In the forest of my mind, I stay

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 In the forest of my mind, I stay

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MessageSujet: In the forest of my mind, I stay   Mar 14 Fév - 0:39

Jillian pouvait enfin dire adieu à ses jolies compagnes d’infortunes : ses béquilles. Depuis novembre, la jeune femme se déplaçait à l’aide de celles-ci. On ne pouvait pas dire qu’elles lui manqueront, bien au contraire. Poursuivant sa ré-éducation de son genou,  Jillian était bien décidée à se remettre au sport. La jeune femme n’est pas une grande sportive, mais aime tout de même s’entrainer dans la salle, histoire de se défouler. Ce n’est pas tant un besoin d’être violente, loin de là, mais il fallait avouer que de s’entraîner était un exutoire pour la jeune femme. Elle avait souvent l’impression de porter le malheur des autres sur ses épaules, et sa blessure l’empêchait d’extérioriser tout ça. Sans parler de ses propres maux. Elle prétend qu’elle est parvenue à passer outre, mais ses cauchemars en disent autrement. Il lui arrive de se réveiller en pleine nuit, paniquée, des mauvais souvenirs plein la tête. Elle aimerait tellement pouvoir s’en défaire. La belle tente d’en parler, de s’ouvrir davantage. Jillian a tellement eu l’habitude d’être de l’autre côté du bureau, d’être l’oreille attentive, qu’elle en oublie d’ouvrir la bouche.

Aujourd’hui, la brune avait terminé plus tôt. Elle avait décidé d’en profiter pour se rendre à la salle. Lieu qu’elle recommençait à fréquenter pour son plus grand bonheur. Les cours d’auto défense étaient terminés. Il n’y avait pas grand monde, alors elle en profita pour s’approprier un coin de la pièce, s’échauffant doucement. Elle grimpe finalement sur le fameux vélo de course. On lui avait conseillé d’en faire, durant 5 minutes, pour muscler ses jambes et rendre une certaine flexibilité à son genou. Les premières fois n’avaient pas été simples mais aujourd’hui, la brune s’en sortait mieux. A la fin de l’exercice, elle délaissa le vélo, pour s’en prendre au sac de boxe, qui lui était plus familier. A défaut d’utiliser ses jambes, la brune se contenta de frapper. C’est seulement lorsqu’elle s’accorda une pause, quelques minutes plus tard qu’elle réalisa qu’elle n’était plus seule. Apportant sa bouteille à ses lèvres, elle adressa un sourire à la jolie rousse qui se trouvait dans les environs. « Bonjour ! » Dit-elle, puis, jeta un œil à la stéréo sur laquelle elle avait mis l’un de ses cds, ajouta : « J’avais pas vu que j’étais plus seule, tu peux changer ou arrêter la musique si t’aimes pas. » Soufflait-elle, en refermant le bouchon de sa gourde.

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FACECLAIM : roden (furiedheart & tumblr & laura & alaska).
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POINTS : 954

STATUT CIVIL : t'es célibataire. mais t'es amoureuse. enfin, t'essaye de ne pas y penser.
ANCIEN MÉTIER : tu étais étudiante en criminologie. tu voulais devenir un profiler.
PLACE DANS LE CAMP : AVANT, tu faisais parti de la brigade de surveillance externe. DEPUIS, tu as été postée à la surveillance de la frontière est.
HABITATION : tu vis sur sunset square, au numéro cinquante-six, avec ta frangine et ton ancien baby-sitter.
ARME DE PRÉDILECTION : AVANT, t'avais ta paire de katanas. MANTENANT, il te reste tes petits poings et puis, on sait jamais si un couteau ou une paire de ciseaux trainent dans le coin.
ÂGE : t'as vingt-cinq ans, âge que tu partages avec ta soeur jumelle. (née le vingt-huit juin).


MessageSujet: Re: In the forest of my mind, I stay   Mer 15 Fév - 13:34

perchée dans ton arbre, t'observes les alentours, les yeux plissés, ta concentration inébranlable. au départ, tu avais l'intention d'aller faire un tour, loin. tu voulais aller explorer les endroits que tu n'avais pas encore inspectés. tu voulais voir autre chose que le tour du camp, tu voulais aller plus loin. tu voulais certainement mettre ta vie en danger pour ressentir les effets de l'adrénaline. tu voulais faire autre chose que patrouiller, comme un petit soldat bien sage. trois mois que tu es arrivée et t'as encore l'impression d'être enfermée dans une cage. tu ne l'es pas pourtant, tu as le droit de circuler librement, tu es même autorisée à sortir. alors pourquoi tu te plains ? probablement parce que t'as passé beaucoup trop de temps à l'extérieur avant de trouver refuge à astoria. tu as tout ce qu'il te faut ici. un toit, une protection, une sécurité. tu as ta mère, ta soeur. tu as même retrouvé ton père. mais c'est plus fort que toi, tu as besoin de rester en mouvement, tu as peur de te relâcher, de baisser ta garde, de devenir faible. t'avais l'intention de t'éloigner le plus loin possible mais tu ne l'as pas fait. t'as croisé le regard de raven, t'as soupiré, contrariée, et t'as été là où tu devais être. quand t'as vu que c'était calme, t'es montée dans cet arbre et t'en as pas bougé, comme si tu avais l'impression de t'évader en étant en hauteur. tu es assise sur la première branche, pas trop haute pour pouvoir descendre rapidement en cas de besoin. d'ailleurs, tu vois que ça bouge pas très loin et ta main droite agrippe la poignée du katana que tu as dans le dos. tu observes, tu patientes et tu ne tardes pas à entendre. tu connais bien ce murmure et un sourire en coin s'installe sur ton visage. tu sais que c'est la routine et tu te rends compte que tu adores ça. tu te trouves effrayante par moment et tu réprimes bien vite cette sensation de satisfaction. le rôdeur s'approche et, quand il se trouve en dessous de toi, tu te laisses tomber sur lui, la lame du katana s'enfonçant sans aucun mal dans le crâne de cette aberration. tu as posé un genou à terre dans ta chute. tu te relèves et constate que tu vas bien. tu penches la tête sur le côté et admire ton travail. tu finis par hausser les épaules et tu tournes les talons, un sourire aux lèvres. c'est une bonne journée.

