I'm here for you through whatever, whenever {hamilton brothers}

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 I'm here for you through whatever, whenever {hamilton brothers}

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MessageSujet: I'm here for you through whatever, whenever {hamilton brothers}   Mar 6 Déc - 5:31

I'm here for you through whatever, whenever.

La vie n'est plus si facile depuis l'apocalypse. Pourtant j'en ai rêvé, je l'ai espéré. Retrouver cette vie. Le temps où je m'inquiétais de savoir qui allait me conduire à cette fameuse fête où je voulais me rendre, le temps où un conflit entre Mandy ou Venus me rendait dans des états possible, le temps où une simple boulette me contrariait. Ce ne sont que des broutilles désormais, nous survivons. Nos vies sont en danger et nous avions perdus, nous risquons encore de perdre, nous ne sommes en sécurité nul part à part ici, et encore, rien est sûr. J'ai perdu mes amis, mes proches, Mandy... Et maman. J'ai appris à me contenter de ce que j'avais, à ne jamais perdre espoir et pourtant ma vie en ce moment est un sacré bordel. Venus était en vie et tout s'est très vite enchaîné, tous ces événements, les confidences de Venus, le fait que je sois parti sans prévenir ma famille, ce qu'il s'est passé dans cette cabane, cette dispute, maman... Même moi, je n'arrive pas à faire le tri dans ma tête, cette dispute avec Espen et papa m'a mis hors de moi et puis, ce qu'il nous a avoué... Je suis totalement brisé. Je me trouve dans mon lit, fixant le plafond. Impossible de fermer l'oeil, je ne leur ai pas adressé la parole depuis, oh ça ne fait qu'un jour. Un seul jour mais c'est déjà énorme, nous étions tous les trois à cran et là, tous les trois effondrés. J'ai eu l'impression que ma famille était en train de se briser à cause de l'autre soir mais quand nous avions appris que maman était morte... Oui, ma famille était littéralement brisé. C'est difficile même si je sais que je prends encore sur moi, quelques larmes coulent le long de mes joues tandis que je me repasse ces souvenirs en tête. Ces détails, son sourire que je ne verrais plus jamais, le son de sa voix qui me résonne encore dans les oreilles, son rire aussi. Je viens essuyer les quelques larmes, me redressant légèrement. Je ne peux pas nous faire subir ça, nous laisser nous détruire de cette manière, nous devons surmonter ça, ensemble. Maman n'aurait jamais supporté de nous voir dans cet état, séparés, effondrés.

Alors je finis par me lever du lit, ne faisant pas trop de bruit au cas où mon père dormirait, il se fait tard quand même, je ne suis même pas sûr qu'Espen soit encore éveillé mais après tout... Je tente. Alors je toque doucement à la porte, ouvrant lentement celle-ci. J'y trouve Espen, sur le lit. Il ne dort pas c'est déjà ça mais un silence s'installe très vite, je ferme doucement la porte une fois entré et me dirige vers son lit, toujours aussi silencieux, avant de venir m'y asseoir. J'ai toujours été proche de mon père, plus que je l'ai été de ma mère même si je l'aimais énormément. Mais c'était Espen... Mon petit frère était son petit bébé, elle nous aimait autant tous les deux et je le sais très bien, jamais je n'ai ressenti de la jalousie à ce propos d'ailleurs, mais je n'ose même pas imaginer à quel point cela doit être difficile pour lui. Ça l'est déjà beaucoup trop pour moi qui n'avait pas cette relation fusionnelle avec elle, pour moi qui ait enduré plus de choses que lui, alors imaginez... Je viens tapoter doucement son ventre sans raison et lorsqu'il me regarde, je lui adresse un fin sourire. Il n'a rien de joyeux, comment pourrait-il l'être ? Un sourire attristé mais un sourire quand même. Je ne sais même pas quoi lui dire, rien ne pourra l'aider... Pourtant, moi aussi, j'ai besoin de lui. Je m'éclaircis la gorge puis commence, levant la tête afin de fixer le vide. « Je t'ai déjà parlé de Zuplu ? » Je fronce les sourcils avant de reprendre « Je ne sais plus quel âge j'avais... Tu n'étais pas encore né je crois. Zuplu c'était un monstre sorti tout droit de mon imagination, il me faisait tellement peur, ce con. » Je me vois encore courir dans la chambre de mes parents et me réfugier, en larmes et en tremblant de peur, dans leur lit. Ce n'était pas des bêtises, j'étais persuadé qu'il existait... Je retire ma main se trouvant toujours sur le corps d'Espen puis reprend « Je me souviens, il voulait me manger les pieds. » Je ne sais pas si je lui ai déjà raconté cette histoire, peut-être que si mais j'en doute. Je repose mon regard sur lui. « J'étais terrorisé. Je pleurais comme une madeleine, à chaque fois que je croyais qu'il allait sortir de sous mon lit... Je m'imaginais aller à l'école le lendemain, sans pied. J'avais peur qu'on se foute de moi, surtout quand j'achetais des nouvelles chaussures. J'avais peur de ne jamais pouvoir les porter si ce débile décidait de me manger les pieds le soir même. » Ç'a presque été un traumatisme, en plus, papa avait beau vérifier sous mon lit... Je finissais toujours par dormir avec eux. J'hoche la tête. « Qu'est-ce que j'étais débile quand j'étais gosse. » Et si cette histoire peut lui faire décrocher un sourire, aussi fin soit-il, alors ça serait toujours ça. C'est une manière comme une autre de commencer une conversation, en tout cas, la plus facile que j'ai trouvé. Et j'essaye de détendre l'atmosphère, ou plutôt, de le mettre en confiance. Je ne sais pas s'il veut être seul et si c'est le cas et bien je partirais mais je n'ai pas envie de le perdre lui aussi, de le voir se détruire, je veux être là, qu'on se soutienne ensemble, qu'on s'aide. Espen est mon petit frère et je l'aime plus que n'importe qui dans ce monde. Mais je ne suis pas venu ici pour parler de Zuplu, alors je reprends « Je n'arrive pas à dormir. » Ce n'est rien de le dire, mais disons plutôt que je ne veux pas le savoir seul. Je fais le premier pas et pour Espen, je le ferai toujours. Malgré la dispute, on ne s'en veut pas et ça nous le savons tous simplement, nous sommes beaucoup trop mal pour faire cet effort, mais je le fais avec Espen. Parce qu'il a sans doute besoin de moi autant que j'ai besoin de lui. « Tu me fais une place ? » Une manière de lui demander l'autorisation de rester, je veux m'assurer qu'il supportera ma présence, rien de plus, je ne veux rien lui imposer. Simplement qu'il comprenne que je suis là. Et puis, ce n'est pas la première fois qu'on dormirait ensemble, loin de là même. Je me souviens de cette période où mes parents avaient décidés de refaire toute la maison, repeindre toutes les pièces et nos chambres y étaient passées... Avec Espen, nous avions partagé le même lit pendant plusieurs semaines. J'attends la réponse d'Espen, ne sachant pas s'il avait envie de me parler ou non, et si oui, s'il voulait me parler de maman, s'il avait besoin d'être écouté tout comme moi. Oui car dans tout ça, je ne me suis confié à personne moi non plus, pourtant avec mon frère, nous savons pertinemment que nous pouvons compter l'un sur l'autre. La preuve. Dans tous les cas, je suis là et je le serai toujours.


