( tell me some things last )

AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
bienvenue sur not tomorrow yet I love you
les infos pour comprendre le lancer de dés et les jokers sur le forum sont par ici
retrouvez le guide de nty pour répondre à toutes vos questions

Partagez | 
 

 ( tell me some things last )

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité

MessageSujet: ( tell me some things last )   Sam 15 Oct - 18:47

some things last

take my mind and take my pain, like an empty bottle takes the rain, and heal. take my past and take my sins, like an empty sail takes the wind, and heal.
and tell me some things last.
Tu tournes en rond, le cœur tambourinant au creux de ta cage thoracique meurtrie par tant d'assauts. Tu croises, décroises ces bras qui ne trouvent plus leur place le long de ton enveloppe charnelle. Tu déglutis, reprends ton souffle, esquisses quelques brefs rictus, frottes ta nuque, froisses tes vêtements. Tu jettes quelques œillades par delà la vitre du fourgon, poses un instant ton corps sur cette imposante malle qui prône dans un coin du coffre jonché de grains de terre, fermes tes yeux le temps d'une poignée de secondes.
Il fait nuit. L'obscurité enveloppe les lieux d'un drapé ébène et le froid d'automne s'engouffre sous tes vêtements marqués par l'usure. Tu tentes vainement de réchauffer tes mains en les frottant avec frénésie sur tes cuisses. Tu t'impatientes, t'agaces, t'inquiètes. Le doute dévore chacune de tes pensées et l'angoisse se lit dans tes yeux soulignés par de larges cernes violettes. Tu déglutis encore une fois, puis deux, incapable de regagner un semblant de calme. Incapable de faire preuve de sang-froid. Tu as le sentiment que le poids des minutes s'écoulant s'amasse sur tes épaules. Tu te relèves, t'agites de plus belle dans cette étroite cargaison encombrée de mobiliers et équipement en tout genre (quelques fines étagères, des outils, des chaises, un carton de couvertures, un autre de vêtements, deux glacières, un matelas, des livres, sacs, etc). Puis te te rassois à nouveau une fois le tour du lieu achevé, remontant mécaniquement tes manches.

Et brusquement, la porte du camion s'entre-ouvre dans un lourd grincement. Tu lèves les yeux, ceux même qui étaient jusqu'alors distraits. Quelques fins rayons lunaires s'infiltrent à l'intérieur, éclairant ton visage d'un doux filigrane bleuté. Tu te redresses doucement, plongé dans un mutisme qui laisse deviner toute ta gêne en le voyant entrer. Ton cœur tambourine de plus belle, faisant écho dans ta gorge.
Tu t'approches de lui, d'un pas. Puis deux.
Tu as le sentiment qu'il s'est passé une éternité entre ce soir et la dernière fois que vous vous êtes vus, au camp de quarantaine. Et tu as cette envie, ce désire quasi-incontrôlable de laisser tes émotions te submerger pour le prendre dans tes bras. Pour le serrer contre toi. Mais tu te contiens, ne laissant à toutes ces émotions que le soulagement de pouvoir enfin loger tes prunelles au fin fond des siennes. Sans un mots.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