tu es revenue de ta ronde  et tu as voulu partager ton ressenti avec ta soeur. t'as voulu lui confier tes craintes par rapport à ton comportement. ça fait trois mois que tu essayes de le lui dire et que tu n'y arrives pas. aujourd'hui, t'as voulu sauter le pas. mais elle n'était pas là. t'as pas voulu aller la déranger à son poste même si tu aurais pu sans grand problème. ça ne devait pas être le moment de dévoiler tes états d'âme. tu décides que tu verras plus tard, si tu as toujours la motivation nécessaire pour le lui dire. pour l'heure, tu ressens le besoin de rejoindre la salle d'entrainement. tu savais que le cours d'auto-défense était terminé et que tu aurais donc le loisir de t'approprier la salle. enfin, c'était ce que tu pensais. tu as quelques fois tendance à oublier que tu n'es plus seule alors quand tu as vu la brune se défouler sur ce pauvre sac de frappe inoffensif, tu as songé à faire demi-tour. et puis tu t'es dit qu'il fallait que tu te sociabilises parce qu'il se pourrait que vous soyez ici pour un moment, ta famille et toi. t'es pas douée pour ça mais il faut bien commencer quelque part. et puis, en y réfléchissant bien, t'es pas obligée de lui parler non plus. ton hésitation t'a déjà fait perdre un temps précieux. tu poses ta bouteille d'eau et ta serviette et t'as même pas le temps de te mettre en route que déjà la voix de la brune parvient jusqu'à tes oreilles. tu grimaces quand tu entends le ton enjoué qu'elle emploie et la vue de son sourire te laisse de marbre. tu te contentes de hocher la tête en réponse à son bonjour. sauvage. tu sais que tu dois bosser ton relationnel mais là, tu n'en ressens pas l'envie. elle te parle de la musique et tu arques un sourcil. t'avais même pas fait attention à la musique. à croire que tu vis vraiment dans ta propre bulle et que tu te fous royalement du reste. nan, ça va. que tu lâches, pas franchement chaleureuse. t'as déblatéré trois mots et t'es contente. c'est bien plus qu'avec beaucoup alors elle n'a qu'à s'estimer heureuse. sans plus de ménagement, tu entreprends de commencer tes étirements. t'es venue pour remettre tes idées en place et passer un peu de temps à travailler les techniques que tu as pu acquérir ou observer. t'as aucune base, toi, alors faut que tu gardes le rythme parce que, sans ça, tu ne survivras pas plus longtemps. enfin, c'est ce que tu te dis constamment pour garder en mémoire que la vie est précieuse par les temps qui court et que tu es la seule à pouvoir protéger ta jumelle du monde extérieur.
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MessageSujet: Re: In the forest of my mind, I stay   Mer 15 Fév - 19:19


Extérioriser et s’épuiser faisait un bien fou à la jeune psychologue. C’était la manière la plus saine, et la plus productive qu’elle ait trouvé pour faire disparaître toutes ses pensées, ses questionnements et doutes. Par moments, il lui arrivait d’être en colère. Pas contre quelqu’un en particulier mais cette vie. L’évolution que prenait les évènements. Ils n’y étaient pour rien, ils ne faisaient que subir, constamment, ce qu’il se passait autour d’eux. Les actions d’hommes stupides et cruels. Elle attendait, ou plutôt craignait le retour du camp Echo. Chaque nuit, elle se souvenait des propos que ce type lui avait dit. Ils reviendront, ils s’empareront encore de leurs vivres, de leurs vies, de tout ce à quoi ils continuaient de s’accrocher. Ils étaient pire que ces zombies assoiffés de chairs. Ils avaient une conscience et choisissaient de ne plus l’écouter et faire ce bon leur semblait. Ils étaient impuissants, à moins qu’ils commençaient à s’entraîner davantage, à s’armer pour pouvoir se défendre la prochaine fois. Elle refusait de ne rien faire, que tous ces morts soient disparus en vain. Ils méritaient mieux, pas d’être abattus par ennui, par sadisme. Rien n’est juste dans cette situation, et ça la poussait à taper plus fort dans ce sac qui ne lui avait pourtant rien fait. La fatigue la rattrapa finalement, la forçant à faire une petite pause et réaliser qu’elle n’était plus seule dans la pièce. Il y avait une jeune femme, dans son coin. Par politesse, elle la saluait, puis dû hausser la voix, à cause de la musique et s’en excusa. L’inconnue se contenta d’hocher la tête et de lui faire savoir, brièvement que le son qui émanait de la vieille chaîne ne la dérangeait pas. Pas besoin de faire des études en sociologie pour remarquer que la jeune femme n’était pas une grande fan des interactions. Elle l’observait un instant, elle et ses mimiques qui traduisaient un certain comportement hostile. Jillian n’avait pas eu l’occasion de la croiser auparavant. Sans doute faisait-elle partie de ces personnes qui étaient arrivées avant la fermeture des portes. Avec Joseph, ils s’étaient partagés les nouveaux arrivants, de ce fait, elle n’avait pas eu la chance de rencontrer tous les survivants. Qui plus est, elle-même devait gérer quelques problèmes personnels. Le dernier trimestre n’a pas été de tout repos pour la brune. Assise sur le banc, la jeune femme passa sa serviette sur son front tandis qu’elle reprit des exercices pour son genou. Son regard se perdait devant elle, sur l’inconnue qui s’étirait. « Tu devrais tendre plus ta jambe, si tu veux que ça ait un réel impact sur le muscle, sans ça, t’auras des courbatures plus tard. » Soufflait-elle, d’une voix qui se voulait chaleureuse. Après, elle en faisait ce qu’elle voulait de son conseil. C’était gratuit. Jillian se leva à nouveau pour rejoindre le sac de boxe.


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MessageSujet: Re: In the forest of my mind, I stay   Jeu 16 Fév - 14:01

