c'est tuant, les souvenirs.

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 c'est tuant, les souvenirs.

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MessageSujet: c'est tuant, les souvenirs.   Jeu 8 Déc - 1:01


damian hazael VERACRÙZ
/ Nuit d'attente, de déroute, de pente et de doute /

âge ≡ j'ai vingt-six piges. vingt-six putain d'années à frôler la mort à plusieurs reprises. vingt-six ans à survivre dans ce monde de tarés, entre cartels et drogues puis rôdeurs et survivants. vingt-six ans à m'chercher pour enfin poser une identité sur ma tronche. la question à s'poser, c'est de savoir combien de temps j'arriverai à vivre. combien temps me reste-t-il ? j'm'en tape, j'me pose pas ce genre de question. j'ai pas peur de crever. on y passera tous. date et lieu de naissance ≡ un certain treize juin de l'année quatre-vingt dix. c'était un mercredi, dans la ville de puebla, au mexique.   origines ≡ j'aurais pu dire que je suis un pur mexicano, le bon brave type patriote. sauf que je suis aussi américain. de toute façon, ce n'sont pas les origines qui en disent sur la personne. plus maintenant. ancien métier ≡ je passais ma nuit à faire passer des commandes. ouais, j'étais dealeur et parfois je me faisais des petits plaisirs aussi. y'avait aussi ce con d'ashley là, le supérieur imbuvable qui s'tapait ma soeur. à cause de lui j'ai perdu mon boulot. alors j'ai décidé d'plus rien foutre de ma vie. j'ai préféré voler, intégrer des gangs pour profiter de leur hospitalité. j'aurais pu crever en y repensant.  ancien lieu d'habitation ≡ la dernière baraque où j'ai mis les pieds, c'était celle de cette dame black. on était à las vegas, l'époque où soledad -ma chère soeur- était encore à mes côtés.  statut civil ≡ j'me clame célibataire alors que c'est un peu plus compliqué que ça. il y a cette fille, maia, avec qui j'sais pas trop bien ce qu'on est en train de foutre. on couche comme des bêtes sauvages, on peut plus s'quitter. mais les couples, c'est pas vraiment mon truc vous savez.  orientation sexuelle ≡ les femmes et encore les femmes. en temps de crise comme celui-ci, on a envie de toutes se les taper, au cas où qu'elles finissent par complètement disparaître.  situation familiale ≡ le padre est décédé quand j'avais vers les six ans, à cause de ses magouilles de mafieux, il était membre de la "eme". j'ai au moins la conscience tranquille d'me dire qu'il n'a jamais connu ce monde actuel. ma mère, en vie encore ou pas, elle était déjà bien amochée avant que tout commence. alcoolique comme pas deux, j'ai jamais pu vraiment la connaître. j'avais huit ans quand  sol et moi étions de ceux qu'on disait "orphelins". on a connu d'autres familles mais c'était bien de la couille en boîte.    date d'arrivée au camp ≡ c'était le sept novembre de cette année que j'ai débarqué avec maia et son p'tit frère. tous les trois, le trio des inséparables. maia elle voulait pas vraiment, moi non plus au fond mais je voulais pas crever. on sait tous comment finissent ce genre de communautés. place dans le camp ≡ poste au sein de la brigade de surveillance externe. j'peux pas rester enfermé entre quatre murs plus d'une journée. j'aime le goût de l'aventure, j'aime le danger. aptitudes de survie ≡ j'ai l'avantage de pouvoir courir vite, de rester discret dans les pires situations. je suis plutôt doué au combat, je n'ai pas peur d'y aller mais c'est toujours de manière réfléchie. j'ai du apprendre par moi-même à me construire des armes, comme des arcs, des pieux, c'est toujours très utile. je suis un très bon chasseur, et j'aime ça. armes de prédilection ≡ jamais sans mon arbalète, le robin des bois qui sommeille en moi s'est réveillé depuis l'épidémie. je l'ai trouvé près d'un refuge abandonné. je sais aussi bien manier tout genre d'armes à feu, les armes tranchantes et aussi, le corps à corps ne m'fait pas peur.  traits de caractère ≡ vrai boute-en-train, ma nouvelle vie dans la nature sauvage n'a fait que développer ce côté de ma personnalité. plutôt du genre à ne faire confiance à personne, moqueur, bagarreur et totalement impulsif. j'aime que les choses bougent, je ne reste jamais à rien faire. en constante réflexion, j'élabore souvent tout un tas de plans, rapidement, et je fais preuve de grande ruse. personne ne peut me dicter quoi faire ou quoi dire, je suis le seul maître de mon corps. je peux m'afficher aussi très protecteur, et je le suis d'autant plus depuis que j'ai rencontré maia et son frère. je peux paraître froid, distant, asocial, arrogant (bref, tête de con), je n'en suis pas moins quelqu'un de bien. la vie a fait que j'ai du devenir ainsi, à développer certains de mes traits de caractère, mais je n'ai jamais changé.
the killer within

