chemicals' taste :: w/yancy (flashback)

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 chemicals' taste :: w/yancy (flashback)

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INSCRIPTION : 23/09/2016
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IDENTITÉ : sandrider :: marie
FACECLAIM : james mcavoy :: sandrider (ava, sig, colos) + tumblr (gif)
MULTILINKS : hailey lyndon :: rory wyatt :: swan jacobs
POINTS : 5094

STATUT CIVIL : récemment veuf, une certaine démone rousse ayant mis fin à la vie de sa femme d’une balle en plein crâne, « pour l’exemple » :: ça lui apprendra à descendre un gars d’Echo sans demander la permission, à coucher avec une traîtresse, et à ne pas avoir les couilles de déclarer sa flamme à son premier véritable amour avant qu’il ne soit trop tard
ANCIEN MÉTIER : patron d'un club de strip-tease à las vegas qui servait aussi de couverture pour blanchir l'argent de la branche locale d'un cartel de drogue dont il était responsable :: ce qu'il a traduit à son arrivée à astoria par « businessman dans l'import/export de pharmaceutiques, et gérant philanthrope d'un centre d’accueil et réhabilitation pour les femmes de petite vertu »
PLACE DANS LE CAMP : officiellement distributeur de rations, rétrogradé par la démone rousse histoire d’enfoncer le clou :: officieusement leader de la résistance interne :: let’s fuck those bitches up
HABITATION : sunset square, 36 w/ xiomara villalobos, sa mère, qui habitait déjà sous ce toit avant l'épidémie
ARME DE PRÉDILECTION : ses poings, à défaut de pouvoir porter une arme sur lui au sein du camp, mais il doit bien s'avouer que la sensation d'avoir une arme à feu entre les mains lui procure un plaisir immodéré
ÂGE : 37 ans


MessageSujet: chemicals' taste :: w/yancy (flashback)   Dim 11 Déc - 5:18

chemicals' taste
Well I never know, I just had to, just had to see how the chemicals taste their honey. So bite hard, it's a survival guide, edges and lines and we ride together

Mai 2015
 
Accoudé à une fenêtre de la salle d’entraînement, j’observe, un sourire et une clope au coin des lèvres, la silhouette qui s’agite contre un sac de frappe. Une crinière blonde comme la lune sur une carrure d’oisillon, mais un crochet du droit aussi féroce qu’un puma affamé sur les traces d’un agneau égaré. Je frissonne. Attrapant ma cibiche entre l’index et le majeur, je me passe le bout de la langue entre les lèvres avant de souffler la fumée en des petits cercles qui s’envolent et se dispersent dans l’air humide de cette soirée de mai. L’atmosphère est lourde, chargée d’électricité mais ce n’est pas l’orage approchant qui fait dresser mes cheveux à l’arrière de ma nuque.

Tournant la tête vers la porte d’entrée qui vient de s’ouvrir sur un couple en sueur après leur entraînement, je me cale contre le mur, dissimilant ma cigarette dans le renfoncement de la fenêtre, et le suit du regard jusqu’à ce qu’ils disparaissent à un coin de rue. Je tire ma dernière taffe puis éteint mon petit plaisir illégal en le frottant contre le mur jusqu’à ce que les dernières fibres de tabac soient au sol, puis dissimule le mégot dans ma poche où mes doigts effleurent un cylindre frais qui me fait monter la salive aux lèvres. J’inspire profondément, puis trace vers la porte et la pousse à deux mains, pénétrant comme un jefe dans le hall que je traverse d’un pas large pour bientôt arriver dans la salle de gym où ma petite blonde dégénérée est la dernière à s’acharner. Les mains dans les poches et un large sourire aux lèvres, je m’approche lentement dans son dos, le pas léger et silencieux sur les tatamis. Loin de moi cependant l’intention de la prendre par surprise : à moins d’avoir envie de perdre un œil, c’est une idée que je recommanderais à n’importe qui d’oublier bien vite, connaissant la demoiselle.

Alors, je stoppe à quelques mètres derrière elle ; me mettant un poing devant les lèvres, je m’éclaircis la voix pour signaler ma présence et, quand Yancy se retourne, j’écarte les mains et étire mon sourire, dévoilant mes canines.
« Hola princesa. J’espère que je te dérange pas. »
Croisant les mains dans mon dos, j’avance vers elle d’un pas nonchalant.
« Tu sais quel jour on est ? » Je penche légèrement la tête de côté. « Le quatorzième depuis que tu es sortie de quarantaine. Deux semaines… » Je plante mon regard dans le sien. « Alors… »
J’arrive à sa hauteur mais, au lieu de m’arrêter, je la contourne lentement par la gauche, effleurant son épaule et passant derrière elle.
« Demain, » reprends-je, « tu seras officiellement libre de ma tutelle. »
Je m’arrête dans son dos, légèrement en retrait et, tout en portant la main à ma poche, me penche un peu de côté pour la regarder.
« Pour fêter ça, je t’ai apporté quelque chose. J’espère que ça te plaira. »
Levant alors la main par-dessus son épaule droite, je brandis avec un fier sourire une canette de Coca sous son nez. 


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ANCIEN MÉTIER : Techniquement, elle était sans emploi. Bon, elle travaillait à l'atelier d'électricité de la prison mais c'était pas vraiment un boulot hein donc... Mais avant ça elle était braqueuse de banques et ça payait franchement bien.
PLACE DANS LE CAMP : Elle fait partie de la troisième équipe de ravitaillement parce que rester tout le temps au camp, même pas en rêve. Et officieusement, elle fait partie de la bande qui alimente le marché noir. Et doublement officieusement, elle fait partie de la résistance interne. #fuckEcho
ARME DE PRÉDILECTION : Elle aime tout ce qui tire des balles mais bon, son bébé est un Colt Python 357 Magnum.
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MessageSujet: Re: chemicals' taste :: w/yancy (flashback)   Mar 13 Déc - 20:27



