I need you, dad {Keegan & Jimmy}

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 I need you, dad {Keegan & Jimmy}

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MessageSujet: I need you, dad {Keegan & Jimmy}   Sam 12 Nov - 3:41


I need you, dad.
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Ces foutus cauchemars, j'en peux plus. Mandy par ci, Mandy par là. Et c'est toujours la même chanson ou alors, ça se termine toujours de la même manière, Mandy qui veut en finir avec moi, qui me reproche de ne pas avoir su la protéger, de l'avoir tué, abandonné, que de toute façon, je n'étais qu'un incapable, un moins que rien, qu'elle comptait sur moi et que je l'ai laissé tomber, que je lui ai ôté la vie, que je ne l'ai pas sauvé. Finalement, tout ce que je me reproche à moi-même, mon subconscient n'est pas vraiment mon meilleur ami, mais cela commence à être beaucoup trop pesant pour moi, au plus ces cauchemars me hantent, au plus je me sens mal, bien difficile de le cacher la journée. Le pire dans tout ça c'est que même si j'en ai parlé à certaines personnes, je ne me suis jamais réellement confié, jamais réellement vidé, dit ce que je pensais, j'ai l'impression que personne ne pourra m'aider, personne ne pourra effacer ce que j'ai fait, ce que.. j'ai dû faire à Mandy. Personne ne pourra me retirer cette culpabilité, définitivement.

Et ça recommence, je me réveille en sursaut, pensant pendant quelques minutes que je suis encore coincé dans ce rêve, cherchant à m'échapper ou quelqu'un qui puisse me sortir de là. C'est déjà arrivé une fois, on m'a tendu la main, on m'a sorti d'affaire, c'était maman. Elle était magnifique, dans sa belle robe blanche, un teint parfait, ses cheveux parfaitement coiffés, comme si rien de tout ça n'était arrivé, rien du tout. Elle me manque. Maman me manque. Mais je n'arrive plus à fermer l'oeil, ce cauchemar m'empêche de me reposer, maman ne m'a pas sauvé cette fois et je n'arrive pas à penser à autre chose qu'à Mandy, manquant de me tuer à cause de toute cette haine qu'elle ressentait. Alors je ne mets pas longtemps à prendre la décision de descendre, je ne sais pas pourquoi, ça ne sert à rien de rester dans ma chambre, je m'y sens compressé, pris au piège... Alors je vais dans le salon et après m'être versé un verre d'eau, qui est encore sur la table juste en face de moi, je n'y ai pas bu une seule goutte, je suis installé au coin du canapé.Les jambes repliées contre mon ventre, mon regard perdu dans le vide mais je suis surtout perdu dans mes pensées. Une larme s'échappe de temps à autre, larmes que je ne prends même pas la peine d'essuyer. Cela doit bien fait dix minutes, vingt minutes, peut-être même trente minutes que je suis ici, je n'ai plus la notion du temps. Mais ça, c'est avant d'entendre quelqu'un descendre les escaliers, je réagis un peu en retard je l'avoue, le temps que je me sorte de mes pensées les plus sombres.

Sans pour autant bouger, mes jambes et mon corps restant parfaitement immobile, mon visage se tourne rapidement vers la source du bruit : papa. Moi qui était certain de voir Espen... Je m'empresse alors d'essuyer rapidement ma joue au cas où une larme s'y serait logée, tentant d'être le plus discret possible puis, après ça, lui adresse un fin sourire. Un sourire triste, vide mais qui reste néanmoins sincère. « Papa... » dis-je toujours un peu surpris de le voir à la place de mon petit frère et puis surtout, à cette heure aussi tardive. Je m'éclaircis la gorge puis reprends la parole « Ça va ? Tu ne dors pas ? » question idiote je sais, il ne va pas me répondre que si mais je lui demande par là la raison de son insomnie sans vraiment lui laisser le temps de répondre, certainement par peur qu'il me demande ce qu'il se passe. Parce que mon père me connaît par cœur et je le sais.

