Don't be so shy [Sol]

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 Don't be so shy [Sol]

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MessageSujet: Don't be so shy [Sol]   Sam 15 Oct - 20:28

Elle s'emmerde, Iris. Sincèrement. La journée terminée, des heures interminables à regarder des nouveaux arrivants chouiner et se plaindre de leur sort, elle sait pas comment finir en beauté. Elle pourrait rentrer, aller traîner à la salle de sport. Trouver un lieu communautaire et interagir avec la première personne venue, comme s'il n'y avait plus que ça à faire. Les occupations venaient trop rapidement à manquer, surtout après plus d'un an à traîner sa carcasse dans le camp en attendant que quelque chose se passe. Qu'une nouvelle miraculeuse tombe sur un possible vaccin trouvé par des médecins qui auraient miraculeusement survécu, ou alors une invasion qui achèverait de tuer cette résistance de survivants. C'était pas passé loin avec les quelques rôdeurs qui avaient réussi à tracer leur voie jusqu'à la mairie, le mois précédent. Des morts, des membres encore conscients mais qu'il avait fallu achever. Elle avait été d'aucune aide, s'était tenue aussi loin que possible, s'était efforcée de ne pas se poser la question de qui y était passé. Dans un sens, elle faisait des progrès dans l'indifférence : pas une fois, elle n'avait cherché à savoir. Autour d'elle, tout semblait être revenu à la normale. Pas de personnes manquantes. Disons que l'événement avait juste achevé de tuer toute idée de survie sur le long terme. Ça arriverait encore et au bout d'un moment, il n'y aurait plus personne pour aller se battre.

Elle avait aucune idée de quelle heure il pouvait bien être. Sa montre avait rendu l'âme quelques mois plus tôt et elle n'avait pas cherché à retrouver des piles, quel intérêt ? Tant qu'elle assurait ses tours de garde la journée, elle avait pas besoin de savoir quelle foutue heure il était. Le fait est que le ciel avait bien commencé à s'assombrir. La nuit tombait de plus en plus tôt, ramenait cette nervosité de ne pas pouvoir bien voir les extérieurs du camp. Et c'était probablement parce qu'elle se savait incapable de rentrer se poser que la brune avait préféré se dégourdir les jambes à travers Astoria, shootant de sa botte les cailloux sur son chemin. Main dans les poches, pensées éteintes. Un mode automatique en fait, qui aurait pu s'apparenter vraiment à de la détente si elle avait pu avoir une clope. C'était devenu un luxe, qui allait petit à petit disparaître. Pour elle, à moins de trouer une autre solution, ça durerait jusqu'à ce que Phoenix en ait marre de lui céder une part de son butin.

Le camp était presque désert, comme d'habitude. Ils n'étaient pas assez nombreux pour se marcher dessus, la moitié de la population bossait, l'autre se reposait pour se préparer à prendre le relais. Un mécanisme bien rôdé, à force. Éreintant pourtant. Du moins, ça l'était, jusqu'à ce qu'une silhouette se dessine devant elle. Formes alléchantes camouflées sous un manteau, chevelure en vrac. Attention au minimum. Iris sourit plus franchement, une nouvelle idée derrière la tête. En l'espace d'une demi-seconde, elle devient la prédatrice, adapte sa démarche pour être le plus discrète possible. Il lui faut que quelques foulées pour combler la distance, enrouler ses bras autour de Soledad pour empêcher toute réaction brusque, et surtout glisser ses lèvres contre son cou, pas très loin de son oreille. Elle en profite franchement, hume son parfum, dépose même un baiser. « T'es pas très vigilante pour une surveillante... si j'étais un rôdeur, je t'aurais bouffée. » Elle sourit dans son dos, ne relâche pas l'étreinte. C'est une punition malicieuse pour la fuir autant.
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MessageSujet: Re: Don't be so shy [Sol]   Dim 23 Oct - 5:50

