boys with black eyes who jumped at their own shadows (jovias)

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 boys with black eyes who jumped at their own shadows (jovias)

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member / settler of astoria
Alfons Böhm
INSCRIPTION : 05/12/2016
MESSAGES : 114
IDENTITÉ : FERN
FACECLAIM : matthias schoenaerts, alas.
MULTILINKS : lilith la démone & winnie the beuh
POINTS : 328

STATUT CIVIL : le coeur porte le fardeau d'un amour qui ne s'est jamais éteint, et les blessures d'un harakiri.
ANCIEN MÉTIER : ambulancier ; c'est qu'il tentait de sauver les âmes, perdant pourtant un bout de la sienne un peu plus à chaque fois.
PLACE DANS LE CAMP : ravitailleur dans la deuxième équipe.
HABITATION : dans la maison #11, avec des gens qui pansent son coeur et calme un peu ses tourments.
ARME DE PRÉDILECTION : trouvaille d'y il a quelques mois, un coup de poing américain taser dont il ne se sert que très rarement.
ÂGE : trente-six années.


MessageSujet: boys with black eyes who jumped at their own shadows (jovias)   Sam 22 Avr - 1:07

Il ferme les yeux, un instant. Le geste est simple et pourtant, il signifie beaucoup de choses. Il cherche ; du courage, de la force. De ces choses qu'il lui manque, depuis un moment. De ces choses qu'il fait mine d'avoir sans réellement savoir s'il les possède réellement, tout au fond de lui-même. L'homme ne laisse pas la place aux doutes, malgré cela. Il ferme les yeux, inspire un coup, peut-être deux, avant de les ouvrir de nouveau. Ses doigts encerclent les chaines de la balançoire où il s'est posé depuis plus d'une heure, déjà. Ses bottes, quant à elles, s'enfoncent dans le sable encore humide par les dernières journées de pluie. L'air est lourde, mais légère en comparaison des pensées qui ne cessent de tourner en boucle dans sa tête depuis quelques jours, déjà. Il lui suffit de lever les yeux un peu plus pour en trouver la raison. Presque un mois que l'allemand sait ; qu'il sait que le kid est entré dans le camp, et qu'il est vivant, vivant après huit mois de recherche, de panique, d'angoisse. De silence, aussi. De silence, car il ne pouvait pas en parler. L'homme ne pouvait pas, non, dire aux autres pour Jovias ; ni son nom, ni son âge, ni son existence. C'est peut-être pour cela que le poids est encore plus présent, contre sa poitrine. C'est peut-être pour cela que ses doigts ne serrent que plus fort les chaines, au point tel que ses jointures ne sont que blanches perfidies à peine rougies. Depuis combien de temps est-il assis sans mouvements ? Il ne sait pas réellement ; une part de lui l'empêche le moindre geste, le moindre souffle en trop. La panique, peut-être. La peur ; il se souvient encore des regards du père et de sa colère, et puis celle, plus lointaine, du dit kid. Il l'a abandonné ; c'est ce qu'il croit au plus profond de son coeur. Il l'a abandonné ; c'est ce que Jovias doit croire, après tout ces mois passés. Était-il seul ? Comment a-t-il survécu ? Alfons serre les dents, se souvenant d'un gamin débrouillard mais trouillard, perdu, enragé. Un reflet étrange de ce qu'il a été lui-même à cet âge.
Le vent souffle et lève les yeux de nouveau vers la demeure qu'il habite, maintenant. Il a quitté la quarantaine depuis plus de dix jours ; dix jours qu'il a perdu à attendre, incapable de lui parler, d'aller vers lui, ou de même de le voir de loin. Incapable à cause de la peur dans ses veines et du tremblement de ses doigts. Il ne cherche l'explication ; Alfons sait qu'il n'est qu'un lâche, qu'un faible. Il l'a appris au moment même où il est parti dans une autre direction, sans regarder derrière lui, tandis que les rôdeurs étaient tout prêt. Tandis que le chien geignait et que Jovias lui hurlait quelque chose. Dans ses rêves, les paroles différent, et au fil des derniers mois, sont de plus en plus cruelles.
