je m’en souviendrai, » finit-elle par lui répondre. Elle ne sera très certainement jamais payée mais peu importe, elle n’avait pas l’intention de le faire chanter. Espen grimace quand la conversation s’oriente sur les repas qu’ils ont partagé lors de leur trajet. Elle hausse des épaules, un sourire timide logé sur ses lèvres. Elle ne sait pas vraiment pourquoi est-ce qu’elle l’a mentionné mais ça lui fait du bien de penser à des futilités de ce genre qu’à des cadavres. Et puis, qui aime bien, châtie bien, hein ? Il s’amuse à son tour à la menacer d’une manière tout sauf crédible, et Reese mime alors une expression outrée – même si elle ne croit pas une seule seconde à sa mascarade. « T’es pas vraiment en position de négocier, c’est pas moi qui cherchais à voler des carottes y’a cinq minutes mais bon, c’était bien essayé, » rétorque-t-elle en prenant ostensiblement le même ton qu’Espen. Il s’excuse de l’avoir effrayé, mais pour Reese, c’est déjà (presque) oublié. C’est pas de sa faute si elle flippe au moindre truc inhabituel qui lui tombe sur la tête. Boston revient à nouveau dans la discussion. Décidément, il a vraiment envie d’en parler. Non pas que ça la dérange, c’est simplement que ça lui semble si loin aujourd’hui qu’elle a parfois l’impression de n’y avoir jamais vécu. « Je comprends. Ton secret sera bien gardé, promis, juré, » parce qu’elle a aussi des difficultés à s’endormir la nuit, qu’elle vagabonde aussi dans les rues à la recherche d’un point d’ancrage. Elle l’envie pour être parvenu à trouver le sien. Elle, elle cherche encore. « Dis, tu penses vraiment que ça s’arrangera un jour ? » Finit-elle par lui demander après quelques instants de réflexion. Il fallait qu’elle le fasse après qu’il ait sous-entendu tant de choses sur l’évolution de la situation. Reese n’y croit pas une seule seconde, et c’est pour cette raison qu’elle lui pose la question. Elle est curieuse de connaitre son avis, et surtout, de comprendre ce qui peut bien le pousser à croire à une chose pareille. Il n’est pourtant pas stupide. « Tu penses qu’on pourra retourner à Boston ? » Au début de l’épidémie, elle en avait envie mais aujourd’hui, c’est plus vraiment le cas. Elle se sentirait si vide après tous ces morts. « Je sais pas si j’pourrais après… tout ça. » Elle n’en dit pas plus, Espen a très certainement compris où est ce qu’elle voulait en venir sans qu’elle n’ait besoin d’épilogué.
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MessageSujet: Re: and highways I call home {ft. reese}   Sam 5 Nov - 1:24

and highways I call home
Reese & Espen



Aussi incroyable que cela puisse paraître vue le monde dans lequel nous vivons actuellement, je suis étonné que Reese se comporte aussi gentiment avec moi même si elle apprécie visiblement me faire penser à des légumes, aliments que je déteste le plus au monde. Quoi que, je préfère qu'elle me rappelle ce moment-là de notre escapade plutôt qu'elle me dise qu'elle a remarqué que son frère, Jayden, me faisait flipper. Elle ne cherche même pas à me prouver par toutes les manières possibles que je raconte n'importe quoi, qu'il faut que j'arrête de m'imaginer qu'on pourra un jour retourner à Boston. Ici, la majorité des gens à qui j'ai parlé n'est pas du tout du même avis que moi et croit que tout est foutu. Ce n'est pas étonnant en soit d'avoir cet état d'esprit, surtout qu'il y a plus de rôdeurs que d'êtres humains à présent mais