waste away with me [Ash]

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 waste away with me [Ash]

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MessageSujet: waste away with me [Ash]   Dim 23 Oct - 0:14

Même pas 20h, et il faisait déjà nuit. Putain, ce que c'était déprimant. Pourtant, Iris n'avait jamais rien eu contre la nuit. Ça lui avait souvent pris de sortir se dégourdir les jambes à 4h du matin, estimer que c'était une heure décente pour aller se balader. Mais depuis qu'elle était à Astoria, la nuit était synonyme de danger, danger synonyme d'invisible. Les ressources électriques suffisaient à éclairer l'intérieur du camp, mais les extérieurs ? Les rôdeurs pouvaient surgir à n'importe quel moment, n'importe quel endroit. Heureusement qu'ils étaient cons comme des têtes de pioche, que le cerveau semblait être la seule partie de leur anatomie à ne pas avoir réussi à se réveiller. Le jour où, ils seraient tous bien baisés. Entrer dans le camp, ce n'était pas si compliqué quand on avait un minimum de jugeote. Trouver un bout de palissade peu surveillé, l'exploser, y mettre le feu, n'importe quoi. Ou apprendre à se servir d'une arme, tiens. Ouais, fallait pas que ça arriver. La brune n'avait ni envie de mourir, ni de devoir se décider entre se trancher la gorge ou donner sa carcasse à un putain de mort-vivant. L'éventualité que ça puisse arriver suffisait à la rendre inlassablement nerveuse, à lui faire avoir ce besoin de déambuler dans le camp, surveiller le moindre bruit étrange. C'était éreintant. Elle les enviait ces habitants qui rentraient dans leur maison attribuée le soir, arrivaient à dormir sur leurs deux oreilles.

Même pas 20h, et comme d'habitude, elle en était à errer dans le camp, main dans les poches, regard hasardeux. Tout ça, pour au bout de deux tours et demi, venir se perdre près du Ramsette park, dans la simple idée de profiter du peu de verdure, de se percher peut-être sur l'une des barres de l'aire de jeu, faire le cochon pendu et attendre que le temps passe. Un loisir enfantin, étrange, incroyablement plus efficace que le yoga. Ouais, c'était le projet. Mais quand elle arrive, les lieux ne sont pas déserts. Pas vraiment. Elle admire pourtant l'effort de se fondre un peu dans la masse, installé à cette vieille table de pique-nique à moitié à l'ombre. Ça le rend pas invisible. Juste plus difficile à discerner. La preuve en est qu'elle a besoin de s'approcher pour essayer de voir si le visage lui est familier. La mauvaise manie la pousse à le contourner, s'approcher dans son dos. Elle remarque bien plus rapidement la bouteille transparente que le visage. Ça attire sa convoitise en plus de son attention. Un bon combo. « T'sais que te balader avec une bouteille, c'est un coup à être obligé de partager ? » Le sursaut manifeste lui arrache un sourire alors qu'elle se glisse aux côtés de l'homme sur le banc, se tourne vers lui pour capter son visage. Le rictus s'élargit alors. Ashley. « T'avais peur d'te faire surprendre par ta mère, c'est pour ça que t'es venu te réfugier ici ? » Elle rigole bêtement, appuie un coude sur la table, le regard qui revient scruter les alentours. Déserts. Finalement, Ash sera plus intéressant que son envie de faire le cochon pendu jusqu'à ne plus avoir la moindre goutte de sang dans les orteils.
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staff / ruler of astoria
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IDENTITÉ : sandrider :: marie
FACECLAIM : james mcavoy :: sandrider (ava, sig, colos) + tumblr (gif)
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STATUT CIVIL : récemment veuf, une certaine démone rousse ayant mis fin à la vie de sa femme d’une balle en plein crâne, « pour l’exemple » :: ça lui apprendra à descendre un gars d’Echo sans demander la permission, à coucher avec une traîtresse, et à ne pas avoir les couilles de déclarer sa flamme à son premier véritable amour avant qu’il ne soit trop tard
ANCIEN MÉTIER : patron d'un club de strip-tease à las vegas qui servait aussi de couverture pour blanchir l'argent de la branche locale d'un cartel de drogue dont il était responsable :: ce qu'il a traduit à son arrivée à astoria par « businessman dans l'import/export de pharmaceutiques, et gérant philanthrope d'un centre d’accueil et réhabilitation pour les femmes de petite vertu »
PLACE DANS LE CAMP : officiellement distributeur de rations, rétrogradé par la démone rousse histoire d’enfoncer le clou :: officieusement leader de la résistance interne :: let’s fuck those bitches up
HABITATION : sunset square, 36 w/ xiomara villalobos, sa mère, qui habitait déjà sous ce toit avant l'épidémie
ARME DE PRÉDILECTION : ses poings, à défaut de pouvoir porter une arme sur lui au sein du camp, mais il doit bien s'avouer que la sensation d'avoir une arme à feu entre les mains lui procure un plaisir immodéré
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MessageSujet: Re: waste away with me [Ash]   Mer 26 Oct - 18:48