MessageSujet: Re: ( tell me some things last )   Dim 16 Oct - 20:10

some things last

take my mind and take my pain, like an empty bottle takes the rain, and heal. take my past and take my sins, like an empty sail takes the wind, and heal.
and tell me some things last.
La nuit tombée, c’est la seule lueur de la lune qui éclaire la rue dans laquelle tu te déplaces en direction du camion de ravitaillement indiqué par Wes comme point de rendez vous. Tu observes les habitations, le semblant de normalité que tu as retrouvé ici. Une normalité que tu ne pensais plus pouvoir un jour ne serait-ce qu’effleurer. Alors tu marches, lentement, les mains dans les poches, seul au milieu du quartier endormi à cette heure tardive. Tu observes autour de toi, comme guettant que personne ne te suive, ne daigne être un peu trop curieux, mais personne à l’horizon. Personne si ce n’est plus loin, sur les barricades, les équipes de surveillance, qui d’ici ne peuvent pas t’apercevoir, caché en partie par les ombres des bâtisses de bois clair que tu dépasses à mesure que tu te dirige vers le point de rendez-vous. Entrevue que tu imagines être un désir d’intimité, un désir de solitude. Rien que vous, loin de l’agitation ambiante, loin de la vie en communauté.
À mesure que tu te rapproches, tu sens ton cœur s’accélérer légèrement. Vous ne vous êtes pas vraiment revu, seulement croisés. Quelques regards, quelques gestes effleurés, sans jamais aller plus loin. Parce qu’encore une fois, vous n’étiez jamais seul. Trop fraichement arrivé pour être indépendant mais trop ancien pour rester en quarantaine. Alors tu t’es concentré sur une seule tâche, t’adapter à cette nouvelle vie. Altérer la méfiance que tu as depuis ton arrivé précipité en ces lieux, dans cette communauté dont tu ne connaissais rien. Cette même communauté qui te paraissait simplement utopique, trop belle pour être vraie.

Tu finis par arriver au niveau du camion, dont tu entrouvres la porte, observant une dernière fois autour de toi, balayant le paysage du regard pour être sûr que personne ne t’a surpris. Puis tu te lances, grimpant dans le camion, refermant derrière toi, pour enfin te tourner vers lui. Poser ton regard sur son air un peu hésitant, probablement un peu gêné. Tu as l’habitude de ce genre de situation, du moins, tu en avais l’habitude. Tu as toujours su être discret, tu as toujours connu les relations prohibées, secrètes, alors plus rien ne t’étonne ou ne te surprend, mais lui, découvre une nouvelle façon de te côtoyer. Autre que votre amitié acquise au fil des kilomètres. Autre que vos rapprochements toujours corrects, jusqu’à ce baiser. Ce baiser qui t’a hanté bien plus que tu ne l’aurais imaginé. Vos silhouettes, son visage, sont simplement éclairés très faiblement par le peu de rayons lunaires qui passe au travers des embrasures diverses des portes. Tout est noir, tout est intime, alors tu t’approches de lui. Un sourire éclaire tes traits « Salut toi » Dis-tu avant de prendre son visage entre tes mains, pour t’approcher encore, tout contre lui. Presque hésitant, presque nerveux. « Tu me voulais pour toi tout seul c’est ça ? » Lâches-tu comme pour détendre l’atmosphère et probablement ta propre personne.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