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MessageSujet: Re: I'm here for you through whatever, whenever {hamilton brothers}   Mer 7 Déc - 0:08

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Après la dispute qui a éclaté au sein de notre maison hier soir, je n'avais aucune envie de me lever ce matin mais je n'ai pas trop eu le choix. Le boulot avant tout, n'est-ce pas ? Et ce n'est pas comme si c'était crevant de distribuer des boîtes aux habitants du camp... Sauf que voilà, tout ne s'était pas passé comme prévu et peu avant la fermeture, qui ai-je vu débarquer ? Mon meilleur ami que je croyais mort, Liam. Alors autant vous dire qu'entre cet événement-là et l'annonce de mon père, j'ai du mal à comprendre ce qui se passe vraiment. Pourtant, ce n'est pas compliqué. Une personne que je croyais morte est finalement vivante, tandis qu'une autre dont je mettais persuadé qu'elle était vivante... n'est plus de ce monde. Et cette dernière personne, c'est ma propre mère. Celle pour qui je m'entraînais dur au camp histoire d'apprendre à me battre, celle pour qui j'ai demandé à Jimmy de m'entraîner au tir, celle pour qui j'aurais tout fait pour la retrouver dehors peu importe le prix que cela coûte. Ma mère est morte. Elle est morte. Et je n'arrive pas à me faire à cette idée-là. Ma première réaction a été de traiter mon père de menteur, et j'essaye encore de me persuader qu'il a menti mais... au fond, je sais très bien que c'est la vérité. Mais je lui en veux d'avoir attendu tout ce temps pour nous le dire alors qu'il en a eu l'occasion à plusieurs reprises. En fait, depuis hier soir, je n'arrive pas à penser clairement, je n'arrive à trouver une quelconque issue et tout ce que je suis capable de faire, c'est m'occuper. Faire n'importe quoi pouvant me faire oublier ce qui se passe... simplement pour m'éviter de m'écrouler à chaque pas que je fais. Malheureusement, quand la nuit tombe, tout me revient brutalement en pleine gueule et je n'ai pas d'autres choix que de tenter de dormir pour oublier le temps de quelques instants la réalité. Mais le sommeil ne vient pas, comme depuis bientôt deux ans... Alors quand j'entends quelqu'un toquer à ma porte, je fronce les sourcils avant de tourner mon visage vers celle-ci, espérant que ce ne soit pas mon père parce que je ne suis pas sûr de réagir de la bonne façon face à lui. Au final, c'est mon frère qui entrouvre la porte et je l'observe venir s’asseoir sur le lit sans dire un mot. Oui, moi, Espen Hamilton, ne ressent pas le besoin de parler pour une fois. C'est un miracle, je sais.  Il me parle alors de Zuplu, un monstre sortant tout droit de son imagination quand il était enfant et je me demande s'il essaye de me faire passer un message ou c'est simplement sa manière originale de commencer une conversation. Mais au final, je l'écoute avec attention et ça me permet au moins de penser à autre chose. « Ne crois pas que ça a changé, t'es toujours débile. » Je ne peux m'empêcher de lui lancer une fois son histoire terminée, un sourire en coin prenant place sur mon visage. Jimmy me dit alors qu'il n'arrive pas à dormir, et quand il me demande si je peux lui faire une place, je hoche la tête avant de me pousser et de m’asseoir correctement sur mon lit. Je suis content qu'il soit venu ; nous n'avons pas eu le temps de parler depuis hier soir et au final, je n'ai pas trouvé le courage de faire le premier pas. Pour autant, je ne lui en veux pas du tout pour ce qui s'est passé. J'ai besoin de lui, plus que jamais. Et je sais qu'il a besoin de moi aussi. Mais je dois savoir ce qui lui a pris, pourquoi est-ce qu'il s'est barré sans avoir l'air de penser une seule seconde aux conséquences. « Pourquoi t'as fait ça, Jim ? » Je lui demande alors, baissant le ton de ma voix comme si mon père pouvait nous entendre. Il a autre chose à faire que d'écouter aux portes, ça j'en suis sûr, mais peut-être qu'il ne dort pas encore et l'insonorisation n'est pas ce qu'il y a de mieux ici. « Pourquoi t'es parti ? » Je ne sais pas s'il se rend compte que je me suis senti abandonner par mon propre frère et cette sensation, je ne veux plus jamais la connaître. En fait, le pire dans cette histoire, c'est d'avoir vu lire de l'inquiétude dans le regard de mon père. Et quand il s'inquiète, ce n'est pas une bonne chose. Je connais Jim, il doit avoir une bonne raison et je ne demande qu'à la connaître. Il n'a pas besoin de mentir avec moi et il le sait très bien. Mais je ne veux plus jamais qu'il refasse ça, je ne veux plus jamais avoir l'impression de le perdre. C'est mon grand frère, c'est ma famille tout simplement. Et pour moi, il est tout simplement impensable de le perdre.

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MessageSujet: Re: I'm here for you through whatever, whenever {hamilton brothers}   Jeu 8 Déc - 5:12