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MessageSujet: Re: I need you, dad {Keegan & Jimmy}   Mer 16 Nov - 18:24


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Le miroir. Ton visage. C'est tout ce que tu vois. T'as l'air fatigué. Beaucoup trop. Les cernes qui se dessinent sous tes yeux en disent long. Depuis quelques temps tu dors peu. Parfois pas du tout. Difficile de fermer l’œil quand on sait que les morts se relèvent et qu'ils ont faim de cervelles. Tu n'as aucunes idées de l'heure qu'il est. Il fait encore nuit noire. Il est certainement minuit passé. T'ouvre le robinet, tu laisse couler l'eau quelques secondes avant de te baisser et venir te passer le liquide frais sur le visage. Durant quelques instants, tu reste là, la tête baisser regardant l'évier. Et c'est quand tu te décide à relever la tête que tu l'aperçois. Une vision angélique. Éblouissante. Celina, elle t'observe. Elle a ce sourire plein de tendresse. Ce sourire auquel il t'es difficile de ne pas répondre. Elle s'approche alors doucement et vient enrouler ses bras autour de toi. Tu fermes doucement les yeux, tu la sens. Elle te réchauffe presque le corps. T'as envie de lui dire qu'elle te manque. Que tu te sens complètement vide sans elle. Que t'as besoin d'elle. Les mots ne sortent pas. Alors tu reste comme ça, silencieux, les yeux fermés. Tu profite simplement de l'agréable chaleur que tu ressens. Tu te doute qu'elle n'est pas réelle. Tu n'es pas idiot. Mais le simple fait de l'apercevoir te suffit. Tu sais que tu ne l'oublie pas. Son souvenir est encore intact. T'as l'impression de sentir son souffle sur ton cou. Elle est silencieuse. Toi aussi. A vrai dire, tu as peur d'ouvrir à nouveau les yeux et de te rendre compte qu'elle a disparu. C'est toujours le moment le plus difficile quand tu la revois, quand tu dois, à nouveau, la laisser partir. Après quelques minutes, tu te décides enfin à laisser tes mots sortir de ta bouche. « Tu me manque... » Tu ouvre les yeux. Malheureusement, elle n'est plus là. Tu perds ton sourire. Tu le savais pourtant. Rien de ce que tu n'as vu était réel. C'était qu'une machination de ton cerveau fatigué. Une nouvelle fois, tu te passe de l'eau sur le visage espérant que le vide que tu ressens à présent s'en aille avec l'eau qui dégouline. Mais rien. Rien ne se passe. Tu reste vide. Tu soupir avant de quitter la salle de bain. Tu te décides à emprunter les escaliers voir s'il y a quelque chose en bas qui pourrait t'intéresser. Peut-être prendre l'air. Finalement, t'as peut-être besoin d'une balade nocturne.