(i) je n'ai jamais véritablement connu la sensation d'être au sein d'une famille. j'ai toujours eu ma soeur et uniquement ma soeur. elle aurait décroché la lune pour moi, elle aurait donné sa vie, apparemment jusqu'à ce qu'elle se barre avec ash. et puis je l'aimais comme un dingue ma soeur, parce que sol elle voulait tout dire pour moi. j'étais pas très fréquentable, j'étais imbuvable mais elle m'a toujours protégé. aujourd'hui, je me demande parfois si elle est toujours en vie, ou si elle est morte. j'ai ce sentiment qu'elle a tenu bon, parce qu'elle est forte sol. j'lui en veux, elle et ses conneries de mariage, d'm'avoir abandonné mais putain je l'aimerai toute ma vie. (ii) j'suis de ceux qui prétendent ne rien ressentir. j'ai été éduqué ainsi, j'ai pas appris à exprimer mes sentiments. ma soeur, j'lui ai jamais dit que j'l'aimais et pourtant. j'ai pas été élevé dans les sentiments, alors j'les fuis. c'est tellement plus simple de faire profil bas quand faut dire c'qu'on ressent. j'préfère tellement plus faire le gros dur, faire celui qui est intouchable alors qu'en fait, je n'suis qu'un coeur brisé. brisé par cet abandon qui me hantera à tout jamais, brisé à tel point de n'pas vouloir aimer. non j'veux pas me lancer dans les relations qu'on appelle "couple", c'est tellement la merde putain. moi j'veux ma liberté, j'veux qu'on m'laisse tranquille. (iii) j'me laisserai jamais faire. j'veux que tout le monde sache que je ne fais pas parti de ceux qui sont faibles. on me fait du mal, j'en fais en retour. c'est une pensée assez primaire, largement débile sur les bords. sauf que c'est ce qu'il faut pour survivre. j'aime le combat, j'aime les confrontations et je n'ai jamais peur. ou j'le dis pas. je suis un genre de guerrier improvisé qui ne demande qu'à réussir en se facilitant lui même. comme si cette vie m'avait donné une seconde chance d'exister. j'me sens plus exister qu'auparavant, quand ce monde filait droit. maintenant, j'peux être personne mais quelqu'un à la fois. j'ai pas b'soin de dire qui j'suis parce qu'au fond ça ne compte pas.  (iv) sur ma route, j'ai découvert tout un tas d'objets. mais ceux que je préfère collectionner, ce sont les cailloux avec des formes étranges. j'ai d'ailleurs toujours ce petit caillou aussi rond qu'une bille, ce caillou qui fait office de porte bonheur. j'suis pas suspicieux, juste en manque d'avoir des objets qui m'appartiennent. j'aime l'fait de pouvoir bouger sans cesse, mais je voudrais aussi un  endroit qui m'appartient. car ici, tout appartient à tout le monde. j'aimerais aussi pouvoir trouver un appareil photo un jour. pour immortaliser à  jamais cette période au cas où quelqu'un hériterait de ce monde désastreux. car c'est l'histoire, c'est ce qu'il s'est passé et moi, j'vis dans toute cette merde. j'ai aussi un autre objet qui m'appartient. ce petit calepin très abîmé à la couverture noire. j'ai ce crayon à papier que je m'use à tailler car j'suis pas foutu d'écrire sans péter la mine. j'écris, je dessine. tout ce que je vois, tout ce que je vis. je fais des plans aussi, des croquis des paysages pour me souvenir où j'suis passé, au cas où. (v) au fond de mon sac, j'ai une photo d'ma soeur. c'est surement débile à dire, ça fait faible mais j'l'ai toujours eu avec moi. en fait, c'est peut-être pour me rassurer. comme si elle était avec moi pour toujours même si une putain d'photo peut pas remplacer une personne. parce qu'elle m'manque malgré tout. (vi) maia elle est arrivée l'air de rien dans ma vie. vous savez, les rencontres improbables et encore plus vu la situation. fallait se retrouver dans un tel merdier pour apprécier une fille. mais cette fille, c'est pas n'importe qui. j'vous jure, c'est un mec. dans son comportement, bien sûr, car j'peux vous assurer qu'elle a bien des attributs féminins. ouais, maia et moi on aime s'faire plaisir de temps en temps. c'est le seul truc distrayant à faire, faut se l'avouer. on baise alors, mais j'sais pas si y'a plus que ça. parce que je la protège, je serais capable du pire pour préserver sa vie (et celle de son frère). on mâche pas nos mots, on s'insulte, mais entre nous y'a rien d'plus naturel. elle m'a aidé, j'l'ai aidé et aujourd'hui, on essaie de se frayer un chemin entre les morts. j'suis juste trop con pour m'dire que j'l'aime beaucoup bien, un peu trop. j'dis jamais "aimer", car c'est putain de trop flippant.
weekly appointment


