when things go wrong it's hard to see it's not just you, but also me {hamilton fam}

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 when things go wrong it's hard to see it's not just you, but also me {hamilton fam}

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MessageSujet: when things go wrong it's hard to see it's not just you, but also me {hamilton fam}   Mar 22 Nov - 1:36

Jimmy, Keegan & Espen
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Bientôt trois mois que je suis arrivé ici. Trois mois où j'espère une seule chose : l'arrivée de ma mère au camp. Ma seule raison pour survivre dans de camp, c'est ma famille. Et sans mon père et mon grand frère, sûrement que j'aurais déjà craqué depuis bien longtemps. Déjà que je n'arrive toujours pas à me faire de la perte de mon meilleur ami, alors imaginez quelqu'un de ma propre famille... Mais voilà, les choses ne vont pas toujours comme on le souhaite et j'aurais dû le comprendre à force, n'est-ce pas ? Cela fait des heures que je suis éveillé, couché sur mon lit, observant le plafond les yeux grands ouverts. Mon corps tremble comme si j'avais froid mais ce n'est pas ça, non. Jimmy est parti plus tôt dans la journée et il n'est toujours pas revenu. Bien évidemment, j'ai harcelé les gardes du camp pour avoir une quelconque information mais rien. On m'a dit d'attendre, de ne pas trop me faire d'espoir et c'est à ce moment-là que tout a commencé à bouillonner dans ma tête. Depuis de longues semaines déjà, je m'entraîne dur pour tenter d'avoir la carrure d'aller dehors pour retrouver ma mère et la ramener ici. Personne n'est au courant de mon projet parce que je sais très bien que les gens me prendraient pour un con si j'en parlais. Et là, c'est mon grand frère qui disparaît... Non, je ne peux tout simplement pas attendre, faire comme si de rien n'était alors qu'il est peut-être en danger. Hors de question de m'imaginer une seule seconde qu'il soit mort. C'est mon frère, j'ai besoin de lui et je ne peux pas imaginer ma vie ici sans lui. Alors quand je quitte la maison que je partage avec ma famille sur la pointe des pieds pour ne pas alerter mon père, je ne pense pas une seule seconde à la connerie que je m'apprête à faire. Comme à mon habitude, j'agis sur un coup de tête sans réfléchir aux conséquences que peuvent avoir mes actes mais pour tout vous avouer, je m'en fiche pas mal sur ce point-là. Mon sac sur le dos, je m'avance avec discrétion pour me dissimuler de la vue des gardes du camp, sûrement la seule chose dont je suis doué ici. A cause de mes insomnies, je me promène souvent la nuit dans le camp et me pose à des endroits où ils ne pensent pas à chercher...

Enfin, j'arrive devant la clôture qui enferme le camp. Dans mon sac, je n'ai presque rien comme on m'a pris ma batte de baseball en arrivant ici ; chose qui m'a profondément dérangé parce qu'elle appartenait à Liam et tout ce qui appartient à lui, je souhaite le garder. Je me débrouillerai autrement, je me débrouillerai pour trouver mon frère, pour le ramener, et je trouverai ma mère aussi. Pas une seule seconde je me dis que je devrais parler à mon père plutôt que de m'enfermer dans mon mutisme, d'agir de cette manière sans penser à lui. Depuis le début, je me tais, je vis dans mes illusions, pas une seule fois je n'ai réussi à avouer que j'ai peur, que je suis toujours à deux doigts de perdre totalement les pédales tellement je ne supporte plus cette situation. C'est un geste purement égoïste que je suis en train de commettre mais ne le suis-je pas depuis le début de l'épidémie ? Je n'ai jamais su compter sur moi-même, c'est toujours les autres qui m'ont sauvé. Sans Liam, sans cet inconnu qui n'a jamais voulu me dire son prénom et sans Jimmy, je serai mort. Alors pour une fois, je veux être celui qui fait quelque chose, qui se bouge pour les personnes qu'il aime quitte à foncer droit dans un mur. Ce ne serait pas la première fois de toute façon... Alors sans jeter un regard en arrière et sans une once d'hésitation, je commence à m'agripper à la clôture dans le but de la grimper et de m'échapper. Si un garde me choppe, je sais que je suis dans la merde mais il ne pourra rien faire si je me dépêche et que je passe vite de l'autre côté. Et alors que je suis à deux doigts de m'enfuir du camp, je sens quelqu'un qui me tire brusquement en arrière, m'empêchant ainsi de continuer ma route. A quoi est-ce que je m'attendais au fond ? Que tout se passe comme prévu ? J'ai envie de rire. Mais pas de joie. Et quand je pense à Jim, j'ai la sensation que mon cœur se serre brutalement dans ma poitrine.

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MessageSujet: Re: when things go wrong it's hard to see it's not just you, but also me {hamilton fam}   Lun 28 Nov - 15:30

Jimmy, Keegan & Espen
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Il n'est pas rentré. Jim n'est pas au camp. Ni dans ta maison, ni dans le camp. Tu as vérifié. Tu as fais le tour à pieds. Mais rien. Aucunes traces. Il a disparu. Il a quitté le camp en début d'après-midi est depuis plus rien. Maintenant, il fait nuit. Et tu ne dors pas. Tu tourne en rond comme un animal en cage. Tu fais les cent pas. Tu marche. Tu marche. Tu marche. Tu ne fais que ça. Impossible de fermé l’œil. Tu t'inquiète. Tu es angoissé. Tu ne sais pas quoi faire. Tu voudrais frappé les murs pour te calmer mais tu sais toi-même que ce n'est pas une solution. Alors tu continues de tourner dans ta chambre. A croire que marcher ça t'aide à te calmer. Ou pas. C'est plutôt mauvais signe. Tu as envie de ressortir et partir refaire un tour du camp au cas où Jim aurait refait surface. Tu te fais une centaine de scénarios dans ta tête par minute. Tu pense à quitter le camp pour partir à la recherche de ton fils mais tu te souviens d'Espen. Tu ne peux pas l'abandonner. Il a trop besoin de toi. Et toi de lui. En fait, tu as besoin de tes deux fils, auprès de toi. Tu sais que s'ils sont à tes côtés, ils seront en sécurité. Et puis, tu n'oublies pas la promesse que tu as tenu à Celina. Quelques minutes avant qu'elle appuie sur la gâchette de ton pistolet, elle t'a fait promettre de retrouver vos enfants et surtout de tout faire pour qu'ils survivent à tout ça. Tu as bien l'intention de tenir cette promesse le plus longtemps possible.
Tu sais que Jim est un débrouillard, qu'il peut survivre à une nuit dehors. Pourtant tu peux pas t'empêcher d’imaginer le pire. Et si il avait eu la malchance de tomber face à une horde de rôdeurs ? Ou pire, si il avait croisé un groupe d'homme prêt à tout pour survivre ? Tu secoues la tête pour chasser toutes ces questions qui te rendent complètement fou. Tu tourne toujours dans ta chambre. Tu es impuissant. Tu ne peux rien faire. La seule chose que tu dois faire, c'est attendre. Si ça ne tenait qu'à toi, tu serais déjà parti à sa recherche mais là, tu ne peux pas. Tu ne laisseras pas Espen tout seul. Il en est hors de question. Tu ne le laisseras pas seul.