t'arrives pas à concevoir que les gens débordent d'énergie, de joie de cette manière. toi, t'es au trente-sixième dessous et il faudrait que t'acceptes que les autres se sentent bien. oui, c'est clairement égoïste mais t'as beau essayer de retrouver un semblant d'optimisme, tu n'y arrives pas. à chaque fois que quelque chose de positif arrive, il y a un drame en suivant. c'est donc difficile pour toi de garder un semblant d'envie de t'accrocher, de toutes les manières que ce soit. il n'y a qu'à voir et analyser ton comportement de ce matin. cette satisfaction que tu as ressenti lorsque tu as tué ce rôdeur. ce n'est pas la maddie que tu étais avant tout ça. t'aurais jamais pensé mettre un terme à la vie de quelqu'un, même de ce genre de monstres. tu pensais qu'ils n'existaient que dans les cauchemars ou les histoires que l'on se racontent autour du feu ou avant de dormir. quant au fait de mettre fin à l'existence d'un être humain, cette idée te répugnait et pourtant, il a fallut que tu le fasses pour sauver tes fesses et celles de ta mère et de ta soeur. tu repenses souvent à ce que tu as dû faire ce jour-là et, au fur et à mesure, tu trouves que c'était facile d'appuyer sur la détente ou même de couper une tête. tu te fais peur, ce changement de personnalité t'effraie au plus haut point. alors quand tu vois le sourire sur le visage de la brune, t'as qu'une seule envie : vomir. les jours sont difficiles et tu es certaines qu'elle a dû passer par des épreuves compliquées pour être encore en vie aujourd'hui. alors pourquoi continue-t-elle à sourire ? tu lâches trois mots sur la musique et tu retournes à tes étirements. t'as pas envie de communiquer même si tu sais qu'il le faudrait. tu ne l'as encore jamais vu, tu ne veux pas engager la conversation et puis, de toute façon, tu ne saurais pas quoi dire. il se passe quelques instants dans un calme absolu, malgré la musique qui s'échappe de la stéréo. la voix de la brune parvient une nouvelle fois jusqu'à toi. un conseil. tu entrouvres la bouche, prête à dégainer une remarque cinglante, dont tu connais les secrets. cependant, tu te ravises et décides de suivre ses instructions. merci. que tu lâches sans même prendre la peine de la regarder. tu tends ta jambes un peu plus et tu grimaces. ça tire. tu te rends comptes que ton genoux a du taper le sol un peu trop fort tout à l'heure quand tu as sauté sur le dos du rôdeur. tu te mords la lèvre inférieure et souffres en silence. comme d'habitude. tu vois, du coin de l'oeil, qu'elle rejoint le sac de frappe qu'elle maltraite depuis tout à l'heure. tu devrais garder ton poignet droit quand tu frappes pour éviter une entorse plus tard. tu penses qu'elle le sait déjà mais t'as remarqué quelques imperfections alors tu te permets de lui rendre la pareille avec un conseil sorti de nul part. tu te sociabilises quoi. et force un peu plus sur le mouvement du bassin pour entrainer ta frappe. tu as croisé, sur ta route, un homme qui t'a appris ce genre de choses alors tu penses que de partager tes connaissances pourraient être un bon point. tu hausses les épaules, tu ne l'as toujours pas regardé. tu n'oses pas croiser son regard de peur d'y trouver quelque chose qui pourrait te déstabiliser. tu te concentres, une fois de plus, sur tes étirements. faut que tu continues à avancer, quoi qu'il arrive.

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like a small boat on the ocean, making big waves into motion. like how a single word can make a heart open. i might only have one match but i can make an explosion. •• ALASKA (rachel platten)

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MessageSujet: Re: In the forest of my mind, I stay   Ven 17 Fév - 4:57

Jillian n’est pas offensée par le comportement de la jeune femme, par ses grimaces, ou sa manière de lui répondre, sans réellement l’observer. Elle en a l’habitude. Depuis le début de l’épidémie, Jillian en a croisé des personnes. Ceux qui ne veulent plus parler, ceux qui n’espèrent plus, ceux qui tentent de s’accrocher à de petits détails, ceux qui ont peur de s’attacher aux autres, ceux qui préfèrent s’oublier, ou encore ceux, comme elle, qui sont bien incapables de se résoudre à vivre ainsi, dans la douleur constante. Ils s’en prennent des bûches dans la tronche mais chacun à sa manière tente de se relever, de survivre au prochain jour. Jillian le fait, en tentant de rester optimiste, et de continuer à sourire. Alors, comme tout le monde, elle était envahie par les doutes et avait des jours sans, mais ne pouvait aller à l’encontre de ce qu’elle était. De tirer la tronche toute la journée lui ferait plus de mal que de bien, en fin de compte. Ça ne lui apporte rien d’être austère, de se renfermer. Si aujourd’hui était sa dernière journée sur terre, elle aimerait partir en continuant d’avoir de jolis moments, des interactions. Elle aime s’accrocher à ce qui est bon, et dans les moments les plus durs, ses souvenirs sont la clé qui lui donne encore du courage. Elle ne pouvait pas dire qu’elle était heureuse, mais se disait qu’il pourrait y avoir pire. Elle n’avait pas tout perdu. Elle n’était pas seule. Jillian avait eu la chance d’avoir rencontré des personnes exceptionnelles qui rendaient tout ceci plus vivable. Sans elles, elle ne saurait où elle serait aujourd’hui. Et c’est ce qui lui donnait envie de continuer d’aider les autres et de leur apporter ce que la vie leur avait pris : l’espoir. Dans la salle de sport, le silence s’était ré-installé, mais en l’observant, Jillian ne retint pas un commentaire. Elle ne s’attendait pas à une grande réaction mais son simple remerciement fit l’affaire. « Pas d’quoi. » Dit-elle simplement, en s’approchant du sac de boxe. Elle lui jeta un dernier regard, sourit en coin, en la voyant appliquer ses conseils. C’était déjà ça. La brune se remit en position, tapait dans le sac, et s’arrêta à nouveau lorsque la voix de son interlocutrice lui conseilla de garder son poignet droit, sans ça, elle risquerait une entorse. Elle s’apprêta à ouvrir la bouche mais laissa la rouquine reprendre pour lui parler de son bassin. Elle haussa les épaules, et Jill se demandait si elle était perplexe en s’étant entendue la conseiller ou est-ce qu’elle n’était pas certaine de ce qu’elle disait. Ça la fit sourire, et Jill reprit : « J’en prends note, merci. » Elle se pinça la lèvre, jetant un coup d’œil au sac, avant de l’interroger : « Tu boxes ? » Lui demandait-elle, pour en savoir davantage sur son expérience en matière d’art martiaux.  Avec lenteur, comme au ralenti, la jeune femme tendit la jambe, pour atteindre le sac sans le frapper. Elle ne voulait pas forcer sur son genou, mais ne réprima pas un sourire satisfait face à son propre geste. Un progrès, quand elle songeait à quelques semaines plus tôt où elle était bien incapable de plier la jambe.