Doucement, tu gravis les marches sans faire trop de bruit. Tu veux pas réveiller tes fils. Tu ne veux pas non plus les inquiéter. Même s'ils se doutent bien que tu ne dors pas beaucoup. Quand tu arrive à la dernière marche tu fonce droit dans la cuisine, tu ouvres les placards à la recherche de quelque chose à grignoter. Très vite, tu trouve une tablette de chocolat. Tu l'attrape et te dirige vers le canapé. C'est là que tu vois ton fils, Jim, recroquevillé sur lui même en larme. « Jim ? » dis-tu d'une petite voix inquiète. Te voyant alors, Jim essuie du revers de sa manche la larme sur sa joue. Tu fronce les sourcils et malgré le fin sourire qu'il t'offre tu peux pas t'empêcher de t'inquiéter. Jim a toujours été moralement plus fort que Espen alors savoir qu'il n'est pas bien, que quelque chose le brise, tu ne peux pas t'empêcher d'être inquiet. Tu t'approche pour venir t'asseoir à ses côtés. « Ça va ? Tu ne dors pas ? » demande-t-il. Tu sais qu'il te pose ces questions parce qu'il a peur que tu lui demande ce qu'il ne va pas. Une chose est sûre c'est que tu ne lui diras pas pourquoi tu ne dors pas. Et encore moins ce que tu as vu dans la salle de bain. Il n'est pas au courant. Et ce n'est pas le moment pour ça. « J'avais une petite faim. » dis-tu alors en montrant la tablette que tu as prise plus tôt. « Je voulais la manger tout seul, mais si tu en veux, je peux faire un effort pour toi et t'en donner un morceaux. » plaisante-tu, en regardant ton fils. Tu lui fais un sourire rassurant alors que toi-même tu n'es pas dans ton assiette mais qu'importe le bien être de ton fils passe avant le tien. « Il paraît que le chocolat ça aide à remonter le moral. » Tu dis ça alors que tu sais très bien que c'est faux mais tu essaye de ne pas brusquer Jimmy. Tu ne veux pas qu'il aille mal. Tu veux simplement le voir sourire.Et puis tu sais que, si ton fils a besoin de parler, il le fera. Il l'a toujours fait avec toi. C'est ce qui fait que votre relation est si forte.

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MessageSujet: Re: I need you, dad {Keegan & Jimmy}   Sam 19 Nov - 20:15


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Je ne vois pas l'intérêt de rester au lit, je ne vais pas fermer l'oeil et je le sais, ce n'est pas comme si c'était le premier cauchemar que je faisais. Je me souviens, quand j'étais enfant, je faisais toujours ce rêve étrange avec ce monstre. Il s'appelait Zuplu, il était tout vert, énorme avec des dents gigantesques, je ne sais même pas d'où est-ce qu'il sort, de mon imagination sans doute, il était immonde et j'étais persuadé qu'il habitait en dessous de mon lit. J'allais toujours me réfugier dans le lit de mes parents, ils n'avaient pas le choix en même temps... Je courais, je criais, je sautais dans leur lit, je me glissais entre eux sous la couverture, je tremblais et je leur disais que Zuplu voulait me manger les pieds. C'était son obsession ça, les pieds... J'avais peur de ne plus pouvoir marcher, qu'on se moque de moi à l'école parce que je n'avais plus de pieds. J'y tenais tellement, à mes pieds. Mon père a souvent été vérifié dans ma chambre histoire de me rassurer, de me montrer qu'il n'y avait rien ni personne, et certainement pas Zuplu mais je finissais toujours par dormir avec eux. Ça me fait presque rire quand j'y pense, maintenant. Mais là il ne s'agissait plus de Zuplu ni d'un simple cauchemar de gosse, il s'agit de la réalité, nous vivons déjà dans un cauchemar, nous avons tous vécu des choses horribles, dont moi, j'ai tué ma petite amie et elle m'en veut, je le sais. Elle me hante, tout le temps, toutes les nuits et je ne sais pas comment me débarrasser de cette culpabilité qui me ronge d'autant plus chaque jour.