MessageSujet: Re: ( tell me some things last )   Dim 16 Oct - 23:28

some things last

take my mind and take my pain, like an empty bottle takes the rain, and heal. take my past and take my sins, like an empty sail takes the wind, and heal.
and tell me some things last.
Il parait calme, serein, bien loin de ce tourment qui affole chaque recoin de ton enveloppe charnelle. Il te fixe de ses profondes iris auburn, noyant ton regard dans l'immensité de ses pupilles insondables. Tu déglutis une énième fois, incapable de prédire l'issue de ces retrouvailles. Le doute voile tes pensées. Le désarroi fige chacun de tes muscles. Le tourment te prive de tout mot. Mais il s'approche, et tu sens la paume de ses mains encore fraîches se saisir de ton visage. Tu sens son enveloppe s'accoler délicatement à la tienne. Tu sens son souffle caresser ton épiderme entre deux murmures. Tu sens la chaleur de son corps, la douceur de sa peau. Et il te susurre ces quelques mots frondeurs qui t'arrachent un sourire confus, un sourire gêné. Ces quelques mots qui, sur le moment, ne font qu'accentuer ta pudeur. Tu hésites, égaré dans tes sentiments. Tu ne sais pas à quoi te rattacher. Il n'y a rien qui puisse te guider. Rien à part l'affection que tu lui portes. Et la confiance que tu lui voues. Ça doit être ça. Soupires-tu dans un souffle coupé. Tu ne trouves rien de mieux à lui rétorquer. Rien de mieux que la simple vérité.
Ces derniers jours ont été particulièrement difficiles. Tes repères ont disparus, laissant place à un doute ambiant, une inquiétude permanente. Tu n'as, à aucun moment, osé décrocher un regard franc à Aden, ni même lui donner l'accolade au moment de vos retrouvailles sur le camp. Tu es resté froid, distant, évasif, guettant chaque regard porté sur vos silhouettes et chaque murmure glissé dans votre dos. Tu as aussi évité Clarke, Saul et Emmett qui se sont, semblerait-il, bien intégrés. Tu es resté discret, spectateur de cette société nouvelle qui obéit à des lois encore approximatives. Tu es resté seul, en marge de toute sociabilisation.
Ton cœur se serre. Tu as du mal à te retrouver dans tout ça. Vos regards. Vos geste. Votre baiser. Ces derniers jours, tu as pris brusquement conscience de ton attirance pour lui. Une attirance que tu peines à comprendre. Et plus encore, que tu peines à assumer. Désolé, j'ai aucune idée ce que je dois faire. Lâches-tu avec la violence d'un aveu. Tu t'agites sous ces mots, agacé de ton rôle dans cette situation. Agacé de ne plus avoir le contrôle. Agacé de ne pas être capable de mener la danse. Agacé d'être dans l'attente d'une initiative de sa part. Initiative que tu as toujours eu l'habitude de prendre, auparavant, quelque soit la personne en face de toi.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

MessageSujet: Re: ( tell me some things last )   Mar 18 Oct - 19:53

some things last

take my mind and take my pain, like an empty bottle takes the rain, and heal. take my past and take my sins, like an empty sail takes the wind, and heal.
and tell me some things last.
Wes comme jamais tu ne l’as vu. Wes comme jamais tu ne l’as connu. Lui toujours si sur de lui, si confiant, si autoritaire qui là semble perdre tout ses moyens. Semble perdu et hésitant face à toi et ton assurance. Ce genre de relation secrètes, qui plus est avec un homme, tu connais bien, puisque c’était pour toi le seul moyen de vivre réellement ton orientation sexuelle. Loin du traditionalisme républicain de ta famille, qui ne pouvais t’imaginer attirer par autre chose que les femmes. Alors tu caresses un instant son visage de tes pouces, le regard ancré dans le sien, souriant légèrement en coin de sa gêne lorsque qu’il admet ne pas savoir si prendre, ne pas savoir faire. Tu te recules et avises le contenu du camion autour de toi. « Attend un instant » Lâches-tu avant de récupérer deux couvertures que tu déplies sur le sol, dans un coin, contre deux larges sac de grains contre lesquels vous pourrez appuyer. Puis finalement, tu prends place sur cette petite épaisseur qui empêche de sentir la fraicheur du métal de la carrosserie du camion. Tu t’appuies contre un des deux lourds sacs de toile en croisant les pieds, tapotant la place à côté de toi pour lui signifier de te rejoindre, ce qu’il fait, sans rien dire. C’est là que le regard tourné vers lui, tu saisis sa main, avant de la fixer. De fixer cette étreinte, tandis que tu entrelaces vos doigts. Tu veux qu’il soit à l’aise autant que toi mais plus que tout chose, tu veux que vous soyez honnêtes. Voilà pourquoi avant de simplement l’embrasser sans réfléchir, tu as besoin de mettre les choses au clair, de discuter avec lui des derniers évènements qui même si votre rapprochement te plait énormément, il te surprend d’autant plus.
Wes que tu as toujours imaginé préférant la gente féminine, voyant en toi un ami proche, très proche, mais rien de plus. Une relation platonique, avec juste une étreinte rassurante lorsque tu en venais à sauver sa peau une fois de plus, grâce à ta débrouillardise aguerrie. « Je ne m’attendais pas du tout à ça l’autre jour, pour être honnête » Lâches-tu en fixant vos mains, caressant le dos de la sienne de ton pouce, fronçant les sourcils presque gênés d’admettre tout haut ce que tu penses tout bas. Toi l’habitué des secrets, toi l’habitué des mensonges pour mieux te protéger. « Enfin pas que ça ne me plait pas hein, bien au contraire, mais… » Hésites-tu avant de poursuivre, légèrement évasif. « Tu es sur de toi ? » Finis-tu par prononcer, avant de relever le regard et tourner la tête vers lui, dans l’attente de sa réponse. Tu as besoin de certitude, tu ne veux pas être la victime d’une passade qu’il regrettera bien trop vite. Oui car lorsque tu t’engages, ce n’est pas à moitié, ce n’est pas à base de supposition et de carpe diem. Lorsque tu t’engages, c’est avec tout ton cœur et toute ta loyauté. Parce que tu es comme ça toi, un type entier.