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MessageSujet: Re: In the forest of my mind, I stay   Sam 18 Fév - 13:00

tu devrais sourire. t'es belle quand tu souris. et puis, tu devrais parler aux gens aussi. parce que t'es pas idiote et que tu en vaux la peine. maddie, faut que t'arrêtes de faire ta tête de con. j't'assure, tu pourrais vraiment aimer cet endroit, tu pourrais te reposer. on est plus toutes seules maintenant alors penses-y. s'il te plait. la voix de ta soeur raisonne dans ta tête. au fond de toi, tu sais qu'elle a raison. tu sais que tu n'as pas de raison de rester aussi sauvage que tu ne l'es devenue. tu as beaucoup changé depuis que l'épidémie a pris toute cette ampleur, depuis que tu as dû mettre fin aux jours de l'homme que tu aimais. t'as perdu beaucoup même si tu as toujours la chance fabuleuse d'avoir tes parents et ta jumelle, encore en vie. tu devrais en profiter autant que le temps te le permet. tu devrais en profiter avant qu'il ne soit trop tard et que tu regrettes. pour être tout à fait honnête, tu regrettes déjà ton comportement mais tu as du mal à revenir à celle que tu étais avant. tu as peur de trop baisser ta garde, de te ramollir, de te laisser aller. tu ne sais pas ce qui peut se passer et ça t'effraie. tu aimes avoir le contrôle et tu ne peux l'avoir en cette période de chaos. et puis, comme si les rôdeurs ne suffisaient pas, il fallait également faire face à la menace du camp voisin. d'après ce que tu as pu en entendre ou même ce que tu as constaté après ton arrivée à astoria, ces types ne plaisantent pas et c'est certainement pas avec eux dans les parages que tu vas pouvoir ralentir la cadence. toutes les excuses sont bonnes à prendre quand il s'agit de camper sur tes positions. la brune te sort de tes pensées en te donnant un conseil. t'aurais voulu la rembarrer mais tu ne l'as pas fait. sans doute un progrès ponctuel, histoire de ne pas te mettre tout le monde à dos non plus. déjà que tu passes ton temps à envoyer chier le monde, faudrait pas non plus risquer de te faire foutre dehors à force de pousser le bouchon trop loin. tu la remercies sans même la regarder et puis, finalement, tu te permets de lui faire remarquer quelques détails à ton tour. la position de son poignet, le mouvement de son bassin. tu te trouves soudain ridicule quand tu y repenses. t'aimerais pas qu'on te prenne pour ce que tu n'es pas. t'aimerais pas qu'on imagine que tu joues les miss je-sais-tout alors qu'au final, tu ne sais pas grand chose. d'ailleurs, la question ne tarde pas à arriver. elle te demande si tu boxes et toi, t'as pas l'air con maintenant. nan. que tu lâches simplement, peut-être même un peu trop froidement. t'avais pas l'intention d'en dire plus. t'as pas à raconter ta vie. de toute façon, maintenant, ça ne sert plus à rien de raconter le passé puisqu'on ne retrouvera jamais ce que l'on avait avant. tu te lèves avec une lenteur calculée. tu écartes légèrement les jambes et monte tes bras au dessus de ta tête. tu te perds un peu dans tes pensées et un léger sourire s'installe sur les lèvres alors que tu te penches en avant, avec la ferme intention de poser te mains au sol, ce que tu fais avec une aisance déconcertante. ainsi pliée en deux, tu soupires. j'ai rencontré un type. un marine. tu te redresses et poursuis, toujours sans lui accordé un seul regard. il m'a sauvé les miches, il m'a appris et il est parti. tu ne t'étales pas plus. t'as déjà assez partagé comme ça à ton goût, faudrait pas non plus trop en faire. tu te décides à la regarder, vraiment, pour la première fois depuis que t'es rentrée dans la salle d'entraînement. kick-boxing ? que tu demandes. non parce que si elle a l'intention de parler, autant qu'elle le fasse. toi, t'as pas envie de t'étendre. en y réfléchissant un peu, tu te rends compte que t'as peut-être été carrément conne de lui donner des conseils sur sa façon de boxer. tu lèves les yeux au ciel, plus pour toi même et, à nouveau, tu te plies en deux, posant tes mains sur le sol.

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MessageSujet: Re: In the forest of my mind, I stay   Sam 18 Fév - 19:17

Jillian n’est jamais contre les suggestions et, malgré la surprise, finit par appliquer les conseils de la jeune femme, un peu sortis de nulle part, tout comme les siens. Ça la pousse à s’interroger, à l’interroger même par la suite, pour savoir si elle boxait. Après tout, même si la jeune femme a une certaine expérience dans le domaine, ça n’empêche pas que cela faisait bien longtemps – trop longtemps qu’elle n’avait pas pu s’adonner à cette activité. Si ses mains étaient opérationnelles, ce n’était pas le cas de son genou. Elle rêvait de pouvoir frapper avec la mienne intensité qu’auparavant mais se devait d’être un peu patiente, surtout avec elle-même car en voulant tout brusquer, elle ne s’aiderait clairement pas à retrouver toutes ses capacités. Jillian y allait doucement, en tendant la jambe, ravie de ne pas s’être écroulée de douleur sous ce geste. Elle recommença avec son autre jambe, visant l’autre côté du sac tandis que la jeune femme lui répondait qu’elle ne pratiquait pas la boxe. Okay. Ne sachant pas quoi répondre, la brune resta silencieuse en reprenant ses activités. Visiblement, elle savait de quoi elle parlait. Elle ne voulait pas forcer le dialogue, de toute façon. Ce n’était pas son genre. Parfois, Jill sait rester silencieuse. La psychologue est finalement surprise d’entendre à nouveau la voix de la rouquine lui expliquant qu’elle avait rencontré un marine, qui, visiblement l’aurait sauvée et lui aurait appris quelques techniques avant de s’en aller. Elle hocha la tête. « C’est sympa de sa part. J’veux dire de t’avoir sauvée, et de t’avoir appris des trucs. » Après tout, rien ne l’obligeait. Jillian faisait partie de ces personnes qui n’étaient clairement pas pré destinée à survivre de la sorte, mais avait la présence d’esprit de chercher à récolter le plus d’informations possibles. Une chance qu’elle apprît facilement. Alors elle n’était pas une master dans la survie mais en deux années sur le camp, avait appris bien plus que des années à faire les scoots.  Leurs regards finirent enfin par se croiser, et elle l’interrogeait sur son activité. Jillian secoua la tête. « Full contact, mais c’est plus ou moins la même chose. » Elle haussa les épaules, et reprit la parole : « Enfin je reprends doucement, je sors d’une fracture de la rotule. » Expliquait-elle, brièvement, en lui jetant un coup d’œil. « Si tu veux apprendre d’autres trucs, y a des cours d’auto défense, la journée, j’sais pas si tu savais.. ? » Suggérait la psychologue en lui adressant un léger sourire.