cela ne m'empêche pas d'avoir espoir pour l'humanité, quitte à ce que cela prenne des années et que je ne sois plus là pour le voir. Alors quand Reese me dit que mon secret sera bien gardé avec elle, je ne peux que lui sourire avec sincérité. Je lui fais confiance. Et là encore, c'est peut-être une erreur. Règle numéro une : ne jamais faire confiance à qui que ce soit dans un monde apocalyptique où on risque sa vie à tout moment. Mais justement, si le monde doit se reconstuire, alors il faut se faire confiance sinon, c'est certain, on finira droit dans un mur. Puis Reese me demande si je pense sincèrement que ça s'arrangera un jour, si on pourra retourner à Boston et elle m'avoue qu'elle n'est pas sûre après tout ce qui s'est passé. « Je ne sais pas si on pourra vraiment retourner à Boston mais j'ai envie d'y croire. C'est chez nous et c'est là-bas qu'on a grandi alors... » dis-je après avoir laissé un bref silence s'installer entre nous, simplement le temps de réfléchir même si comme à mon habitude, je dis les choses comme elles me viennent. « Par contre, je suis certain que les choses vont s'arranger. Le monde a déjà connu d'autres catastrophes et pourtant, il y a toujours eu de la vie d'une manière ou d'une autre. La seule chose qui pourrait nous pénaliser, c'est le fait qu'on est habitué à tout avoir, tout de suite. Combien d'entre nous est véritablement capable de construire, réparer quelque chose ? De créer ou récréer sans modèle ? Exemple parfait : moi-même. J'sais très bien qu'ils m'ont mis à la distribution des rations parce que je ne suis pas foutu de faire quelque chose de mes dix doigts et même la dernière fois, j'ai renversé des étagères... Mais bref, je me tais, c'est pas vraiment le sujet. » Comme à chaque fois que je parle un peu trop, je m'égare. Mais il faut quand même avouer que je suis l'exemple parfait du boulet qui est inutile pour la survie des humains parce qu'à part grimper aux arbres, raconter des blagues qui ne font rire que moi et distribuer de la nourriture... voilà quoi, ce n'est pas la grande joie. « Mais dans tous les cas, la société a évolué et elle continuait d'évoluer avant tout... ça. Alors y a pas vraiment de raison que ça ne s'arrange pas au final. Il doit bien y avoir des petits génies ici, ou qui vont arriver. » Je continue avant que mes joues se colorent en me rendant compte que j'ai sûrement un peu trop parlé. « Désolé, c'est le sujet auquel je réfléchis le plus depuis que l'épidémie a commencé alors j'ai du mal à m'arrêter quand j'en parle. Puis d'habitude, on me coupe à un moment pour me faire taire. La dernière fois, un vieux s'est même mis à me tapoter la tête en disant que j'étais un brave petit garçon qui courait droit vers sa perte alors ne fais pas pareil s'il te plaît, ça aussi c'est un mauvais souvenir. » Cette fois-ci, mon ton est beaucoup moins sérieux, plus léger, même si cela m'est vraiment arrivé lors des premiers jours au camp, quand je croyais naïvement qu'ici, tout le monde parlait avec tout le monde et que c'était une sorte de petit village. Autant vous dire que je suis vite redescendu de mon nuage mais là, j'ai envie de savoir ce que Reese en pense, elle. Même si nous avons passé de longues semaines ensembles, avec nos frères respectifs, je ne me mêlais jamais trop aux conversations à part pour tenter de détendre l'atmosphère... ce qui n'a jamais vraiment trop fonctionné, maintenant que j'y réfléchis.