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Je lui lance ce même sourire, ça me rassure quelque peu de le voir sourire même si je suis loin d'être idiot comme Espen l'a dit, bien que je sais très bien qu'il n'est pas sérieux, comment pourrait-on se sentir bien après avoir appris la mort de notre mère ? Mais je fais ce que je peux, je ne peux malheureusement pas la ramener alors... Je fais mon possible. Et autant que Zuplu serve à autre chose que de m'avoir gâcher toutes ces nuits. Je lui demande très vite s'il peut me faire une place, lui demandant également, indirectement, si je peux rester. Il finit par hocher la tête tout en se redressant, je prends alors place sur son lit, près de lui toujours dans ce silence. C'est horrible, je ne sais pas quoi lui dire afin qu'il se sente un minimum mieux, je n'arrive déjà pas à me consoler moi-même... Mais je ne supporte pas de voir mon frère dans cet état, de me sentir si impuissant. Espen a toujours pu compter sur moi, et ça, depuis sa naissance. Il le sait très bien, si je peux l'aider alors je le ferai mais là, je ne peux rien faire. S'il a besoin de parler alors je serais là pour l'écouter, s'il a besoin d'être seul alors, je le laisserais tranquille. Mais le fait qu'il m'ait laissé cette place dans le lit me conforte dans l'idée que je pourrais l'aider au moins en l'écoutant. Il reprend la parole en me demandant pourquoi j'ai fait ça, je le fixe un court instant, je sais très bien de quoi il veut parler. C'est vrai que tout s'est passé très vite, qu'il n'est au courant de rien tout comme mon père mais aussi, que je n'aurais pas dû faire ça. Je ne l'ai pas fait volontairement, du moins, je ne pensais pas que j'allais rester coincé à l'extérieur tout ce temps. Loin de moi l'envie de les inquiéter, je le sais car je me mets à leur place et de savoir que mon père ou mon frère pourrait se faire attraper, que je pourrais les perdre eux aussi, m'aurait rendu beaucoup trop mal, beaucoup trop inquiet. Je n'ai même pas le temps de reprendre la parole qu'il me précise, en me demandant pourquoi je suis parti. Je baisse la tête, fixant mes mains qui jouent nerveusement entre elles. Je ne compte pas lui mentir, c'est juste que j'en ai encore parlé à personne jusqu'à présent, ce n'est pas la première fois que je me confie à mon frère. Mais de nouveau, je me rends compte de l'état dans lequel je l'ai mis, et ça non plus je ne le supporte pas. Alors je reprends très vite la parole, tentant dans un premier temps de le rassurer. « Je suis désolé. Je ne voulais pas vous inquiéter... Ça n'arrivera plus. Je te le promets. » Je plonge mon regard dans le sien dans le but qu'il puisse voir ma sincérité, je ferai plus attention la prochaine car même si je ne voulais pas me retrouver dans cette situation, je sais que j'ai foncé tête baissée. Chose qui ne m'était pas arrivé depuis l'épidémie. « Et je tiens toujours mes promesses, tu le sais. » Toujours. Peut-être que ces mots le rassureront sur ce point. Mais je n'ai toujours pas répondu à sa question, alors je m'éclaircis la gorge, me redressant quelques peu. Ça va faire beaucoup d'informations à digérer pour lui. « On pourrait se croire dans une série télévisée avec tous ces zombies, mais attends que je te raconte ça... » C'est vrai ça, c'est digne d'une série télévisée tellement c'est peu croyable, même moi j'ai dû mal à m'en rendre compte. Je lui lance un fin sourire, sûrement parce que je n'ai pas envie de gâcher encore plus l'ambiance, enfin... J'ai réussi à le faire sourire, je ne veux pas gâcher ça même si après tout ça, nous ne sommes plus à ça près, loin de là. Parler de mes problèmes n'effaceront pas la douleur, je n'ai pas envie de l'embêter avec cette histoire mais il doit savoir, et moi, je dois vider mon sac. Mais j'essaye de détendre comme je peux, avant tout pour moi parce que je sais pertinemment que d'ici quelques minutes, je n'aurais plus la force de lui adresser le moindre petit sourire. « Venus est en vie. » Commençons par le commencement, tout s'est très vite enchaîné, j'ai moi même du mal à me faire à cette idée. « Je l'ai retrouvé au camp il y a trois jours. Elle... m'en voulait, elle s'est sentie abandonnée. » J'ai tout expliqué à mon frère, il comprendra pourquoi. Il comprendra qu'elle n'est pas morte dans cette maison lorsque je suis parti avec Mandy. « Et en fait... Nous n'avons même pas eu le temps de parler, elle a.. fait un malaise alors je l'ai ramené ici. Ce soir-là, c'était elle qui dormait dans ma chambre. Tu as certainement dû te demander pourquoi je dormais sur le canapé. » Je lui ai laissé ma chambre mais en attendant, je me suis assoupi sur le canapé, Espen et mon père ont certainement dû m'y voir endormi et n'y ont pas prêté attention. Après tout, comment auraient-ils pu deviner que Venus se trouvait dans ma chambre ? « Et quand je me suis réveillé le lendemain, elle n'était plus là. Je l'ai cherché partout et j'ai appris qu'elle était partie alors j'ai quitté le camp, pour la ramener ici. » Ce qui explique ma fuite soudaine, sans les prévenir. « Je pensais rentrer tout de suite donc je n'ai prévenu personne. Je l'ai retrouvé et on s'est fait attaqué, impossible pour nous de rentrer. On s'est réfugié dans une cabane en attendant. » Ce qui, à nouveau, explique le fait que j'ai mis autant de temps à revenir. Je baisse les yeux, fixant de nouveau mes mains. Et si seulement il n'y avait que ça... « Je suis rentré dès que j'ai pu, avec elle. » Je le précise avant qu'il me pose la question, oui Venus va bien aussi. Ma relation avec ma meilleure amie par contre... C'est une autre histoire. Mais je ne compte rien lui cacher et puis de toute façon, je n'arrive plus à garder ça pour moi. « Mais... Ça ne sera plus jamais pareil, entre nous. » Et ce n'est même pas à cause de l'épidémie. Ça me brise le coeur car en plus de tout lui avouer, je l'avoue à moi-même. Nous nous ne sommes pas adressé la parole aujourd'hui et pourtant, nous nous sommes croisés. J'ai le pré-sentiment que ça ne changera pas. Alors je ne quitte pas mes mains du regard, comme si je venais de me rendre compte que je l'avais perdu. Que j'avais perdu ma meilleure amie. Je lui dirais bien pourquoi mais je lui laisse le temps de digérer toutes ces informations, lui aussi, était proche de Venus, tout comme mon père. Mais pourtant, je n'arrive pas à m'arrêter, parce que je me dévoile totalement. Parce que je n'ai pas peur de me confier à mon frère, je lui parle librement sans penser une seule seconde à ce que je peux lui dire, puisque je termine en lui disant « J'ai couché avec elle. » Je laisse ma tête retomber contre le mur derrière moi, posant à nouveau mon regard sur lui. C'est dit. Oui parce que dans tout ça, je ne lui ai pas raconté cette partie de l'histoire. Les aveux de Venus, les miens aussi. Je pense qu'il a déjà du mal à croire que Venus soit en vie alors, autant y aller doucement même si je lui ai lâché ça de but en blanc. Il comprendra certainement pourquoi ça ne sera plus pareil entre nous, même si je compte bien lui expliquer le reste de l'histoire, ce qu'il s'est passé ensuite, ce qu'il se passe actuellement. Au moins, je n'ai plus ça sur le coeur et mon frère est là pour m'écouter, comme d'habitude.


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MessageSujet: Re: I'm here for you through whatever, whenever {hamilton brothers}   Dim 11 Déc - 21:04

