you are not alone, cause someone's out there, sending out flares. (margot)

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 you are not alone, cause someone's out there, sending out flares. (margot)

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MessageSujet: you are not alone, cause someone's out there, sending out flares. (margot)   Dim 6 Nov - 1:27

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Malgré leurs sacs vides, la mission s’est bien passée. Personne n’a été blessé et pour l’ancien policier, c’est le plus important. Pourtant Ernst rentre à Astoria le cœur lourd, le poids du monde sur ses épaules. Quelque chose ne va pas. Il le sait, il le sent au plus profond de ses entrailles qu’il est arrivé quelque chose de grave. Lorsqu’il salue ses compagnons d’un geste amical, son sourire est légèrement crispé. Il garde la face devant ses frères d’armes parce qu’ils ont besoin de lui, mais dans ses yeux, c’est la débandade. Margot n’a pas dit un mot sur le trajet du retour. Elle est restée silencieuse, le regard vague, le visage décomposé. Elle ressemblait à ces gens qui arrivaient pour la première fois à Astoria, ces gens qui avaient perdu espoir depuis trop longtemps. Dans l’instant, Ernst n’a rien dit, préférant la laisser à ses pensées, mais il a bien remarqué qu’elle n’était pas dans son état normal. Elle avait déjà l’air un peu plus angoissée qu’à l’ordinaire lorsqu’ils ont quitté le camp mais il ne l’a pas pris personnellement. Chacune de leur mission était risquée, ils en étaient tous conscients, lui plus qu’un autre, et lui-même appréhendait souvent leur journée à l’extérieur. C’était humain d’avoir peur, et lui, avait souvent peur. C’était aussi ce qui les faisait vivre. Il pensait que son humeur passerait lorsqu’ils retrouveraient leur cocon mais même pas. Les portes à peine refermées derrière le groupe, elle avait déjà disparu de son champ de vision. Ca ne la ressemble pas. Margot est souvent la dernière à les quitter. Elle s’assure que tout le monde va bien, donne du courage à ceux qui en ont le plus besoin, puis reste volontairement un peu plus longtemps sur la place avec Ernst. Ils s’échangent quelques mots, font mine de rien mais le regard qu’ils s’échangent, ne trompe surement personne. Le gamin, ça l’amuse alors il continue de jouer, il continue de faire semblant mais dans son cœur, ça sonne plus vrai que nature. Parfois, ils se quittent après qu’il lui ait volé un baiser dans un sourire espiègle, mais souvent, ils rentrent ensemble. Ce soir, Margot a chamboulé tout leur plan. Ce n’est pas dans ses habitudes, et il ne lui faut pas plus pour redouter le pire. Il se demande où est ce qu’elle a bien pu disparaitre, ce qu’elle a bien plus d’urgent qu’eux. En traversant le camp à la recherche de son amante, il réalise que ce n’est peut-être pas ce qu’elle voudrait. Ce serait surement plus prudent de lui laisser un peu de temps. Elle a peut-être besoin d’être seule. Elle a peut-être besoin de souffler. Si ce n’est que ça, alors Ernst peut le comprendre. Lui-même a parfois besoin de s’éloigner de toute cette effervescence. Dans un monde aussi bousillé que le leur, personne ne peut y être insensible. Prêt à abandonner la partie pour cette fois, l’homme commence à se diriger vers le centre pour rejoindre sa demeure quand soudain, Margot apparait, aussi vite qu’une étoile filante. Elle quitte la pharmacie, la mine un peu plus dépitée qu’à leur arrivée, le visage aussi blanc qu’un linge. Elle ne le voit même pas quand elle traverse la rue. Il s’est définitivement passé quelque chose de grave. Sans hésitation, son instinct reprenant le dessus, Ernst décide de la suivre. Margot lui est bien trop chère pour la laisser dans cet état. Elle s’éloigne de l’animation de la ville et il suit ses pas jusqu’au lac. Pendant un instant, il est pris d’une hésitation. Il ne veut pas qu’elle prenne mal son intrusion, mais il ne peut pas non plus l’abandonner comme ça. « Margot ? » Il l’interpelle d’une voix douce et tendre, de celle qu’il utilise quand il se trouve face à une personne en détresse. Il ne veut surtout pas la brusquer. Ce serait quand même con qu’elle lui échappe alors même qu’il vient enfin de la retrouver. Il s’approche un peu plus, pose une main sur son épaule. « Est-ce que ça va ? » Il croise son regard et il réalise. Mais non, ça va pas, elle a les yeux bouffis et il comprend bien vite qu’elle a pleuré. « Qu’est ce qui s’passe, Margot ? » Il se sent tellement démuni face à cette situation. Margot, si forte, si indépendante, jamais touchée, toujours aux aguets, lui montre une part d’elle qu’il ne connaissait pas, c’en est déstabilisant.
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STATUT CIVIL : future maman à contrecoeur, le coeur retourné par cet homme qui refuse de la laisser affronter cette épreuve seule.
ANCIEN MÉTIER : lieutnant colonel dans les forces armées us, la belle était une militaire entièrement dévouée à son pays.
PLACE DANS LE CAMP : avant, l'amazone était à la tête des opérations hors du camp, fière chef du ravitaillement. maintenant, c'est une vulgaire surveillante à la frontière nord.
ARME DE PRÉDILECTION : la belle manie l'épée, une arme trouvée par hasard lors d'une mission. margot est aussi particulièrement douée avec le fusil d'assault qu'elle maniait avant.
ÂGE : trente-quatre longues années, trop longues au goût de la belle qui cherche la force de continuer.