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

MessageSujet: Re: ( tell me some things last )   Dim 23 Oct - 20:19

some things last

take my mind and take my pain, like an empty bottle takes the rain, and heal. take my past and take my sins, like an empty sail takes the wind, and heal.
and tell me some things last.
Sa caresse t'arrache quelques milliers de frissons, vifs et piquants comme de violentes décharges électriques. Il t'abandonne l'espace d'un instant, aménageant un coin qui se veut plus intimiste, plus enclin à d'éventuels rapprochements physiques. Tu le rejoins sans un mot, abordant son enveloppe charnelle de ton corps encore fébrile et laissant ses phalanges enlacer les tiennes avec une infinie douceur. Tu déglutis, gêné de ce désir qui enflamme chaque partie de ton être et consume ton palpitant. Il t'adresse ce regard complice, ce regard qui embrase ta raison et éveille tes desseins les plus ardents. Ce regard qui finit par te quitter, apaisant d'une caresse cette tension qui engourdissait jusque là tes muscles.
Tu entends ses mots comme s'ils n'étaient que de simples murmures et sa question comme si elle avait la force de percer tes deux tympans. Tu fuis inévitablement ses yeux à cet instant précis, cherchant dans l'obscurité une forme quelconque à laquelle tu pourrais te raccrocher. Elle tourne en boucle dans ton crâne comme la bande son interminable d'un vieux film. Elle meurtrie ta pudeur et efface ces quelques grains d'assurance qui s'accrochent à ton être comme de précieux joyaux. Tu mords tes lèvres, les assènes de violents coups de crocs comme pour prévenir tes songes de toutes illusions, de tout aveux qui pourrait fausser ce que vous êtes entrain de vivre. Ce que vous essayez de construire. Et tu déglutis.
Pas vraiment. Déclares-tu dans un soupire gorgé de peine. Pas vraiment. Tu n'as rien su dire d'autre sur l'instant. Tu ne trouves pas les mots pour lui expliquer tout ce désordre qui règne dans ton crâne. Tu n'arrives d'ailleurs même pas à te l'expliquer toi-même. Et pourtant, c'est dans ce regard que tu fuyais jusqu'à présent que tu sembles percer ces doutes. C'est dans ce regard que tu trouves une réelle réponse à cette question. Enfin si. Je suis sûre de deux choses. Affirmes-tu avec assurance. Une assurance que tu sembles retrouver, petit à petit. Je suis incapable de survivre à tout ça sans toi. Tu reprends ton souffle et loges tes prunelles dans son regard ébène. Et ce qu'on est entrain de vivre, là, ensemble...J'veux pas que ça s'arrête.