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J'observe Jimmy, attendant une réponse de sa part. J'ai vraiment besoin de sa voir ce qui lui ai passé par la tête à ce moment-là, j'ai besoin de le comprendre tout simplement. Il me dit qu'il est désolé,  qu'il ne voulait pas nous inquiéter mais comment est-ce qu'on n'aurait pas pu, mon père et moi ? Son absence s'est fait remarquer presque immédiatement et dans un monde pareil, nous sommes forcés de rester vigilant et c'est devenu notre nature de nous inquiéter pour un oui ou pour un non. Sauf que cette fois-ci, c'était du concret. Jim est vraiment sorti  du camp. « Je te crois. » dis-je quand il me promet que cela ne se reproduira plus et effectivement, je sais aussi qu'il tient toujours ses promesses. Je lui fait entièrement confiance de toute façon et je ne préfère pas m'imaginer qu'il puisse recommencer. Peut-être que pour mon père, il faudra bien plus qu'une promesse, comme des preuves, mais pour moi, cela me suffit amplement. De toute façon, je ne peux pas rester plus de quelques jours sans parler à mon frère, c'est tout simplement inconvenable pour moi. Depuis qu'on s'est tous les deux retrouvés à Lakeview, il ne s'est pas passé un seul jour sans que nous nous parlions alors autant vous dire que cette journée a été longue contrairement à d'habitude... Néanmoins, mes sourcils se froncent immédiatement quand il me dit qu'on se croirait dans une série télévisée et je me demande ce qu'il va me raconter. Tout ce qui se passe en ce moment a déjà l'air d'être digne d'un film apocalyptique alors... Qu'est-ce qu'il peut y avoir de plus ? C'est quand il me balance que Venus est en vie que je comprends et cette fois-ci, mes yeux s'écarquillent sous le choc. Venus, vivante ? Mais... Je dirai bien que c'est impossible, vue ce que m'a raconté mon frère, mais ce serait un peu ironique en sachant que je m'étais aussi persuadé que Liam était mort. Je ne peux m'empêcher de pousser un soupir de soulagement, tant cette annonce me rassure. Venus est vivante, bordel. Et ça ne peut que me réchauffer le cœur. C'est sûrement stupide mais je ne peux m'empêcher de faire le parallèle avec ma mère, de me dire que si nos meilleurs amis ont réussi à s'en sortir alors qu'on les pensait décédé, alors elle aussi est peut-être vivante finalement. Tout est bon à prendre pour éviter de penser que ma mère est bel et bien morte. Puis Jimmy me raconte ses retrouvailles avec Venus et pour une fois, je reste silencieux, me contentant d'écouter ce qu'il a à me dire pour ne pas le couper. J'imagine à quel point il doit être heureux d'avoir retrouvé sa meilleure amie et je suis sincèrement content pour lui. Pour elle aussi. Au final, je ne peux pas lui en vouloir d'être parti pour ramener Venus... J'aurais sûrement fait la même chose si j'avais été dans sa situation. Puis il m'annonce de but en blanc que ce ne sera plus jamais pareil entre eux avant de laisser planer un léger silence. Non mais à quoi il joue ? Ce n'est pas le moment pour laisser planer le suspense là ! « Hein ? » Oui, c'est ma seule réaction quand il m'annonce qu'il a couché avec Venus. Non mais il faut aussi remettre les choses dans son contexte ! Il se passe beaucoup trop de choses pour moi en deux jours alors le temps que tout se remette en place dans mon cerveau... « Il était temps quand même. » Je ne peux m'empêcher de lui lancer cette phrase avec un léger sourire parce que j'étais le premier à faire des commentaires sur eux par le passé, à sûrement les mettre mal à l'aise en insinuant qu'ils devraient se mettre ensembles une bonne fois pour toute au lieu de se tourner autour. Bah quoi ? Le tact et moi, ça n'a jamais été une grande histoire d'amour. « Mais pourquoi ça changerait quelque chose entre vous ? » Je lui demande tout en lui lançant un regard empli de curiosité. « Ce n'est pas comme s'il n'y avait jamais rien eu entre vous. Et ce n'était pas que de l'amitié visiblement, tu le sais très bien maintenant. Peut-être même que tu le savais aussi avant, et Venus aussi mais c'est une tête de mule cette fille-là quand elle s'y met. » De nouveau, un sourire prend place sur mon visage tandis que je plonge mon regard dans celui de mon frère. Venus a un sale caractère, c'est un fait. Mais ça ne m'empêche pas de l'adorer pour autant et je ne peux pas oublier toute l'aide qu'elle m'a apporté. Elle reste une personne importante dans ma vie et j'espère d'ailleurs la revoir très vite maintenant que je sais qu'elle est vivante. « Puis... vous vous connaissez par cœur. » J'ajoute ces quelques mots avant de hausser les épaules. Pour moi, c'est une évidence. C'est peut-être mon âge ou surtout le fait que je n'ai aucune expérience dans ce domaine (je faisais croire à ma copine que j'attendais le moment parfait, moment qui n'est jamais arrivé bizarrement) mais pour moi, ça ne peut pas brisé quelque chose entre eux mais les renforcer. Parce que Jim n'aurait pas fait ça s'il n'avait rien ressenti pour Venus. Je le connais. Pour Venus, je ne peux pas me prononcer mais je lui fais confiance aussi et pour moi, elle ne pourra jamais jouer avec mon frère. Elle l'a peut-être fait avec d'autres, mais pas avec Jim. Il serait juste peut-être temps que les deux ouvrent les yeux une bonne fois pour toute.

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MessageSujet: Re: I'm here for you through whatever, whenever {hamilton brothers}   Lun 12 Déc - 6:47

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Jamais je n'ai passé une journée sans mon frère, du moins, après l'avoir retrouvé et pourtant, c'est arrivé. Nous nous sommes pas parlé de la journée, il faut dire que nous nous sommes pas vraiment croisé et après ce que nous avions appris la veille... Je pense qu'il nous fallait un peu de temps. Simplement, je veux être là pour lui, c'est difficile pour nous deux et d'ailleurs, je ne m'en rends pas vraiment compte... Non, je tiens le coup. Et ce n'est pas en m'avouant cette horrible vérité que je vais y parvenir, c'est assez bizarre puisque je le sais, je suis conscient de ce qu'il se passe mais je n'arrive pas à l'accepter. Et je ne veux pas laisser mon frère seul face à ça, alors je suis venu dans sa chambre, je doutais qu'il m'envoie sur les roses mais si ça avait été le cas, je ne lui en aurais pas voulu une seule seconde. Après tout, je ne peux que comprendre. Alors je m'installe à ses côtés et lorsqu'il me demande pourquoi je suis parti, je lui raconte. Ça fait bizarre d'en parler enfin à quelqu'un mais ça me fait surtout du bien, j'avais cette impression d'étouffer dans ces pensées et le simple fait de le dire me soulage. Et bien évidemment, je sais que je pouvais compter sur Espen. Mais alors que je lui avoue avoir couché avec Venus, il me dit qu'il était quand même temps. Son sourire est communicatif puisqu'il me fait sourire à mon tour, je me souviens alors du nombre de fois où Espen avait fait ces allusions, je pensais que c'était pour nous embêter... Mais est-ce que ça l'était vraiment ? « Ça se voyait tant que ça ? » Non parce que mon frère avait ce côté emmerdant, je ne vais pas mentir mais c'était de bonne guerre... Et c'est quelque chose que j'adore chez lui. Pourtant ses paroles sont rassurantes dans un sens puisque je sais qu'il a raison. « J'ai... J'ai l'impression que je m'efforçais à la voir comme ma meilleure amie. C'est ce que je devais être simplement.. son meilleur ami. Et puis elle n'était pas du genre à avoir des relations sérieuses, moi si, et j'avais Mandy... » Autrement dit, ce n'était pas possible. Du moins, c'est ce qu'on pensait tous les deux, en tout cas moi je le pensais, je l'espère aussi pour elle... « On verra bien. De toute façon je n'ai aucune envie de la perdre et je ne laisserai pas ça arriver. » dis-je comme pour me rassurer et surtout, changer de sujet. Enfin presque. Tout s'est passé si vite pourtant, il y a beaucoup trop d'informations à digérer en si peu de temps. Tellement qu'en réalité, je n'ose pas les affronter. Je sais qu'avec Venus, tout va être compliqué désormais alors je ne me pose pas les bonnes questions, j'ai peur de me rendre compte qu'on s'est définitivement perdus. Et puis, ma mère... J'ai beau savoir qu'elle est morte, je n'arrive toujours pas à réaliser et je ne cherche pas à m'en convaincre. Fuir ne m'apportera rien, ça empirera certainement la situation mais ce soir, je n'ai pas envie d'y réfléchir. Je veux simplement être là pour mon frère et s'il a besoin de moi, je veux être capable de l'aider. Alors toujours pour détendre et après un court silence, je lui lance un léger « Et... » Je lance un regard vers la porte comme pour vérifier que mon père n'allait pas débarquer, les chances sont presque inexistantes, c'est un réflexe débile. « C'était vraiment bien. » Un fin sourire se dessine sur mes lèvres. Comme si c'était le plus important... Mais quand même, ça l'est. Et puis c'est toujours plus facile de regarder le bon côté des choses, j'essaye de détendre comme je le peux. Je n'ai pas peur d'en parler avec Espen, ce n'est pas comme si c'était la première fois. De toute façon, j'ai très vite remarqué que l'apocalypse nous avait pris énormément de choses mais pas notre complicité, même la fin du monde n'y parviendrait pas. « Bon... On nous a interrompu, tu sais... des zombies affamés... » dis-je comme si c'était banal, c'est malheureux à dire mais oui, c'est une habitude maintenant de se faire attaquer, de croiser ces pourritures partout dans ce monde merdique. « Je peux te dire que la claque de papa m'a très vite calmé. » Calmé oui et non... Ces rôdeurs plus cette claque, ça m'a vite refroidi, mais elle m'a surtout fait sortir de mes gonds. Je fais les gros yeux sans effacer mon sourire, posant instinctivement ma main sur ma joue en me remémorant la claque phénoménale que je m'étais prise. Il était énervé mais surtout... effrayé, je ne peux pas lui en vouloir pas ça. Et puis nous étions tous sur les nerfs. C'est bien la première claque que je me suis prise d'ailleurs, du moins, par l'un de mes deux parents. Je ne risque pas de l'oublier, je crois que même Espen, qui a assisté à ça, s'en souviendra encore longtemps. Mais me rendant compte que je risque de repenser à ce que mon père nous a avoué, je reprends aussitôt. « Tu m'as manqué aujourd'hui. Je n'ai pas entendu de connerie, ça n'était pas arrivé depuis un long moment. » C'est vrai qu'il m'a énormément manqué, mais je ne peux m'empêcher de l'embêter, après tout, chacun son tour... Mais je veux le voir sourire, c'est la raison pour laquelle je tente de détendre l’atmosphère car nous savons pertinemment ce qu'il en est, avec Espen, on se sent horriblement mal et on ne veut pas se rendre à l'évidence, voir la réalité en face. Elle est bien trop horrible, cette vérité.