MessageSujet: Re: you are not alone, cause someone's out there, sending out flares. (margot)   Mer 9 Nov - 20:41


you are not alone, cause someone's  
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La belle s’échappe. Arme de service à la ceinture, couteau contre sa cuisse, elle court. Derrière elle, les portes d’Astoria s’éloignent alors qu’elle s’enfonce de plus en plus profondément dans la forêt avoisinante. Margot entend les grognements des pourris autour d’elle, mais ne voit rien ; les larmes lui brouillent le regard. Alors elle fonce, tête baissée, se fraye un chemin à travers les branches. Ses joues sont trempées. Les mots du médecin résonnent dans sa tête, encore et encore. C’était une cause perdue, il n’y avait rien à faire, lui avait-on dit. Impuissante, face à son propre corps. Elle revoyait le regard empli de pitié d’Alicia, lorsqu’elle était revenue de mission quelques minutes plus tôt. Le coeur lourd, elle n’avait fait que confirmer les craintes de Margot : tout ce qu’elle avait ramené de la clinique d’avortement était obsolète. Dangereux même à utiliser, après le temps et les conditions. Ses efforts avaient été vains, et les risques qu’elle avait pris en s’éclipsant de sa propre mission n’allait pas payer. Plus rien d’autre à faire que d’accepter, avait conclu la chef de la médecine. Sentant la rage bruler dans ses veines, la militaire s’était énervée, maudissant la médecin et son incapacité, maudissant ce camp, maudissant ces foutu rôdeurs. Maudissant ce monde qui n’en finissait pas de l’abattre.