Un craquement sur le plancher se fait entendre. Pour la première fois depuis des heures, tu arrête tes rondes pour tendre l'oreille. Tu sais que ces bruits viennent d'Espen. Tu avance doucement vers la porte de ta chambre pour venir coller ton oreille contre le bois. Il descend les escaliers. Ses pas sont discrets comme s'il ne voulait pas que je l'entende. Tu attend quelques secondes avant d'ouvrir ta porte et prendre le chemin de ton fils. Et quand tu arrive en bas, regardant tout autour de toi, tu ne vois rien. Espen n'est pas là. Tu n'as pas rêvé. Ces bruits tu les a entendu. Ton imagination ne te joue pas des tours ? Tu remonte pour aller vérifier la chambre de ton jeune fils. Tu ouvre la porte et tu découvre qu'il n'est pas dans son lit. S'il n'est pas en bas, ni dans sa chambre, il est dehors. Tu te dépêche alors d'enfiler tes chaussures et tu cours à toute vitesse pour essayer de le rattraper.

Te voilà dehors, devant la porte de ta maison pour être précis. Tu balaye l'horizon pour voir si tu l'aperçois. Tu mets pas longtemps à voir sa silhouette qui s'éloigne. Il part en direction de la grille. Il veut s'échapper. Comme si tu avais besoin de ça. Voilà que maintenant ton plus jeune fils veut partir lui aussi alors que vous savez tous les deux qu'il ne tiendra pas une nuit en dehors de ces murs. Pas une seule. Tu accélère le pas. Très vite tu te mets à courir, par peur d'arriver trop tard. Au moment où tu arrive à hauteur de la grille tu vois ton fils être au sommet de celle-ci. « Espen ! » chuchote-tu pour ne pas attirer l'attention des gardes. Puis tu attrape ton fils par son sac à dos et le décroche de la grille pour le ramener à terre. « Qu'est-ce qui te prend, bordel ? » dis-tu tandis que tu le secoue légèrement. « Tu crois pas qu'on a assez de soucis comme ça ? » tu chuchote toujours alors que tu es très clairement entrain de lui passer un savon. Tu finis par le forcer à avancer devant toi. Tu connais ton fils, tu sais qu'il est impulsif, qu'il ne réfléchit pas aux conséquences de ses actes. « J'espère pour toi que tu as une bonne raison d'avoir fait ça. » lâche-tu alors que vous partez tous les deux en direction de la maison.

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MessageSujet: Re: when things go wrong it's hard to see it's not just you, but also me {hamilton fam}   Mer 30 Nov - 16:32

Jimmy, Keegan & Espen
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J'ai fait une connerie, une grosse connerie. Il était hors de question que je laisse Venus s'aventurer toute seule en dehors du camp alors je suis sorti. J'ai eu la chance de la retrouver par je ne sais quel miracle mais ils étaient partout, ces zombies, partout. Je ne regrette pas d'être sorti, loin de là, en repensant à ce que nous avions dû combattre, je me sens soulagé de l'avoir trouvé à temps mais nous n'avions pas pu rentrer, je n'ose même pas imaginer dans quel état doivent être mon père et mon petit frère. Je m'étais dit qu'ils s'étaient certainement rassuré en se disant que je rentrerais bientôt, que je sais survivre dehors mais je sais également que j'aurais été dans tous mes états si mon petit frère avait ça, même mon père, c'est pour vous dire. Bah oui, les téléphones n'existent plus pour envoyer un petit texto « Bloqués sur la route à cause des zombies, je vais rentrer tard, bisous. » Sans oublier le « Merde! Espen, j'ai couché avec Venus, qu'est-ce que je fais? ». Je n'ai jamais demandé conseil à mon petit frère, non pas parce qu'il ne serait pas capable de me conseiller mais j'en ai jamais eu réellement besoin, j'ai toujours su m'en sortir tout seul, mes relations n'ont jamais été compliquées mais pour le coup j'aurais bien besoin de son aide, de son avis, de ses conseils. Il connait Venus, voilà la différence. De toute façon je ne suis pas idiot, je sais que j'ai fait une connerie, que c'était une très mauvaise idée de coucher avec elle, du moins, pour notre amitié... Tout est foutu en l'air maintenant, rien ne sera plus jamais comme avant, le pire dans tout ça ? Je ne sais même pas si je pourrais avoir Venus comme je l'ai toujours désiré, à mes côtés pour de bon. Pourtant je ne regrette pas, cela doit bien faire dix ans qu'on se tourne autour, dix longues années. Si c'était à refaire, est-ce que je prendrais de nouveau le risque de gâcher notre amitié ? Certainement, oui. Et pourtant je tiens à Venus comme je n'ai jamais tenu à personne.

Pour le coup, j'ai bien besoin d'en parler à quelqu'un, d'être écouté, je suis littéralement perdu. Est-ce que je vais le faire ? Non. Je dois rentrer chez moi le plus vite possible afin de rassurer mon père et mon petit frère, je crains leur réaction, je sais qu'ils ont dû avoir une trouille bleue. J'ai une tête à faire peur, je n'ai pas fermé l'oeil et je vous laisse imaginer l'état de mon visage, de mes fringues ou du moins ce qu'il en reste. Une écorchure au coin de la lèvre, égratignure sur la joue, mon haut arraché à certains endroits dont à mon bras où on peut y apercevoir une blessure, lorsque nous avions couru pour leur échapper et que je me suis pris cette énorme branche à bout portant. C'est d'ailleurs la main appuyé sur cette dernière que je m'avance vers la porte d'entrée, je dois passer à l'infirmerie je sais, même si le plus gros de mes blessures a été nettoyé déjà mais pour le coup je m'en fiche pas mal. Il faut que je rentre. Et alors que ma main s'approche de la poignée de porte, j'entends la voix de mon père à travers cette dernière, son ton a l'air tout de même agressif, inquiet. Je peux entendre un « Mais qu'est-ce qu'il t'a pris ?! » Je fronce les sourcils. Inconscient. Qu'est-ce qu'il s'est passé ?! Dangereux. J'entre enfin dans la pièce, plus une parole, plus un bruit. Je referme la porte derrière moi sans les quitter du regard, Espen, mon père, Espen, mon père. Ils seront certainement soulagé mais j'ai la vague impression que le ton va hausser d'autant plus désormais. Pourtant je ne décroche pas un mot, pour le moment. Je fixe longuement mon père et finit par baisser les yeux sans lâcher mon bras. J'ai bien envie de les rassurer, de leur dire que je vais bien, que je suis désolé, que je n'ai pas pu rentrer mais je sais également que ça ne servira à rien puisque l'un des deux prendra la parole dans la seconde. Et à en voir la tête de mon père, je risque de passer un sale quart d'heure.