C'est bizarre. Être là, à l'intérieur de ces murs. C'est bizarre oui. Je vais m'habituer, enfin je crois, je pense oui. Je crois que je vais être bien ici. Dehors, ça devenait tellement difficile et puis être autant toute seule... C'est pas pour moi. J'aime trop être entourée pour passer mon temps à tenter de survivre toute seule dehors. Pas que j'en sois incapable, je me suis franchement bien débrouillée jusqu'à présent sans vouloir me ma jouer mais voilà, c'était long... Si long d'être toute seule... Et puis j'ai été ramenée ici, j'ai rencontré un psy (alors celle-là elle est bonne quand même, un psy, en pleine apocalypse sérieux...) et j'y ai été franco. J'ai répondu à ses questions, j'ai pas menti sur mon passé. J'ai rien à cacher moi. Je suis comme je suis et on m'accepte telle quelle sinon on va se faire foutre. Il l'a bien compris et finalement, que je sois autant sincère a dû jouer en ma faveur puisque je suis vite sortie de quarantaine mais bon, ils font pas les choses à moitié ici. Une fois sortie de quarantaine, on m'a imposé un chaperon ou, comme ils appellent ça, un baby-sitter. Sur le coup, j'ai franchement fait la gueule mais finalement, j'ai adhéré à l'idée parce que d'une, ça m'a permis de m'intégrer doucement mais sûrement à cette communauté, et de deux, mon baby-sitter c'est un putain de canon, du genre qu'on croise rarement au milieux des rôdeurs. Bon, il est marié, mais c'est jamais qu'un détail qui m'a jamais empêché de m'amuser par le passé mais là bah... C'est mon chaperon et rien que ça. Pourtant, je lui ai lancé des petits signaux par ci par là mais il semble pas intéressé. Pas grave, c'est parce qu'il veut pas que ça m'empêche de profiter de la vue hein.

Et quelle vue...

Peut-être que c'est le fait d'avoir été seule depuis trop longtemps qui fait que j'ai autant envie d'en faire mon déjeuner ou mon dîner ou les deux d'ailleurs tiens. Non, c'est pas ça, c'est pas parce que je suis désespérée... Je pourrais coucher avec d'autres types, y'en a pleins ici et j'suis sûre que y'aurait moyen mais Ashley. Bon, vous voyez un plateau de fruits de mer ? Vous voyez les crevettes et le homard ? Bah Ashley c'est le homard, ok ? La crème de la crème, j'en suis sûre. Mais voilà, pas touche alors du coup, pour me défouler parce qu'il faut que je me défoule sur quelque chose à défaut de faire ce qui me titille trop depuis trop longtemps, j'ai jeté mon dévolu sur un sac de boxe. J'ai facilement retrouvé le chemin de la salle de gym et je cogne, encore, et encore, et encore. Je suis en sueur, j'ai le cœur qui bat très vite, mais au moins je me défoule et putain ça fait du bien de cogner comme ça. Et allons-y que je crie quand je frappe hein parce que ça défoule encore plus de crier. J'enrage en fait. Je sais pas trop pourquoi mais plus je tape et plus j'enrage. Et je finis par m'arrêter quand j'entends quelqu'un s'éclaircir la voix derrière moi. Je pose mes mains rougies d'avoir trop cogné contre le sac pour qu'il arrête de se balancer et me retourne.

Et je le vois. Il écarte les mains, affiche un large sourire et à peine le fait-il que j'ai envie, comme c'est le cas à chaque fois que je le vois, de lui sauter dessus. De toute façon, tant que je ne l'aurai pas eu je vais vouloir lui sauter dessus, je suis comme ça.

« Hola. » je réponds en essayant de prononcer un espagnol correcte. « Non, tu ne me déranges pas. » je lui réponds avant de me saisir du bas de mon t-shirt gris pour m'essuyer le visage.

Il s'approche ensuite de moi après avoir glissé ses mains dans son dos et moi de nouer mon t-shirt au-dessus du nombril parce que je crève de chaud là. Il me demande quel jour on est et je fronce les sourcils, songeuse. Quel jour on est... Non. Je secoue la tête de droite à gauche : pas la moindre idée. Voilà qu'il m'annonce que c'est le quatorzième jour depuis que je suis sortie de quarantaine. Deux semaines qu'il ajoute. Deux semaines... Oh ! Oh... Je vois où il veut en venir et je sens mes épaules s'affaisser. Merde alors... Il plante son regard dans le mien, je ne cille pas, je tente d'esquisser un sourire et j'y arrive mais il est pas aussi franc qu'il l'est d'habitude. Parce qu'intérieurement je suis déçue car je sais ce qu'il va me dire là. Il va me dire qu'il arrête de jouer les baby-sitter et ça me fait chier parce que je me suis habituée à passer du temps avec lui moi. Et puis... Cet effet qu'il a sur moi, ça aussi ça va me manquer. Comme ce moment où il me contourne, me dépasse en me frôlant l'épaule avant de venir se placer derrière moi.

Ne pas craquer. Ne pas craquer. Ne pas craquer.
Je ne vais pas lui sauter dessus quand même, ça ferait très, très, très mauvais genre. Je le suis, mauvais genre, mais il a pas besoin de le savoir quoi...

Il s'arrête dans mon dos après m'avoir annoncé que demain je serai officiellement libérée de sa tutelle. Oui, merci, j'avais saisi. Chier. Il se penche légèrement pour pouvoir me regarder et je tourne mon visage pour justement pouvoir plonger mon regard que je sais déçu dans le sien. Et voilà qu'il m'annonce qu'il m'a amené quelque chose pour fêter ça et hop, il brandit une canette de Coca sous mon nez. Il est très proche de moi, trop proche, si bien que j'ai vraiment du mal à pas tenter le coup. Je lui adresse une moue déçue. J'ai plusieurs raisons de l'être.

Déjà...

« Je trinque pas avec du Coca moi monsieur. » je lui dis en haussant les sourcils avant l'ombre d'un air de défi dans le regard.

Non, moi je trinque avec de l'alcool. J'en veux pas de son Coca.

Ensuite...
Un soupir.

« Je vais m'ennuyer moi maintenant. » je lui avoue plus bas avant d'esquisser un petit sourire. « Je m'étais habituée à t'avoir dans mes pieds. Tu vas faire quoi toi maintenant ? Te trouver une autre demoiselle à suivre partout ? »

Oh mais on dirait bien une petite pointe de jalousie dans le ton de ma voix. Fait chier merde à la fin. Je le veux, au moins une fois, et je l'aurai pas parce qu'il va être trop occupé à rendre dingue une autre nana.

Putain...