Le hululement d’une chouette me fait relever les yeux vers les arbres. La nuit est tombée. Brusquement, à quatorze heures trente, comme dans un film d’horreur, allez savoir ; tout ça pour dire : sans que je m’en rende compte. Peut-être parce que je me suis perdu dans mes pensées ou, plus probablement, dans la bouteille de vodka qui me tient compagnie depuis le début de la soirée. Vodka. Dégueulasse, mais je serais bien ingrat de faire le difficile en ces jours de disette alcoolique. Au point où j’en suis — et où tout le monde ayant un tant soit peu de volonté de profiter de la vie doit l’être — de l’alcool, c’est de l’alcool. Surtout quand on a un ou deux nerfs à calmer, et tel est mon cas en cette belle et glaciale soirée d’automne. Glacial, comme l’accueil que m’a réservé Soledad lorsque je suis revenu de ma journée de dur labeur avec ma chemise boutonnée le lundi dans le dimanche et la proposition toute honnête de lui présenter ma dernière trouvaille, une petite blonde pétillante qui m’a laissé dans le cou, à l’encre violette, le marquant souvenir de ses vampiriques baisers. Pas intéressée, qu’elle a dit, ma femme. La blague. Du bout de mes lèvres pincées, je reprends une gorgée. Sérieusement, bordel, j’ai pas signé pour ça.

Serrant les dents dans un feulement, j’avale, mais manque de m’étrangler alors que je sursaute au son d’une voix dans mon dos. Toussant et les yeux larmoyants sous le combo de la surprise et de la morsure de la vodka qui m’est partiellement remontée dans le nez, je me plaque une main sur le cœur tout en tournant la tête vers…
« Iris ! » articule-je d’une voix brûlée entre deux toussotements. « Chingado ! J’ai presque cru que c’était la faucheuse qui venait me chopper pour ma dernière balade. »
Je m’essuie le coin des yeux sur le dos de la main, alors que ma quinte de toux se meurt enfin dans un petit ricanement, pas rancunier, puis arque un sourcil en la regardant s’asseoir à mes côtés.
« Ah ben d’accord, assied-toi mets-toi à l’aise, ôte ton soutif si tu veux ! »
À nouveau, je ricane, devinant au-delà du voile de la subjectivité personnelle un demi-ton de lourdeur ; ai-je précisé que la vodka a déjà commencé à me monter à la tête ? On prend les excuses qu’on peut.
« Pour ton information, je me balade pas avec une bouteille ; je suis assis, seul, dans un coin sombre et macabre, avec une bouteille. Nuance. Y’a pas vraiment marqué party boy sur mon front. Mais… »
Pivotant un peu sur le côté pour être tourné vers elle de trois quarts, j’attrape la bouteille par le goulot entre l’index et l’annulaire ; je la fais alors se balancer un peu au bout de mes doigts, suivant un instant son mouvement des yeux, avant de relever ces derniers vers Iris.
« Je pourrais songer à partager… » ce disant, j’amorce un mouvement pour lui tendre la bouteille mais me ravise aussitôt, tendant le bras en arrière pour la tenir hors de portée d’Iris. « Si… »
Je plante mon regard dans le sien et étire un sourire en coin, le temps de la laisser se faire une petite liste des possibles si dans sa tête. Enfin, je lâche platement :
« Si tu promets de rameuter personne d’autre à notre petite fiesta improvisée. J’suis venu ici pour être tranquille, j’ai pas tellement envie que ça change. » Je hausse les sourcils. « Deal ? »

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MessageSujet: Re: waste away with me [Ash]   Sam 5 Nov - 22:03

Son sourire narquois s'étire encore un peu à le voir s'étouffer, relever un regard pour le moins surpris vers elle. Une rapide façon pour la brune d'analyser la situation. Ash est pompette, pour l'instant. Difficile de savoir à quel niveau été la bouteille quand il l'a entamée, ce qui est certain, c'est qu'il en est bien à l'équivalent de deux-trois shots. Ce sera encore pire dans une demi-heure. « T'inquiète, j'veux pas ta mort. » Elle rigole, lui tape dans le dos comme pour déloger les dernières gouttes de vodka qui lui ont valu de presque s'étouffer. Il rigole avec elle au moins, ne s'offusque pas trop de sa présence. Ce serait bien la première fois qu'il s'en plaindrait, en fait. Quoique, non, la deuxième si on comptait la fois où il l'avait gentiment faite dégager quand elle s'était pointée chez lui. Chouette manière d'apprendre qu'un type avec qui on s'envoie en l'air vit avec sa mère. Ceci dit, elle jugeait pas. Aussi perchée que soit la sienne, si elle avait été vivante... Iris aurait probablement fait l'effort de vivre sous le même toit. Juste pour pouvoir la protéger, au cas où. La question ne se posait plus, de toute façon. « J'ai pas de soutif. » Elle hausse les épaules, dédramatise jusqu'à l'arrivée des pensées noires. C'est même pas pour essayer de le faire bander cette fois, elle en a réellement pas. Ce pull trop grand, cette veste en cuir qui a décidément bien vécu, et voilà. Qu'est-ce qu'on s'en fout.