Don't be  so shy
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Difficile de dire si ma vie m'essoufflait voir même m'emmerdait par moments, ou pas. Difficile aussi de rester planter là, comme un piquet à surveiller ces bois, pour un camp qui était rapidement devenue notre nouvelle demeure, j'y étais depuis le tout début avec Ash, et puis sa charmante madre . Qui l'aurait cru? J'ricane pour moi-même, l'ironie de la situation me revient en pleine tronche... Soledad ayant une vie parfaitement rangée... Un mari, une belle-mère, un boulot décent qui n'exige pas de ma magnifique personne une forme d'exhibition accrue! Vraiment? Si on m'aurait demandé ça il y a deux ans j'aurais probablement était prise d'un fou rire incontrôlable. Parce que ça ne me ressemblait pas. Parce que les vies rangées, c'était pour les citoyens modèles, de la classe moyenne et de la classe  des friqués. De la vermine comme moi, ça ne méritait rien. J'étais confortable dans ce " rien ". J'aimais ma vie d'autrefois, même si j'aspirais à mieux, forcément. Qui voudrait être strip-teaseuse toute sa vie, dites-moi?  Mais je me serais contentée de tout ça pour ne pas me retrouver prisonnière d'une mascarada...

Était-ce  ce qui m'attendait jusqu'à la fin de mon existence, déjà entamée du tiers ? Allons allons, ce n'était pas si contraignant, à bien y penser. Hormis le fait que notre mariage - à ash et à moi - battait de l'aile, que je m'ennuyais de Damian - mon frère - , que je devenais folle à force de devoir rester ici à observer une quelconque invasion de trou-du-cul zombifié, ce n'était pas la fin du monde, si? Oh. MAIS OUI. C'était l'apocalypse là dehors! Allons, Sol, faut se ressaisir un peu... Je secoue donc les épaules, pour chasser toutes traces de négativité. Je soupire longuement, puis je cligne doucement mes yeux vairons : je me sens déjà mieux. Je me focalise à nouveau sur l'horizon, le regard perdu dans le vide. Contempler le néant, ça me ressemblait tout à fait, pensais-je alors avec amertume.

Je ne m'attendais pas à être " surprise " de la sorte quand je faisais ma ronde habituellement on me laissait tranquille. J'avais mauvais caractère, pour tout avouer. Je gueulais souvent. Mais, ce n'était pas ma faute. C'était mon sang, ma chair... Jamais , je ne pourrai taire mes racines latinos. Elles étaient en moi, se propageaient comme des plantes grimpantes, florissant au printemps, se meurtrissant l'hiver venu. Ainsi donc, quand des bras vinrent m'entourer, mon premier réflexe fut de pousser un juron bien audible « Ay, chingado! » ce qui se traduisait par un " oh fuck" bien senti. Retenue prisonnière d'un ou d'une étrangère, je m'apprêtais à répliquer grâce à mes leçons d'auto-défense donnés par nul autre que mon tendre époux. Mais je sentis toute la tension se relâcher quand des lèvres gourmandes vint se déposer contre la peau de mon cou, comme les battements d'aile d'un papillon, tout en grâce et en féminité. Une voix brisa d'ailleurs le silence. Une voix que je reconnus tout aussitôt. J'écarquillai grandement les yeux en me maudissant de ne pas avoir été, effectivement, plus sur mes gardes. Et ainsi, ma journée venait d'être encore plus gâchée, qu'elle ne l'était d'office.

Iris. J'aurais reconnu la voix d'Iris même à des mètres d'où je me trouvais. L'amante de mon mari qui est devenue aussi la mienne, me tenait fermement dans ses bras, me retenant contre mon gré. « Pas besoin d'être un rôdeur pour me bouffer, ça tu le sais très bien » sifflais-je en faisant claquer ma langue d'un ton hautain. Je finis par me défaire de mon emprise en réalisant un cercle précis avec mes bras. Puis, je fis volte-face et la défiai d'un regard glacial. Ne réalisait-elle pas que ce visage, parfait dont j'aurais embrassé toutes les nuits s'il le fallait, me rappelait avec force à quel point je me sentais complètement démunie à rechercher un sens à ce qui m'habitait quand je voyais les fins doigts de mon âme soeur dessiner les courbes parfaites de son corps ?