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MessageSujet: Re: chemicals' taste :: w/yancy (flashback)   Lun 19 Déc - 8:56

chemicals' taste
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En voyant sa moue, je hausse les sourcils d’un air malgré moi surpris ; j’avoue que j’étais plutôt sûr de mon coup pour l’avoir exécuté déjà quelques fois et avoir toujours eu droit à un sourire en retour. Mais soit, elle n’aime pas le coca, j’avais une chance sur deux. Oh non, je vois, songe-je en étirant un petit sourire de côté, mademoiselle s’attendait à autre chose pour trinquer, quelque chose de plus folichon, quelque chose de plus… illégal. M’écartant d’elle, je secoue légèrement la tête en ricanant dans un souffle, et effectue quelques pas pour repasser devant elle tout en faisant distraitement rouler la canette dans ma paume, alors que Yancy reprend la parole. Je relève le nez et l’observe, ne manquant pas de noter son petit sourire que trahissent tout juste de discrètes fossettes au creux de ses joues ; le mien, à ses mots, s’étire avec une pointe de taquinerie.
« Tu as deviné, princesa. Et à vrai dire, j’en ai déjà une, d’autre demoiselle. Elle s’appelle Dolores, et elle a le caractère de feu typique des latinas, comme je les aime. À la quarantaine, on raconte qu’elle taille des pipes d’enfer. » Je marque une pause avant d’ajouter : « Parce qu’elle n’a plus de dents. » Je retiens tout juste un ricanement en me pinçant les lèvres entre les dents, puis hausse les épaules. « Je ne jugerai pas le goût de certains de mes collègues mais moi, personnellement, je n’ai jamais été vraiment branché par la gérontophilie. »
Je ricane, m’amusant à lancer et rattraper la canette tout en fixant Yancy droit dans les yeux. Je ne me serais pas permis une telle provocation avec n’importe qui mais ma petite blonde a le cœur bien accroché, et je l’ai déjà entendue ouvrir sa si jolie bouche bien plus grand que ça. Est-ce que ça me rend dingue quand je l’imagine proférer des hérésies encore plus poignantes que ce dont ma propre mère est capable tout en me chevauchant comme la plus sauvage des Amazones ? Un peu, beaucoup, peut-être, j’avoue.
« Désolé de t’avoir déçue, » reprends-je finalement d’une voix plus sérieuse. « J’avoue que j’aurais moi aussi préféré trinquer avec autre chose, même une petite bière blanche aurait fait l’affaire. Mais tu sais bien que l’alcool est interdit ici, et… »
J’arque les sourcils et, à pas d’une lenteur calculée, me rapproche d’elle. Je laisse alors mon ton se faire plus soufflé et reprendre de discrètes notes de provocation en continuant : 
« Tu es une gentille fille, n’est-ce pas, Yancy ? Tu n’oserais pas risquer d’aller contre la loi et de mettre par là-même ton babysitter préféré dans l’embarras, pas vrai ? »
Je commence à esquisser un mouvement pour me rapprocher encore un peu d’elle mais me ravise au dernier moment, levant le bras pour dresser la canette entre nous, à hauteur de nos regards.
« T’es sûre que t’en veux pas, alors ? Dernière chaaaance ! » chantonne-je d’un air taquin en faisant se balancer la canette au bout de mes doigts.

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MessageSujet: Re: chemicals' taste :: w/yancy (flashback)   Ven 30 Déc - 16:31



Est-ce que c’est totalement idiot de réagir de cette façon ? De presque me braquer parce que j’imagine qu’il va aller s’occuper d’autres nanas que moi ? Bien sûr que c’est idiot. Déjà parce que je ne l’aime pas. Enfin si je l’aime bien mais je ne l’aime pas comme ça. De deux il ne m’appartient pas. C’est pas parce qu’il s’est occupé de moi qu’il va s’arrêter de s’occuper des autres. Mais bon, enfin, c’est de sa faute aussi à lui. Il est tellement doué pour réussir à me faire sentir disons… Spéciale. Unique. Et là, eh bien je me rends compte qu’à ses yeux je n’ai finalement rien de spécial même si j’avais l’impression du contraire : je suis jamais qu’une parmi tant d’autres. Alors je fais ma farouche, ma vexée. Oh ça ne va pas durer bien longtemps hein, dans quelques minutes ça me sera passé. Mais d’ici là… Eh bien d’ici là je le regarde en plissant les yeux, affichant un air boudeur, un chouilla froid, et c’est pire encore quand monsieur me confirme qu’il a déjà une autre demoiselle à s’occuper. Ah bah tiens ! Il n’a pas traîné. Son prénom ? M’en fous, pourquoi il me le donne ? J’esquisse une grimace quand il parle du caractère de feu de la demoiselle en question. Il préfère les latinas hein ? Tant mieux pour lui. P’tit con. Petit regard qui en dit long, petit regard qui fusille quand il ose (parce que oui, il ose) me dire que visiblement, il se dit que la demoiselle taille des pipes d’enfer. Ah ! Le regard devient encore plus courroucé : les détails c’est pas la peine quoi. Je mime finalement un frisson de dégoût quand il m’annonce que la femme en question n’a plus de dents. Je suis à deux doigts de me boucher les oreilles et de chanter « lalalalalalalalalala » comme font les gosses qui ne veulent pas entendre ce qu’on essaye de leur dire. Il m’évite cependant d’en arriver là en m’annonçant qu’il n’est pas intéressé par la petite vieille de la quarantaine dont il va devoir s’occuper. Enfin, pas intéressé dans le sens où je l’entends, bref on se comprend. L’espace d’un instant je me demande si elle existe vraiment cette Dolores ou s’il se paye juste ma tête mais finalement je ne demande même pas. A la place de lui poser des questions, j’esquisse l’ombre d’un sourire. Son ricanement m’incite d’ailleurs à sourire davantage.

Oui. Bon. Il a gagné.

Je cesse de faire ma chieuse, me détends bien que la façon dont il me fixe ne permette pas de me détendre totalement : y’a ce petit quelque chose dans ses yeux. Un truc sur lequel je n’arrive pas à mettre de mots mais qui fait que je ne suis pas totalement en mode « cool ». Il fait mumuse avec sa canette de Coca avant de s’excuser de m’avoir déçue. L’espace d’une seconde je le dévisage, ne comprenant pas et quand il parle de trinquer avec « autre chose », je comprends qu’il parle du Coca, du fait que j’aie refusé de trinquer avec sa canette. Est-ce que je l’ai vexé ? Je me rends pas compte parfois, souvent… Il mentionne alors que l’alcool est interdit. Il s’approche. Mon cœur accélère un petit peu. Il me dit que je suis une gentille fille. Il me dit que je n’oserais pas aller à l’encontre de la loi et le mettre lui dans l’embarras. Je me mordille la lèvre inférieure, affichant une moue on ne peut plus innocente et secoue la tête de droite à gauche. Oh que c’est vilain de mentir mais on se refait pas : il a pas besoin de savoir qu’on m'a touchée deux mots d’un certain marché noir à alimenter et que j’ai bien l’intention d’y contribuer : je veux vivre ma vie comme je l’entends. Les règles, les lois, ça a jamais été mon truc. Je laisserai rien paraître mais je vais pas me gêner pour faire ce dont j’ai envie. Je le vois esquisser un geste pour se rapprocher davantage mais se raviser : zut, j’aime quand il s’approche. J’aime le petit jeu. J’aimerais bien jouer un peu plus. Il lève alors la canette entre nous et me la propose pour la seconde fois. Je souris.

