// saturn (louisa)

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 // saturn (louisa)

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staff / ruler of astoria
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INSCRIPTION : 01/10/2016
MESSAGES : 1022
IDENTITÉ : dragonfly in amber // léa.
FACECLAIM : tatiana maslany, avatar @hepburns.
MULTILINKS : margot la badass™, murphy le connard et elsie la sauvgeonne.
POINTS : 620

STATUT CIVIL : (célibataire), maman célibataire, coeur rouillé, t'es plus certaine de savoir comment ça fonctionne.
ANCIEN MÉTIER : (policière), véreuse, on t'achetait au meilleur prix pour faire disparaitre des preuves ou te faire fermer les yeux.
PLACE DANS LE CAMP : (the defender), t'es la figure forte, la chienne de garde des montangards.
HABITATION : (diamond peak), parmi le groupe des montagnards. elle partage un chalet de fortune avec lincoln et clementine, sans sa fille depuis qu'on lui a arraché.
ARME DE PRÉDILECTION : (beretta 92 et poing américain), tu ne quittes jamais ton arme fétiche, celle de service. ancienne boxeuse, tu collectionnais les poings américains sans te douter qu'ils te serviraient un jour.
ÂGE : (vingt-huit ans), qui t'en paraissent cent. t'arrête de compter, tu veux plus que ça te file entre les doigts.


MessageSujet: // saturn (louisa)   Dim 16 Oct - 23:43

I’d give anything to hear You say it one more time,
That the universe was made Just to be seen by my eyes. / ❀

Au creux de sa poitrine, son palpitant s’affole. Son souffle est court, ses jambes tremblent. Connaissant Louisa, la belle ne pouvait s’attendre qu’au pire. L’infirmerie était déserte, pas une trace de celle qui lui avait filé entre les doigts. La quarantaine n’avait pas rien donné de plus. Sous ses pieds, le sol s’effrite ; Flora se sent tomber. Son monde s’écroule alors qu’on l’arrache déjà à celle qu’elle vient seulement de retrouver. Au milieu de sa course, l’allemande s’arrête. Autour d’elle, le monde semble continuer son cours alors que pour elle, le temps s’est arrêté. La princesse affolée tente de reprendre contenance. Elle arrête, elle interroge. Le regard emplis de pitié, on fait non de la tête. Personne ne semble avoir vu la O’Hare, elle semble s’être volatilisé. Flora passe par sa propre maison, puis par la demeure voisine, celle de Lou. Rien, toujours rien. La Wägner tente de reprendre son souffle. A force de courir et d’imaginer le pire, elle peine à respirer. Sa poitrine se serre, son coeur tambourine. Elle se rappelle des paroles de Lou, des mots en l’air, une envie de mettre les voiles. Jamais Flora n’aurait pensé que son amie de toujours serait capable de disparaitre, sans aucunes traces. Qu’elle parte, d’accord. Mais sans la prévenir, c’était impensable aux yeux noisette de la musicienne brisée. Et pourtant.