D'une certaine manière, il se dit que son imagination change peut-être les faits. Sa honte, certainement. Que les choses ne sont peut-être pas exactement passées ainsi qu'il n'est pas aussi faible qu'il le croit. Misia dirait certainement la même chose ; l'allemand se voit toujours pire qu'il ne l'est en réalité. Il porte ses propres maux et en invente d'autres, simplement pour le plaisir, sans même s'en rendre compte.
Un fin sourire prend place sur ses lèvres, éphémère, avant qu'il ne soupire de nouveau. Ses vertèbres commencent à le faire souffrir ; il est assis là depuis trop longtemps, incapable de trouver la force pour aller le voir. Alfons ferme les yeux, encore une fois. Il inspire, encore, et ouvre les yeux, encore.
Et le voit ; il le voit ouvrir la porte, sortir de la demeure, s'aventurer dans la rue.
Il le voit et il se lève à son tour, les doigts encore tremblants, la peur encore présente dans ses veines, et il avance.
L'a-t-il vu par la fenêtre ? Sait-il qu'il est là ?
Les réponses importent peu ; il avance un peu plus rapidement à chaque pas, et avec la vitesse, une part des doutes, de la peur et de la honte, surtout, disparaissent. Et lorsqu'il l'atteint - il ne prend même pas le temps de le regarder, de comprendre les expressions de son visage - et qu'il l'encercle de ses bras. L'étreinte est maladroite, un peu brusque, courte. Assez longue pour qu'il réalise ce qu'il est en train de faire.
Les doigts de l'allemand restent dans les cheveux du kid - ils sont plus longs, plus foncés aussi que la dernière fois - tandis qu'il s'éloigne un peu pour le regarder, l'étudier. Il cherche des creux dans ses joues, des marques sur ses traits, des cernes sous ses yeux. Tout et n'importe quoi à la fois. Il ne sait pas réellement.
Alfons ouvre la bouche ; les mots y restent prisonniers, comme souvent. Il fronce un peu des sourcils, alors, et cherche quoi dire alors que ses doigts glissent contre ses cheveux et que son autre main prend place sur son épaule, serre un peu.
Peut-être que sa gorge est serrée d'émotion, aussi. La chose ne l'étonnerait même pas. Combien de fois s'est-il rendu au mall pour le retrouver ? Dans cette boutique de musique poussiéreuse, oubliée. Et la dernière fois, un peu triste, il s'est emparé d'un album de Joplin - car le kid ne cessait d'en parler, étrangement - et il l'a amené avec lui. Comme souvenir, peut-être. Sauf sa mémoire, il n'en avait aucun.
Et maintenant, le kid est là. Il est là, devant lui, vivant. Et Alfons ne sait pas réellement quoi lui dire.
Si les mots restent muets ; les yeux, quant à eux, hurlent.

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member / settler of astoria
Jovias Galindo
INSCRIPTION : 19/04/2017
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IDENTITÉ : amnion
FACECLAIM : cole sprouse (smoak)
POINTS : 88

STATUT CIVIL : martha, mais elle est morte. saleté de clebard.
ANCIEN MÉTIER : pompiste dans une station service, lycéen. un passé révolu et terni par les événements.
PLACE DANS LE CAMP : pêcheur.
ARME DE PRÉDILECTION : un marteau de bâtisseur.
ÂGE : dix-neuf ans


MessageSujet: Re: boys with black eyes who jumped at their own shadows (jovias)   Mer 26 Avr - 19:34

Ils l'ont gardé deux semaines. Deux longues semaines à se maudire d'avoir tant voulu retourner à un semblant de civilisation. De la fumée et des barricades, c'est tout ce qu'il lui a fallu pour le pousser ici, entre leurs mains indélicates. Jovias a encore le palpitant ulcéré par l'accueil reçu. Les derniers jours ont été un calvaire et aujourd'hui, alors qu'il marche libre dans la rue (prompt à se retourner, suspectant toujours une filature en règle), il peine encore à voir à quoi tout cela le mènera. À quoi tout ça peut bien servir. La vie ici a une saveur douceâtre, l'espoir déçu par le régime en place empiétant sur le soulagement de voir enfin des visages humains autour de lui.
Qui aurait agi différemment ? La plupart ici ont sûrement rejoint le camp pour les mêmes raisons que lui, par peur de l'isolement, par crainte de mourir seul sans personne pour écouter vos dérniers borborygmes. C'est mieux que rien.
Jovias peste, accélère le pas, peste encore, regrette, réfléchit, se pardonne et peste à nouveau. Avec le temps les choses iront mieux, il se dit. Il s’acclimatera aux gens et les gens se feront à sa présence en retour. Il ne demande rien, si ce n'est de la compagnie, dans le fond. On l'a déjà assigné à la pêche avec une nana du nom de Vesper Vane, aussi enchanteur que celui d'une héroïne de roman ; la chambre qu'il occupe est proche de celle d'un autre homme, un drôle de type, Lionel Paradis. Tu vois Jovias ? La compagnie vient à toi, pourquoi es-tu si pressé de la fuir si tôt après ta quarantaine ?

Ses talons claquent le bitume dans une mélodie audacieuse. A—Martha lui manque tant. Il se languit de leurs marches silencieuses dans les villes décimées à la recherche de vivres loin devant Alfons, à la manière des enfants colériques et boudeurs qui n'ont pas le culot de quitter leurs tuteurs pour de bon. Enfin, seul Jovias passait pour un enfant colérique, et il l'était. Martha apaisait seulement ses tourments, simplement en étant là. Elle savait calmer ses velléités d'indépendance, refréner sa verve bilieuse. Elle le faisait presque se comporter comme quelqu'un de responsable, d'adulte. Presque.
Il voudrait oublier ces souvenirs amers, il voudrait—

Une silhouette s'élance vers lui. Les réflexes acquis les derniers mois le jettent violemment sur le côté, comme pour échapper à un rôdeur particulièrement virulent, alors qu'une partie de lui est bien consciente qu'ici, il n'y en a pas. Mais c'est un luxe qu'il a oublié depuis longtemps, et les peurs sont tellement ancrées en lui qu'il doute de jamais se débarrasser de ces vieux élans de fuite. Deux bras puissants se resserrent autour de lui, une main fouille sa tignasse sombre, alors que des jurons paniqués fusent sous son crâne sans parvenir à être exprimés. Des deux poings, il tente de repousser son agresseur. Quand l'homme s'écarte et palpe son visage, Jovias réalise qui lui fait face et l'observe sous toutes les coutures d'un air inquiet. Il le regarde, paralysé de stupeur, pendant ce court instant avant que la rage et le soulagement ne surgissent.

Alfons est en vie, et il est ici, quelles étaient les probabilités pour que cela arrive ? Il le croyait mort. Il avait fini par se faire à cette idée. Jovias sent ses traits se contracter, et la rancœur lui coule presque par le nez quand il se met à causer devant le silence d'Alfons. « Comment ça se fait que tu sois pas encore mort ? Qui t'a laissé entrer ici ? » Avec l'entretient psychologique qu'il a subi et que tous avant lui ont subi, d'après ce qu'on lui a dit, il se demande bien comment un type comme Alfons a eu l'autorisation de rester. Il a du mentir, il sait faire, Jovias se souvient encore du procès et de la salissure qu'il a jeté sur la tombe de sa mère rien qu'en osant parler d'elle comme il l'a fait. « J'aurais jamais du te faire confiance. T'as tué le chien et t'as saisi la première occasion pour te barrer sans moi ! » Il crache, recule de trois pas, les membres tremblants. « Enfoiré. » Il serre fort les poings pour masquer les spasmes qui secouent ses mains, qu'il rêve d'abattre sur ce visage mensonger, faussement soulagé, faussement inquiet ; il s'est promis, Jovias, de ne plus faire confiance à ce putois. Pourtant, il donnerait n'importe quoi pour être certain qu'il ne le laissera plus. Il voudrait l'entendre lui dire que ce n'est pas arrivé, qu'il n'a pas eu le choix ; il a pensé tant de fois à cette option, mais c'était tellement plus simple de le haïr pour cette séparation que de pleurer sa disparition.
Sa gorge se serre, et il pince les lèvres, incapables d'en dire plus, le cœur gourd, lesté de chagrin.

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the end is near.
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Alfons Böhm
INSCRIPTION : 05/12/2016
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STATUT CIVIL : le coeur porte le fardeau d'un amour qui ne s'est jamais éteint, et les blessures d'un harakiri.
ANCIEN MÉTIER : ambulancier ; c'est qu'il tentait de sauver les âmes, perdant pourtant un bout de la sienne un peu plus à chaque fois.
PLACE DANS LE CAMP : ravitailleur dans la deuxième équipe.
HABITATION : dans la maison #11, avec des gens qui pansent son coeur et calme un peu ses tourments.
ARME DE PRÉDILECTION : trouvaille d'y il a quelques mois, un coup de poing américain taser dont il ne se sert que très rarement.
ÂGE : trente-six années.


MessageSujet: Re: boys with black eyes who jumped at their own shadows (jovias)   Dim 30 Avr - 17:55