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MessageSujet: Re: when things go wrong it's hard to see it's not just you, but also me {hamilton fam}   Mer 30 Nov - 21:45

Jimmy, Keegan & Espen
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C'est mon père qui m'attrape par le sac pour me faire descendre de la grille et je me demande à quoi je m'attendais lorsqu'il commence à me secouer. Il me demande ce qu'il me prend, si je ne pense pas qu'on a assez de soucis comme ça et je me contente de mordre ma lèvre inférieure avec fureur pour m'empêcher de répliquer, parce que je sais que cela ne servirait à rien tant qu'il est énervé. Il me force à avancer devant lui et je cède rapidement, sachant de toute façon qu'il pourrait m'attraper avec deux doigts et me ramener jusqu'à la maison sans aucun soucis parce qu'il a beaucoup plus de force que moi. Mais je me sens stupide. Stupide et inutile. Parce qu'au final, je suis toujours incapable d'aller jusqu'au bout des choses, de faire quelque chose par moi-même et de la réussir. Pour moi, j'ai une bonne raison d'avoir fait cela mais est-ce que c'en ai une pour mon père ? Rien n'est moins sûr. Le trajet jusqu'à notre maison se fait rapidement. Beaucoup trop rapidement à mon goût. Alors qu'on entre tous les deux à l'intérieur, je n'ose même pas affronter le regard de mon père. Quitte à avoir fait une connerie, du moins à ses yeux, autant l'assumer jusqu'au bout, non ? J'ai envie de répliquer, de lui dire que j'en ai marre, que ce n'était pas contre lui, que je voulais retrouver Jimmy, retrouver ma mère parce qu'elle me manque, faire quelque chose de bien pour nous, notre famille, pour une putain de fois dans ma vie mais aucun son ne sort d'entre mes lèvres. Les larmes me montent aux yeux à la simple penser de mon grand frère et ma mère. Je sature. Mes poings se serrent et je ferme les yeux comme si les choses allaient passer plus vite. Mais soudain, mon père se tait quand la porte d'entrée s'ouvre une nouvelle fois. J'ouvre de nouveau les yeux, fixe mon père et suit le regard de ce dernier. Et là, j'aperçois enfin mon grand frère, dans un état déplorable. La première émotion qui me frappe, c'est le soulagement. Puis la joie de le retrouver. Et la colère. Tout se mélange en moi. J'ai cette envie de m'avancer vers lui pour le prendre dans mes bras mais en même temps de l'ignorer pour qu'il se rende compte à quel point il a agi stupidement. Mais n'ai-je pas fait la même chose quelques minutes plus tôt ? Alors qui suis-je pour lui faire la morale ? Je suis fatigué de toute cette merde. Lassé du monde dans lequel on vit. La dernière fois que j'ai eu cette sensation-là, c'était quand je me suis retrouvé seul dans cette foutue maison où mon frère m'a retrouvé. Mais là, j'ai l'impression que personne ne peut venir nous sauver, qu'on va tous se ramasser lamentablement et je n'ai même pas envie de parler. Je me contente de lancer un regard à mon grand frère, un regard qui n'exprime pas grand chose, à part ma lassitude. Puis je soupire avant de secouer la tête et de détourner le regard, observant avec un intérêt soudain un des meubles situés dans la pièce. Les bras croisés, j'attends. Car je sais que si je prends la parole, je vais balancer tout ce que j'ai sur le cœur depuis le début, que je vais véritablement craquer pour la première fois et je refuse. Pas une seule seconde, je me dis que le retour de Jimmy me sert à éviter une discussion avec mon père car je le connais et je sais qu'il ne va pas oublier de ci-tôt ce que j'ai fait. Et de toute façon,  savoir mon grand frère en vie est beaucoup plus important que l'engueulade que je vais me prendre. Même si je ne le montre pas, je suis rassuré de le savoir de retour. Rassuré mais incapable de réagir, comme à chaque fois que la situation me prend de court. Et j'ai peur de la suite. J'ai peur de connaître la réaction de mon père, peur de vouloir m'en mêler, peur de dire des choses que je regretterai plus tard. Mais aussi peur de leur avouer que j'ai besoin d'eux plus que n'importe qui dans ce camp et que je ne supporterai pas de nous voir nous briser.

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MessageSujet: Re: when things go wrong it's hard to see it's not just you, but also me {hamilton fam}   Ven 16 Déc - 16:11

Jimmy, Keegan & Espen
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Bordel, qu'est-ce que tu as fais pour mériter des fils aussi inconscients ? Entre Jim qui disparaît ce soir sans rien dire à personne et Espen qui décide de s'échapper d'ici sans même te prévenir, tu te demande vraiment si se sont tes fils. Tu soupir après avoir secouer ton plus jeune fils. Puis vous avancez tous les deux en direction de la maison. Tu restes silencieux. Le calme avant la tempête. Espen ne dit rien non plus. Il sait que rien de ce qu'il dira ne le sauvera de l'engueulade qu'il est sur le point de recevoir en pleine face. Sur le chemin, tu le pousse à de nombreuses reprises le forçant à avancer plus vite. Tu n'as pas la patience de retenir ta colère. Oui, parce que tu es énervée. Le comportement de ton fils est non seulement irresponsable mais aussi – et surtout- ce n'était sûrement pas le bon soir pour faire ce genre de chose. Qu'est-ce qui a pu lui prendre ? Tu sais qu'Espen a toujours été celui de tes deux fils qui pense le moins aux conséquences de ses actes mais tu ne comprends pas ce qui a pu lui traverser l'esprit. Il faut dire que ce soir, tu ne comprends pas beaucoup de chose. Tu n'as ni l'envie, ni la tête à comprendre les autres. Tu veux simplement retrouver Jimmy. Et ne surtout pas perdre ton deuxième fils.