Tu resserres cette étreinte entre vos mains. Tu ne sais pas où tout ça peut vous amener. Tu n'es même pas certain de savoir ce qui se passera cette nuit, puis celle d'après, et celle encore après. Mais tu as confiance en lui. Tu as confiance en vous. Tu sais qu'à deux vous êtes plus forts. Tu sais que si votre groupe n'a connu aucun drame, c'est grâce à ce lien qui vous unit tous les deux. Il te comprend comme jamais tu n'as eu le sentiment que quelqu'un puisse te comprendre. Et tu ne sais peut-être pas quels sont ces sentiments que tu as à son égard, mais tu sais que tu l'aimes bien plus que quiconque ici. Et rien ne te semble plus important aujourd'hui.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

MessageSujet: Re: ( tell me some things last )   Lun 31 Oct - 11:38

some things last

take my mind and take my pain, like an empty bottle takes the rain, and heal. take my past and take my sins, like an empty sail takes the wind, and heal.
and tell me some things last.
Tu sais que ton envie de certitude est probablement futile. Comment être sur de quoi que ce soit avec la période actuelle ? Avec ce que le monde est devenu. Wes n’a probablement jamais imaginé, avant tout ça, avant toi, s’engager avec un homme. Lui à la vie bien rangé, lui à la vie pleine de promesses et de succès. Bien loin de ta propre vie, modeste, gorgée de mensonges et de traditions stupides et trop fermées d’esprit. Toi qui te destinais à une vie sensiblement malheureusement, loin de ce à quoi tu aspirais réellement. Jusqu’à cette fin du monde, en quelque sorte. Jusqu’à ce que malgré la survie, le froid, la faim, les morts et la peur, tu apprennes à être toi même. Jusqu’à votre baiser, jusqu’à ce moment où tu as envisagé autre chose, d’autres perspectives.
Il n’est pas sur de lui, il ne sait pas, tu le sens un peu hésitant, gêné et surtout peiné et pourtant. Pourtant ses justifications te conviennent, parce que tu ne peux pas être trop exigeant. Tu ne peux pas trop lui en demander et tu te rends compte que quand bien même, tu préfères vivre l’instant, plutôt que de regretter d’en avoir trop voulu d’un coup. Tu le comprends bien plus que tu ne le pense et lorsqu’il resserre l’étreinte de vos mains, ton regard se pose sur ses dernières, pour ensuite venir s’ancrer dans ses yeux. « C’est tout ce que je voulais entendre » Lâches-tu avec un léger sourire qui se veut rassurant, tandis que ton visage s’approche du sien. Ce n’est pas exactement tout ce que tu voulais, mais es tu réellement sur de savoir ce que tu veux ? Es tu sur d’être en mesure de définir réellement tes désirs ? Non tu te rends compte que tout cela est bien futile et que la vérité, c’est que tu veux juste être avec lui, quoi qu’il arrive. Alors ton visage s’approche du sien, tu viens frôler ses lèvres un instant, profitant de son souffle chaud tandis que les battements de ton cœur s’accélèrent. Puis tes lèvres finalement, le gratifie d’un baiser plus passionné, plus ardent, moins timide. Un baiser à l’image de celui que vous avez finalement échangé pour la première fois il y a peu. Un baiser fort de promesse et de sentiments. Parce que tu ne veux plus te voiler la face. Parce que tu ne veux plus hésiter ou craindre. Parce que tu veux juste te laisser emporter.
Alors ta main lâche la sienne. Tu viens saisir son visage, en t’appropriant encore plus ses lèvres. Tu viens perdre une de tes mains dans ses cheveux, alors que ton corps s’approche un peu plus de lui. Alors que tu sens cette chaleur émaner de toute ta personne, pour qu’ensuite tu viennes retirer ta veste, la laissant tomber derrière toi. Tes lèvres reculant à peine des siennes, tu lui murmures simplement « Laisse toi faire... » Avant de venir vous emporter dans un nouveau baiser. Avant de venir lui retirer sa veste à lui aussi. Avant que tes mains viennent parcourir tout son torse encore couvert, son dos, ses muscles qui se sont dessinés au fil des mois et dont tu peux enfin profiter. Que tu peux enfin découvrir de la façon dont tu t’es permis de rêver à plusieurs reprises. Plus de barrières. Vous êtes seul, à l’abri des regards, baigné dans les faibles rayons lunaires qui passe à travers les vitres avant du camion. Plus rien à craindre et tout à espérer.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