Alors je me retrouve dans le canapé, recroquevillé sur moi-même et perdu dans mes pensées, du moins, jusqu'à ce que mon père arrive. Je tente de lui cacher mes larmes bien qu'au fond de moi, je sais que c'est inutile, et même si, par chance, il ne l'avait pas vu. Mon père me connait mieux que personne, il devinera que ça ne va pas. Alors je lui souris, tristement certes mais c'est tout ce que je peux faire, je change vite de sujet et c'est à cet instant qu'il me dit qu'il avait une petite faim, me montrant une tablette de chocolat. Plaisantant même quelque peu en disant qu'il ferait un effort pour me donner un morceau si l'envie me prenait d'en manger, oui il plaisante car ça ne serait pas un effort pour lui. S'il avait vécu l'épidémie avec Espen et moi, il aurait été le premier à se priver de nourriture pour nous donner à manger, quitte à mourir de faim. Je lui réponds par un fin sourire, au moins, il arrive à me faire sourire sans que je me force, quelque part... Je fixe la tablette de chocolat. Est-ce que j'en veux ? Non, je n'ai pas faim. Il continue en me disant que ça remonte le moral, encore une preuve qu'il me connaît par coeur, il ne m'a pas dit ça par hasard. Je repose mon regard sur lui un court instant, mon sourire s'efface sans que je puisse m'en rendre compte, puis je regarde de nouveau la tablette. Je sais que je ne vexerai pas mon père en refusant, loin de là, mais je veux lui montrer que je suis ouvert à la conversation, je sais qu'il ne me brusquera pas, qu'il me laissera parler, qu'il ne me posera pas de question si jamais je ne le fais pas. Oui parce que... Je vais le faire. Alors je finis par tendre ma main et à prendre un carré de chocolat, un simple carré oui. « C'était toi qui mangeait toutes les tablettes de chocolat à la maison ou c'était maman ? » Cette question m'échappe, parce qu'avec ma famille, nous pouvons parler du passé sans réel problème et ce n'est pas le cas de tout le monde... Mais oui, maman achetait des tablettes de chocolat, je n'y avais jamais droit. Enfin, j'arrivais trop tard. Au début je pensais qu'elle les cachait dans sa chambre, ou alors qu'elle jouait les innocentes mais après j'ai fini par me dire que c'était sans doute Espen qui allait les manger la nuit, ou les cacher lui aussi. Je n'ai jamais su qui c'était... Peut-être mon père ? Aucune idée. Pourtant je suis persuadé que c'est l'un de mes deux parents. Je dépose le carré de chocolat dans ma bouche puis me pousse afin de laisser une place à mon père sur le canapé, espérant fortement qu'il s'installe. « Et si toi aussi tu te demandes qui les mangeait, et bien sache que ce n'était pas moi. » terminé-je enfin. Je ne tourne pas autour du pot mais je me laisse le temps, j'ai besoin de lui parler, de lui dire, d'être rassuré ou écouté, tout au moins. Je ne sais juste pas comment me jeter dans la gueule du loup. Il ne sait pas encore ce que j'ai fait à Mandy, il sait qu'elle est morte, bien évidemment, mais il ne sait pas que... j'ai dû mettre fin à ses souffrances. Après avoir laissé la place à mon père, je ramène mes jambes tout contre moi, de nouveau, comme si cela me rassurait un minimum. J'ai vingt-six ans mais j'ai ce réflexe depuis que je suis petit. Quand je pense aux cauchemars de mon enfance et aux cauchemars que je fais en ce moment, je dois avouer que... Oui, il me manquerait presque, Zuplu.
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MessageSujet: Re: I need you, dad {Keegan & Jimmy}   Lun 5 Déc - 15:31


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Avec Jim, t'as toujours eu cette relation spéciale. Une relation forte. Fusionnelle même. Tout ça est sûrement dû au fait qu'il est ton premier fils. Tu l'as eu jeune, beaucoup trop jeune. Il n'était pas désiré. Celina et toi n'aviez pas décidé de faire un enfant. Il est arrivé beaucoup trop tôt. Mais à aucun moment tu ne l'a traité comme un moins que rien. Tu ne l'a jamais mit de côté. Au contraire, tu as toujours été présent au maximum pour lui. Il était hors de question que ton enfant manque de quelque chose. Et ça s'applique aussi pour Espen. Même si votre relation est différente, jamais tu n'as laissé Espen de côté. Ils sont tous les deux la prunelle de tes yeux.
Voir Jim recroqueviller sur lui même sur ce canapé te rappelle les nombreuses nuits où il paniquait et rentrait en hurlant dans votre chambre pour venir se blottir sous votre couette. A cette époque, il avait peur d'un monstre dont tu ne te souviens pas du nom, c'était le genre de monstre qui se cachait sous le lit pour vous attrapez les pieds. Oui, c'est ça. Le monstre dont il avait peur avait une obsession pour ses pieds. Tu te souviens que tu allais vérifier dans sa chambre pour voir s'il n'y avait pas ce fameux monstre. Tu voulais juste montrer à ton fils qu'il n'y avait rien. Le rassurer quand à la présence de ce démon qui lui voudrait du mal. Mais rien n'y faisait, il finissait par dormir avec vous. Et au réveil, le monstre imaginaire avait disparu. Au fil du temps, tu as finis par ne plus te lever de ton lit pour aller vérifier s'il y avait quelque chose. Tu avais finit par te demander si ton fils ne faisait pas tout ça pour simplement être avec vous. Mais quand tu le sentais trembler de peur sous la couette, tu prenais conscience de l'authenticité de son angoisse. Alors Celina et toi, vous faisiez de votre mieux pour qu'il se sente en sécurité auprès de vous. Vous avez toujours été des parents à l'écoute de vos enfants et ça, même l'apocalypse ne pourra pas le changer.