Margot sanglote, trébuche, tombe et se relève. Elle continue, esquivant de peu le corps d’un rôdeur qu’elle ne met pas longtemps à semer. Du revers de sa manche, elle essuie ses yeux rouges et découvre avec soulagement le paysage rassurant qui s’offre devant elle. Le lac. Margot avait découvert un peu par hasard ce havre de paix. Coupé du monde, préservé dans une bulle hors du temps, les berges du lac étaient devenues son jardin secret. Lorsque l’air venait à manquer à Astoria, et que la belle avait besoin de respirer et de s’échapper, c’était ici qu’elle venait se recueillir. Le spectacle devant ses yeux apaise la peine qui lui ronge le coeur. La militaire s’approche du bord de l’eau, se laissant bercée par la danse du soleil contre la surface. Elle sèche une dernière larme vagabonde, et respire un grand coup. Inconsciemment, sa main vient se poser sur son ventre encore plat. Perdue, apeurée, la belle redevient enfant. Pour la première fois depuis des années, elle pleure la disparition si précoce de ses tendres parents. A ce moment précis, Margot donnerait n’importe quoi pour quelques mots de sa mère. Mais elle est seule. Autour d’elle, le silence n’est rompu que par le vent qui siffle contre les branches. Elle est seule, aujourd’hui plus que jamais, face à ce cruel destin qui ne lui laisse pas un moment de répit. Une larme vagabonde vient à nouveau s’égarer sur sa joue encore humide alors que dans son dos, une voix la fait sursauter. « Margot ? »  Margot se retourne vivement en dégainant son couteau d’une main, et en essuyant son visage de l’autre. Elle souffle pourtant en découvrant les traits rassurants du Wägner, baissant sa garde et rangeant son arme. « T’es con, tu m’as fait peur. » La belle ravale un sanglot, et tente de reprendre contenance ; s’il n’avait pas remarqué la rougeur de ses yeux noisettes, c’était la faiblesse de sa voix la trahirait. Docile, elle regarde sans bouger son amant s’approcher et déposer une main contre son épaule. Il était la dernière personne qu’elle voulait voir à cet instant précis. Pourtant, Margot n’avait même pas la force de le fuir. « Est-ce que ça va ? » Le coeur lourd, la belle ne trouve pas la force de mentir. Alors elle reste muette, et se contente de fondre dans ses bras. La belle se réfugie, brisée, contre celui qui lui cause tant de peine ; elle devrait lui en vouloir, autant qu’elle s’en veut à elle. Pourtant, à ce moment précis, elle ne veut pas se battre. Tout ce qu’elle a besoin, c’est de quelqu’un, de ne plus être seule. Margot enfouie son visage contre le torse de l’allemand, enroulant ses bras fermement contre son cou. « Qu’est ce qui s’passe, Margot ? » Les larmes coulent à nouveau, s’écrasant contre la veste d’Ernst. Les mots sont là, juste au bout de ses lèvres. Sans échappatoire, elle devait lui annoncer. Elle n’avait pas le choix.  Les secondes passent, elle cherche le courage. Puis finalement. « Je ... J’suis enceinte, Ernst. » souffle-t-elle, maladroite. A quoi bon repousser l’inévitable.

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MessageSujet: Re: you are not alone, cause someone's out there, sending out flares. (margot)   Mer 30 Nov - 23:29