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MessageSujet: Re: I'm here for you through whatever, whenever {hamilton brothers}   Mer 14 Déc - 1:10

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Quand Jimmy me demande si ça se voyait tant que ça qu'il se passait quelque chose entre lui et Venus, je ne peux m'empêcher de lever les yeux au ciel. Sérieusement ? Je ne sais même pas comment Mandy n'a jamais pu le remarquer, d'ailleurs. J'espère qu'elle ne se retourne pas dans sa tombe si elle peut lire dans mes pensées... Non mais franchement, je n'ai jamais trop cru aux esprits mais maintenant que les zombies sont de sortie, je me méfie et je n'ai pas envie qu'elle vienne me hanter à cause de ça. Parce que je l'aimais bien Mandy, quand même. Bon, moins que Venus mais je l'aimais bien quand même ! « C'est bien la preuve que ça ne sert à rien de se forcer à quelque chose parce qu'au bout d'un moment, même quand tu penses que t'es bel et bien passé à autre chose, bah ça te retombe sur la gueule. » dis-je en haussant les épaules. Je vis exactement la même chose en ce moment alors pour une fois, je sais de quoi je parle. « C'est trop philosophique ce que je dis... » J'ajoute en fronçant les sourcils avant de laisser un nouveau sourire se dessiner sur mon visage en observant mon frère. Je sais très bien qu'il va tenter de recoller les morceaux avec Venus, et je suis prêt à parier ma propre personne qu'ils vont ENFIN ouvrir les yeux. Quand Jimmy ajoute ensuite que c'était vraiment bien, je ne peux m'empêcher de rire avant de lui donner un léger coup de coude. « Me fais pas rire, papa va nous entendre ! » Je m'exclame en chuchotant mais au final, je suis content qu'il ait réussi à me faire rire parce que je n'étais pas certain que cela arrive d'aussitôt après ce qui s'est passé hier soir. Mais mon frère, c'est un peu une sorte de super-héros pour moi. Mon super-héros. Quand il m'annonce qu'ils ont été interrompu par les zombies, je ne peux m'empêcher de le regarder avec des gros yeux et je mets ma main devant ma bouche pour m'empêcher de rire une nouvelle fois. Je sais, ça aurait pu être dangereux mais j'imagine à quel point il doit être frustré depuis et franchement, il vaut mieux en rire qu'en pleurer maintenant. Mais mon sourire s'efface quand il fait référence à la claque que lui a administré notre père et heureusement, il enchaîne sur autre chose comme s'il avait deviné que ce n'était peut-être pas le bon moment pour nous rappeler tous les deux de ce qui s'est passé. « J'te conseille de ne pas trop me chercher après ce que tu viens de m'avouer... sale frustré. » Je lui balance avant d'ajouter : « Mais tu m'as manqué aussi. Et j'ai aussi des choses à te dire. » Je déteste les discussions sérieuses. En fait, je les déteste quand j'ai quelque chose à dire sur moi-même. Je sais déjà d'avance que je vais sûrement paniqué et me mélanger dans mes propos, ou les enchaîner en vitesse sans même que Jimmy ait le temps de comprendre quoi que ce soit mais bon... Bon, concentration. « J'ai revu Liam aujourd'hui. Il était vraiment devant moi. J'te jure, j'me drogue pas ! Il a survécu. Avec un bras en moins, mais il a survécu et... » Respire Espen, respire. « Ok, tu te rappelles que j'avais une copine avant l'épidémie ? Bon, il s'avère que je ne l'aimais pas tant que ça depuis le début. » C'est gênant. Vraiment gênant. Je me rends compte moi-même que je suis en train de m'enfoncer tout seul et je ne sais même pas si mon grand frère comprend quelque chose là-dedans. Je prends alors mon coussin et me le met devant le visage comme si ça allait lui servir à oublier que j'existe mais au moins, je suis caché et je ne peux pas voir le visage de Jim. « Qu'est-ce qui pourrait faire que tu me détestes ? » Je lui demande alors soudainement. « Réponds-moi sincèrement, Jim. J'ai besoin de le savoir avant de te dire quoi que ce soit. » Je flippe totalement. J'ai envie de faire marche arrière  et de changer de sujet, ou de simplement lui dire que j'ai revu Liam. S'arrêter là. C'est ce que j'aurais fait en temps normal mais les temps ont changé, tout le monde le sait. Et je peux faire confiance à Jim. Je sais que je peux mais ça fait des années que j'extériorise ce que je ressens, qui je suis vraiment et ça commence à me peser. Je ne veux plus avoir à me prendre la tête par rapport à ça alors qu'il y a des choses beaucoup plus importantes, j'ai envie de me sentir un minimum bien avec moi-même même si ça paraît futile maintenant que le monde tombe en morceaux.

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MessageSujet: Re: I'm here for you through whatever, whenever {hamilton brothers}   Mar 20 Déc - 0:36