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MessageSujet: Re: In the forest of my mind, I stay   Dim 19 Fév - 12:38

tu t'y prends mal. pas comme ça. garde ta posture. t'es pas stable. ton poignet, garde-le droit. puis c'est ton bassin qui entraine ta frappe. même ma gamine de cinq ans f'rait plus de mal que toi. t'es pas assez motivée. t'as pas les épaules pour ça. t'es pas assez forte. tu t'en sortiras jamais. tu t'en souviens comme si c'était hier. ce marine t'a poussé dans tes retranchements, il a fait sortir les fauves que tu tenais gentiment en laisse. il a développé ta rage. il a ouvert la porte qui t'a rendue ainsi. sauvage, volcanique, méfiante, hargneuse. cela dit, sans lui, tu serais probablement déjà devenue une abomination. tu craches le morceau, tu balances à la brune que tu l'as connu mais t'en dis pas trop, juste qu'il t'a sauvé et appris. t'as préféré dire qu'il est parti plutôt que de dire qu'il s'est fait bouffé par ta faute. t'as encore du mal à l'encaisser. c'était au début, t'étais beaucoup moins alerte, beaucoup plus sage, tu ressemblais beaucoup moins à un robot. la brune te répond qu'il a été sympa. t'étouffes un rire. c'était plus de la pitié que de la sympathie. tu hausses les épaules. t'étais encore une gamine il y a deux ans. tu te prenais pour ce que tu n'étais pas. t'as dû changer pour rester en vie. il était bien conscient que chaque vie était précieuse. il voulait pas que j'crève sans avoir essayé. tu fermes les yeux un instant et soupires. tu traines tes erreurs comme un fardeau, tu n'arrives pas à t'en débarrasser. ou alors tu ne veux pas t'en débarrasser. tu n'es plus très sûre de ce que tu dois en penser. tu trouves que tu en as déjà beaucoup trop dit et tu préfères changer de sujet, reportant ton attention sur la brune qui te tient compagnie. t'es pas idiote, t'as bien compris que les conseils que tu lui as donné, elle les connaissait déjà. tu lui balances une discipline parce que t'as besoin qu'elle parle, elle, pour éviter que tu ne le fasses. tu te rends compte que t'es vulnérable finalement. t'as pas pu te confier à ta soeur alors tu reportes ta frustration sur cette femme que tu ne connais pas. il ne s'agirait pas que ce soit plus simple de parler à une parfaite inconnue qu'à ta frangine. ça la fout mal, t'en es bien consciente alors tu te dois de te reprendre. et puis, de toute façon, il ne faut pas que tu baisses ta garde, t'es pas encore prête. elle te confie sa fracture de la rotule et toi, tu grimace. ça doit faire un mal de chien cette connerie. c'est là que t'es bien contente de ne jamais rien t'être cassé quand t'étais gamine. tu toucherais bien du bois mais t'es pas certaine que ce soit très efficace par les temps qui courent. elle te parle ensuite des cours d'auto-défense. t'es perplexe. tu en aurais surement besoin mais t'es bien trop fière pour l'accepter maintenant. ouais je sais. j'vais m'débrouiller sans. t'as jamais vraiment été du genre à accepter les mains que l'on pouvait te tendre. t'es plus du genre à croire qu'on est jamais mieux servi que par soi-même. t'as du mal à dire oui quand on te propose de t'aider. tu ne sais pas si c'est par fierté, si c'est ton égo qui parle ou si t'as trop souvent été déçue. il s'est passé quoi avec ta rotule ? que tu demandes en attrapant ta bouteille d'eau. t'as pas spécialement envie de le savoir mais ça te permettra de ne pas répondre aux possibles questions qu'elle pourrait te poser. tu portes la bouteille à ta bouche et prends une gorgée d'eau. le liquide glisse le long de ta gorge et te soulage un peu.

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MessageSujet: Re: In the forest of my mind, I stay   Dim 19 Fév - 20:52

La jeune femme lui explique qu’elle avait rencontré un type qui avait bien voulu lui apprendre deux trois trucs. Alors forcément, Jillian en conclut que c’était plutôt sympathique de sa part… mais son interlocutrice ne semblait pas être de cet avis. Elle lui faisait savoir que c’était plus de la pitié qu’autre chose. Peut être une nécessité finalement de la maintenir en vie. Jillian haussa les épaules, sans vraiment savoir quoi en penser. « Ouais enfin tu sais, de la pitié, j’pense que y en a plein qui en sont dépourvus… » Dit-elle, en passant une main derrière sa nuque. Oh oui, elle en avait rencontré des personnes qui ne savaient plus ce que ce terme signifiait. La clémence, la pitié, étaient des notions perdues en ces temps bien compliqués pour la survie. Certains étaient impitoyables, se moquaient des vies des autres. C’était ainsi, il n’y avait rien à faire. En tout cas, Jillian ne pouvait qu’espérer qu’il restait des personnes compatissantes, capables d’aider les autres par bonté de cœur – comme elle, d’ailleurs. Elle en connaissait sur le camp mais était certaine qu’il y en avait d’autres. Mais ça, ils ne le découvriraient peut être jamais s’ils ne daignaient pas à rouvrir ses fameuses portes aux nouveaux arrivants. Jillian se demandait encore pour combien de temps cette règle continuerait à être appliquée. Elle trouve ça dommage de se renfermer de la sorte bien qu’elle comprenne les risques mais pense qu’avec plus de personnes, ils seraient plus capables de se défendre contre une éventuelle menace. Jillian évoque les cours d’auto défense car elle-même n’y avait pas échappé, par curiosité et pour être certaine d’avoir tous les outils pour savoir se défendre. Au pire, ce n’est pas comme si elle avait eu mieux à faire sur le moment et avait appris certaines techniques. La rouquine avait l’air de vouloir s’en passer. Elle lui adressa un sourire. « Comme tu veux, en attendant, ils sont là, c’est gratuit alors si un jour tu sais pas quoi faire… ! » Elle haussa les épaules, l’air de dire que c’était comme elle voulait de toute manière. Ce n’est pas comme si elle allait la forcer à faire quoi que ce soit. Et puis son interlocutrice lui demanda ce qu’il s’était passé avec sa rotule. Jillian baissa un instant les yeux, puis finalement se reprit, après avoir pris une inspiration. Elle en avait déjà parler, devrait être capable de surmonter ça. Du moins, c’est ce qu’elle s’efforçait de se dire. C’était comme après un cauchemar, il paraît que lorsque l’on en parlait, ça réduisait les risques de refaire le même. « Un mec me l’a cassée avec une barre en métal. » Dit-elle, en passant une main dans ses cheveux. Elle dégluti puis passa une main sur cette fameuse rotule. « Mais elle s’rétabli doucement mais surement, alors c’est le plus important ! » Dit-elle, toujours avec cet optimisme.
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PLACE DANS LE CAMP : AVANT, tu faisais parti de la brigade de surveillance externe. DEPUIS, tu as été postée à la surveillance de la frontière est.
HABITATION : tu vis sur sunset square, au numéro cinquante-six, avec ta frangine et ton ancien baby-sitter.
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MessageSujet: Re: In the forest of my mind, I stay   Mar 21 Fév - 11:25