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La surprise de sa visite est si grande qu’il est parvenu à l’effrayer. En signe de paix, Ernst lève les bras, sans quitter son regard du sien de peur qu’elle ne s’échappe. Il ne veut pas la faire fuir alors il s’avance vers elle, et pas à pas, doucement mais surement, il tente de comprendre ce qui l’a mené à s’isoler du reste du groupe. Il y a tellement de chagrin dans les yeux de Margot. Sa détresse est désarmante, et parvient à ébranler toutes ses convictions parce que son amante, elle a une telle force de caractère. Elle ne flanche jamais, et ne se laisse certainement pas submerger par ses émotions, pas comme ça. Elle contrôle sa vie d’une main de maitre, si bien que c’en est effarant. Elle ne se laisse jamais perturber, jamais ralentir par ce qui ne serait qu’une perte de temps dans son emploi du temps de Ministre. Elle avance contre vents et marées, prête à gravir des montagnes pour le bien du monde. Ernst s’en est souvent moqué, parce qu’elle est consciencieuse, sérieuse et studieuse, qu’il l’a toujours imaginé sur les bancs de l’école avec son cahier de notes et ses listes des milles choses à faire avant la nuit tombée. Son visage ne cache rien de sa surprise quand il voit comme l’horloge si bien réglée qu’est la Byers perdre soudainement le fil. Silencieusement, elle se loge dans ses bras, enfouie son visage contre son torse, accueillie par les muscles protecteurs d’Ernst. Il n’a pas besoin de grands mots pour comprendre qu’elle a profond besoin de réconfort. Alors il resserre leur étreinte, embrasse le haut de sa tête en lui signifiant par ce simple geste qu’il est là, toujours, et ce, jusqu’à la fin. Leur destin est lié, et sans un mot, il lui promet de ne jamais l’abandonner. Avec la plus grande précaution, la question qui lui brûle des lèvres lui échappe, et pendant de longues secondes, c’est l’angoisse qui s’insinue en lui et tiraille ses entrailles. Le silence le tue parce qu’il y a cette petite voix dans sa tête qui lui chuchote mille et un scénarios, tous plus terribles des uns des autres, tous plus déchirants et bouleversants. Il imagine la perte de l’un de ses proches, il imagine la morsure qu’elle cache sous ses vêtements, la mort toquer à leur porte, et la possible issue de leur relation qui se joue sous ses yeux. Sa voix tremble, il la sent fébrile et prête à plier quand elle lui annonce ce qui semble être une douloureuse nouvelle. Enceinte. Elle est enceinte. Il lui faut quelques instants pour comprendre l’ampleur de l’information. La conversation retombe, le silence s'installe. Enceinte. L’idée lui semble d’abord si incongru qu’il pense à une plaisanterie. C’est pas son genre, Ernst est quand même le plus farceur des deux. Et puis, Margot ne lui ferait jamais ça, hein ? Elle ne se permettrait jamais de blaguer sur un sujet pareil en de telles circonstances, n’est-ce pas ? Ce serait malvenu de sa part. Il y a tellement de sentiments qui se mélangent en lui ; la peur, la joie, l’appréhension, le malaise, l’inquiétude. La confusion prend le dessus, il n’a aucune idée de la manière dont il est censé réagir. Est-ce qu’il doit s’excuser ? Et puis s’excuser de quoi ? D’en être heureux ? Doit-il la féliciter ? Mais ne serait-ce pas un peu déplacé au vu de son chagrin ? N’est-ce finalement pas trop tôt ? S’ils partagent régulièrement le même lit, ils ne se sont pourtant jamais rien promis. Ils n’ont jamais été plus que de simples amis partageant parfois les mêmes nuits, et c’est surement de ça dont elle a besoin à cet instant, d’un ami. « Ca va aller, » murmure-t-il en mettant finalement fin à leur étreinte. Ses mains s’agrippent à ses épaules pour lui faire face et plonger son regard dans le sien. Plus que jamais, il a besoin de se raccrocher à elle par un contact visuel. Le sourire qu’il lui lance est sincère. Néanmoins, malgré son expression sereine sur le visage, c’est l’ouragan dans son cœur. Il a toujours voulu être père, mais si vite ? Doucement, l’idée fait son chemin, germe dans son esprit et c’est l’angoisse. « C’est pas grave, d’accord ? » Lui dit-il, tentant de s’en convaincre lui-même. Non, c’est pas grave, c’est même une bonne nouvelle. C’est la plus belle chose qui puisse exister. C’est l’espoir qui renait dans un monde mourant.  « Tu vas t’en sortir. On va s’en sortir, et tu sais pourquoi ? Parce que tu n’es pas seule. Je suis là, avec toi, et je serais toujours là. J't'abandonnerai pas, j'te le promets. » Jamais. Il s’approche, l’embrasse tendrement sur le coin de la lèvre, « regarde, la preuve, j’ai pas encore fui. Va falloir t'y faire, tu vas devoir continuer à me supporter, » plaisante-t-il dans un sourire, tentant l’humour pour apaiser son cœur.
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MessageSujet: Re: you are not alone, cause someone's out there, sending out flares. (margot)   Dim 1 Jan - 22:29