Arrivée dans la maison, tu commence ton long monologue. Espen ne dit rien. Il est là, silencieux. Il n'ose pas répliquer. Ou il n'en a pas la force. Tu lui demande ce qu'il y a bien pu lui passer par la tête. Tu n'as aucune idée de pourquoi il a fait ça. T'aimerais le savoir. Mais dans l'état où tu es il est peut-être préférable que tu ne sache pas. Tu sers presque les dents. Tu fais de grands gestes. Tu bouges dans tous les sens. Tu es comme un animal en cage. Au fil des minutes, tu vois Espen serrer les poings, les larmes aux yeux. Tu sais qu'il est sur le point de craqué. Soudain, tu regrette tes agissements. C'est vrai, tu es peut-être trop dur avec lui. Non, non tu ne l'es pas, tu as peur pour Jim. Tu as eu peur de voir Espen partir à l'aventure dans ce monde qui n'est pas fait pour lui. Alors non, tu n'es pas trop dur, au contraire, tu comptes bien lui faire comprendre toute l'inquiétude que tu ressens. Mais voilà, la porte s'ouvre et tu vois Jim. Il vous regarde tour à tour. Son haut déchiré, la blessure sur son visage indique qu'il a passé une nuit à fuir les saloperies qui vivent en dehors de ces murs. Il y a de nouveau un silence qui s'installe. Un bref silence puisque tu te diriges vers lui et, d'un revers de la main, tu lui donne une gifle. La première. La toute première claque. Tu n'as jamais touché à tes enfants mais là, tu es dépassé par les événements. Tu as eu peur pour ton fils. Pour tes fils. Tu as passé ta nuit à te dire que tu avais sûrement perdu Jimmy. Qu'il était mort sans que tu es pu lui dire toutes les choses que tu aurais voulu lui dire. Tu ne te serais jamais pardonner sa mort. En plus de ça, tu aurais trahis la promesse que tu as faites à Celina avant qu'elle pousse son dernier souffle. Tu attrape Jim par le colle et tu le plaque contre la porte qu'il vient tout juste de refermé. « Qu'est-ce que tu foutais dehors ?! » commence-tu. « T'es complètement inconscient ! Tu as pensée bon d'aller passer une nuit à la belle étoile alors que le monde est rempli de rôdeurs ? Tu te rends compte qu'on s'est inquiétés ?! » continue-tu toujours sur un ton agressif. « Vous êtes tous les deux complètement inconscients !! » tu n'oublies pas la tentative de fuite de ton jeune fils qui assiste à tout ça. « J'ai passé la soirée à penser que je te reverrais jamais ! Je t'ai cru mort ! » crie-tu alors que tu lâche l'emprise sur ton fils. « Bordel mais qu'est-ce qu'ils vous a prit à vous deux ?! » demandes-tu en les regardant tour à tour laissant passé quelques secondes de silence. Tu n'attend aucunes réponses. Ce n'était pas le but de ta question. « Je ne veux pas vous perdre vous aussi ! » tes mots s'échappent d'entre tes lèvres. Tu penses évidemment à ta femme qui n'est pas disparu. Qui est morte par ta faute. Tes fils n'en savent rien mais tu ne te contrôle plus. Tu repense à elle. Ton cœur se serre. Tu sens cette blessure s'ouvrir à nouveau. Non, tu ne veux pas à nouveau perdre quelqu'un. Tu ne veux plus ressentir cette douleur. Tes fils sont tout ce qu'il te reste.

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MessageSujet: Re: when things go wrong it's hard to see it's not just you, but also me {hamilton fam}   Lun 19 Déc - 17:53

Jimmy, Keegan & Espen
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J'ai été inconscient, je le sais bien, mais pourtant si c'était à refaire je n'hésiterais pas une seule seconde. Certainement parce que je n'aime pas savoir Venus toute seule entouré de rôdeurs, elle sait se défendre mais je n'y peux rien, je ne peux pas m'en empêcher. Et puis je ne pensais pas mettre autant de temps à rentrer, ça n'aurait pas été le cas si ces zombies n'avaient pas surgit de nulle part prêts à nous bouffer la cervelle, oui parce que j'ai fait la connerie de ne pas le dire à ma famille, aussi. Mais encore une fois je ne pensais pas partir aussi longtemps, ils ne se seraient même pas aperçu de mon absence mais j'ai été idiot, j'aurais dû les prévenir même si je ne partais qu'une heure. Je n'ai pas réfléchi et pourtant, j'ai appris à ne pas foncer tête baissée depuis l'apocalypse, mais comme on dit, chassez le naturel, il revient au galop. Je suis parti, je n'ai prévenu personne et en plus de ça, je suis resté bloqué dehors, avec ma famille inquiète à l'intérieur du camp. Et à croire que ça ne me suffisait pas puisque je ne me suis pas contrôlé et j'ai gâché ma relation avec Venus, je le sais, je ne suis pas idiot... Et ce qu'elle m'a dit avant que nous nous quittions me l'a prouvé. Alors je suis perturbé, certainement aussi parce que nous n'avions même pas eu le temps de terminer ce que nous avions commencé à cause de ces mêmes zombies. Ouais... On était assez frustrés. Je le suis toujours. Frustré, inquiet de retrouver ma famille dans un sale état par ma faute, triste lorsque je repense à ce que j'ai fait, au risque que j'ai pris avec Venus mais aussi pour tout le reste, je prends sur moi depuis un long moment maintenant mais il va falloir que j'affronte mon père et mon frère. Alors j'arrive près de la porte, j'entends déjà mon père en rogne mais je ne tarde pas à rentrer, plus les minutes défilent, plus ils s'inquiètent et je m'en veux déjà assez comme ça.

