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Ashley Villalobos
staff / ruler of astoria
Ashley Villalobos
INSCRIPTION : 23/09/2016
MESSAGES : 2609
IDENTITÉ : sandrider :: marie
FACECLAIM : james mcavoy :: sandrider (ava, sig, colos) + tumblr (gif)
MULTILINKS : hailey lyndon :: rory wyatt :: swan jacobs
POINTS : 5094
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STATUT CIVIL : récemment veuf, une certaine démone rousse ayant mis fin à la vie de sa femme d’une balle en plein crâne, « pour l’exemple » :: ça lui apprendra à descendre un gars d’Echo sans demander la permission, à coucher avec une traîtresse, et à ne pas avoir les couilles de déclarer sa flamme à son premier véritable amour avant qu’il ne soit trop tard
ANCIEN MÉTIER : patron d'un club de strip-tease à las vegas qui servait aussi de couverture pour blanchir l'argent de la branche locale d'un cartel de drogue dont il était responsable :: ce qu'il a traduit à son arrivée à astoria par « businessman dans l'import/export de pharmaceutiques, et gérant philanthrope d'un centre d’accueil et réhabilitation pour les femmes de petite vertu »
PLACE DANS LE CAMP : officiellement distributeur de rations, rétrogradé par la démone rousse histoire d’enfoncer le clou :: officieusement leader de la résistance interne :: let’s fuck those bitches up
HABITATION : sunset square, 36 w/ xiomara villalobos, sa mère, qui habitait déjà sous ce toit avant l'épidémie
ARME DE PRÉDILECTION : ses poings, à défaut de pouvoir porter une arme sur lui au sein du camp, mais il doit bien s'avouer que la sensation d'avoir une arme à feu entre les mains lui procure un plaisir immodéré
ÂGE : 37 ans


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MessageSujet: i can't go on without you :: w/sol   i can't go on without you :: w/sol EmptyJeu 8 Déc - 23:47

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Where was I supposed to wait for you sweetheart? And hide away the shame, yes I keep it all inside, all the thoughts that cross my mind. I do all the things I regret and we don't want that. So what is left but a broken man? Cause nothing hurts like a woman can.

Je suis loin, si loin. Allongé au milieu d’une plaine rouge, sèche, sous un soleil de plomb. Quand soudain, par-delà les montagnes, j’entends un écho lointain :
« Ashley… Ashley ! »
Je grogne, rocailleux. J’essaye de bouger, mais je n’y parviens pas.
« Ashley, réveille-toi ! »
Me réveiller ? Je dors ? Ah oui, je dors… encore. Tant mieux. Je ne veux pas me…
« Ashley María Raúl Fitzgerald Villalobos, RÉVEILLE-TOI ! »
J’écarquille soudain les yeux, bien présent dans la réalité à laquelle m’a ramené ma mère par une formidable baffe en plein sur la joue que je me tiens d’une main, la tête rentrée dans les épaules comme un gamin en pénitence. De mon autre main, j’agrippe encore la bouteille de téquila vide qui m’a plus tôt plongé dans le sommeil et dont je peux toujours sentir le goût âpre au fond de ma gorge et sur mes lèvres sèches et gercées. Hébété, je bats mollement des paupières, mes yeux piquant douloureusement sous leur frottement, mais les referme aussitôt, laissant retomber lourdement ma tête sur l’oreiller dans un soupir.
« Laisse-moi tranquille, mami… » geins-je pathétiquement dans un souffle rauque. « Je veux… »
Une autre claque me fait bondir sur mon séant et je toise ma mère d’un regard choqué.
« Mais… MAAA ?! »
« Habille-toi et bouge ton cul, Ashley. Soledad est rentrée. »
Je sens la couleur quitter mon visage tandis que ma mâchoire s’écroule sur mes clavicules. Il me faut quelques longues secondes durant lesquelles les paroles de ma mère se bousculent en un écho chaotiques dans ma tête, avant de lâcher la bouteille qui va se briser sur le sol. Je repousse brusquement les draps suintant de vapeurs de tabac, d’alcool et de sueur, pour bondir du lit et me jeter sur un jean et un t-shirt tout aussi dégueulasses qui traînent par terre. Je les enfile sans prendre le temps de m’arrêter, claudiquant vers la sortie, et dévale bientôt les escaliers. En quelques secondes, je suis dehors. Dans mon dos, ma mère me hurle :
« T’as oublié ton écharpe… ET TES CHAUSSURES, COÑO !!! »
Rien à foutre, je cours. Je ne sais pas où mais je cours, ignorant la morsure du bitume sous mes pieds nus. Bordel, non, je sais pas, je sais pas où elle est, mais elle est là, quelque part, et je ne peux que faire confiance à mon instinct qui porte mes pas en direction de l’entrée du camp.