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Son coeur bat fort, si fort dans sa poitrine. Tout autour d’elle, monde s’écroule. La terre s’effrite sous ses pieds, et Margot se sent tomber, encore et encore, engloutie par le néant. Elle a le souffle court, et les yeux gonflés. La belle n’a plus réellement conscience de la réalité, déconnectée ; elle tombe, et ne peut rien faire d’autre que chuter, impuissante. Ce n’était plus un mauvais cauchemar à présent, c’était une fatalité. Inévitable. Un futur auquel elle ne pouvait plus échapper. Le mince espoir de pouvoir se débarrasser de son mal balayée, elle ne pouvait plus qu’assister à ce destin dont elle ne voulait pas. A cet enfant, qu’elle ne voulait jamais voir naître. Seule, perdue. Impuissante. Byers détestait plus que tout ce sentiment qui la rongeait. Elle voulait se battre, mais il n’y avait plus rien à faire. Maintenant, elle ne pouvait plus que subir. L’espoir de trouver une échappatoire l’avait aider à tenir bon jusqu’à présent, mais maintenant qu’elle était condamnée, plus rien ne la retenait dans cette chute. Plus rien, ou presque. Entre ses bras tremblant, le corps d’Ernst la retient. Margot s’accroche à lui, comme si elle s’accrochait pour sa vie. L’allemand aurait dû être la dernière personne qu’elle voulait voir ; c’était sa faute, à lui, autant qu’à elle. C’était sa faute, et sans lui, la militaire n’aurait pas se parasite au creux de son ventre. Sans lui, tout serait plus simple. Pourtant, Margot ne voulait voir personne d’autre que de lui. Recroquevillé contre son torse, le visage enfoncé dans sa poitrine, la belle trouve un peu de réconfort. Alors que ses larmes s’échouent contre sa veste maintenant trempée, la Byers se rend compte qu’elle n’était pas seule. Qu’elle ne le serait jamais. Qu’il était là, pour partager sa peine. La si forte Byers fond devant le policier, laissant paraitre une part d’elle même dont personne ne se doutait. Une faille, dans la glace autour de son coeur, dans le roc de son corps finement sculpté. Mais alors que sa vie lui filait entre ses mains, c’était bien le cadet de ses soucis. A bout de force, exténuée par cette bataille qu’elle livre seule depuis trop longtemps, la belle ne mâche pas ses mots. Incapable de mentir, elle livre la vérité. Rien de plus. Un poids se lève de sa poitrine, et elle respire à nouveau.