Cela doit bien faire dix secondes que je suis avec eux et la tension devient très vite pesante. Le silence. C'est le silence. Je les regarde à tour à tour, refermant la porte derrière moi tandis que je croise le regard de mon frère. Mon père lui remontait les bretelles d'après ce que j'ai compris, je n'ai pas été le seul à être inconscient mais je n'en sais pas plus. Je fixe mon frère pendant de nombreuses secondes, un regard désolé mais en même temps, beaucoup trop triste. J'ai besoin d'aide. J'en ai marre. Ras-le-bol. C'est pour cette raison que je ne décroche pas un mot, parce que je suis au bord de l'explosion, parce que j'ai pris sur moi mais cette histoire me tracasse beaucoup trop. Alors après ça je lance un regard vers mon père, ce même regard désolé mais je fronce très rapidement les sourcils. Je le supplie du regard. S'il te plait ce n'est pas le moment, pas le moment du tout. Je veux juste m'enfermer dans ma chambre jusqu'à demain, enfin, dans l'idéal j'aimerais parler à quelqu'un mais je sais qu'il ne faut pas que je compte là-dessus et, pire, que je vais passer un sale quart d'heure et je n'ai vraiment pas besoin de ça. Même si je le comprends, bien évidemment. Mais je n'ai le temps de rien, je vois mon père s'approcher de moi. Il m'en colle une. Je tourne ma tête dû au choc que je viens de recevoir. C'est la première fois qu'il me frappe. La toute première fois. Je ne lui en veux pas pour ça encore une fois, je sais qu'il fait ça uniquement parce qu'il a eu peur, tellement peur qu'il est hors de lui. Mais je serre les dents. Je ne savais pas comment j'allais prendre sur moi avec ce que j'allais me prendre dans la tronche mais clairement, la claque m'a saisie. Il me prend par le col et me plaque contre la porte derrière moi, j'affronte son regard, toujours les dents serrés. Qu'est-ce que je peux bien faire ? Je sais que j'ai merdé, que je leur ai fait une peur bleue et je m'en veux énormément pour ça. Je m'en veux beaucoup trop et c'est pour cette raison que je tente de prendre sur moi, encore une fois. Il commence alors à m'engueuler avant d'y mêler Espen et sa connerie, je ne sais pas ce qu'il a fait encore exactement mais je crains le pire. « Je suis désolé. » Ça ne change rien je le sais bien mais je n'ajoute rien. Il ne vaut mieux pas, je ne sais même pas comment je trouve le courage de rester aussi silencieux. Et quand il me lâche enfin, je lance un regard vers mon petit frère. « Quoi ?! Tu t'es barré toi aussi ?! » lancé-je assez sèchement sous l'émotion. Je suis frustré, en colère mais je sais que je suis très mal placé pour lui demander ça, je ne m'en rends pas compte je veux simplement savoir ce qu'il se passe, mais mon père vient de nous dire qu'il ne voulait pas nous perdre nous aussi, je sais que ç'a un rapport avec le fait qu'Espen aurait pu y passer, lui aussi. Je me dégage et m'éloigne de mon père, le fixant. « Je ne voulais pas faire ça, je ne pouvais pas rentrer, c'est tout. J'étais bloqué ! » Je tiens quand même à le préciser même si encore une fois, ça ne change rien, instinctivement je viens tapoter ma blessure au coin de la lèvre que mon père a réveillé. Mais à aucun moment je ne mentionne Venus puisque je sais que ça serait la goutte de trop pour moi. « Tu dis ça parce que tu sais que maman ne reviendra jamais ! » C'est bien ce qu'il avait sous entendu non ? Qu'il n'avait plus espoir. C'était le mauvais moment pour nous le faire comprendre puis je n'arrive plus à prendre sur moi, je n'arrive pas à m'arrêter. « Tu fais mine de garder espoir alors qu'elle ne reviendra jamais, JAMAIS ! » Ça me tue, ça me détruit, ma voix se casse en prononçant ce dernier mot puisque je me fais du mal mais aussi, je leur fais du mal à eux alors que je ferais tout pour leur donner ce petit espoir, quitte à leur mentir en disant que j'y crois, moi aussi. Ce que je suis en train de lui reprocher, je me le reproche à moi-même. Il n'a rien à voir là-dedans. C'est moi, je suis mon plus grand ennemi et je me le prouve encore une fois. J'avais espoir pourtant, mais l'état dans lequel je me trouve me fait perdre tout espoir de la revoir un jour. Mandy est morte. J'ai cru que Venus l'était aussi et quand elle revient enfin, je trouve un moyen de la perdre. Je perds tout le monde, TOUT LE MONDE et je commence à saturer, à craquer. Mais quand je me rends compte du mal que je fais certainement à Espen et mon père en disant tout ça, en disant le fond de ma pensée, en leur faisant comprendre qu'à l'heure actuelle, je n'ai plus du tout espoir pour maman, je serre de nouveau les dents. Je me tais et retient mes larmes. Je croise le regard de mon petit frère mais c'est bien trop difficile, alors je le repose sur mon père. Comme si cela ne suffisait pas, voilà que maintenant je m'en veux d'autant plus. Mais je sature, je suis à bout et je ne pense pas être le seul. C'est pour cette raison que je ne voulais pas parler, que je voulais qu'on me laisse tranquille, qu'on ne m'adresse pas un mot, je veux rester loin, ne pas leur faire du mal sans m'en rendre compte comme je sais malheureusement si bien le faire, mais c'était inévitable.

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MessageSujet: Re: when things go wrong it's hard to see it's not just you, but also me {hamilton fam}   Lun 19 Déc - 23:31

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Le silence entre nous ne dure pas. Quand je vois mon père s'approcher en vitesse de mon frère, je fais un pas en avant comme si j'avais compris ce qui allait se passer et pourtant, quand j'entends le bruit de la gifle que vient d'administrer mon père à Jim, je ferme les yeux avant de les rouvrir quelques secondes plus tôt. Non, je ne me doutais pas que cela irait aussi loin. Notre père n'a jamais levé la main sur un de nous deux, jamais. Et je ne pensais pas que cela allait arriver un jour. Mais les choses ne s'arrêtent pas là et Jim se fait violemment plaqué contre la porte. « Arrêtez. » dis-je dans un murmure, d'une voix bien trop faible pour qu'un des deux puissent m'entendre. Je répète de nouveau ce simple mot, en tentant de hausser le ton mais c'est comme si je n'arrivais plus à parler, à faire quoi que ce soit. Je suis tout simplement figé par le choc, mais aussi par les émotions qui me submergent à ce moment-là. Cette sensation est tout simplement détestable, cette impression d'être inutile, de ne pouvoir rien faire, d'assister à une scène sans pouvoir empêcher celle-ci de se dérouler. Notre famille est en train de se déchirer sous mes yeux et je ne me sens pas capable de faire quoi que ce soit. Tous mes gestes se font avec automatisme et je ne peux m'empêcher de poser mes mains sur mes oreilles comme si cela allait m'éviter d'entendre ce que notre père a à nous dire. Mais chacun de ses mots arrive jusqu'à moi et je secoue la tête de gauche à droite avec cette impression d'être rattaché à un foutue fil invisible.