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MessageSujet: Re: and highways I call home {ft. reese}   Sam 26 Nov - 20:25

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Elle écoute religieusement les paroles de son compagnon de route d’un air un peu perplexe. Il semble y avoir réfléchi depuis un certain temps. Au fil de son argumentation, Reese acquiesce parfois d’un bref geste de la tête en tentant de se mettre à la place d’un mec aussi optimiste que lui. C’est difficile, elle qui ne croit plus en rien depuis si longtemps, mais elle parvient tout de même à comprendre ce qui l’amène à penser ainsi. Il est persuadé que les choses vont s’arranger, et si Reese ne partage pas son avis, elle ne cherche pas à le contredire, et encore moins à le couper. C’est peut-être son jeune âge qui la pousse à être plus conciliante avec lui, à moins que ce soit son lien de filiation avec son ami qui la conduit à se montrer aussi gentille. Peut-être bien. Elle n’en sait trop rien. Ce qu’elle sait, c’est que si la relation qu’elle entretient avec Jimmy est fragile en ce moment, Espen n’y est pour rien. Elle n’a aucune raison de le repousser, aucune raison de lui en vouloir, lui. Au contraire, Espen est ce qui se rapproche le plus d’un alter-ego. Elle l’a vu à l’œuvre, il est aussi doué qu’elle pour survivre dans la nature et… faut dire que ça fait du bien. Elle s’est sentie moins seule, moins désarmée en le retrouvant. Elle a réalisé qu’elle n’était pas si anormale. Elle n’était pas la seule à galérer dans ce monde pourri. Y’en avait qui était aussi démunie qu’elle. En fait, c’était pas elle le problème. C’était les autres. Ca l’avait rassuré. Un peu au moins. Faut dire qu’elle en avait pris un sacré coup au moral après avoir traversé la moitié du pays avec Jayden le Terminator. Espen illustre justement son argumentaire en prenant son exemple, celui d’un gamin terriblement maladroit. Reese, ça la fait sourire de plus belles, parce qu’en tenant ces propos, il pointe également du doigt sa propre place dans le camp. Il se plaint mais hé, ils ne sont pas si mal lotis, n’est-ce pas ? Il continue sur sa lancée, lance des théories, jusqu’à rougir et s’excuser subitement d’en avoir trop dit. Reese pose une main réconfortante sur son épaule. « C’est vrai que tu cours à ta perte, mais c’est pas si grave, » qu’elle lance le plus sérieusement au monde avant de lui lancer un sourire amusé. « Si ça peut te rassurer, tu n’es pas le seul. On est tous dans le même bateau. » Ils finiront tous par crever. Certains plus tôt que d’autres, peu importe, la fin restera la même pour tous. Pas sûr que ce soit très réconfortant mais bon, on fait avec ce qu’on a. Elle laisse la conversation retomber, le temps de mettre de l'ordre dans ses propres réflexions. « On court tous à notre perte. On fait semblant, on construit des camps comme Astoria en disant que ça s’arrangera mais c’est pas vrai. On ne fait que retarder l’inévitable. On est encerclés et un jour ou l'autre, les murs finiront par tomber.  » Douloureux constat, mais constat réel. Ils ne le voient peut-être pas parce qu’ils sont cloisonnés dans leur petite bulle mais à l’extérieur, elle sait que tout autour d’eux, y’a plus rien qui en vaille la peine. « Et même si on trouvait un antidote, même si on parvenait à éradiquer tous les rôdeurs de la surface de la Terre, plus rien ne sera comme avant. J’sais pas pour toi mais moi, j’arriverais plus jamais à dormir une seule nuit correctement et encore moins sortir le soir sans penser à ce qu’on a vécu. » Elle aurait trop peur de tomber sur un rôdeur oublié. Et elle n'est surement pas la seule. Après tout ce qui s’est passé autour d’eux, après tous ces proches qu’ils ont chacun perdu, ce sera impossible de se reconstruire complètement. « M’enfin, j’te dis ça mais j’suis certaine qu’aucun antidote n’existe et d’ailleurs, ça se fera jamais. Si c’était possible, depuis le temps, on le saurait. En un an et demi, les p’tits génies ont quand même eu le temps de cogiter. » Elle-même y a déjà pensé mais elle a vite abandonné l’idée, convaincue que ça ne mènerait nulle part. De toute façon, elle n’a pas vraiment les qualifications. C’est à ce moment-là qu’elle réalise qu’elle a beaucoup parlé – autant que lui sans doute et qu’elle a surement plombé l’ambiance avec ses idées noires. C’était pas une bonne idée de se lancer dans un tel débat. Elle lance un regard désolé à Espen, « c’est peut-être pas ce que t’aurais voulu entendre, désolée… j’ai le don de déprimer les gens en ce moment…,» elle se mord la lèvre, « j’espère que ça fera pas partie de tes mauvais souvenirs, j’veux pas finir à la même place que le vieux que t’as rencontré. » Ce serait quand même triste de lui faire ça.