« Je veux bien en boire. Tant pis pour l’alcool. C’est pas grave. J’aime le Coca en plus c’est juste que je suis pas habituée à trinquer avec autre chose que de l’alcool. »

Comme je ne sais pas si je l’ai vexé, je préfère y aller doucement. Alors je récupère la canette et l’ouvre à la volée. Je la lève entre nous.

« A ma liberté alors. Et à la tienne vu que t’auras plus à me supporter. » je dis avant de porter la canette à mes lèvres et de boire une bonne gorgée.

La seconde d’après je ferme les yeux et baisse la tête : ah ça pique ! Et ça fait longtemps ! Je rouvre les yeux brillants de larmes et je laisse échapper un petit rire.

« La première gorgée me fait toujours ça. » j’explique à Ashley en lui tendant la canette pour qu’il puisse boire aussi. « Merci en tout cas. Pour le Coca. Et pour le reste. » j’ajoute finalement l’air de rien toujours ce petit sourire accroché à mes lèvres. « Y’a… Moyen qu’on continue de se voir ? Je t’aime bien. »

Je suis franche. C’est comme ça. Les mots sortent souvent trop rapidement. Je lui propose pas un rencard, pas vraiment, ni quoi que ce soit d’ailleurs. Je propose rien en fait, je pose une question : je sais bien qu’il est marié mais on pourrait être amis, non ? J’ai juste pas envie qu’il disparaisse de ma vie tout de suite parce que je me suis habituée à ce qu’il y soit dans ma vie justement : c’est la première personne à laquelle j’ai fait confiance ici.




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MessageSujet: Re: chemicals' taste :: w/yancy (flashback)   Jeu 5 Jan - 3:21

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Son sourire accompagné de ses paroles me fait venir un mot à l’esprit : adorable. Et, pendant un instant, je sens l’hésitation raidir mon geste. Car Yancy peut être qualifiée de beaucoup de choses mais adorable n’en est pas une et c’est précisément ce qui la rend si attrayante à mes yeux. Moi qui songeais à lui faire le coup du « tiens - oups non - je déconne prend-la - ahah je t’ai bien eue - allez j’arrête » avec la canette, je laisse finalement ma blondinette s’emparer de mon présent sans mauvaise blague. Pensif, je l’observe sous un front légèrement ridé alors qu’elle boit une gorgée et que sa frimousse grimace, adorable, encore une fois, sous la morsure des bulles. J’esquisse un sourire, douteur, néanmoins, tandis qu’elle s’explique. Il ne me semble pas l’avoir jamais vue comme ça, mais qu’est-ce exactement que ce « ça » ? Nerveuse, déstabilisée, contrariée, confuse ? Je n’arrive pas à mettre le doigt dessus et ça me rend dingue, au point que j’en arrive à me poser la question : est-ce que je suis pas en train de faire une connerie ? Si j’ai pu réveiller en elle de la fragilité, alors je ne me le pardonnerai jamais. Je ne veux pas qu’elle me suive, je ne veux pas qu’elle s’abandonne ; je veux qu’elle me bouscule, me chahute, me houspille. Je veux juste qu’elle soit elle… Alors je dois rester moi.

Lentement, je me raccroche ainsi mon sourire où derrière ma bienveillance je laisse poindre cette provocation qui s’est depuis le début installée entre nous.
« Je sais pas… Comme tu le dis si bien, à partir d’aujourd’hui, je n’ai plus à te supporter — et vice versa. Une fois que tu seras belle et bien débarrassée de moi, tu seras trop occupée à prendre ton pied pour aller t’emmerder avec ton vieux chaperon. Parce que je crois que t’es comme moi : t’aimes ta liberté. Peut-être même plus que moi… Et même certainement plus que la plupart des gens d’ici. »
C’est alors que je pose ostentatoirement les yeux sur son tatouage, une toile d’araignée qui s’étend autour de son coude. Je ne feins pas l’innocence pour prétendre que c’est la première fois que je le remarque, ni même la curiosité quant à sa signification. Au lieu de ça, je plante un regard parfaitement entendu dans celui de Yancy et, haussant les sourcils d’un air de lui demander la permission, je tends une main et referme lentement, doucement, les doigts sur son avant-bras, le tournant avec délicatesse pour pouvoir mieux observer l’encrage.
« Je dirais même plus que… »
Du bout de l’index, je compte en autant d’effleurements les lignes qui entourent de plusieurs polygones le centre de son coude tout en articulant, silencieusement et dans ma langue maternelle, leur énumération. Enfin, souriant dans un souffle, je relève les yeux vers elle.
« Tu y tiens au moins trente fois plus, » murmure-je en appuyant volontairement sur le nombre.
Je laisse planer un lourd silence, avant d’articuler, pensif :
« Peut-être que finalement, je vais devoir continuer à te surveiller. »
D’un air faussement sévère et trahi par mon sourire toujours plus provoquant, j’agite un index sous son nez en faisant claquer ma langue.
« You bad, bad girl, » susurre-je en resserrant légèrement, presque dans une caresse, ma prise sur son bras.