La princesse s’assoit sur un banc. Les idées s’amincissent, Flo ne sait plus où chercher. Personne à la mairie, ni en consultation avec Joseph. Le temps file, et la peur s’installe. Si Louisa n’était pas au camp, alors elle était dehors. Dehors, entourée de ces monstres, et une jambe dans le plâtre. C’était de la folie. Si elle voulait fuir, c’était son choix mais dans son état, c’était du suicide. Les idées noires s’accumulent dans son esprit confus, elle tente de les chasser, mais en vain. Puis ça la frappe, d’un coup en pleine figure. Coup de tête, coup de folie. Flora saute sur ses jambes et reprend sa course folle, direction le dépôt d’arme. Avec un large sourire, la belle salut le gérant du dépôt, et récupère son fidèle couteau papillon et un revolver chargé. Ce serait bête de gâcher une si belle journée, déclare la belle, elle prétend vouloir profiter des derniers beaux jours. La tempête se déchaîne sous l’apparence enjouée de la brune. Faire semblant, cacher son désarroi, c’est devenu un spécialité pour Flora. Elle sort du dépôt et se précipite vers la porte, gratifiant Noah d’un geste enfantin de la main. Liberté. Elle entend le bruit sourd de la muraille se refermer derrière elle alors que sous ses yeux, la nature lui ouvre les bras. Flora savait exactement où était son amie. Là où elle allait toujours lorsqu’elle était contrariée. Au pas de course, Flora s’active pour rejoindre leur jardin secret. Maladroite, la princesse est déséquilibrée par ce bras qui lui manque tellement, mais elle tente de garder l’allure. Plus rapidement elle retrouverait Lou, plus vite elle pourrait la ramener en sécurité. Le couteau solidement serré entre ses doigts indemnes, elle s’active. Les minutes passent, son coeur s’emballe, à nouveau. Puis elle l’aperçoit. Le miroitement de l’eau contre l’eau paisible du lac de Sherwood. Flora s’avance à la lisière de la forêt, se laissant captiver quelques seconde par la beauté du lieu. Quelques secondes, mais pas plus. Déjà, son regard s’affole dans la nature environnante à la recherche de la belle. A quelques mètres elle l’aperçoit, enfin. La princesse souffle. Ses pas sont légers, elle s’approche sans faire de bruit. « C’est encore plus beau qu’avant.  » souffle-t-elle, avant de s’assoir aux côtés de son amie de toujours, sur la petite plage qui borde le lac.  

_________________
I'll wrap up my bones And leave them out of this home, Out on the road.  Two feet standing on a principle, Two hands longing for each others warmth. Cold smoke seeping out of colder throats, Darkness falling, leaves nowhere to go. //

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MessageSujet: Re: // saturn (louisa)   Mar 18 Oct - 18:15

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That the universe was made Just to be seen by my eyes. / ❀

La belle en avait assez de rester assise à rien faire toute la journée. On ne lui avait toujours pas approprié de poste à cause de sa foutue jambe cassée et son envie de prendre l'air se faisait ressentir depuis des jours. Depuis qu'elle était arrivée au "camp". Son palpitant n'avait cessé de s'affoler chaque fois qu'elle entendait un bruit, mais après avoir pris la décision de s'échapper peut-être une ou deux heures d'Astoria, elle ne pouvait plus revenir en arrière, son désir de retrouver le dehors lui oppressait la poitrine. Lors de sa sortie de la quarantaine, la veille, elle avait été obligée de faire le tour d'Astoria pour se repérer à l'intérieur. La O'Hare n'avait pas pensé à préciser qu'elle était originaire de Sherwood et par conséquent, d'Astoria et avait dû subir la visite guidée de la ville. Alors que son guide lui expliquait tels ou tels choses, elle avait remarqué qu'à des horaires précis, un groupe de personnes sortaient par l'entrée principale. La nageuse avait pour but de s'y rendre pour sortir en même temps que le convoi, juste à tomber sur la bonne heure.