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MessageSujet: Re: Don't be so shy [Sol]   Mer 2 Nov - 1:30

Il y avait quelque chose qu'Iris avait apprécié chez Ashley, quelque chose qu'elle aimait de plus en plus maintenant qu'elle réalisait combien c'était rare ; il savait vivre au jour le jour. Vivait comme si chaque journée pouvait être la dernière. Ainsi, rien n'avait d'importance ou de conséquences. Ils pouvaient s'amuser, se faire plaisir, se lancer dans des bordels monstres. Ils finiraient par crever, quelle importance cela pouvait bien avoir qu'en société, les actes soient considérés comme répréhensibles ? Enfin, voilà. Soledad n'avait pas pris ce point de vue. Elle n'avait pas adapté sa façon de considérer ce monde ou les autres. Le rejet est brutal, arracher un soupir désabusé à la petite brune. Petite référence à leurs parties de jambes en l'air, elle comprenait bien. Mais justement, ça lui échappait que du jour au lendemain, tout ait changé à ce point. Fini l'amusement, finie la détente. « Ouais, j'sais pas très bien qui peut encore te bouffer si c'est pas ton mari qui te l'ordonne. » Iris laisse retomber ses bras, plonge ses mains au fond de ses poches, que l'hispanique se sente un peu moins menacée. Aussi pour se réchauffer les doigts, vu qu'elle compte rester là jusqu'à avoir des réponses à ses interrogations. La nuit pourrait être longue, la métisse n'étant pas habituée à rester sur sa faim, au sens figuré seulement. « Parce que tu vois, j'te boufferais bien encore moi, mais j'ai du mal à te croiser ces derniers temps. » Et ce n'était pas lié à du pur hasard. Elle fuyait, et plutôt bien. Si ça n'avait pas été le cas, peut-être qu'Iris aurait été moins chiante. Elle avait relâché la tension avec le mari, cela aurait fait la même avec l'épouse.

« Tu vois, j'peux pas m'empêcher de me demander ce qui t'embête vraiment. » Elle avance à côté d'elle, nez insolent en l'air. Elle doit ressembler à ces chiens qui empêchent leur maître de faire le moindre pas sans trébucher à force de sautiller autour d'eux. « T'assumes pas ta bisexualité ? » Une question posée, dont la réponse lui est franchement égal puisqu'au bout de trois pas, elle continue sur sa réflexion. « J'pense pas que ça doit être ça. Tu t'y prends tellement bien que tu dois être une habituée. J'dois pas être la première nana à passer dans votre lit. » Ni la dernière. « Et puis on s'cache bien, dans le genre... Si la belle-maman n'est pas au courant, personne ne le saura. » Iris sait qu'elle emmerde, dérange. C'est pour ça qu'elle continue de plus belle. « J'comprends encore moins, du coup. Tu peux même pas prétendre que t'aimais pas ça, on pouvait compter tes orgasmes avec Ash. Puis vu l'état dans lequel t'étais, tu simulais sûrement pas... » Elle lui lance un sourire entendu, goguenard en se remémorant la façon dont ils devaient l'étouffer de baisers pour la faire taire et garder un tant soit peu de discrétion. « T'as l'air tellement tendue, j'te jure que ça te ferait pas de mal. J'pourrais te donner un petit avant-goût, c'est pas comme si on avait besoin de ton mari ici... » Iris sait pertinemment que la belle refusera. Mais c'est le jeu.
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MessageSujet: Re: Don't be so shy [Sol]   Lun 7 Nov - 21:20