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Dernière édition par Ashley Villalobos le Dim 8 Jan - 19:25, édité 1 fois
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ANCIEN MÉTIER : Techniquement, elle était sans emploi. Bon, elle travaillait à l'atelier d'électricité de la prison mais c'était pas vraiment un boulot hein donc... Mais avant ça elle était braqueuse de banques et ça payait franchement bien.
PLACE DANS LE CAMP : Elle fait partie de la troisième équipe de ravitaillement parce que rester tout le temps au camp, même pas en rêve. Et officieusement, elle fait partie de la bande qui alimente le marché noir. Et doublement officieusement, elle fait partie de la résistance interne. #fuckEcho
ARME DE PRÉDILECTION : Elle aime tout ce qui tire des balles mais bon, son bébé est un Colt Python 357 Magnum.
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MessageSujet: Re: chemicals' taste :: w/yancy (flashback)   Dim 8 Jan - 19:04



Je l'observe un chouilla moins sûre de moi pour le coup parce que là, je viens à moitié de me mettre à nu ou en tout cas, je me mets un petit peu en danger. Lui dire de but en blanc que j'ai envie de continuer à le voir c'est lui avouer de façon détournée qu'il me plaît et que j'ai envie de plus. Oh pas d'une maison avec des gosses ni de quoi que ce soit de sérieux mais lui, je le veux et je viens presque de le lui dire. Presque. Alors je me contente de le regarder en silence, j'attends avec une pointe d'appréhension sa réponse. Je peux très bien être remise à ma place et me manger un râteau dégueulasse comme on les déteste et si c'est le cas je m'en remettrai. Je serai vexée mais je m'en remettrai. « Je ne sais pas... » qu'il termine par me répondre et je sens mes lèvres former une ligne sévère. Pas de moue déçue juste cette ligne un peu froide. Il me semble percevoir dans ses yeux de la provocation tout comme dans son petit sourire, sourire qui me fait craquer ceci dit en passant, mais est-ce que ce n'est que ça ou est-ce qu'il est sincère ? Je penche doucement la tête sur le côté et plisse les yeux quand il dit que je vais être de mon côté trop occupée pour m'encombrer de lui. Sauf que moi, je ne vois pas les choses de cette façon : si je passe du temps avec lui comme j'ai envie d'en passer et pas simplement en discutant et en me baladant à travers le camp... Eh bien puisqu'il parle de prendre mon pied, justement, c'est avec lui que je le prendrai. Est-ce qu'il n'a pas saisi le sous-entendu de ma phrase ? Est-ce que j'ai été trop évasive contrairement à ce qu'il m'a semblé ? Maintenant je ne sais plus. Mes pensées sont cependant déviées de tout ceci quand il se met soudain à parler du fait que je suis comme lui mais que surtout j'aime ma liberté, sans doute plus que lui. Sans doute plus que la plupart des gens ici.

Oh. Quoi ?

Je me raidis, fronce les sourcils. Je n'aime pas la façon dont il parle de ça. Pourquoi il parle de ça ? Et pourquoi il regarde mon tatouage comme ça ? Je me raidis. Je l'ai déjà vu y jeter un œil mais je ne m'en suis pas inquiétée parce que Ash, c'est un type bien et il est pas censé savoir ce qu'il veut dire mon tatouage. Il est pas censé et pourtant... Il plante un regard entendu dans le mien et je me raidis davantage : oh il sait. Ma bouche s'ouvre la surprise. Je ne me suis jamais cachée de mon passé, ni auprès du psy, ni auprès de personne mais je ne suis pas rentrée dans les détails non plus. Je n'ai pas dit tout ce que j'avais fait, je n'ai pas dit combien j'avais pris parce que ça reste un sujet personnel. Il hausse les sourcils, ma bouche s'entrouvre davantage sans qu'aucun mot n'en sorte et il tend sa main vers mon bras pour refermer doucement ses doigts sur mon avant-bras et le faire tourner avec une délicatesse qui, on ne va pas mentir, m'arrache un frisson malgré les circonstances qui ne me mettent pas totalement à l'aise.

« Je dirais même plus que... »

Mon cœur se met à battre vite. Très vite. Très, très vite même quand il se met à effleurer chaque ligne de mon tatouage avec son index. Il y a l'appréhension de ce qu'il est en train de découvrir en comptant et l'excitation que provoque son simple toucher. Il y a de tout ça et le mélange est assez... Déstabilisant.

« Tu y tiens au moins trente fois plus. »

Je referme les poing et le fixe sans mot dire. Il sait vraiment. Comment il sait ? Est-ce qu'il a fait lui-même de la prison pour le savoir ? Je ne peux m'empêcher d'être tout à coup sur la défensive quand il parle soudain de devoir continuer à me surveiller. Je lève le menton en affichant un air de défi : s'il est sérieux, je le défie de me surveiller oui. Je le défie d'essayer de toucher à cette liberté à laquelle je tiens effectivement beaucoup. Cela ne dure cependant pas très longtemps car je le vois son air faussement sévère sur son visage, je le vois son sourire plus que jamais teinté de provocation. Et, quand il agite un index devant mon nez en faisant claquer sa langue, je me détends, desserre les poings et esquisse finalement même un nouveau sourire en coin quand il susurre que je suis une vilaine fille tout en resserrant sa prise sur mon bras. Si je m'écoutais, je croirais qu'il m'allume là. Je crois que je peux m'écouter en fait... Je hausse les sourcils et à peine les épaules en affichant un air à la fois innocent mais sûr de moi. Je reprends du poil de la bête là.

« J'ai jamais prétendu être une sainte. » je lui dis dans un souffle.

C'est que nous sommes très proches là en fait.

Mon regard prend, à l'instar de son sourire, des teintes de provocation alors que je plante mes yeux dans les siens.

« Mais t'es le premier à le remarquer. » j'ajoute en désignant d'un geste bref du menton le tatouage. « En tout cas, tu es le premier à savoir ce qu'il veut dire. Alors je me demande... »

Je marque un silence, fais un petit pas vers lui pour réduire encore un peu plus la distance entre nous. Puis, mes yeux quittent les siens pour se poser sur sa main libre, sur son bras, et à mesure que mon regard remonte vers son visage, ma main vient effleurer son bras. Elle termine sa course sur son torse où mes doigts viennent jouer avec les boutons de sa chemise. Je déboutonne le premier bouton en replantant mon regard dans le sien.

« Qu'est-ce que tu caches là-dessous ? » Un sourire espiègle étire mes lèvres. La proximité d'Ash fait battre mon cœur plus vite mais ça ne m'empêche pas de continuer : un autre bouton est défait. « Je veux savoir. Toi tu sais, c'est de bonne guerre que je sache aussi... Non ? »

Le dernier mot est prononcé dans un murmure alors que je rapproche mon visage du sien.