n'oublies jamais madison, tu en vaux la peine. maintenant, cours et ne te retournes pas. jamais. cours madison. comme si ta vie en dépendait, comme si t'avais plus rien à perdre, même pas ton souffle. j'te sauve le cul une dernière fois. ne me le fais pas regretter ma jolie. tu revois le sourire qui illuminait son visage à cet instant précis. tu voulais pas que ça arrive. t'avais merdé, c'était certain. vous aviez besoin de vivres, probablement. t'étais partie avec lui, laissant ta soeur et ta mère derrière toi. tu lui avais pourtant dit que t'étais pas prête. il en avait jugé autrement. t'as pas vraiment eu d'autre choix que de le suivre. il t'avais pourtant dit de ne toucher à rien. mais toi, t'as pas écouté. t'as shooté dans cette boite de conserve, comme si vous étiez seuls au monde. trop fort, beaucoup trop fort. le métal qui s'écrase avec violence contre cette vitrine trop fragile, le verre qui éclate et vient dégringoler sur le sol dans un fracas monumental. tu fermes les yeux et retiens ta respiration. t'as l'impression que tout se passe au ralenti. quand tu rouvres les yeux, le marine te hurle quelque chose que tu n'entends pas. tu parcours les alentours du regard et tu vois les rôdeurs affluer en masse. et toi, tu ne bouges pas. tu restes plantée là, sans pouvoir faire un geste. la brune te sors de tes souvenirs enfouis. elle n'a pas tord. t'as vu des choses que tu n'aurais pas dû voir. t'as entendu des choses que tu ne voulais pas entendre. tu devrais t'estimer chanceuse d'être tombée sur ce marine pourvu de pitié pour ta petite personne. il a vu ton potentiel, il a su que tu pourrais y arriver alors que toi, t'étais juste totalement paumée. ouais, c'est clair. que tu soupires. tu venais tout juste d'arriver quand le camp voisin est venu foutre la merde à astoria. t'avais beau être en quarantaine, t'as su, t'as vu, t'as entendu. ces gens là ne sont pas humains ou alors ils ont juste décidé de tourner le dos à ce qu'ils étaient auparavant. t'arrives aisément à faire le comparatif avec la personne que tu es devenue. on pourrait penser que t'es aussi timbrée qu'eux mais toi, t'as encore ta part d'humanité. tu penses que c'est ça qui vous différencie. tu as changé de sujet, te focalisant que l'entrainement que la brune effectuait. t'as su qu'elle faisait du full contact et elle t'a parlé des cours d'auto-défense. t'as dit que tu préférais faire sans mais tu te demandes si ce ne serait pas une bonne chose finalement. c'est pour cette raison que, lorsqu'elle évoque le fait de t'occuper les fois où t'as rien à faire, tu penches la tête sur le côté et la hoches lentement. j'y penserais. sourire en coin. tu vois, quand tu veux, tu peux te détendre et accepter de dialoguer avec les autres. bon, il est clair que tu as encore du boulot à faire. t'es loin d'être la plus bavarde qui puisse exister mais c'est déjà ça, tu arrives à aligner plus de deux phrases, c'est pas mal. elles sont courtes, certes, mais tu progresses. il faudrait que tu songes à faire une croix dans le calendrier. ou alors tu te vengeras sur anakin quand tu en auras l'occasion. tu chasses l'homme de ta tête avant de perdre la raison et te concentres sur la rotule de la jeune femme. tu lui demandes ce qui s'est passé et tu sens bien que la question est gênante. elle t'explique et tu secoues la tête de gauche à droite, la mâchoire serrée. comme quoi, cette histoire de pitié, la brune semble en avoir subit les conséquences. t'as pas le temps de répondre que l'optimisme imperturbable de ton interlocutrice refait surface. t'étouffes un rire. avec ce qui lui est arrivé, t'as du mal à concevoir qu'elle ne semble pas être en colère. toi, ça te révolte. j'espère que l'type est dans un sale état ... ou qu'il n'est plus en mesure de respirer. la dureté de tes mots et la froideur de ta voix reviennent en force. tu ne peux pas t'empêcher d'imaginer qu'un tel scénario pourrait arriver à ta soeur. tu sais précisément comment tu réagirais, tu sais exactement ce que tu ferais. tu l'as déjà fait. cinq fois. même si le souvenir de ces actes te hantent presque toutes les nuits, tu recommencerais, sans hésiter, s'il arrivait malheur à ta jumelle.

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MessageSujet: Re: In the forest of my mind, I stay   Mar 28 Fév - 18:11

Certaines personnes avaient bien trop de fierté pour accepter une main tendue. Souvent, la jeune femme prenait une autre approche, comme de la psychologie inversée, pour leur faire comprendre que ce n’était pas de la faiblesse d’accepter un coup de main, au contraire. Et puis, elle sourit en lui disant qu’au pire, si elle n’avait rien de mieux à faire de son temps, ça ne pouvait pas la tuer. Au contraire, elle deviendrait encore plus apte à se défendre et apprendre des choses d’ainés plus expérimentés grâce à leurs expériences passées. C’est ce que la jeune femme aimait avec le campement. Il y avait de tout. Ce n’était pas que des militaires, ou des anciens agents de police. Il y avait des fermiers, des médecins, des professeurs… la population était variée et chacun avait un rôle important à jouer dans la survie des uns et des autres. Une grande famille blessée par cette terre envahie par un virus dont on recherchait toujours un remède. Jill sourit alors en l’entendant répondre qu’elle y penserait et hocha la tête, sans en rajouter une couche. C’était déjà ça de pris, non ? Et puis il est finalement question d’elle, et de ce qui lui est arrivé. Jillian refusait d’avoir le statut de victime, alors même si cela ne la laissait pas indifférente d’en parler, la psy pensait que c’était important de le faire, de montrer qu’elle ne se cachait pas, qu’elle ne vivait pas dans la peur. Elle était hantée, effrayée oui, mais cela ne la définissait pas. Elle allait s’en remettre, continuer à se battre pour sa vie et avancer car elle ne pouvait se permettre de rester bloquée sur un évènement pareil. Comme d’habitude, elle tentait l’optimisme car c’était la seule chose qui l’animait. Elle haussa les épaules. « J’aimerais te dire que ouais, mais j’en sais rien. J’crois que j’ai dû m’évanouir à un moment. J’me souviens surtout qu’on m’a détachée et emmener à l’infirmerie. C’était pas mon moment le plus glorieux. » Avouait la jeune femme, en haussant les épaules. Elle n’avait pas honte, non. Elle avait fait de son mieux, mais face aux barbares, elle n’avait rien pu faire. Ils étaient venus et étaient repartis en rois. « Y a plus qu’à espérer que la prochaine fois qu’ils attaqueront, on sera plus préparés. » En concluait la jeune femme, en passant une main soucieuse dans ses cheveux. « d’où l’importance de s’entraîner. »
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MessageSujet: Re: In the forest of my mind, I stay   Sam 4 Mar - 12:19