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Iris. Iris. Iris. Je murmurais ce doux prénom entre mes lèvres, incessemment , en boucle dans ma pauvre cervelle. Si Ashley l'avait choisie, c'était parce qu'elle avait un petit quelque chose. Un petit quelque chose que d'autres n'avaient pas. Dans ce camp, comme ailleurs, comme avant que tout ceci nous tombe dessus, comme bien avant Astoria d'ailleurs, il a toujours su. Il connaissait mes goûts, et j'entrais dès lors dans son jeu sans me poser de questions. Je connaissais mon mari gourmand. Et nous nous affichions mari et femme que pour combler Xio. Tout le reste ? C'était éphémère.Et puis il y avait elle, l'amante. L'amante qui partageait notre couette le temps d'une nuit. Je clignai des yeux à maintes reprises quand elle relâcha la tension dans ses bras de fer, encaissant ses paroles, essayant de les analyser en vitesse, j'émet un sifflement agacé « Je n'ai aucun compte à rendre à Ash, Iris, je suis un électron libre » et là, et là , la métisse en rajoute, question de me rendre encore plus mal. Mon inconfort était palpable, mais je tentais tout de même de le camoufler sous mes airs condescendants de grande inquisitrice, le nez légèrement relevé, le menton aussi. J'devais paraitre snob, alors que je ne l'étais pas du tout. J'étais une fille simple, certe colérique, mais simple.Je siffle «  J'étais occupée à maintenir ma couverture de bonne femme mariée figures-toi, Iris » j'articulai son prénom de façon détaché.J'avais encore menti, délibérément. Elle n'avait pas à savoir ce qui se tramait tout au fond de ma cervelle. Mais quelque chose me disait, une intuition sans aucun doute, qu'elle n'en avait pas fini avec moi. Que ce n'était là que le début.

J'aurais vraiment aimé me tromper sur toute la ligne mais...
Ce ne fut pas le cas.

Plutôt crever que de lui dire ce que je pense vraiment. Mais la belle au teint mate poursuivait, se demandant indubitablement ce qui pouvait bien m'embêter. C'était un jeu. Et puis ce qu'elle dit par la suite me fit décrocher la mâchoire. Faussement outrée , je lui fais les gros yeux. « Mais de quoi tu parles... » je me tus.J'étais sur la défensive certes,mais je devais préserver le peu qu'il me restait de pleine assurance, de confiance en soi. Elle effritait le mur que j'avais érigé de sa poigne de fer, de ses mots choisis avec soin. Je l'écoutais, encore et encore. Non, elle n'était pas la première. Par contre, elle était la dernière, sous mes ordres d'ailleurs. Je ne voulais plus voir Ash embrasser une autre devant mes yeux. Ça me rendait toute autre et ce nouvel excès de jalousie, je le devais aux reflets de mes sentiments changés pour mon mari. J'ai la rage au ventre, plus elle parle, plus elle inclut ma belle mère, et Ash dans l'équation, plus je fulminais. Elle le faisait exprès, c'est sûr, mais je n'y voyais que du feu. Oui voilà! DU FEU! Et ce feu ravageait tout, tout, tout. Parce qu'elle.. avait raison. Parce que je n'avais jamais simulé quoique ce soit, parce que j'étais restée authentique, parce que j'avais aussi pris mon pied, aussi bien dans ses bras que dans ceux de mon mari. Ça me revenait en pleine tronche et ma confusion fut encore plus palpable. Je secouai la tête, violemment, mes yeux la foudroyant derechef. D'une part de vérité, il y avait aussi une part d'ombre. Je n'étais pas prête à la faire éclater au grand jour, cette douloureuse vérité. Non. à l'instar je préférai la poussai contre le mur derrière nous, en grognant, la bloquant de mon bras directement sous la gorge. « T'avise jamais de te moquer de moi à nouveau. J'suis peut-être douce dans des draps de satin mais dans la réalité, je suis impitoyable , t'auras jamais connu une latina au sang chaud tel que, moi j'te jure » Quand je vis que le message passa, je relâchai mon étreinte pour la dévisager sauvagement. « J'assume parfaitement ma bisexualité. » Ce que je n'assume pas, en revanche, c'est de voir mon mari te toucher et de prétendre que ça ne fait rien. De le voir effleurer tes lèvres, tes seins, ton bas ventre et qu'il te fasse jouïr sous mes yeux. Putain. Avant, j'en aurais probablement redemandé. J'adorais les ménages à trois. rien que le terme sonne si exotique, si sensuel.... mais c'était avant. Avant que je ne me rende compte que j'aime cet homme pour qui tout n'est qu'une mascarade.