C'est quand mon frère prend de nouveau la parole que je laisse mes bras retomber le long de mon corps parce que je me dis qu'il ne va rien dire qui pourrait me faire vriller. Oh que je suis naïf... Il s'adresse alors à moi, me demandant si je suis parti aussi, et je me contente de lui jeter un regard noir pour la première fois de ma vie. Comment ose-t-il me poser la question alors qu'il ne sait même pas ce qui s'est passé, alors que c'est lui qui s'est barré et que s'il ne l'avait pas fait, je n'aurais pas tenté de le rejoindre ? Mais je n'ai pas envie de lui répondre, parce que ce n'est pas le moment et il enchaîne en disant qu'il ne pouvait pas rentrer parce qu'il était bloqué. Vue son état, je ne m'en serai pas douté, tiens. Une nouvelle fois, je détourne le regard et ne peut m'empêcher de soupirer, n'ayant qu'une hâte : que tout cela se termine et pouvoir monter dans ma chambre. Lorsque mon père a dit qu'il ne voulait pas nous perdre tous les deux, je n'ai pas vraiment réagi parce que je pensais qu'il avait dit ça sur le coup de l'émotion, parce qu'il n'avait plus espoir malheureusement. Je ne peux pas lui en vouloir pour cela, mais à aucun moment je me suis dit que notre mère pouvait être morte, que c'était ce qu'il nous faisant comprendre dans ses propos. C'est uniquement quand Jim dit qu'elle ne reviendra jamais, que notre père fait semblant, que je sens mon sang en faire qu'un tour. « FERME-LA ! » Je hurle en me tournant vers mon frère, les larmes coulant le long de mes joues sans même que je ne le remarque. La simple pensée que ma mère ne puisse plus être de ce monde me détruit. C'est impossible. Elle est dehors, quelque part. Elle va venir. Elle va nous rejoindre. « Ne parle pas de maman. » J'ajoute en m'approchant de lui, laissant la colère et la tristesse parler à ma place. « N'ose jamais parler d'elle. Tu m'entends ? N'ose jamais insinuer qu'elle ne reviendra pas. » Mon ton est menaçant et sincèrement, je pense que c'est la première fois de ma vie que je perds totalement le contrôle de moi-même. Jamais il ne me serait venu à l'idée de parler de cette manière à qui que ce soit, encore moins à mon grand frère. Mais je n'arrive plus à penser clairement, tout se mélange dans ma tête et je ne veux pas croire une seule seconde que ma mère puisse être morte. Alors je me tourne vers mon père dans l'espoir d'avoir des explications. « Dis moi que c'est faux, qu'il ment. » Ma voix tremble, mes mains tremblent, j'ai l'impression d'être à deux doigts de céder. « DIS-LE MOI ! » Le désespoir s'entend dans ma voix, c'est comme un supplice. Je ne devrais pas crier sur mon père, non. Mais à cet instant-même, c'est plus fort que moi. J'ai besoin qu'il me dise que c'est faux, que ma mère va revenir. Elle ne peut pas m'abandonner, elle me l'a promis.

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MessageSujet: Re: when things go wrong it's hard to see it's not just you, but also me {hamilton fam}   Sam 31 Déc - 15:59

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« Je suis désolé. » lâche Jimmy pour seul réponse. Toi les excuses tu t'en fous. C'est trop tard. Le mal a été fait. Et ses excuses ne changeront pas l'inquiétude que t'as ressenti et que tu ressens toujours. T'es énervé contre lui. T'as eu peur de le perdre. Et tu comptes bien lui faire comprendre. « Tu peux t'excuser autant que tu veux, ça ne changera rien. » répond-tu sèchement. Ta colère parle. Tu es froid. Tu n'es pas le père compréhensif aujourd'hui. Tu continues en lui disant que tu as peur de les perdre. Pas seulement Jimmy mais aussi Espen qui a eu la brillante idée de vouloir fugué alors que c'était tout sauf le bon soir pour le faire. Encore une fois, tu ne sais pas ce qu'il a bien pu leur prendre. Voilà, que Jim s'étonne et engueule presque Espen de son comportement. Sans tardé tu réplique. « Hey ! Change pas de sujet ! » Tu sais que Jimmy ne peut pas s'empêcher de s'inquiéter et de jouer son rôle de grand frère mais ce n'est pas le moment de donner des leçons à quiconque. Jim finit par expliquer qu'il était bloqué, qu'il ne voulait pas vous inquiétez. Heureusement, qu'il ne le voulait pas. Même si ça n'excuse pas ce qu'il a fait. Aucunes explications pourra excuser cette escapade nocturne. Tu leur lâche que tu ne veux pas les perdre. La promesse que tu as fais à leur mère est toujours dans ta tête. Elle est inscrit au fer rouge. Tu ne peux pas effacer les quelques mots qu'elle a prononcé avant d'actionner la gâchette du pistolet. Et ce soir, tu as eu peur de ne pas réussir à la tenir. Tu as eu la peur de ne pas savoir être là pour défendre tes fils dans ce monde hostile. Soudainement, tu te souviens qu'ils ne sont toujours pas au courant du sort de leur mère et que, par la phrase que tu as prononcée, ils se poseront sûrement des questions. Et ça ne rate pas. Jimmy te lâche qu'il sait que tu n'as plus d'espoirs, que leur mère ne reviendra jamais. Tu sens sa voix se casser. Ces quelques mots sont difficiles à prononcer pour lui. Tu ne sais pas quoi faire. Tu reste là à le fixer dans les yeux. Espen se lève d'un coup, hurlant sur son frère. Il est en larme. Tu n'as jamais vu ton jeune fils dans cet état auparavant. Tu l'observe en silence, incapable de bouger. Il hausse la voix sur Jimmy, lui disant de jamais parler de sa mère comme ça ou même d'insinuer qu'elle ne pourrait pas revenir. Tu sens quelque chose se briser en toi. Tout ça parce que tu sais la vérité. Et que tu sais que tout ça était de ta faute. Que tu n'as pas su garder leur mère en vie alors que tu le pouvais. D'un coup, Espen se tourne vers toi. Il te demande de confirmer que Jimmy ment, qu'il y a toujours espoir. Tu es complètement largué. Dans ta tête, tout se bouscule. Tes pensées s'entrechoquent. Tu crois même un instant que tu vas tombé à genoux tellement la pression de leurs regards sur toi est forte. Que dois-tu faire ? Continuer à leur mentir ? Briser leurs espoirs ? Non, tu n'as plus la force de mentir. Tu ne peux plus faire semblant que Celina est en vie. C'est bien trop dur pour toi. Il est temps qu'ils sachent. « Je suis désolé. » commence-tu, comme si tes excuses allaient les réconfortés. Les mots te manquent. Tes prochaines paroles vont être aussi dur à prononcer qu'à entendre. « C'est de ma faute. » continues-tu, sur un ton bien plus calme qu'il y a quelques minutes. Tu es coupable de sa mort. Tout ça est arrivé parce que tu as été incapable de l'écouter, que tu as manqué de vigilance aussi. « Ils l'ont eu. » prononces-tu, les yeux brillants. « Les rôdeurs. » précise-tu, au cas où ils se demandent de qui tu parles. Tu ne trouves pas la force de dire qu'elle est morte. Ces mots sont bien trop difficiles à prononcés. Tout ça fait remonté des souvenirs bien trop déchirants pour toi. Tu redoutes la réaction de tes fils. Tu vas les perdre. Tu vas perdre toutes les raisons qui te poussent à vivre aujourd'hui.