≡ qui étiez-vous avant que l'épidémie se déclenche ? j'étais ce gars très peu utile pour la société, le gars qui alimente les réseaux peu fréquentables du mexique. j'avais pas de quoi être fier, parce qu'à part devenir dépendant d'le drogue je réussissais à rien d'autre. j'ai jamais voulu être quelqu'un d'autre, j'ai jamais cherché à m'améliorer. j'suis devenu le pire des cons et j'crois qu'aujourd'hui j'le suis encore.
≡ comment avez-vous changé depuis le début ? apprendre à se démerder dans un monde en péril, ça renforce ou ça tue. moi, j'ai eu la chance de survivre jusqu'ici et j'dois surement ça à mon fort caractère. ça aide pas mal, faut pas se le cacher. les forts restent et les faibles meurent. c'est c'que veux la situation. y'a pas de place pour une quelconque faiblesse. j'me suis endurci, j'ai appris à faire confiance qu'à moi-même.
≡ combien de rôdeurs avez-vous tué ? combien d'humains ? pourquoi ? peut-être une trentaine de rôdeurs, j'me suis pas amusé à compter. je trouvais ça dégueulasse au début puis même si c'est triste à dire, j'm'y suis habitué. j'ai tué trois types qui m'avaient séquestrés pendant des jours dans une pièce, j'ai failli crever. j'me suis échappé mais j'suis revenu. j'les ai buté et j'ai pas hésité une seule seconde.
≡ qu'attendez-vous d'astoria ? j'ai jamais vraiment fait confiance aux communautés comme astoria. on s'dit que c'est trop beau pour être vrai mais la situation a fait que j'ai du aller à l'encontre de mes envies. c'était le moment pour maia, son frère et moi d'nous poser un peu, d'se ressourcer. on a vécu plus d'un an dehors, de longs mois à tenter de survivre parmi les morts. ici, j'espère trouver un peu de tranquillité et aussi une vie plus tranquille même si bouger en permanence ne m'a jamais dérangé.
≡ qui avez-vous perdu ? personne. je les ai protégé au point d'me mettre en danger, maia et son frère. j'leur ai promis de les faire rester en vie jusqu'à la fin. j'ai réussi jusque là. et même en entrant dans ce camp, je ne renoncerais jamais à cette quête que je me suis donné moi-même.
≡ quel(s) espoir(s) vous reste-t-il ? je n'ai aucun espoir. je ne veux pas me faire d'illusions, je ne veux pas imaginer une suite qui ne se passera jamais. j'veux pas croire en des choses qui ne pourront jamais plus se passer. et personne ne réussira à me faire croire qu'il peut y avoir un futur après tout ce chaos, personne ne peut me faire croire qu'on réussira à vaincre l'épidémie. qui vivra verra, il parait.
pizza, juste pizza.
âge ≡ vingt-et-un ans à mon compteur. fuseau horaire ≡ paris les amis. comment êtes-vous tombé sur le forum ? ≡ petite pub bazzart. fréquence de connexion ≡ l'plus souvent possible. des questions ? des suggestions ? ≡ négatif. un dernier mot ? ≡ la vie est belle et du love, plein de love, que du love    


