(holden) le mirage

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 (holden) le mirage

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MessageSujet: (holden) le mirage   Dim 16 Oct - 2:52


le mirage ☆ T’en sais rien de cet endroit, des autres qui tournent autour de toi sans que tu prennes le temps de parler, de t’attacher. Que ce vide dans le fond du cœur. Que ce vide qui rend fou. Que cette attirance que t’as jamais pu consommer, consumer. Que la peur de le perdre. Il est là, mais t’en sais rien. Tes jamais tombés sur lui, parce que tu restes enfermé, parce que tu te trouves des coins où y’a personne pour venir te déranger, pour venir te faire chier. Tu sais plus depuis combien de temps t’es là, le temps que t’as perdu à t’occuper des papiers, des conneries. T’en sais rien. T’as du mal à te mettre dans le moule, t’as du mal à faire le bon soldat comme les autres, mais t’as plus envie d’être dans la nature, t’as plus envie de te fier sur les autres en dehors pour survivre, de t’attacher et de les voir crever. C’est trop pour toi.

T’as cette impression que les manques sont en train de te rendre fou. Tu prenais de la drogue trop souvent avant et pars moment, tu sens encore ce manque te bouffer les tripes. La nicotine que tu dois aller chercher auprès d’elle, parce que ça aussi ça te manque. T’as les mains qui tremblent un peu alors que tu fais les cent pas, que tu respires l’air putride.
Ton souffle qui vacille alors que tu vois un ombre, alors que semble le voir se dessiner sous tes foutus yeux. Tu dois rêver. C’est pas la première fois que tu penses le revoir. Un fantôme. Une torture de ton esprit malade. Ton cœur qui bat maladroitement alors que tu reconnais les traits, mais t’as l’impression que c’est pas réel. Ton passé. T’as vie d’avant. Votre vie d’avant. Lui que t’as jamais pu avoir. Lui que t’as jamais pu approcher. Toucher. Embrasser. Tu le regrettes maintenant. T’aurais pu tenter. Tu l’aimais. Trop, surement.

Tu restes planté là. Tu sais pas comment réagir. Les regards qui se croisent. C’est trop réel. C’est trop vrai. T’arrives enfin à bouger, mais plus t’avances, plus t’as cette sensation que ton cœur va exploser dans le fond de ton torse. Un pied devant l’autre et tu manques foutre le camp par terre. Il tourne le dos. Tu sais pas s’il t’as vu. Tu comprends rien. Rien du tout.
Il tourne le dos et t’as la main qui s’empare de son bras, t’as l’impression que tes doigts vont se heurter à du vide, mais ils se confrontent à une chaleur qui prend ton corps en entier. « Holden?» T’as la voix incertaine. T’as envie de crier. T’as envie de pleurer. T’as envie de tout en même temps, mais t’arrives pas à défaire tes doigts de son bras, parce que t’as peur de te réveiller. Tu pensais qu’il était mort. Tu le pensas trop. Les frissons contre ta peau alors que tu retires ta main, tu sais pas comment réagir. T'es perdu. « Holden. Putain.» Le tremblement dans ta voix, tu tentes de reprendre contenance. « Je pensais que t’étais mort.» C’est tout ce que tu arrives à dire.

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MessageSujet: Re: (holden) le mirage   Ven 21 Oct - 15:25


le mirage ☆ C’était un putain de cadeau du ciel. Au début ça l’avait fait rire. Le monde tournait à l’envers mais lui arrivait quand même à lâcher un gloussement de temps à autre. Cynique. Caustique. Ce gars, ce pompiste, il avait des lettres brodées sur la poche de sa chemisette. Celles de son nom. Jim Steele. Et ça a fait rire Holden, alors il a détroussé le cadavre de sa chemise – c’était pas du genre crado, le gars s’était foutu une balle, dans son lit, les jambes tendues et le bras gauche le long du corps, très digne. Il avait fallu à Holden de passer par la fenêtre parce que le type avait condamné la porte. Bref, il considérait pas ça comme trop dégueulasse, et puis c’était un joli trait d’humour de porter une chemisette avec ‘Jim Steele’ brodé dessus en sachant que c’était un des alias du personnage de l’Attrape-Coeurs.
N’empêche que le vrai cadeau c’était de sentir la forme cylindrique dans la poche plaquée sur sa poitrine. C’était comme un mirage. Une clope, venue de nulle part, cachée dans une poche qui portait presque son nom. Alors oui, il s’était interdit de fumer pour ma mourir trop connement par temps d’apocalypse, mais bordel, là c’était un signe. Un signe que peut-être le vent tournait, qu’un dieu se montrait clément et présageait autre chose que de la merde.

Il fallait la savourer, parce que ça serait la seule – promesse oblige. Holden l’aurait bien allumée sur le champ, mais si jamais des rôdeurs traînent leurs carcasses décharnées sur leur route, alors il oublierait qu’il avait une clope au bec et la laisserait sûrement tomber, ou bien elle se consumerait sans qu’il tire dessus. Il la garderait pour plus tard. Une fois rentré entre les murs de ce que certains appellent leur maison. Trop d’humour.

C’est presque s’il se sentirait pas mignon avec cette chemisette. Il le montre pas mais ça lui manque de plus avoir de contact physique avec personne. Il est plus d’humeur. Et puis il a plus l’impression de pouvoir le faire avec quelqu’un d’autre que lui. C’est pas comme si c’était conscient, parce qu’il y a trop de voiles apposés sur cette idée, mais il rêve de pouvoir le toucher. La même peau qu’avant, pas un résidu décomposé. Et puis il veut voir le même regard, pas deux globules sans âmes. Mais ça risque pas d’arriver.

Le voilà donc à se pavaner sans en avoir l’air avec sa chemise estampillée et la cigarette vissée entre ses lèvres. Il marmonne un semblant de chanson en même temps, la tête inclinée, les yeux portés sur le sol. Il n’est pas soumis, Holden, il a juste pas envie de voir la gueule de ses voisins, ceux qui ont foi en l’humanité ou ceux qui sont encore plus retournés que lui. Il tire sur sa clope et sent la nicotine glisser jusqu’à ses poumons. Au début il toussote un peu, depuis le temps, mais il reprend vite le geste. En marchant – en errant – il repense à un soir de tournée, peu avant que tout dérape. Ils étaient tous dans la même loge. Il n’y avait que les spots du miroir pour les éclairer, et même avec cette drôle de lumière, Holden voyait bien qu’il les regardait. Sa poule et lui. La batteuse sur ses genoux, blottie contre lui, le visage dans le creux de son épaule. Et les deux gars qui se regardaient, d’un bout à l’autre de la pièce. C’était, quoi, de l’amertume d’un côté. De l’incompréhension pour l’autre. Elle lui parlait mais il n’entendait pas, parce qu’il était avec lui. Par le regard. Tout a toujours été muet entre eux.

Et puis il sent une main agripper son avant-bras. Son poing se crispe et donne un coup d’épaule mais la chaleur exercée reste la même. Il se retourne, les sourcils froncés, et soudain le temps s’arrête. Son visage se détend peu à peu, ses épaules aussi. Il ne bouge plus. La cigarette est grignotée petit à petit. Holden l’entend mais ne peut pas répondre. Trop d’images défilent dans on esprit, tout un passé, toute une aventure. Puis sa langue se délie et ses lèvres s’ouvrent. La clope tombe. « Alfie. » Soudain il ressent des frissons sur son bras, la fraîcheur le caresse lorsqu’il le lâche. Non. Il se jette dans ses bras. Il bégaye, il rit nerveusement, sincèrement. Holden pose ses deux mains sur ses épaules. Redit son nom, pour être sûr. « Putain, et moi donc. » Tout se mélange dans sa tête. « Ouais, je pensais que vous étiez tous… Que j’étais le seul à… C’est pas important. » Alors Holden sourit. Vraiment. Pour la première fois depuis… Il presse son épaule, veut le sentir sous sa main, parce que ça fait beaucoup de mirages en une journée. « On est ensemble, c’est ça qui importe, hein ? Comme avant. Tu m’as manqué, gars. » Soudain c’est le déclic et tout revient à la normale. Oui, comme avant. Changement radical. Il le prend sous son bras et l’entraîne. « T’es nouveau ? Vas-y, raconte-moi comment t’es arrivé ici. Putain c’est dingue. » Ne pas arriver à y croire. Peut-être qu'il ne devrait pas y croire. Mais il s'en fout. Un putain de cadeau du ciel.

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MessageSujet: Re: (holden) le mirage   Mar 25 Oct - 3:37


le mirage ☆ L’impression que son cœur arrête de battre dans le fond du cœur. Le mirage sous les yeux. Cette impression que les doigts ont se perdre dans un nuage, dans cette image qu’il a imaginé des milliers de fois, trop de fois. « Alfie. » La voix. La voix qui reconnaît, la voix qui fait vibrer le corps depuis des années, celle qu’il connait sur le bout des doigts. « Putain, et moi donc. » Les mots ne sortent plus d’entre les lèvres, que le bout de chair qui lui sert de cœur qui s’emporte dans le fond du torse, que cette envie de le prendre dans ses bras et les limites qu’il s’impose depuis longtemps, depuis toujours. « Ouais, je pensais que vous étiez tous… Que j’étais le seul à… C’est pas important. » Le souffle qui vacille, souffle qui s’emporte à cause des mains sur le corps, du regard dans le fond des yeux et les larmes qui s’accrochent. « On est ensemble, c’est ça qui importe, hein ? Comme avant. Tu m’as manqué, gars. » Cette envie de le prendre dans ses bras, de poser les paumes sur son visage pour sentir l’épiderme. Parce que ça le ronge depuis des années, parce que ça le ronge depuis toujours. Les jalousies dans le fond du corps, les jalousies pour celle avec qui il ne peut pas faire compétition, avec qui il ne peut pas rivaliser. Les femmes. Les idées qui se percutent dans le crâne, les idées qu’il repousse encore et encore. Il aimerait parler, mais il ne sait pas ce qu’il a envie de dire. Il ne sait pas ce qu’il va dire.

« T’es nouveau ? Vas-y, raconte-moi comment t’es arrivé ici. Putain c’est dingue. » Non. Non et il ne peut pas croire qu’il n’a pas pu le voir depuis des semaines, qu’il n’a pas pu le croiser. C’est ridicule. C’est en train de le rendre fou. « J’en sais rien, trois semaines ou quatre.» Il a honte. Honte. Honte de ne pas avoir pu le voir avant. Honte de rester enfermé parce qu’il ne veut plus s’ouvrir, parce qu’il ne sait plus s’ouvrir à qui que ce soit. « Toi..» Le souffle qui se perd un peu alors qu’il s’arrête pour se planter en face de lui, pour laisser son regard se perdre dans le fond du sien. Pas la première fois qu’il s’y perd. Ça le rend fou. « Toi. Je savais pas que t’étais là. J’aurais pas dû rester enfermé dans ton coin, j’aurais pu te retrouver avant.» Cette envie de le prendre dans ses bras, cette envie de goûter la saveur des lèvres qu’il ne connait pas. Celle qui hante les pensées depuis trop d’années, depuis trop de temps. La saveur interdite, le foutu contact. Les mains qui se posent contre les épaules alors qu’il s’approche, qu’il presse le corps contre le sien. C’est plus fort que lui. Il a besoin de le sentir, besoin de savoir qu’il est vraiment là. « J’y crois pas. Je pensais pas que ça allait pas arriver.» Le souffle qui se coupe un peu plus lorsqu’il respire l’odeur familière et qu’il ferme les yeux. Ça le rend fou. Ça le rend un peu plus fou.
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