La nageuse était enfin dehors, à l'air libre et pouvant enfin respirer librement. Malgré son handicap momentané à la jambe, la O'Hare n'avait pas perdu son habilité et sa souplesse, même si elle avait été embêtée par ses béquilles à quelques moments. L'adrénaline courrait toujours dans ses veines lorsque la belle était enfin arrivée à son coin de paradis, elle avait monté en flèche lorsque la nageuse s'était dans un des 4x4 d'Astoria. Elle avait prévu son plan dans les moindres détails, elle savait où elle devait récupérer l'arme que Declan avait caché juste avant qu'ils ne se séparent au cas où et quel chemin emprunté, sans croiser de rôdeurs évidemment. Qu'est-ce qu'elle les détestait les rôdeurs, mais depuis le début de l'épidémie, ils étaient un moyen pour elle d'évacuer sa frustration et son hyperactivité. Elle aimait la sensation de leurs crânes se brisant sous la force de son poignard transperçant leurs chairs avant d'atteindre leurs cerveaux. Et la belle était frustrée, parce-que depuis plus d'une semaine elle n'avait pu ressentir cette satisfaction d'éliminer un rôdeur de plus. Mais quand la nageuse redécouvrit ce coin de paradis qu'elle avait trouvé lors d'une de ses nombreuses heures de sèches qu'elle faisait, toute sa frustration disparue pour laisser place à un énorme contentement de voir ce paysage que la brune connaît si bien. Le lac, entouré d'arbres centenaires qui appartenaient à cette forêt si majestueuse qu'était celle de Sherwood, miroitait sous la lueur du soleil presque couchant. Revoir ce paysage si familier fit ressortir tous les souvenirs qu'elle avait vécu ici, la première fois qu'elle avait emmené Flora en ce lieu, les après-midis qu'elles y passaient quand la pianiste le pouvait... La belle inspira fortement, ne voulant se laisser emporter par ses émotions. Quand elle posa un pied sur le sable de la plage artificielle qui entourait le lac, elle se délecta de la sensation de son pied valide s'enfonçant dans le sable. La nageuse eut quelques difficultés à gagner le bord de l'eau à l'aide de ses béquilles, mais lorsqu'elle s'assit enfin en face du lac, elle sentit un sentiment de nostalgie la prendre. Elle ne voulait pas retourner dans ce camp si proche et si loin à la fois. La belle ne voulait pas voir le visage torturé intérieurement de sa pianiste, ni ce bras en moins qu'elle avait. La O'Hare souffrait plus qu'elle ne l'aurait cru de revoir son premier amour, elle n'avait connu qu'une seule femme dans sa vie amoureuse et c'était elle, sa belle Flora. Son coeur se remit à frapper plus fortement contre sa cage thoracique, mais elle n'y fit pas attention, se sentant déjà partir dans ses méandres de souvenirs à observer ce lac immobile et serein. Ce ne fut que lorsqu'elle entendit un craquement derrière elle, qu'elle revint à elle. Son corps se tendit et elle resserra sa main droite sur le poignard qu'elle tenait entre ses fins doigts. Elle bénissait son ouïe aiguisée et même si la personne s'approchant d'elle voulait être discret, elle ne le fut puisque la belle l'avait remarqué depuis son arrivée dans les branchages faisant face à son dos. Ce fut lorsque le parfum de la Wägner lui arriva qu'elle laissa la tension présente dans son dos redescendre, imperceptiblement. « C’est encore plus beau qu’avant.  » L'entendait-elle souffler. La belle ne pouvait en dire autrement. Elle avait vu beaucoup de lieux différents durant son année de cavale, mais le lac de Sherwood restait le plus beau et le plus sentimental à ses yeux. Elle laissa quelques secondes de suspens, s'habituant à la présence de sa pianiste à ses côtés. Son palpitant s'affolait dans sa cage thoracique, la faisant respirer plus rapidement. « Oui, ça n'a pas changé contrairement à nous et au monde qui nous entoure. », finit-elle par souffler à son tour. La nageuse tourna enfin sa tête vers la pianiste, se délectant de ses cheveux et de ses yeux marrons, opposés aux siens. Ses iris verts  se posèrent presque immédiatement sur ce bras manquant, remplacé par une prothèse. La belle ne s'était toujours pas habituée à ce que la main qu'elle avait si longtemps tenue entre ses doigts ne soit plus existante. Elle soupira et se retourna face au lac, le soleil couchant le faisant briller. Combien de temps avait-elle passé ici ? Les minutes et les heures n'avaient plus aucun impact sur son organisme et sur son esprit. « Comment tu m'as retrouvé ? », demande-t-elle enfin, après tout, elle n'avait prévenu personne de son escapade et encore moins Flora, sachant que la pianiste serait contre.