la conversation dérive naturellement sur la blessure de la brune. quitte à ce que tu te montres bavarde, autant que tu te renseignes sur la demoiselle qui te tient compagnie. pas besoin de sortir d'harvard pour comprendre que ce qui lui est arrivé est loin d'être des plus agréable. tu sens bien que le traumatisme est récent et que la douleur de l'évènement ne s'estompera pas de si tôt. quand elle t'explique, t'aurais presque envie de piquer un fard, de sortir de là en trombe et d'aller trouver son agresseur pour lui rendre la pareille. tu as vraiment du mal à concevoir que des êtres humains se comportent tels de véritables barbares alors que dehors c'est déjà assez le bordel comme ça. t'es loin d'être la personne qui déborde le plus de reconnaissance mais t'es bien contente de faire partie du camp. tu y trouves des inconvénients mais t'es une éternelle insatisfaite alors ce n'est pas si étonnant que ça. les survivants de ce virus devraient se serrer les coudes au lieu de se tirer dans les pattes. ou de blesser, voire même tuer, leurs semblables. t'as beau avoir un caractère de merde et ne pas agir comme le plus doux des agneaux, tu as des limites. tuer par simple plaisir, tu ne pourrais pas. t'es pas sanguinaire à ce point là, faut pas déconner. tu ne tardes pas à lui demander l'état de son agresseur, ne pouvant t'empêcher d'imaginer un tel scénario avec ta soeur jumelle. elle te dit qu'elle n'en sait rien, qu'elle s'est évanouie et que son sauvetage n'était pas son moment le plus glorieux. tu t'en doutes. ça n'a pas dû être agréable de se retrouver dans une telle situation de vulnérabilité. tu serais certainement pas fière si tu avais vécu ce qu'elle a vécu. t'aurais pas honte, non parce que t'aurais fait ce que tu as pu. mais il est clair que ça t'aurait foutu un sacré coup au moral. t'as fait c'que t'as pu. et t'es encore en vie. le reste, c'est secondaire. même si tu avoues avoir une sacrée envie de tout retourner, tu ne la connais pas. qu'elle se repose, qu'elle prenne soin de sa rotule. son agresseur peut attendre. enfin, si son compte n'a pas été encore réglé. quelque chose te dit que la brune pourrait se faire un malin plaisir de le mettre à terre. elle a l'air si inoffensive et pourtant, tu penses que, le moment venu, elle pourrait faire de sacrés dégâts. tu peux te tromper, t'as pas la science infuse. mais tu préfères rester sur ta position et croire qu'elle pourrait être sacrément badass. elle insiste sur le fait de s'entraîner en cas de prochaine attaque. tu sais bien qu'elle a raison, t'es pas idiote. d'ailleurs, tu t'entraines. souvent. cela dit, tu privilégies le combat indirect et négliges le combat rapproché. ce n'est pas en apprenant à anakin à se servir des katanas que tu penses améliorer tes techniques. c'est pour ça que tu t'es réfugié dans la salle d'entrainement. tu pensais que tu serais seule et ce n'est pas le cas. à sa remarque, tu soupires. ouais, je sais. tu avale une nouvelle gorgée d'eau avant de reboucher et laisser tomber la bouteille sur ta serviette. et si tu m'montrais un peu où t'en es ? tu penches légèrement la tête sur le côté. un sac, ça rend pas les coups et ça bouge pas tant qu'ça ... tu hausses les épaules. pas de panique pour ton genoux, t'es pas obligée d'forcer. t'as pas l'intention de lui faire mal, t'as pas envie que sa blessure prenne plus de temps à guérir non plus. seulement, si elle a tant envie que ça que tu t'entraines, tu te dis qu'elle pourrait peut-être bien être en mesure de te refiler quelques tuyaux intéressants à prendre en compte. la boxe, tu connais. le full contact, pas vraiment. t'as dû te former seule à l'aïkido et au kendo. la brune pourrait t'enseigner quelques mouvements à rajouter à ta panoplie après tout.

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MessageSujet: Re: In the forest of my mind, I stay   Mar 7 Mar - 23:00

La jeune femme sourit légèrement en entendant les propos plutôt optimistes de la rouquine. Oui, c’est ainsi qu’elle pensait, autrement Jillian serait envahi par la culpabilité, la honte ou autres émotions inutiles dans le sens où rien ne pourrait rien changer au fait que c’est du passé, que ça lui est arrivé et qu’elle n’y pouvait rien. Elle hocha donc la tête, en soufflant : « J’aurai pas mieux dit. » A quoi bon ressasser ? Elle ne vivait pas pour être en colère, pour se laisser bouffer par ce genre d’émotions, d’envies telles que de se venger et de retrouver ceux qui lui on fait ça. Jillian sait qu’ils reviendront, et ce jour là, elle espérait de tout son cœur, qu’ils seront tous prêts à se battre pour empêcher une nouvelle invasion. C’était la seule manière de les repousser : être prêts. Autrement, qui sait ce qu’ils pourraient bien faire ? Ils pourraient tous les tuer, par ennui et reprendre leur camp qu’ils ont mis tant de temps à rendre prospère. Ils ne pouvaient pas se permettre de se retrouver dans une situation pareille. La brune insista donc sur le fait qu’il fallait s’entraîner, constamment pour ce fameux triste jour. Elle ne pouvait qu’espérer que ça n’arrive que dans un certain temps. Ils avaient déjà du mal à se remettre de leur attaque. Jillian n’était pas encore en mesure de se battre. Surtout pas avec son genou qui lui disait de rester tranquille. Un mauvais coup, et la jeune femme était bonne pour un retour à la case départ. Qui plus est, sa spécialité était les coup de pieds, autant dire qu’elle n’allait pas lui vendre du rêve. « La différence entre la plupart des arts martiaux et le full contact, c’est qu’en plus de boxer, on donne des coups de pied, mais pas au-dessous de la ceinture, alors autant dire que là, ça va être compliqué. » Lui soufflait la jeune femme en haussant les épaules. Ce n’était pas aujourd’hui qu’elle allait pouvoir lever la jambe pour atteindre la tête de quelqu’un. Elle haussa les épaules, puis finit par se placer, en maintenant sa garde. « Mais tu peux toujours essayer, si tu veux. » Dit-elle, en se plaçant plus au centre de la pièce.
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MessageSujet: Re: In the forest of my mind, I stay   Dim 12 Mar - 20:12