Tu propose à ton fils de partager ta tablette de chocolat. Tu fais ça pour ne pas le brusquer. Jim est comme ça. Du moins, tu as toujours agit de la sorte. Jamais tu ne l'a forcé à parler. Encore une fois, tu es à l'écoute. Tu sais qu'il parlera de ce qui le rend comme ça. Tu n'as pas besoin de lui demandé de le faire. Ça viendra naturellement. Tu lui lâche une phrase complètement bateau comme quoi le chocolat c'est bon pour le moral. Il perd ton sourire. Tu as soudainement peur qu'il fonde en larme devant tes yeux mais même pas, il tend la main et attrape un carré de chocolat. Tu comprend alors qu'il est ouvert à votre discussion. Tu viens donc t'asseoir à ses cotés. « C'était toi qui mangeait toutes les tablettes de chocolat à la maison ou c'était maman ? » te demande-t-il. Tu souris en repensant à la fois où tu es rentré tard du travail et qu'en rentrant dans la chambre tu as vu Celina allongée sur le ventre entrain d'enfiler des carrés de chocolat devant un film d'horreur. C'est à ce moment-là que tu avais compris qu'elle mangeait tout le chocolat en cachette quand tu n'étais pas là. Tu te souviens aussi, qu'après ça, c'était devenu un rituel de couple que de regarder des films d'horreur en se goinfrant de chocolat. « Et si toi aussi tu te demandes qui les mangeaient, et bien sache que ce n'était pas moi. » ajoute-t-il. Tu penches légèrement la tête près de lui. « C'était ta mère. » chuchote-tu comme si quelqu'un pouvait entendre ce secret qui, maintenant, n'en est plus un. « Et moi. » ajoute-tu, toujours en chuchotant. Tu redresses un peu la tête tournant, cette fois, la tête vers lui. « Je compte sur toi pour garder le secret. » dis-tu plus pour la plaisanterie qu'autre chose. Ce n'est pas une révélation qui mérite d'être garder secrète. C'était votre ancienne vie. Ça appartient au passé. Malheureusement.

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MessageSujet: Re: I need you, dad {Keegan & Jimmy}   Sam 10 Déc - 13:45