Elle en arrive assez rapidement à ce qui l'intéresse : la bouteille. Parce qu'elle a pas cette place dans le camp qui lui permet de se faire des réserves, et qu'elle est dépendante des autres pour s'offrir des bouts de bonheur artificiels. « T'es plus seul. » Autrement dit, partage, passe la bouteille. Arrête de la balader devant mes yeux comme on le ferait avec un chien et son os. C'est à peine si Iris écoute vraiment l'homme qui déblatère, pose ses conditions. Elle a arrêté de vraiment écouter les gens, ça en fait un défaut notable. Mais c'est pas un truc auquel elle est habituée avec Ash ; quand ils sont ensemble en général, ils baisent. Ça fait pas une masse de discussion. Et elle préfère ça, mais daigne quand même lever un regard désabusé vers les prunelles bleues quand la bouteille finit vraiment par être hors de portée. Pas question d'aller la choper par la violence, il serait foutu de la laisser tomber et de l'exploser. Nan, c'est trop accessible pour faire la fille de caractère. « J'suis pas conne Ash... si je ramène quelqu'un, ça fera encore moins de boisson pour nous. Puis si je te laisse seul, tu vas finir ivre et seul, t'auras personne avec qui partager ça. Alors c'est un bon compromis si on reste tous les deux. » Elle papillonne des yeux, patiente trois secondes avant d'en avoir marre. « Allez, j'ai donné la bonne réponse. Passe ! »
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MessageSujet: Re: waste away with me [Ash]   Mar 8 Nov - 2:56


Est-ce qu’elle croyait que j’allais lui demander des trucs pas catholiques en échange de mon alcool ? Est-ce que vous le croyiez ? Tsk, c’est mal me connaître. Ash Villalobos ne fait pas ce genre de choses… pas avec les ladies. Et Iris, c’est une lady, une de mes ladies et ce même si, je l’avoue, elle peut être chiante. Très chiante. Pour ça, je suis bien content qu’on ait fini par baiser parce qu’au moins, quand on baise, elle se tait. Oh si elle parlait pour autre chose que m’emmerder, je l’écouterais volontiers, n’allez pas croire ; mais en l’occurrence… D’accord, c’est aussi ça qui fait son charme. Je les ai toujours aimées avec du caractère, sinon j’aurais pas épousé Soledad.

Je me dis que peut-être, avec un peu d’alcool dans le sang, Iris sera assez réchauffée pour avoir la conversation plus chaleureuse. Je suis d’emblée tout disposé à partager avec elle car je ne suis jamais avare envers celles que j’ai élues comme mes protégées ; ça ne veut pourtant pas dire que je n’ai pas le droit de m’en amuser un peu au préalable.

Je fais mine de m’offusquer à ses paroles et, faisant la moue, je me penche légèrement en arrière en serrant à deux mains la bouteille contre moi comme un être cher que je devrais protéger. De ce qu’Iris dit, je retiens un détail en particulier, le reste me rentrant dans une oreille pour en ressortir aussitôt par l’autre :
« J’ai jamais dit qu’t’étais conne, » marmonne-je, bougon, en secouant la tête.
Aïe, ça tourne. Je grogne et me cogne une fois la tempe contre la paume avant de bugger en voyant Iris battre des cils. Étrange vision, qui heureusement ne dure pas et je pousse un soupir de soulagement en me faisant la réflexion que, décidément, le minois de la chieuse lui sied bien mieux au teint que celui de la gentille fille. Néanmoins, pour la forme, je retrousse la lèvre inférieure et souffle d’un air à la fois emmerdé et pensif, faisant mine de peser le pour et le contre de la situation même si, en vérité, j’ai déjà fait mon choix depuis un moment. Finalement, tenant toujours ma précieuse bouteille contre moi, je me redresse lentement pour me pencher vers Iris et, arquant un sourcil sceptique, lui siffle après un moment de flottement :
« T’as vraiment pas de soutif ? »
Je recule aussitôt brusquement, comme pour éviter de me faire descendre par un nouveau regard assassin.
« Je déconne, princesa, » ricane-je.
Avec un petit sourire conciliant, je lui tends enfin la bouteille
« Knock yourself out. »
Les mains désormais libres, je m’accoude à la table et courbe un peu le dos en me laissant aller en avant, soutenant mon visage dans mes paumes. Mon petit sourire toujours aux coins des lèvres, j’observe Iris ; je n’attends pas un merci mais guette ne serait-ce qu’une once de plaisir provoqué par l’alcool que pourrait trahir son visage.
« Pour ta gouverne, » dis-je enfin, « y’avait pas de bonne ou de mauvaise réponse. » J’étire mon sourire en me redressant. « Je me doute bien que tu voudrais pas gâcher un tel moment en rameutant des parasites. » Je glisse légèrement sur le côté pour me rapprocher d’elle puis, tendant lentement un index vers son visage, je lui tapote le bout du nez. « Je sais que tu sais profiter des bonnes choses, » murmure-je.