Dernière édition par Damian Veracrùz le Jeu 8 Déc - 23:04, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: c'est tuant, les souvenirs.   Jeu 8 Déc - 1:01

pretty much dead already
/ c'est l'histoire d'un type pas très commode /
C’était pas du joli, c’était pas beau du tout. Papa parti, papa tué par ce sale gang. Maman droguée, maman, alcoolique. J’ai fini le cul dans un orphelinat avec ma sœur. Enfin, on a fait le tour de toutes les familles de la ville mais c’était comme si personne ne pouvait nous aimer. Soledad et moi, on était le duo d’inséparables. On était aussi les pires gamins du pays, toujours à foutre nos nez là où il ne fallait pas. En fait, personne n’était capable d’endurer nos forts tempéraments. Personne. Absolument personne. Sauf cette dame à la peau noire. Sol nous avait fait passer la frontière mais on a bien vite été stoppé. On était pas très menaçants faut dire, on était pas très doués non plus. Elle nous a accueillis, comme si elle nous aimait déjà sans nous connaître. On lui devait beaucoup sur ce coup-là.
Puis quelques années ont passé. Le temps a passé. Je suis devenu un peu n’importe qui, n’importe quoi. J’étais pas foutu de trouver un boulot, j’étais pas foutu de faire ma propre vie. Le seul job que j’ai trouvé ? Sur le marché illégal. Drogues, ce genre de trucs qui rapportent mais qui peuvent vous faire crever en cinq minutes. C’était pas que ça me plaisait, c’était juste que ça rapportait. Pas des masses mais à part moi, j’devais m’occuper de personne. C’est Sol qui s’occupait de moi. Elle était ma mère par substitution, elle remplaçait celle qui n’avait jamais été là. C’était triste que de n’avoir aucun souvenir de sa génitrice. Souvenir mauvais, souvenir qui hante. Je préférais oublier. Oublier qu’elle passait son temps sur le canapé, complètement hors de son corps. Ouais, ça pour être à côté d’elle, elle l’était.

Elle m’a abandonné, parce que c’était comme si je n’en valais pas la peine. C’était bien mieux de s’occuper de sa nouvelle vie avec ce type. Je me souviens encore de ses belles paroles à me dire que « ça va aller Damdam », de ses câlins et de son étreinte autour de moi, de ses baisers sur mon front pour me protéger. En fait, j’me souviens tout de ma sœur. Comme si c’était hier. Sauf qu’elle n’est plus, elle est partie de ma vie comme si elle était morte. Sauf qu’elle n’a pas crevé, Sol elle était toujours en vie quand elle est partie. Elle s’est juste embarquée dans une histoire de faux mariage avec ce putain d’Ashley. Lui qui m’a viré du carcel, lui qui m’a encouragé à faire encore plus de conneries. Il m’a détruit, il s’est emparé de ma sœur. Je ne l’ai plus jamais revue, je n’ai jamais pu lui reparler. Et j’voulais pas. On m’abandonne pas comme ça, on m’laisse pas comme si j’étais qu’un déchet. Un moins que rien. J’étais pas le type idéal, j’étais même un gros con qui ne pensait qu’à se droguer et trouver du fric là où il n’y en avait pas. Mais ma sœur… Putain ma sœur. Chaque jour je repensais à ce jour où je la reverrai, où j’lui dirai mes quatre vérités même si au fond il y en avait beaucoup plus que ça. Mais ce jour ? Il n’est jamais arrivé bien sûr. Il n’y a pas eu de jour-J. Il y a eu l’épidémie. Et je me souviens encore : Je serai toujours là pour toi, Damdam. Mensonge.

