(flashback) the bottom of the bottle is my only friend (ft. ashley)

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 (flashback) the bottom of the bottle is my only friend (ft. ashley)

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staff / ruler of astoria
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INSCRIPTION : 19/09/2016
MESSAGES : 3526
IDENTITÉ : djesus getnaked. swann. j'aime le blasphème.
FACECLAIM : aidan gillen. littlefinger le machiavélique. odistole (avatar). anaëlle (signature).
MULTILINKS : philip le gouverneur.
POINTS : 4382

STATUT CIVIL : célibataire. la femme de ta vie morte dans tes bras alors qu'elle portait ta progéniture. tu as perdu goût en l'amour. cependant une belle tignasse rousse hante tes nuits.
ANCIEN MÉTIER : tueur à gage. cependant, si peu peuvent le comprendre, c'était un choix de vie pour irradier la pourriture de ce monde.
PLACE DANS LE CAMP : bras-droit du chef du secteur de ravitaillement. si pendant longtemps tu n'avais pas de place au camp à cause de ta haute surveillance, aujourd'hui on te fait confiance et tu prends ton travail très au sérieux.
ARME DE PRÉDILECTION : un fusil de précision, que tu as gardé précieusement depuis tes années de service. et un couteau, particulier à ton cœur puisqu'il t'a été offert par un être cher.
ÂGE : quarante-et-un ans. étrangement, tu n'as jamais eu honte de ton âge, toutefois tu n'assumes pas forcément le fait d'être à présent quadragénaire.


MessageSujet: (flashback) the bottom of the bottle is my only friend (ft. ashley)   Ven 4 Nov - 16:37

the bottom of the bottle is my only friend
flashback


C’était fou, complètement surréaliste, et pourtant malheureusement tellement vrai… En un temps recours, le monde était tombé dans un tel chaos, que toi-même avais commencé à croire en l’hérésie comme l’apocalypse. Cela faisait quelques semaines que, ce que vous appeliez, l’épidémie avait commencé à se propager à travers l’espèce humaine, et depuis le début tu étais bloqué ici. Venu à Sherwood pour accomplir un contrat, tu n’avais pas quitté la ville lorsque les premiers morts vivants s’étaient réveillés, trop occupé à essayer de protéger et sauver le reste de la population encore plus vivante que morte. Malheureusement tu avais failli à ta mission que tu t’étais toi-même imposée. Des centaines de personnes avaient dépéri, dont ta fiancée et ton enfant qu’elle portait encore en elle. En plus de ce lourd deuil que tu devais porter sur tes épaules, tu avais également perdu ton frère, qui s’était enfui sous le poids de la culpabilité. Et maintenant que le camp d’Astoria était monté, tu te sentais bloqué dans cette soit disante vie de ville, sans les personnes qui comptaient réellement pour toi. Cependant, étrangement, l’idée d’aller autre part ne t’avait pas traversé l’esprit. Si c’était la merde ici, cela devait être un beau bordel vraiment partout. Et toi, qui avais été nomade toute ta vie, ne voyais aucun autre endroit où aller. L’ironie dans tout cela est que tu avais été étiqueté probablement dangereux, et que tu n’avais pas ton entière liberté – bien que personne ici l’avait entièrement réellement –, coincé sous le regard d’un mec censé surveiller tes moindres faits et gestes. Quelle connerie.