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MessageSujet: Re: waste away with me [Ash]   Ven 11 Nov - 22:28

Sa présence peut avoir l'air intéressée mais en toute honnêteté, même si la bouteille de vodka n'avait pas été là pour réchauffer un peu les esprits, Iris se serait probablement arrêtée quand même. Pas forcément longtemps, juste pour parler un peu, passer le temps, trouver quelque chose de mieux à faire. Ils n'étaient pas très doués pour discuter, avec Ash. Ça n'allait jamais bien loin. Ils avaient passé plus de temps à étouffer le son qui sortait de la bouche de l'autre par des baisers qu'à écouter. C'était pas plus mal comme idée, jusqu'ici la brune l'avait bien vécu. Il y a plus d'un an, elle avait échangé quelques bribes de sa vie avec l'homme, s'était rattrapé de tous ces mois passé seule à craindre le moindre bruit, le moindre mouvement. Elle s'était accrochée à lui parce qu'il l'avait accompagnée dans cette nouvelle forme de société. Puis, c'était allé en se détériorant. Iris avait pris ses décisions, décidé du meilleur comportement à avoir. De là, il n'avait plus été question de faire connaissance, de connaître la vie de l'autre. Elle avait peur de s'attacher, de développer un peu trop d'affection et de finir par en souffrir. C'était triste comme mode de vie, mais elle ne s'en formalisait même plus. Un monde envahi de maudits zombies n'est pas un endroit où s'épanouir et tout ce bordel. Il n'y avait rien de positif à se battre. « T'as insinué que j'pourrais être généreuse. » Elle y trouve un lien assez étroit avec la connerie. Elle n'a même pas honte d'afficher aussi spontanément son égoïsme. On peut mettre la faute sur l'instinct de survie qui peine à se mettre en veille.

Si elle ne rit pas, l'amusement y est. L'air hagard par l'alcool, l'intérêt pour l'absence de soutif. C'est tellement...Ashley. Elle hausse un sourcil, le jauge du regard. Il est le premier à se raviser, avec l'empressement du gars qui a fait une connerie. Cette fois, elle rit. Quelques milligrammes d'alcool, et voilà qu'il arrête d'être joueur. « Dommage, j'étais à deux doigts de te prouver que j'en ai pas. » Elle aurait pu, ne s'en serait même pas formalisée. Elle n'avait jamais été d'une pudeur excessive, ils avaient même largement dépassé ce stade avec le brun. Son attention est trop rapidement accaparée par la bouteille, enfin à portée de main. Son expression doit ressembler à celle d'un gosse le jour de Noël alors qu'elle survole le goulot du nez jusqu'à sentir ses sinus piquer par la force de l'alcool. Puis, le goulot contre ses lèvres, le liquide dans la gorge. Trois gorgées, cul sec avant qu'elle ne repose la bouteille. Elle n'a plus l'habitude, la vodka lui pique les yeux presque aux larmes, diffuse une grosse vague de chaleur. « Putain. » Le goût est ignoble mais la sensation est agréable au possible. Elle ne renoncera pas à cette vodka tant qu'elle ne sera pas ivre. Entre la viande, les clopes et l'alcool... le bonheur devenait rapidement artificiel, ou superficiel. Ouais, c'est une bonne chose. Pour l'instant, c'est sûrement l'effet placebo qui délie les épaules et rappelle l'esprit joueur. Vive, la brune relève la tête, vient donner un léger coup de dents à l'index qui tapotait son nez. « Et à propos de bonnes choses, qu'est-ce que tu fais seul dehors, hum ? Y a pas Sol qui t'attend ? »
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MessageSujet: Re: waste away with me [Ash]   Lun 28 Nov - 21:17


Mes incisives mordent ma lèvre inférieure en même temps que celles d’Iris se referment brièvement sur le bout de mon doigt ; pourtant ce n’est pas son geste qui me fait remonter un frisson brûlant du bas des reins jusqu’à la nuque. J’en oublie presque l’arrière-goût amer qui vient tapisser le fond de ma gorge lorsqu’elle mentionne Soledad. Esquissant une petite moue qui ne chasse néanmoins pas mon sourire, je laisse mon index s’attarder une demi-seconde de plus que nécessaire sur la pulpe de ses lèvres avant de le lui dérober, puis de le glisser sur le verre frais de la bouteille, observant les sillons qu’il y trace dans la condensation. Enfin, je prends une inspiration pour préparer ma réponse, que je lui débite alors presque machinalement, mes pensées se trouvant déjà ailleurs :
« Je sais pas, je crois pas. »
Peut-être que ça me ferait du bien de vider mon sac, de cracher mon amertume, de grincer ma frustration ; peut-être même y ai-je songé une ou deux secondes, le temps que la lucidité ne se faufile un chemin à travers les méandres de l’ébriété pour venir me souffler à l’oreille que ce ne serait pas une bonne idée, que peu importe la rancœur, jamais je ne traînerais Soledad dans la boue, d’autant plus face à une personne qui un jour proche ou lointain s’est vue octroyée une place entre nous.

Je pousse un court soupir par le nez. Lui demandant la permission d’un regard, je récupère alors la bouteille de la main d’Iris et, la portant à mes lèvres en fermant les yeux, je renverse légèrement la tête en arrière pour prendre une gorgée. Je laisse le liquide brûlant circuler sur ma langue et mon palais avant d’avaler dans une grimace puis rouvre les yeux ; l’espace d’un instant, je fixe le ciel parsemé de lourds nuages aux teintes argentées de par la lueur du croissant de lune, et entre lesquels se devinent quelques amas d’étoiles, toile clair-obscur que strient en inquiétantes ombres chinoises les branches à moitié nues des arbres qui se dressent au-dessus de nous ; pourtant ce spectacle me semble bien morne comparé à celui que m’a offert Iris quelques minutes plus tôt : ses yeux qui se sont agrandis, ses prunelles dilatées en redécouvrant l’odeur de l’alcool sur le goulot de la bouteille qu’elle a ensuite enclot de ses lèvres avides pour s’emparer de son goût, et ses joues, que j’ai peut-être, dans l’obscurité, plus imaginées que réellement devinées se faire plus rouges sous la brûlure rare et illicite.