Soudain, je pile, mon regard attiré par un attroupement au bout d’une rue adjacente, autour d’un mirador de surveillance des barricades. Je suis pris d’un vertige, la tête me tournant sous le manque d’oxygène ; pourtant je reprends ma course jusqu’à perdre haleine. À l’arrivée, je fonce brutalement dans le tas, écartant les badauds à coups d’épaules et de coudes pour me frayer un chemin parmi la foule.

Je l’entends avant de la voir ; je reconnaîtrais sa voix, son accent, entre mille. Mon cœur manque un battement et sous le choc, je ne fais pas attention, fonce dans un type, m’accroche le pied dans sa jambe et m’étale lourdement à terre, sur le ventre. La chute m’a coupé le souffle. Je grogne, la douleur étreignant mon corps, et m’appuie faiblement sur les mains pour pouvoir redresser mon visage boursoufflé par l’orgie d’alcool et de sommeil dans laquelle j’ai vécu ces derniers jours. Pourtant, dans ma barbe sale et hirsute, un sourire radieux se dessine alors que je pose mes yeux rougis sur elle, moi le déchet tombé à ses pieds.
« Soledad… » souffle-je d’une faible voix éraillée. « Mi vida… »

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MessageSujet: Re: i can't go on without you :: w/sol   i can't go on without you :: w/sol EmptyVen 9 Déc - 4:10

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And all the roads we have to walk are winding.And all the lights that lead us there are blinding..there are many things that I would like to say to you but I don't know how...Because maybe, you're gonna be the one that saves me and after all, you're my wonderwall

Je suis une épave. Une coquille vidée de son énergie. Je ne sais même pas comment j'ai fait pour parcourir les derniers kilomètres qui me séparent d'ici et de cet entrepôt qui m'avait fait prisonnière. Je m'en fous. J'veux juste rentrer. J'ai survécu.  C'était tout ce à quoi je me rattachais. Mes pas foulaient le sol avec lourdeur. Comme quand l'homme a marché sur la Lune la première fois, j'me sentais comme en apesanteur. Mon corps était ici. Mais mon esprit misait ailleurs. Je pensais à la maison. À Ash, inévitablement. Bien sûr que j'pensais à lui. Bande d'abrutis! Tout près de crever, j'revoyais son visage, ses yeux d'extraterrestre, son sourire complice. Ça faisait peut-être un peu cliché, ouais... mais ça m'avait aidé à tenir bon. À ne pas désespérer. Parce que, putain que la route avait été longue. Parce que, j'étais sûre que mon heure était venue la veille.... Je m'étais effondrée, aplatie comme une crêpe à l'orée d'un bois que je reconnaissais très bien. C'était celui qui dominait le camp d'Astoria. Mais trop faible, mes jambes n'arrivaient plus à soutenir mon poids.

Je me suis réveillée probablement quelques heures plus tard, sous un soleil accablant. Bottes-toi le cul latina, il est temps de rentrer! M'attendrait-il ? Avait-il eu vent de ma disparition? Je me souciais de lui bien plus que je ne me souciais de moi. C'était ce qui m'avait insufflé un peu de courage. Je m'étais relevé au matin en observant autour de moi. Je suis près de la maison. « Je suis près de la maison » M'écriais-je alors, seule au monde, mais dans un regain d'énergie je pressai le pas. Avec un peu de chance, d'ici une heure, je serais finalement arrivé et je le retrouverai. Je titube légèrement d'ailleurs lorsque je parviens aux portes d'Astoria. On m'interroge mais tout ce que j'entend de leurs paroles sont des bruits sourds, comme s'ils étaient brouillés.Confuse, je demande à voir mon mari. Je hurle même. « J'veux voir Ash! Foutez-moi la paix ! »  mais personne ne m'écoute. On continue de me demander ce qui s'était passé, la curiosité et la peur ce curieux mélange dans leurs pupilles dilatées. « J'ai été kidnappé moi et les autres. Le raid...de revita...illement » essayais-je alors de dire dans un souffle d'un air mauvais.

Xo arrive et demande à tout le monde de me laisser respirer. Je la remercie intérieurement mais la gratifie d'un regard qui voulait tout dire. La madre de mon mari me serre doucement dans ses bras. Je retiens doucement mes larmes, profitant de sa chaleur maternelle pour oublier ce que j'avais dû subir là-bas et pendant le chemin du retour, seule avec mes propres démons. « Va chercher Ash, j'ai besoin de lui.... »  demandais-je alors le regard suppliant . Xo me répond « Je crois bien plus que c'est lui qui a besoin de toi, j'y vais » Je vois les gens se regrouper tout autour de moi et d'instinct, je me recroqueville sur moi-même, croisant les bras près de ma cage thoracique, je tremble.J'ai froid. J'ai faim. J'ai soif. J'ai peur même. J'veux juste retrouver ma maison. J'veux rentrer chez moi. Oublier.