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MessageSujet: Re: and highways I call home {ft. reese}   Dim 4 Déc - 15:13

and highways I call home
Reese & Espen



Quand Reese pose une main sur mon épaule et me dit sérieusement que je cours à ma perte, je soupire avant de lui sourire à mon tour. Elle a raison quand elle dit qu'on est tous dans le même bâteau, on va tous crever à un moment ou un autre mais certains sont plus avantagés que d'autres à la survie dans ce monde. Et certains sont aussi plus aptes à trouver des solutions pour arranger les choses. Cette fois-ci, c'est elle qui me donne son point de vue sur la question et je ne peux que l'écouter comme elle l'a fait avec moi. Je me doute que nous avons pas la même vision des choses mais je sais aussi qu'elle ne va pas me dire à quel point je suis stupide de penser une chose pareille, contrairement à d'autres. Mais c'est toujours intéressant de pouvoir discuter avec quelqu'un qui ne pense pas la même chose que nous, de pouvoir exposer nos points de vues. Et pourtant, les discussions sérieuses et moi, ça fait trois habituellement parce que je n'aime pas me rappeler ce qu'on est tous en train de vivre. D'ailleurs, dehors, quand on était avec mon frère, Reese et le frère de celle-ci, je ne parlais pas souvent contrairement à d'habitude. Mais bon, c'était peut-être mieux pour eux. « Non, ça va aller. T'as de la marge avant de prendre la place de ce cher monsieur dans mon coeur. » dis-je d'un ton ironique avec un léger sourire. « Puis je suis d'accord avec toi par rapport au camp. Je ne pense pas que ça va durer non plus malheureusement. Il y en a d'autres, et certains sont prêts à tout pour avoir de nouvelles ressources, quitte à piller d'autres camps au lieu de jouer la carte de la solidarité. Enfin... J'dis ça mais je n'ai jamais pu y assister dans la réalité. Mais ça se passe toujours comme ça dans les comics. » Ok, je sais, les comics que j'ai lu ne reflètent pas la réalité absolue. Mais à la base, les zombies font partie de l'imaginaire et voilà où nous en sommes aujourd'hui alors tant pis si ça semble absurde, mais je suis persuadé que la survie change pas mal de gens, que ce soit en bien ou en mauvais. Déjà, cela développe l'instinct de survie et chacun réagit differemment. Certains vont vouloir se la jouer solitaire des terres perdues, d'autres vont préférer avancer en groupe. La différence, c'est ce qui peut nous aider comme nous détruire dans un monde pareil. « Et pour l'antidote... c'est sûr que ça ne peut pas se faire du jour au lendemain, surtout dans des conditions pareilles. Mais ça peut fonctionner un jour. Sauf qu'on ne sera certainement plus là pour le voir ni pour en avoir la preuve parce que ça risque de prendre du temps. Bon, une météorite peut nous arriver sur la gueule entre temps et gâcher toute ma théorie mais tant pis... » Je hausse les épaules, mon sourire ne quittant pas mon visage. « Tu devrais passer plus souvent à la maison. » Je lui lance soudainement. « C'est cool de parler avec toi puis ça ferait plaisir à Jim, j'suis sûr. Et entre nous, t'as toujours été une de mes préférées dans sa bande d'amis. » Pas que je sois un stalker ou un espion digne du FBI, mais je traîne souvent avec mon frère dans le camp donc je vois facilement à qui il parle ou non. Et depuis qu'on est revenu, je ne suis pas certain de les avoir déjà vu parler ensembles alors qu'ils sont quand même proches depuis le temps qu'ils se connaissent. Peut-être qu'ils se sont embrouillés et que je viens de faire référence à sujet qui gâche sans le vouloir mais tant pis, ce n'est pas comme si je l'ai fait exprès. Puis Jim me l'aurait dit si quelque chose n'allait pas avec Reese... non ? Pitié, faîtes que je n'ai pas fait une gaffe ! Et je vais tuer mon grand frère si j'en ai fait une finalement.