C’est comme si ma vie d’avant n’a jamais existée. Ce monde n’a jamais été, et aujourd’hui, il meurt à petit feu. Moi, j’ai l’impression de revivre. Cette indépendance sans fin, cette liberté inégalable. Peut-être qu’au fond l’épidémie a du bon. Voilà un an et quelques que j’ère dans un seul but précis : survivre. Le but commun à tous les survivants, à tous ceux qui ont échappé à la contamination. Et moi, j’ai envie de vivre. J’ai envie de prouver que je n’ai besoin de personne pour m’en sortir. Plus personne ne m’abandonnera. Oh que non, c’est moi qui abandonnerai les gens. Mon arbalète en bandoulière, je visite chaque recoin de chaque endroit. Je découvre de bons refuges, mais de toute façon, j’me pose jamais bien longtemps. J’dors presque plus, j’suis seul. Parfois, c’est angoissant. Personne n’est là pour me rassurer, il n’y a plus personne. J’me demande si Sol est en vie, j’me pose plein de questions et puis au final, j’continue ma vie. Je n’ai rien de mieux à faire de toute façon. Manger et survivre. Et il y a eu ce jour où ils m’ont kidnappé. J’étais leur prisonnier, le premier même. Quel honneur. Ils étaient trois, enfin c’est le nombre que j’avais compté. J’ai eu le droit à une vulgaire pièce crasseuse avec un bol d’eau comme si j’étais un animal. J’étais pas une bête de foire. Et ils ont commencé à m’en faire voir de toutes les couleurs. Me frapper à coups de pieds, me nourrir d’un bout de pain tous les deux jours. J’ai cru que j’allais pourrir et crever dans cette putain de pièce. J’ai cru que j’en verrais pas plus parce qu’ils allaient me faire la peau. J’crois qu’ils envisageaient de me garder pour me bouffer au cas où une pénurie alimentaire surgirait dans leur p’tit groupe. Quelque chose comme ça. Sauf qu’ils n’ont pas réussi. J’me suis échappé. Désormais je n’étais plus la proie, mais le prédateur. Ils allaient payer pour ce qu’ils m’avaient fait. Ils devaient crever. Et ils allaient crever.

L’ironie de l’histoire, c’est que j’me suis retrouvé dans une église. C’est après les avoir attaqué que j’ai couru aussi vite que je pouvais. Et puis la bâtisse s’est posée devant moi comme par magie. J’suis entré dans un vacarme assourdissant. Je croyais perdre mon bras, je soufrais le martyr. Il m’avait touché ce con,  mais moi je l’avais buté. Puis on m’a sauté dessus, j’ai d’abord cru à un rôdeur mais en fait, c’était une nana. Brunette, la vingtaine probablement et elle était agressive. Ils étaient deux, avec ce mioche d’adolescent. J’me demandais bien ce qu’ils foutaient ici, parce que c’était loin d’être l’endroit le plus sûr du monde. La preuve, j’les avais trouvés. C’est là que j’ai rencontré Maia. Elle m’a soigné, parce que son frère a flippé. Ils ont cru que j’allais les tuer. Mais au lieu de ça, on est resté ensemble. Le p’tit trio qui aujourd’hui encore perdure. Avec Maia, on s’faisait plaisir pour oublier ce bas monde et l’état actuel de la situation. Je leur ai appris des trucs aux deux, surtout à se servir des armes. C’était un peu l’essentiel, j’ai envie de dire. Ils se sont vite débrouillés mais même si je ne leur ai pas dit, j’ai souvent été fier de les voir ainsi évoluer. J’peux pas nier qu’on était tous très attachés aux uns aux autres sinon on se serait déjà tué. J’avais pensé au moment où je les laisserai quand ils dormiraient mais j’ai jamais réussi. Parce que j’tiens à eux putain. Et Maia, j’ai jamais su ce qu’elle était pour moi. Bon, s’la faire c’était déjà beaucoup mais j’veux dire qu’il y a vraiment ce sentiment de vouloir la protéger, à en donner ma propre vie. Y’a aussi toujours eu ces moments d’engueulades, enfin ça a toujours été notre façon de communiquer. Les insultes, les bagarres… Cette fille, elle est pas comme les autres et c’est c’qui m’plait. Tous les trois, on est resté en perpétuel mouvement. On a longtemps vagabondé d’un endroit à l’autre. C’est comme ça qu’on est arrivé à Astoria. J’voulais pas y aller, personne de nous trois j’crois. Mais c’était ça ou on crevait.