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MessageSujet: Re: when things go wrong it's hard to see it's not just you, but also me {hamilton fam}   Mer 4 Jan - 23:10

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Je savais que j'avais dépassé les bornes, que j'allais passer un sale quart d'heure mais jamais je n'aurais imaginé que mon père lèverait la main sur moi. C'est bien la première fois que ça arrive. Bien évidemment que je ne lui en veux pas, je savais bien que j'allais leur faire peur en disparaissant de la sorte, même si ce n'était pas ce que je voulais, je savais bien qu'ils allaient flipper comme jamais à l'idée de ne jamais me revoir. Alors la claque a dû partir toute seule, mais j'en reste tout de même sans voix. Moi qui veut juste m'isoler, réfléchir calmement et tenter de prendre sur moi et bien c'est raté. Oui c'est raté puisque je m'enflamme aussitôt en disant des choses que je ne devrais pas dire. Des choses comme mes pensées, comme ce que je pense réellement de tout ça. Maman ? Elle ne reviendra jamais. Pourtant au fond de moi je sais bien que je dis ça sous le coup de la colère et parce que je suis beaucoup trop triste pour avoir encore ne serait-ce qu'un léger espoir, demain, ça me passera certainement. C'est pour cette raison que je ne dois rien dire, que je ne dois pas les faire souffrir mais je n'arrive plus à me contrôler. Et quand je me rends compte du mal que je peux leur faire, je me tais. Je n'ai pas envie de faire perdre tout espoir à mon frère, ni à mon père aussi même si au fond... Peut-être que je lui reproche ça, de ne plus avoir espoir. Pourquoi ? Il nous a bien retrouvé, nous. Alors non, ce soir, je n'ai plus d'espoir. Ce soir je suis convaincu que ma mère ne reviendra jamais, qu'elle est morte ou alors, qu'elle ne trouvera jamais le camp. Qu'on ne la reverra plus. Et tout ce que je veux, là tout de suite, c'est qu'on me crie dessus, qu'on m'hurle que j'ai tort, que je disjoncte. Qu'on me prouve que je dis n'importe quoi et que je n'ai pas le droit de perdre espoir parce que nous avons des chances de la retrouver, j'ai besoin qu'on me redonne espoir, je suis incapable de le faire moi-même. D'ailleurs, Espen s'en charge très vite en me disant de me taire, il n'a jamais levé la voix sur moi. Je comprends que j'ai peut-être dépassé les bornes et que j'aurais dû garder ça pour moi, que je n'aurais jamais dû, inconsciemment, chercher à être rassuré. Quel idiot, demain, ça ira mieux... Enfin, je l'espère. Ce n'est pas comme si j'étais certain qu'avec Venus, les choses allaient s'arranger, pas comme si j'allais avoir la confirmation que j'allais revoir ma mère un jour, mais j'ai besoin d'avoir espoir. De retrouver ce que j'ai perdu.

Toujours le visage baissé, Espen m'ordonne de ne pas parler de maman. Je n'aurais pas dû, en tout cas, pas devant mon petit frère mais c'est malheureusement ce que je pense, mes craintes. J'ai envie de lui crier que j'ai peur moi aussi, peur de ne jamais la revoir. Je serre les dents pour ne pas dire une autre connerie, pour ne pas prendre le risque de faire perdre tout espoir à mon petit frère. Et à entendre son air menaçant, je sais que je suis à deux doigts d'y parvenir, alors je n'ajoute rien. Rien qui pourrait le rendre encore plus malheureux à cause de mon état actuel. Je me sens tellement... pathétique. Pathétique avec Venus, pathétique de ne pas savoir garder espoir pour maman même dans les pires moments, pathétique de ne pas savoir gérer la situation et de blesser mon père et mon frère, pathétique de leur avoir fait du mal en disparaissant de cette manière. Je relève mon regard, les regardant tour à tour quand Espen se met à interroger mon père et à lui demander confirmation. Et là, le silence de mon père se fait pesant, beaucoup trop pesant. Je fronce les sourcils, je sais pas si je ne comprends pas ou si j'ai simplement peur de comprendre mais une chose est sûre : je suis incapable de réfléchir. Mes pensées se bousculent dans ma tête, pourquoi il s'excuse ? Pourquoi ? De cette situation ? De ce qu'il se passe ? De notre malheur ? Il pense que c'est de sa faute ? Quoi ? Mon coeur se resserre dans ma poitrine. Je ne veux pas comprendre, je le refuse. Je n'ai plus espoir alors forcément je m'imagine le pire et ce n'est certainement pas ce que je crois. Du moins, c'est ce que je me répète jusqu'à ce qu'il reprenne enfin la parole. « Ils l'ont eu. Les rôdeurs. »