Mais même la maire s'y met... Mais je ne coopère pas. Je ne veux pas d'eux. Je le veux lui. Et comme si Dieu m'avait entendu, je me retourne vers la foule qui s'agitait à mes côtés. Voyant un Ash se prendre des coups en poussant tous ceux qui se trouvaient sur son passage. Il s'aplatit, comme une crêpe, à mes pieds. Mes fins doigts viennent toucher, effleurer mes lèvres, d'une main tremblante. Mes prunelles d'un marron très sombre me trahissent. Il murmure mon prénom dans un souffle et je me fous du monde entier. Je me détache d'eux pour me précipiter vers lui, mes doigts touchants sa barbe hirsute. Il empeste l'alcool, et la sueur. Lui qui habituellement dégage une divine odeur de musc. Il me sourit, comme si j'étais un mirage.  Quelle idiote. Il avait cru que je n'étais plus, bien sûr que j'étais un mirage!

« Ashley »  mes doigts glissent ensuite contre la peau de ses joues. Je ne manque pas de remarquer son teint livide, terne. Je me mord les lèvres pour étouffer un sanglot. Je ne voulais pas me donner en spectacle devant tout le monde. Sauf que sans vraiment réfléchir, je m'allonge à ses côtés, me fichant d'eux tous. Je ne laisserai personne rabaisser mon mari, ne serait-ce que d'un simple regard. Je n'aimais pas le voir ainsi, en position de faiblesse, je n'aimais pas non plus que les autres le voit ainsi. Alors , j'avais fait ce qu'il m'avait paru le plus honorable . Je n'avais pas réfléchi, j'avais agis. Comme je le faisais toujours.

« Je suis là , mi vida » rassurante, comme une mère que je n'étais pas. Je me blottis contre lui. J'avais retrouvé ma maison.Bien qu'elle aie été un peu abîmée par l'alcool et la désolation.
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MessageSujet: Re: i can't go on without you :: w/sol   i can't go on without you :: w/sol EmptyLun 12 Déc - 1:47

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Where was I supposed to wait for you sweetheart? And hide away the shame, yes I keep it all inside, all the thoughts that cross my mind. I do all the things I regret and we don't want that. So what is left but a broken man? Cause nothing hurts like a woman can.

Elle est comme un phare dans la tempête et moi, marin égaré, je ne peux détacher mon regard de Soledad ; et je souris, béatement, bêtement, mes muscles rouillés tiraillant douloureusement sous ma peau mais je m’en fous, comme je me fous des regards peut-être d’apitoiement ou de jugement qui sont posés sur moi. Oui, je m’en fous, je n’ai d’yeux que pour elle, je flotte dans une bulle où nous sommes rien que tous les deux, et plus rien d’autre n’existe. Pourtant, lorsqu’elle se penche sur moi et que ses doigts effleurent ma barbe, une soudaine angoisse m’assaille. J’arque les sourcils et déglutis, un frisson glacé me remontant le long de la colonne vertébrale ; je veux tendre une main vers Sol, m’agripper à elle, mais je suis comme pétrifié, englué. Si rien n’existe, alors, ne suis-je pas dans un rêve ? Pendant de trop longues secondes, j’y crois.

C’est sa voix qui m’appelle, faible mais si proche, si vraie, et qui me ramène à la réalité. Poussant un petit soupir trémulant, je ferme les yeux et blottis ma joue contre sa paume, mon nez effleurant sa peau dont je parviens à deviner le parfum familier derrière la crasse qui la macule sans pour autant rien lui enlever de douceur et de chaleur.

Et puis, elle se dérobe. Je rouvre brusquement les yeux, pour la voir se lover à mes côtés. Elle fond contre moi, ma Soledad, et elle me semble soudain si petite, si fragile, que je sens quelque chose s’écrouler sur mes épaules, me laissant désemparé. Une crispation violente me soulève les entrailles et, sans plus attendre, je me redresse et la capture dans mes bras, la serrant de toutes les forces que j’ai perdues au cours de ces jours de désolation mais qui me sont soudainement revenues en même temps qu’elle.

Elle est là, ma femme. Ce n’est pas un rêve, c’est la réalité. Et cette réalité est aussi belle que terrible.