Maintenant, la Byers n’a plus qu’à attendre. Trop anxieuse face à la réaction de son amant, elle n’ose lever le visage. Les yeux mouillé, la mine fermée, elle sent les secondes s’étendre en heures, en années, en siècles. Le temps s’étire, et la boule au creux de son ventre se sert. Elle ne pouvait rien faire face au maux dont elle souffrait ; lui, pouvait très bien rejeter le parasite et continuer comme si de rien était. L’espace d’un instant, Margot s’agite ; peut-être qu’elle était réellement seule, après tout. Peut-être qu’Ernst trouverait une échappatoire. Puis sa voix s’élève dans l’air tendu, et un frisson lui parcourt l’échine. « C’est pas grave, d’accord ? » Un murmure qui se veut rassurant, mais qui fait repartir de plus belle la course folle de son palpitant.  « Pas grave ? » elle siffle entre ses dents. La belle n’est pas sure que le Wägner comprend la gravité de la situation. L’attrapant par les épaules, Ernst la force à quitter l’étreinte rassurante dans laquelle elle s’était lovée, et à plonger son regard humide dans le sien. Dans un état second, la militaire secoue frénétiquement la tête à la négative, refusant de croire que ce n’était pas grave. « Tu vas t’en sortir. On va s’en sortir, et tu sais pourquoi ? » Son coeur se serre ; on. « Parce que tu n’es pas seule. Je suis là, avec toi, et je serais toujours là. J't'abandonnerai pas, j'te le promets. » Les larmes repartent de plus belle ; Margot ne s’attendait pas à un tel discours. C’était exactement ce dont elle avait besoin, exactement ce qu’elle rêvait d’entendre depuis l’annonce funeste de sa condition. Pourtant, elle a bien du mal à trouver du réconfort dans ces paroles pourtant si douces. La Byers sent les lèvres de son amant effleurer les siennes, mais elle a bien du mal à réagir. « Regarde, la preuve, j’ai pas encore fui. Va falloir t'y faire, tu vas devoir continuer à me supporter. » Un sourire triste étire les traits fatigués Margot, alors que son poing taquin vient s’écraser, tendrement, contre l’épaule d’Ernst. Elle voudrait rire de la situation, se dérider le temps d’un instant ; mais son coeur est lourd, et elle ne trouve pas la force. « Qu’est ce qu’on va faire ?  » elle souffle, pour toute réponse à la blague du grand enfant. « Co- Comment on va protéger ce … »  La belle pointe vaguement le bas de son ventre. « ... cette chose ? On peut pas élever un gamin, pas ici, pas maintenant. Pas avec eux. » De l’autre côté du lac, un rôdeur s’est enfoncé dans la boue, coincé sur la rive. « Je ne veux pas lui infliger ça. » La Byers pose un regard est emplie d’une tristesse nouvelle dans le regard d'Ernst ; c’est la première fois qu’elle se projette réellement, qu’elle imagine le futur de cet enfant à venir.

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MessageSujet: Re: you are not alone, cause someone's out there, sending out flares. (margot)   Dim 15 Jan - 22:41