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Je me suis toujours débrouillé tout seul, du moins, lorsque j'ai eu l'âge pour. J'étais aussi l'un de ces petits garçons qui voulaient apprendre, découvrir la vie dès leur plus jeune âge « Laisse moi, je veux le faire moi-même! » Ça partait du simple fait de mettre les yaourts dans le caddie au supermarché, choisir mes vêtements pour aller à l'école le lendemain alors que je n'étais qu'un gosse, me servir dans mon assiette tout seul, comme un grand. J'ai toujours été plus débrouillard qu'Espen, certainement parce qu'il était le petit bébé de maman et qu'elle était toujours derrière lui. Moi, j'étais plus avec mon père. Non pas qu'il ne s'occupait pas de moi, bien au contraire, mais il m’élevait à sa façon. Alors même si ma mère était derrière moi à la moindre occasion, je passais beaucoup de temps avec mon père et donc, beaucoup plus de temps à agir tout seul comme un grand. Il me faisait plus confiance pour ça, il n'avait pas peur de me laisser faire les choses. J'ai peut-être grandi trop vite pour eux dû à ça, je ne sais pas. C'est aussi peut-être pour ça qu'avec Espen, nous sommes assez différent de ce côté là. Malgré tout, nous avons eu la même éducation, reçus le même amour. Cette vie me manque, nous quatre, ensemble, ça me manque. Mais bien entendu, j'ai fait des bêtises, j'ai dû apprendre de mes erreurs et même encore aujourd'hui, je n'agis pas de la meilleure des manières parfois, mais je le fais. J'apprends, je continue de grandir en quelques sortes, pourtant je demande rarement de l'aide. J'ai appris à m'en sortir seul, sauf que parfois, je ne peux pas. Et je sais que mon père sera toujours là quand j'aurais besoin de lui, je n'ai pas peur de me dévoiler, de me confier à lui. Parce qu'il est également le seul qui peut m'aider, et même si parfois, il ne peut pas faire grand chose à part m'écouter, c'est largement suffisant.