t'as décidé que tu pourrais tirer avantage de cette conversation. surtout en matière d'entrainement. quoi de mieux que de lui demander subtilement de te filer un coup de main ? oui, parce que t'es bien trop fière pour le lui demander clairement. et tu n'as toujours pas confiance. saloperie de sauvagerie. elle t'explique que les coups de pied sont donné au-dessus de la ceinture lorsque l'on pratique le full contact. tu comprends donc la difficulté pour elle d'utiliser pleinement son genou. cependant, elle se place au centre de la pièce, prenant soin de se positionner correctement, garde levée en te donnant le loisir de t'essayer à sa discipline. toi, t'affiches un sourire en coin. t'es prête à apprendre. au fait, moi, c'est maddie. que tu poses là, comme si de rien n'était, en rattachant tes cheveux en un chignon assez vulgaire. tant qu'à faire, et puisque vous étiez là toutes les deux, autant qu'elle connaisse ton prénom et que tu saches le sien. enfin, si elle veut bien se donner la peine de te le dire. mais ça, t'en doutes pas vraiment. la brune déborde de gentillesse, te rappelant, à bien des égards, ta soeur jumelle. ce doit être pour ça qu'elle te sert de cobaye pour ton expérience de sociabilisation. tu te places en face d'elle, mains levée afin de protéger ton visage, comme ton mentor te l'avait appris. cela dit, tu dois bien avouer que tu ne sais pas vraiment quoi faire. boxer, c'est une chose. ajouter des coups de pied, c'en est une autre. t'es pas très branchée coordination. tu te rappelles que, quand tu étais gamine, tu voulais apprendre à jouer de la batterie. cela dit, ça n'a jamais fonctionné. t'es pas vraiment du genre patiente et t'arrivais pas à comprendre comme tu pouvais faire pour jouer un rythme différent avec chacun des membres de ton corps. un désastre des plus total. et, à cet instant précis, t'as l'impression de subir la même torture. c'est pour ça que t'as l'air complètement désemparée derrière tes mains qui te servent de garde. esquiver les coups, les rendre, ça, t'as pas de problèmes. j'crois que j'vais avoir besoin d'aide là. que tu lâches, bien consciente de l'effort considérable que tu as fourni pour formuler ta demande de manière très claire. tu laisses retomber, instinctivement, tes bras le long de ton corps, presque choquée d'avoir demandé de l'aide. t'as absolument aucune idée de ce que tu dois faire et t'aimes pas être dans une telle position. t'as besoin de tout contrôler, toujours, tout le temps. et depuis que t'as posé ton cul à astoria, t'as l'impression que tout va de travers. tu ne contrôles plus rien et ça, ça te dérange fortement. t'es même pas capable de contrôler tes propres sentiments pour un pauvre type que t'as à peine rencontré, t'arrives plus à atteindre ta soeur. t'as retrouvé ton père, certes, mais, mis à part ça, tout semble t'échapper. alors quand tu te retrouves comme une conne devant la brune, à ne pas savoir par où commencer, bah ça te fout un sacré coup au moral. euh ... comment tu ... comment tu veux procéder ? tu te racles la gorge en reprenant tes esprits et replace ta garde. t'as pas le droit de te laisser démonter comme ça. garder la tête haute. ouais, tu repasseras pour ça, t'as bien compris.

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MessageSujet: Re: In the forest of my mind, I stay   Dim 12 Mar - 21:23

Jillian est un peu frustrée. Elle avait hâte de pouvoir à nouveau utiliser ses jambes comme elle en avait l’habitude auparavant. Elle s’était instruite durant sa période à l’hôpital, avait eu quelques retours de grands blessés. On lui avait dit qu’il faudrait plusieurs mois, voire presque une année avant qu’elle ne puisse prétendre que tout ceci n’était qu’un mauvais souvenir. Sur le moment, ça l’avait un peu plombée, il fallait l’avouer. Jill est pourtant quelqu’un de patient, mais dans un pareil contexte où il est important de pouvoir bouger et surtout se défendre, la jeune femme est un peu amer, craignant qu’elle devienne un fardeau. Elle n’a pas envie d’être celle que l’on doit protégée. La brune a toujours été indépendante. Alors elle explique à la rouquine l’importance de s’entraîner, et en vient à la conclusion que c’est ce qu’elles allaient faire à présent. Au milieu de la salle, la jeune femme se place correctement, et finit par arborer un sourire plus grand lorsqu’elle se présenta. « Enchantée Maddie, moi c’est Jillian. Tu peux m’appeler Jill’ » Dit-elle en haussant les épaules. Tout le monde le faisait, il n’était pas rare qu’on lui donne des petits surnoms. Elle trouvait ça mignon, et puis en général, c’était une marque d’affection, de proximité, alors pour quelqu’un comme Jillian qui était tout sauf distante, ça ne l’embêtait absolument pas. Positionnée, elle attendait probablement que Maddie s’y mettre mais la rouquine ne fit rien. En effet, son interlocutrice semblait un peu perdue. Jillian reprit la parole après qu’elle lui ai demandé de l’aide, en s’approchant d’un pas. « Y a pas de souci. » Soufflait la demoiselle, en s’arrêtant à sa hauteur et en se plaçant à côté, pour reprendre la parole. « Bon, je te montre comment on fait au full contact mais t’imagines bien que si tu t’retrouves en face d’un mec, t’as le droit de lui donner un coup de pied entre les jambes, faut oublier les règles à ce moment là. » Soufflait-elle dans un léger sourire, ça coulait de source et la brune se doutait bien que Maddie n’était pas stupide. « J’sais pas si t’as déjà fait de la danse ? Mais au final, ça aide, faut se déplacer autour de la personne, ne pas oublier de respirer. Tu peux alterner les coups de poings. » Dit-elle en imitant les gestes, et en ajoutant : « et le but c’est de pouvoir donner des coups de pieds notamment dans les côtes, la tête. Bien sûr faut t’assurer qu’on ne puisse pas t’attraper la jambe, sinon c’est toi qui risque d’avoir mal. » Expliquait-elle, en la regardant. « Mais on peut se contenter de boxer, si tu veux, ou tu peux tenter les coups de pieds, du moment que tu m’vises pas les jambes, ça m’va ! A moins que tu veuilles tester sur le sac d’abord ? » proposait la psychologue, en se replaçant en face d’elle.
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