Dernière édition par Damian Veracrùz le Jeu 8 Déc - 22:05, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: c'est tuant, les souvenirs.   Jeu 8 Déc - 1:04


Saluuuuuuuuuut ravie que t'aies cédé à la tentation bienvenue ici,
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MessageSujet: Re: c'est tuant, les souvenirs.   Jeu 8 Déc - 1:05

Qu'il est beau Simoes
Bienvenue parmi nous, et bon courage pour la rédaction de ta fiche
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MessageSujet: Re: c'est tuant, les souvenirs.   Jeu 8 Déc - 1:08

Han même pas première, je boude meuuuuuh non! HERMANOOOOOOOO DE MI CORAZÒOOOOON
Tu sais que t'es absolument beau, et parfait, parce que Veracrùz ont des super méga gênes canons?

Premièrement, merci d'avoir succombé à la salade mon très cher mari - dont je suis reconnaissante -  De voir débarquer un DAM DAM ça réchauffe mon p'tit coeur!
Bien évidemment, si tu as des questions concernant le background de la familia n'hésite pas ( genre inonde ma boite mp). C'est parfois très peu évident de tout préciser dans une banale fiche de scénario Arrow

Mon mari fait dire de le contacter via mp pour préciser votre lien!
JE T'AIME JE T'AIME JE T'AIME!
tu débarques pile à un bon moment
VIENS FOUTRE LA MIERDAAAAA
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MessageSujet: Re: c'est tuant, les souvenirs.   Jeu 8 Déc - 1:09

ohlalala nicolas simoes, quel excellent choix
bienvenuuue I love you
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staff / ruler of astoria
Ashley Villalobos
INSCRIPTION : 23/09/2016
MESSAGES : 2609
IDENTITÉ : sandrider :: marie
FACECLAIM : james mcavoy :: sandrider (ava, sig, colos) + tumblr (gif)
MULTILINKS : hailey lyndon :: rory wyatt :: swan jacobs
POINTS : 5094

STATUT CIVIL : récemment veuf, une certaine démone rousse ayant mis fin à la vie de sa femme d’une balle en plein crâne, « pour l’exemple » :: ça lui apprendra à descendre un gars d’Echo sans demander la permission, à coucher avec une traîtresse, et à ne pas avoir les couilles de déclarer sa flamme à son premier véritable amour avant qu’il ne soit trop tard
ANCIEN MÉTIER : patron d'un club de strip-tease à las vegas qui servait aussi de couverture pour blanchir l'argent de la branche locale d'un cartel de drogue dont il était responsable :: ce qu'il a traduit à son arrivée à astoria par « businessman dans l'import/export de pharmaceutiques, et gérant philanthrope d'un centre d’accueil et réhabilitation pour les femmes de petite vertu »
PLACE DANS LE CAMP : officiellement distributeur de rations, rétrogradé par la démone rousse histoire d’enfoncer le clou :: officieusement leader de la résistance interne :: let’s fuck those bitches up
HABITATION : sunset square, 36 w/ xiomara villalobos, sa mère, qui habitait déjà sous ce toit avant l'épidémie
ARME DE PRÉDILECTION : ses poings, à défaut de pouvoir porter une arme sur lui au sein du camp, mais il doit bien s'avouer que la sensation d'avoir une arme à feu entre les mains lui procure un plaisir immodéré
ÂGE : 37 ans


MessageSujet: Re: c'est tuant, les souvenirs.   Jeu 8 Déc - 1:18

V'là le merdeux
Bon en vrai je t'aime pour avoir choisi ce scénario de folie Et en effet n'hésite pas à me MP, qu'on définisse les zones d'ombre de notre lien #entouteamitié What a Face
Bienvenue à toi donc, le beauf Bon courage pour la suite, et n'hésite pas si tu as des questions