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STATUT CIVIL : récemment veuf, une certaine démone rousse ayant mis fin à la vie de sa femme d’une balle en plein crâne, « pour l’exemple » :: ça lui apprendra à descendre un gars d’Echo sans demander la permission, à coucher avec une traîtresse, et à ne pas avoir les couilles de déclarer sa flamme à son premier véritable amour avant qu’il ne soit trop tard
ANCIEN MÉTIER : patron d'un club de strip-tease à las vegas qui servait aussi de couverture pour blanchir l'argent de la branche locale d'un cartel de drogue dont il était responsable :: ce qu'il a traduit à son arrivée à astoria par « businessman dans l'import/export de pharmaceutiques, et gérant philanthrope d'un centre d’accueil et réhabilitation pour les femmes de petite vertu »
PLACE DANS LE CAMP : officiellement distributeur de rations, rétrogradé par la démone rousse histoire d’enfoncer le clou :: officieusement leader de la résistance interne :: let’s fuck those bitches up
HABITATION : sunset square, 36 w/ xiomara villalobos, sa mère, qui habitait déjà sous ce toit avant l'épidémie
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MessageSujet: Re: chemicals' taste :: w/yancy (flashback)   Mar 10 Jan - 4:47

chemicals' taste
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J’ai dû me mordre la lèvre pour garder mon semblant de sérieux en voyant son air se muer à mes paroles tandis que, entre mes doigts, les muscles de son bras se crispaient sous l’action de son poing serré. Mais ma provocation fait mouche ; elle ne tarde pas à me percer à jour dans un sourire qui je sais miroite le mien, et je n’en attendais pas moins d’elle, ma petite blonde au sang de feu. Alors je la laisse prendre les rênes, bien que mes doigts restent enroulés autour de son poignet et que pas une seule fois je ne baisse les yeux, maintenant d’un air défiant le contact entre nos regards.

Sa réflexion provoque un petit ricanement dans ma gorge, et je secoue légèrement la tête. Oh non, elle n’est pas une sainte. J’irais bien jusqu’à lui sortir la fameuse réplique : je n’ai jamais prétendu que tu en étais une, mais ce serait faire preuve de mauvaise foi quant aux provocations dont je ne cesse de la piquer depuis le début de notre conversation. Alors, me prêtant au jeu, je feins une innocence exagérée :
« Oh… mea culpa. »
Un nouveau petit rire me trahit mais je ne cherche même pas à le dissimuler, je sais qu’elle n’est pas dupe et je ne prétends pas la faire, bien au contraire. Je me complais néanmoins à moi-même jouer le dupe, sans pourtant essayer de paraître crédible, me donnant volontairement en spectacle. Et c’est sur le même ton de fausse naïveté que je réagis à la suite :
« Le premier ? Vraiment ? Pourtant c’est pas comme si tu le cachais, mais… »
Je hausse les sourcils alors qu’elle s’explique et, continuant sur ma lancée bien que me peignant d’un sourire goguenard, j’ajoute :
« Oooh, je vois… »
Bien entendu, que je suis le premier à en découvrir la signification, sinon ça ferait déjà un certain temps qu’on en aurait entendu parler. Et ça l’intrigue, Yancy. Et j’aime la façon dont elle a de s’interroger, insolente dans son corps qui se rapproche du mien, sa main qui glisse sur mon bras, mon torse, et m’arrache malgré moi un frisson d’anticipation ; mes doigts se resserrent sur son poignet alors que les siens font sauter un bouton de ma chemise. Je peux déjà sentir son souffle qui se glisse sous mon menton et effleure mon cou alors qu’elle me susurre ses soupçons. Les yeux légèrement plissés, je cherche son regard.
« J’étais peut-être flic, en fait, » réponds-je, ma voix se faisant plus soufflée à l’instar de la sienne. « Le genre qui a consacré sa vie à poursuivre les petites emmerdeuses comme toi pour les foutre derrière les barreaux et protéger la société et ses bien-pensants. »
Je marque un temps et, de façon presque imperceptible, me rapproche moi-même de quelques millimètres, nos souffles se confondant l’espace de quelques fractions de seconde dans la promesse d’un effleurement qui pourtant ne vient pas encore. Dans ce mouvement suspendu, je garde les lèvres entrouvertes, relevant légèrement le nez et arquant un sourcil exagérément résolu.
« Mais j’ai le sentiment que tu ne me croirais pas sur parole, alors… »
Lâchant enfin sa main pour lever les miennes en signe de capitulation, j’étire un sourire dont je ne cherche même pas à cacher l’intérêt de ce qui va suivre.
« Je me rends. Vois par toi-même. »

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MessageSujet: Re: chemicals' taste :: w/yancy (flashback)   Dim 15 Jan - 11:54



Mon regard brillant d'un désir que je ne cherche même pas à dissimuler (on a dépassé ce stade) trouve celui d'Ashley alors qu'il me dit tout bas, dans un souffle lui aussi, qu'il était peut-être flic. Je ne me raidis même pas à cette évocation car je sais que non. Dans mes tripes, je le sens : non, il n'était pas flic. Ce n'est pas pour cette raison qu'il connaît la signification de mon tatouage. J'esquisse ceci dit un petit sourire provocateur quand il parle de poursuivre les petites « emmerdeuses » comme moi pour les mettre derrière les barreaux pour protéger les autres. Petit haussement de sourcils qui accompagne le sourire : vraiment, hein ? Je ne dis rien, ne pose pas la moindre question mais mon corps et mes traits parlent pour moi : je ne te crois pas que tout mon être lui souffle silencieusement. Il se rapproche. Je crois... Oui, il se rapproche un peu. La vache... Nos visages sont si proches maintenant que nos soufflent s'entremêlent. Si je voulais... Il suffirait que je tende un tout petit peu plus le cou pour pouvoir goûter enfin à ses lèvres dont j'ai secrètement envie depuis que nous nous sommes rencontrés mais je ne le fais pas. Lui non plus ne le fait pas. Petit jeu du chat et de la souris ? Peut-être oui. Quand c'est gagné d'avance et que ça va trop vite, ce n'est pas drôle. Quand il ajoute qu'il a le sentiment que je ne le croirais pas, mon sourire s'élargit légèrement : bien sûr que non. Il me lâche soudain, un geste qui me dérange car j'aimais sentir ses doigts refermés autour de mon poignet mais ce petit sentiment ne dure pas trop longtemps car je le vois lever les mains comme si...

Un signe de reddition ? Il se rend ?