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Je lui raconte ce qu'il s'est réellement passé, il faut dire qu'avec tout ça, je n'ai pas eu le temps de me confier ou même d'évoquer Venus. Nous étions à bout de nerfs et... Bref, je n'ai même plus envie de reparler de cette soirée. J'écoute les paroles de mon frère, un fin sourire sur les lèvres, du moins, je fais ce que je peux. Il me dit ça comme s'il savait de quoi il parlait et ça me rassure dans un sens, je sais qu'il a raison et puis... C'est Espen. Je pouffe quelque peu quand il se rend compte qu'il « dit quelque chose de philosophique » c'est vrai, ça aussi... Mais je ne m'attendais pas à ce genre de réflexion, du moins, oui et non. Encore une fois il s'agit d'Espen et j'aurais dû le voir venir. Mais comme pour détendre d'autant plus l'atmosphère je lui dis qu'entre Venus et moi et bien... C'était vraiment bien. Comme si c'était important, enfin oui, ça l'est, mais bon c'est un détail que je pouvais garder pour moi, ce qui fait rire mon frère. Rire communicatif puisque je me mets à rire à mon tour lorsqu'il me donne un coup de coude. « Pardon... Mais c'est vrai. » Autant dire les choses après tout. Ça me fait du bien de retrouver cette complicité, oui car l'autre soir ce n'était pas ça. J'étais hors de moi, mon père aussi, Espen m'a crié pour la première fois dessus mais c'est comme si cela n'avait pas d'importance. La preuve en est, il a accepté que je vienne et moi... Je ne peux pas ignorer mon petit frère plus longtemps, comment pourrais-je ? Maintenant que je l'ai retrouvé, il est tout simplement hors de question que je le laisse filer ou que je le laisse se mettre en danger. D'ailleurs je ne tarde pas à faire référence à la claque phénoménale que je me suis prise, je m'en souviendrais longtemps de celle-ci, et Espen aussi je pense. « Tu ne crois pas si bien dire... » lui avoué-je quand il me dit que je ne suis qu'un sale frustré. Ouais... Frustré, c'est le mot. Mais quand il me dit qu'il a des choses à me dire je fronce quelque peu les sourcils, lui lançant un regard interrogateur et prêt à l'écouter. Mais il enchaîne très vite en me disant qu'il avait retrouvé Liam, j'hausse mes sourcils. Liam est en vie ?! Ma bouche s'entrouvre mais il enchaîne très vite en m'assurant qu'il n'a pas rêvé, que c'était la vérité vraie, oh et bien je le crois, j'ai bien retrouvé Venus moi... On dirait que nous avions tous les deux retrouvés quelqu'un. Je ne croyais pas si bien dire quand je lui ai avoué qu'on pourrait se croire dans un film, pour le coup. Il me dit qu'il a survécu, avec un bras en moins mais il est quand même là mais ensuite, il me parle de sa petite amie. Enfin, de sa soit-disant petite amie de l'époque. Le rapport ? Aucun, mais moi je le comprends très vite, je penche légèrement ma tête tandis qu'il m'annonce qu'il ne l'aimait pas tant que ça. Est-ce qu'on parle de cette fille qu'il nous ramenait à la maison, qu'il insistait bien sur le fait qu'il s'agissait de sa petite copine et qu'il ne manquait pas une occasion de me le dire ? Oui, c'est bien elle. Sauf que je sais très bien que ce n'est pas le cas. Je pense que je connais assez mon petit frère pour savoir quand est-ce qu'il me ment ou non, quand est-ce qu'il a quelque chose à cacher. Au début je me contentais d'entrer dans son jeu sans y réfléchir, après tout, s'il ne veut pas me dire les choses et bien je ne vais pas le forcer mais par la suite, j'ai commencé à me poser des questions. J'ai eu des doutes. Lui, et Liam... Je ne sais pas. Peut-être, mais ce soir ces doutes commencent à se confirmer et encore plus lorsque je vois l'état de mon petit frère, lorsqu'il se cache derrière le coussin et qu'il ose, oui, il OSE me demander ce qui pourrait bien faire que je le déteste, il me demande même de répondre sincèrement. J'en suis retourné. Il croit vraiment que je vais le détester ? Et aussi, que je ne suis pas au courant ? Peut-être que ça n'a rien à voir avec ça mais... Si, je le sais très bien. Mais je n'arrive pas à m'en empêcher, j'en ai envie depuis cette horrible dispute. Voir mon frère dans cet état et ne pouvoir rien faire, ça me tue, ça m'a tué. Alors je m'approche de lui et l'entoure de mes bras. Je lui fais un câlin, qui signifie beaucoup à cet instant. Que je suis désolé pour ce qu'il s'est passé l'autre soir, de lui avoir fait comme qui dirait inconsciemment du mal, désolé pour maman même si je n'y peux rien, désolé de tout ça, de cette vie, qu'il ne mérite pas ça, mais aussi de comment il doit se sentir à cet instant. Je le serre un peu plus fort avant de reprendre enfin la parole « Arrête Espen, tu te tortures l'esprit. » lui dis-je comme pour le rassurer puis continue « Tu sais très bien que je ne détesterais jamais. Quoi qu'il arrive. » Je m'écarte assez pour pouvoir le regarder dans les yeux, et d'un regard sincère je continue « Et tu penses que je suis débile, hm ? » Je souris légèrement comme pour le mettre en confiance, c'est bien ce qu'il m'a dit il y a quelques minutes de cela, non ? « Ta ... "petite amie"... » dis-je, mimant les guillemets avec mes doigts, comme pour lui faire comprendre que je n'y ai jamais cru, ce n'est pas Espen qui va gagner l'Oscar cette année... Il ne m'a pas encore avoué les choses mais j'en suis persuadé, je m'en doutais, et le rapport entre Liam et la fausse petite amie... Je ne suis pas débile. Mais je n'en dis pas trop pour ne pas le brusquer, en tout cas, j'en dis assez pour le mettre en confiance, du moins, je l'espère. Je viens alors lui caresser le bras. « J'attendais simplement le jour où tu serais prêt à m'en parler. » Je n'allais pas le forcer, prendre le risque de le mettre mal mais il n'a pas dû bien vivre les choses. Et le pire, il pensait qu'il y avait une chance pour que je le déteste ! Non mais celui-ci je vous jure, je suis épuisé. Mais comme si ce n'était pas suffisant, je viens de nouveau le prendre dans mes bras un court instant. « Je suis sincèrement désolé, tu as mes talents de comédien... Ça craint. » terminé-je comme pour le faire sourire un minimum, mais c'est vrai que pour le coup, il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. Mais à l'heure actuelle, il a l'air tellement mal et en panique... Je tente de lui faire comprendre du mieux que je peux qu'il peut m'en parler et que je le détesterais jamais, et encore moins pour ça ! « Racontes-moi. Mais avant dis moi que tu n'as pas sincèrement cru que j'allais te détester pour ça, sinon c'est toi qui mérite des claques ! » De nouveau j'essaye de détendre comme je le peux mais c'est la vérité. Je suis sérieux là, je ne l'espère pas même si je pourrais le comprendre, mais ça me brise le coeur que ça lui ait traversé l'esprit. Mais plus sérieusement, je termine en lui disant « Tu es mon petit frère, je n'ai pas envie de te savoir mal pour quoi que ce soit, et encore moins que tu penses une seule seconde que je te détesterais ou que je t'abandonnerais, ça n'arrivera jamais, d'accord ? »

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MessageSujet: Re: I'm here for you through whatever, whenever {hamilton brothers}   Ven 23 Déc - 19:23