J’en veux encore.

Alors, posant la bouteille sur la table, je la pousse du bout des doigts, la faisant glisser jusque sous le nez d’Iris tout en plantant mon regard dans le sien avec un sourire dont je ne peux cacher la concupiscence.
« Tiens, j’ai eu assez alors… fais-toi plaisir, » susurre-je. « Et t’inquiète pas, » me sens-je néanmoins obligé de préciser, « j’ai pas l’intention de te soûler. Je promets d’être gentleman si jamais tu commences à rouler sous la table, ou à vouloir danser à poil dessus, » ricane-je.

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MessageSujet: Re: waste away with me [Ash]   Mar 13 Déc - 19:57

Ils ne parleront pas de Soledad, ou de la raison qui avait poussé l'homme à s'échouer sur cette vieille table de pique-nique, juste pour consommer sa bouteille. Finalement, la scène a quelque chose d'assez pathétique. Deux âmes esseulées qui viennent se perdre, s'oublier un peu dans une bouteille d'alcool qu'ils ne devraient même pas avoir en leur possession. Ce sont des règles qu'ils enfreignent gentiment, des libertés qu'ils prennent en se disant qu'il y a bien pire dehors. Ils étaient dans un monde rendu aux morts-vivants, alors quel vivant avait le droit de leur dire qu'ils n'étaient plus autorisés de vivre ces instants de pure perdition. Iris préférait éviter d'y penser, la plupart du temps. Elle prenait le jour comme il venait, s'attaquait à ses tâches, donnait des distractions à l'esprit pour qu'il ne divague pas trop. Pour qu'elle ne se demande pas à quoi cela servait, de continuer. Ils étaient des survivants, mais la moitié de ce camp n'était pas capable de survivre seul une journée dehors. Selon les jours, elle ne savait plus dire si elle enviait les gens comme Ash qui avaient encore quelque chose, quelqu'un à perdre, ou si elle se satisfaisait de sa condition solitaire. Elle pourrait disparaître qu'on ne s'inquiéterait pas de son absence. Dans tous les cas, ils en revenaient au même point : seuls, à un endroit où ils ne croiseraient théoriquement personne. Il y avait quelque chose de plutôt curieux, ouais.

Elle aurait envie de savoir ce qui se trame dans son esprit à lui, alors qu'il refoule un soupir en récupérant la bouteille. Elle observe chaque geste, chaque mouvement, scrute le goulot qui vient se coller aux lèvres pour déverser son liquide alcoolisé. Le temps s'étire, se traîne, prend une dimension assez étrange. Comme s'ils n'étaient plus vraiment dans ce monde, s'étaient isolés dans une bulle. Elle préfère ne pas chercher à l'expliquer, met ce phénomène sur le compte de l'alcool qui a fait son ascension bien plus rapidement que prévu dans son sang sevré depuis trop longtemps. Elle pense encore trop. Son regard ne peut s'empêcher de se planter dans celui d'Ashley, essayer d'en percevoir la lueur malgré la faible luminosité extérieure. Sans dire grand chose, l'ambiance s'est plombée à ses yeux, au point que même le sourire du brun n'a rien de communicatif. « Si j'dois ne plus être en état, t'as intérêt à ce que je me réveille dans mon lit, bordée convenablement. » Iris hausse un sourcil prévenant, récupère enfin la bouteille. Sauf qu'elle n'a pas sa retenue, couple les gorgées jusqu'à avoir l'impression de s'irriter la gorge. Seulement là elle fait une pause, balance la tête en arrière pour regarder le ciel un instant. « Dis. Tu t'es jamais demandé ce que ça donnerait si le camp implosait ? Si on devait retourner vivre dans le monde réel ? » Elle se prélasse dans ce confort. Mais finalement, elle se sentait plus vivante quand sa survie était une question de tous les instants.
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MessageSujet: Re: waste away with me [Ash]   Lun 19 Déc - 8:54