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C’est pas grave. Ernst réalise l’absurdité de ses paroles lorsqu’elle siffle entre ses lèvres. « C’est pas grave », mais quelle idée de balancer de tels mots à une femme enceinte, en proie à ses doutes ? Y’a de quoi offusquer des millions de femmes. Il ne veut pas qu’elle s’imagine malade ou pire, condamnée. Il a l’impression que ses mots ont été mal interprétés, comme s’il lui avait offert ses condoléances, comme si elle venait de lui annoncer un cancer en phase terminal, mais c’est pas le cas. Y’a rien d’aussi beau qu’une grossesse. Ils devraient chérir ce cadeau. Elle lui donne ce qu’il a toujours désiré depuis toujours. Un enfant. C’est une bénédiction des Dieux. Une utopie, un fantasme qu’il croyait parfois irréalisable. Il a encore du mal à y croire quand Margot, affolée, effondrée, secoue frénétiquement de la tête dans un refus catégorique de vouloir assumer ce nouveau rêve.  Il comprend ses doutes, lui-même est assailli par mille et unes questions sur leur futur au sein d’Astoria mais il refuse de lui montrer une telle image, convaincu que cela ne ferait qu’empirer la situation. Il prend les rênes, manifeste son soutien à son égard et rien d’autre pour consoler son désespoir. Elle n’a pas besoin de savoir comme il est lui-même tourmenté. Toute cette histoire lui semble irréel. Il touche du bout des doigts son rêve mais à quel prix ? Le monde est pourri jusqu’à la moelle, comment un enfant peut-il grandir dans de telles conditions ? Est-ce qu’ils ne devraient pas plutôt s’arranger pour tout arrêter avant qu’ils ne soient vraiment trop tard ? Ses mots tentent de la rassurer et d’apaiser ses propres doutes, mais ne font que lui causer un peu plus de chagrin. L’émotion la submerge à nouveau, ses larmes recommencent à couler sur ses joues et doucement, ses doigts glissent sur son visage pour les faire disparaitre. Elle le frappe à l’épaule tandis qu’un timide sourire se dessine finalement sur ses lèvres et, ravi de voir qu’il est parvenu à la dérider le temps de quelques instants, il lui en offre un plus grand, victorieux. Mais les questions reviennent les assaillir. Elle le questionne sur la meilleure manière d’agir mais lui-même ne sait rien de la marche à suivre. Bien sûr, il lui était arrivé de se poser des questions quant à une future paternité mais jamais assez pour se documenter à ce sujet-là. Ca lui paraissait si loin, il se disait que ça viendrait doucement, qu’il avait encore le temps, qu’on le préviendrait avant que ça n’arrive aussi soudainement. Elle use des mots durs pour qualifier leur enfant, et ça surprend l’homme qui ne peut s’empêcher de lever un sourcil, perplexe mais néanmoins légèrement irrité par la manière dont elle appelle leur futur gamin. « …Bébé, » rectifie-t-il, en la laissant néanmoins continuer. Ernst laisse son regard divaguer, tomber sur le rôdeur un peu plus loin derrière elle qui s’affaisse dans la boue avant de revenir sur Margot, qui lui parait subitement mélancolique. Lui non plus ne souhaiterait à personne un tel sort. Vivre dans un monde comme le leur n’est pas fait pour un bébé, mais qui sait ce que l’avenir leur réserve ? Rien n’est terminé, tout peut encore s’arranger. « Je ne sais pas, Margot, » lui avoue-t-il d’un ton résigné. Il pourrait lui mentir, lui sortir de jolies phrases qu’on lance à tout le monde pour les apaiser mais il n’en a pas envie. La vérité, c’est qu’il n’en sait strictement rien. Il est entrainé pour répondre à toutes les situations dangereuses qui peuvent se présenter, mais pas pour attendre un bébé. Il nage en terre inconnue. « Mais ce que je sais, c’est que ce gamin ne sera pas non plus seul. Il sera en sécurité, avec nous, avec tous les autres, à Astoria. » Il en est convaincu. Il aura un toit, de quoi manger et il aura de l’amour jusqu’à l’infini. Il sera si entouré qu’il ne pourra définitivement rien lui arriver. « Il sera aimé et chéri, et peu importe ce qui se passera, il aura deux parents qui se battront jusqu’à la fin pour lui donner un monde meilleur. » Ernst est serein parce que c’est loin d’être la fin. « A nous deux, franchement, on peut difficilement faire mieux comme équipe de choc. Il est entre de bonnes mains. » Il sourit, tout doucement, dans l’espoir de retrouver à nouveau cette petite étincelle qui brille dans ses yeux quand elle va mieux. « J’le protégerai jusqu’à la fin. J'te le promets. » Et c'est la première fois qu'il réalise toute l'étendue de ses nouvelles responsabilités.
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MessageSujet: Re: you are not alone, cause someone's out there, sending out flares. (margot)   Mer 15 Fév - 14:53


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out there, sending out flares / ❀