_________________


Cada día yo grito

a la luna mi celo
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Voir le profil de l'utilisateur http://nottomorrowyet.forumactif.org/t251-hijo-de-la-chingada-ash http://nottomorrowyet.forumactif.org/t308-mi-vida-loca-ash
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MessageSujet: Re: c'est tuant, les souvenirs.   Jeu 8 Déc - 7:29

Bienvenue sur le forum
bon courage pour la rédaction de ta fiche.
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member / settler of astoria
Yancy Gordon
INSCRIPTION : 08/10/2016
MESSAGES : 235
IDENTITÉ : Miss B.
FACECLAIM : Imogen P. // Miss B. (avatar) - Imogen Poots RPH (gifs) - Alas (code signature)
MULTILINKS : Rose || Mason || Randall || Morgan
POINTS : 335

STATUT CIVIL : Coeur en miettes, c'est chiant.
ANCIEN MÉTIER : Techniquement, elle était sans emploi. Bon, elle travaillait à l'atelier d'électricité de la prison mais c'était pas vraiment un boulot hein donc... Mais avant ça elle était braqueuse de banques et ça payait franchement bien.
PLACE DANS LE CAMP : Elle fait partie de la troisième équipe de ravitaillement parce que rester tout le temps au camp, même pas en rêve. Et officieusement, elle fait partie de la bande qui alimente le marché noir. Et doublement officieusement, elle fait partie de la résistance interne. #fuckEcho
ARME DE PRÉDILECTION : Elle aime tout ce qui tire des balles mais bon, son bébé est un Colt Python 357 Magnum.
ÂGE : 25 piges


MessageSujet: Re: c'est tuant, les souvenirs.   Jeu 8 Déc - 9:46

Ma p'tit Pizzaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

T'es beau comme ça

Hellcome de façon officielle chez les cinglés, bon courage pour ta fiche et prépare ta fiche de liens

_________________
« wake up. kick ass. repeat. »
LIFE IS ABOUT KICKING ASS. NOT KISSING IT.©️alas.


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Voir le profil de l'utilisateur http://nottomorrowyet.forumactif.org/t487-i-have-come-here-to-chew-bubblegum-and-kick-ass-and-i-m-all-out-of-bubblegum-yancy#17756 http://nottomorrowyet.forumactif.org/t508-i-would-kill-you-with-kindness-but-kicking-ass-is-more-my-style-yancy-cie
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MessageSujet: Re: c'est tuant, les souvenirs.   Jeu 8 Déc - 12:26

merci à tous les bg, ça fait plaisir

sol : contente que je puisse te faire autant plaisir, j'le suis aussi et faut dire qu'ash a su me convaincre avec "sa salade" mais bon j'suis assez faible sur les bords donc voilà il est pas si fort c'est vrai que les gênes de la famille sont pas trop dégueu  
compte sur moi pour venir  t'voir via mp, je m'attaque à ma fiche dans la journée (j'ai plein plein plein d'idées) mais j'aime en savoir toujours plus
et bien sur que damdam va se faire un malin plaisir à foutre la merde, c'est pas drôle sinon
lovelovelove et gracias I love you

ash : c'toi l'merdeux d'abord merci beaucoup, je viendrai aussi te voir par mp, le plus rapidement possible of course on fera des scoubidous ensemble bien sûr, car on s'adoooore

yancy : j'crois que t'as adopté ce surnom don't worry, je te prépare un trône digne des plus grandes reines dans ma fiche de liens I love you
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MessageSujet: Re: c'est tuant, les souvenirs.   Jeu 8 Déc - 13:01

ouaaaais, t'es potable on dirait, cher inconnu.
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MessageSujet: Re: c'est tuant, les souvenirs.   Jeu 8 Déc - 13:07

mh on s'connait ? du love mi amor ( )
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MessageSujet: Re: c'est tuant, les souvenirs.   Jeu 8 Déc - 13:09

bienvenue parmi nous & bonne continuation pour ta fiche ! I love you
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MessageSujet: Re: c'est tuant, les souvenirs.   Jeu 8 Déc - 14:48

merci bien
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MessageSujet: Re: c'est tuant, les souvenirs.   Jeu 8 Déc - 14:56

j'en ai le vague souvenir, oui.
bouge ton popotin pour venir me faire des mini toi.
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MessageSujet: Re: c'est tuant, les souvenirs.   

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