Une minute d’inattention, et tu en avais immédiatement profité pour t’éclipser. Enfin un peu d’illusion de liberté, enfermé dans ce huis clos, entre ces quatre murs qui sont Astoria. Bien que le camp n’était encore que très récent, le système avait eu pour conséquence qu’un marché noir s’était rapidement mis en place, et bien évidemment, dès que tu en avais entendu parlé, tu t’y étais précipité. Si tu n’avais eu aucun mal à diminuer ta consommation de cigarettes, ce n’était absolument pas le cas pour l’alcool. Depuis toujours, tu gérais ton stress avec un bon verre de whisky, maintenant que tu étais au plus mal, tu te noyais carrément dedans. Très probablement, tu commençais à avoir des problèmes d’alcoolisme, toutefois, pour tout dire, tu t’en contre fichais totalement, tu pouvais en mourir que cela ne changerait rien. Alors, à présent que ce soit disant Ashley Villalobos – pas mauvais gard mais du coup un peu collant – n’était pas derrière ton cul, sous ordre de ce satané psychologue, tu avais accouru au marché noir pour te payer une bouteille de whisky qu’il pouvait y avoir, donc pas le bon bourbon dont tu avais l’habitude, mais cela irait quand même. La bouteille déjà bien entamée, tu traînais dans les rues d’Astoria, n’ayant pas vraiment peur de te faire prendre, vu l’heure avancée qu’il était. Jusqu’au moment où tu entendis des éclats de voix, tu décidas de ne plus faire le fanfaron et te cacher quelque part – tu ne voulais pas prendre le risque de te faire éjecter d’Astoria, puisque tu étais déjà sur la sellette. Tu n’avais pas envie de te terrer dans ta petite chambre de ta maison en colocation, de toute manière cela ne servirait à rien parce que tu n’arriverais encore pas à fermer l’œil de la nuit. Contre toute attente, tu te réfugias dans la salle d’entrainement. Tu savais qu’elle était ouverte à toute heure, mais que personne n’y serait à cette heure-ci. De plus, si jamais tu perdais les pédales, tu pourrais taper dans les sacs jusqu’à mort s’en suive. Cela semblait plutôt une bonne idée, alors tu pénétras dans la pièce, t’écroulant sur les tatamis, comme une grosse loque. Une quinzaine de minutes plus tard, et un bon tiers de la bouteille envolé, tu aperçus une ombre devant toi qui provenait de derrière toi. « Tu m’as retrouvé, à ce que je vois. » Tu savais très bien qui c’était, tu t’en doutais comme pas possible. Et tu signalais l’évidence même, mais dans l’état dans lequel tu étais, tu n’étais pas capable de beaucoup plus. De toute manière, maintenant le mal était fait. Il allait sûrement te reporter à la sécurité du camp, et tu allais te faire réprimander, te faire taper sur les doigts, et avoir une nouvelle séance avec le psychologue qui allait sûrement te sortir d’Astoria. Tu soupiras. Cela te faisait chier mais tu avais du mal à t’en faire. Plus rien n’importait.

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STATUT CIVIL : récemment veuf, une certaine démone rousse ayant mis fin à la vie de sa femme d’une balle en plein crâne, « pour l’exemple » :: ça lui apprendra à descendre un gars d’Echo sans demander la permission, à coucher avec une traîtresse, et à ne pas avoir les couilles de déclarer sa flamme à son premier véritable amour avant qu’il ne soit trop tard
ANCIEN MÉTIER : patron d'un club de strip-tease à las vegas qui servait aussi de couverture pour blanchir l'argent de la branche locale d'un cartel de drogue dont il était responsable :: ce qu'il a traduit à son arrivée à astoria par « businessman dans l'import/export de pharmaceutiques, et gérant philanthrope d'un centre d’accueil et réhabilitation pour les femmes de petite vertu »
PLACE DANS LE CAMP : officiellement distributeur de rations, rétrogradé par la démone rousse histoire d’enfoncer le clou :: officieusement leader de la résistance interne :: let’s fuck those bitches up
HABITATION : sunset square, 36 w/ xiomara villalobos, sa mère, qui habitait déjà sous ce toit avant l'épidémie
ARME DE PRÉDILECTION : ses poings, à défaut de pouvoir porter une arme sur lui au sein du camp, mais il doit bien s'avouer que la sensation d'avoir une arme à feu entre les mains lui procure un plaisir immodéré
ÂGE : 37 ans


MessageSujet: Re: (flashback) the bottom of the bottle is my only friend (ft. ashley)   Lun 7 Nov - 20:09


Les beaux jours sont revenus, le soleil pointant son nez de moins en moins timidement entre deux giboulées ; les oiseaux piaillent leur enthousiasme dans les arbres devenus pour l’occasion de vrais baisodromes, les bourgeons éclosent, les fleurs et divers nids à pollen, Enfer des allergiques, poussent comme des champignons à l’instar des barricades autour de cette zone de Sherwood devenue notre havre et que l’on appelle aujourd’hui Astoria. Ah, le printemps ! La saison où tout renaît, de même que l’espoir des survivants qui s’affairent à créer cette nouvelle communauté : la mienne, de gré et de force — surtout de force. Au début, je me suis dit que j’avais eu un cul du feu de Dieu de m’être trouvé au bon endroit au bon moment, rescapé de l’Apocalypse en plein Jardin d’Eden. Mais qui dit Eden, dit lois et ces lois, en plus d’être à la con, elles n’ont pas perdu de temps à nous tomber sur la gueule. Je t’en foutrais. Si ça ne tenait qu’à moi, j’irais me construire mon propre Paradis, avec du blackjack, de la coke et des putes. Mais non, au lieu de ça, je suis forcé de passer pour le citoyen modèle, sans histoire et sans reproches que dis-je ! exemplaire, même, si j’en crois le rôle de chaperon qui m’a été confié ; et cette couverture, je l’ai instaurée bien avant l’épidémie, en venant installer ma mère à Sherwood afin de lui assurer une retraite tranquille, loin des préjugés liés à nos professions respectives. À l’époque, j’étais loin de me douter à quel point j’avais pu être inspiré, et ce même lorsque la communauté a commencé à se former ; je n’ai pris conscience de toute la providence de cette manigance que lorsqu’on m’a refilé le job de surveiller ad vitam aeternam les faits et gestes d’un lascar au nom d’oiseau et au passé douteux, un ancien tueur à gages épris de justice dont on douterait encore de la bonne foi. Ironie, quand tu nous tiens.