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J'ai peur d'entendre la réponse de mon frère, j'ai vraiment peur qu'il me haïsse. C'est totalement stupide parce que je le connais, je sais qu'il n'est pas comme ça, comme d'autres membres de notre famille mais... Ca fait des années que je me cache, que j'ai honte de ce que je suis et ça devient tout simplement insupportable à vivre, surtout dans un monde où ce genre de chose ne devrait plus avoir de l'importance. Malheureusement, il reste des cons partout. Quand Jimmy me prend dans ses bras, je reste tout d'abord figé avant de l'étreindre à mon tour. Ce simple geste me fait un bien fou et même temps, avant même qu'il ne prenne la parole, je sais qu'il ne me déteste pas. Je suis tellement heureux de le retrouver, de pouvoir lui parler comme avant, qu'il ne m'en veuille pas alors que je lui ai crié dessus la veille. Ses paroles me rassurent et quand il se recule de moi en faisant référence à ma petite amie tout en mimant les guillemets, je hausse un sourcil et un sourire étire mes lèvres quand je comprends qu'il ne m'a jamais cru. D'accord, j'ai peut-être exagéré en la ramenant dés que possible à la maison en précisant à chaque fois qu'elle était ma petite amie comme si c'était une sorte de trophée mais bon, c'était pour ce qui me semblait être une bonne cause. Et au final, je me rends compte que mon frère s'en doutait déjà et je me demande du coup si mon père est au courant aussi. Il ne manquerait plus que ça ! Au final, je n'ose pas l'interrompre une seule fois, me contentant de sourire à ces mots et quand il me dit qu'il ne m'abandonnera jamais, je hoche la tête avec un léger sourire au coin des lèvres. « T'es le meilleur des grands frères, tu l'sais au moins ? Merci pour tout, Jim. Vraiment. Et Venus a de la chance de t'avoir, elle ne te laissera pas. Elle sait très bien qu'il n'y a en a pas deux comme toi. ». Je ne sais pas ce que je ferai sans lui, sincèrement. C'est ma manière à moi de lui faire comprendre que c'est réciproque, que jamais je ne le laisserai tomber. « Mais apparemment, on a un autre point commun : celui de confondre l'amitié avec autre chose. » Une pointe d'ironie dans la voix, je balance ces quelques mots avant de détourner une nouvelle fois le regard. Ca fait bizarre de l'avouer à voix haute. Je me suis toujours persuadé au fond de moi que je me trompais, que c'était simplement de l'amitié mais non, j'ai des sentiments pour mon propre meilleur ami. Génial. « Tu te souviens le jour où on s'est revu, dans cette maison, et que je t'ai raconté ce qui s'est passé avec Liam ? Tu m'as dit que j'avais été courageux mais c'est faux. » dis-je en me rappelant très bien nos retrouvailles comme si c'était hier. Jamais je ne pourrais oublié cette joie que j'ai eu en voyant mon frère devant moi, jamais. Mais ce que j'aimerai pouvoir effacer de ma mémoire, c'est le moment où j'ai abandonné mon meilleur ami. Malheureusement, c'est impossible et je vais devoir vivre avec ça toute ma vie. Mais c'est tout ce que je mérite, d'être torturé par ses souvenirs. « Il était encore vivant quand je suis parti. J'le savais pas mais... J'aurais dû revenir, tu sais ? J'aurais dû revenir pour m'assurer qu'il était bel et bien mort mais non, j'ai préféré me tirer et l'abandonner. » Quiconque me connaissant un minimum sait à quel point je déteste admettre quand j'ai tort, que je déteste parler de ce que j'ai fait de mal tout court. Je fuis ce genre de conversation habituellement mais Jimmy a dit qu'il ne pouvait pas me détester alors je le crois. « Et aujourd'hui, ça s'est bien passé avec lui mais... J'arrive pas à me dire qu'il peut continuer de me parler comme si de rien n'était. Il a perdu un bras à cause de moi, et c'est pas rien. Comment est-ce que tu peux pardonner une personne qui t'a foutu en l'air ? » Un rire sans joie passe la barrière de mes lèvres alors que je lève de nouveau mes yeux vers mon grand frère. « Je déteste ce monde, Jim. Je ferai n'importe quoi pour retourner à Boston, pour retrouver la vie qu'on avait avant. » Je n'arrive plus à être optimiste, ni même à m'imaginer ma vie dans un univers parallèle où tout se passe bien ce qui m'aidait beaucoup auparavant. Je n'y arrive plus depuis que je sais pour la mort de ma mère et le retour de Liam n'a fait que me confirmer les choses. Certes, je n'ai pas perdu mon meilleur ami mais je lui ai fait du mal. Alors qui sait, peut-être que je serai capable d'en faire à ma propre famille un jour aussi ?

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MessageSujet: Re: I'm here for you through whatever, whenever {hamilton brothers}   Sam 31 Déc - 16:01

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Ça me brise le cœur de voir Espen dans cet état et surtout qu'il pense que je pourrais le détester. Ça n'arrivera jamais, comment je pourrais le détester ?! C'est mon frère, oui je sais, certaines personnes ne sont pas si proches de leurs frères comme je peux l'être d'Espen mais justement, notre relation est faite ainsi. Alors oui nous nous sommes disputés et même plus d'une fois, il suffit de voir la dispute de l'autre jour, d'accord, c'était la première fois que Espen me criait dessus de cette manière mais il faut le comprendre, je l'ai poussé à bout sans le vouloir, je me suis blâmé et je lui ai fait du mal par la même occasion. Même ça, ne nous a pas séparé. Surtout que je le savais, du moins, je m'en doutais. Oui je connais Espen et je sais quand il me ment, je reconnais ses mensonges et puis je pense que même si on ne le connaît pas aussi bien que je le connais, on pouvait facilement le deviner. Alors je tente de le rassurer comme je le peux et j'espère y parvenir, je n'ai pas envie qu'il pense ça, qu'il pense que je pourrais le détester, l'abandonner, et certainement pas pour sa sexualité. Tout ce que je souhaite, c'est son bonheur, j'aimerais lui donner le pouvoir de s'assumer pleinement, d'être le plus heureux possible car dans ce monde, c'est impossible. Je ne suis pas naïf, je sais bien que nous ne pourrons plus jamais avoir une vie normale, quoi qu'il arrive, alors autant arrêter de se prendre la tête et de tenter de profiter de chaque bon moment que la vie nous donne, ils sont si rares et si précieux. Espen m'avoue alors que je suis le meilleur des grands frères ce qui me fait décrocher un fin sourire, ça me touche, j'essaye d'être au top pour lui. D'être là, de l'aider, et j'ai tout foiré la nuit dernière à cause de cette dispute. Je n'ai pas été à la hauteur parce que je me sentais pas bien, je me sentais seul, perdu -frustré aussi, je dois l'avouer- mais il n'avait pas a payer pour ça, j'aurais dû prendre sur moi une nouvelle fois mais je ne l'ai pas fait. Alors tout ce que je souhaite, c'est me rattraper, lui prouver les choses. Il continue très vite en me disant que Venus avait la chance de m'avoir et qu'il n'y en avait pas deux comme moi. J'aimerais tellement le croire, je veux dire, avec Venus... Ce n'est pas gagné, j'appréhende. Mais ce n'est pas le sujet, les paroles de mon petit frère me touche énormément. Il sait alors qu'il peut me faire confiance tout comme moi, je peux lui faire confiance. « Mais apparemment, on a un autre point commun : celui de confondre l'amitié avec autre chose. » Un léger rire sort d'entre mes lèvres, je n'aurais pas dit mieux... C'est vrai que c'est une sacré coïncidence que nous nous avouons tout ça le même jour. Liam et Espen, Venus et moi... ça commence à faire beaucoup. J'hoche légèrement la tête « On reste des frères. » Encore un de nos nombreux points communs. Nous nous ressemblons pas tant que ça mais il y a des similitudes, nous ne sommes pas des Hamilton pour rien. J'étais persuadé de voir Venus uniquement comme ma meilleure amie, rien de plus, oui c'était différent mais je pensais que c'était le ressenti qu'on avait lorsqu'on trouvait enfin une meilleure amie parfaite, que c'était normal d'être jaloux, puisqu'on ne veut tout simplement pas la perdre mais je me suis trompé. Espen aussi. Il détourne le regard mais pas moi, oui je me souviens de ce que je lui avais dit, qu'il avait été courageux. Pourtant la suite me fait baisser la tête, il aurait dû revenir ? Oui, comme moi j'aurais dû revenir pour voir si Venus était morte. Je l'ai juste constaté, elle ne pouvait pas s'en sortir vivante. Je sais que Venus ne se ferait pas avoir facilement mais quand j'ai vu tous ces zombies c'était tout simplement impossible, mais pourtant... Non. Alors je le comprends, ça me brise le coeur, je ne sais pas quoi dire pour le rassurer, je n'arrive déjà pas à me rassurer moi même. « Espen... Tu ne l'as pas abandonné. » Je relève le regard dans sa direction, même s'il a toujours le regard détourné. « Il te connait, Espen, il sait très bien que tu ne l'aurais jamais abandonné si tu avais su. Je ne serais jamais parti si j'avais su que Venus était vivante, pourtant je suis parti, moi aussi. » Peut-être qu'il se sentira moins seul mais surtout, qu'il comprendra que je sais de quoi je parle. « Venus m'en veut encore, je le sais. Mais au fond de moi je sais aussi que je ne l'aurais pas laissé et je ferai tout pour lui prouver. Ils le savent, Espen. Ils savent qu'on donnerait nos vies pour eux. » De nouveau j'espère par là qu'il me fera confiance. C'est ce que je me répète depuis hier. Venus doit le savoir tout au fond d'elle, et si elle est encore en colère et bien ça lui passera. Je me suis senti horrible, ça n'a pas changé, c'était un abandon. Un abandon. J'ai abandonné Venus mais je n'en savais rien, et je sais que je ne l'aurais jamais fait. J'aurais dû aller vérifier mais je ne l'ai pas fait. Je n'ai pas voulu l'abandonner, pas volontairement, jamais. « Moi aussi, j'aimerais... » lui répondis-je quand il me dit qu'il aimerait retrouver la vie que nous avions avant. Je sais qu'il dit aussi ça par rapport à notre mère, ça me brise de l'intérieur. Je baisse les yeux puis continue. « Mais on s'est retrouvé... » Il faut que je garde espoir, que je sois optimiste un minimum... Je l'ai toujours été, sauf une fois. Cette fois où j'ai appris la mort de ma mère. Je ne veux plus jamais baisser les bras de cette façon. « On a eu la chance de se retrouver, de retrouver papa ici. Venus est en vie, Liam est en vie. » Oui, nous avions beaucoup perdu mais aussi, je pense qu'on peut s'estimer chanceux comparé à d'autres personnes. « Je pense à ceux qui n'ont plus de famille, plus personne... » Ma voix se casse, il me reste ma famille oui. Mais je pense à ma mère. Je tente de vite chasser ces pensées, ce n'est pas le moment. Vraiment pas le moment.