Il voit ; il voit de ses yeux que le kid n'a pas de marques, pas de blessures. La tension quitte ses épaules, un brin, à peine, et quelque chose reste prisonnier dans sa gorge. Sa honte, peut-être. Sa tristesse. Un mélange d'un amas de sentiment, simplement. Il ne pourrait mettre un mot exact sur la chose, et de toute manière, Alfons n'a jamais été une de ces personnes à comprendre parfaitement chacune de ses émotions. Il les vit lorsqu'elles sont simples, et reste figé lorsqu'elles reviennent un peu trop complexes. Ou alors, il les ressent et les vit avant de s'en rendre compte, et le regretter lorsqu'il y repense, plus tard. L'homme est impulsion et réflexion, un mélange confus des deux choses et, perdu au milieu de cette confusion, il n'arrive pas, malgré les années, à savoir comment les concilier ensemble, et être équilibré. Il ne l'a jamais été, après tout, l'allemand ; équilibré. Le mot le fait presque rire ; au moins maintenant, il est conscient de ce qu'il est et l'assume assez pour ne pas se mentir à lui-même. Il se contente de mentir aux autres avec ce sourire doux et ce regard tendre, ses paroles silencieuses et ses allées et venues fantomatiques.
Il ne le voit pas, ne le remarque pas, et la chose lui suffit amplement.
Les gens n'ont pas besoin de savoir qui il est réellement, et combien la noirceur peut être grande, au creux de ses veines. Il aime croire, certains jours, qu'elle n'est pas réellement là, mais l'allemand la ressent toujours et ne peut la faire taire. Elle reste une compagne constante à sa vie et il ne peut détourner les yeux.
Surtout pas devant le kid. Le kid, la seule personne, peut-être, qui connait sa noirceur mieux que lui-même.
Et étrangement, Alfons est soulagé. Soulagé de le savoir là, de savoir qu'il y a une personne qui sait tout - peut-être pas la vérité vraie du tout, mais tout, au moins - de sa personne. L'homme reste sans mouvements, alors, et ne pipe mot, lorsque le gamin l'agresse d'une voix violente et d'un oeil méprisant presque larmoyant. L'homme reste sans un mot, le regard posé sur lui, le coeur certes un peu atteint lorsqu'il crache au sol et qu'il l'insulte, mais compréhensif de ses actes, de ses gestes, de sa colère et de sa peine.
Il aimerait une nouvelle fois passer ses bras autour de lui et le serrer contre son corps, sentir le battement de son coeur contre son propre torse, mais il ne bouge pas. Peut-être car, quelque part, une part de lui a du mal à croire qu'il est réellement là, en vie.
Il lui faut quelques secondes pour se reprendre, pour perdre ce visage vide d'expression et sourire, un peu, à peine, avec cette douceur presque douloureuse qu'il n'a pas perdu avec les années. Ses yeux, sous la contrainte de sa grimace, plissent un peu, et quelques rides se glissent en leur coin. Sous ses airs de chiot, l'homme semble fatigué, épuisé, vieux.
Soulagé.
- Jovias... La gorge est étrangement nouée ; le prénom semble étrange, entre ses lèvres. Un raclement retente et Alfons passe ses doigts contre son crane. Il est rasé depuis quelques jours, déjà, mais il ne s'est toujours pas habitué. Il cligne des yeux, surpris de ne pas sentir sa crinière, avant que sa main ne retombe mollement le long de son corps.
Son regard reste posé sur le kid et pendant une seconde, il pense à Odd qui a disparu depuis près d'un mois, maintenant. Il détourne, une seconde, fautif - car il est fautif de tout, il porte tous les maux du monde sur ses épaules - pinçant ses lèvres, avant d'enfouir l'une de ses mains dans la poche gauche de son veston. La seconde suivante, il en sort un objet qu'il tend au kid.
Un collier noir trouvé il y a plus d'un an dans une boutique pour animaux, abordant une médaille en forme d'os. Le prénom de Martha y est gravée au couteau par Jovias avec maladresse, et avec le temps, on ne le voit plus vraiment.
Il détourne le regard ; Alfons cache les larmes qui essaient de s'y glisser, en fixant le soleil, le ciel lorsque ses pensées se tournent vers le cabot.
- Quand j'ai trouvé une arme, je suis revenu à l'emplacement. Elle se débattait encore mais - il serre les dents, ferme les yeux une seconde, inspire puis le fixe, enfin. Le regard est dur, mais on peut y lire la tristesse. C'était déjà trop tard, lorsque j'ai réussi à me débarrasser d'eux.
De force, presque, il s'empare de la paluche du môme et enfouit le collier entre ses doigts. Alfons garde sa main dans la sienne, une seconde, plus deux et plusieurs, au final, avant de lui dire d'une voix sèche, froide ;
- J'ai tué Martha ; t'as raison, kid. C'était ça ou la laisser se vider de son sang parce qu'elle avait les trippes qui lui sortaient par le ventre.
Et brusquement, il lâche ses doigts. L'homme a ce goût de dédain au bord des lèvres, la bile qui lui remonte le long de la gorge. Il inspire doucement, les doigts qui tremblent, l'esprit flou, confus. Mais il n'a pas le temps d'être faible. Pour Jovias, il doit être fort. Il a juré sur sa vie de l'être pour lui. De le protéger, quitte à mourir. La vie du gamin lui importe plus que la sienne.
- Tu peux me dire pourquoi t'étais pas au point de rendez-vous ? La voix tonne, un peu de colère, surtout d'inquiétude. Presque neuf mois. Neuf mois qu'il a passé à s'inquiéter, à revenir sur le lieu de rencontre, à attendre pendant presque une journée, quitte à revenir au campement sans aucun ravitaillement et se prendre quelques remarques du responsable de son groupe.
Neuf mois à s'inquiéter du kid comme s'il était le sien.
C'est ça, avoir un gamin ?
Alfons ne sait pas. Il n'a jamais cru que c'était une chose aussi douloureuse.

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