Toute sa vie, la belle avait peiné à comprendre. Elle regardait les autres se trouver, elle assistait aux mariages, elle les félicitait pour les enfants. Elle observait ces vies qu'elle ne connaissait, ces familles qu'elle ne comprenait. Peut-être parce qu'elle n'avait jamais rien connu ne tel, qu'elle n'avait plus de souvenir de ses parents. Ou simplement parce que ce n'était pas des vies pour elle. Margot s'était toujours demande si quelque chose clochait chez elle, elle se demandait souvent pourquoi elle n'était pas montée comme les autres ; la romance, l'âme soeur, le grand amour, elle n'avait jamais cru à toutes ces choses. Volage, apeurée à l'idée de se retrouver piégée dans un couple sans moyen de pouvoir s'échapper, la belle avait toujours préféré le sexe sans lendemain, où elle pouvait prendre la fuite sans se sentir coupable. Alors si avant, elle n'avait jamais voulu devenir mère, l'idée lui paraissait encore plus improbable aujourd’hui. Improbable, mais inévitable. Dans son cerveau, ça avait encore dû mal à prendre forme. Perdue, apeurée, l’intrépide militaire se sentait impuissante face à cette peur nouvelle. Elle n’avait pas peur pour elle, mais pour lui. Pour le parasite au creux de son ventre. Peur de ne pas pouvoir le protéger, de ne pas pouvoir lui offrir une vie digne d’être vécue. Mais ce qu’elle ne réalisait pas, ce qu’elle avait refusé de prendre en compte depuis le début, c’était qu’elle n’était pas seule. Là, tout contre elle, le Wägner était là. Et le fardeau sur ses épaules s’allège un peu alors qu’Ernst lui fait comprendre qu’il ne l’abandonnera pas. Ensemble, ils pourront faire face à la peur. Ensemble, ils pourraient au moins tenter de la protéger, de lui faire vivre une vie normale. Aussi normale que possible, en tout cas, avec les conditions actuelles.

Pourtant, ça ne suffit. Dans le chaos du monde d’aujourd’hui, trop de choses imprévisibles pourraient mettre en danger la vie d’un être aussi fragile que le bébé à venir. Partageant ses peurs avec le père de l’enfant, Margot tente de trouver un peu de réconfort dans le regard d’Ernst. « Je ne sais pas, Margot, » souffle-t-il pour toute réponse. Le coeur de la Byers se sert, pourtant l’allemand continue. « Mais ce que je sais, c’est que ce gamin ne sera pas non plus seul. Il sera en sécurité, avec nous, avec tous les autres, à Astoria. » La tendresse des mots du Wägner ne manque pas de toucher Margot, dont les traits son timidement éclairés d’un sourire timide. « Il sera aimé et chéri, et peu importe ce qui se passera, il aura deux parents qui se battront jusqu’à la fin pour lui donner un monde meilleur. » Chaque parole de l’allemand la rassure un peu plus, chaque mot l’aide à mettre les choses dans une nouvelle perpective. Et même l’idée de devoir supporter son amant ne lui paraissait pas si désagréable que cela, tant qu’il est à ses côtés pour surmonter les mois à venir, puis les années après ça. «  A nous deux, franchement, on peut difficilement faire mieux comme équipe de choc. Il est entre de bonnes mains. » Les yeux encore rouges, les joues mouillées, l’amazone laisse pourtant échapper un rire léger. L’allemand n’avait pas tord. Si deux personnes étaient capable de protéger un être aussi fragile, c’était bien l’ancien policier et la farouche militaire.  « Pas faux. » souffle-t-elle, timide, ne pouvant qu’approuver les mots du Wägner. « On fait une bonne équipe. » Margot dépose une main contre la joue de l’allemand, caressant doucement la pommette du Wägner avec son pouce, les yeux plongés dans les siens. Jamais elle n’aurait imaginé un tel soutient de la part du policier. Jamais elle n’aurait imaginé quelqu’un rester à ses côtés comme il le faisait. «  J’le protégerai jusqu’à la fin. J'te le promets. » Pour toute réponse, la militaire se hisse sur la pointe des pieds et pose ses lèvres contre celles d’Ernst. Un baiser plein de douceur, empli d’espoir. S’éloignant de quelques centimètres, la belle chuchote. « Merci.» Puis elle redescend sur le sol, avant d’ajouter. « J’te le promet aussi. Peu importe ce qu’il arrive, il nous aura nous. C’est tout ce qui importe, pas vrai ? On peut y arriver, ensemble ? » Sa voix est empli de doute, mais plus de désespoir. A présent, elle a envie d’y croire.

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| with shortness of breath, i’ll explain the infinite, how rare and beautiful it truly is that we exist.

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