MessageSujet: Re: ( tell me some things last )   Lun 31 Oct - 16:20

some things last

take my mind and take my pain, like an empty bottle takes the rain, and heal. take my past and take my sins, like an empty sail takes the wind, and heal.
and tell me some things last.
Tu réponds à son sourire avec une peine qui miroite dans l'immensité de tes prunelles, conscient de ne pouvoir lui donner ce qu'il attend. Conscient que tu pourrais lui faire bien plus de mal que tu n'en as fait à Clarke. Conscient que tu pourrais briser les minces espoirs qu'il lui reste. Conscient que rien chez toi n'est stable, ou fiable. Conscient qu'il n'existe aucun homme capable de soutenir le poids de toutes les monstruosités que tu as commises.

Tu fermes les yeux, laissant chacun de tes sens s'éveiller sous ce tendre baiser dérobé. Tu le laisses te guider dans ces gestes qui te paraissent étrangers, abandonnés dans un monde qui n'existe dorénavant plus. Tu épouses ses lèvres avec cette même ardeur qui l'anime, embrassant ce désir qui enflamme ton enveloppe charnelle comme si celle-ci n'avait pas plus de consistance qu'un vulgaire épouvantail. Tu te redresses légèrement, les muscles éreintés de passion, quittant à sa demande ton bomber usé et frissonnant sous ses murmures. Tu te hisses sur tes genoux, entraînant son corps à adopter ta posture. Ton souffle s'accable d'envie, heurtant son visage avec plus de violence qu'un coup franc. Tu frémis sous ses caresses, sous ses gestes qui s'aventurent sur ton enveloppe avec une assurance enivrante. Ton palpitant martèle ta cage thoracique d'une brutalité sans nom. Tu le veux. Et tu le prends, tu te l'accapares égoïstement, découvrant son corps si soigneusement dessiné en ôtant son maillot délavé, et parcourant de tes phalanges sa peau brûlante. Tu saisis sa mâchoire, embrasant sa carcasse avec plus de convoitise que l'appétence d'une faucheuse et tu lui voles un baiser enflammé, langoureux, qui ne trouve de cesse que lorsque tu viens loger tes lèvres dans son cou. Ce cou dans lequel tu te réfugies un instant, reprenant des gestes plus doux, moins impulsifs, comme si une infime partie de ton angoisse venait de disparaître. Et tu déposes un bref baiser sur sa peau avant de te redresser, face à lui, logeant tes pupilles dans ses yeux. Tu souris. Le ton moqueur. Et toi, t'es sûr ?
C'est comme si tu avais oublié toutes les pensées qui te bouffaient de l'intérieur. Comme si l'idée même que tu n'attendais plus rien de cette vie venait de disparaître. Comme si tes désillusions passées n'avaient jamais existé. Comme si quelque chose de plus beau était entrain de se construire. Là. Dans vos mains. Un an et demi ça te suffit pas ? Ajoutes-tu, les prunelles rieuses, la commissure de tes lèvres toujours marquée par ce sourire gorgé de malice.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité

MessageSujet: Re: ( tell me some things last )   Jeu 10 Nov - 12:10

some things last

take my mind and take my pain, like an empty bottle takes the rain, and heal. take my past and take my sins, like an empty sail takes the wind, and heal.
and tell me some things last.
Tu te laisses guidé par l’instant, tu t’abandonnes aux gestes, sans songer au reste. Sans songer à tout ce qu’il peut se passer dans vos vies aujourd’hui. Tu as besoin de cette évasion, tu as besoin de ce moment avec lui, trop longtemps rêvé, trop longtemps espéré. Tu frissonnes sous ses caresses et prolonge ses baisers. Tu t’emportes toi aussi, dans la folie et la passion de l’instant. La douceur revient guider ses gestes et tu fermes les yeux, lui offrant ton cou en penchant la tête sur le côté, venant caresser son dos pour le rapprocher toujours davantage de toi, après l’avoir aidé, lui aussi, à se débarrasser du tissu trop gênant. Tu découvres sa peau comme jamais auparavant. Tes yeux ne sont plus les seuls témoins de son être. Les gestes se mêlent aux espérances. Ton cœur s’emballe dans ta poitrine, à l’image de l’instant qui gagne en intensité. Tu frissonnes sous ses caresses, sous ses baisers, avant de sourire à ses mots. « Oui, je suis sur » Lâche-tu comme une évidence, ce sourire étirant toujours tes lèvres. Tu es même plus que sur, depuis un moment déjà. Mais tu es resté en retrait, absent de toute tentatives, de tout geste déplacé. Simplement car tu ne voulais pas tout gâcher, tu ne voulais pas aller trop vite. Tu ne voulais pas l’effrayer, lui auquel tu t’es mis à tenir bien plus que de raison. Tes mains viennent doucement entourer son visage, que tu caresses de tes pouces, avant de perdre une de tes mains dans ses cheveux. « J’en veux toujours plus, tu sais » Renchéris-tu à ses paroles avec un plus large sourire, cette lueur espiègle dans le regard, toi aussi, répondant à sa taquinerie. Tu te sens incroyablement à l’aise à ses côtés. Tu te sens toi même, véritablement. Sensation que tu n’avais pas ressentie depuis bien longtemps. Alors tu viens reprendre ses lèvres, comme pour appuyer tes propos. Un baiser tendre, plein de promesses et d’affection, mais qui très vite, s’enflamme de nouveau. Qui retrouve cette ardeur qui a guidé tes premiers gestes. Tu en veux plus, comme tu l’as si bien dit. Alors, tes mains descendent pour défaire sa ceinture et le bouton de son pantalon. Pour le débarrasser de tout ce tissu que tu trouve gênant et derrière lequel tu t’aventures, venant caresser ses hanches par dessus son fin sous-vêtement. Tes lèvres se déplacent jusqu’au lobe de son oreille que tu viens doucement embrasser puis mordiller, le souffle qui se raccourci toujours davantage à mesure que tes gestes reprennent le dessus sur tes pensées. « On a pas besoin de tout ça » Murmure-tu à son oreille, tandis que tu viens toi aussi, défaire les attaches de ton pantalon, pour le retirer, enlevant aussi au passage tes chaussures, ne gardant que ton caleçon, avant de t’allonger sur ce lit de fortune fait en couverture. Tu ne sens pas le froid ambiant tant ton corps bouillonne. Tu lui fais signe de te rejoindre et dès qu’il le fait, vos corps l’un contre l’autre, sur le côté, tu reprends ses lèvres pour le rassurer, tandis que tes mains s’emballent de nouveau à explorer chaque nouvelle partie de son être offert à ta personne. Descendant au creux de ses reins, dans le bas de son dos, jusqu’à ses fesses, que tu découvres avec un appétit nouveau. Une soif de lui que tu vas enfin pouvoir abreuver.

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: ( tell me some things last )   

Revenir en haut Aller en bas
 
( tell me some things last )
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [VIDEO] Don't hold back, just push things forward
» [Sign'Contest #108] There are some things in life you just do
» Not all monsters do monstruous things. (Lyds)
» My precious things ♥
» I spend my life doing strange things with weird people. [D. Alexandra Heard]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
NOT TOMORROW YET :: enjoy the little things :: les rps inachevés-
Sauter vers: