Haunted - Damian & Soledad.

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 Haunted - Damian & Soledad.

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MessageSujet: Haunted - Damian & Soledad.   Sam 17 Déc - 16:09

Haunted
/ damian & soledad /
Le myocarde en milles éclats. Ce myocarde qui a tant vécu dans les dernières heures a peine à se remettre des récents événements. C'était comme si je me retrouvais prise au milieu de l'oeil d'un typhon, sans issue, condamnée à vivre dans les tourments pour le restant de sa vie. Je n'avais pas envie de bouger. J'étais bien, recroquevillée dans un coin dans la demeure des Villalobos, à me bercer sur cette rocking chair. Pourtant, il le fallait.Je ne pouvais vivre constamment dans la peur et le traumatisme, je devrai forcément passer à autre chose. J'avais connu pire. Tout le monde avait connu pire... ou peut-être pas du tout. Qui d'entre nous, mis à part le petit groupe de ravitaillement dans lequel je m'étais greffé le temps d'une mission évidemment, avait déjà été séquestré dans un endroit isolé, battu et interrogé? Très peu. Et tout dire je n'avais nullement envie de parler au psy. Pseudo psy. J'ai toujours été méfiante envers eux. J'avais peur qu'il entre dans ma tête et qu'on me mette la camisole de force. Crainte qui - a une époque qui me semblait si lointaine maintenant - avait presque été légitime. Non. Je ne parlais pas. Je ne voulais pas parler. Ça faisait juste mettre de l'huile sur le feu. J'voulais pas entretenir les braises. J'voulais pas non. J'avais trop mal. Mal de tout. Ash n'était pas là. Ash s'était fait tabassé en voulant sauver tout le monde. Ash... avait le beau rôle. Moi j'étais juste une petite merde qui avait comploté avec sa mère. Je puais la culpabilité à plein nez. Et je méritais rien. Je redoutais le moment où je devrai lui rendre des comptes. Parce que je l'aimais cet enfoiré.Je l'aimais tellement que mon coeur se serrait douloureusement dans ma poitrine. ASSEZ! ASSEZ! Je décidai que c'en était assez. Et je me levai d'un coup, et marchai d'un pas décidé vers le centre du camp. Au beau milieu de ce dernier, je regardai autour de moi, je regardais... les gens. J'avais des nausées, je sentais mon rythme cardiaque s'accélérer dangereusement... étais-je en train de devenir agoraphobe?  Non! Ce serait idiot. Je respirai, quelques coups.

Et puis là, le myocarde s'arrêta. Comme ça. Il avait de beaux cheveux d'ébène, soyeux, lisse me rappelant étrangement les miens. Sa peau avait un léger hâle, me rappelant mes origines. L'homme que je fixais jouait aux cartes, il semblait s'amuser, enfin je crois? Il était avec des latinos que je ne connaissais que de nom et je pouvais les entendre se taquiner bêtement en dialecte mexicain de là où je me trouvais, c'est d'ailleurs pour cela que naturellement , mon regard s'était arrêté sur eux. La couleur disparut de mon visage pour ne laisser place qu'à un teint livide, presque blafard. J'avais vu un fantôme. Enfin, je croyais halluciner à cause de ce manque de nourriture, et de sommeil. C'était tout bonnement impossible qu'il soit là. Je m'étais faite à l'idée qu'il soit mort, il ne pouvait être là... sinon à quoi avait servi cette culpabilité qui m'avait rongé pendant deux années entières? Je cligne frénétiquement des yeux et accroche quelqu'un, une alliée que je connaissais bien « Hey, tu sais qui c'est? » C'était une question inutile, je savais très bien qui il était.  « Ouais c'est un nouveau , enfin... il est arrivé il y a un mois, un mois et demi je sais plus... Il est arrivé avec une meuf et son frangin, il est sympa, ça m'étonne que tu le connaisses pas d'ailleurs il vient de ton bled , tu sais...C'pas toi et Villalobos qui vient du Mexique? » Je hochai la tête silencieusement pour confirmer ses dires. Je déglutis difficilement , encaissant le choc puis je lui souris, comme pour la remercier. Mon alliée déguerpit aussitôt, elle avait mieux à faire probablement. Ça me laissa seul en face de mes démons. Et quels démons. Car sous mes yeux ahuris se dessinait la copie conforme de mon frère, de ma chair, de mon sang, de mes tripes. Ce qui normalement m'aurait sans aucun doute ravie si elle ne venait pas avec une once de culpabilité et d'amertume. Alors je fis ce que je savais faire le mieux : je fuis la réalité. Je tournai les talons et je me cachai, un peu plus loin.Et là je l'observai.

Il n'avait pas changé. Enfin, il avait une petite repousse qui lui servait de barbe mais il n'avait pas changé.Il possédait encore cette fougue, cet aura que je ne saurai décrire. C'était son truc à lui. Il aimait bien les gens et attirait leur sympathie. Il était débarqué ici avec une femme, et son frangin? Il avait eu un gosse et je ne savais pas? Et qui était-elle dans sa vie? Qu'avais-je raté pendant deux années entières? M'en voulait-il? Avait-il peur qu'il me soit arrivé quelque chose? Pensait-il encore à moi comme moi je pensais à lui?J'avais une foule de questions à lui poser, mais bordel de merde, je n'avais pas les couilles pour les lui poser. « Hey Soledad! T'es pas de garde aujourd'hui ? » s'écria à plein poumon un jeune homme fringuant que je connaissais très bien. Je lui souris après l'avoir gratifié d'un regard meurtrier. Comme je le redoutais tant, Damian s'était retourné et nos regards se croisèrent. MERDE! Je rageai intérieurement contre cet imbécile qui ne l'avait pas fait exprès et je fuis les lieux très rapidement. J'entendis des pas fouler le sol, des craquements signifiant là que quelqu'un me suivait. je savais que c'était lui. Je le savais. Mais je ne le voulais pas. Et puis sa main, ses longs doigts fins de pianiste vinrent caresser mon épaule pour m'arrêter dans ma lancée. Quand je me retournai pour le fixer, vaincue, il y avait un petit ruisseau argenté qui coulait nonchalamment le long de mes pommettes de chérubin.
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MessageSujet: Re: Haunted - Damian & Soledad.   Ven 30 Déc - 17:44

Haunted
/ damian & soledad /
J’éprouve toujours cette sensation étrange de me réveiller sous un toit. Un mois et quelques que je suis ici, un mois que je tente de m’intégrer et me rendre utile pour cette communauté. Pourtant, ce n’est pas assez pour me faire à l’idée que je vis avec Maia et son frère. C’est trop beau pour être vrai, on ne peut pas avoir une baraque alors que le monde aux alentours est en train de foutre le camp. Mais c’est pour ça qu’Astoria se bat. Je crois. Certains jours, je me dis que c’est bien que je mette la main à la pâte et puis parfois, je me dis que je ferais mieux de déguerpir sans rien dire. C’est loin d’être raisonnable, ici, j’ai tout. Une sécurité supplémentaire, des vivres, des armes.. des amis, je crois. Pourtant, j’ai toujours cette envie de partir vagabonder comme j’aime tant le faire. J’y suis habitué, j’aime me dire que le lendemain sera bien différent de la veille. Me demander où je vais me coucher le soir, si je vais réussir à me mettre quelque chose sous la dent, si je vais finir prisonnier je ne sais où … Des questions qui ici, à Astoria, n’ont plus lieu d’être posées. Je me lève, j’exécute ma tâche –autrement dit, je veille sur les alentours du camp- et puis je me couche. Entre temps, je m’engueule avec Maia, je veux m’isoler … Puis je repars à me demander si telle ou telle personne est encore en vie.

Je préfère aller me détendre un peu, après ma garde, et je vais alors trouver quelques amis mexicains. Ils sont plutôt sympas, les bons gars typiques qui me ressemblent comme deux gouttes d’eau. Je retourne aux sources en parlant ma langue maternelle et ça fait un bien fou. J’ai l’impression d’être avec ma famille, tout est bon enfant entre nous et puis à part jouer et lâcher des jurons de notre pays, on ne fait rien de spécial. On passe le temps, les cartes sont devenues un bon jeu pour nous tous ici. C’est déjà bien qu’on ait un jeu complet. Je m’exclame suffisamment fort –involontairement- en couvrant mon ami à ma gauche de tous les noms d’oiseaux possibles. Je récupère une tape dans le dos qui me rappelle étrangement que je suis encore en vie et que ce moment, il est bien réel. Un moment de rigolade, un moment dont tout le monde aurait besoin mais que très peu souhaitent vivre. Entre les « on n’a pas le temps de rire, la situation ne nous le permet pas » ou les « il y a autre chose à faire que de s’amuser ».  Mais moi, je sais que je peux crever dès demain ou peut-être même dans une heure. Chaque minute à vivre est importante, n’est-ce pas ? Je profite encore du dernier semblant de bonheur le temps d’un instant. C’est plutôt rare quand je me joins à d’autres. Depuis le début, j’ai été un peu le mec réservé qui exprime haut et fort sa volonté de dégager d’ici. J’ai du mal à me faire à l’idée que je suis entre quatre murs. Je sais que c’est mieux pour moi mais surtout pour Maia et son frangin. Eux, ils sont plus en sécurité ici. Je ne peux pas les surveiller pour toujours, et j’ai comme le besoin d’à mon tour me sentir protégé. Du repos, voilà ce que je veux, mais actuellement, il n’y a pas de repos possible. ¿El soñador ? Le costaud à ma droite me tire de mes pensées alors que c’est à mon tour de jouer. Je ne m’excuse même pas et prétends ne pas avoir été absent. Je me remets à jouer comme si de rien était.

Je me redresse, je me fige. J’échappe même les cartes de mes mains. Soledad ? Ce prénom ne court pas les rues et encore moins dans un camp de cette taille-là. Il ne peut qu’être celui de ma sœur, mais était-elle vraiment là ? C’est peut-être une pure coïncidence, une autre fille qui s’appelle ainsi. Mes yeux fouillent la foule, je détaille chaque personne avec attention et finalement, je tombe sur sa silhouette. Cette silhouette qui m’est si familière. Elle peut me rappeler tout un tas de souvenirs en à peine quelques secondes. Je sais que c’est elle, je sais qu’il s’agit bien du premier enfant Veracruz. Son regard termine dans le mien et je n’ai plus aucun doute. Elle fuit mais moi, je me lève. Je déguerpis rapidement de mon tabouret dans le seul but de la rattraper. Je marche aussi vite que je peux. Un pas vaut deux de ses pas alors je ne mets pas fort longtemps à arriver près d’elle. J’hésite tout de même, c’est peut-être mieux si on fait comme si on pensait que l’autre était mort. Elle sait que je lui en veux, elle sait très bien que ça ne va pas être simple. Ma main effleure son épaule avant de la saisir suffisamment fort pour la stopper dans sa course. J’ai la gorgée nouée, le ventre qui se tord à tel point que j’ai l’impression qu’on me dérobe de mes tripes. Ce n’est pas bien réel de la voir ici. En fait, je n’y crois pas du tout jusqu’au moment où je peux enfin apercevoir son visage nettement. T’es pas crevée. Dios mio … Je sais pas bien si je dois être heureux ou si je dois lui balancer ses quatre vérités à la face. Je sens cette perpétuelle rage en moi. Ce moment, j’y ai pensé à maintes reprises et voilà qu’il se présentait. J’ai pensé à ce que je lui dirai, la façon dont je parlerai … Mais en fait, je suis beaucoup trop tétanisé et choqué pour sortir un seul autre son de ma bouche. J’ai juste envie de chialer comme un gamin mais c’est Sol qui le fait à ma place. Elle échappe une larme, elle pleure pour moi.  Ma mâchoire se crispe avant de la prendre d’un geste brusque dans mes bras pour la serrer aussi fort que possible contre mon torse. Putain. Je pourrais la détester, je pourrais l’insulter une dernière fois et disparaître d’ici. Je réalise rapidement que j’ai de la chance qu’elle soit en vie, que le hasard a pour une fois été en ma faveur. J’ai retrouvé ma sœur, saine et sauve, dans ce monde en souffrance. Je veux la savoir ici, on aurait tout le temps ensuite pour se parler. Je glisse ma main derrière sa tête et serre un peu ses cheveux. Mes yeux fermés, je respire son odeur pourtant restée intacte. Je me sens soudainement plus faible, pour la première fois depuis le début de toutes ces conneries, je sens en moi un reste d’amour et de quelconques autres sentiments. C’est peut-être d’elle que j’avais besoin, au final. Moi qui croyais qu’elle était celle que je détestais le plus au monde. Je l’aime toujours à crever. J’inspire au moment de me détacher d’elle. C’est comme si ma fierté reprend le dessus et que ma colère l’emporte sur les sentiments. Je me pince les lèvres fortement à tel point que j’ai l’impression de me les exploser. Plus rien autour de nous deux compte, je reste figé face à elle comme si l’éternité était passée par là. Ça fait trop longtemps. T’as pas trop changé. Toujours c’même regard. C’même visage. Je ne sais pas quoi lui dire. Je suis qu’un putain de faible au final. Un putain de type qui vient de retrouver la moitié de son cœur. Le reste de sa vie.

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