Et puis nous n'avions même pas eu le temps de parler, du moins, pas comme je l'aimerais. Parce que j'évitais la conversation, je savais que j'avais ce besoin de tout lui dire mais je voulais attendre le bon moment, peut-être que c'est ce soir, le bon moment. Je réponds un simple sourire quand il m'avoue que c'était eux qui mangeait le chocolat, non je ne suis pas entré dans le vif de sujet tout de suite... Parce que c'est beaucoup plus facile comme ça. Je le quitte du regard, fixant mes mains qui jouent nerveusement entre elles, en me disant également que je meurs de fatigue. Pourtant je sais pertinemment que je ne dormirais pas, pas avec ces sombres pensées, pas avec ce sentiment d'être une horrible personne. « Je ne dirais rien. » m'efforcé-je à dire, comme si cela allait devenir le drame du siècle si je disais tout à Espen. Mais je perds très vite mon sourire, ma culpabilité me ronge à petit feu depuis des mois, j'ai de plus en plus de mal à le cacher d'autant plus lorsque je sais que j'ai besoin de parler, j'ai besoin de mon père. Alors de but en blanc, sans vraiment chercher à comprendre, je reprends la parole. « J'ai tué Venus et Mandy. » Pas directement, mais je les ai tué. Je ravale mes larmes, pour combien de temps ? Aucune idée. Pourtant je ne relève pas la tête, c'est bien trop me demander maintenant que je lui ai avoué ça. Il savait que Mandy était morte, je lui avais fait comprendre mais il ne m'a jamais vraiment posé de question pour le reste, pour Venus, pour le pourquoi du comment. Parce qu'il me connaît par coeur, si je ne disais rien c'est uniquement parce que je n'étais pas prêt. Mais ce n'est plus le cas maintenant alors je continue afin de m'expliquer, parce que oui, mon père me laissera parler et je sais qu'il me laissera également le temps qu'il faut pour ça. Oui car dans tout ça, il vient d'apprendre la mort de Venus, de la fille qu'il a toujours considéré comme sa propre fille. Il devait se douter mais là... Je peux le lui confirmer. « J'étais avec elles quand tout a commencé, on a essayé de revenir à la maison mais... » Il y en avait partout, partout dans notre rue. L'image m'est resté gravé en tête. L'image de tous nos voisins qui courraient pour leur vie, de mon voisin qui s'était fait prendre sous nos yeux. Alors je ne continue pas ma phrase, il sait très bien pourquoi nous sommes partis. « Nous sommes restés tous les trois pendant un long moment. J'ai essayé de vous retrouver, je suis même revenu à la maison mais... Rien. Aucune trace de toi, aucune trace de maman, aucune trace d'Espen. » Je continue de fixer mes mains, je prononce ces paroles, peut-être difficile à encaisser mais qui paraissent étrangement, si facile à prononcer avec mon père. Je n'en parle pas, jamais comme ça. Je vide mon sac sans réfléchir à ce que je peux bien dire. Parce que j'en ai besoin. « On avait trouvé cet abri... Du moins, c'est ce qu'on pensait. Et on s'est fait attaqué. Venus était à l'étage elle se reposait et Mandy et moi... Nous étions en bas. Je n'ai pas eu le temps de comprendre comme si... Ils avaient envahis la maison en deux secondes. J'ai dû passer par la fenêtre pour m'en sortir avec Mandy, je voulais rentrer... Je voulais sortir Venus de là mais Mandy m'a dit que ce n'était pas la peine, qu'il fallait que je me rende à l'évidence... » Ma voix se casse. « Ils étaient partout, je n'aurais pas pu la sauver parce qu'elle... Parce qu'elle était déjà morte. » J'ai perdu ma meilleure amie, je n'ai pas su la sauver. Je n'ai pas su la protéger. Et ça j'ai eu du mal à l'accepter, d'ailleurs, je n'y suis jamais parvenu. « Alors j'ai continué avec Mandy. Jusqu'à ce qu'elle se fasse mordre elle aussi. » Je n'ai toujours pas relevé mon regard et je ne pense pas y parvenir. C'est bien trop difficile. « Je n'ai pas eu le courage de mettre fin à ses souffrances, elle me l'a demandé mais je lui ai dis que j'allais la sortir de là. Je lui ai promis. » Oui.. Je lui avais promis, sans doute la seule promesse que j'ai brisé, d'ailleurs. Quel idiot, je savais pertinemment qu'elle était condamnée... Et ce qui devait arriver, arriva. « Elle m'a attaqué, elle était à deux doigts de me mordre elle aussi, j'ai appuyé sur la gâchette au dernier moment, j'ai espéré... Jusqu'à la dernière seconde. » Comme quoi, ce n'est pas forcément une bonne chose de garder espoir, parfois. « Ce n'était plus elle, je le sais très bien. Mais c'est quand même moi qui ait mis fin à sa vie... Définitivement. » Je craque. Je n'arrive plus à supporter tout ça. Et alors qu'une larme s'échappe, coule de ma joue et sa course en s'écrasant sur mon propre vêtement, je termine. « Elles sont mortes par ma faute. » Une seconde larme, une troisième. Pourtant je sens bien que je me retiens encore car si je ne le fais pas, j'éclate en sanglot. Pourtant, je n'arrive toujours pas à m'arrêter, à croire que je me suis retenu trop longtemps. « J'en étais pas capable. J'aurais donné ma vie pour elles... Pourquoi... » Et par je ne sais quel miracle, je trouve le courage de relever ma tête, plongeant mon regard dans celui de mon père qui n'a toujours pas parlé. Sans me soucier un seul instant de l'état dans lequel il allait me voir, mes larmes coulent sans que je m'en rende compte. « Pourquoi je suis en vie ? » Je le fixe comme si je venais de lui poser une question, en fait, je viens de me la poser à moi-même. « Je n'ai pas su les protéger, je... J'aurais dû y passer. J'aurais dû mourir à leur place. » Le pire dans tout ça, c'est que ça n'a rien d'héroïque. Je n'arrive tout simplement pas à vivre sans elles et avec cette culpabilité. Elles méritaient de vivre, peut-être pas dans un monde pareil mais au moins, elles le méritaient contrairement à moi qui n'ait pas su être à la hauteur. Je ne sais même pas comment j'ai réussi à protéger mon petit frère. Pourtant je me débrouille, assez pour me garder en vie mais à croire que c'est trop me demander de protéger les gens que j'aime. Je me sens tellement horrible. Je quitte mon père du regard, le posant dans le vide, les sourcils froncés comme si je venais de comprendre que j'étais définitivement le pire être humain de la planète. Je finis par conclure, en répétant de nouveau. « Elles sont mortes par ma faute. »

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