Eh bien oui, il se rend. Il s'offre à moi en fait, en affichant un sourire qui fait parfaitement écho à mon propre regard. Je me recule un peu, l'observe de haut de bas puis de bas en haut. Je le savoure ce petit moment où il est là, les mains levées, n'attendant que moi. Je le savoure vraiment avant de me rapprocher de lui, glisser doucement mes mains sur son torse. Mes doigts glissent sur le tissu, descendent vers son nombril pour remonter et finalement s'accrocher à la chemise que j'ouvre en fait dans un seul mouvement vif sans le moindre ménagement, faisant voler les boutons au sol. Si ce geste-là est vif, j'entreprends par contre de retirer la chemise avec plus de lenteur, savourant la découverte des tatouages au fur et à mesure. Mes mains frôlent sa peau quand je retire le tissu qui termine bientôt au sol. Un petit moment de pause alors que j'observe le torse et les bras d'Ashley, le souffle court, avec une envie non dissimulée. Ce type bon sang... Ce type... Un instant donc, à l'observer puis, j'entreprends de regarder chaque tatouage qui m'est à présent visible. Méticuleuse, attentive, mes yeux parcourent chaque centimètre de peau d'Ashley, à l'instar de mes doigts qui viennent effleurer chaque partie de peau qui est encrée. Je m'arrête d'abord sur son bras droit rempli de motifs qui semblent être des motifs mayas mais je m'attarde sur l'intérieur de son poignet droit, sur cette barre et ces trois points. Il me semble en avoir déjà vu des comme ça, en prison, mais pas sur tout le monde, sur une certaine population, sur des membres de Cartel. Hm... Je continue et contourne pour regarder son dos, ma main suivant le mouvement et glissant sur son épaule pour terminer sur son omoplate. J'observe le sugar skull, mes doigts redessinant le crâne.

« Dia de Los Muertos... » je dis dans un murmure.

Je le sais ça. Me voilà finalement du côté gauche d'Ashley, ma main continuant à suivre le mouvement en glissant sur sa peau. Je me penche pour observer son bras gauche et là encore, mes mains font retourner son bras et mes doigts terminent leur course sur l'intérieur de son poignet gauche où je vois trois points formant un triangle. J'en ai déjà vu de ceux-là aussi. Plusieurs fois. Un petit sourire en coin étire mes lèvres et je me retrouve de nouveau face à Ashley. Petit froncement de sourcils quand je vois un prénom tatoué sur son cœur entouré de deux mains en prière : je ne poserai pas de questions à ce sujet. Pas l'envie de mettre les pieds dans un plat qu'il n'a pas envie de manger là tout de suite. Je m'en détourne et finalement, c'est quelque chose à la naissance de sa hanche qui attire mon attention. Mes mains glissent sur son ventre pour abaisser légèrement la ceinture de son pantalon, juste assez pour pouvoir observer le tatouage. Mon sourire se fait alors plus large, plus ravi, quand je vois le revolver entouré de roses blanches : porteur d'armes à feu. Je ne peux pas me tromper. Sur tout ça, je ne peux pas me tromper. L'inspection terminée, mes mains glissent sur le torse d'Ashley alors que je diminue la distance entre nous.

« Je crois que j'ai trouvé meilleur menteur et manipulateur que moi... » je souffle en rapprochant mon visage du sien. « Tu caches bien ton jeu... » j'ajoute, mes lèvres s'approchant dangereusement des siennes. Pourtant, elles ne se touchent pas, non. C'est le bout de ma langue que je glisse pendant une fraction de seconde sur la lèvre inférieure d'Ashley avant de me reculer. Un geste provocateur. Un geste joueur. Je veux jouer. « Tu sais... J'en ai d'autres... Des tatouages... » je lui dis en me reculant encore un peu, penchant la tête sur le côté et affichant un air on ne peut plus provocateur. « Tu veux les voir ? » Sourire en coin. « Tu veux ? »



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MessageSujet: Re: chemicals' taste :: w/yancy (flashback)   Ven 20 Jan - 0:07

chemicals' taste
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Je n’ai pas la prétention de deviner ce qu’elle va faire ; en revanche, je ne peux m’empêcher de l’espérer, et de penser qu’elle ne va pas me décevoir, ma petite blonde. Sous son regard prédateur, j’ai déjà l’impression d’avoir été mis à nu et je me sens frissonner comme une pucelle. Je me mords la lèvre pour réprimer un petit rire d’amusement de moi-même. Je n’ai pas honte : c’est en toute conscience que je me suis livré à elle et que j’attends, fébrile, la suite dont elle me fait sagacement languir, ses doigts parcourant d’abord avec une lenteur calculée la boutonnière de ma chemise que je sens presque s’imprimer contre ma peau tendue par la profondeur de ma respiration. Ses griffes effleurent mon nombril ; je contracte les abdos, et retiens mon souffle ; elles agrippent les pans de ma chemise ; je soutiens le regard de Yancy, la priant presque de continuer. Et quand, enfin, elle fait sauter les coutures dans un bruit de déchirement sec, je retiens tout juste un hoquet, me pinçant les lèvres entre les dents en reprenant mon souffle dans une courte inspiration tandis que mes mains, que je baisse lentement lorsqu’elle entreprend de faire glisser ma chemise sur le sol, se serrent en poings. Tandis qu’elle m’observe de l’œil d’un critique d’art, je baisse les miens, amusés, vers son décolleté dans lequel est venu se nicher sournoisement un bouton. Je déplie et replie les doigts, une phalange craquant légèrement, mais ne fais pas un geste de plus, ne voulant pas briser l’instant ; cependant je prends bonne note de ce petit détail sur lequel j’ai la ferme intention de revenir plus tard. En attendant, je la laisse serpenter autour de moi, m’observer, me toucher, me manipuler comme le jouet que je sais et veux être entre ses mains. Immobilité et silence quasi-parfaits, tout juste perturbés par quelques souffles et mouvements d’yeux alors qu’ils vont tantôt des siens à ses doigts qui effleurent les sillons encrés sur ma peau dans de délicieuses brûlures électriques. Dehors, l’orage s’est rapproché, grondant sourdement comme un félin en chasse, et plongeant peu à peu la salle dans une obscurité qui nous englobe, complice, nous permettant de nous deviner l’un l’autre tout en nous transformant en sombres et anonymes silhouettes pour les éventuels curieux qui pourraient d’aventure s’arrêter devant une fenêtre. Qu’ils s’arrêtent. Qu’ils se rincent l’œil. Il n’y a plus qu’elle et moi, lovés dans cette bulle à haute tension.