Pourtant, en une fraction de secondes, ma bouche vient se plaquer contre la sienne. J'devais prouver que j'étais encore attirée par les femmes, soit. Je le lui prouverais. Quand j'eus enfin fini d'embrasser fougueusement ses lèvres pulpeuses, je lui souris, férocement. « Alors tu doutes encore? J'suis en pleine garde, j'vais me faire buter si on me voit d'ailleurs » disais-je d'un visage impassible, d'un ton neutre. Je ne voulais pas paraître chaleureuse. Je réservais cela à celles qui passaient la nuit avec moi. Pour l'heure, je vêtis l'habit d'une différente Soledad.




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MessageSujet: Re: Don't be so shy [Sol]   Jeu 17 Nov - 21:06

Elle dérange, elle emmerde, elle s'amuse un peu trop à explorer les points sensibles. Iris en a bien conscience et pourtant, pour rien au monde elle ne laisserait Sol faire sa garde tranquille, maintenant. Elle a un peu trop attisé sa curiosité et voilà que la métisse veut en savoir plus, comprendre à quoi rime ce comportement. C'est pas méchant ou malveillant, malgré l'insistance. Le problème, c'est que leur relation d'avant lui manque un peu à Iris. C'est certainement égoïste, peut-être même répréhensible vu ce à quoi se résumait leurs moments ensemble, souvent avec Ash. Alors à défaut d'avoir des armes, elle tâtonne, essayer de trouver les failles qui feront mal. Sa dépendance à son mari, par exemple. « Me parle pas d'électron libre si t'es mariée, ça va pas ensemble... j'ai bien envie de savoir à quoi ça rime, moi. » Elle fait la moue, pas impressionnée du tout par les airs hautains de la belle hispanique. Qu'elle fasse la désintéressée, la méprisante. La jeune femme pouvait faire sa teigne quand elle le décidait alors un jour ou l'autre, elle aurait ses réponses. « T'fous pas de moi, tout le monde sait que vous êtes pas un couple franchement exclusif. C'est pas faire des grands sourires devant belle-maman qui changera quelque chose. Le truc, c'est que j'crois que tout le monde s'en fout maintenant. Alors si c'est ça ton excuse, si c'est un problème de cohabitation, y a toujours mon lit, ma maison. T'en fais pas, j'ai des colocs qui ont autre chose à foutre que de faire attention aux histoires de cul de chacun. » Elle esquisse un large rictus, continue d'emboîter de pas à l'épouse tellement modèle.

Elle s'amuse bien en toute honnêteté. C'est comme une enquête, quelque chose à résoudre. Pour ce faire, on peut essayer toutes les hypothèses. Et plus elle avance, plus elle sent que ce qu'elle a sous les doigts devient intéressant. Soledad a certainement beaucoup de qualités, mais elle n'est pas une si bonne comédienne qu'elle le croirait. Son regard qui s'assombrit, ses traits qui se crispent, sa démarche qui se fait beaucoup plus tendue. Elle est pas loin de comprendre. Leur problème a un lien avec Ash. C'est tout ce dont elle est certaine ; leurs parties à 3 sont terminées et révolues, et pas à cause de lui. Iris finit par s'hasarder dans l'une des théories qui lui semble le plus probable : la bisexualité, les principes. Ce genre de conneries qui ne devraient plus exister maintenant qu'ils sont à l'aube de crever, tués par des morts-vivants. Un point de vue que trop peu de personnes sont capables d'adopter malgré tout, comme si l'espoir subsistait de trouver une solution à ce merdier. Il n'empêche que Soledad finit par la surprendre, la faire se taire et écarquiller les yeux alors qu'elle se retrouver collée contre le premier mur venu, le bras de la belle bloquant sa gorge. Pas assez pour l'étouffer mais bien suffisant pour la maintenir, l'obliger à affronter le regard profond. Elle n'arrive pas à décrypter le sentiment, c'en est putain de frustrant. Mais cette menace, putain cette menace... c'est irrésistible. Bien suffisant pour comprendre Ash et son mariage avec cette femme. « Continue, tu m'excites. Je les aime bien sauvages, mes conquêtes. » Elle se lèche les lèvres, un sourcil haussé, provocante au possible. Et c'est à son grand regret que la belle s'éloigne.

Enfin, ça ne dure qu'une faible poignée de secondes avant qu'elle ne revienne. À peine le temps pour Iris d'émettre un large grognement de satisfaction en sentant le baiser fiévreux s'écraser contre ses lèvres, de glisser ses doigts dans sa chevelure pour la retenir le plus possible, la goûter jusqu'à s'en imprégner. Mais elle finit pas reculer la garce, ne se laisse pas aller au jeu des mains baladeuses et de l'excitation à son comble. C'est frustrant, rageant. « Nan, j'en doute plus. » Elle soupire, se frotte la nuque. « Il doit te rester une demi-heure à tout casser. J'pourrais t'accompagner, et on pourrait passer un moment ensemble après. Vu la démonstration qu'tu viens de me faire, j'attendrais une excellente excuse pour que tu refuses. » Sans se mentir, la métisse est émoustillée, a les sens affolés à cause de la jolie brune. Et maintenant, difficile de lui dire de lâcher l'affaire.
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MessageSujet: Re: Don't be so shy [Sol]   Jeu 15 Déc - 2:06

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Elle se moque. Elle se moque. Mais au fond, elle n'a pas tord. Ça rimait à quoi ce mariage sinon à ne servir que d'une mascarade? Et maintenant qu'on avait plus vraiment besoin de jouer, parce que ma charmante belle-mère Xo ne semblait plus mourrante, pourquoi je m'auto-réclamais encore sa femme? C'est vrai, j'aurais bu abandonner l'idée. Le quitter. Partir loin de lui. Me refaire une vie. Parce que le rêve était fichu dès l'instant où il y a eu l'épidémie. Adieu mes rêves de cabaret, de chant, de paillettes, de diva. J'aurais dû le savoir, pourtant, que la belle vie n'était pas faite pour moi. Le sang de Veracrùz coulait encore en moi. « Mais ça rime à rien. C'est comme ça entre lui et moi.. » Je hausse les épaules d'un air faussement nonchalant. C'était qu'une facette. J'étais bonne actrice mais elle n'était pas dupe, et elle renchérissait de plus belle en disant que tout le monde se fichait qu'on fasse semblant ou non maintenant que tout le monde savait que nous ne formions pas un vrai couple. Je me mord la langue tellement fort d'ailleurs que j'ai un goût ferreux amer qui descend dans ma gorge. Ça y est, la rage dans les yeux. Elle me cherchait. Et elle me trouvait. À quelque part, ces propos tranchants avaient une part de vérité que je me refusais d'admettre.  Non. Les gens ne devaient pas savoir que nous ne formions pas un vrai couple. Encore moins Xo, parce que le premier à en chier, ce serait bien Ashley.J'étais malhonnête, je le savais bien, mais c'était la seule voie que je connaissais : celle de la facilité. C'était tellement plus facile de nier l'évidence même que d'affronter ses démons, qu'on soit bien daccord. D'instinct je croise les bras autour de ma poitrine d'un air sombre. « Que Xo y croit c'est tout ce qui compte. T'as bien raison Iris... C'est pas un vrai mariage. C'est que le business » OUPS. Je clignai plusieurs fois des yeux, totalement incrédule que j'aie ouvert ma gueule. J'ose espérer qu'elle ne raconterait ça à personne et je change vite, trop vite de sujet, en entendant cette divine proposition qu'est celle de retrouver son lit pour oublier ... quelque peu Ash ? « Ça va aller merci. Mais c'est toujours bon à savoir, que je peux compter sur quelqu'un comme toi si jamais il merde ... » disais-je d'une voix étrangement un peu plus douce. " Qu'il merde " ... Il merdait déjà. Et moi aussi. En fait, on merdait tous les deux mais bon... Peut-être qu'il y avait une part de masochisme en nous, je ne savais trop....

J'aurais cependant voulu lui faire bouffer son putain de rictus. Règle général, j'aime pas qu'on se moque de moi et je n'aime encore moins ce genre de sourire narquois. Pourtant ne pas aimer était un terme péjoratif.En vérité, la métissé avait toujours su ranimer le feu en moi. J'aimais tout le monde, homme ou femme. J'aimais le corps délicatement esquissé d'une femme. Leurs courbes, leurs lèvres, leurs douceurs..... J'aimais sentir la chevelure soyeuse entre mes doigts. Avec une femme, le sexe c'était différent. C'était plus soft quoique parfois plus intense. C'était unique, parce qu'entre nous, on se comprenait. Une femme connait son corps par coeur, alors je vous laisse imaginer celui d'une autre.... la finalité demeure ... MAGIQUE. J'ai eu d'innombrables orgasmes sous les draps mais outre avec Ashley Villalobos, c'est plutôt de doigts féminins que je suis parvenue à trouver le septième ciel. Et Iris me faisait cet effet là, cette promesse du septième ciel, une promesse alléchante, presqu'exclusive à nous deux. Le mot sauvage qui s'échappa de ses douces lèvres n'aidaient d'ailleurs en rien à attiser le feu et pourtant, je m'éloignai d'elle comme si elle était le mal incarné. Parce que j'avais besoin de résister.

Mais je ne le fis pas très longtemps.
J'étais faible. Faible, peut-être un peu trop?

Je plaquai mes lèvres contre les siennes comme si aucune animosité ne s'était échappée des miennes depuis les précédentes minutes. Ce baiser, aussi torride qu'un brasier me rappela ô combien ses caresses me manquaient terriblement. Ce n'était pas de l'amour. Juste de l'affection purement sexuelle. Juste des pulsions que je ne parvenais pas vraiment à maîtriser. Puis, je souris contre ses lèvres, en émettant un grognement à mon tour, totalement victorieuse. « Laisse-moi réfléchir  » Je passais mes bras autour de son cou, en la regardant directement dans les yeux et en pinçant mes lèvres d'un air innocent « Daccord daccord... Je dois admettre que le goût de tes lèvres ont manqué cruellement à mon existence... où veux-tu qu'on se retrouve » Incroyable, j'étais presque métamorphosé.Mais la métisse devait se méfier. J'agissais parfois comme une bombe à retardement.



© Gasmask
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MessageSujet: Re: Don't be so shy [Sol]   Mer 21 Déc - 22:25

Elle a un caractère sanguin, Soledad. C'est pas passé inaperçu et en soi, ça facilite le travail. Si le métisse veut avoir des réponses, la meilleure solution est probablement d'insister encore et encore, fait monter la sauce jusqu'à ce que les nerfs lâchent, que la langue se délie. C'est avec une certaine méfiance malgré tout ; sanguine, et pas franchement innocente. Ça l'étonnerait pas que la belle lui en colle une pour la faire taire, définitivement irritée. Ce serait pas un geste qu'Iris pourrait mal prendre, ça la ferait certainement sourire. Elle avait toujours eu un goût prononcé pour les personnes avec un caractère bien trempé. Alors, plus les choses allaient, plus la question changeait ; elle passait de savoir si Sol allait craquer à quand est-ce qu'elle allait craquer. D'une manière ou d'une autre, vu les éclairs que lançaient ses yeux, il était évident qu'elle ne garderait plus son calme trop longtemps. Le rictus de la métisse ne fait que s'élargir davantage en la fixant, déjà avide des mots qui franchiront ses lèvres. Elle s'attendait à un couple en péril, à un couple pervers, à un mariage qui de toute évidence n'avait pas pris en compte la définition religieuse du mot mariage. Mais un mariage d'affaires, c'était pas sur la liste. Tellement surprenant qu'Iris s'arrête un instant, ne feinte pas son étonnement. « T'en as trop dit. » Autrement dit, après une bombe pareille, la brune veut des explications, des révélations. Il n'y avait plus trop le choix. Hormis détourner la discussion visiblement, sauter sur l'invitation sans la considérer la moindre seconde. Des paroles en l'air. Iris soupire, grogne vaguement en levant les yeux au ciel. Que Ashley merde. Il allait déjà voir ailleurs, elle ne voyait pas ce qu'il pourrait réellement faire de pire. « Si jamais il merde genre quoi ? La promesse d'un petit-enfant pour sa maman chérie ? » C'est sarcastique au possible mais pourtant, il y a un air de résignation. Elle avait déjà fait cracher un gros morceau, plus que ce qui aurait pu être espéré. Mieux valait prendre son mal en patience et reprendre les questions curieuses une autre fois. Ou alors, continuer auprès d'Ash.

Au fond, elle se fiche bien de la réalité de leur couple. Autant être réaliste, elle prône l'explosion de toutes les règles sociales, car plus rien n'a d'importance dans un monde voué à exterminer l'espèce humaine, l'espèce vivante en général. Et qu'ils soient mariés ou en couple ne lui aurait été d'aucune importance si elle pouvait encore s'immiscer, profiter de ces moments qui lui avaient été gracieusement offerts. Il y avait une logique assez provocatrice qui accompagnait ce raisonnement : si une fois, pourquoi pas deux ? Au fond, cela fonctionnait pour toutes les situations, et même avant l'apocalypse. Pourquoi pas une autre guerre ? Pourquoi pas un autre verre ? Pourquoi pas une autre erreur ? Pourquoi pas, après tout ? Ils ne vivraient pas assez longtemps pour s'embarrasser des reproches. Il était toujours difficile de renoncer aux saveurs alléchantes une fois qu'on y avait goûté. Sol aurait à lui sortir plus qu'une résolution ou qu'une question de conscience, pour la tenir loin. Ces plaisirs qui lui étaient presque interdits maintenant, elle comptait bien y regoûter à un moment ou à un autre.

Les lèvres qui s'écrasent contre les siennes, cette bouffée de chaleur qui l'envahit, cette puissante envie de s'accrocher au corps de la belle hispanique pour partager bien plus que ça. C'est enivrant, étourdissant. Et cette proximité qui n'en finit pas, ces bras qui s'enroulent autour de son cou... Iris aimerait que ce soit aussi facile. Ses yeux ne peuvent s'empêcher d'osciller entre le regard troublant et les lèvres charnues. Se retrouver. Ce ne serait pas maintenant, et elle se doutait bien que sitôt lâchée, Sol se forcerait à reprendre ses esprits. Peu importe le lieu qu'elle indiquerait, c'était sans certitude d'y retrouver la jeune femme. Nouvelle stratégie, alors. Un sourire malicieux étire les lèvres de la métisse alors que son regard fait un rapide tour. Personne. Il ne lui faudrait qu'une minute. « Tu veux qu'on se retrouve... ? » Elle murmure contre les lèvres, les frôle. Ses mains défont le bouton de son pantalon, trop rapidement pour lui laisser le temps de se reculer. « J'ai peur que tu viennes pas. » Elle sourit encore plus alors que ses doigts se faufile dans le pantalon, glissent perfidement sous la lingerie. « Si tu t'laissais aller, tu admettrais que y a pas que le goût de mes lèvres qui te manquent. » Elle accompagne ses mots de caresses langoureuses, maîtrisées. Juste au point sensible, juste pour lui rappeler les quelques orgasmes offerts. Le regard brun ne quittent pas les prunelles vairons, les gestes s'accordent jusqu'à voir le beau visage rougir. Les lèvres tellement proches, Iris sent le souffle devenir plus erratique. Alors elle continue, jusqu'à ce que Soledad se rappelle de ce qu'est le plaisir avec elle. Seulement à ce moment là, elle se retire, marque un pas d'écart. « Y a pas de raisons que tu sois la seule à me faire languir. » Ose dire que tu n'aimes pas ce genre de jeux.
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Don't be so shy [Sol]
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