Si je dois être honnête, en premier lieu, j’avais décidé de détester ce type ; d’abord parce qu’il me rappelait une vie que je ne pouvais plus avoir et puis, surtout, parce que je les connaissais bien, ces oiseaux-là : des vendus, baisant la bague et plus si affinité de celui qui débourserait le plus gros sac de jute imprimé de ce bon vieux dollar ; ce même genre de pendejo qu’on aurait pu me coller au cul pour résilier définitivement ce dernier. Et puis, j’ai dû me faire une raison : à force de me violenter pour ne pas lui réserver le full traitement à la gangsta dans le souci d’éviter de mettre à mal ma propre couverture, je lui ai laissé suffisamment de marge pour me prouver que finalement, à mon grand emmouscaillement, cet ersatz de poulet en freelance m’est — un peu — sympathique et comme je n’arrive pas encore à mettre le doigt sur le pourquoi du comment, je me contente de lui lâcher par moment un peu la grappe en prétextant dans ma barbe que ça m’arrange — ce qui n’est pas loin de la vérité — plutôt que de le lui laisser savoir. Qu’est-ce que je disais déjà à propos de l’ironie ?

Néanmoins, sympathique naissante ou pas, aujourd’hui et à l’heure, le volatile en question, j’ai surtout envie de le plumer. Car l’animal est introuvable et moi, tout laxiste que je puisse être, j’ai quand même un rapport à faire en fin de journée. Voilà bien une heure sans succès que je retourne toutes les pierres d’Astoria et je commence même à songer m’attaquer aux tombales lorsque, passant devant une fenêtre de la salle d’entraînement, je pile, mon regard s’arrêtant sur l’immanquable tignasse poivre et sel de mon poulain. Il me fait dos, et s’il ne peut ainsi me voir, je ne peux moi-même pour l’instant pas non plus deviner à quelle activité il s’adonne ; c’est donc par pure conscience professionnelle — et peut-être un brin de fierté — que je le rejoins bientôt, poussant la grande porte qui frémit tout juste sur mon passage, et avançant à pas de loup dans son dos pour m’arrêter à deux petits mètres derrière lui, juste assez pour constater, au vu de la bouteille de scotch qu’il a élue sa compagne du jour, que j’ai été bien inspiré de passer par ici.

Il m’a entendu venir, ou peut-être est-ce mon ombre tombant sur lui qui m’a trahi ; peu importe, je n’avais pas non plus l’intention de jouer à coucou qui c’est. Je mets les mains dans les poches et me balance légèrement sur mes talons, un sourire goguenard aux lèvres.
« Le traqueur qui se fait traquer, juste retournement de situation, » ironise-je.
Lentement, je le contourne dans un large arc de cercle, pour finalement m’arrêter devant lui. Je le toise, laissant mes prunelles s’attarder obséquieusement sur la bouteille.
« Désolé de gâcher ta petite fiesta en solo, mi pollito. Mais… » Je hausse les épaules en relevant les yeux vers les siens. « Le boulot, c’est le boulot. » Mon sourire s’étire en coin, dévoilant une canine. « T’es pas trop fâché, j’espère ? »
Je m’avance de quelques pas, puis m’accroupis devant lui et, sans gêne, lui arrache la bouteille des mains pour étudier le label.
« Whisky de supermarché, » grommelle-je dans une moue, « mais c’est déjà mieux que rien. Dis-moi… » Attrapant le goulot de la bouteille entre l’annulaire et l’index, je la fais se balancer légèrement, juste entre nos visages. « Où est-ce que t’as bien pu aller pour te dénicher ça, Rosenwald ? »

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