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MessageSujet: Re: and highways I call home {ft. reese}   Jeu 12 Jan - 22:43

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Espen ne se voile pas complètement la face. Reese le réalise lorsqu’il lui fait part de son opinion quant à l’avenir du camp. Il fait mention des comics et elle hausse des épaules. C’est aussi ce qui se passe dans les films qu’elle a vu. Y’a toujours un truc qui finit par foirer, y’a toujours un truc qui finit par les mener à leur perte, et si en général les personnages principaux survivent à cette épreuve, Reese est consciente que la réalité, elle, sera toute autre. « J’espère que t’auras pas à y assister, » et elle non plus. Elle le dit sans y croire réellement parce qu’elle sait que ça finira par arriver. Bientôt, quand personne ne s’y attendra, quand ils auront l’impression de sortir enfin la tête de l’eau, parce que c’est toujours comme ça. On attend que la vigilance baisse, que la proie s’endorme avant de lui sauter à la gueule. Elle observe Espen, tente d’anticiper sa réaction, de lire quelque chose qui lui convaincrait le contraire mais y’a rien qui semble lui indiquer qu’il y croit lui-même. En fait, ce qu’il ajoute ensuite ne l’aide pas vraiment à relativiser. Bon, c’est surement une bonne chose de voir qu’elle s’était trompée à son sujet. Il n’est plus vraiment le gosse qui venait l’emmerder quand elle rendait visite Jimmy. Il est réaliste et ne se fait aucune illusion, et même en sachant pertinemment qu’ils finiront par crever, il garde son sourire et son humour. Tout le temps. Franchement, Reese, elle a parfois du mal à comprendre d’où lui vient cette force. Elle ne sait pas si c’est dérangeant… ou si c’est impressionnant. Il balance une blague entre deux arguments sérieux, et il est d’un naturel déconcertant, c’est si facile. Elle hausse un sourcil, perplexe par sa théorie sur les météorites. A choisir, elle préférerait mourir de cette manière, ce sera toujours plus rapide et efficace. Comme ça, c’est fait et on n’en parle plus. On passe à autre chose. Espen enchaine, regrette le fait qu’elle ne passe pas plus souvent chez eux. Elle esquisse un sourire, soudainement mal à l’aise par la tournure de leur échange. Elle est déjà passée plusieurs fois devant leur maison. Parfois, il lui est arrivé de lancer quelques regards en se demandant ce qu’ils peuvent bien fabriquer, mais elle n’est encore jamais entrée. Probablement qu’elle ne le fera jamais. Il en rajoute une couche et Reese range une mèche derrière son oreille, détourne le regard, embarrassée. Evidemment, savoir qu’elle fait partie de ses préférées lui fait plaisir, elle l’apprécie tout autant, mais bon, c’est quand même délicat. C’est pas la grande joie avec Jimmy. Elle cherche les mots, ne sait pas vraiment s’il est nécessaire de tout lui raconter ou non. Est-ce qu’il y a vraiment une bonne manière d’avouer à Espen qu’elle est absolument affreuse avec son ainé depuis qu’ils sont à Astoria? Sans doute que non. Elle ne veut pas le mêler à ses histoires, et encore moins le gêner avec ses états d’âme. C’est pas son problème, elle se dit qu’elle va l’ennuyer avec ses conneries. Et puis, elle n’a pas non plus envie de s’étaler. Elle a déjà du mal à s’ouvrir à sa propre famille alors à ses potes… « En ce moment c’est un peu compliqué…, mais si j’trouve le temps j’viendrais avec plaisir. » Elle a sorti la première excuse qui lui est passé par la tête d’une voix mal assurée, l’excuse qu’on lance à toutes les sauces parce qu’elle passe toujours. Pas sûr que ça soit toujours le cas, ses journées sont longues, elle s’ennuie beaucoup, y’a rien à faire à Astoria en dehors de ses tâches obligatoires… m’enfin, peu importe. « En attendant si tu veux parler et partager tes nouvelles théories, tu peux passer toi aussi, ça nous fera plaisir, » en ajoutant Jayden dans l’équation. Ils ne se connaissent pas depuis aussi longtemps mais partager un bout de chemin, ça doit forcément créer quelques liens, hein ? « Et ce sera peut-être l’occasion de se refaire une de ses soirées à quatre, sans les légumes. » Elle lance l’idée par politesse, en haussant des épaules, en sachant que ça n’arrivera sans doute plus, ou alors seulement à trois. Pas avec Jimmy en tout cas. « M’enfin j’dis ça mais tu peux venir seul aussi, hein. T’es pas obligé de venir avec Jim pour nous rendre visite. » Elle ne veut pas non plus qu’il pense qu’elle est sympa avec lui seulement parce qu’il est le petit frère de son (ex)-ami.
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