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MessageSujet: Re: I'm here for you through whatever, whenever {hamilton brothers}   Dim 8 Jan - 18:36

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Jamais je n'ai autant eu besoin de la présence de mon frère qu'à cet instant-même. Ce qui s'est passé hier soir m'a littéralement brisé le cœur et je ne pensais pas que cela pouvait arriver un jour. Apprendre le décés de ma mère, puis me disputer avec ma famille... C'est beaucoup trop pour moi et j'ai regretté mes mots dés que j'ai réussi à me calmer, dans ma chambre. Je ne peux pas en vouloir à mon frère de toute façon, je le comprends à présent. Mais celui que je ne comprends pas, c'est mon père. Pourquoi nous avoir menti durant tout ce temps ? Il avait l'occasion de nous le dire maintes et maintes fois... Au final, si Jim n'était pas sorti du camp, est-ce qu'on l'aurait seulement su un jour ? Est-ce qu'il aurait laissé faire le temps pour qu'on se rende compte par nous-même qu'elle ne reviendra plus jamais ? Je n'aurais certainement jamais de réponse à ses questions car je ne parle plus à mon père, je ne veux plus lui adresser la parole pour le moment. Je ne le déteste pas, non. J'ai simplement besoin de temps pour me mettre dans le crâne qu'il nous a menti et qu'il nous laissé espérer pour rien. Peut-être qu'un jour, je comprendrais pourquoi il nous a fait cela. Peut-être. Mais pour l'instant, j'en suis tout simplement incapable. Alors que je sais qu'il souffre aussi, qu'il doit être celui qui souffre le plus d'entre nous parce qu'il n'a rien pu faire pour la sauver. Et il n'y a rien de pire que de perdre une personne qu'on aime sans avoir réussi à faire quoi que ce soit pour que cette dernière s'en sorte. Un sourire prend place sur mon visage quand Jimmy me dit qu'on reste des frères. C'est vrai. Nous sommes pourtant très différents mais il y a des points sur lesquels on se rejoint sans même le vouloir. Je lui balance alors tout ce que j'ai sur le cœur par rapport à mon meilleur ami et il m'écoute comme il sait si bien le faire depuis toutes ces années. Je sais que je ne devrais pas avoir peur de sa réaction parce qu'il est la personne en qui je peux avoir le plus confiance sur cette terre mais justement... Je ne veux pas qu'il me voit comme une personne horrible. Jimmy a toujours été un exemple pour lui. J'aimerai pouvoir lui ressembler en grandissant et à Boston, je faisais tout pour rendre mes parents fiers autant qu'il a pu le faire, lui. Pour autant, il n'y a jamais eu une quelconque jalousie. Il a toujours été mon modèle, tout simplement. Ce qu'il me dit, je devrais me le mettre dans le crâne une bonne fois pour toute. Je ne l'ai pas abandonné, n'est-ce pas ? Pourtant, je n'arrive pas à m'en persuader. Pour moi, j'ai fait une belle connerie et il n'y a rien qui puisse la réparer. Mais je hoche la tête à ses paroles, essayant tant bien que mal de me les répéter pour m'en rappeler à chaque fois que je doute. « T'as sûrement raison. » dis-je sans un réel enthousiasme mais de toute façon, c'est difficile de l'être vue tout ce qui s'est passé ces derniers jours. Et j'espère sincèrement que mon frère a raison mais je n'arrive pas à me faire à cette idée-là. Moi, têtu ? Oui, c'est un de mes nombreux défauts. J'ajoute alors que je ferai n'importe quoi pour qu'on retrouve notre vie d'avant, à Boston et Jim n'a pas besoin de me le dire pour que je sache que lui aussi en a envie. Il a raison quand on dit qu'on s'est retrouvés, d'être entouré par les personnes qu'on aime alors que certains n'ont plus de famille... Si aujourd'hui, j'ai réussi à me lever, c'est uniquement en me disant qu'il y avait pire que moi, que je n'étais pas seul. Pourtant, dés que je pense à ma mère, mon cœur se serre toujours brutalement dans ma poitrine et j'ai la sensation que je vais m'écrouler à tout moment. Cela me donne l'impression d'être un égoïste qui ne voit que par lui-même alors que d'autres n'ont même pas la chance d'avoir une seule personne sur qui compter mais c'est plus fort que moi. Elle me manque. Elle me manque tellement. « Ouais... On est chanceux, hein ? » Je réponds toujours sur le même ton, levant mon regard vers mon frère. J'ai mal. Pas physiquement, mais psychologiquement. Lui aussi. Et je soupire avant de serrer mes bras contre moi comme pour me protéger. Me protéger de quoi ? Aucune foutue idée. J'aimerai pouvoir lui dire que ça ira mieux, qu'on s'en sortira. Mais je n'en trouve pas la force. Le mot famille me rappelle ma mère, notre mère. « C'est pas que j'ai envie de te virer mais je commence à être fatigué. » Ce n'est qu'un demi mensonge. Oui, je suis fatigué comme j'ai très peu dormi la nuit dernière mais je ne vais pas dormir quand il sortira de ma chambre. Je vais juste penser à ma mère, et sûrement finir dans le même état que hier soir. Et je n'ai aucune envie qu'il me voit de cette manière, aussi faible. « Et tu prends toute la place ici au cas où tu ne t'en apercevrais pas. » J'ajoute avec amusement cette fois-ci, tout en lui lançant un léger sourire. Comme d'habitude, je ne peux m'empêcher de lui lancer une petite pique mais ça marche toujours comme ça entre nous. Et c'est bel et bien la preuve que je ne lui en veux plus du tout par rapport à hier.

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