La bulle se brise et vole en mille éclats, retombant autour de nous sous la forme de dizaines de voix qui se bousculent en un brouhaha assourdissant. Je serre les dents alors qu’une vive et furieuse chaleur me monte à la tête que je relève pour fusiller du regard les badauds qui font cercle autour de nous.
« Mais restez pas plantés là, coños !! » leur aboie-je. « Allez chercher un médecin, CÓRRALE !!! »
Je vois des regards perplexes s’échanger avant qu’un type ne se décide à briser le cercle pour courir vers l’infirmerie, et je reporte sans plus attendre mon attention sur Soledad. La soutenant d’un bras dans le dos, je l’aide à se redresser tout en la maintenant contre moi. Délicatement, j’écarte une mèche de cheveux de son visage, puis glisse la main dans sa nuque. Je sens ma mâchoire se crisper durement tandis que mes yeux parcourent les blêmissements et écorchures qui parsèment les traits de ma femme.
« Qui t’a fait ça ? » demande-je, la voix tremblante de rage, de haine et de douleur.


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MessageSujet: Re: i can't go on without you :: w/sol   i can't go on without you :: w/sol EmptyJeu 15 Déc - 2:59

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Je me répète " Sois forte. Sois forte " je ne dois pas pleurer. Ni devant eux, ni devant lui. Pourtant que je le vois ainsi, aussi misérable, l'air caverneux, confus comme s'il venait tout juste de voir un mirage j'éclate en sanglots. Je ne sais plus combien de minutes se sont écoulées depuis que mon regard s'est ancré dans le sien parce que tout me semblait tourné au ralenti, comme dans des scènes de film que l'on s'amusait jadis à regarder après avoir enfilé une ligne ou deux de coke, lovés l'un contre l'autre. Les inséparables. L'patron et sa protégée. Mais il y avait plus. Il y avait toujours eu plus.

Ce n'était pas qu'une banale appellation ce mot , je veux dire.. le mot " mari " ou " époux " C'était bien plus que cela. Au delà de l'affection, de l'amitié , du sexe, des insultes et des réconciliations, j'étais sienne. Et c'était tout ce qui comptait au final. Mon visage enfoui contre lui, il pouvait bien m'arriver le pire des malheurs que je m'en ficherais. Du moment que je pouvais me reposer dans ses bras, du moment que je pouvais sentir la chaleur me réchauffer la peau de mes pommettes de chérubin, plus rien ne m'importait.

Mon ange finit par me serrer fortement, à son tour, sans pour autant m'étouffer et je pleure de plus belle. Je ne devrais pas! Mais je le fais! Il n'y avait qu'avec lui que je pouvais être moi. Sans mascarade, sans artifices. La vraie Soledad, il n'y avait que lui qui la connaissait. « Je suis désolée »  murmurais-je faiblement à ses oreilles alors que nous étions tous lovés l'un contre l'autre. Désolée pour quoi? Ce raid qui avait mal tourné n'était pourtant pas ma faute! Je n'avais pas planifié, en sortant des murs d'Astoria, qu'un groupe d'individus louches nous kidnappent et nous interrogent férocement. Je n'avais rien planifié de tout ça. Et pourtant je m'excusais, parce que j'avais peur de ce que j'avais laissé derrière moi. Peur de moi-même. Peur de tout.

Quand j'entend la foule s'animer autour de nous, je prend conscience que nous ne sommes pas seuls et une douleur lancinante me monte à la tête. D'ailleurs je porte une main à mes tempes en grognant férocement tandis que mon époux gueulait à qui voulait l'entendre de faire venir un médecin. Mes pieds ne me portent d'ailleurs presque plus et je suis heureuse que mon mari aie vu venir le coup, me soutenant comme il peut. Et quand il me demande qui étaient l'auteurs des marques que j'avais ci et là sur mon corps, je deviens blafarde. Mon esprit se rappelait chaque coups que j'avais reçu pour sauver le reste de la bande.« Ils.. je ne sais pas, ils nous ont pris en chasse et nous ont interrogé dans cet espèce d'entrepôt bizarre...» disais-je faiblement. Puis apeurée, je le regarde de mes yeux de biche « Ils ont Jay, Ash » disais-je tristement en repensant à lui. « Jay il s'est fait tabassé pour me protéger » mes doigts se referment contre la manche de sa chemise, crispés. Je m'accroche à lui comme on s'accroche à une bouée de sauvetage. « Je crois que ça ira plus vite si tu m'amènes à l'infirmerie, corazòn » disais-je d'une voix faible, presque tremblante. Au fond, mon coeur était contente de le retrouver.. au fond je savais que l'histoire n'était guère terminée.
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MessageSujet: Re: i can't go on without you :: w/sol   i can't go on without you :: w/sol EmptyLun 19 Déc - 8:58

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J’ai l’impression de la sentir encore plus frêle contre moi, le tremblement de ses jambes chancelantes se répercutant jusque dans mes bras. Je ne la lâche pas, et resserre même encore mon étreinte dans une crispation lorsqu’elle répond à ma question. Les informations sont vagues, peu nombreuses mais pour moi, c’est déjà trop et je m’imagine déjà éclater des gueules et étriper des panses pour faire payer ce qui a été fait à ma femme, faire payer ce que je sais, ce que je saurai et ce que je ne saurai peut-être pas, aussi.

Si j’avais la tête à ça, j’aurais pu être pris de honte lorsqu’elle mentionne Jay, et que je ne ressens rien, que je n’ai pas même une pensée pour lui et ce qu’il a fait et subi pour Soledad mais je crois que là, je pourrais même ignorer jusqu’à ma mère. Je ne pense qu’à elle, Soledad, ma femme, qui est là dans mes bras alors que j’ai bien cru ne plus jamais pouvoir un jour la revoir, lui parler, la sentir, l’embrasser…

Je me mords la lèvre en contemplant son visage, un frisson venant chasser un instant ma rage pour laisser place à une douce chaleur qui m’étreint le cœur et me fait piquer les yeux. À mon tour, mes jambes tremblent, de même que ma main sur la joue de Sol, mais je me reprends, inspirant profondément avant de hocher la tête à ses derniers mots. Elle compte sur moi et il est hors de question que je me laisse flancher dans un moment pareil. Alors, sans perdre une seconde de plus, je l’attrape d’un bras sous ses reins et l’autre sous ses genoux, la soulève contre moi, et fends aussitôt la foule en leur postillonnant un :
« Bougez vos culs ! »
 

Quand j’arrive devant les portes de l’infirmerie, je me souviens à peine d’avoir effectué le trajet. D’un coup de pied, j’ouvre la porte battante et pénètre à l’intérieur, cherchant aussitôt du regard une présence quelconque. Bredouille, je prends juste le temps de baisser les yeux vers Soledad, et lui murmure :
« On y est, mi amor. On y est. »
Le bruit d’une porte qui s’ouvre me fait lever la tête et je repère un homme au bout du couloir. Sans prendre le temps de vérifier son identité, je lui aboie :
« Hé vous, on a besoin d’un médecin ici, córrale ! »
L’homme se retourne, sourcils froncés d’outrage, et je reconnais un infirmier.
« Tu peux pas baisser d’un ton, Villalobos ? » me siffle-t-il en s’avançant vers nous. « Y’a des malades qui ont besoin de se reposer, ici. »
« Rien à foutre ! » lui crache-je en retour. « Ma femme a besoin d’aide, ma FEMME a besoin d’AIDE ! Tu piges ?! »
Sans attendre sa réaction, je le dépasse et file vers l’une des chambres, où je dépose délicatement Soledad dans le lit. Me penchant sur elle, je lui caresse la joue et lui souffle, la voix soudainement tremblante malgré moi :
« On va s’occuper de toi, mi amor… On va s’occuper de toi. »

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MessageSujet: Re: i can't go on without you :: w/sol   i can't go on without you :: w/sol EmptyMer 28 Déc - 20:01

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Je ne réalisai pas à quel point il était affaibli. Moi, dans mon for intérieur, je me suis toujours imaginé Ash comme un roc. Un roc qui résistait à toutes les intempéries. Mais quand il s'agissait de nous, je ne savais que trop bien que cela changeait. Il n'y avait qu'à regarder l'immensité de son chagrin dans ses yeux d'extraterrestre pour le comprendre, l'assimiler, le vivre, l'accepter. Lovée contre mon mari, mon unique, j'avais perdu cette connexion, celle qui allait directement vers les profondeurs de son âme. J'aurais bien voulu m'y perdre encore, dans cet océan d'une immense beauté,mais j'avais besoin de sa chaleur au delà de tout le reste. Le temps me parait passer infiniment lentement. Il y avait une bulle autour de nous, enfin il y en avait eu une. Jusqu'à ce que le retour douloureux de la réalité nous heurte de plein fouet.

La peur. La peur de ne plus être, de ne plus exister. Pourtant, en battant des cils, le doux visage d'ange de celui dont je portais désormais le nom non sans fierté, me ramenait sur terre. Il était mon ancre. Je m'accrochais à lui comme s'il s'agissait de mes tous derniers instants. Je me sentis en sécurité. Saine et sauve. Je ne savais plus compter les secondes mais mon doux ange m'attrapa dans les bras. D'instinct je me recroquevillai autour de lui, le nez dans son cou. Il empestait l'alcool bon marché et la crasse, mais c'était sur le moment l'effluve la plus paradisiaque qui soit. Il hurle aux autres de se bouger et la foule de disperse, pour le laisser passer, lui, mon preux chevalier. Même si j'étais à demi-conscience, je ne peux m'empêcher d'échapper un petit rire cristallin qui témoignait de ma fragilité. « Ça me rappelle Las Vegas, notre mariage » disais-je faiblement tout en continuant de rire doucement, contre la peau de son cou. mes bras ballants. Je me sentais tel une poupée de chiffon, je détestais la sensation. Cette furieuse sensation d'être prisonnière dans mon propre corps.

J'étais d'ailleurs à ce point déconnectée de la nature que je réalisai à peine que nous étions dans le bâtiment. J'entend mon mari siffler violemment quelques phrases contre un autre homme. Mais ce qu'ils disaient m'échappait entièrement. C'est d'ailleurs à cet instant précis, où je savais que mon calvaire était terminé, que je m'évanouis. Je ne repris conscience que lorsqu'une main - la sienne- me frôla délicatement la joue. Prise de peur, j'écarquillai les yeux telle une pauvre créature apeurée.« Oh Ash,  c'est... c'est toi » Instinctivement, je serrai mes doigts sur cette main qui réchauffait doucement ma joue.  Sur le coup, j'aurais voulu lui dire qu'il était mon existence, ma vie, mon âme soeur. Qu'il était tout. Qu'il pouvait parfois me tourner en bourrique, mais il me rendait aussi meilleure. J'aurais voulu lui dire toutes ces choses , ces mots, mais je n'en avais pas la force. Je fermai les yeux, j'étais complètement fatiguée. Je n'avais pas dormi depuis ... je ne sais combien de nuits, de jours ? Je ne savais plus. En fait, je ne savais plus rien.

J'avais dormi. Combien de temps? Des minutes? Des heures? Cela échappait à mon contrôle. Je ressentis cette puissante sensation d'étouffer, de me noyer dans une profonde mare noire, profonde. Je me levai aussitôt dans mon lit, haletante, en sueur. Pauvre petite créature que j'étais devenue. Je me dégoûtais, je me décevais. Qu'est-ce que ces salauds m'avaient fait ? Qu'étais-je donc devenue? Je balayai mes cheveux d'une main, mes longs cheveux chocolaté ternis par un curieux mélange de boue et d'hémoglobine.J'inspirais encore fortement quand je sentis sa main se poser entre mes deux omoplates. Même respirer ça me faisait mal putain! Et pis là l'illumination du siècle, je réalisai qu'une des brutes m'avait rué de puissants coups dans l'abdomen. J'étais pas médecin, mais je saisissais que j'avais probablement quelques côtes endolories.« Ils auraient pu me tuer » déclarais-je alors pour briser le silence. Je me mordis les lèvres rageusement « Mais ils ne l'ont pas fait, pourquoi ? » Bien avant que je ne m'échappe, ils auraient très bien pu me tirer une balle pour mes tendances héroïques. Ils auraient pu aussi buter Jay'. Quelque chose ne tournait pas rond, je le sentais jusque dans le fond de mes tripes.Je reniflai bruyamment. Me sentir aussi impuissante m'enrageait. Ce n'était pas moi, ce n'était pas Soledad. C'était cette fragile chose.... qui avait besoin de son mari, de se sentir vivante ne serait-ce qu'en contemplant son sourire ou en entendant le son de sa douce voix, presque mélodieuse.


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Ashley Villalobos
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Ashley Villalobos
INSCRIPTION : 23/09/2016
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FACECLAIM : james mcavoy :: sandrider (ava, sig, colos) + tumblr (gif)
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STATUT CIVIL : récemment veuf, une certaine démone rousse ayant mis fin à la vie de sa femme d’une balle en plein crâne, « pour l’exemple » :: ça lui apprendra à descendre un gars d’Echo sans demander la permission, à coucher avec une traîtresse, et à ne pas avoir les couilles de déclarer sa flamme à son premier véritable amour avant qu’il ne soit trop tard
ANCIEN MÉTIER : patron d'un club de strip-tease à las vegas qui servait aussi de couverture pour blanchir l'argent de la branche locale d'un cartel de drogue dont il était responsable :: ce qu'il a traduit à son arrivée à astoria par « businessman dans l'import/export de pharmaceutiques, et gérant philanthrope d'un centre d’accueil et réhabilitation pour les femmes de petite vertu »
PLACE DANS LE CAMP : officiellement distributeur de rations, rétrogradé par la démone rousse histoire d’enfoncer le clou :: officieusement leader de la résistance interne :: let’s fuck those bitches up
HABITATION : sunset square, 36 w/ xiomara villalobos, sa mère, qui habitait déjà sous ce toit avant l'épidémie
ARME DE PRÉDILECTION : ses poings, à défaut de pouvoir porter une arme sur lui au sein du camp, mais il doit bien s'avouer que la sensation d'avoir une arme à feu entre les mains lui procure un plaisir immodéré
ÂGE : 37 ans


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MessageSujet: Re: i can't go on without you :: w/sol   i can't go on without you :: w/sol EmptyJeu 5 Jan - 3:19

i can't go on without you
Where was I supposed to wait for you sweetheart? And hide away the shame, yes I keep it all inside, all the thoughts that cross my mind. I do all the things I regret and we don't want that. So what is left but a broken man? Cause nothing hurts like a woman can.
Je la vois qui sombre, qui s’efface sous mes doigts. Elle ferme les yeux, et comme un coup de poignard la pensée qu’elle pourrait peut-être ne jamais les rouvrir me transperce le ventre. Tremblant, je saisis son visage entre mes paumes et balbutie :
« Sol ? Soledad ? Reste avec moi ! Mi reina, je t’en prie ! »
Mais elle n’est que poupée de chiffon, immobile et silencieuse, et j’ai envie de hurler et de la secouer pour la faire revenir à moi mais je reste figé, impuissant et désemparé. Seule une larme, sinuant sur ma joue, vient animer mes traits effondrés que je tourne d’un geste faible et lourd vers la porte qui s’ouvre sur l’infirmier accompagné d’une aide. Ils n’ont même pas à me demander de sortir : sans les forces que j’ai plus tôt retrouvées dans le regard de ma femme mais qui se sont rendormies en même temps qu’elle, j’ai déjà rendu les armes et, alors que je me traîne vers la sortie pour les laisser faire leur travail, j’ai la présence d’esprit de me dire que c’est ainsi pour le mieux.
 


Pendant de longues, trop longues minutes — ou peut-être des heures — j’ai fait les cent pas dans le couloir, jusqu’à ce qu’on vienne me chercher pour aller au chevet de Soledad. Assis sur une chaise tirée le plus près possible de son lit, j’ai veillé sur elle, incapable de trouver le sommeil malgré l’épuisement qui m’accable. J’ai guetté le moindre geste, le moindre son témoignant de la vie qui l’anime encore et qui, d’après les médecins, s’accrochera encore sans aucun doute à elle. Pourtant, je garde une boule dans la gorge, et ne parviens à la ravaler que lorsque, enfin, elle refait surface, ses paupières papillonnant faiblement sur ses yeux encore lointains de sommeil. Mon cœur se serre alors que Soledad est prise d’une toux et que ses traits se déforment sous la douleur. Doucement, je pose une main dans son dos, lui soufflant un « chuuut » apaisant. Enfin, elle ouvre tout à fait les yeux et j’y retrouve la flamme, même si faible, que je lui connais. Enfin, je soupire de soulagement. Du bout des doigts, je prends sa main qu’elle a soulevée dans ses cheveux pour la reposer sur l’oreiller.
« Repose-toi, mi corazón, » murmure-je.
Mais elle ne l’entend pas de cette oreille, ma louve. Le soleil de ses yeux se fait plus vif, agité, tout comme elle, je le sens dans son pouls contre ma paume, dans le rauquement douloureux de sa respiration, dans la véhémence de ses paroles. Contaminé, je pince les lèvres et siffle :
« Parce qu’ils savaient que sinon, j’allais les retrouver et leur arracher les couilles pour les leur faire bouffer et les regarder crever en se vidant de leur sang. »
Je sais que ma colère parle plus fort que ma raison et pourtant je pense chaque mot que je prononce. Personne ne touche à un cheveu de mes femmes. Malgré moi, ma main se crispe sur celle de Sol, la serrant avec force.
« C’est ce que je vais faire, de toute façon. »
Je me lève de la chaise, mais seulement pour m’agenouiller au chevet de Soledad, prenant ses mains dans les siennes, comme pour une prière. Mon regard ancré au sien avec une fièvre vengeresse, je susurre :
« Personne, personne ne touche à un cheveu de ma femme. S’ils ne le savent pas déjà, ils ne tarderont pas à l’apprendre. »

_________________


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MessageSujet: Re: i can't go on without you :: w/sol   i can't go on without you :: w/sol EmptyVen 6 Jan - 6:23

i can't go on without you
And all the roads we have to walk are winding.And all the lights that lead us there are blinding..there are many things that I would like to say to you but I don't know how...Because maybe, you're gonna be the one that saves me and after all, you're my wonderwall

J'aurais voulu... Ces mots, je les ai dis combien de fois dans cette vie? J'aurais voulu... ne jamais faire ce raid. J'aurais voulu... qu'on me tue plutôt que de subir la faim, la peur, les tourments. J'aurais voulu qu'il soit là pour me protéger. Ouais. J'aurais voulu. Et là je me trouvais dans les vapes complètement épuisée, vidée de toute énergie, mon magnifique mari inquiet de mon état et je ne pouvais RIEN Y FAIRE... Et ça, ÇA... ça me faisait rager! Mais par dessus tout, j'aurais voulu l'entendre me susurrer que j'étais sa Reina. Parce que de passer de princesse à reine dans le monde d'Ash, c'était quelque chose de significatif. Mais je n'avais rien entendu. Comme toujours, j'avais raté les trucs importants de mon existence. Mais toujours, mon ange Ash était là, il épongeait un cette sensation de me trouver dans le néant. Cette sensation... de n'être qu'une merde.

Je voyais bien la hargne grandissante dans ses prunelles. Un peu comme une maladie qui se propageait dans son organisme. Je voyais le feu, le feu du diable qui vacillait dans un océan envoûtant. Et ce fut exactement à ce moment là que je réalisai que je me devais de le protéger.Je le connaissais. Peut-être un peu trop. Il voulait faire sa vendetta, venger ce que mes ravisseurs, mais ce n'était pas une option envisageable à mes yeux. Je ne supporterais pas de le perdre. Je ne voulais pas qu'il prenne ce genre de risque pas pour moi, pas pour personne. Mon preux chevalier, je le voulais à la maison.

Après avoir parlé à ceux qui se trouvaient dans la mairie d'Astoria, j'en vins à la décision d'aller avec eux pour localiser les entrepôts dans lesquels j'avais été retenue pendant trois jours. « Ash, j'ai pas le choix. Jay est là-bas, nos amis sont là bas... J'risque rien j'vais avoir presque toute Astoria avec moi » lui avais-je susurré en plongeant vivement mes prunelles dans les siennes. Mais le convaincre, je n'en avais point été capable. Alors je sus que j'devais trouver le moyen d'y aller sans qu'il ne vienne avec nous.

« Il ne me laissera pas partir sans venir tu le sais , Xo ? » la madre de mon mari me toise en pinçant les lèvres « Et si tu l'endors » elle n'était pas dupe, elle aussi avait voulu préserver son fils chéri. J'haussai les sourcils « L'endormir? Avec des somnifères , t'en as ? » les médicaments à Astoria se font tellement rare qu'une telle confidence m'étonnait mais venant de Xo, ça ne devait normalement pas. Xo ne me répondis pas de suite et tournai les talons pour se diriger d'un air décontracté vers la cuisine de notre maison, elle me tend le contenant avec quelques comprimés. « Deux devrait suffir, ouvre-les et met le dans son café, il a pas rien avalé depuis une semaine peut-être qu'il le fera maintenant que t'es là. » ... Et effectivement, installés sur le canapé, je nous fis du café. J'avais peur qu'il le refuse mais finalement, en me voyant boire, il pris une gorgée.... puis plusieurs.Il ne restait plus qu'à attendre. Attendre qu'il ne s'endorme comme un bébé.

Et puis je le vis vaciller, sa tête finit par écraser la peau de mes cuisses, il poussa un long soupir. Je me levai aussitôt et m'agenouillai devant lui, pour lui parler tout bas « Je suis désolée mi vida, j'espère que tu me pardonneras. Je ne peux pas prendre le risque de te perdre... » te amo... aurais-je voulu lui dire. Mais les mots s'étranglèrent dans ma gorge. Une larme ruisselant sur ma joue, je pris une profonde inspiration et je regardai une dernière fois Xo avant de quitter notre maison pour rejoindre le bataillon. Il y avait dans l'air, un goût amer de culpabilité , de tristesse, et d'inquiétude... Au fond de moi, je pouvais sentir que quelque chose n'allait pas, mais je n'étais pas parvenu à le comprendre.

J'avais fait mon devoir, exit la moralité. exit les sentiments.
Quand je m'installai dans ce jeep, aux côtés de Roscoe, je savais parfaitement ce qui découlerait de tout ça.
Je regardai derrière nous la porte d'Astoria qui se refermait, alors que le moteur du véhicule grondait férocement.
Oh Ash, pardonnes-moi...


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