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MessageSujet: Re: // saturn (louisa)   Mer 26 Oct - 23:11

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La peur aux tripes, la poupée s’emporte. Elle court, elle va, elle vient. Elle s’affole à l’idée de ce qui lui file entre les doigts. Lou, sa Lou, son amie d’enfance, sa voisine, son âme soeur. La seule qu’elle ait jamais aimé. La vie sans elle, ce monde où Flora pensait l’avoir perdu, était insoutenable. Elle l’avait cherché à Portland, cherché partout. Elle l’avait pleuré, et finalement l’allemande avait fait son deuil. Et quand la O’Hare était réapparue dans sa vie, la semaine passée, un poids s’était soulevé de sa poitrine. A nouveau, elle respirait. Sa moitié retrouvée, elle se sentait entière, à nouveau, pour la première fois depuis des années. La princesse presse un peu plus le pas vers le lac de leur enfance, elle se sent fébrile. Toute la joie de l’avoir retrouvé s’envole alors que la vagabonde reste introuvable. La Wägner n’est pas croyante, pourtant elle prie tous les dieux pour avoir raison, pour que, dans quelques minutes, elle retrouve sa belle près du lac de Sherwood.

Les arbres s’écartent, et soudain le lac apparait. De sa main valide, Flora sert son couteau papillon fermement entre ses doigts. Elle était souvent revenue sur les berges depuis la fondation d’Astoria, pour oublier l’histoire d’un instant le chaos qui régnait sur le monde. Pour pleurer aussi, parfois, pour trouver un peu de paix pour sécher ses larmes. C’était son havre de paix, cette bulle hors du temps que lui avait fair découvert Louisa, des années de cela. La pianiste ne passait jamais bien longtemps pour venir se recueillir sur le sable fin des plages du lac, pourtant elle savait que l’endroit était dangereux ; de nombreux rôdeurs venaient déranger le paisible des lieux, attirés par la réflexion du soleil sur l’eau lisse. A l’affut, elle cherchait sa belle du visage sans oublier de rester sur ses gardes, prête à réagir à la moindre menace. Si elle était déjà ressortie depuis l’accident, Flora n’avait jamais eu à faire face à un rôdeur depuis qu’elle avait perdu son bras. Au fond de son ventre, la peur la guettait, mais elle pouvait à peine la sentir sous le poids de la crainte d’avoir perdu Lou à nouveau. Ce poids s’envole pourtant, dès que son regard se pose sur les cheveux couleur miel de sa moitié, assise sur la berge. La princesse respire, enfin, alors qu’elle remercie le ciel de ne pas l’avoir perdu à nouveau. Doucement, elle s’assoit aux côtés de la nageuse, contemplant la splendeur de ce paysage inchangé. Une bulle dans le temps, préservée de l’horreur du monde d’aujourd’hui. « Oui, ça n'a pas changé contrairement à nous et au monde qui nous entoure. » Flora ne répond pas. Son regard se perd dans le reflet du soleil couchant sur les vaguelettes du lac, alors qu’elle sent le regard de la O’Hare sur son bras fantôme. Le coeur de la princesse se sert. Malgré les jours qui s’écoulent depuis l’accident, la belle n’est pas encore habituée aux regards des autres sur son handicap ; encore moins celui de Lou. Elle sert sa prothèse contre elle, rapprochant ses jambe de sa poitrine pour la dissimuler. Sans un mot, sans un regard, elle continue à se perdre dans sa contemplation jusqu’à ce que la voix familière de Lou viennent la sortir de ses pensées. « Comment tu m'as retrouvé ? » Un sourire s’étire, timide, sur les traits de la Wägner. En y repensant, c’était tellement évident. Où d’autre aurait-elle pu se réfugier ? C’était leur coin de paradis, leur échappatoire. « Tu te rappelles quand on ne voulait pas passer un exam, et qu’on venait se réfugier ici pour sécher, et fuir la réalité ? » La poupée se tourne, et son regard dessine les traits du visage de la nageuse. « La réalité a bien changée, par vrai ? » Sa voix est douce, bercée par son fort accent allemand qui ne s’est jamais réellement effacée malgré ses années d’américaines. Ses yeux noisette ne quitte plus ceux de sa moitié, de peur qu’ils disparaissent à nouveau. « Je venais ici, aussi, au début. Quand je voulais fuir le camp, me changer les idées. »  

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