Ce n’est que lorsque Yancy, brisant notre mutisme mutuel, déclare implicitement son inspection terminée, que je m’autorise finalement un geste ; ainsi, lentement, mes mains viennent se poser sur les siennes qui parcourent mon torse, pour remonter le long de ses bras jusqu’à ses épaules que je caresse de mes pouces. Dans un souffle qui se mêle au sien, je souris, narquois :
« J’ai jamais menti, princesa. » Je déforme la réalité, nuance. « Mais je sais bien cacher mon jeu, là, t’as pas tort. Instinct de survie… »
Mon susurrement meurt sur ses lèvres alors que je sens la brûlure de sa langue sur les miennes. Je retiens mon souffle. Mes doigts se crispent sur ses épaules, puis je les laisse redescendre sur ses bras, glisser sur ses côtes, vers sa taille puis ses hanches, que j’ai juste le temps d’effleurer avant qu’elle ne s’arrache à ma prise, reculant de quelques pas, son regard rivé dans le mien avec une proposition dont même le plus innocent ne saurait nier l’indécence. J’inspire, expire, le souffle légèrement rauque, puis étire un sourire, dévoilant mes canines.
« En grand amateur d’art, ce serait avec plaisir. Mais avant… »
Mes sourcils se froncent d’un air soudain préoccupé alors que j’avance vers elle à pas lents, prenant bien mon temps pour retrouver la proximité à laquelle elle s’est dérobée.
« Excuse-moi, » dis-je, sérieux, en arrivant à sa hauteur, « mais il y a quelque chose qui me chiffonne depuis tout à l’heure, alors… »
Ce disant, je pose mes mains sur ses hanches et me penche lentement vers elle. Mes lèvres effleurent brièvement les siennes mais je ne m’arrête pas et continue ma route, mon souffle sinuant dans son cou, puis sa clavicule, pour finalement terminer sa course dans le creux central de sa poitrine. Là, d’un coup de langue vengeresse, j’attrape le bouton égaré entre mes incisives et me redresse aussitôt, plantant un regard goguenard dans le sien tout en la lâchant et en reculant d’un ou deux pas.
« Je crois que c’est à moi, » articule-je sur le bouton que je cueille finalement du bout des doigts pour le glisser dans la poche arrière de mon pantalon.

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MessageSujet: Re: chemicals' taste :: w/yancy (flashback)   Mer 25 Jan - 20:27




Alors ? Oui ? Non ? J’espère bien que oui. J’espère bien qu’il va vouloir les voir mes autres tatouages, qu’il va avoir envie de les découvrir, et je vais me faire un plaisir de le laisser faire. Je le fixe droit dans les yeux, agicheuse, j’en ai parfaitement conscience, j’en joue même. C’est le but, non ? De jouer. Lui. Moi. Nous. De jouer.  Je tente de garder une respiration calme,  contrôlée bien que j’aie le souffle un peu court, agréablement oppressée par le désir qui brûle au creux de mes entrailles. Son sourire ne m’aide pas à garder ce semblant de calme et de contrôle. Sa bouche s’ouvre, les quelques mots qu’il prononce me font froncer les sourcils. Je ne comprends pas ce revirement, je ne comprends pas qu’il n’en ait pas envie tout de suite. Je ne comprends pas non plus ce qu’il veut avant. Ses sourcils se froncent à son tour et c’est avec un air préoccupé qu’il s’approche de moi. Je continue à l’observer, de plus en plus dubitative pour le coup. Et puis qu’il s’avance comme ça lentement vers moi c’est… A la fois excitant et déstabilisant. Il se retrouve bientôt de nouveau tout proche de moi et sa proximité fait s’emballer ma respiration. « Excuse-moi… » De quoi ? Je fronce davantage les sourcils quand il m’avoue que quelque chose le chiffonne depuis tout à l’heure. Qu’est-ce que j’ai fait ? A peine pose-t-il ses mains sur mes hanches que je me crispe, pas de peur, juste parce ce simple toucher réveille la fournaise qui ne demande qu’à entrer en éruption. Il se penche lentement vers moi, mon cœur s’accélère davantage, son visage s’approche du mien et le souffle me manque un peu. Beaucoup même. Il frôle mes lèvres des siennes et je tends le cou, prête à accueillir le baiser qu’il ne me donne en fait pas.
 
Sa bouche s’éloigne de la mienne pour effleurer mon cou, puis ma clavicule et il descend jusqu’au creux de ma poitrine. Je me crispe encore un peu plus, laissant échapper un soupir de plaisir. Oui, rien que ça, ça me suffit tellement il est… Lui. Je ferme les yeux et me mouille les lèvres, tellement avide de goûter aux siennes…  Puis, en l’espace d’une seconde, le contact est rompu : il se redresse et je rouvre instantanément les yeux, passablement irritée et frustrée en fait. Encore plus quand il recule de quelques pas en plantant un regard goquenard dans le mien. J’aime jouer mais lui aussi visiblement et là, je pensais franchement que le jeu était arrivé à sa fin pour que l’on puisser passer à l’étape suivante. Je plisse les yeux quand je vois qu’il tient quelque chose dans sa bouche et il me faut tendre le cou pour pouvoir me rendre compte qu’il s’agit d’un bouton.. De sa chemise ? Oh, mais oui puisqu’il me confirme que ça lui appartient avec de récupérer le bouton du bout de ses doigts pour ensuite glisser le dit bouton dans la poche arrière de son pantalon.
 
« Huh… » je souffle tout bas, un nouveau sourire coquin venant étirer mes lèvres.
 
Je me rapproche de lui, réduis en très peu de temps la distance qui nous sépare.
 
« Sauf que… »

Je m'arrête une fois arrivée à sa hauteur, rapprochant mon corps du sien.

« J'ai retiré ta chemise, j'ai fait sauter les boutons alors... »

Je me colle un peu plus à lui, glisse ma main sur sa taille avant de la glisser dans sa poche arrière non sans manquer de toucher ses fesses au passage. Je récupère le bouton et une fois fait, je le lui montre entre mes doigts comme lui l'a fait quelques instants auparavant.

« A moi... » je murmure en glissant le bouton dans la poche de mon survêtement.

Je replante mon regard dans le sien, rapproche mon visage du sien.

« Toi aussi tu es à moi... »

Je l'embrasse au coin des lèvres.

« Au moins pour aujourd'hui... » j'ajoute en faisant remonter mes mains sur son torse.

Lorsqu'elles terminent leur course sur sa nuque, elles s'y agrippent et j'amène son visage à moi dans un geste vif, écrasant mes lèvres sur le siennes sans aucune retenue. La façon dont je me colle à lui ensuite ne fait preuve d'aucune retenue non plus. Cela fait trop longtemps... Et j'ai trop envie de lui. Bien trop. Tant pis pour le jeu. Ma langue et mes lèvres font, à l'instar de mes mains, preuve d'une fougue non contenue et le feu qui vient de naître entre mes cuisses ne demande qu'à être davantage attisé par lui.

Et c'est bien tout ce que mon corps et mes gestes lui crient.




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