Je crois capter de la mélancolie, voire de la lassitude dans son regard alors qu’elle me met en garde sur ce que j’ai intérêt à faire dans l’optique où elle s’écroulerait sous le poids de l’alcool. Ça ne m’empêche pas d’étirer mon sourire, et je hoche la tête, conciliant.
« Je te le promets, sur l’honneur. Et si d’ici là j’ai toujours pas envie de rentrer chez moi, je promets aussi de ne pas essayer de m’incruster et de te laisser dormir au calme… Sauf si t’as peur du noir et que t’as pas envie de rester seule. »
Réplique de dragueur des plages, merci la vodka. La vérité, c’est que j’ai beau me raccrocher à mes principes, je ne peux pas non plus nier l’envie qu’elle réveille en moi. Et quand elle penche la tête en arrière, dévoilant son cou, je me surprends à essayer de me remémorer la sensation de mes dents s’y plantant, et le goût que ma langue a trouvé sur sa peau. Il y avait du sel, je crois, beaucoup de sel, dans lequel j’ai néanmoins retrouvé les senteurs fleuries et musquées de Sol qui s’y étaient mêlées. Je me mords la tranche du pouce, soupire, et suis son regard vers le ciel.
« On est dans l’monde réel, Iris, » marmonne-je, les consonnes commençant à se faire confuses. « L’erreur qu’on fait c’est de croire qu’on est plus en sécurité à l’intérieur parce que les rôdeurs restent à l’extérieur, mais on oublie que les plus dangereux dans cette histoire, c’est nous. » Je tourne la tête vers elle en haussant les sourcils. « Pas nous, toi et moi, mais nous, tout le monde, hein. Et c’est bien pour ça que, ouais, ça pourrait imploser, d’un jour à l’autre. Et le jour où ça arrive, ce qui se passera, c’est que… » Retroussant légèrement la lèvre inférieure, je hausse les épaules. « On fera ce que l’humanité a toujours fait depuis la nuit des temps : on improvisera. On est capable de bien des trucs qu’on ignore jusqu’au jour où on est forcé de se bouger le cul si on tient absolument à le sauver. »
À nouveau, je la regarde, juste à temps pour la voir pencher dangereusement en arrière ; ou peut-être n’est-ce qu’un effet de mon imagination, voire de mon envie échauffée par l’alcool de retrouver son toucher. Quoiqu’il en soit, je passe vivement un bras dans son dos en me donnant mentalement l’excuse de vouloir l’empêcher de se vautrer.
« Mais ça, » reprends-je, la voix légèrement plus basse, « je crois que tu le sais mieux que moi, sinon tu serais pas là aujourd’hui pour m’en parler, et j’aurais jamais eu l’honneur de le voir non plus, d’ailleurs. » Je marque un temps, avant de préciser platement : « Ton cul. »

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MessageSujet: Re: waste away with me [Ash]   Mer 21 Déc - 23:14

Elle a l'impression de rechuter, retourner à son époque adolescente où le but était d'être ivre le plus rapidement possible. Il n'était pas question de profiter, plus l'alcool était fort, mieux c'était. Au final, c'était toujours à celui qui serait le plus torché. Des années après, elle se retrouve à viser le même but. Pourtant, tout a changé. Ce n'est pas pour s'amuser, cette fois. Plus pour s'échapper. Les effets de l'alcool semblent presque flous dans ses souvenirs, elle essaye de se rappeler de l'effet que cela fait. Elle a hâte maintenant, une hâte salvatrice d'en ressentir les autres effets que cette brûlure dans la gorge ou cette chaleur qui envahit son corps, forcée par le liquide presque corrosif. Ashley est témoin, mais il n'est pas le même genre de réconfort. « Tu sais que mon lit t'es ouvert. Tu passeras même pour un gentleman si tu me fous à poil, je déteste être dans des draps avec des fringues. » L'invitation est explicite, quoique remise à plus tard. Ils pourraient bien s'envoyer en l'air, oublier toutes les étapes intermédiaires sous prétexte de l'alcool, elle ne lui en voudrait pas. C'était pas grave. Rien n'était tellement grave, qu'on on y pensait. Au pire, ils mourraient tous à un moment donné.

C'est avec des conclusions pareilles qu'elle en arrive à penser à ce camp, à ce qu'il y a dehors. L'alcool qui vient légèrement titiller ses sens la fait observer les murs d'une toute autre manière. Et puis, elle ne dort pas, erre dehors comme une âme en peine. Il y a des raisons à ça. Elle a aucune idée de si elle est bien ici, de si ça vaut le coup, si c'est viable, si elle y a sa place. L'esprit est encore bien assez sobre pour analyser ce que dit Ash, pour en tirer des conclusions. « Ouais, on courra tous alors que l'espèce humaine est vouée à disparaître. Y aura bien une poignée de teigneux qui s'accrocheront, feront comme les pandas en voie de disparition et survivront plus longtemps que les autres, mais y aura personne pour les protéger. » Les pandas. Des paresseux, gros tas, inutiles, bons qu'à consommer des ressources. Comme la moitié des gens dans ce camp. « Ils ont probablement tous été bouffés. » Elle a un rire amusé, bien que l'idée soit morbide. C'était poilu comme met, mais faut croire qu'une fois mort, le corps fait plus tellement attention au goût. Heureusement quand même que seuls les humains se réveillaient de la mort.

Penchée en arrière, elle se mâchonne la lèvre inférieure, se repose peut-être un peu trop sur le bras d'Ash qui la sépare du vide. Ouais, elle était dans ce camp parce qu'elle avait sauvé ses fesses. Pas comme les pandas. « Mon cul a été honoré de ton passage. » C'est une façon comme une autre de répondre à un compliment aussi mal tourné. Yeux encore rivés sur les étoiles, elle tâte du bout des doigts la table, récupère la bouteille qu'elle porte à ses lèvres pour une rapide rasade. « J't'ai jamais demandé. » Elle s'essuie les lèvres de sa manche, repose la vodka. « Tu faisais quoi avant ? Pourquoi t'as réussi à sauver ton cul ? » Avec sa femme et sa mère, voyez ce héros.
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ANCIEN MÉTIER : patron d'un club de strip-tease à las vegas qui servait aussi de couverture pour blanchir l'argent de la branche locale d'un cartel de drogue dont il était responsable :: ce qu'il a traduit à son arrivée à astoria par « businessman dans l'import/export de pharmaceutiques, et gérant philanthrope d'un centre d’accueil et réhabilitation pour les femmes de petite vertu »
PLACE DANS LE CAMP : officiellement distributeur de rations, rétrogradé par la démone rousse histoire d’enfoncer le clou :: officieusement leader de la résistance interne :: let’s fuck those bitches up
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MessageSujet: Re: waste away with me [Ash]   Jeu 5 Jan - 3:13

Ce n’est peut-être pas tant le fait d’avoir mentionné et donc repensé à son cul, que l’invitation détournée qu’elle m’a faite plus tôt, qui rend mes bras fébriles contre son corps dont je peux sentir la chaleur malgré les couches de vêtements prises en sandwich entre sa peau et la mienne. Iris, elle reste penchée en arrière, les yeux toujours rivés vers les cieux contrairement aux miens qui lorgnent sur sa jugulaire. Pourtant il suffit d’un rien — d’un rien, et peut-être d’une petite poussée de l’alcool qui se fait plus présent dans mes veines —, juste une comparaison à la con entre le destin des humains et celui des pandas, pour me distraire de mes pensées lubriques et me faire étirer un sourire aussi bête qu’enjaillé tandis que je ricane, lentement et mollement, comme un panda — si les pandas pouvaient rire, avant d’avoir tous crevé.
« J’ai jamais aimé les pandas. ‘Sont trop cons pour vivre, » commente-je railleur en roulant les yeux, l’un se fermant à moitié.
Mais la voilà qui reparle de son cul et je me le dis à chaque fois que j’arrive à remettre la main sur de l’alcool, mais dios mío, c’est fou comment, une fois alcoolisé, on arrive à sauter d’un état d’âme à l’autre aussi rapidement que quand, à la seconde où l’on jouit, on trouve soudain le porno qu’on est en train de mater vraiment dégueulasse.

Cette fois, je fais une fixette sur ses lèvres qui accueillent à nouveau la bouteille ; une goutte reste en suspens à leur coin et je me passe le bout de la langue sur les miennes mais d’un coup de manche, Iris efface cette petite perle aguicheuse, m’arrachant un petit grognement de déception bien que je n’en sois pas pour le moins guéri de mon obsession. Et ces lèvres bougent mais je n’en enregistre pas tout de suite les sons. Il me faut quelques secondes pour sentir à nouveau le sol sous mes pieds, et la chaleur du corps d’Iris contre mon bras, et le froid de l’automne sur mon visage. Je secoue la tête, m’éclaircis la voix. Ma gorge est soudain désagréablement sèche.
« Ben, » souffle-je enfin, la voix un peu rauque. « T’es sûre que tu veux savoir ? Ça risque de casser un peu le mythe, » ricane-je dans une fausse vantardise.
La calant bien contre moi pour qu’elle ne valse pas en arrière, je tends ma main libre vers la bouteille, ravisé, et m’en prends une rasade. Je ferme un instant les yeux, m’accorde un soupir d’aise, puis me lance :
« J’étais déjà sur place, en fait. Je rendais visite à ma mère. Je devais repartir après que… Enfin, plus tard. Retourner à ma p’tite vie, mon Vegas… Et puis, bah… » Je hausse les épaules, une petite moue tordant mes lèvres. « Y’a eu les zombies. Puis les militaires. Et eux, ils sont repartis. Pas moi. »
Avec un sourire se voulant goguenard mais dans lequel point malgré moi une once d’amertume, je pose mes yeux sur les siens.
« Epic story, tu trouves pas ? »

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MessageSujet: Re: waste away with me [Ash]   Mar 10 Jan - 21:57

L'alcool trace doucement son parcours dans ses veines, titille les sens. Mais pour l'instant, elle en ressent juste la chaleur, et une décontraction rare. Les épaules se délient doucement, au point de faire confiance à Ashley. Qu'il la lâche, et elle s'écrasera pitoyablement au sol. Peut-être bien qu'elle y resterait s'il la rejoignait. Juste regarder le ciel en buvant de la vodka, c'était la meilleure solution pour se vider la tête sans risquer de se casser la gueule. Mais pour l'instant, il tient, la soutient. La laisse déblatérer sur les pandas, probablement tous morts aujourd'hui. « Ils avaient pas la vie difficile, eux. Quoique j'sais pas, j'en ai jamais vu. J'en verrai jamais. Putain, c'est quand même une sacrée poisse d'te dire qu'en fait, à cause de situations pas trop prévisibles, t'auras eu jusqu'à tes 23 ans pour explorer le monde. Moi qui comptais attendre la retraite. » D'ici là, elle s'était toujours dit qu'elle trouverait un bon filon pour se faire du fric, et qu'elle finirait comme ces jeunes retraités encore pas trop mal foutues pour se taper du beau monde sans se plaindre de sa santé en permanence. Y a pas à dire, elle avait bien géré le truc.

Le cerveau mouline laborieusement, hésite entre parler ou boire. Alors elle pense à la deuxième solution en accomplissant la première, rend les choses un peu plus difficile à chaque fois que ses lèvres viennent chercher le goulot. À quelques reprises, son regard quitte les étoiles pour aller chercher Ash. Pour un peu que la vodka la rende loquace, elle pourrait avoir envie de s'intéresser à autre chose que sa bite. À son histoire, par exemple. Dans le camp, c'est souvent le sujet tabou. La solution pour faire chialer les gens, les faire s'apitoyer sur leur rencontre avec ces charmants zombies. Quelques proches vivants mais en décomposition pour agrémenter le tout, et on arrivait à l'histoire de leur vie, tous autant qu'ils étaient. Elle avait aucune idée de pourquoi elle continuait de s'y intéresser. De se rappeler que plus rien ne serait jamais comme avant. Ça servait à rien d'espérer qu'un jour, quelqu'un se présenterait comme un éminent scientifique avec un antidote d'enfer pour lutter contre le virus. Mais justement, ça la rendait curieuse de savoir dans quelle catégorie Ash s'était placé, s'il avait été le dur à cuire ou le fuyard. « Il t'arrive d't'endormir une fois que t'as joué comme un quinquagénaire bedonnant marié à la même connasse d'puis trente ans. Tu peux pas plus briser le mythe que ça. » Elle rigole dans son coin, prend le parti de se redresser pour s'affaler sur la table, tête tournée vers le brun.

C'est vrai qu'elle laisse à désirer l'histoire. Vraiment. C'est même franchement pathétique. Pas de héros alors, de tueur de zombie, seulement un type réfugié depuis le début. « Pourquoi j'demande. » Elle pouffe, secoue la tête, rigole seule. « Limite, ça aurait été drôle qu'tu repartes plus tôt. Imagine le comité d'accueil à Vegas ! » Sur la piste d'atterrissage, prêt à venir dire bonjour à chaque passager ! « 'fin dans le genre survie, Vegas c'pas le mieux. Rien qu'pour l'eau. Et sans électricité, c'est à chier. » Elle y était allée une fois, pour fêter sa majorité. Alcool, substance, sommeil quasi absent. Elle était rentrée tête vide de souvenirs et compte en banque en souffrance.
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MessageSujet: Re: waste away with me [Ash]   Jeu 12 Jan - 6:06

Je m’attendais pas à ce qu’elle démente : c’est vrai que mon histoire n’a rien de formidable. Même depuis que je suis à Astoria, je n’ai rien fait de canoniquement héroïque, étant même regardé comme appartenant au clan des planqués par ces héros qui bravent sans cesse l’extérieur pour le bien du camp. Mais foutaises, ils sont bien contents de m’avoir quand ils ont besoin de moi, ces ingrats. Néanmoins, et peut-être est-ce parce que l’évocation nostalgique de mon cher Vegas m’a laissé quelque peu vulnérable, je me trouve piqué par la réflexion d’Iris et ressens aussitôt le besoin de me défendre :
« Tu d’mandes, parce que t’es bourrée. Et si tu veux savoir, » et même si elle veut pas, « j’aurais été parfaitement capable de m’en sortir, à Vegas. P’t’être même mieux qu’ici. »
Iris s’étant dérobée de mon étreinte pour se vautrer sur la table, j’en profite pour m’y appuyer d’un coude et bois de la même main une gorgée inélégante, que j’avale bruyamment.
« J’connaissais les meilleurs recoins, et surtout les pires. Sin City, c’était mon élément, mon royaume. » Avec une fierté solennelle, je me plaque une main sur le cœur. « J’étais un jefe moi, chica. Et j’pourrais encore l’être, si seulement… »
La lucidité perce momentanément à travers les vapes d’alcool et je m’interromps avant d’en dire trop, pinçant les lèvres dans une grimace amère.
« Bah, » maugrée-je en secouant la main, « de toute façon, c’est l’passé. À quoi ça sert de le ressasser, pas vrai ? »
D’un air absent, je fixe la bouteille que, du bout des doigts sur le goulot, je fais tourner sur son socle.
« C’est le passé, » répète-je dans un murmure de ma langue maternelle où pointe malgré moi une note de spleen.
Je reste un moment dans ma contemplation puis, d’un geste rapide, je me redresse la colonne, m’assène une gorgée brûlante et, feulant entre mes dents, dépose dans un claquement sec la bouteille sous le nez d’Iris.
« C’est la dernière. Honneur aux dames. D’ailleurs… »
Je fronce le nez d’un air de lapin contrarié alors qu’un détail de ses paroles me revient. Dressant un index que j’agite avec une molle sévérité, je cogite :
« Hé… Héééé ! D’où tu vas dire que j’m’endors après l’coït ? No, señorita, no ! » Fièrement, je croise les bras. « Pas mon genre. Jamais. Je suis un câlineur, moi, parfaitement ! À moins que… »
Mon front se plisse d’un air songeur tandis que je fixe le vide, les rouages de ma logique grinçant sous ma caboche. Finalement, étirant un sourire narquois, je lève à nouveau l’index.
« Y’aurait deux explications pour ça. Uno. » Je lui colle presque mon index sur le nez. « Faut prendre ça pour un compliment : tu fais ça tellement bien que ça m’épuise. Et… »
Je m’interromps, le regard absent sous une douloureuse ride du lion. Et quoi déjà ? Je ramène mon index vers moi et louche dessus. Enfin, mes sourcils bondissent alors que ça me revient :
« Ah oui, et dos. » Je lève le majeur. « J’m’endors, parce que c’est plus fun que de t’entendre râler. » Ricanant, je plaque mes doigts formant un V sur mes lèvres. « J’préfère t’entendre crier, » ajoute-je, la voix plus basse et rauque, avant de passer le bout de ma langue entre mes doigts.

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