On vient de m'arracher le coeur. Ni plus, ni moins. Même si mes sourcils restent froncés comme si je n'étais pas sûr de tout comprendre, je ne peux plus me le cacher. Mais je n'arrive tout simplement pas à y croire et sans m'en rendre compte, je fais quelques pas en arrière sans lâcher mon père du regard. Les larmes me montent aux yeux, mes jambes deviennent fébriles, tout comme ma voix puisque je lâche un faible « Quoi... » d'une voix totalement inaudible, tellement inaudible que j'aurais été certain de ne pas avoir été entendu s'il n'y avait pas cet horrible silence. De toute façon je ne veux pas qu'il me le répète, j'ai très bien compris. J'ai simplement du mal à y croire. Je lance un regard à Espen, sachant qu'il est tout aussi détruit que moi, voire même beaucoup plus que ça. Parce qu'il a eu cette relation avec maman que moi je n'avais pas, et aussi, parce que c'est Espen. Je peux le protéger de beaucoup de choses mais là, je ne peux rien faire. Je n'arrive plus à tenir debout, j'ai l'impression que mon corps pèse une tonne, pourtant je ne sais même pas quoi dire, je ne sais pas quoi faire, je ne sais pas comment nous sortir de là. Au fond de moi je voulais simplement être rassuré et là, on me balance que j'ai raison. Je ne voulais pas avoir raison, je voulais qu'on me dise que je n'étais qu'un con, qu'un con qui a perdu espoir inutilement parce que maman reviendra, je pourrais de nouveau la serrer contre moi et lui dire que je l'aime mais tout s'effondre. Quelques larmes coulent le long de mes joues, larmes que je ne prends même pas la peine d'essuyer. Je ne peux pas rester là, je n'ai plus la force. Je ne veux pas le croire. Je veux que tout cela s'arrête. Je ne sais plus quoi faire, je sais que je n'aurais pas le courage de demander à mon père pourquoi il a attendu tout ce temps avant de nous le dire, sans doute parce que j'ai déjà la réponse. J'ai envie d'exploser, d'hurler, mais je ne dois pas me laisser aller, je sais que je ne saurais pas me contrôler si je reste ici. Alors brusquement, je me dirige vers les escaliers que je grimpe rapidement, pénétrant dans ma chambre, la porte de cette dernière se claque, non pas parce que j'y ai mis énormément de force mais simplement dû au silence qui régnait dans la maison suite à ça. Le regard perdu, je reste alors enfermé dans ma chambre. Je ne peux pas le croire, c'est impossible. Maman ne peut pas être morte.

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MessageSujet: Re: when things go wrong it's hard to see it's not just you, but also me {hamilton fam}   Sam 7 Jan - 10:46

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J'ai simplement besoin d'entendre de la part de mon père que notre mère est toujours vivante, quelque part dehors. Qu'elle va finir par nous rejoindre un jour ou l'autre. Il n'y a pas moyen que cela se passe autrement, pas un foutu moyen qu'elle ne soit plus de ce monde. Pour la première fois de ma vie, j'ai levé le ton sur mon frère et mon père. Est-ce que je le regrette ? Sur le moment, non. Et ils peuvent gueuler plus fort que moi, cela ne m'empêchera pas d'en faire de même parce que je veux une réponse. Maintenant. J'observe mon père, essayant de déceller quelque chose sur l'expression de son visage, un simple indice qui pourrait me préparer à la suite. En débarquant dans ce camp et en voyant mon père, je me suis mis automatiquement dans la tête que ma mère allait finir par nous rejoindre aussi. Parce qu'on était une famille, et que si on avait réussi à être trois, alors on pouvait redevenir les Hamilton au complet. Jamais je n'ai perdu espoir, pas une seule fois. Ma mère m'a promis qu'elle ne m'abandonnerait jamais, et je la crois. Cette promesse m'a aidé à tenir jusqu'à présent. Et je refuse qu'elle soit brisée. « Je suis désolé. » commence mon père et je secoue la tête de gauche à droite. Je peux essayer autant de me cacher derrière mes illusions, je sais pourtant que cette phrase n'annonce jamais rien de bon. « C'est de ma faute. » ajoute-t-il et je sens mon coeur battre subitement dans ma poitrine ; avec cette sensation qu'il va exploser à tout moment. Je ne veux pas entendre la suite. Je ne veux pas savoir. Paradoxal, quand on sait que je lui ai hurlé dessus quelques secondes plus tôt pour qu'il me dise la vérité. Mais elle est trop dure à encaisser. Et j'ai cette envie de revenir en arrière, de faire taire Jimmy avant qu'il ne parle de maman, de me faire taire aussi... simplement pour ne pas avoir à savoir ce qui s'est réellement passé pour maman. « Ils l'ont eu. Les rôdeurs. » Voilà, j'ai ma confirmation. Ma mère est morte. Cette phrase résonne plusieurs fois dans ma tête et un nœud se forme dans ma gorge, m'empêchant de prononcer un quelconque mot sans que je m'effondre. Mon regard ne quitte pas mon père, alors que je sais au fond de moi qu'il ne va rien ajouter d'autres. Il a déjà tout dit. Il n'y a aucun mot qui puisse décrire ce que je ressens à cet instant précis. J'ai la sensation d'un vide en moi, le vide qu'a causé ma mère depuis le début de l'épidémie et qui, maintenant, est bel et bien réel. Un vide que je garderai toujours au fond de moi car je ne la reverrai plus jamais. Puis mes yeux se tournent vers Jimmy lorsque celui-ci prononce un mot à peine audible. Je ne devrais pas lui en vouloir, parce qu'on vient tous les deux de perdre notre mère mais pourquoi a-t-il parlé d'elle ? Pourquoi ? Sur le moment, j'ai envie de lui demander s'il est heureux, comme si j'avais ce besoin ultime de rejeter la faute sur quelqu'un. Mais je me tais parce que c'est la meilleure des choses à faire. Il a agi avec impulsivité, j'en ai fait de même et de toute façon, je ne trouve plus la force de dire quoi que ce soit. Mon grand-frère quitte alors brusquement la pièce sans un mot ni un regard de plus. Moi-même j'ai envie de partir, de me réfugier dans n'importe quel endroit où je puisse être seul pour pouvoir réfléchir à ce qui vient de se passer et tenter de me calmer, de reprendre mes esprits. Mais à présent, il ne reste plus que papa et moi dans le salon et je sais que je devrais me barrer mais je ne peux pas m'empêcher de lui dire ce que je pense. Inspirant profondément pour tenter de former une phrase correcte malgré mes larmes, je me décide enfin à parler, la voix tremblante : « T'es qu'un menteur. » Mon père pourrait croire que je parle de son mensonge par rapport à la mort de maman lors de notre arrivée ici avec Jimmy mais non, j'essaye de me mettre en tête qu'il se trompe, qu'elle est toujours vivante. C'est ce que je fais depuis le début de l'épidémie. Pour mon meilleur ami aussi. Je sais qu'il est mort, mais je l'imagine toujours vivant. Et je vais faire de même avec maman. J'ai des tas d'autres chose à lui dire, mais je suis incapable de prononcer un mot de plus. C'est sûrement une bonne chose, car je prononcerai sûrement des choses que je pourrais regretter plus tard et que je ne pensais pas finalement. Alors à mon tour, je décide de quitter la pièce pour monter dans ma chambre même si je n'ai aucune envie de rester dans cette maison une seconde de plus.  
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